Le Portail de l'Initiation
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 7 Nov - 19:43

Rappel du premier message :

J'ouvre ce topic pour répertorier le plus d'infos possibles sur le Christ, de sources très variées...





QUI EST LE CHRIST ?



________________________




Trois notions importantes en relation avec les parties composant la nature humaine:



"Ce sont: l'activité ou le mouvement, la sagesse, qu'on appelle aussi le Verbe, et la volonté.

L'ésotériste voit dans l'activité tout d'abord le fondement de l'univers entier tel qu'il nous entoure. (...) Ce qui est apparemment fini est un degré d'activité continue, un point de passage. L'univers entier est continuellement en activité. Cette activité est, en réalité, le karma.

Quand on parle de l'homme, on parle de son corps astral comme étant du karma, de l'activité.

(...) Dans le domaine de l'activité, chacune des activités provoque un contrecoup. Chaque coup appelle un contrecoup. (...) Le corps astral de l'homme est en activité permanente. C'est en cela que consiste sa vie. On appelle cette activité, au sens étroit du terme, le karma de l'homme. (...) L'activité est un coup qui provoque un contrecoup. Il faut alors y lier la notion de cause et effet. Dans le karma, il y a toujours quelque chose qui n'est pas compensé; cela exige toujours quelque chose d'autre.

Le deuxième élément dans la nature humaine et dans l'univers est: la sagesse. Autant le karma est déséquilibré , autant la sagesse porte en elle le calme, l'équilibre. C'est pourquoi on l'appelle aussi le rythme. Par sa forme, toute sagesse est rythme.(...) Dans la sagesse, dans le rythme, tout est fini, équilibré. Chez l'homme, tout ce qui est rythmique, plein de sagesse, est dans le corps éthérique. Chez, l'homme, le corps éthérique est ce qui représente la sagesse. Dans le corps éthérique règne le calme, le rythme.
Le corps physique représente, en réalité, la volonté. Au contraire du pur calme, la volonté est l'élément créateur, producteur. Nous avons ainsi le mouvement ascensionnel suivant: premièrement, le karma, l'activité, ce qui n'est pas compensé; deuxièmement la sagesse, ce qui a trouvé le calme; troisièmement, la volonté, une existence débordante au point de pouvoir se donner. Donc activité, sagesse, volonté, voilà les trois degrés que parcourt toute existence.

(...) Le karma, l'activité que l'homme exerce par le corps astral, est quelque chose en déséquilibre; mais la compensation se fait au fur et à mesure que l'activité parvient à un état d'équilibre.

(...) Auparavant, tous ceux qui voulaient parvenir à la purification avaient dû souffrir la mort dans les Mystères. Maintenant, un seul l'a traversée pour tous, de sorte que l'intiation relevant de l'histoire universelle a créé un substitut pour l'initiation ancienne.

Un centre fut créé grâce auquel les passions du monde peuvent se transformer en rythme. Elles doivent être rythmées par le je. Ce centre est, littéralement, le Christ."


Rudolf Steiner, Elements d'ésotérisme


Dernière édition par Archange le Sam 22 Nov - 19:19, édité 1 fois

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas


Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 13:49

http://www.le-tibetain.com/8-le-retour-du-christ/4614-chapitre-iii-la-reapparition-du-christ



Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 New-je10




LA REAPPARITION DU CHRIST
L'ATTENTE MONDIALE




Dieu Transcendant, plus grand, plus vaste que le monde qu'Il a créé, est universellement reconnu et c'est sur cette transcendance que l'accent est généralement mis ; toutes les religions peuvent répéter avec Shri Krishna (parlant comme Dieu, le Créateur) : "Ayant imprégné l'univers d'une parcelle de Moi-même, je demeure". Ce Dieu Transcendant a dominé la pensée de millions de personnes religieuses simples, portées aux choses de l'esprit, au cours des siècles qui se sont écoulés depuis que l'humanité commença à aspirer au Divin.

Lentement, la conscience humaine s'éveille à la grande vérité parallèle, celle du Dieu Immanent, imprégnant divinement toutes les formes, conditionnant de l'intérieur tous les règnes de la nature, s'exprimant par l'intermédiaire des êtres humains, et qui, il y a deux mille ans, révéla Sa nature en la personne du Christ.

Aujourd'hui, comme conséquence du développement de cette divine Présence, un concept nouveau se fait jour, de toutes parts, dans les esprits humains : celle du "Christ en nous, l'espérance de la gloire". (Col., I, 27.) La certitude que le Christ est en nous, comme Il était dans le Maître Jésus, grandit et s'affermit, et cette certitude transformera les affaires du monde et modifiera l'attitude du genre humain envers la vie.

L'émerveillement ressenti devant cette existence vécue il y a deux mille ans, est toujours vivant en nous et n'a rien perdu de sa fraîcheur ; elle est pour nous une inspiration, un espoir, un encouragement et un exemple éternels.
L'amour que le Christ démontra, exerce encore sa fascination sur tous ceux qui pensent, même s'ils sont relativement peu nombreux ceux qui, suivant son exemple, s'efforcèrent réellement d'exprimer la même qualité d'amour – un amour qui mène infailliblement au service de l'humanité, au complet oubli de soi et à une existence magnétique et rayonnante.
Il parla peu et simplement ; et tous les hommes peuvent comprendre Ses paroles ; mais leur signification s'est en grande partie obscurcie dans les formules compliquées et les discussions de saint Paul et dans les interminables controverses des théologiens depuis que le Christ vécut et nous quitta, ou plutôt, sembla nous quitter.

Cependant, aujourd'hui, le Christ est plus proche de l'humanité qu'il ne le fut jamais au cours de l'histoire humaine, plus proche que ne le croit le disciple le plus ardent, le plus rempli d'espoir. Il peut se rapprocher davantage encore, si ce qui est écrit ici est compris et porté à la connaissance des hommes, en tous lieux. Car le Christ appartient à l'humanité, au monde des hommes, et non pas uniquement aux Eglises et aux croyances religieuses répandues dans le monde.

Autour de Lui, dans le Haut Lieu où Il réside sur terre, sont rassemblés, en ce moment Ses Grands Disciples, les Maîtres de la Sagesse et tous ces Fils de Dieu libérés qui au cours des âges ont passé des ténèbres à la Lumière, de l'irréel au Réel, de la mort a l'Immortalité. Ils se tiennent prêts à exécuter Son commandement et à obéir au Maître de tous les Maîtres, Instructeur des anges et des hommes. Les représentants et les fondateurs de toutes les religions du monde attendent en ce lieu de pouvoir révéler, sous sa direction, à tous ceux qui aujourd'hui luttent dans la tourmente du monde et cherchent à en résoudre la crise, qu'ils ne luttent pas seuls. Le Dieu Transcendant travaille, à travers le Christ et la Hiérarchie spirituelle, à apporter aide et secours, et Dieu Immanent dans tous les hommes est sur le point de manifester certaines merveilleuses révélations.

La grande succession Apostolique des Connaisseurs de Dieu est prête aujourd'hui pour une activité renouvelée. C'est la longue suite de Ceux qui ont vécu sur terre, accepté le fait du Dieu Transcendant, découvert la réalité du Dieu Immanent, exprimé dans leurs propres vies les divines caractéristiques de la vie du Christ (parce qu'Ils ont vécu sur terre comme Lui y a vécu et y vit encore), qui ont "pénétré pour nous derrière le voile, nous laissant un exemple afin que nous aussi, nous suivions Ses traces" et les Leurs. Nous aussi, finirons par appartenir à cette Grande Succession.

Bouddha Lui-même Se tient derrière le Christ, reconnaissant humblement l'oeuvre divine que ce dernier est sur le point d'accomplir, et surtout à cause de l'imminence de cette réalisation spirituelle. Non seulement tous ceux qui fonctionnent consciemment dans le royaume de Dieu sont au courant de Ses Plans, mais ces Grands Etres spirituels Qui vivent et demeurent dans "la Maison du Père", dans ce "Centre où la volonté de Dieu est connue", sont aussi mobilisés et organisés en vue de L'assister dans son travail. La lignée spirituelle de la Succession, depuis le trône de "l'Ancien des Jours" jusqu'au plus humble disciple, assemblé avec d'autres aux pieds du Christ, est aujourd'hui concentrée sur la tâche d'aider l'humanité.

Le grand moment qu'Il a si patiemment attendu approche ; la "fin de l'âge" auquel Il a fait allusion en parlant à Son petit groupe de disciples : "Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde", est là. Aujourd'hui, Il attend sachant que l'heure est venue où "Il verra s'accomplir le travail de Son âme et sera satisfait". (Is, LIII, 11.)
L'entière lignée spirituelle des Fils de Dieu est en attente et en préparation.

"La Hiérarchie attend". Elle a fait tout ce qui était possible, étant donné les conditions actuelles. Le Christ attend dans un silence patient, attentif à l'effort qui matérialisera Son oeuvre sur terre et Lui permettra de consommer l'effort qu'Il entreprit en Palestine, il y a deux mille ans. Bouddha veille sur notre planète, prêt à jouer Son rôle, si l'humanité Lui en offre l'occasion. Tout dépend maintenant de l'action efficace des hommes de bonne volonté.

De la Maison du Père, (le "Centre où la Volonté de Dieu est connue", ou Shamballa selon les ésotéristes) le fiat a retenti : L'heure est venue. Du Royaume de Dieu, ou règne le Christ, la réponse a été : "Père, que Ta volonté soit faite". De notre monde malheureux, en proie à la lutte et à la confusion, s'élève sans cesse la prière : "Puisse le Christ revenir sur terre." Dans les trois grands centres spirituels : la Maison du Père, le Royaume de Dieu et l'Humanité qui s'éveille, il n'y a qu'un seul but, une seule idée, une grande attente commune.


Il est essentiel qu'aujourd'hui l'on en sache plus long au sujet du "Centre où la Volonté de Dieu est connue". Il serait bon que le public possédât une certaine compréhension de ce centre spirituel suprême, auquel – si nous en croyons l'Evangile – le Christ lui-même était toujours attentif. Nous lisons à maints endroits dans le Nouveau Testament, que "le Père Lui parla", ou qu'Il entendit une Voix "que les autres ne percevaient pas", ou que les paroles retentirent "Voici mon Fils Bien-Aimé". A plusieurs reprises nous lisons que le sceau de l'affirmation (comme on l'appelle spirituellement) Lui fut donné. Seul, le Père, le Logos Planétaire, Celui en Qui "nous avons la vie, le mouvement et l'être" (actes, XVII, 28) le Seigneur du Monde, l'Ancien des Jours (Dan, VII, 9) peut prononcer cette affirmation finale. Comme on le sait, il y a cinq crises ou initiations qui se réfèrent au Maître Jésus – la Naissance à Bethléem, le Baptême, la Transfiguration, la Crucifixion et la Résurrection – mais, derrière cet enseignement évident et pratique, se cache l'idée sous-jacente de quelque chose de bien plus élevé et d'une importance beaucoup plus grande : la Voix affirmative du Père, reconnaissant ce que le Christ a fait.

Quand, au cours des deux mille années qui viennent, le Christ complétera l'oeuvre commencée il y a deux mille ans, la Voix affirmative se fera sûrement entendre à nouveau, et la divine reconnaissance de Sa venue sera accordée.
Alors, le Christ recevra cette prodigieuse Initiation dont nous ne savons rien, sinon que deux aspects divins se fusionneront et se fondront en Lui (l'amour sagesse en pleine manifestation, motivé par la volonté ou puissance divine).
Alors, le Bouddha et le Christ passeront ensemble devant le Père, le Seigneur du Monde ; ensemble Ils verront la Gloire du Seigneur et passeront enfin à un Service supérieur
dont la nature et l'ampleur nous sont inconnues.

Je n'écris pas ici dans un esprit fanatique ou sectaire ; je ne parle pas comme un théologien spéculatif ou un défenseur d'une phase de pensée religieuse utopique. Je parle, parce que beaucoup savent que les temps sont mûrs et parce que l'appel des coeurs simples, fidèles, a pénétré dans la plus haute sphère spirituelle, et a mis en mouvement des énergies et des forces, qui ne peuvent plus être arrêtées. L'invocation de l'humanité en détresse a atteint aujourd'hui une telle ampleur et une telle force que – unies à la sagesse et à la connaissance de la Hiérarchie spirituelle – elle a suscité certaines activités dans la Maison du Père. Celles-ci auront pour résultat la Gloire de Dieu, la transformation de la divine volonté-de-bien en bonne volonté humaine et, par conséquent, la paix sur terre.

Un nouveau chapitre est sur le point d'être écrit dans le grand livre de la vie spirituelle ; une nouvelle expansion de conscience est imminente ; une nouvelle preuve d'attention divine est maintenant accessible à l'humanité et une attente révélatrice prouvera l'exactitude de l'affirmation biblique : "Tout oeil Le verra." (Apoc., I, 7.) La démonstration d'une vie religieuse ou l'histoire spirituelle de l'humanité peut se résumer pour nous en une série de faits connus : 1° le fait de Ceux qui ont constitué à travers les âges la Succession Apostolique, culminant pour nous dans les Grands Chefs spirituels apparus parmi nous depuis sept cents ans avant Jésus-Christ pour fonder les grandes religions mondiales modernes et – par-dessus tout autre – le Christ Lui-même, Qui incarna la perfection de Dieu Immanent tout en étant conscient du Dieu Transcendant ; 2° le fait de l'existence de ces trois grands concepts spirituels d'amour, de la Vie et de relations mutuelles, qui ont toujours subsisté à l'arrière-plan de la pensée humaine et qui sont maintenant sur le point de trouver leur juste expression ; 3° le fait de la véritable fraternité humaine, basée sur la Vie divine, opérant dans l'âme et s'exprimant à travers l'humanité. Cette série de faits résume bien l'étroite relation existant entre la Vie divine à travers le monde, d'une part, et le genre humain lui-même, de l'autre. C'est cette attitude spirituelle croissante qui permettra de justes relations entre les hommes et établira enfin la paix dans le monde.

Aujourd'hui, une autre reconnaissance devient possible, c'est celle, qui a lieu partout, du retour imminent du Christ (pour autant que l'on puisse parler du "retour" de Celui qui ne nous a jamais quittés) ainsi que des nouvelles occasions spirituelles que cet événement rendra possibles.

La base de cette attente se trouve dans la conviction intime, profondément enracinée dans la conscience humaine, qu'un Grand Instructeur, un Sauveur, Révélateur, Législateur ou Représentant divin doit surgir du monde des réalités spirituelles, en réponse au besoin et à l'invocation de l'humanité. Toujours, il en fut ainsi au cours des siècles ; toujours, à l'heure où l'homme était dans le plus grand besoin et invoquait une intervention sous des noms divers, un Fils de Dieu est venu. C'est ainsi que vint le Christ et, apparemment, Il nous quitta, laissant Son oeuvre inachevée et Ses projets pour l'humanité irréalisés. Pendant deux mille ans, Son travail semble être interrompu, frustré, et demeuré sans grand résultat, car la croissance des églises, au cours des siècles, n'est nullement la garantie du succès spirituel qu'Il avait en vue. Il fallait plus que des interprétations théologiques, plus que la croissance numérique des religions mondiales (y compris le christianisme et le bouddhisme), pour prouver le succès de Sa Mission mondiale. La mise en pratique de l'enseignement du Christ était impossible à l'époque de Son avènement, parce que trois conditions essentielles faisaient défaut ; mais celles ci sont aujourd'hui réalisées.

Premièrement, une condition planétaire générale qui, malheureusement (à cause de l'égoïsme des hommes), s'est révélée d'une nature si catastrophique que l'humanité a été contrainte de reconnaître la cause et la source du désastre ; secondement, un réveil spirituel qui devait naître des tréfonds de la conscience humaine, et que nous constatons aujourd'hui comme résultat de la grande guerre mondiale 1914-1945 ; troisièmement, l'invocation, prière ou demande qui s'élèvent toujours plus ardentes vers les Sources spirituelles élevées, quel que soit le nom donné à ces sources.
Aujourd'hui, ces trois conditions ont été remplies et l'humanité fait face à une occasion renouvelée. Personne n'a échappé au désastre universel qui a bouleversé l'humanité d'une manière ou d'une autre, physiquement, économiquement ou socialement, tous ont été atteints. Partout le réveil spirituel des hommes (au sein des confessions officielles et, largement, en dehors d'elles) est général et complet ; partout l'on peut observer un retour à Dieu.

Finalement, ces deux causes ont fait surgir – comme jamais auparavant – l'invocation de l'humanité ; elle est plus distincte, plus pure et plus désintéressée qu'elle ne l'a jamais été au cours de l'histoire humaine, parce qu'elle naît d'une pensée plus claire et d'une détresse commune. Un réel sentiment religieux émerge à nouveau dans le coeur de tous les hommes ; cette reconnaissance d'un espoir divin ramènera peut-être les hommes aux églises et aux confessions constituées, mais elle les ramènera très certainement a Dieu.

"Religion" est le nom que nous donnons à l'invocation de l'humanité, qui suscite la réponse évocatrice de l'Esprit de Dieu. Cet Esprit opère dans le coeur de tout homme et dans tous les groupes. Il agit aussi par l'intermédiaire de la Hiérarchie spirituelle de la planète. Il incite le Christ, Chef de la Hiérarchie, à entrer en action, et c'est cette action qui amènera Son retour, et celui de Ses disciples.

L'idée du retour du Christ est des plus familières et le concept du Fils de Dieu réapparaissant, en réponse au besoin humain, fait partie de l'enseignement de la majorité des religions.

Depuis qu'Il a passé, apparemment dans cette sphère où les fidèles imaginent qu'Il demeure, de petits groupes de personnes se sont persuadés, qu'à telle ou telle date déterminée, Il reviendrait ; toujours leurs prophéties se sont avérées fausses et leur attente a été déçue ; Il n'est pas venu. Ceux qui l'attendaient ont été raillés par la foule et critiqués par les intellectuels. Leurs yeux ne L'ont pas vu et il n'y a eu aucune indication tangible de Sa présence.

Aujourd'hui, des milliers de personnes savent qu'Il viendra, que des plans pour Sa venue sont déjà prêts, mais ils ne fixent ni le jour ni l'heure. Le temps n'est connu que de deux ou trois, mais "le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas". (Matt., XXIV, 44.)

Les croyants orthodoxes, quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent, acceptent difficilement l'idée que le Christ ne peut "revenir" puisqu'Il a toujours été sur terre veillant sur la destinée spirituelle de l'humanité. Il ne nous a jamais quittés, mais, en incarnation physique et sûrement protégé des regards humains (bien qu'Il ne soit pas caché) Il a guidé les affaires de la Hiérarchie spirituelle, de Ses disciples et aspirants qui, en union avec Lui, se sont engagés au service de la terre. Il ne peut que réapparaître.

C'est un fait spirituel que ceux qui ont passé du tombeau à la plénitude de la résurrection peuvent être vus et, en même temps, échapper à la vision du croyant. Voir et reconnaître, sont deux choses très différentes, et l'une des grandes révélations que l'humanité recevra dans un proche avenir sera la preuve qu'Il a toujours été parmi nous, partageant avec nous les usages familiers et les caractéristiques particulières de notre civilisation, avec les dons multiples qu'elle apporta aux hommes.

Les premiers signes de Son approche et de celle de Ses disciples peuvent être déjà discernés par ceux qui remarquent et interprètent justement les signes des temps. Parmi ces signes, il y a, entre autres, le rassemblement spirituel de ceux qui aiment leur prochain. Ce rassemblement constitue en réalité l'organisation de l'armée physique extérieure du Seigneur, une armée dont les seules armes sont l'amour, la parole juste et les relations humaines équitables. Cette organisation inconnue s'est développée avec une extraordinaire rapidité après la guerre, parce que l'humanité est lasse de conflits et de haines.

L'état-major du Christ est déjà actif sous la forme du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde ; celui-ci constitue le groupe de pionniers le plus puissant qui ait jamais précédé l'apparition d'un Grand Etre dans l'arène de l'existence humaine. Son travail est déjà visible, son influence se fait sentir dans tous les pays, et rien de ce qu'il a accompli jusqu'ici ne pourra être détruit.

L'effet spirituel et organisateur de l'Invocation exprimée et formulée a été également éprouvé dès 1935, et l'énergie de l'invocation de l'humanité a été canalisée dans ces voies qui atteignent, de la terre, ce Haut Lieu où demeure le Christ. De là, elle fut transmise à des sphères plus élevées encore, d'où l'attention du Seigneur du Monde, l'Ancien des Jours, le Père de tous, de même que celle des Energies créatrices et des Etres qui vivent et demeurent avec Lui, peuvent se concentrer sur l'humanité, afin que soient entreprises les démarches qui mèneront à une réalisation plus rapide des desseins de Dieu.

Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la requête des peuples est si puissante, si conforme au Plan divin, dans l'espace et dans le temps, que le résultat est inévitablement assuré ; le Représentant spirituel attendu doit venir. Cette fois, Il ne viendra pas seul, mais sera accompagné de Ceux dont la vie et les paroles évoqueront un écho dans tous les domaines de la pensée humaine. La véracité des prophéties symboliques, concernant cet événement imminent, sera démontrée. Néanmoins, leur symbolisme nécessitera une réinterprétation ; les circonstances et les événements ne seront pas exactement conformes à ce que les Ecritures paraissent indiquer. Par exemple, "Il viendra", en effet, "sur les nuées du ciel" (Matt., XXVI, 64) comme disent les Evangiles chrétiens. Mais, quel intérêt spécial cela présente-t-il, alors que des millions d'individus vont et viennent dans les airs, à chaque heure du jour et de la nuit ?

Je mentionne cette prophétie, comme l'une des plus importantes et des plus familières, et cependant, dans notre civilisation moderne, elle ne représente plus rien d'extraordinaire. Le fait important c'est qu'Il viendra.
La fête du Wesak a été célébrée, au cours des siècles, dans une vallée bien connue de l'Himalaya (si seulement les fidèles voulaient le croire), afin de :

1. Assurer le fait de l'existence physique du Christ parmi nous, depuis Son départ apparent.

2. Prouver (sur le plan physique) la solidarité évidente des religions occidentales et orientales. Le Christ et le Bouddha y sont tous deux présents.

3. Etablir un lieu de ralliement et de rencontre pour ceux qui, chaque année, synthétiquement et symboliquement, s'unissent et représentent la Maison du Père, le Royaume de Dieu et l'Humanité.

4. Démontrer la nature de l'oeuvre du Christ, en tant qu'Intermédiaire élu, Représentant la Hiérarchie spirituelle et Chef du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. En Sa Personne, il exprime leur requête, demandant la reconnaissance de l'existence réelle du Royaume de Dieu, ici-bas et dès à présent.

L'un des plus grands messages, pour nous tous qui lisons ces mots, est peut-être le fait réel de la Présence physique sur terre, en ces temps-ci, du Christ, de Son groupe de disciples et de serviteurs, de leurs activités en faveur de l'humanité et des liens étroits qui les unissent. Cette union étroite est visible, lors de certaines grandes fêtes spirituelles où elle inclut non seulement le Royaume de Dieu, mais aussi le Père, et la Maison du Père. Il y a la fête de Pâques, puis la fête du Bouddha qui, en Présence physique, exprime la solidarité spirituelle de notre planète ; ensuite la fête de juin, qui est tout particulièrement la fête du Christ, où, comme Chef du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, Il emploie la Nouvelle Invocation au nom des hommes de bonne volonté de tous les pays ; à la même occasion, Il recueille les aspirations, confuses et inexprimées des masses, à une vie nouvelle et meilleure. Elles veulent que l'amour se manifeste dans la vie quotidienne, que s'établissent de justes rapports entre les hommes et que le Plan leur devienne compréhensible.
Ce sont ces événements physiques qui ont de l'importance, et non les espoirs et les vagues promesses des croyances théologiques. C'est la Présence physique sur notre planète, de certains Grands Etres spirituels reconnus, tels que le Seigneur du Monde, l'Ancien des Jours, les Sept Esprits qui sont devant le Trône de Dieu, le Bouddha – Guide spirituel de l'Orient – et le Christ – Guide spirituel de l'Occident – qui tous s'imposent à notre attention, en cette époque critique. La vague croyance en leur existence, les spéculations fantaisistes concernant leurs activités, et l'intérêt qu'ils portent au bien-être des hommes, les suppositions imagées, les aspirations secrètes, peu convaincantes, mais néanmoins pleines d'espoir des croyants (et aussi des incroyants) céderont bientôt la place à une connaissance certaine, à une reconnaissance visuelle et à des signes tangibles de réformes efficaces et de réorganisation complète, dans les domaines politique, économique, social et de la religion, entrepris par des hommes d'une puissance extraordinaire.

Tout ceci ne se produira pas à la suite d'une proclamation ou de quelque événement planétaire, extraordinaire, forçant les hommes à s'écrier : "Il est ici" ou "Il est là" ; "voici les signes de Sa divinité". Un tel procédé ne provoquerait qu'antagonisme et railleries, résistance ou crédulité fanatique.

Le résultat sera atteint grâce aux changements dynamiques, mais logiques, intervenus dans les affaires mondiales, et qui témoigneront d'une grande puissance de direction, de même que par l'action des masses, jaillie du plus profond de leur conscience.

Il y a plusieurs années, j'ai indiqué que le Christ viendrait de trois manières, ou plutôt, que le fait de Sa présence pourrait être prouvé au cours de trois phases distinctes.

Il fut indiqué alors que la première activité du Christ serait de stimuler la conscience spirituelle chez l'homme, d'évoquer, de la part de l'humanité, une ardente aspiration spirituelle et de développer, à l'échelle mondiale, la conscience christique dans le coeur humain. Ceci s'est déjà produit, avec un résultat très efficace. Les ardentes aspirations des hommes de bonne volonté, l'accroissement du nombre de travailleurs se consacrant à la coopération mondiale, au soulagement de la détresse universelle et à l'établissement de justes rapports entre les hommes, sont des preuves indéniables de l'efficacité de ce procédé. Cette phase préparatoire, qui indique Sa venue, a atteint à présent un stade où plus rien ne peut en arrêter le progrès ni en retarder l'achèvement.

En dépit des apparences, cette éclosion de la conscience christique a été un succès, et ce qui pourrait sembler être une activité opposée s'avérera, à la longue, sans importance, étant de nature toute temporaire.
La seconde entreprise de la Hiérarchie serait d'imprimer dans l'esprit des hommes éclairés les idées spirituelles exprimant les vérités nouvelles, par la "descente" (si je puis m'exprimer ainsi) des concepts nouveaux qui gouverneront la vie humaine et par "l'adombrement" de tous les disciples et du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, par le Christ Lui-même. Cette branche d'activité de la Hiérarchie est en bonne voie de progrès ; des hommes et des femmes, en tous lieux et dans tous les domaines de la vie, énoncent ces vérités nouvelles, qui dans l'avenir guideront l'humanité. Ils créeront les organisations, les mouvements et les groupes – vastes ou restreints – qui familiariseront les masses avec la réalité du besoin et les moyens d'y répondre.

Ils agissent ainsi, parce qu'ils sont poussés par les impulsions généreuses de leurs coeurs et par leur réaction pleine d'amour devant la détresse humaine ; ainsi, sans s'en rendre compte, ils travaillent à l'avènement visible du Royaume de Dieu sur terre. Il est impossible de nier ces faits, devant le témoignage apporté par la multiplicité des organisations, des livres et des discours.

Troisièmement, il est dit que le Christ pourrait venir en personne et Se mêlerait aux hommes, comme Il le fit autrefois. Cela ne s'est pas produit jusqu'ici, mais des plans sont établis qui Lui permettront de le faire. Ces plans ne comportent pas la naissance d'un aimable enfant, dans quelque foyer d'élection, sur terre ; ils ne susciteront pas les déclarations tapageuses ni la crédulité des gens bien intentionnés et des inintelligents, comme c'est fréquemment le cas de nos jours. Personne, non plus, n'apparaîtra pour dire : "Celui-ci est le Christ, Il est ici, ou Il est là." Je voudrais cependant vous faire remarquer que ces contes et légendes, si indésirables et erronés soient-ils, ne témoignent pas moins de l'attente générale de Son imminente venue. La croyance en cette venue est fondamentale dans la conscience humaine. La manière dont Il viendra n'a pas été jusqu'ici spécifiée. Le moment exact n'est pas encore arrivé et le mode de Son apparition n'est pas déterminé. La nature des deux initiatives déjà prises par la Hiérarchie, sous Sa direction, sont la garantie qu'Il viendra et qu'alors l'humanité sera prête.

Résumons certains aspects de l'oeuvre qu'Il entreprit il y a deux mille ans, parce qu'ils détiennent la clef de Son oeuvre à venir. Certains d'entre eux vous sont familiers, car les diverses religions et particulièrement la religion chrétienne y ont insisté. Cependant, toutes ont rendu Son oeuvre difficile à comprendre, attachant à Sa divinité une importance que Lui-même ne lui avait jamais accordée et donnant à croire, de ce fait, que Lui seul et personne d'autre n'était capable d'accomplir les mêmes choses. Les théologiens ont oublié que Lui-même déclarait : "Celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes parce que je m'en vais au Père." (Jean, XIV, 12.) Il indique ici que Son retour à la Maison du Père aura pour conséquence un tel afflux de force spirituelle, de vision intérieure et d'activité créatrice chez les hommes, que leurs actions dépasseraient les Siennes. A cause de la déformation de cet enseignement et de son rapport très éloigné avec l'homme, nous n'avons pas encore fait ces "plus grandes choses". Un jour, sans aucun doute, nous les ferons, et même, dans certains domaines, il en est que nous avons déjà réalisées. Laissez-moi vous citer quelques-unes des choses qu'Il a accomplies et que, avec Son aide, nous pouvons accomplir également.

1. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, l'amour de Dieu s'est incarné dans un homme et le Christ inaugura l'ère de l'amour. Cette expression de l'amour divin est encore en devenir ; le monde n'est pas encore imprégné d'amour et rares sont ceux qui comprennent la signification véritable de ce mot. Mais parlant symboliquement, lorsque les Nations Unies auront en mains un pouvoir effectif, le bien-être du monde sera assuré. Qu'est-ce que ce bien-être, sinon l'amour en action ? Qu'est-ce qu'une coopération mondiale, sinon l'amour universel ? C'est cela que l'amour de Dieu exprima en Christ, c'est ce que nous essayons aujourd'hui de réaliser en dépit d'une opposition dont le succès ne peut être que temporaire, tant est puissant l'esprit qui s'éveille en l'homme. Telles sont les réalisations dont l'efficacité est déjà apparente, à la réussite desquelles la Hiérarchie apporta et continuera d'apporter Son aide.

2. Le Christ enseigna également que le Royaume de Dieu était sur terre, nous recommandant de le chercher avant toute chose, et de considérer tout le reste comme secondaire. Ce Royaume a toujours été avec nous. Il est composé de ceux qui, à travers les siècles, ont poursuivi des buts spirituels, se sont libérés des limitations du corps physique, du joug des émotions et des obstacles de la raison. Ses citoyens sont ceux qui (inconnus de la majorité) vivent aujourd'hui dans des corps physiques, travaillent au bien-être de l'humanité, ont remplacé l'émotion par l'amour et composent ce grand groupe des "intelligences éclairées" qui dirigent les destinées du monde. Le Royaume de Dieu ne descendra pas sur la terre lorsque les hommes seront suffisamment bons ! Il fonctionne dès maintenant avec efficacité et ne demande qu'à être reconnu. C'est une réalité qui est déjà reconnue par ceux qui, cherchant d'abord le Royaume de Dieu, découvrent que ce Royaume est déjà ici-bas. Nombreux sont ceux qui savent que le Christ et Ses disciples sont présents physiquement sur terre, et le Royaume qu'Ils gouvernent, avec ses lois et ses modes d'activité, leur est familier ; il en a toujours été ainsi à travers les siècles.

Le Christ est le Guérisseur et le Sauveur du Monde. Il travaille, parce qu'Il est l'âme incarnée de toute Réalité. De même qu'en Palestine, il y a deux mille ans, Il travaille aujourd'hui par l'entremise de groupes.
Jadis, Il travailla par l'intermédiaire de trois disciples qu'Il aimait, des douze apôtres, des soixante-dix élus et des cinq cents dont l'intérêt était éveillé. Actuellement, Il travaille par l'entremise des Maîtres, et de leurs groupes, et ainsi, Il intensifie considérablement Ses efforts. Il peut travailler par le truchement des groupes, et Il le fera dans la mesure où ceux-ci se montreront aptes à accomplir un service organisé, répandront l'amour autour d'eux et s'aligneront consciemment sur la grande puissance des groupes intérieurs.

Les groupes qui ont toujours proclamé la Présence physique du Christ ont à tel point déformé l'enseignement par des affirmations dogmatiques sur des détails insignifiants et par des déclarations ridicules, qu'ils n'ont guère fait reconnaître de vérité telle qu'elle existait, et qu'ils ont donné du Royaume une image peu attrayante. Ce Royaume existe, mais ce n'est ni un lieu de pur ascétisme, ni un lieu ou l'on joue sur des harpes d'or et il n'est pas peuplé de fanatiques inintelligents. C'est un vaste champ de service ou chacun a la pleine liberté de manifester sa divinité au service de l'humanité.

3. Lors de la Transfiguration, le Christ révéla la gloire inhérente à chaque homme. La triple nature inférieure – physique, astrale et mentale – se prosterna devant cette gloire qui se manifestait. A ce moment-là, ou le Christ Immanent rayonnait dans la chair, où l'humanité était représentée par les trois apôtres, une voix résonna de la Maison du Père, pour reconnaître la divinité révélée du fils, du Christ Transfiguré. C'est sur cette divinité innée, sur cette filiation reconnue, qu'est basée la fraternité de tous les hommes, – une seule vie, une seule gloire, qui sera révélée et un seul rapport divin.

Aujourd'hui (même si l'on fait abstraction de la divinité qu'elle implique), la gloire de l'homme et ses rapports fondamentaux constituent déjà une réalité très répandue dans la conscience humaine.
Parallèlement à certaines caractéristiques déplorables qui sembleraient démentir toute prétention à la divinité, nous constatons la merveille des conquêtes humaines, de son triomphe sur la nature. La gloire de la réalisation scientifique et la beauté évidente de la création artistique, de l'antiquité jusqu'à nos jours, interdisent que l'on mette en doute la divinité de l'homme. Ce sont là les "plus grandes choses" dont parlait le Christ ; et c'est là aussi le triomphe du Christ dans le coeur humain.

Que ce triomphe de la conscience christique doive toujours être interprété en termes de religion, d'adhésion à l'Eglise ou de croyance orthodoxe, est une de ces inconcevables victoires des forces négatives.
Etre citoyen du Royaume de Dieu ne signifie pas qu'il faille nécessairement être membre d'une église orthodoxe. Le Christ divin dans le coeur de l'homme peut se révéler de diverses façons, dans les nombreux domaines de l'existence humaine : dans la politique, dans les arts, dans la vie économique et sociale, dans la science et dans la religion. Il est peut-être opportun de rappeler ici que l'unique fois où il nous est rapporté que le Christ (à l'âge adulte) se rendit au temple des Juifs, Il y fit scandale. L'humanité passe de gloire en gloire ; le long panorama de l'histoire en fournit une preuve impressionnante. Cette gloire se révèle aujourd'hui dans tous les domaines de l'activité humaine, et ceux qui sont à l'avant-garde de la civilisation sont proches de la Transfiguration.

4. Finalement, lors du triomphe de la Crucifixion ou du Grand Renoncement (comme on l'appelle plus exactement en Orient), le Christ établit pour la première fois sur la terre la Volonté divine, laquelle provient de la Maison du Père (Shamballa), et fut transmise à la garde compréhensives du Royaume de Dieu et, par l'intermédiaire du Christ, fut portée à l'attention de l'humanité. Grâce à l'action de certains grands Fils de Dieu, les trois aspects divins ou caractéristiques de la divine Trinité – Volonté, Amour et Intelligence – sont devenus parties intégrantes de la pensée et de l'aspiration humaines. Les chrétiens sont enclins à oublier que la crise qui marqua les dernières heures du Christ eut lieu non sur la Croix, mais au jardin de Gethsémani. A ce moment, Sa Volonté – à l'agonie et presque désespérée – fut submergée par celle du Père. "Père, dit-il, que Ta volonté soit faite et non la mienne". Dans ce jardin paisible, quelque chose de nouveau advint, qui était cependant même prévu, depuis le commencement des temps. Le Christ, représentant l'humanité, ancra ou établit la Volonté du Père sur la terre et en rendit l'exécution possible à l'humanité intelligente. jusque-là cette Volonté était connue dans la Maison du Père ; elle avait été reconnue et adaptée aux besoins du monde par la Hiérarchie spirituelle travaillant sous les ordres du Christ, et elle constitua ainsi le Plan divin. Aujourd'hui, grâce à ce que le Christ accomplit en cet instant critique, il y a des centaines d'années, l'humanité peut joindre ses efforts à l'exécution du Plan. La Volonté-de-Bien de la Maison du Père peut devenir la bonne volonté du Royaume de Dieu et se transformer en justes rapports entre les hommes, grâce à la collaboration intelligente de l'humanité. Ainsi la Volonté divine relie maintenant directement le Lieu le plus élevé au point le plus bas, et peut devenir, en temps voulu, un chemin d'ascension pour les fils des hommes et de descente pour l'Amour et la Vie de l'Esprit de Dieu.

Rappelons-nous bien qu'en dépit de leur éloignement et de leur Imprécision, nous traitons ici d'événements précis qui se déroulèrent sur notre planète. Il s'agit de faits établis dont beaucoup d'êtres sont conscients. Le Christ historique et le Christ dans le coeur humain sont des faits planétaires.

Il est un aspect de ce retour du Christ auquel on ne fait jamais allusion.
Comment le Christ envisage-t-Il ce retour à l'activité extérieure et quotidienne,
parmi les hommes ? Qu'éprouvera-t-Il lorsque viendra l'heure de Son
apparition ?

Le Nouveau Testament parle d'une grande Initiation à laquelle nous avons donné le nom d'Ascension, et dont nous ne savons rien, car l'Évangile ne nous fournit, à son sujet, que des bribes d'informations : allusions au sommet de la montagne, aux témoins présents et aux paroles du Christ leur donnant l'assurance qu'Il ne les quittait pas. Puis "une nuée le déroba à leurs yeux".

(Actes, 1, 9.) Aucun, de ceux qui étaient présents ne put Le suivre ; leur conscience ne pouvait pénétrer dans le Lieu où Il avait choisi de Se rendre. Ils ont mal interprété Ses paroles, et l'humanité n'a jamais compris, que d'une manière vague et mystique, le sens réel de Sa disparition ou la signification exacte de Sa Présence, persistante mais invisible. Deux Connaisseurs de Dieu, également présents, déclarèrent aux disciples qu'Il reviendrait. de la même manière. Il s'éleva. La nuée Le voila ; aujourd'hui, les nuées qui recouvrent notre planète attendent de Le révéler.

Il attend à présent le moment de descendre. Cette descente dans notre misérable monde humain ne doit avoir pour Lui qu'un attrait fort limite. De Sa paisible retraite dans la montagne, où Il a attendu, veillant sur l'humanité et la guidant, préparant Ses disciples, Ses initiés et le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. Il doit sortir et occuper Sa place prééminente sur la scène mondiale. Il doit prendre part au grand drame qui s'y découle. Cette fois, Il jouera Son rôle, non dans l'ombre, comme précédemment, mais sous les yeux du monde entier. En raison de l'exiguïté de notre planète, de l'importance de la radio, de la télévision et de la rapidité des communications, Son activité sera suivie de tous, et cette perspective doit susciter en Lui une certaine horreur ; elle comporte des épreuves, des ajustements majeurs et des expériences pénibles et inévitables. Il ne vient pas comme le Dieu tout-puissant, créé par l'imagination de l'homme ignorant, mais comme le Christ Fondateur du Royaume de Dieu sur terre, pour compléter l'oeuvre qu'Il a commencée, et pour démontrer à nouveau la divinité, en des circonstances bien plus difficiles.

Cependant, le Christ souffre davantage par ceux de Son entourage que par le monde extérieur ; l'aspirant avancé entrave Son oeuvre plus que le penseur intelligent. Ce n'est pas la cruauté des masses qui plongea le Christ dans un abîme de souffrances ; ce furent Ses propres disciples, et la douleur accumulée durant le cycle entier, passé, présent et futur de la vie de l'humanité.

Il vient pour corriger les erreurs et les fausses interprétations de ceux qui, par ignorance, ont déformé Ses paroles simples, et pour reconnaître ceux qui, fidèles à Son service, ont rendu possible Son retour. Le Christ affronte également une épreuve majeure, préparatoire à une grande Initiation, et lorsque il aura subi l'épreuve et accompli Sa tâche, il passera dans la Maison du Père, à une position encore plus élevée ou à un service supérieur dans quelque lieu lointain, où seuls les êtres les plus élevés pourront Le suivre. Sa position actuelle sera occupée alors par Celui qu'Il a formé et préparé.

Mais avant que tout ceci puisse arriver, Il doit retourner parmi les hommes jouer Son rôle dans les affaires du monde et accomplir Sa mission. Il rassemblera autour de Lui, sur le plan physique, Ses compagnons et les conseillers de Son choix ; ce ne seront pas les mêmes qui L'entouraient jadis, en des temps primitifs plus simples, mais les membres de notre famille humaine qui Le reconnaissent et se préparent à travailler avec Lui, dans toute la mesure de leurs moyens. Le monde dans lequel Il envisage de revenir est un monde différent, en grande partie à cause du développement intellectuel de la masse des hommes. Ceci représente pour Lui de grandes difficultés, car c'est l'intelligence des hommes qu'Il doit atteindre et non seulement leur coeur (comme jadis) pour que la Volonté de Dieu soit intelligemment exécutée sur terre. Sa tâche la plus importante est, sans aucun doute, l'établissement de justes rapports entre les hommes, dans tous les domaines de l'existence humaine. Efforcez-vous d'imaginer ce que peut impliquer la tache qu'Il entreprend. Réfléchissez aux innombrables difficultés qu'il doit inévitablement envisager et dont la principale est la mauvaise orientation intellectuelle des masses.

Le Christ, l'Amour divin incarné,
est appelé à travailler à nouveau dans le monde où Son message précédent a été pendant deux mille ans renié, oublié, faussement interprété, et où la haine et la division caractérisent partout les hommes. Ceci Le plongera dans une atmosphère entièrement étrangère et dans une situation où toutes Ses ressources divines seront requises et mises à l'épreuve, jusqu'à leur extrême limite. L'idée, généralement admise, qu'Il reviendra comme un guerrier triomphant, tout-puissant et irrésistible, n'a aucun fondement justifiable. Qu'il conduira finalement Son peuple, l'humanité, à Jérusalem, est un fait fondé sur des bases solides, mais ce ne sera pas dans la cité juive de ce nom mais dans un "lieu de paix" suivant la signification du mot "Jérusalem". Un examen approfondi de la situation mondiale et l'emploi intelligent de l'imagination révèlent au penseur sincère combien est redoutable la tache qu'Il a entreprise. Cependant, une fois de plus, Il a "décidé d'aller à Jérusalem". (Luc, IX, 5l.) Il réapparaîtra et guidera l'humanité vers une civilisation et un état de conscience dans lesquels de justes rapports et une coopération mondiale pour le bien de tous, seront les caractéristiques universelles. Par l'entremise du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde et celle des hommes de bonne volonté, Il complétera Son union avec la Volonté de Dieu (les affaires de Son Père) de telle façon que l'humanité transformera l'éternelle Volonté-de-Bien en bonne volonté et en justes rapports. Alors, Sa tache sera accomplie ; Il sera libre désormais de nous quitter, mais cette fois, pour ne plus revenir, en laissant le monde des hommes à la garde de ce Grand Serviteur qui sera le nouveau Chef de la Hiérarchie de l'Eglise invisible.

La question qui se pose maintenant est : Comment pouvons-nous servir ?
De quelle manière pouvons-nous aider, pendant cette période préparatoire ?

Le travail qu'accomplissent les membres de la Hiérarchie est très important ; ceux d'entre les disciples qui sont en contact conscient avec les Maîtres de la Sagesse – ou, si vous préférez le terme, avec les Grands Disciples du Christ – travaillent jour et nuit à établir la confiance, de justes attitudes et la compréhension de la divine entreprise spirituelle, que Sa voie en sera aplanie.

Eux et leurs groupes de disciples subordonnés, d'aspirants et d'étudiants des réalités se tiennent tous ensemble derrière le Christ, et peuvent ainsi L'aider à accomplir Son dessein. Ils savent principalement qu'il s'agit d'une crise cyclique dans la vie spirituelle de notre planète, crise prévue depuis des milliers d'années dans la Maison du Père (Shamballa). Ils ont enregistré le fait que, pour la première fois dans l'histoire humaine, les trois centres ou groupes à travers lesquels Dieu est à l'oeuvre, sont concentrés ensemble sur un même but. Shamballa, la Hiérarchie spirituelle et l'Humanité (la Maison du Père, le Royaume de Dieu et le Monde des hommes) s'efforcent dans un vaste effort commun d'intensifier la Lumière du Monde. Cette Lumière illuminera (d'une façon inconnue jusqu'ici) non seulement la Maison du Père, qui est la source de toute notre lumière planétaire, mais aussi le Centre spirituel d'où sont venus tous ces Instructeurs et Sauveurs du Monde qui apparurent parmi les hommes, déclarant, ainsi que le firent Hermès, le Bouddha et le Christ : "Je suis la Lumière du Monde." Cette Lumière inondera à présent le monde des hommes, apportant l'illumination aux esprits humains et la lumière dans tous lieux obscurs.

C'est la Lumière et, par-dessus tout, "la vie plus abondante" que le Christ apportera
; jusque-là nous ne pourrons pas savoir ce que cela signifie ni concevoir la révélation que cela comportera et les possibilités nouvelles qui s'ouvriront devant nous. Mais, à travers Lui, qui est la Lumière et la Vie, on commencera à comprendre et à mettre en pratique la bonne volonté et à établir de justes rapports entre les hommes. C'est à cela que la Hiérarchie spirituelle se prépare. Cette fois, le Christ ne viendra pas seul ; Ses collaborateurs viendront avec Lui. Leur expérience commune sera à l'inverse de la précédente, car cette fois, tout oeil Le verra, toute oreille L'entendra et chaque esprit portera sur Lui son jugement.

Nous pouvons librement collaborer à l'oeuvre de reconstruction que le Christ propose, si nous nous familiarisons, de même que tous ceux que nous pouvons atteindre, avec les faits suivants :

1. Que le retour du Christ est imminent.
2. Qu'en reconnaissant Son prochain retour nous pouvons évoquer le Christ Immanent dans le coeur de chacun.
3. Que les circonstances de Son retour sont narrées de façon purement symbolique dans les Écritures saintes ; ceci produirait un changement dynamique dans les idées préconçues de l'humanité.
4. Que la préparation essentielle nécessaire est un monde pacifié ; toutefois, cette paix doit être fondée sur une bonne volonté éclairée, qui conduira inévitablement à de justes rapports entre les hommes et par conséquent (parlant symboliquement) à l'établissement d'un réseau de lumière, reliant toutes les nations, toutes les religions, tous les groupes et tous les hommes.

Si nous réussissons à diffuser ces quatre idées dans le monde triomphant ainsi de la critique intelligente qui reproche à tout ce qui a été dit d'être trop vague, trop prophétique et trop fantaisiste, nous aurons fait beaucoup.
Il est tout à fait possible que l'ancienne vérité, "l'intellect est le destructeur du réel", soit fondamentalement vraie, en ce qui concerne la masse de l'humanité, et que la conception purement intellectuelle (qui rejette la vision et refuse d'accepter ce qui ne peut être prouvé) soit bien plus trompeuse que les prévisions des Connaisseurs de Dieu et de la multitude en attente.

L'intelligence de la divinité se manifeste dans la Hiérarchie spirituelle, et cette Hiérarchie est composée de Ceux qui ont su unir en Eux-mêmes l'intellect et l'intuition, l'esprit pratique et l'idéalisme, et qui mènent, simultanément, la vie du rationaliste et celle du visionnaire. Il faudra aussi atteindre l'homme de la rue dans ses activités de la vie quotidienne ; ce sont ceux qui doivent être préparés à reconnaître ces facteurs divins, qui sont essentiellement des réactions sur le plan physique à de nouvelles expansions de conscience.

Le Christ qui reviendra ne sera pas semblable au Christ qui nous a apparemment quittés. Il ne sera pas "un Homme de douleurs" ; Il ne sera pas un personnage pensif et silencieux ; Il énoncera des vérités spirituelles qui ne nécessiteront aucune interprétation et qui ne pourront être déformées, parce qu'Il sera là pour nous en indiquer la vraie signification.
Il a été, pendant deux mille ans, le Chef suprême de l'Eglise invisible, de la Hiérarchie spirituelle, composée de disciples appartenant à toutes les religions.

Il reconnaît et aime, non seulement les chrétiens, mais tous ceux qui restent fidèles aux fondateurs de leur religion, Bouddha, Mahomet ou tout autre. Peu Lui importe la croyance, pourvu qu'elle ait pour objectif l'amour de Dieu et de l'humanité. Si les hommes cherchent le Christ qui a quitté Ses disciples il y a des siècles, ils ne reconnaîtront pas le Christ qui est en train de revenir. Il n'existe pas de barrières religieuses dans la conscience du Christ. Peu Lui importe de quelle foi un homme se réclame.

Le Fils de Dieu est en route et Il ne vient pas seul. Son avant-garde est déjà là, et le Plan qu'ils ont à suivre est déjà clairement tracé. Que notre but soit de le reconnaître
.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 14:13




L'OEUVRE DU CHRIST PRÉSENTE ET FUTURE



Nous avons vu que la doctrine des Grandes Apparitions et de la venue des Avatars, Instructeurs ou Sauveurs du monde, se retrouve invariablement à la base de toutes les religions. Ces Grands Etres assurent la continuité de la révélation et permettent à l'humanité d'avancer, d'âge en age, sur le chemin de l'évolution et de se rapprocher de Dieu et de ce divin Centre où la Volonté de Celui "en Qui nous avons la vie, le mouvement et l'être" (Actes, XVII, 28) est concentrée, comprise et dirigée.

Nous avons brièvement parlé de la mission de deux de ces Grands Avatars – le Bouddha, Messager de la Lumière pour l'Orient, et le Christ, Messager de l'Amour pour l'Occident – et de leur oeuvre commune en faveur du monde entier. Nous avons aussi considéré l'occasion unique qui s'offre actuellement au Christ, et la décision qu'Il a prise, lorsqu'en 1945 il déclara Son intention de réapparaître et nous donna la Grande Invocation pour nous aider dans le travail préparatoire qui nous incombe actuellement. Arrivés à ce point, il semble indiqué de considérer quelque peu la nature de l'oeuvre qu'accomplira le Christ et de l'enseignement qu'Il nous donnera. Le fait de la continuité de la révélation et de l'enseignement donné à travers les âges nous autorise à envisager avec sagesse et à supposer, à la lumière de l'intuition spirituelle, quelles seront probablement les grandes lignes de cet enseignement.

Depuis longtemps, différentes sources, écoles de pensée et églises, nous ont fourni de nombreuses informations au sujet du Christ, de la situation à laquelle Il fait face et des probabilités de Son retour. Disciples, aspirants et hommes de bonne volonté ont déjà fait beaucoup pour préparer le monde à Son retour (ainsi appelé). Aujourd'hui, l'Orient et l'Occident sont dans la même attente. Abordant le thème de Son oeuvre, il est essentiel de nous rappeler que l'Instructeur de l'Orient incarna la Sagesse de Dieu, dont l'intelligence humaine (le troisième aspect de la divinité) est une expression :

que le Christ révéla le second aspect divin dans sa perfection et que, par conséquent, deux aspects trouvèrent en Lui leur pleine expression : la Lumière et l'Amour. Il reste encore maintenant à incarner le suprême aspect du divin : la volonté de Dieu, et c'est à cela que le Christ Se prépare. La continuité de la révélation ne peut s'arrêter, et il serait vain de se demander, dès à-présent, quels aspects de la nature divine pourraient être révélés ultérieurement.

Celui qui constitue le caractère unique de la mission imminente du Christ et de l'opportunité qui s'offre à Lui, c'est qu'Il est prêt à exprimer deux énergies divines : l'énergie de l'Amour et l'énergie de la Volonté, la puissance magnétique de l'Amour et l'efficacité dynamique de la Volonté divine. Jamais auparavant, au cours de la très longue histoire de l'humanité, semblable révélation n'a été possible.

Le monde chrétien acceptera difficilement l'oeuvre et l'enseignement du Christ, tandis que l'Orient l'assimilera plus aisément. Néanmoins, il est nécessaire de frapper un grand coup et de présenter la vérité sous une forme inhabituelle, afin que le monde chrétien reconnaisse sa véritable place au sein d'une révélation universelle, et qu'il considère le Christ comme représentant de toutes les croyances et assumant Son rôle légitime d'instructeur du Monde ; Il est l'Instructeur du Monde et non seulement un instructeur chrétien. Ne nous at-Il pas dit Lui-même qu'Il avait "d'autres brebis" ? Il a eu pour celles-ci la même signification profonde que celle qu'Il a eue pour les chrétiens orthodoxes. Elles peuvent ne pas l'appeler Christ, mais Lui donner un autre nom, et Le suivre tout aussi fidèlement que leurs frères d'Occident.

Examinons un instant les interprétations erronées que l'on a données des Évangiles. Le symbolisme de cette histoire, très ancien, et qui a souvent été employé avant la venue du Christ en Palestine a été altéré et dénaturé par les théologiens, si bien que l'enseignement primitif et la simplicité inégalée du Christ ont fini par disparaître sous un amoncellement d'erreurs, de rites d'argent et d'ambitions humaines. On dit aujourd'hui que le Christ est né miraculeusement, qu'Il a enseigné et prêché pendant trois ans ; qu'Il a ensuite été crucifié ; qu'Il est enfin ressuscité, quittant l'humanité pour "s'asseoir à la droite du Père", dans une apothéose austère et lointaine. De plus, les chrétiens orthodoxes considèrent que toute autre voie menant à Dieu – en tous temps et en tous pays – est une fausse voie, suivie par des soi-disant païens qui ont besoin de l'intervention chrétienne. On a tout fait pour imposer le christianisme orthodoxe à ceux qui acceptent l'inspiration et les enseignements du Bouddha ou d'autres Instructeurs qui ont assuré à travers les âges la divine continuité de la révélation.

Comme on le sait, on a insisté sur le "sacrifice sanglant du Christ" sur la Croix, et sur la notion d'un salut, dépendant de la reconnaissance et de l'acceptation de ce sacrifice. On a remplacé la confiance que le Christ Luimême nous enjoignit de placer en notre propre divinité par l'expiation rédemptrice. L'Eglise du Christ s'est rendue célèbre et inefficace (comme l'a démontré la guerre mondiale) par l'étroitesse de ses dogmes, par ses erreurs d'interprétation, son cléricalisme pompeux, son autorité illégitime, ses biens matériels et sa prédication d'un Christ mort. Sa résurrection est admise, mais les Églises ont principalement insisté sur sa mort.

Le Christ a été pendant deux mille ans une figure silencieuse, passive, cachée derrière une multitude de mots, écrits par une multitude d'hommes (commentateurs et prédicateurs). L'Église nous a montré un Christ agonisant sur la Croix, et non le Christ vivant, agissant, corporellement présent parmi nous (selon Sa promesse), depuis vingt siècles.
C'est pourquoi essayons de nous faire une image plus exacte de la vie et des activités du Christ, et, par conséquent, de nos espérances pour l'avenir.
Efforçons-nous de concevoir cet Etre divin, toujours présent, établissant Ses plans pour l'aide future de l'humanité, évaluant Ses ressources, influençant Ses disciples et organisant les détails de Son retour. Notre devoir est d'éveiller la foi en la vraie nature de la révélation divine et de vivifier l'Église du Christ par une plus juste appréciation de Sa personne et de Son oeuvre. C'est au Christ vivant, agissant, pensant, que nous avons affaire, nous rappelant toujours que l'histoire de l'Evangile est éternellement vraie, et qu'elle doit seulement être réinterprétée à la lumière de la place qu'elle occupe dans la longue succession des révélations divines. La mission du Christ sur terre, il y a deux mille ans fait partie de cette continuité et n'est pas une histoire extraordinaire, sans rapport avec le passé, ne comprenant qu'une période de trente-trois ans et ne comportant aucun espoir précis pour l'avenir.

Quel est aujourd'hui l'espoir des chrétiens orthodoxes et des théologiens dépourvus d'imagination ? Qu'à une date éloignée, connue seulement de l'insondable Volonté de Dieu le Père, le Christ surgira de Sa place à la droite de Dieu, et (suivi de Ses anges et de l'Eglise invisible) descendant sur les nuées du Ciel, au son de la trompette, apparaîtra à Jérusalem. La bataille, qui fera rage en ce temps-là, cessera, et Il entrera dans la cité de Jérusalem pour y régner pendant mille ans. Durant ce millenium, Satan, ou le principe du mal, sera enchaîné, réduit à l'impuissance, et il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Au-delà de cela, rien n'est révélé ; l'humanité espère tellement plus pour l'avenir que la description de ce tableau ne l'intéresse guère.

Derrière cette esquisse, si on l'interprète correctement, se révèle l'humaine, aimante et divine Présence du Christ, incarnant l'amour divin et usant de Son pouvoir divin, dirigeant Son Église et établissant le Royaume de Dieu sur la terre. Quelle est cette Eglise du Christ ? Elle est constituée par tous ceux en qui la vie du Christ ou Conscience christique est née ou sur le point de naître ; elle est l'ensemble de tous ceux qui aiment leurs frères parce que l'amour du prochain est la divine faculté qui nous rend membres actifs de la communauté du Christ. Ce n'est pas l'acceptation d'un fait historique ou d'une croyance théologique qui nous met en rapport avec le Christ. Les Citoyens du Royaume de Dieu sont tous ceux qui cherchent résolument la lumière et qui, par une discipline qu'ils s'imposent librement, s'efforcent d'arriver en présence de l'Unique Initiateur. Les membres de ce groupe mondial (incarnés ou non) acceptent l'enseignement suivant : les fils des hommes sont Un ; ils savent que la révélation divine est ininterrompue et toujours renouvelée, et que le Plan divin s'accomplit sur terre.

Ce sont ceux qui, actuellement, sur terre, savent que le Royaume de Dieu s'établira grâce à l'intervention, à l'inspiration et à l'enseignement de ces fils des hommes qui ont façonné leur nature divine dans le creuset de l'expérience quotidienne. Actuellement, ces Connaisseurs travaillent activement, sous la direction immédiate du Christ, à conduire l'humanité des ténèbres à la lumière et de la mort à l'immortalité.

Telles sont les grandes vérités fondamentales proclamées par le Christ, le Bouddha et l'Église de Dieu, tant en Orient qu'en Occident ; ce sont les seules vérités qui comptent. A l'avenir, les yeux de l'humanité seront fixés sur le Christ et non sur des institutions humaines, telles que l'Eglise et ses dignitaires ; on verra le Christ tel qu'Il est en réalité, agissant par l'intermédiaire de Ses disciples, des Maîtres de la Sagesse et de Ses fidèles qui, invisibles (et généralement non reconnus), travaillent aux affaires du monde. On reconnaîtra qu'Il agit dans le coeur humain et dans les masses, et non dans les édifices de pierre, dans la pompe et les cérémonies d'un quartier général ecclésiastique quelconque.

Notre étude de l'oeuvre future du Christ se base nécessairement sur trois suppositions :

1. Que la réapparition du Christ est inévitable et assurée

2. Qu'Il travaille activement, aujourd'hui comme autrefois, au bien de l'humanité, par l'entremise de la Hiérarchie de la planète, dont Il est le Chef.

3. Que lors de Sa venue, au cours de Ses activités, certains enseignements seront donnés et certaines énergies seront libérées. On oublie trop facilement que la venue du Christ nécessite, de Sa part, une période d'intense préparation ; Lui aussi est soumis à la Loi, et Son action est conditionnée par divers facteurs, comme tous les êtres humains, mais à un degré bien moindre.

Sa réapparition est conditionnée et déterminée par la réaction de l'humanité elle-même, et Il doit en tenir compte. Son activité est également subordonnée aux phases de certains cycles spirituels et à des impressions émanant de niveaux supérieurs à ceux sur lesquels Il travaille normalement. De même que les affaires humaines affectent Son action, ainsi de grandes déterminations et de "profonds ajustements dans la Volonté de Dieu" l'influencent également.

La nature humaine du Christ, perfectionnée et réceptive, répond à l'invocation et à l'appel des hommes ; d'autre part, le côté divin de Sa nature répond également à l'influence des énergies émanant du "Centre où la Volonté de Dieu est connue". Il doit réaliser un équilibre entre ces deux influences et trouver le juste moment. Transformer en bien ce qu'on appelle communément "le mal" humain, n'est pas une tâche aisée ; la vision du Christ est si vaste, Sa connaissance de la Loi de cause à effet, de l'action et de la réaction, est telle, qu'il n'est pas facile de décider du moment opportun de Son action.

Les hommes sont enclins à considérer tout ce qui arrive, ou ce qui pourrait arriver, d'un point de vue purement humain et immédiat ; ils ne se rendent pas compte des difficultés qu'impliquent les problèmes et les décisions auxquels le Christ fait face à l'heure actuelle et que partagent Ses fidèles disciples. Leur tâche est de développer "l'intelligence qui est en Christ" et, ce faisant, ils contribueront à préparer la voie pour Sa venue, comme il est dit dans la Bible.

Il sera plus facile de donner le nouvel enseignement et de préparer la structure de la nouvelle religion mondiale si l'on considère la vie et les événements à la lumière des valeurs spirituelles, tels qu'Il les voit. Nous acquerrons ainsi une vision renouvelée de l'intention divine et une pénétration intuitive de l'esprit de Ceux qui exécutent la Volonté divine et bâtissent l'avenir de l'humanité.

Efforçons-nous donc d'apprécier, non seulement l'opportunité qui s'offre au Christ de nous aider (ce qui est la présentation habituelle), mais considérons aussi les crises et les problèmes qu'Il doit affronter, en préparant Son oeuvre.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 14:18






LES CRISES SPIRITUELLES DU CHRIST



Dans la vie de tout disciple, particulièrement de celui qui se prépare à certaines grandes expansions de conscience, survient immanquablement une période de crise. Pendant cette crise, des décisions sont prises, volontairement ou non, à la suite desquelles le disciple passe par une période de tension. Sa décision prise, il distingue plus clairement la prochaine étape qu'il doit franchir, et cette vision influence son orientation vers l'avenir. Ayant accompli ce qu'il devait, au cours de cette période de tension, surgit ce que nous pourrions appeler la période de libération. C'est, à la fois, une émergence hors d'un champ d'expérience et une émergence dans un nouveau champ.

Le Christ Lui-même n'échappe pas à cette triple expérience et, essayons de mieux Le comprendre en appliquant ces trois définitions (quelque appropriées qu'elles soient fondamentalement), aux actions et aux réactions du Christ.

Le mot de crise n'a pas pour Lui la même signification que pour nous ; Sa période de tension ne comporte ni effort ni peine ; cependant, la comparaison suffira à faire comprendre en quelque mesure, ce qui s'est passé dans l'état de conscience qui caractérise la Hiérarchie spirituelle, et auquel nous pourrions donner le nom de "perception spirituelle" pour le distinguer de la perception mentale, qui en est l'humaine contrepartie. Il faut se rappeler que la période de crise qui mène à la période de tension à laquelle on peut dire que le Christ Se soumet volontairement, est un problème hiérarchique, toute la Hiérarchie étant impliquée dans la crise.
La raison en est simple : la conscience du Christ et de Ceux qui travaillent avec Lui est essentiellement une Conscience de Groupe. Expériences et attitudes séparatives Leur sont inconnues, Leur état de conscience étant inclusif, et en aucune façon exclusif.

C'est pourquoi, usant d'une terminologie humaine pour interpréter les divines réactions du Christ et de Ses disciples, il faut comprendre que la période de crise qui est la cause de la tension hiérarchique et de la future réapparition du Christ est déjà dépassée par Lui et que cette expérience se situe pour Lui dans un lointain passé. La période de tension qui lui succéda commande actuellement les activités de la Hiérarchie spirituelle et de Ses nombreux groupes de travailleurs. La "période de décision", comme on l'appelle dans les milieux hiérarchiques, fut atteinte pendant la période s'écoulant entre la Pleine Lune de juin 1936 et la Pleine Lune de juin 1945.
Cette période de décision dura donc pendant neuf ans, ce qui représente un temps relativement court. Le résultat fut une décision, prise par le Christ, de réapparaître ou de revenir sur terre en Présence visible, aussitôt que possible, et bien avant qu'il n'avait été prévu.

Cette décision fut nécessairement prise de concert avec le Seigneur du Monde, l'Ancien des Jours
de l'Ancien Testament (Celui en Qui nous avons la vie, le mouvement et l'être) comme il est dit dans le Nouveau Testament. Il est le Gardien de la Volonté de Dieu. Elle fut aussi prise avec la pleine compréhension et la coopération des Maîtres et des Initiés supérieurs. Ceci était inévitable, car Leur participation et Leur aide sont indispensables. Ils durent aussi nécessairement s'unir à Lui par la pensée et en étroite collaboration mentale, parce que Sa réapparition implique également un grand rapprochement de la part de la Hiérarchie, de l'humanité, et un événement spirituel majeur.

Cette décision fut néanmoins la décision du Christ et elle constitua non seulement une période de crise dans Son expérience, mais un point culminant dans Son expression de la divinité. Rappelons, avec respect et dans les limites de notre compréhension humaine, qu'il n'est rien de statique dans tout le processus évolutif de la planète ou du Cosmos ; tout est évolution et progrès, mouvement en avant, réalisations successives toujours plus vastes. Le Christ Lui-même est soumis à cette grande Loi de l'Univers. En toute révérence encore, signalons que le Christ aussi a progressé dans Son expérience de la divinité et – s'il est permis de s'exprimer ainsi – qu'Il est plus près du Père et de l'Unique Vie universelle qu'Il ne l'a jamais été auparavant. Sa compréhension et Sa perception de la Volonté de Dieu sont plus profondes et Son accomplissement de cette Volonté est plus conforme à l'Intention divine qu'elle ne l'était en Palestine, il y a deux mille ans. Il y a nécessairement eu, de la part du Christ, une perception croissante des intentions de l'Intelligence divine, incarnée dans cette Identité, que nous appelons Dieu.

Le Christ ne s'écrie plus désormais, dans les affres de l'agonie : "Père, que Ta Volonté soit faite et non la mienne" ; Il n'a plus aujourd'hui de volonté personnelle, car seule la Volonté du Père L'anime, et Il ne peut que prendre des décisions qui sont la pleine expression de cette Volonté. Certains commentateurs ont essayé d'expliquer et d'interpréter l'expérience de Gethsémani et d'attribuer ce qui apparaît comme une défaillance à une "irruption" soudaine de Son humanité et, par conséquent, à une submersion temporaire de Sa nature divine. Ils ont été contraints de prendre cette position en raison du dogme théologique fondamental relatif à la divine perfection du Christ, une perfection absolue, souveraine et ultime, à laquelle Lui-même n'a jamais prétendu. Il est à présent plus proche de cette perfection qu'Il ne le fut jamais sur terre. Ce fut cette divine évolution qui Lui permit de faire un choix juste, non seulement pour Lui-même, mais encore pour la Hiérarchie, au cours des années antérieures à juin 1945.

Selon la Volonté divine, Il devait réapparaître sur la terre en Présence visible ; il devait présider à la matérialisation du Royaume de Dieu sur terre et rétablir les mystères de l'lnitiation, sous une forme qui peut servir de base à la nouvelle religion mondiale. Avant tout, Il devait révéler la nature de la Volonté de Dieu. Cette Volonté est souvent envisagée comme un pouvoir au moyen duquel les choses s'accomplissent, des situations sont créées, des activités sont entreprises, des plans s'exécutent, souvent de façon inexorable. Cette définition générale de la Volonté est pour les hommes la plus facile à formuler, parce que ceux-ci la comprennent d'après leur propre volonté personnelle, la volonté d'une auto-amélioration individuelle. Ce type de volonté est égoïste tout d'abord et mal compris, mais il tend finalement à l'altruisme, à mesure que l'évolution poursuit sa tâche bienfaisante. Alors, la volonté est interprétée d'après le plan hiérarchique, et l'effort de l'individu consiste alors à annihiler sa propre volonté initiale, pour l'unir ensuite à la volonté du groupe – ce dernier étant lui-même un aspect de l'effort hiérarchique. Ceci est un grand progrès en avant, et conduira finalement à une modification de la conscience.

C'est à ce stade que se trouve aujourd'hui la majorité des aspirants.
Cependant. la volonté est en réalité bien différente des expressions qu'elle revêt dans la conscience humaine, alors que les hommes essayent d'interpréter la volonté divine selon leur degré d'évolution actuel. La clé qui en révèle la signification est donnée par ces mots : "La disparition de toute forme". Lorsque l'attrait de la matière est surmonté et que le désir meurt, alors le pouvoir d'attraction de l'âme domine et l'importance si longtemps accordée à la forme, à l'existence et à l'activité individuelles est donnée à la forme et au but du groupe. Alors le pouvoir d'attraction de la Hiérarchie et des groupes de disciples des Maîtres supplante les attractions et les centres d'intérêts inférieurs.

Sitôt que ceux-ci occupent dans la conscience leur juste place, l'impulsion dynamique de l'aspect Volonté ; de la divinité peut être ressentie – sans aucun rapport avec la forme ou les formes, les groupes ou un groupe.
A la lumière de la Volonté de Dieu, le Christ prit certaines décisions fondamentales et résolut de les mettre à exécution dans un avenir relativement proche ; la date exacte de Sa venue n'est connue que de Lui-même et de quelques-uns de Ses disciples avancés ; cependant, tous ces événements futurs prennent leur source dans une décision fondamentale de l'humanité elle-même.

Cette décision est en train de se prendre grâce à certaines orientations nouvelles de la pensée humaine ; elle sera le résultat d'une réaction intérieure de l'humanité à la décision déjà prise par le Christ et la Hiérarchie ou Église invisible.

La raison de ce retour est bien déterminée ; elle est clairement perçue par le Christ. L'oeuvre qu'il entreprit il y a deux mille ans doit être complétée ; la nouvelle religion doit être inaugurée ; les besoins d'une humanité en détresse et demandant d'être secourue ne peuvent être ignorés ; les étapes qui précèdent une grande initiation hiérarchique dans laquelle le Christ tient le rôle principal doivent être franchies ; les événements annonçant la "fin des temps" ne sauraient être retardés.

S'il est permis de s'exprimer ainsi (avec respect et symboliquement), la récompense accordée au Christ, lorsqu'Il annonça Sa décision finale et irrévocable, fut la permission ou plutôt le droit de Se servir pour la première fois d'une certaine Grande Invocation, et cela de deux manières :

1. Comme une invocation hiérarchique adressée au "Centre ou la Volonté de Dieu est connue".

2. Comme une prière mondiale, formulée de telle sorte que toute l'humanité pourrait s'en servir intelligemment.

Le droit d'employer certaines grandes formules de puissance ou "Strophes directrices" n'est jamais accordé à la légère. La décision du Christ de réapparaître parmi les hommes, accompagné de Ses disciples, Lui valut cette permission de la part du Seigneur du Monde, l'Ancien des Jours.
Après ce point culminant de crise spirituelle et la décision qui s'ensuivit, une période de tension fut atteinte, et c'est dans cet état de tension spirituelle que l'église invisible travaille et établit actuellement Ses plans, soumettant à cette même tension spirituelle les disciples du Christ qui sont à l'oeuvre sur terre. Le succès du retour du Christ en Présence visible, ainsi que de certains autres facteurs (relatifs à Sa réapparition), dépendent d'événements et de contacts qui s'effectuent maintenant au cours de cette période de tension.

Dans n'importe quelle période de tension – quelle que soit sa durée – de l'énergie est engendrée, mise en réserve pour l'avenir et concentrée de telle manière que sa force puisse être dirigée à tout moment et partout où le besoin s'en fait sentir. C'est là évidemment une assertion difficile à comprendre. Une période de tension est, symboliquement parlant, un réservoir d'énergie.

Aujourd'hui, les énergies qui portent uniquement la marque distinctive du Royaume de Dieu augmentent en intensité et deviennent prédominantes grâce aux Maîtres de la Sagesse, qui coopèrent avec la Volonté du Christ.
Tandis que ces énergies s'accumulaient et s'intensifiaient sans cesse depuis la Pleine Lune de juin 1945, trois événements d'une grande importance dans la vivante expérience du Christ (et, par conséquent, de la Hiérarchie) se sont produits et leurs effets sont en train de s'affermir. Je ne puis qu'y faire allusion. car il est impossible de prouver la nature réelle de ce qui est dit ici ;

seules, la possibilité, la probabilité et la Loi de Correspondance peuvent témoigner de l'exactitude de ces événements. Leurs effets se feront ressentir particulièrement après la période de libération Ces trois évènements peuvent être décrits de la façon suivante :

1. L'Esprit de Paix descendit sur le Christ. Le Nouveau Testament témoigne d'un événement quelque peu semblable lorsqu'il dit au moment du baptême : "Il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur Lui" (Matt., III, 16.) Cet Esprit est un Etre d'une puissance cosmique immense ; Il adombre aujourd'hui le Christ d'une manière très semblable à celle dont ce dernier, il y a deux mille ans, adombra le Maître Jésus et agit à travers Lui. Cet Esprit de Paix n'est pas la quintessence d'un calme émotif et statique qui mettrait fin à la tourmente terrestre et établirait une ère de Paix. Il est, dans un sens mystérieux l'Esprit de l'équilibre ; Il agit en harmonie avec la Loi d'Action et de Réaction. et le caractère inéluctable de Son activité sera reconnu. Son oeuvre se manifestera de deux façons : pleinement, aussitôt que le Christ apparaîtra parmi les hommes et lentement et graduellement jusqu'à ce jour.
a. Le chaos, la tourmente, les troubles émotifs et le déséquilibre des esprits qui existent aujourd'hui dans le monde seront, sous l'effet de cette loi, contrebalancés par un cycle correspondant de calme, d'apaisement émotif et d'équilibre mental. Ainsi l'humanité entrera dans une nouvelle phase et connaîtra une nouvelle expérience de liberté. La paix établie sera proportionnelle au désordre précédent.
b. Grâce à la vie de l'Esprit de Paix agissant à travers le Christ, Incarnation de l'Amour de Dieu, la haine, qui prévaut si largement dans le monde actuel, sera équilibrée par une bonne volonté manifeste et tangible. L'apparition de cette bonne volonté est garantie par l'excessive expression de haine qui s'est lentement intensifiée dans l'esprit des hommes, depuis le commencement du XIXe siècle, et qui atteint en ce moment un nouveau point culminant. Une égale mesure d'énergie d'Amour se manifestera plus tard, comme résultat de l'activité de l'Esprit de Paix agissant à travers le Prince de la Paix, comme le Christ a parfois été nommé. (Es., IX, 6).
Cet Etre spirituel ne descendra pas du Haut Lieu où Il est actif, et d'où Il dirige Son énergie, mais le Christ agira et servira de canal à Sa puissance dirigée. L'afflux de Sa divine énergie (une énergie extra-planétaire) est destiné à établir finalement la paix sur la terre, exprimée en bonne volonté. Cette bonne volonté créera de justes rapports entre les humains. L'humanité enregistra (naturellement inconsciemment) le premier afflux de cette énergie en mai 1936 et en juin 1945.

2. La force évolutive à laquelle nous donnons le nom de "Conscience christique" terme largement employé actuellement dans le monde par les groupes d'études métaphysiques, se concentra dans la personne du Christ, d'une manière inégalée jusqu'ici. C'est cette puissance, latente dans chaque coeur humain, que saint Paul désigne par ces mots :
"Christ en vous, l'espérance de la gloire" (Col., 1, 27) ; c'est celle qui, sous la loi évolutive, conduit finalement l'homme au Royaume de Dieu et "à la mesure de la stature parfaite de Christ",. (Eph. IV, 13.)
De cette puissance et de cette gloire, le Christ a toujours été le symbole. Durant la période actuelle de tension hiérarchique et comme résultat de Sa décision de revenir, le Christ devint la Personnification de cette énergie, et ainsi se rapprocha plus étroitement de l'humanité.
D'autres Grands Fils de Dieu sont les canaux de cette énergie pour les règnes inférieurs de la nature (sub-humains), mais le Christ occupe une place unique en ce qui concerne l'humanité ; pour exprimer cette idée symboliquement, cette énergie jette un pont vivant entre le règne humain et le Royaume de Dieu, entre le quatrième règne de la nature et le cinquième. Le Christ est le Gardien de cette énergie, mais temporairement seulement, et pour la durée de la crise humaine actuelle. Il peut, pour cette raison, stimuler la réceptivité des coeurs des hommes, leur permettant ainsi de Le reconnaître et de savoir Qui Il est et Ce qu'Il est, lorsqu'Il reviendra. Cette canalisation de l'énergie débuta à la fin de la guerre mondiale et se poursuit toujours ; on lui doit cette tendance générale à l'amélioration que l'on constate partout, la diffusion du principe de partage et la droiture et le bon sens indéniables des coeurs et de la pensée des hommes d'aujourd'hui – droiture et bon sens des masses (lorsqu'elles sont informées) bien plus que de leurs chefs.

3. Comme vous le savez, l'histoire de l'humanité a été essentiellement l'histoire des grands Messagers spirituels qui – de temps en temps, aux heures de crise des hommes – ont surgi du Lieu secret où Se tient le Très-Haut, pour aider, inspirer, conduire et diriger l'humanité et pour lui apporter une révélation nouvelle. C'est l'histoire d'une succession d'idées, proposées à l'attention des hommes et graduellement développées en civilisations et en cultures. L'humanité éprouve en ce moment un si urgent besoin d'aide et l'occasion est telle, que l'un de ces Grands Fils de Dieu cherche – durant ce cycle de tension – à collaborer avec le Christ. En conséquence de la décision du Christ et de Sa fusion spirituelle avec la "Volonté de Dieu", l'Avatar de la Synthèse est devenu, pour un certain temps, Son intime compagnon.
C'est là un événement d'une suprême importance planétaire.

Cette association et cette aide concertée datent du moment où la Grande Invocation a été prononcée et où son usage s'est généralisé dans le monde entier. En raison de la tâche prodigieuse qu'affronte le Christ, l'Avatar de la Synthèse Le fortifiera ; Il sera soutenu par cet
"Avatar silencieux" dont il est dit symboliquement : "Il gardera l'oeil sur Lui, Sa main Le soutiendra et Son coeur restera à l'unisson du Sien."
Ce Grand Etre est étroitement relié à l'aspect Volonté de la divinité, et Sa collaboration a été rendue possible par les réalisations personnelles du Christ, de la plus haute Volonté spirituelle. Cet Avatar agit, selon la Grande Loi naturelle de la Synthèse, produisant l'unification et la fusion. Sa fonction est de faire naître, en union avec l'énergie du Christ, la Volonté spirituelle et la Volonté-de-Bien dans l'humanité. Sa puissance s'exerce actuellement dans trois domaines :

a. Au sein de la Hiérarchie même à Laquelle Il révèle la nature de la divine Volonté-de-Bien que le Royaume de Dieu doit exprimer, de même que la nature du Dessein divin.
b. Au sein de l'Assemblée des Nations Unies (mais non, cependant, au Conseil de Sécurité) où Il suscite une volonté d'union qui se développe lentement.
c. Au sein des masses, dans le monde entier, dont Il Stimule le désir d'amé1ioration générale.

Son activité est nécessairement une activité de masse. Ses énergies ne peuvent être canalisées qu'à travers la conscience collective ou à travers une entité possédant la conscience de groupe, telle que la Hiérarchie, les Nations Unies ou l'humanité. Le foyer sur lequel Il concentre son effort et l'Agent à travers lequel ses énergies peuvent être distribuées est le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde ; ce groupe est relié d'une manière toute spéciale à l'Avatar de la Synthèse. L'Objectif principal du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde est, et a toujours été, le rassemblement de tous les hommes de bonne volonté de tous ceux qui sont réceptifs à l'énergie de la divine volonté-de-bien. Leur travail peut à présent devenir plus créateur et plus constructif, grâce à l'Association de l'Avatar de la Synthèse et du Christ. Leur tâche est d'initier la Nouvelle Ere ; pendant cet Age Nouveau, les Cinq règnes de la nature seront tous des Créateurs et commenceront à fonctionner comme un tout. Leurs fonctions et leurs activités se répartissent comme suit :

a. La Création d'une synthèse ou unité humaine qui conduira à la reconnaissance universelle d'une humanité, grâce à l'établissement de justes rapports humains.
b. L'établissement de justes rapports avec les règnes inférieurs, conduisant à la reconnaissance universelle d'Un Monde.
c. L'établissement du Royaume de Dieu, la Hiérarchie spirituelle de notre Planète, ouvertement manifesté sur la terre, conduisant ainsi à la reconnaissance universelle que "les fils des hommes sont Un."

L'Avatar de la synthèse encouragera et aidera à la réalisation de ces objectifs. C'est dans ce but qu'il s'est associé au Christ, agissant à travers la Hiérarchie, suivant les instructions du "Centre où la Volonté de Dieu est connue". Ces trois événements apparentés ont eu lieu et ces centres distributeurs d'énergie sont rentrés en activité pendant la période de tension à laquelle le christ et la Hiérarchie sont actuellement. Ces centres servent tous à rediriger et à concentrer dans l'humanité parce qu'ils sont le résultat de la décision prise par le christ après Sa "période de crise", et que chacun d'eux se rapporte à la préparation hiérarchique pour son retour.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 14:29




LE CHRIST, PRECURSEUR DE L'AGE DU VERSEAU




Nous avons tendance à oublier que, tout en reconnaissant Sa fonction d'Instructeur et de Guide Spirituel de L'humanité durant l'age qui s'approche maintenant rapidement de sa fin le christ reconnut également l'oeuvre qu'il accomplirait lorsque cet age serait révolu et que s'initierait le nouveau cycle astronomique.

Le chrétien ordinaire est singulièrement ignorant des périodes et des cycles que traverse notre planète, sous l'influence de la progression solaire. L'actuelle et douteuse science astrologique a détourné le légitime intérêt de l'humanité de l'enseignement astronomique et de son interprétation spirituelle du Passage du soleil à travers les signes du zodiaque. Cependant, le Nouveau Testament témoigne clairement de cette connaissance et l'histoire évangélique en est toute pénétrée. Il en est de même dans l'Ancien Testament. Que signifie le péché des enfants d'Israël dans le désert, sinon le retour à l'ancien culte de Mithra, qui caractérisait le temps où le soleil se trouvait dans le signe du Taureau. Ils se prosternèrent et adorèrent le veau d'or, oubliant l'enseignement nouveau de l'Age d' "Aries", le Bélier, dans lequel ils entraient, l'enseignement du "Bouc émissaire" qui marque toute l'histoire juive.

On oublie que le Christ était l'Instructeur de la nouvelle période dans laquelle entrait le Soleil, celle des "Poissons", mais le fait devient évident si l'on considère le symbolisme du Poisson que l'on retrouve fréquemment dans les quatre évangiles. Le symbole du Poisson est le symbole astrologique du signe zodiacal "Pisces" et il l'a été depuis des temps immémoriaux.

Cependant, le Christ envisagea également l'oeuvre qu'Il aurait à accomplir au cours de l'Ere du Verseau, alors que le Soleil entrerait dans le prochain signe zodiacal. Avant sa "disparition", Il fit allusion au symbole de l'Ere du Verseau et à la tâche qu'Il accomplirait alors. En compagnie de Ses douze disciples, Il résuma dans un épisode l'oeuvre qu'Il accomplirait plus tard, lorsque seraient révolus les deux mille ans de l'Age des Poissons. Il dit à Ses disciples d'aller à la ville, où ils rencontreraient un homme porteur d'une cruche d'eau ; ils devraient le suivre jusqu'à la chambre haute et, là, préparer la fête de la communion, à laquelle ils participeraient ensemble. (Luc, XXII, 10.) Ainsi firent-ils, et le dernier repas eut lieu. L'ancien symbole du signe du Verseau, dans lequel le Soleil entre maintenant, est le Porteur d'eau, l'Homme à la cruche d'eau. Le passage du Soleil dans le signe du Verseau est un fait astronomique, dont n'importe qui peut obtenir la confirmation en s'informant auprès d'un observatoire quelconque ; il ne s'agit nullement d'une prophétie astrologique. Les grandes réalisations spirituelles, l'événement évolutif de cet âge, seront l'établissement de relations entre tous les peuples, qui permettront aux hommes de partout, de s'asseoir ensemble en présence du Christ et de partager le pain et le vin, symboles de la nourriture. La préparation de cette fête du partage – parlant symboliquement – est en cours ; les masses elles-mêmes s'y emploient, tandis qu'elles luttent et font des lois pour assurer la subsistance économique de leurs nations, et que le problème de l'alimentation est soumis à l'attention des législateurs du monde entier. Ce partage, qui commence par se faire sur le plan physique, s'effectuera aussi sur tous les plans des relations humaines et sera le grand don de l'Ere du Verseau à l'humanité. L'Eglise a ignoré ces choses, c'est pourquoi elle ne saurait expliquer le fait que les Juifs furent attirés par l'adoration du veau d'or, propre à l'Ere du Taureau ; que la loi juive employa le symbole du bouc émissaire dans l'Age d' "Aries" – ou du Bélier – et que les chrétiens attachèrent de l'importance au poisson, durant l'Ere et l'Age des Poissons ou Ere chrétienne.

Le Christ vint pour mettre fin aux lois juives, qui devaient avoir atteint leur apogée, et disparaître en tant que religion, au moment où le Soleil passait du signe du Bélier dans le signe des Poissons. C'est pourquoi Il s'est présenté aux Juifs comme leur Messie et s'est manifesté au sein de leur race. Le refus d'accepter le Christ comme Messie les retient, symboliquement et pratiquement, dans le signe d' "Aries", le Bouc émissaire ; symboliquement encore, ils devront passer par le stade des Poissons et reconnaître leur Messie, lorsqu'Il reviendra dans le signe du Verseau, faute de quoi ils répéteront leur ancien péché en se refusant au processus évolutif. Dans le désert, ils rejetèrent ce qui était neuf et spirituel ; ils le firent à nouveau, il y a deux mille ans en Palestine ; le referont-ils, si l'opportunité leur est ouverte ? La difficulté, chez les Juifs, est qu'ils sont satisfaits de leur religion, vieille de près de cinq mille ans et qu'ils ne témoignent que fort peu jusqu'ici du désir d'en changer.

Ayant prévu la venue de l'Ere du Verseau, le Christ nous en offrit une image symbolique, conservant ainsi pour nous, à travers les siècles, un épisode prophétique dont l'interprétation et la preuve ne peuvent se donner que de nos jours. Astronomiquement, nous ne subissons pas encore pleinement l'influence du Verseau ; nous nous dégageons à peine de l'influence des Poissons et nous ne ressentons pas encore tous les effets des énergies que libérera le Verseau.

Néanmoins, chaque année nous rapproche du Centre de forces dont l'influence principale sera d'amener la reconnaissance de l'unité essentielle de l'homme, L'instauration du principe de partage et de coopération et l'apparition de la nouvelle religion mondiale, dont la note dominante sera : l'universalité et l'initiation. S'il est vrai que le mot "initiation" signifie "entrée dans", alors il est juste de dire que l'humanité d'aujourd'hui passe par une véritable initiation, en entrant dans l'Ere du Verseau ; elle sera soumise alors aux énergies et aux forces qui briseront les barrières du séparatisme et qui amèneront la fusion de toutes les consciences humaines en cette unité qui est caractéristique de la Conscience christique.

A la Pleine Lune de juin 1945 (date si importante dans Son expérience spirituelle), le Christ assuma, en pleine connaissance de cause et de façon définie, Ses devoirs et Ses responsabilités d'Instructeur et de Chef durant le Cycle solaire du Verseau. Il est le premier des Grands. Instructeurs du Monde à couvrir deux cycles zodiacaux : les Poissons et le Verseau. Cette affirmation est facile à faire et à écrire, mais elle implique, une fois de plus, les trois modes ou techniques d'apparition, auxquels j'ai déjà fait allusion. Son amour débordant et Sa vitalité spirituelle – accrus par les énergies de l'Esprit de Paix, de l'Avatar de la Synthèse et de Bouddha – furent concentrés à nouveau et canalisés en un grand courant, "précipité" dans la manifestation (si l'on peut s'exprimer de façon si inadéquate) par les paroles de l'Invocation : "Que l'amour afflue dans le coeur des hommes... Que Lumière, Amour et Puissance restaurent le Plan sur la Terre."

Ces trois mots – Lumière, Amour et Puissance – indiquent les énergies des trois Etres qui coopèrent avec le Christ et forment derrière Lui un grand et puissant Triangle de Forces ; l'énergie de Bouddha : la Lumière, car la lumière vient toujours de l'Orient ; l'énergie de l'Esprit de Paix : l'Amour, établissant les justes rapports entre les hommes ; l'énergie de l'Avatar de la Synthèse : la Puissance, employant à la fois la lumière et l'amour. Le Christ prit Sa place au centre de ce Triangle, dès lors commença Son oeuvre de l'Ere du Verseau, laquelle se poursuivra pendant deux mille cinq cents ans. Il inaugura ainsi la Nouvelle Ere, et la nouvelle religion mondiale sur les plans spirituels intérieurs commença à prendre forme. Le mot "religion" implique relation, et l'ère des justes rapports entre les hommes, et des justes rapports avec le Royaume de Dieu, s'ouvrit. Une telle déclaration est facile à faire ; cependant, ce qu'elle implique est d'une immense portée.

A ce moment également, le Christ assuma deux nouvelles fonctions : l'une concerne le second mode de Son apparition physique, et l'autre, le mode d'adombrement. La Lumière, l'Amour et la Puissance sont déversés sur les masses et, par conséquent, le développement de la Conscience christique est constamment stimulé en elles. Par Sa présence physique, Il deviendra le Dispensateur de l'Eau de la Vie ; par l'adombrement de ceux qui sont réceptifs à Son influence et à Sa pensée concentrée, Il deviendra ce que l'on appelle techniquement Celui qui nourrit les Petits.

Comme Dispensateur de l'Eau de la Vie et comme Celui qui nourrit les Petits, Il entreprend Ses devoirs dans l'Ere du Verseau, tandis que comme centre du Triangle, Il influence la masse des hommes, les éclairant et amenant entre eux de justes relations. C'est pourquoi, pendant l'Ere qui vient, Il sera connu comme :

1. Le Point au centre du Triangle.
2. Le Dispensateur de l'Eau de la Vie.
3. Le Nourricier des Petits.


Ces trois expressions indiquent Son triple devoir envers l'humanité ainsi que le caractère spécifique de Son service pendant l'Ere du Verseau.

Considérons ces phases de Son oeuvre et essayons de comprendre le sens réel de la responsabilité que le Christ a assumée. Il est nécessaire que le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde et que les disciples le comprennent en quelque mesure s'ils doivent préparer l'humanité de façon adéquate en vue de ce retour. Beaucoup peut être fait, si les hommes cherchent à comprendre et entreprennent l'action nécessaire qui en découle.
Premièrement, comme Point au centre du Triangle, le Christ devient Celui qui éveille le coeur des hommes et qui établit de justes rapports humains, simplement en étant ce qu'Il est et en Se tenant où Il est. Il accomplit cela en transmettant à l'humanité les énergies des trois points du Triangle qui L'environne. Cette triple énergie, unifiée et impersonnelle se répandra universellement favorisant l'évolution, attirant magnétiquement les peuples et les nations les uns vers les autres, et stimulant automatiquement le désir de la synthèse, de l'unité visible et de la fusion. De même que, durant l'Ere des Poissons, s'est développée dans l'humanité une réceptivité collective à la connaissance et au principe de l'intelligence, de même l'Ere du Verseau verra naître une réceptivité collective à l'instauration de rapports justes entre les hommes, et la caractéristique de la conscience des masses sera l'expression de la bonne volonté. Il est peut-être difficile de concevoir et d'admettre cette possibilité, mais il était tout aussi difficile pour les hommes des premiers siècles de l'Ere chrétienne ou Ere des Poissons, d'imaginer les développements futurs du système d'éducation et la diffusion de la connaissance qui caractérisent notre civilisation et notre culture modernes. Les acquisitions du passé sont toujours la garantie de possibilités futures.
Comme Dispensateur de l'Eau de la Vie, Son oeuvre est très mystérieuse et difficile à comprendre. Au cours de Sa vie publique, il y a deux mille ans, Il a dit : "Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu'elles soient dans l'abondance." (Jean, X, 10.) L'aspect vie – suivant la vision du Christ – s'exprime de trois façons :

1. Comme Vie physique, nourrissant les cellules du corps. Dans chaque atome de substance, on trouve cette vie comme le point central de lumière vivante.

2. Comme Vitalité, considérée comme amour et lumière dans le coeur.Lorsque cette vitalité est présente et s'exprime, l'atome humain devient une partie de la Hiérarchie spirituelle.

3. Comme Vie surabondante. Cette vie peut être reconnue comme lumière, amour et puissance à l'intérieur et au-dessus de la tête du disciple du Christ. Cette vie abondante lui permet de collaborer, non seulement avec l'Humanité et avec la Hiérarchie spirituelle, mais également avec "Shamballa" lui-même, le centre de la vie dans sa plus pure essence.

Si nous disons que la Vie est cette qualité qui caractérise ce qui est vivant (en anglais : livingness) qui rend capable, ces mots ne veulent pas dire grandchose, n'est-il pas vrai ? Si, pourtant le terme livingness se rapporte à la vie sur le plan physique à la vie spirituelle du disciple et au vivant dessein de Dieu, alors une faible lueur se fait jour sur l'oeuvre prodigieuse entreprise par le Christ dans le passé, et prévue par Lui comme Sa responsabilité future. Le Christ peut employer les énergies définies par les mots "Vie surabondante", car durant l'Ere du Verseau, elles libéreront d'une manière dynamique et inconnue jusqu'ici les énergies nouvelles, nécessaires à la restauration et à la résurrection. Cette énergie nouvelle est la "force qui produit l'universalité" ; elle concerne l'avenir. Cet influx de l'énergie du Verseau est l'un des facteurs qui permettront au Christ de compléter Sa tâche de Sauveur et d'lnstructeur du Monde. Ce fut en juin 1945 qu'Il s'engagea à accomplir de façon définie Son devoir de Distributeur, de Nourricier et de dispensateur, et qu'Il assuma ses responsabilités de Précurseur et d'Instructeur de l'Ere du Verseau.

Comme Nourricier des Petits, le Christ stimule la conscience de ses disciples tandis qu'ils se préparent à l'initiation ou à acquérir une plus profonde conscience spirituelle. Le résultat de son irradiation du Triangle sur les masses sera l'institution – comme cérémonie fondamentale de la nouvelle religion mondiale – de la première initiation, la naissance du Christ dans les profondeurs du coeur. Grâce à cette cérémonie, les masses de tous les pays seront susceptibles de percevoir consciemment "la naissance du Christ dans le coeur", et la nouvelle naissance à laquelle le Christ Lui-même fit allusion.

(Jean, III, 3.) C'est cette nouvelle naissance que les ésotéristes appellent la "première initiation". Vers la fin de l'Ere du Verseau, cette expérience ne sera plus réservée à quelques rares disciples, mais deviendra celle de milliers d'hommes. Les eaux purificatrices de l'Initiation du Baptême (la seconde initiation) baptiseront alors des centaines d'aspirants de nombreux pays, et ces deux initiations (préparatoires au service véritable et à la troisième initiation, celle de la Transfiguration) marqueront l'achèvement de la mission du Christ en tant que Représentant du Grand Triangle spirituel.
La tâche principale du Christ consiste pourtant à nourrir la conscience et la vie spirituelle des disciples, de ceux qui sont résolument engagés dans la voie spirituelle et des centaines de milliers d'hommes avancés de telle sorte qu'ils soient susceptibles de recevoir la troisième et la quatrième initiation – celle de la Transfiguration et celle de la Renonciation (ou Crucifixion).
Comme le savent les ésotéristes, l'expression "les Petits" indique les disciples qui sont "des nouveaux-nés en Christ" (comme le dit le Nouveau Testament) et qui ont reçu les deux premières initiations, celle de la Naissance et celle du Baptême. Ils sont conscients de l'aspiration spirituelle, qui indique que le Christ est vivant dans leurs coeurs, et ils se sont soumis aux processus de purification qui culminent dans les eaux baptismales. Le Christ doit préparer ces aspirants aux initiations supérieures, les nourrir et les aider afin qu'ils puissent se tenir devant l'Unique Initiateur et devenir des piliers du Temple de Dieu, c'est-à-dire des agents de la Hiérarchie spirituelle, et par conséquent des disciples actifs.
Lorsqu'il y a vingt siècles le Christ était en Palestine, Il a dit : "Nul ne vient au Père que par moi." (Jean, XIV, 6.) C'était une prophétie de l'oeuvre qu'Il aurait à accomplir durant l'Ere du Verseau. Aux deux premières initiations, les aspirants (préparés par des disciples avancés) se présentent devant le Christ, Qui leur confère ces deux initiations ; mais, par ces paroles, Il fait allusion à des degrés plus élevés de développement. Grâce à ces deux initiations, conférées par le Christ, le disciple devient un agent de l'Amour de Dieu ; grâce aux initiations supérieures, il devient graduellement un agent de la Volonté de Dieu. Le premier groupe connaît et comprend la seconde strophe de l'Invocation : "Du point d'Amour dans le Coeur de Dieu, que l'amour afflue dans le coeur des hommes" ; le second groupe, que le Christ Lui-même (durant l'Ere du Verseau) "nourrira" et préparera, comprendra le sens de la troisième strophe : "Du Centre où la Volonté de Dieu est connue, que le Dessein divin guide le faible vouloir des hommes. "
Pendant l'Ere des Poissons, le Christ eut pour tâche de relier l'humanité à la Hiérarchie de la planète ; pendant l'Ere du Verseau, Son oeuvre sera de relier ce groupe, qui se développe rapidement, au Centre supérieur où l'Initié entre en contact avec le Père, reconnaît qu'il est un Fils de Dieu et peut connaître le Plan divin. Grâce à l'activité future du Christ, les trois aspects du divin – l'lntelligence ou Esprit universel, l'Amour et la Volonté – reconnus par toutes les religions (y compris le christianisme) seront consciemment développés dans l'humanité, et il s'établira entre elle, la Hiérarchie et le "Centre où la Volonté de Dieu est connue" un contact plus conscient et plus intime.

A mesure que l'humanité développera son intelligence, elle s'approchera du Royaume des Cieux par une voie plus scientifique et abandonnera peu à peu la voie mystique ; les règles d'admission à ce Royaume deviendront extérieures ; les lois gouvernant le centre le plus élevé de la Volonté divine seront également révélées à ceux qui font partie du Royaume de Dieu, et tout ceci se produira sous la direction du Christ, après Sa réapparition parmi les hommes. La tâche principale de Sa mission sera alors de rendre l'humanité réceptive à l'influence spirituelle et de développer à grande échelle, la perception intuitive – faculté qui est en fait fort rare aujourd'hui. Lors de Sa première venue, Il évoqua de l'humanité une réponse graduelle à la vérité et à la compréhension mentale. C'est pourquoi, à la fin du Cycle qu'Il inaugura il y a deux mille ans, nous avons des doctrines bien formulées, et un développement intellectuel ou mental largement répandu.



_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 14:39





LE CHRIST, LIBÉRATEUR D'ÉNERGIE




Pendant les trois premiers mois de la période de crise spirituelle que traversèrent le Christ et la Hiérarchie, et qui se termina par l'annonce de Sa décision, certaines grandes énergies ou principaux courants de force, furent mis à la disposition du Christ et de Ses disciples.

Aujourd'hui, le fait que l'énergie est la Substance de Base de l'univers, que toutes les formes de vie sont des formes d'énergie, vivant au sein de plus grandes formes d'énergie, et que toutes ces formes – grandes ou petites – se servent d'énergie et agissent comme distributeurs d'énergie, est un fait bien connu et généralement admis par les penseurs et les intellectuels.

La parole prononcée ou écrite, l'action motivée, sont des expressions d'énergie ; elles en produisent la diffusion et suscitent des activités qui, à leur tour, expriment et distribuent de l'énergie. Les gouvernements, les Églises, les organisations et les groupes sont tous des distributeurs et des réservoirs d'énergie. L'humanité elle même est un grand centre d'énergie qui affecte tous les règnes inférieurs et qui constitue également en elle-même tout un système d'énergies reliées les unes aux autres. Il en est ainsi de l'individu qui, par ses actes et ses paroles, emploie de l'énergie, produit des effets qui sont également de l'énergie et agit comme distributeur d'énergie. L'individu peu évolué ne sait rien de tout cela, et la quantité d'énergie qu'il utilise est relativement insignifiante. A mesure que l'évolution progresse et que des individus, hommes et femmes, acquièrent une certaine puissance et développent leurs facultés d'expression, l'emploi qu'ils font de l'énergie est fréquemment d'une grande importance ; ils deviennent des centres dynamiques distributeurs d'énergie et leurs paroles, leurs écrits et leurs actes produisent de vastes effets et des résultats importants. La Hiérarchie est un grand centre d'énergie et, à travers le Christ, Son énergie atteint l'humanité ; c'est là le sens de Ses paroles : "Je suis venu afin qu'ils aient la vie". Vie et énergie sont des termes synonymes.

Pendant la guerre (1914-1945), le Christ et la Hiérarchie contemplèrent un monde à l'agonie ; hommes et formes mouraient de toutes parts ; des idéaux, des organisations et des groupes périmés disparaissaient et le spectre de la mort se dressait de tous côtés. La destruction ravageait le monde phénoménal, aussi bien que les mondes plus subtils du sentiment et de la pensée ; la vie se retira et l'anéantissement s'ensuivit. Le problème du Christ et de Ses disciples était d'empêcher que ce qui était vieux et indésirable ne fût revivifié. Leur tâche n'était pas de ressusciter ce qui était mort et inutile, mais l'occasion qui se présentait à eux et leur responsabilité consistaient à diriger l'afflux de vie et d'énergie permettant de reconstruire à neuf, et de produire un monde nouveau et une nouvelle civilisation.

Les forces réactionnaires du monde – politiques et religieuses – désiraient la résurrection des formes mortes et périmées ; elles s'opposèrent de toute leur influence (un autre terme pour parler d'énergie) à tout ce qui était neuf. Cette opposition persiste toujours. Les forces progressistes luttent uniquement pour ce qui est neuf et ne cherchent à conserver aucune des formes anciennes, fussent-elles encore capables de servir un but utile. Leur rejet énergique de tout ce qui appartient au passé et l'énergie destructrice qu'elles dirigent contre tout ce qui est de l'ancien régime font également obstacle aux efforts de la Hiérarchie. Ces forces progressistes représentent certainement un espoir, mais elles manquent malheureusement d'habileté dans l'action et elles manifestent pour la destruction un goût trop prononcé.

Le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde se tient fermement sur "le Noble Chemin du Milieu"
(comme l'appelle le Bouddha) et cherche à enterrer décemment les vieilles formes et à instaurer ce qui est nouveau tout en rétablissant ce qui, dans le passé, s'est révélé utile et bon et pourrait constituer le germe vivant d'une création nouvelle.

A la Pleine Lune d'avril 1945, pendant la période de Pâques, c'est-à-dire environ cinq semaines, les Forces de la Restauration se mirent à l'oeuvre, opérant d'abord sur les plans plus subtils de l'expérience humaine. Ce type d'énergie est particulièrement créateur et apporte "la vie qui produit la naissance des formes". Elle afflua dans la Hiérarchie, par l'intermédiaire de certains Maîtres et de leurs groupes de disciples, et fut immédiatement transmise par Eux à l'humanité entière. Cette énergie est une énergie globale et se rapporte à la stimulation de l'intelligence collective ; il ne s'agit pas de l'énergie dont nous avons parlé précédemment et qui s'applique à la Conscience christique dans l'homme, c'est actuellement l'énergie qui pousse les hommes à penser, à faire des plans et à entrer en action. Elle ne produit ni bons ni mauvais résultats, mais stimule simplement l'intelligence des hommes, afin qu'ils puissent agir avec discernement. Cette action est nécessairement conditionnée par le type mental de l'homme qui est réceptif à ces forces de restauration, par son degré d'évolution, sa race, sa nationalité, ses traditions, sa religion et sa civilisation particulières. En ce moment, ces forces sont actives dans tous les pays ; au début, elles provoquent souvent des difficultés accrues, mais à la longue elles produiront la réorganisation de la vie nationale et planétaire. Leurs effets seront d'abord physiques ; elles créeront un nouveau monde dans lequel toute trace de guerre aura disparu, où la santé des hommes et des animaux sera améliorée et où des villes et des villages seront reconstruits. Le but de ces forces est de créer une nouvelle terre avec toutes les manifestations extérieures d'un afflux de vie nouvelle.

Faisant suite à cet afflux, à la Pleine Lune du Bouddha, en mai 1945, les forces d'illumination devinrent actives et la lumière commença à affluer dans les esprits des hommes. Ce sont en réalité ces énergies qui initient la nouvelle éducation mondiale. Elles affectent, en premier lieu, les grands mouvements d'éducation, les assemblées publiques dans tous les pays et les émissions de la radio et le cinéma ; d'autres affectent profondément la presse, les éditeurs d'oeuvres littéraires, les conférenciers, les écrivains, les commentateurs à la radio, les journalistes et les travailleurs sociaux. Ces effets ne sont peut-être pas encore très apparents, en raison du peu de temps qui s'est écoulé depuis 1945, mais tous ces mouvements et tous ces travailleurs sont aujourd'hui le réceptacle des énergies d'illumination, pour autant qu'ils soient disposés à saisir les idées nouvelles. Ils sont les gardiens et les distributeurs de cette énergie ; ils la canalisent et la dirigent de telle sorte que les masses de tous les pays en subissent l'influence. Dans toutes les religions du monde, des hommes d'église à tendances progressistes et libérales réagissent également à cette énergie, mais leur action est grandement handicapée par l'esprit réactionnaire du milieu dans lequel ils travaillent, et leur tâche est presque impossible.

Ces énergies illuminatrices atteignent l'humanité par l'intermédiaire du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde qui est très réceptif à leur influence et qui se trouve bien placé pour les distribuer, étant donné que ses activités s'étendent à tous les domaines mentionnés plus haut.
Les forces de restauration sont reliées à l'Esprit de Dieu, et elles en émanent ; elles se rattachent au principe de l'intelligence de la nature divine.

L'intellect est ce divin aspect qui distingue l'homme de toutes les autres formes dans la nature. Les forces de l'illumination émanent du coeur de Dieu et sont reliées à la compréhension divine ; elles peuvent par conséquent atteindre et fortifier tous ceux qui aiment et servent leurs frères. Cette énergie est celle du second aspect ou principe de la divinité, l'Amour-Sagesse, dont le Bouddha et le Christ sont les deux suprêmes expressions divines. C'est principalement à travers Eux et leurs disciples, ou à travers les Maîtres qui suivent la même ligne d'expression divine, que ces énergies, canalisées par le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, atteignent l'humanité.

Le Christ et le Bouddha unirent, dans Leur perfection, la Voie de l'Intelligence et la Voie du Coeur, et Ils s'élèvent au-dessus de Leurs forces de toute la hauteur de Leurs réalisations. Leur influence s'étendit sur des hémisphères entiers et pendant des siècles, alors que d'autres Fils de Dieu, de moindre importance, influencèrent des nations durant une période plus limitée.

Ils ont encore à compléter Leur oeuvre, bien que cette tâche concerne moins les formes qui expriment les divins principes dont Ils furent les Messagers – la Lumière et l'Amour – que les âmes qui ont évolué par l'application de ces principes.

En juin 1945, le Christ mit en mouvement les forces de reconstruction rattachées à l'aspect Volonté de la divinité, aspect qui demeure jusqu'à présent le moins puissant des trois courants d'énergie libérés pendant les trois fêtes de la Pleine Lune de l'année 1945. Ces forces de reconstruction affectent principalement ces entités que nous appelons les nations. La Hiérarchie cherche en ce moment à les canaliser dans l'Organisation des Nations Unies ; l'emploi qui sera fait de ces énergies impersonnelles dépend de la qualité et de la nature de la nation qui les reçoit, de son degré d'illumination et de son point d'évolution. Les nations sont aujourd'hui l'expression de l'égocentrisme collectif des peuples et de leur instinct de conservation. Ces énergies peuvent par conséquent intensifier cet aspect de leur vie. Elles peuvent néanmoins, et en dépit de cela, augmenter la puissance du but que les Nations Unies présentent théoriquement aux hommes.

L'objectif principal de la Hiérarchie est de distribuer ces énergies constructives, synthétisantes, de telle sorte que la théorie de l'unité puisse, petit à petit, être mise en pratique, et que le qualificatif "Unies" prenne toute sa valeur. C'est à ce type d'énergie que l'Avatar de la Synthèse est particulièrement relié. Avec l'aide du Christ, Il transmettra à l'humanité quelque chose qui n'a pas encore de nom. Ce n'est ni l'amour ni la volonté tels que nous les comprenons. Seule une périphrase peut nous en donner quelque idée : ce sera "le principe de l'intention dirigée" .

Ce principe implique trois choses :

1. La compréhension – intuitive et spirituellement instinctive, mais interprétée avec intelligence – du Plan, tel qu'il peut être exécuté dans un proche avenir, par le Christ et Ses disciples.

2. L'intention concentrée, basée sur ce qui précède et mettant l'accent sur un aspect de la volonté jusqu'ici encore non développé chez l'homme.

3. La capacité de diriger l'énergie (à dessein, et en connaissance de cause) vers une fin reconnue et désirée, en surmontant tous les obstacles et en détruisant tout ce qui barre la route. Il ne s'agit pas de la destruction des formes par la force, comme elle fut imposée au monde dernièrement, mais d'une destruction résultant d'une forte intensification de la vie, à l'intérieur de la forme.

Ces principes divins n'ont pour nous aujourd'hui que fort peu de sens, car il s'agit de mystères majeurs. Un mystère reste un mystère tant que règnent l'ignorance et l'incrédulité. Il n'y a pas de mystère là où il y a connaissance et foi. Tout ce que nous savons pour le moment, c'est que le Christ réunira et fusionnera en Lui-même trois principes divins ; lorsqu'Il apparaîtra, "la lumière qui a toujours été apparaîtra ; l'amour qui ne connaît pas de fin sera réalisé et le rayonnement caché jaillira en manifestation". Nous aurons alors un monde nouveau, un monde qui exprimera la lumière, l'amour et la connaissance de Dieu dans une révélation toujours croissante.

La beauté de cette synthèse que réalisera le Christ et la merveille de l'occasion qui se présente ne sauraient nous échapper. De Grandes Forces se tiennent prêtes, sous une puissante direction spirituelle, à se précipiter dans ce monde chaotique, en proie à la confusion, au désarroi et cependant, rempli d'aspirations et d'espérance. Ces groupes d'énergies sont prêts à être concentrés et distribués par la Hiérarchie, et cette Hiérarchie, sous la direction de Son Grand Chef, le Christ, est en ce moment plus proche de l'humanité qu'elle ne l'a jamais été au cours de l'histoire. Dans tous les pays, les membres du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde sont attentifs aux directives de la Hiérarchie, unis dans leur idéalisme, leurs buts humanitaires, leur réceptivité aux influences spirituelles, la similitude de leurs buts intérieurs, leur amour du prochain et leur dévouement désintéressé au service d'autrui. On trouve aussi partout des hommes et des femmes de bonne volonté, prêts à se laisser guider en vue d'une activité constructrice, et à devenir capables, grâce à une formation graduelle, d'établir entre les hommes ces justes rapports qui n'ont en réalité jamais existé jusqu'à présent.

Ainsi, depuis l'Etre spirituel le plus élevé de notre planète, en passant par la hiérarchie des groupes spirituels d'hommes illuminés et parfaits qui travaillent sur les plans intérieurs, jusque dans le monde extérieur de l'existence quotidienne, où servent des hommes et des femmes qui aiment et qui pensent, s'écoule le courant de la vie nouvelle. Le Plan est prêt à être exécuté intelligemment ; les travailleurs sont là et la puissance d'action est proportionnée au besoin. Par dessus tout, la hiérarchie veille, et le Christ est prêt à paraître et à porter témoignage à la vérité.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 14:51






L ÉTABLISSEMENT DE JUSTES RAPPORTS ENTRE LES HOMMES




On parle beaucoup aujourd'hui de "justes rapports entre les hommes" ; on se rend de plus en plus compte qu'il s'agit d'un besoin fondamental de l'humanité et qu'en eux réside le seul espoir d'un avenir de paix et de sécurité.

Les relations humaines sont à tel point faussées que chaque domaine de la vie est dans un état de trouble et de confusion ; tous les aspects de vie quotidienne en sont affectés : la vie de famille, la vie sociale, les relations d'affaires, les contacts religieux et politiques, L'action gouvernementale et la vie habituelle de tous les peuples, y compris tout le domaine des relations internationales. Partout on trouve la haine, la rivalité, le manque d'harmonie, la lutte des partis, L'infamie et le scandale, une profonde méfiance entre individus, et entre nations, entre le capital et le travail et au sein des nombreuses sectes, églises et religions. La différence entre une secte et une église n'est, après tout, qu'une question de degré et de préséance historique, d'interprétation et d'adhésion fanatique de quelque vérité favorite et toujours exclusive, ce qui est contraire à l'enseignement chrétien. Nulle part il n'y a aujourd'hui de paix ni de compréhension ; seule, une petite minorité, en comparaison de la population terrestre, lutte pour établir les conditions qui permettent des rapports heureux et pacifiques.

La force de cette minorité, luttant pour la paix et de justes rapports, vient de ce que ce qu'elle cherche à accomplir est conforme au but et au dessein divins. C'est dans ce chaos de conflits, de luttes et de rivalités d'intérêts que le Christ projette de réapparaître. Je voudrais attirer votre attention sur l'horreur de la situation qu'Il doit affronter et sur la nécessité d'amener un peu d'ordre dans le monde, d'énoncer certains principes de base qui devront être acceptés au moins partiellement avant qu'Il puisse venir faire oeuvre utile parmi les hommes. S'Il devait venir immédiatement, Sa voix ne serait pas entendue, tant est grand le bruit des querelles humaines ; s'Il cherchait à attirer l'attention des hommes, fût-ce par le son des trompettes, selon la prophétie (Matt. 24, 31), Il serait simplement considéré comme l'un de ceux qui se font de la publicité ; Il attirerait tout d'abord ceux qui sont naturellement en harmonie avec Son message, mais aussi le troupeau de crédules et des naïfs qui accourt vers n'importe quel instructeur, quel que soit son enseignement. La majorité des hommes est encore trop affamée, trop ébranlée psychiquement, trop désorientée et angoissée, trop inquiète de son avenir, de sa liberté et de sa sécurité, pour être en état de L'écouter.
Nous pouvons être certains qu'Il ne viendra pas en héros conquérant, comme les hommes ont été amenés à le croire par les interprétations des théologiens ; car on ne pourrait alors L'identifier sous cet aspect et Il serait simplement considéré comme un nouveau héros militaire, et de ceux-là, nous en avons eu plus qu'il ne nous en fallait. Il ne viendra pas comme Messie des Juifs, pour sauver la soi-disant Terre sainte et la cité de Jérusalem en faveur des Juifs, parce qu'Il appartient au monde entier et que ni Israël ni aucun autre peuple n'ont le droit ou le privilège de prétendre qu'Il leur appartient en propre.

Il ne viendra pas davantage convertir le monde des "païens" car, aux yeux du Christ et de Ses vrais disciples, un tel monde n'existe pas. Ces soi-disant païens ont d'ailleurs causé historiquement moins de mal et provoqué moins de conflits tragiques que ne l'a fait le monde chrétien militant.
L'histoire des nations et de l'Église chrétiennes est celle d'une agressivité militante, la dernière chose que le Christ désira lorsqu'Il chercha à établir l'Église sur la terre.

Lors de Sa venue, Il déclara (et Ses paroles ont été tragiquement interprétées) : "Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée." (Matt., X, 34.) Ceci sera particulièrement exact pendant les premiers temps de Son avènement. Son épée est celle de l'Esprit ; c'est cette épée qui sépare la véritable spiritualité de l'habituel matérialisme. L'effet principal de Sa réapparition sera certainement de démontrer partout les résultats d'un inclusivisme qui sera canalisé et exprimé à travers Lui. Tous ceux qui cherchent à établir de justes rapports entre les hommes se rassembleront automatiquement autour de Lui, qu'ils appartiennent ou non aux grandes religions mondiales ; tous ceux qui ne voient pas de différence réelle et fondamentale entre les religions, entre les hommes et entre les nations, se rallieront autour de Lui ; ceux qui sont exclusifs et séparatistes seront tous automatiquement démasqués, et tous les hommes les connaîtront tels qu'ils sont. L'épée tranchante de l'Esprit apportera la révélation – sans causer de blessures – et indiquera les premiers pas à faire, en vue de la régénération humaine.

Etant donné Sa position, conséquence du point culminant au centre du Triangle ésotérique formé par Bouddha, L'Esprit de la Paix et l'Avatar de la Synthèse, le Christ pourra irradier une puissance telle que la distinction entre l'amour et la haine, la domination et la liberté, l'avidité et le partage, et par conséquent entre le bien et le mal apparaîtra clairement aux yeux et à l'esprit de tous les hommes.

L'invocation : "Que du point d'Amour dans le Coeur de Dieu, l'amour afflue dans le coeur des hommes", se réalisera pleinement. Le Christ libérera dans le monde des hommes la puissance et l'énergie spécifiques de l'amour intuitif. Les résultats de la distribution de cette énergie d'amour seront doubles :

1. Dans tous les pays du monde un nombre incalculable d'hommes et de femmes se grouperont pour la promotion de la bonne volonté et la création de justes rapports entre les hommes. Leur nombre s'accroîtra à tel point que la minorité relativement peu importante qu'ils constituent aujourd'hui deviendra la force la plus puissante et la plus influente du monde. Grâce à eux, le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde pourra travailler avec succès.

2. Cette énergie active de l'amour compréhensif suscitera une violente réaction contre la puissance de la haine. Haïr, séparer et exclure seront considérés comme le seul péché, car on reconnaîtra que tous les péchés, établis et considérés aujourd'hui comme tels, dérivent uniquement de la haine ou de son produit, la conscience antisociale.

La haine, avec toutes ses conséquences, constitue le véritable péché contre le Saint-Esprit, au sujet duquel les commentateurs ont tant discuté, sans arriver, dans leur étroitesse, à la simplicité et à la véritable définition. L'influence spirituelle de la Hiérarchie, concentrée par le Christ et par Ses disciples actifs, sera si puissante, l'utilité pratique et le naturel des justes rapports entre les hommes deviendront si évidents que les affaires mondiales s'harmoniseront rapidement et la nouvelle ère de bonne volonté et de paix sera inaugurée. La nouvelle culture et la nouvelle civilisation seront alors possibles.

Ceci n'est point un tableau de nature optimiste, mystique et irréalisable. Il n'est pas basé sur une aspiration utopique ou sur un espoir aveugle. Maintenant déjà, les disciples du Christ prêchent la doctrine des justes rapports entre les hommes ; des hommes et des femmes de bonne volonté s'efforcent de démontrer que seule la bonne volonté amènera la paix dans la vie internationale.

La vraie "vie" que le Christ révélera aux penseurs du monde ne comporte aucun exclusivisme, aucun séparatisme, parce que cette "vie plus abondante" qu'Il cherche à nous communiquer est un courant libre et fort qui balaye les obstacles et les barrières, établissant une libre circulation de la vérité et de la vie qui ont toutes deux l'amour pour qualité essentielle. Toutes les religions du monde ont affirmé que, par essence, Dieu est Amour, Vie et Intelligence. Cette Vie porte en soi les qualités essentielles de la Volonté et de l'Amour de Dieu. Toutes deux sont d'égale importance, puisque cette Volonté est qualifiée par l'Amour. Jusqu'à présent les hommes n'ont rien su, si ce n'est de façon vague et théorique, de la nature réelle de la vie, chargée d'énergie, d'amour et de volonté. La réapparition du Christ établira le fait de cette Vie divine ; l'oeuvre qu'Il accomplira, avec l'aide de Ses disciples, démontrera l'Amour et le Dessein divins sous-jacents à toute expérience phénoménale.

L'établissement de justes rapports humains pour l'humanité est un aspect de la Volonté de Dieu et est le prochain aspect de l'expression divine qui doit se manifester dans les affaires humaines individuelles, sociales, nationales et internationales. Rien n'a jamais pu entraver définitivement cette expression divine, qui ne peut être que retardée par le facteur temps, lequel est déterminé par l'humanité et est une expression du libre arbitre divin. Cette expression peut se produire rapidement ou lentement, suivant la décision de l'homme ; jusqu'à présent, il a choisi une lente, très lente manifestation. C'est ici que se révèle le libre arbitre de l'homme. Parce que la divinité est immanente ou présente dans toutes les formes, et par conséquent chez tous les êtres humains, cette Volonté doit finalement s'accomplir ; à cause de l'intention terriblement matérialiste (au sens ésotérique) de toute forme, actuellement, l'expression de cette Volonté a été jusqu'ici retardée ; l'homme n'a pas manifesté la volonté d'établir de justes rapports humains. De là sont nés la discipline de la guerre, la torture des formes et le malheur présent de l'existence humaine.

Ces facteurs produisent une transformation profonde et générale dont les indices sont facilement décelables pour ceux qui sont orientés spirituellement. Ceux-ci répètent constamment les paroles prononcées par le Christ au jardin de Gethsémani : "Que Ta volonté soit faite." (Matt., XX VI, 39.) Ils le disent dans l'ignorance et souvent sans espoir ; néanmoins, cela indique un processus général de réorientation spirituelle, de soumission et d'acceptation. Le Christ a montré cette soumission lorsqu'Il a dit : "Je suis descendu du Ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé." (Jean, VI, 38.) Il prouva Son acceptation lorsqu'Il s'écria : "Père, non pas ma volonté, mais la Tienne." Dans un acte de soumission, on se soumet sans comprendre, à des circonstances dont on reconnaît le caractère inéluctable. L'acceptation marque un grand progrès en ce qu'elle implique une compréhension intelligente. Toutes les deux admettent la réalité d'une Volonté divine se manifestant dans la vie de l'humanité d'aujourd'hui ; toutes deux préparent à la reconnaissance de l'oeuvre du Christ, qui sera d'établir de justes rapports humains. A. présent, la soumission de l'humanité à la Volonté divine est une soumission négative ; la véritable soumission est une attitude positive d'expectative spirituelle, conduisant finalement à une acceptation positive.

On constate également une attente spirituelle, dont l'intensification incombe au Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. Ceux-ci doivent aussi développer la soumission spirituelle et l'acceptation intelligente dans les masses qui, normalement, se divisent en deux catégories exprimant ces deux attitudes ; la soumission, l'acceptation et l'expectative sont latentes en tout être humain. Ce sont ces trois potentialités divines qui permettront à l'homme de répondre au message du Christ ; et le sacrifice désintéressé, les concessions intelligentes et la compréhension des nombreux et divers points de vue – toutes choses nécessaires à l'établissement des justes rapports – seront par conséquent bien plus faciles à réaliser.

Il nous serait utile à tous de réfléchir sur le sens des mots : soumission et acceptation. L'établissement de justes rapports humains nécessite le détachement, le renoncement, la soumission à la réalité des faits et l'acceptation obéissante de la Loi divine. Ce sont là les choses que le Christ manifestait sur terre auparavant et qu'Il aidera l'humanité à accepter avec enthousiasme et compréhension, réalisant ainsi son bonheur. Le bonheur est une leçon difficile à apprendre ; c'est, pour l'humanité, une expérience toute nouvelle et le Christ devra enseigner aux hommes à savoir être heureux, à surmonter l'ancienne habitude de la souffrance, et à connaître ainsi la signification de la joie véritable.

Cependant, le Christ ne viendra pas uniquement pour apprendre aux hommes la nécessité de justes rapports ; Il viendra leur enseigner le moyen de les établir efficacement par eux-mêmes.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 14:58






LE CHRIST ENSEIGNERA LA LOI DE LA RÉINCARNATION




Cette Loi est le corollaire majeur de la Loi d'évolution. En Occident, elle n'a jamais été bien comprise et, en Orient, où elle est admise comme une loi de la vie, elle n'a été d'aucune utilité, parce qu'elle y a produit un effet léthargique et qu'elle a retardé le progrès. L'Oriental considère qu'elle lui donne tout le temps voulu et renonce à tout effort pour atteindre au but. Le chrétien confond la Loi de la Réincarnation avec la "métempsycose", et il croit fréquemment qu'elle signifie le passage d'êtres humains dans des corps d'animaux ou dans des formes de la vie inférieure. Il n'en est pas du tout ainsi. La Vie divine progresse de forme en forme, et évolue graduellement des formes minérales aux formes végétales, et des formes végétales aux formes animales.

Du stade animal, la Vie divine passe dans le règne humain et devient sujette à la Loi de la Réincarnation et non à la Loi de la Métempsycose. A ceux qui savent quelque chose de la Loi des Renaissances ou de la Réincarnation, l'erreur paraît ridicule.

La doctrine ou théorie de la Réincarnation scandalise le chrétien orthodoxe ; pourtant, si on lui pose la question que les disciples posèrent au Christ, à propos de l'aveugle-né : "Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ?" (Jean, IX, 2), il refuse d'admettre ce que la phrase implique, ou bien il s'amuse ou s'effraye suivant les cas. La façon dont l'occultiste ou le théosophe moyens présentèrent la doctrine de la Réincarnation fut, dans son ensemble, déplorable, parce que maladroite. Le mieux qu'on en puisse dire est qu'elle familiarisa le grand public avec l'idée ; néanmoins, présentée de façon plus intelligente, elle aurait pu être généralement acceptée en Occident.

S'il est vrai que l'établissement de justes relations humaines sera le but principal de l'enseignement universel du Christ, l'élément primordial de cet enseignement devra être la Loi de la Réincarnation. Ceci est inévitable, parce que cette Loi apporte la solution de tous les problèmes humains et la réponse à bien des questions.

Cette doctrine sera l'une des notes fondamentales de la nouvelle religion universelle ; elle éclairera les problèmes de ce monde et permettra de mieux les comprendre. Lorsque le Christ vint en Palestine, Il insista sur l'existence de l'âme et sur la valeur de l'individu. Il apprit aux hommes qu'ils pouvaient être sauvés par la vie de l'âme et par le Christ intérieur présent dans chaque coeur humain. Il déclara aussi que : "si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu." (Jean, III, 3.) Seules, les âmes peuvent appartenir à ce Royaume de Dieu et c'est cette fonction privilégiée qu'Il présenta pour la première fois devant l'humanité, offrant aux hommes la vision d'une divine possibilité. Il leur dit : "Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait." (Matt., V, 48.) Cette fois, Il apprendra aux hommes la méthode par laquelle cette possibilité peut devenir un fait accompli, par le constant retour de l'âme qui s'incarne à l'école de la vie sur terre, pour y subir le processus de perfectionnement dont Il fut l'exemple suprême. Telle est la signification et l'enseignement de la Réincarnation. Dane Rudhyar, dans son livre New Mansions for New Men 4, page 123, donne une définition satisfaisante de ce mystérieux processus cosmique et humain. Il dit que "la structure individuelle de la nouvelle manifestation est nécessairement conditionnée par l'inachèvement du passé, par les restes et les échecs de ce passé, tels qu'ils sont conservés dans les annales de la nature, dans la mémoire de la substance universelle". L'histoire de toute vie – la vôtre, la mienne et celle de toute créature – est contenue dans ces quelques paroles.

Il est nécessaire de rappeler que presque tous les groupes et textes occultes ont ridiculement mis l'accent sur les incarnations passées et sur la possibilité d'en retrouver le souvenir. Ces prétentions ne reposent sur aucune preuve raisonnable ; chacun peut dire ou prétendre ce qu'il veut. Cet enseignement a été basé sur des règles imaginaires, qui sont supposées gouverner l'équation temps et l'intervalle entre deux vies en oubliant toutefois que le temps est une Nouvelles demeures pour des Hommes nouveaux.faculté de la conscience cérébrale et que, en dehors du cerveau, il n'existe pas.

L'accent a toujours été mis sur une présentation imaginaire des rapports réciproques. L'enseignement qui a été donné jusqu'ici quant à la Réincarnation a fait plus de mal que de bien. Un seul facteur demeure valable :

le principe de la Réincarnation est, en ce moment, discuté par beaucoup et accepté par des milliers d'individus.

Au-delà du fait qu'une telle Loi existe, nous ne savons que fort peu de chose, et ceux qui connaissent, par expérience, l'exacte nature de ce retour, se refusent catégoriquement à accepter les détails fantaisistes et improbables fournis par certains groupes théosophiques et occultes.
La Loi existe ; des détails de son fonctionnement, nous ignorons tout, jusqu'à présent. Seules quelques affirmations peuvent être faites avec certitude, et celles-ci excluent toute contradiction :

1. La Loi de la Réincarnation est une grande Loi naturelle sur notre planète.
2. C'est un processus, institué et poursuivi selon la Loi d'Evolution.
3. Elle est intimement reliée a la Loi de Cause et Effet et conditionnée par elle.
4. C'est un processus de développement progressif, permettant à l'homme de passer de la forme la plus grossière du matérialisme irréfléchi à une perfection spirituelle et à une perception intelligente qui le rendront apte à devenir membre du Royaume de Dieu.
5. Elle explique les différences qui existent entre les hommes et – en relation avec la Loi de Cause et Effet (appelée en Orient la Loi du Karma) – elle fait comprendre les différences de circonstances et d'attitudes devant la vie.
6. Elle est l'expression de l'aspect volonté de l'âme, et non le résultat d'une décision de la forme. C'est l'âme, en toutes les formes, qui se réincarne, qui choisit et construit les véhicules physiques, affectifs (ou des émotions) et mentaux, grâce auxquels elle pourra apprendre les prochaines leçons nécessaires à son évolution.
7. La Loi de la Réincarnation – en ce qui concerne l'humanité – entre en activité sur le plan de l'âme. L'incarnation est motivée et dirigée du niveau de l'âme, sur le plan mental.
8. Les âmes s'incarnent en groupe, cycliquement, selon la Loi, dans le but de parvenir à de justes relations avec Dieu et avec les hommes.
9. Le développement progressif, suivant la Loi de la Réincarnation, est largement conditionné par le principe mental, car "selon ce qu'un homme pense dans son coeur, c'est là ce qu'il est". Ces quelques paroles méritent d'être considérées avec la plus grande attention.
10. Sous l'effet de la Loi de la Réincarnation, l'homme développe lentement son intelligence, ensuite, l'esprit commence à dominer la nature affective et, finalement, révèle à l'homme l'âme, sa nature et sa sphère d'existence.
11. A ce point de son développement, l'homme commence à parcourir le "Chemin du Retour" et s'oriente graduellement (après de nombreuses vies) vers le Royaume de Dieu.
12. Lorsque – grâce au développement de l'intelligence, grâce à la sagesse, au service pratique et à la compréhension – l'homme a appris à ne rien demander pour le moi individuel, il renonce alors au désir de vivre dans les trois mondes, et il n'est plus soumis à la Loi de la Réincarnation.
13. Il est maintenant conscient du groupe ; il connaît le groupe auquel appartient son âme et il perçoit l'âme dans toutes les formes. Il a atteint – conformément aux paroles du Christ – un degré de perfection semblable à la Sienne, et est parvenu "à la mesure de la stature parfaite du Christ". (Eph., IV, 13.)

Au-delà de ces quelques généralités, nulle personne intelligente ne se hasardera. Lorsque le Christ réapparaîtra, notre connaissance deviendra plus exacte, plus réaliste ; nous saurons que nous sommes éternellement reliés aux âmes de tous les hommes et que nous avons un rapport déterminé avec ceux qui se réincarnent en même temps que nous, qui apprennent les mêmes leçons et font les mêmes expériences avec nous. Cette connaissance, une fois prouvée et acceptée, régénérera les sources mêmes de l'existence humaine. Nous saurons que toutes nos difficultés, tous nos problèmes proviennent de notre ignorance ou de notre refus de cette Loi fondamentale, et de ses responsabilités et obligations ; nous apprendrons alors peu à peu à régler nos activités, en tenant compte de son caractère restrictif et juste. La Loi de la Réincarnation contient la connaissance pratique dont l'homme a besoin aujourd'hui pour mener avec sagesse et dans un réel esprit de justice, sa vie religieuse, politique, publique et privée, établissant ainsi de justes rapports avec la Vie divine dans toutes les formes.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 15:10




LA RÉVÉLATION DES MYSTERES DE L'INITIATION




La majeure partie de ce qui est écrit ici et transmis par ces pages, se réfère en réalité à la venue du Royaume de Dieu – venue qui peut se produire maintenant grâce à trois facteurs :

1. La croissance de ce Royaume sur terre et l'existence de milliers de personnes qui reconnaissent ses Lois et s'efforcent de vivre en accord avec elles et selon l'esprit de ce Royaume.

2. Le fait que les signes des temps, et le besoin général de l'humanité, ont évoqué le Christ et qu'Il a décidé de réapparaître.

3. L'invocation de l'humanité monte, d'heure en heure, vers "le Lieu secret du Très-Haut", et la Hiérarchie fait ses plans pour réapparaître lorsque le Christ reviendra afin de réinstaurer les lois de l'Esprit sur terre. L'heure de la restauration des anciens Mystères est venue.

L'existence de ces faits, clairement démontrée au cours des deux dernières années, est le résultat de la purification de la terre grâce à la guerre mondiale de 1914-1945 et aux souffrances éprouvées par l'humanité, souffrances dont l'effet, tout aussi puissant et purificateur, sera démontré par la suite. Il sera alors possible à la Hiérarchie, l'Église du Christ jusqu'à présent invisible, de s'extérioriser et de fonctionner ouvertement sur le plan physique. Ceci indiquera un retour à la situation qui existait au temps de l'Atlantide, lorsque (pour employer le symbolisme biblique, Genèse, chap. 2 et 3) Dieu lui-même marchait parmi les hommes. Il parlait avec eux et il n'existait aucune barrière entre le royaume des hommes et le royaume de Dieu. La divinité était alors présente en forme physique et les membres de la Hiérarchie spirituelle dirigeaient et guidaient ouvertement les affaires de l'humanité, dans la mesure où le permettait le libre arbitre de l'homme. Ceci se reproduira à nouveau dans un très proche avenir, mais à l'octave supérieure. Les Maîtres vivront ouvertement parmi les hommes ; le Christ réapparaîtra en Présence physique.

En outre, les. anciens Mystères seront rétablis ; on reconnaîtra à nouveau les anciens signes – ces signes que la maçonnerie a si soigneusement préservés dans ses rituels, dans l'attente du jour de la Restauration et de la Résurrection.

Ces anciens mystères furent originairement révélés à l'humanité par la Hiérarchie ; ils donnaient l'explication complète du processus de l'évolution, cachée dans les nombres, le rituel, les paroles et les symboles ; ceux-ci voilent le secret de l'origine de l'homme et de sa destinée, et lui dépeignent par des rites, le long, très long sentier qu'il doit parcourir pour retourner à la lumière.

Ces Mystères (lorsqu'ils sont bien représentés et correctement interprétés) enseignent également à l'homme comment passer des ténèbres à la Lumière, de l'irréel au Réel et de la mort à l'Immortalité. Tout franc-maçon véritable, comprenant même dans une faible mesure la signification des trois degrés de la Loge Bleue et du rituel auquel il participe, comprendra réellement les trois phrases mentionnées ci-dessus et saisira la signification des trois degrés. J'y fais mention ici, dans un sens maçonnique, parce, que tout cela est en rapport étroit avec la restauration des Mystères, a de tout temps détenu la clé de cette restauration si longtemps attendue et constitue la base du nouvel enseignement qui (une fois libéré de la terminologie juive adéquate il y a trois mille ans, mais périmée depuis longtemps) exprimera l'histoire de l'homme avançant sur le Sentier du Retour.

Ce sont ces Mystères que le Christ rétablira à Son retour, faisant ainsi revivre les églises sous une forme nouvelle, en réinstaurant les Mystères qu'elles avaient perdus depuis longtemps à cause de leur matérialisme. La franc-maçonnerie a, elle aussi, perdu sa vitalité originelle, mais la vérité est préservée dans ses traditions et ses rituels et peut être retrouvée. C'est ce que fera le Christ. Il fera aussi revivre ces Mystères d'autres façons, car tout le monde ne s'adressera pas à l'Eglise ou à la franc-maçonnerie pour l'intensification de Sa vie spirituelle. Les véritables Mystères seront aussi révélés par la science, et le Christ incitera à les chercher en elle. Les Mystères contiennent, dans leurs formules et dans leur enseignement, la clé de la science qui dévoilera le mystère de l'électricité – la plus haute science spirituelle et le domaine de connaissance divine le plus vaste du monde – qu'on n'a fait qu'effleurer jusqu'ici. Ce n'est que lorsque la Hiérarchie sera visiblement présente sur terre et les Mystères, dont le Christ et Ses disciples sont les Gardiens, seront ouvertement donnés au monde, que le secret de la véritable nature de l'électricité sera révélé.
Ce sont, en dernière analyse, les Mystères qui constituent la véritable source de la Révélation. Ce n'est que lorsque l'intelligence et la Volonté de Bien seront intimement unies et détermineront ainsi la conduite de l'homme que celui-ci pourra saisir sans danger toute la portée de la prochaine révélation.

Il est des énergies et des sources planétaires que les hommes ne peuvent encore dominer et dont ils n'ont pas la maîtrise ; ils n'en connaissent rien et, cependant, c'est d'elles que dépend la vie de la planète. Ces énergies sont également en rapport étroit avec les pouvoirs psychiques, méprisés aujourd'hui, parce que mal compris et employés avec ignorance. Cependant, ces Pouvoirs lorsqu'ils seront justement appréciés et employés s'avéreront d'une immense utilité dans les sciences que révéleront les Mystères.

Grâce au retour du Christ, le Mystère des Ages est sur le point d'être révélé. Par la révélation de l'âme, ce Mystère (que voile la connaissance de l'âme) sera dévoilé. Les Ecritures sacrées ont toujours prophétisé qu'à la fin des temps nous verrions la révélation de ce qui est secret et l'apparition au grand jour de tout ce qui est jusque-là, demeuré caché. On sait que notre cycle actuel marque la fin de l'Ere des Poissons. Les deux cents prochaines années verront l'abolition de la mort, ou plutôt de la conception erronée que nous nous en faisons, et la preuve certaine de l'existence de l'âme. Alors, on saura que l'âme est une entité, et qu'elle est la force directrice et l'énergie spirituelle cachée derrière toutes les formes manifestées. Il y a deux mille ans, la mission du Christ fut de proclamer certaines grandes possibilités, ainsi que l'existence de grands pouvoirs. Lorsqu'Il réapparaîtra, Son oeuvre sera de prouver l'évidence de ces possibilités et, en même temps, de révéler la véritable nature et la puissance de l'homme. Il proclama que nous sommes tous Fils de Dieu, enfants d'un même Père universel. Dans un proche avenir ceci n'apparaîtra plus comme une admirable affirmation mystique et symbolique, mais comme l'énoncé d'un fait scientifiquement prouvé. Notre fraternité universelle et notre immortalité essentielle seront reconnues comme des faits naturels.

En ce moment s'effectue le travail préparatoire en vue de la grande restauration que le Christ va entreprendre. Les religions mondiales (y compris le christianisme) et la franc-maçonnerie subissent le jugement critique de l'humanité ; il a été reconnu, à peu près unanimement, que les Eglises et la franc-maçonnerie ont failli à la tâche qui leur avait été divinement assignée. De toutes parts on ressent le besoin d'un afflux de vie nouvelle, mais ceci nécessitera une vision nouvelle et une nouvelle attitude vis-à-vis des conditions de l'existence, que seule l'apparition du Christ peut nous enseigner et nous aider à réaliser.
Comme le dit un texte ancien :

"Ce qui a été un mystère ne le sera plus, et ce qui a été voilé sera désormais révélé. Ce qui a été retiré émergera dans la lumière, augmentera cette lumière, et tous les hommes la verront et, ensemble, se réjouiront. Le temps viendra où la destruction aura accompli son oeuvre bienfaisante. Alors, aiguillonnés par la souffrance, les hommes chercheront ce qu'ils ont dédaigné.
Ils ont cherché dans une vaine poursuite, ce qui était à portée de main et facile à atteindre. Ayant trouvé ce qu'ils cherchaient, ils se sont aperçus que c'était un agent de mort. Cependant, ils cherchaient toujours la vie non la mort."

Et le Christ leur apportera la vie, et la vie en abondance.


On parle beaucoup, aujourd'hui, des Mystères de l'initiation. Dans tous les pays, on trouve de nombreux faux instructeurs, enseignant de soi-disant mystères, conférant de fausses initiations (souvent avec diplômes et moyennant finances) et trompant le public. Le Christ Lui-même enseigna qu'il en serait ainsi au temps de Son retour et que partout surgiraient de faux prophètes. Tout ceci d'ailleurs indique qu'Il viendra ; la contrefaçon est toujours la garantie du vrai. Les discussions stériles, les prétentions ridicules, le pseudo-occultisme et les vains efforts pour prendre une "initiation" (cette vague expression que certains instructeurs théosophes ont forgée pour indiquer une profonde expérience spirituelle) ont caractérisé l'enseignement ésotérique depuis son renouveau en 1875. C'est alors que H.P. Blavatsky attira l'attention du monde occidental sur le fait que de Grands Disciples et Maîtres de la Sagesse étaient présents sur terre, obéissants aux directives du Christ. Plus tard, elle regretta amèrement d'avoir agi ainsi, comme le prouvent certains articles, adressés à son groupe ésotérique. Cependant, cela faisait partie du grand plan et ne fut pas une erreur. Ce sont les interprétations et les réactions intempestives des théosophes de son temps qui furent l'erreur – erreur qu'ils n'ont pas encore reconnue. Ces réactions ridicules furent favorisées et renforcées par la curiosité propre à la nature humaine, ainsi que par les aspirations que, sans aucun doute, ces déclarations firent naître. En outre, des hommes cupides et intéressés exploitèrent commercialement ces enseignements, et il en est encore ainsi de nos jours.

Dans l'ensemble, l'effet de toutes ces sottises et de ces erreurs de présentation a néanmoins été bon. Aujourd'hui, dans tous les pays, les hommes connaissent l'existence des Maîtres et savent que la possibilité leur est offerte de faire des progrès spirituels scientifiquement, et de devenir ainsi membres du Royaume de Dieu. Ceci, les églises l'ignorèrent et, principalement pendant la période victorienne, elles considérèrent la science comme leur plus grande ennemie.

Cet afflux d'informations à propos des Mystères de l'initiation – certaines d'entre elles expriment une vérité cachée, d'autres étant le produit d'une imagination exaltée, et d'autres enfin ayant un but lucratif – a incontestablement préparé l'humanité à l'enseignement que donnera probablement le Christ, lorsqu'Il reviendra parmi nous en Présence physique.Bien que le chrétien orthodoxe soit très peu disposé à l'admettre, les quatre Évangiles ne contiennent guère autre chose que des détails symboliques se référant aux Mystères, lesquels, en ce qui concerne l'humanité, sont au nombre de cinq. Ces Mystères indiquent, en réalité, cinq étapes importantes dans l'histoire spirituelle d'un aspirant et dans les progrès de la conscience humaine.

A un certain moment de l'âge du Verseau, ce que nous avançons ici se précisera d'une façon que nous ne pouvons pas encore comprendre aujourd'hui.

Pendant les deux mille prochaines années, L'humanité, le disciple du monde (à travers tous ses groupes, chacun à un stade différent de développement) "pénétrera" dans de nouveaux états de conscience, dans de nouvelles sphères de perception mentale et spirituelle.

Astronomiquement parlant, quatre ères sont aujourd'hui révolues : les Gémeaux, le Taureau, le Bélier et les Poissons. Actuellement s'initie le Verseau ou cinquième ère. Pendant les Gémeaux, son signe symbolique, les deux piliers, marqua de son sceau la fraternité maçonnique de l'époque et les deux piliers "Jachin et Boaz" – selon leur nom juif, qui n'est évidemment pas leur nom véritable – apparurent approximativement il y a huit mille ans.

Puis vint l'ère du Taureau, au cours duquel parut Mithra, comme instructeur du monde ; il institua les Mystères de Mithra, avec le culte (apparent) du Taureau.

Suivit l'ère du Bélier, qui vit le début de la Loi juive, d'une grande importance pour les Juifs et malheureusement aussi pour la religion chrétienne, mais insignifiante pour les millions d'autres hommes dans les autres régions du monde ; pendant ce cycle parurent Bouddha, Shri Krishna et Sankaracharya.

Finalement, nous arrivons à l'ère des Poissons et à la venue du Christ. La succession des mystères exprimés par chacun des signes du Zodiaque sera éclaircie pour nous par le Christ,
car l'humanité exige de nos jours quelque chose de plus précis et de plus spirituellement réel que l'astrologie moderne et tout le pseudo-occultisme si largement répandu.
Au cours de l'ère prochaine, après la réapparition du Christ, des centaines de milliers d'hommes et de femmes subiront l'une ou l'autre des grandes expansions de conscience, mais l'effet sur les masses sera celui de la renonciation (ce qui ne signifie nullement qu'elles recevront la quatrième initiation) ; elles renonceront au matérialisme qui prédomine aujourd'hui dans toutes les classes de la famille humaine. Une des leçons que l'humanité doit apprendre aujourd'hui (dans cette époque qui est l'antichambre de l'Age Nouveau), c'est que bien peu de choses matérielles sont réellement nécessaires à la vie et au bonheur. Cette leçon n'a pas encore été assimilée bien que ce soit l'une des valeurs essentielles qui doive être dégagée de cette période d'effrayantes privations que tant d'hommes subissent quotidiennement. La véritable tragédie, c'est que l'hémisphère occidental, et principalement les Etats-Unis, refusent de participer à ce processus spirituel et revitalisant ; ils sont pour le moment trop égoïstes pour permettre qu'il se réalise.

Il est donc clair que l'initiation ne consiste pas en une cérémonie ou en une accolade accordée à un aspirant méritant ; qu'elle n'est pas non plus une pénétration des Mystères – dont les Mystères de la franc-maçonnerie ne sont, jusqu'à présent, que des représentations imagées – mais qu'elle est simplement le résultat d'expériences vitales faites sur les trois niveaux de consciente perception physique, astrale et mentale grâce auxquelles s'activent certaines cellules cérébrales capables d'enregistrer et de retenir des impressions supérieures auxquelles elles n'étaient jusque-là pas réceptives. Grâce à cette plus vaste sphère de perception ou, si vous le préférez, grâce au développement d'un organe récepteur plus sensible, l'intellect acquiert la faculté de transmettre les valeurs supérieures et la compréhension spirituelle. Ainsi, l'individu prend connaissance de zones d'existence divine et d'états de conscience éternellement présents, mais avec lesquelles l'être humain était, de par sa constitution, incapable d'entrer en contact ; ni l'intelligence ni son organe enregistreur, le cerveau, n'en avaient le moyen, étant donné leur développement évolutif.

Lorsque la lumière de l'intelligence éclaire lentement les aspects jusque-là inconnus de l'Intelligence divine, lorsque les qualités magnétiques du coeur s'éveillent et réagissent sensiblement aux deux autres aspects, l'homme devient capable d'agir dans les nouvelles sphères de lumière, d'amour et de service qui se révèlent à lui. Il se fait initié.

Ce sont là les Mystères dont le Christ parlera. Sa Présence reconnue parmi nous, de même que celle de Ses disciples, permettront un développement beaucoup plus rapide que ce n'eût été autrement le cas. La stimulation due à la manifestation de la Hiérarchie sera de plus en plus puissante et l'ère du Verseau verra les fils des hommes accepter en si grand nombre la Grande Renonciation que l'effort mondial atteindra la même envergure que celui qui avait pour but l'éducation des masses pendant l'Ere des Poissons. Le matérialisme, en tant que principe dominant, sera rejeté, et les valeurs spirituelles majeures prévaudront.

L'apogée d'une civilisation, avec sa note caractéristique, ses qualités et ses dons à la postérité, exprime le reflet de l'Intention spirituelle et (à travers les multitudes qui y participent) de l'une des initiations. Un jour viendra où l'histoire sera écrite d'après les annales de la croissance initiatique de l'humanité. En attendant, l'histoire doit relater le développement de l'humanité,

sous l'influence de grandes idées fondamentales. Telle sera la prochaine manière d'écrire l'histoire.

Le produit de la culture d'une période quelconque n'est que le reflet de la capacité créatrice et de l'état de conscience précis des initiés de cette époque, de ceux qui étaient conscients d'être initiés et d'avoir été admis en relation directe avec la Hiérarchie. A présent, nous n'employons pas les mots civilisation et culture dans leur vrai sens. La civilisation est le reflet, dans les masses, d'une influence cyclique particulière, conduisant à une initiation. La culture est reliée ésotériquement à ceux qui, dans une période quelconque de civilisation, pénètrent par leur efforts personnels, d'une manière spécifique, précise et en pleine conscience de veille, dans ces royaumes intérieurs de l'activité mentale, que nous appelons le monde de la pensée créatrice. C'est de ces sphères que découle toute civilisation extérieure.

La réapparition du Christ indique un rapport plus étroit entre les mondes, extérieur et intérieur de la pensée. Le monde intelligible et le monde sensible s'uniront visiblement, grâce à la stimulation provoquée par l'avènement de la Hiérarchie et de son Chef, le Christ. Un puissant développement de la compréhension et des rapports humains en seront les principaux résultats.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 30 Jan - 15:19




LA DISSIPATION DES MIRAGES




Le mot anglais glamour = mirages (illusions sur le plan affectif), la caractéristique principale du plan astral, n'a jamais été employé exactement, et il est regrettable qu'on s'en soit servi aux premiers temps de l'enseignement ésotérique. Le soi-disant "plan astral" est simplement le nom donné à l'ensemble des réactions de la sensibilité et du sentiment, et à la substance des émotions que l'homme a lui-même créées avec tant de force et projetées avec tant de succès qu'il en est maintenant la victime. Le quatre-vingts pour cent des enseignements relatifs au plan astral fait partie de la grande illusion et du monde irréel dont parle l'ancienne prière : "Conduis-nous de l'irréel au réel".

Ce qui en a été dit est en réalité peu fondé, mais a néanmoins été utile, en ce que cela a constitué un champ d'expérience où nous pouvons apprendre a distingue trois types de ce qu'on appelle généralement "illusion" selon le plan, ou niveau, sur lequel elle se manifeste. Celle du plan physique est désignée par le mot sanscrit maya ; celle du plan astral, ou plan des émotions, par le mot anglais glamour (illusions, mirages), celle du plan mental est appelée illusion au sens spécifique.

discerner le vrai du faux ; c'est également une sphère où l'aspirant peut exercer la faculté mentale de la discrimination, laquelle découvre l'erreur et révèle finalement la vérité.

Une fois que nous aurons en nous "les sentiments qui étaient en Christ" (Phil., II, 5), nous découvrirons que nous dominons complètement cette nature émotive et cette sphère de la sensibilité (le plan astral, si vous préférez ce terme) qui n'ont alors plus de pouvoir sur nous ; le plan astral n'existe pas comme tel, il n'est qu'un champ de service et un royaume dans lequel l'homme erre en proie au désespoir et à l'égarement.


Le plus grand service qu'un homme puisse rendre à ses semblables, c'est de s'affranchir de l'emprise de ce plan astral en dirigeant lui-même les énergies par la puissance du Christ intérieur.


Il découvrira alors que les forces égocentriques, les énergies du désir personnel et de l'amour émotif seront remplacées par une énergie vivante, qui peut être ressentie dans une large mesure, bien qu'on ne puisse encore se l'approprier dans sa pure essence. Cette énergie, nous l'appelons "l'amour de Dieu". C'est cette force d'attraction magnétique, jaillissant librement, qui ramène tout pèlerin à la Maison du Père ; c'est cette force qui travaille le coeur de l'humanité et qui s'exprime à travers de Grands Avatars, tels que le Christ. C'est elle qui oriente les aspirations mystiques latentes en chaque être humain, et agit à travers tous les mouvements philanthropiques et d'ordre éducatif qui s'occupent du bien-être de l'humanité ; c'est elle aussi qui est à la base de l'universel instinct maternel. Mais cette force est essentiellement un sentiment de groupe, et ce n'est que pendant l'Ere du Verseau, comme résultat de la réapparition du Christ, que sa vraie nature sera bien comprise, et que l'Amour de Dieu se répandra dans le coeur de tous les hommes.

Le Christ connaissait bien ce monde des mirages et de l'illusion, et Il prouva que le véritable amour pouvait s'en rendre maître. Ses trois grandes tentations dans le désert furent, en partie, fondées sur les trois aspects du mirage mondial : les illusions créées par l'intellect, les mirages du plan des expériences émotives et la confusion des conditions terrestres. Ces trois aspects menacèrent de L'égarer ; L'un après l'autre, Il les affronta, en énonçant clairement un principe bien défini et non avec les arguments verbeux d'un esprit analytique ; Il sortit de cette triple expérience pour aller aimer, enseigner et guérir.

Lorsqu'il viendra, le Christ dissipera le mirage mondial et le Bouddha lui a déjà préparé la voie. La possibilité d'une telle dissipation dépend par conséquent de ces deux Grands Avatars, le Bouddha et le Christ. Une des choses essentielles à cette époque est de faire connaître à l'humanité et aux nations la nature de la tâche qu'Ils ont entreprise et d'insister sur les vérités qu'Ils ont projetées dans la sphère de la pensée mondiale. L'oeuvre du Seigneur de Lumière et du Seigneur d'Amour doit être présentée à nouveau au monde en détresse.

A ce propos, ajoutons que certaines nations ont besoin de comprendre l'enseignement de Bouddha, énoncé dans les Quatre Nobles Vérités ; elles doivent comprendre que la cause de toutes les peines et de tous les malheurs réside dans le mauvais emploi du désir, désir dirigé vers ce qui est matériel et transitoire. Les Nations Unies doivent apprendre à appliquer la Loi d'Amour, telle qu'elle s'est manifestée dans la vie du Christ, et à exprimer la vérité selon laquelle nul de nous ne vit pour lui-même (Rom., XIV, 7), et pas davantage une nation ; le but principal de tout effort humain est l'entente entre les peuples, inspirée par un programme d'amour fraternel et de justes rapports humains, applicable à toute l'humanité.

Si la vie de ces deux Grands Instructeurs peut être comprise et si leurs enseignements peuvent être mis en pratique dans l'existence des hommes d'aujourd'hui, tant dans le domaine des affaires que dans celui de la pensée, celui de la politique et de l'économie, l'ordre actuel – lequel est en grande partie un désordre – pourra être modifié et changé à tel point, qu'un nouvel ordre, une race nouvelle naîtront graduellement, et que les illusions et les mirages se dissiperont.

Dans le monde des mirages – le monde du plan astral et des émotions – apparut, il y a des siècles, une étincelle de lumière. Bouddha, le Seigneur de Lumière, entreprit de concentrer en Lui-même l'illumination qui rendrait finalement possible la dissipation des mirages du monde astral. Dans le monde de l'illusion, le monde du plan mental, apparut le Christ, le Seigneur de l'Amour. Il entreprit de dissiper l'illusion en attirant à Lui, par la puissance magnétique de l'Amour, le coeur de tous les hommes.[/b] C'est ce qu'il exprima par ces paroles : "Et Moi, quand J'aurai été élevé de la terre, J'attirerai tous les hommes à Moi." (Jean, XII, 32.)

L'oeuvre combinée de ces deux Grands Fils de Dieu, concentrée à travers les disciples du monde et à travers Leurs initiés, dissipera inévitablement les illusions et les mirages ; les unes, grâce à la reconnaissance intuitive de la réalité par ceux dont l'esprit vibre au même diapason ; les autres, grâce à l'afflux de la lumière de la raison. Le Bouddha fit le premier effort planétaire pour dissiper les mirages dans le monde ; le Christ fit le premier effort planétaire pour dissiper l'illusion. A présent, Leur travail doit être intelligemment poursuivi par une humanité suffisamment développée pour reconnaître son devoir.

Les hommes perdent rapidement leurs illusions, et acquerront par conséquent une vision plus claire.
Les mirages se dissipent et les voies des hommes s'éclaircissent. Ces deux processus sont dus à l'afflux des idées nouvelles, captées par les intuitifs du monde entier et communiquées aux masses par les penseurs. Ils sont aussi grandement favorisés par la compréhension qu'acquièrent les masses – compréhension inconsciente, mais non moins réelle – de la vraie signification des Quatre Nobles Vérités.
Libérée de ses illusions et des mirages, l'humanité attend la révélation nouvelle. Celle-ci s'effectuera grâce aux efforts conjugués de Bouddha et de Christ. Tout ce que nous pouvons prévoir ou prédire au sujet de cette révélation, c'est que des résultats puissants et très étendus seront atteints grâce à la fusion de la Lumière et de l'Amour et à la réaction de la substance de lumière "à la puissance magnétique de l'amour". Je vous ai donné, dans ce qui précède, une clé pour comprendre vraiment l'oeuvre de ces deux Avatars qui jusqu'ici ne l'a guère été. On pourrait ajouter que lorsqu'on aura saisi le sens de ces paroles : 0]] "La transfiguration d'un être humain",
on comprendra que, lorsque "tout le corps est éclairé" (Luc, XI, 36), alors, "par Ta Lumière nous voyons la Lumière". (Psaumes, XXXVI, 10.) Ceci veut dire que lorsque la personnalité a atteint un certain degré de purification, de consécration et d'illumination, le pouvoir attractif de l'âme, dont la nature est amour et compréhension, peut fonctionner entre l'âme et la personnalité et la fusion peut se produire. C'est ce que le Christ a prouvé et manifesté.

Lorsque l'oeuvre de Bouddha (ou du principe incarné de la sagesse) sera réalisée par le disciple dans sa personnalité intégrée, alors l'oeuvre de Christ (le principe incarné de l'amour) pourra également se manifester pleinement, et ces deux puissances – la Lumière et l'Amour – rayonneront à travers le disciple transfiguré. Ce qui est vrai pour l'individu l'est aussi pour l'humanité prise dans son ensemble ; aujourd'hui, étant parvenue à maturité, l'humanité a commencé à voir clairement, et elle peut prendre part consciemment au travail d'illumination et d'activité spirituelle et généreuse. Les effets pratiques de ce processus seront la dissipation des mirages et la libération de l'esprit humain de l'esclavage de la matière, la dissipation de l'illusion et la connaissance de la vérité, telle qu'elle existe en ceux qui ont la conscience christique. Il ne s'agit pas, évidemment, d'un processus rapide, mais ordonné et réglé, sûr quant à son succès final, mais relativement lent dans son établissement et son déroulement. Il fut initié sur le plan astral par le Bouddha et sur le plan mental lorsque le Christ se manifesta sur terre ; il indiqua que l'humanité approchait de sa maturité. Il s'est peu à peu intensifié, tandis que ces deux Grands Etres rassemblaient autour d'Eux Leurs disciples et initiés, au cours des deux derniers millénaires. Il a atteint un point de grande efficacité lorsque le canal de communication entre "le Centre où la Volonté de Dieu est connue" et la Hiérarchie où se manifeste l'Amour divin s'est ouvert et élargi, et que le contact entre ces deux grands centres et l'humanité a été plus fermement établi.

Ainsi, des milliers d'hommes et de femmes intelligents seront capables de se libérer de la domination des émotions et des illusions. Dès que le coeur d'un homme devient actif, l'activité émotive de son plexus solaire cesse.

C'est l'affirmation d'un fait ; ce sont les coeurs des hommes qui répondent à l'appel du Christ, et c'est de ces coeurs que s'élève aujourd'hui l'invocation. Le cycle d'émotions et d'angoisses que l'humanité a traversé ce dernier siècle et la tension émotive dans laquelle elle vit aujourd'hui la préparent également à pénétrer dans le domaine de la pensée ; ceci marquera un tournant décisif dans l'histoire de l'humanité et sera le résultat du futur travail scientifique du Christ (s'il m'est permis d'employer ce terme) sur les coeurs humains, afin de les mettre en rapport avec le Coeur de Dieu.
A cause de l'ampleur de ce sujet et de la vaste étendue du domaine psychologique dans lequel la masse humaine vit actuellement, il n'est pas possible d'en dire plus. Ce champ d'expériences et d'épreuves est bien connu des aspirants ; et il est un champ de bataille pour des millions d'entre eux. Le Christ intérieur, régissant la vie individuelle, peut mettre fin à cette bataille ; l'aspirant peut en sortir avec une vision claire, et libéré de toute crainte. L'apparition du Christ parmi les hommes aura le même effet pour l'humanité prise dans son ensemble non dans le sens d'un rachat, mais du fait de Sa Présence, stimulant le principe christique dans le coeur de tous les hommes.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Sam 31 Jan - 15:13






extrait de DOGME OU CHRIST



Toutes les religions nous ont été données par Dieu,

Et c’est le Christ qui est la Voie, la Vérité, la Vie.

(...)

A sa requête, l’Esprit Universel est venu

Dans toutes les Eglises et non pas dans une seule
;

Le jour de Pentecôte, une langue de flamme

Couronna chaque apôtre, telle une auréole.

Depuis lors, tels des vautours affamés et féroces,

Nous avons combattu pour des mots vides de sens.

Au moyen des dogmes, des édits et des lois,

Nous avons envoyé nos frères sur le bûcher.



Le Christ est-il donc à deux faces ?

Pierre et Paul n’ont-ils pas été crucifiés ?

Alors pourquoi serions-nous divisés

Si l’amour du Christ nous inclut tous, vous et moi ?




Son amour, fait de douceur, n’est pas limité

Par des dogmes qui divisent et élèvent des murailles ;

Il comprend et embrasse tous les êtres humains,

Quelles que soient leurs dénominations ou les nôtres
.



Alors pourquoi ne pas croire en sa parole ?

Pourquoi ces dogmes qui nous désunissent ?

Puisqu’ici bas, une seule chose compte,

Que l’amour du prochain habite en chaque cœur.



Il n’est qu’un seul idéal nécessaire au monde,

Il n’est qu’un seul baume pour la pauvre humanité,

Il n’est qu’une seule voie conduisant vers le ciel ;

Cette voie, c’est la sympathie mutuelle, c’est l’amour
.



Max HEINDEL.


_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Sam 31 Jan - 16:38




  Plus nous nous élevons, soit par l'évolution, soit par l'initiation, plus clairement nous voyons la Lumière, qui est Dieu, et qui brille tout en haut au-dessus de nous. Plus nous nous sentons renforcés à Son contact, mieux nous sommes préparés à poursuivre, seul, notre progression, ou notre ascension. C'est pourquoi, après un certain temps, il n'est plus nécessaire d'avoir des Maîtres pour nous aider, et leur place est alors prise par les Frères Ainés, connus et considérés en Occident comme des amis et des conseillers.  

  Les Frères Aînés de la Rose-Croix visent à émanciper les égos qui viennent à eux, à les éduquer, à les rendre forts et à les associer à leur travail. Ils ne pressent personne, ne louent ni ne blâment jamais. L'incitation doit venir de l'élève, et ils lui apprennent à se juger lui- même. A tous égards, ils lui enseignent à se tenir debout tout seul, sans s'appuyer ni sur eux-mêmes, ni sur quelqu'un d'autre, car toute chute serait d'autant plus désastreuse que nous serions montés haut. Nous ne sommes vraiment aptes à progresser que si nous cultivons l'équanimité, ne comptons que sur nous-mêmes et manifestons conjointement l'intégrité spirituelle et la ferveur du dévouement.

  Quiconque prétend être un Instructeur doit être capable d'établir le bien-fondé de cette affirmation en utilisant la conscience de la Période de Jupiter, car les vrais Instructeurs, les Frères Aînés, qui préparent actuellement les conditions d'évolution qui prévaudront au cours de la Période de Jupiter, ont tous la conscience caractéristique de cette Période. Ainsi, naturellement et sans effort, ils projettent des images sur la conscience de ceux à qui ils s'adressent et ils font ainsi immédiatement la preuve de leur identité. Seuls ils sont capables de guider autrui en toute sécurité, mais ils n'assument pas le rôle d'Instructeurs personnels. Aucun Instructeur véritable et hautement évolué ne peut se permettre de donner son temps et son énergie à un seul élève. Des Etres aussi hautement évolués que les Frères Aînés de l'Ordre Rosicrucien ont d'autres choses plus importantes à faire, et il n'est même pas permis aux frères lais qu'ils ont initiés, de les importuner pour des affaires mineures et sans importance.

  On peut donc affirmer de façon péremptoire qu'il n'est pas dans les habitudes des Frères Aînés de rendre visite et de se présenter comme "Instructeur personnel" à quiconque, membre ou non de The Rosicrucian Fellowship; et ceux qui sont convaincus du contraire ont été dupés. Les Frères Aînés ont donné certains enseignements qui constituent la base de l'instruction dispensée par The Rosicrucian Fellowship, et c'est en apprenant comment vivre cette science de l'âme que nous pouvons nous rendre aptes à les rencontrer un jour face à face, dans l'école des Aides Invisibles. Il n'y a pas d'autre moyen d'y parvenir.

  Cependant, l'aspirant ne devrait jamais penser qu'il sera retardé dans ses progrès spirituels par manque d'un Instructeur; il n'a pas besoin non plus de se soucier d'en chercher un. Il est seulement nécessaire qu'il commence à s'améliorer lui-même et continue à le faire avec ferveur et persistance. Chaque pensée et chaque action bonne et altruiste accroît la luminosité et le pouvoir de vibration de l'aura de l'aspirant, jusqu'à ce que cette dernière attire l'attention des Instructeurs qui sont toujours à la recherche de tels individus; ils sont plus que désireux et heureux d'aider ceux qui, par leurs efforts fervents à se purifier et à servir autrui, ont gagné le droit de recevoir la première Initiation.


En dernier lieu
, "nous ne devrions reconnaître aucun autre guide que le Christ, pas même les Frères Aînés, car ils ne viennent à nous que comme des amis et ne nous donnent que des conseils."




MAX HEINDEL

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Dim 1 Fév - 20:24






CHRIST
OU
BOUDDHA?


UNE COMPARAISON DE L'ENSEIGNEMENT
DE LA SAGESSE OCCIDENTALE
ET DE L'OCCULTISME ORIENTAL






COUP D'OEIL RÉTROSPECTIF SUR L'HISTOIRE



Chacun sait que les temps actuels sont féconds en innovations de toutes sortes. L'esprit de recherche, d'investigation et d'analyse, intrépide et envahissant, s'est glissé dans chaque secteur de notre civilisation. Il est évident que nous vivons à une époque où l'intelligence est en train d'atteindre son expression la plus pratique et la plus intense; où elle s'arroge avec une confiance auto-suffisante et royale le droit de mettre en question les codes de morale, les théories de la vie ou de la religion, les points de repère de la civilisation, les hypothèses de la science, en exigeant des preuves de leur droit à l'existence. Rien dans l'univers ne lui semble trop vaste pour son investigation, ni trop minuscule pour qu'elle l'analyse. La société ne se dérobe plus aux attaques révolutionnaires des découvertes scientifiques qui, depuis plusieurs d'années, font diminuer avec une force irrésistible l'ignorance, les préjugés et le dogmatisme. Ces choses ont fait leur temps et sont maintenant incapables de retarder le progrès; qu'elle le veuille ou non, l'humanité va de l'avant.

Dans aucun département de la vie l'esprit de recherche, d'expertise, d'investigation ne se manifeste plus intimement que dans la religion. Dans ce domaine de mystère et de tradition, dans les profondeurs de son origine, dans le royaume de son autorité, l'esprit de recherche, implacable, s'est manifesté sans trève ni recul, ni retour en arrière bien que tous les remparts sacrés du credo aient menacé de s'écrouler devant ses assauts. L'intelligence revendique un droit qui prime celui du prêtre pour interpréter la vérité de la religion, forte de la certitude que, si elle ne peut discerner la vérité ou pénétrer au-delà des limites de l'invisible jusqu'à la connaissance de Dieu, il n'y a pas d'autre faculté capable de connaître la Déité.

En jetant un regard sur les siècles écoulés, on se rend compte que le présent âge intellectuel et matériel est le fruit d'un passé long et significatif; il est la crête d'une vague de progrès qui a suivi une impulsion donnée à la naissance de la race. Si imprécise et incertaine que soit notre vision des civilisations de l'Inde, de l'Egypte, de la Perse ou de la Grèce, nous pouvons toutefois observer que, depuis la naissance de la race Aryenne, la marche du progrès s'est faite en direction de l'attirante splendeur du Soleil couchant.

Lorsque l'Inde atteignit l'apogée de sa grandeur, la religion Hindoue enseignait une conception de Dieu et de Sa toute-puissance d'une spiritualité si élevée que, dans toute l'histoire, nulle autre ne l'a dépassée. A partir de la crête de la vague de progrès, la lumière de la merveilleuse vérité de l'unité de la vie et de la Présence divine dans l'univers a éclairé les siècles suivants. Ensuite, cette vague s'est lentement retirée pour réapparaître en Perse, jetant une nouvelle lumière pour stimuler le progrès humain.

Nous n'associons pas habituellement à l'Orient l'idée du développement matériel, et pourtant il y est né. De même que la note dominante de la religion Hindoue est l'unité, présence de la Déité dans chaque partie de l'univers, ainsi la note dominante de la religion des Parsis ou de Zoroastre est la pureté; pureté dans le comportement et les affaires de la vie. Zoroastre est venu pour tirer son peuple de l'indolence et de la médiocrité dans laquelle il était tombé, et le sortir de l'état d'apathie et de la contemplation inactive de la vie intérieure, trop commune chez les Hindous, et qu'il prenne en considération la vérité spirituelle propre à son époque. Comme toutes les grandes religions, celle de Zoroastre faisait ressortir le côté pratique de la vie, plutôt que son côté métaphysique, et sa devise "pensées pures, paroles pures, actes purs" révèle l'ancienneté de la doctrine de la droiture dans la pensée et dans la conduite de vie.

Bien des siècles plus tard, le Bouddha est venu réaffirmer les antiques vérités ensevelies sous les ruines de l'égoïsme et de l'esprit de caste; ayant senti que la douleur et le péché du monde avaient leurs racines dans le désir inassouvi, son cour compatissant a cherché à soulager la souffrance en enseignant de vaincre le désir, et d'atteindre ainsi la paix; cette doctrine s'est révélée une bénédiction pour les  contemporains tourmentés de Bouddha, et elle vit encore dans le coeur de ses fidèles.

Avec la disparition de ce grand Instructeur, la gloire de l'Orient se mit à décliner. A nouveau, la vague de spiritualité se retira pour réapparaître chez les Grecs. Ceux-ci ont produit un type d'intelligence qui n'a pas été surpassé; leur art, leur philosophie, parlent toujours le langage du calme, de la dignité, de la maîtrise de soi. Pour eux, les "perles de grand prix" étaient la Vérité et la Beauté. Au fronton de leurs temples se trouvait la devise "Connais-toi toi-même", car se connaître, c'est connaître la vérité. Qu'il se manifeste par Apollon, conscient de sa puissance, sortant de son temple pour défendre en personne les droits de la divinité, ou qu'il se manifeste dans l'ouvre magnifique de Périclès, dans la philosophie sublime de Pythagore, de Socrate ou de Platon, nous trouvons toujours, chez les Grecs, la marque du pouvoir intellectuel consacré à la recherche de la vérité. Mais un jour, après être devenue orgueilleuse de son intelligence et présomptueuse, la Grèce est tombée victime de l'organisation militaire de Rome.

Du haut de sa suprématie guerrière, Rome regardait avec satisfaction le monde qu'elle avait soumis. Elle était loin d'imaginer l'écroulement de sa puissance devant une pure force spirituelle qui ne laisserait subsister qu'un héritage en rapport avec les lois, l'administration et la justice.

En considérant la détresse et la dégradation du monde asservi à l'empire romain, lui-même avili par le vice, la mollesse et la superstition, l'on se rend obscurément compte à quel point l'humanité s'était éloignée des principes élevés des anciens Instructeurs. Les anciens idéaux d'unité et de pureté étaient étouffés par les propos de ceux qui prônaient la séparation des races et alimentaient les préjugés raciaux. L'Egypte était plongée dans l'obscurantisme d'une prêtrise dégénérée; l'Inde était enchaînée par le système des castes; la Perse dormait sous ses baldaquins constellés de pierreries; l'éclat de la Grèce était terni; quant à Rome, suant le vice et la dissipation, ses feux de camp outrageaient le ciel, et il semblait presque que Dieu avait oublié Son monde. Mais "Il se tenait immobile dans l'ombre, veillait sur les Siens". Une fois de plus, le temps était venu d'une de ces manifestations divines qui, d'âge en âge, se renouvellent pour aider l'humanité. Cela se produit invariablement lorsque le poids des forces des ténèbres semble être devenu trop lourd et qu'une nouvelle impulsion est nécessaire pour stimuler la croissance spirituelle.

Dans ce bourbier d'un empire décadent, dans la lassitude d'un monde désespéré, au sein d'un peuple égaré et méprisé, l'Esprit Solaire, le Christ, est descendu, apportant "la plus grande des divines mesures qui aient été proposées pour l'élévation du monde". Le Christ n'est pas seulement venu sauver la vérité de l'oubli, pour faire revivre les anciens enseignements ou pour rétablir la loi, mais pour y ajouter le plus grand des principes, celui de l'Amour, pour révéler à l'humanité la doctrine du coeur; pour nous montrer comment atteindre, par le sentier de l'amour, une sagesse plus sublime que celle que nous pouvons acquérir par la raison. Il vint pour remplacer les religions de race instaurées par Jéhovah et  sous sa surveillance, par une Religion Cosmique favorisant l'Amitié Universelle aussi bien que la Fraternité Universelle, une religion par laquelle le règne de l'Amour succède à celui de la Loi, une religion grâce à laquelle l'esprit d'antagonisme et de séparation qui est à la base de toutes les religions de race sera transmué en service désintéressé, un pour tous ,afin que les nations puissent transformer leurs épées en socs de charrue; et ce sera le commencement du règne de l'Amitié et de la Paix.

A vrai dire, chacune des religions antérieures contenait des enseignements plus profonds que ceux donnés aux masses. Les prêtres étaient les gardiens de ce savoir occulte, et l'Initiation était réservée à quelques élus, l'humanité ordinaire n'étant pas suffisamment avancée pour la recevoir. Ceux qui étaient initiés aux anciens Mystères avaient besoin de l'assistance des prêtres, et le Grand-Prêtre était seul à pouvoir pénétrer dans le vrai Temple de Dieu, le Saint des Saints. Lorsque le Christ, émané du Père, vint, Il apporta directement à l'humanité la lumière et le pouvoir du Soleil spirituel. Dès lors, Il répand dans la vie humaine un Rayon Cosmique de Lui-même. Il est le lien entre Dieu et l'homme, la Voie, la Vérité et la Vie, exerçant Lui-même l'office de Grand-Prêtre selon l'Ordre de Melchisédec, étant Lui-même l'Initiateur; et maintenant "Que celui qui voudra de l'eau de la vie en prenne gratuitement" (Apocalypse 22:17).

Il peut sembler paradoxal de penser que la croissance matérielle et la suprématie de la civilisation moderne puissent être le résultat d'un élan donné par le doux Nazaréen. Cependant, la religion Chrétienne naissante a rendu possible le développement individuel en agissant comme un stimulant personnel et direct, car elle a fait tomber les barrières de castes et de races en posant comme principe l'égalité de tous les hommes devant Dieu. Qu'ils soient tous frères, est conforme aux lois de la nature, mais sous le régime de Jéhovah, certains étaient privilégiés par rapport aux autres; c'est pourquoi le Christ est venu aplanir ces différences. La Galilée convenait, plus qu'on ne pourrait le croire, au rôle de berceau d'un nouvel ordre des choses. Contrée de peu d'importance de nos jours, elle était, il y a deux mille ans, la "Mecque" des voyageurs, qui s'y rendaient en provenance de toutes les parties du monde connu. Elle était aussi cosmopolite que Rome elle-même, une sorte de "creuset des races", offrant des conditions favorables à la naissance d'un corps et d'un cerveau différant de ceux des hommes ordinaires, ainsi qu'un environnement dans lequel l'adaptabilité aux courants nouveaux était accrue et d'où nouvelles idées pouvaient rayonner dans le monde.

0]]Dans la nouvelle religion Chrétienne, les anciens idéaux d'esclave et de maître, de Juif et de Gentil, de prêtre et de laïque, de Brahamane et de Paria, ont fait place à ceux d'égalité, d'indépendance et de liberté individuelle.[/b] Ainsi, même ceux qui étaient tout au bas de l'échelle sociale ont pu commencer à redresser la tête comme des hommes libres, désireux d'atteindre un résultat individuel et un développement individuel; et, avec ce nouveau sens de la liberté dans leur cour, il n'est pas surprenant qu'ils aient entrepris de satisfaire leur première soif d'expression personnelle en travaillant à leur prospérité matérielle à un degré qu'ils n'avaient pas connu jusqu'ici. Notre civilisation moderne est un produit normal de cette impulsion donnée au développement individuel, à la fois dans la pensée et dans l'action.

Les réalisations matérielles et intellectuelles de cette civilisation ont naturellement développé l'esprit critique et l'esprit d'analyse qui accompagnent toujours la croissance individuelle. Et la naissance de la science moderne n'a fait qu'accentuer cette tendance. Aujourd'hui, l'intelligence règne sur les connaissances qu'elle a acquises et refuse d'accepter comme vrai ce qu'elle ne peut voir, mesurer ou analyser. Mais même si la science matérialiste peut se moquer de la religion Chrétienne d'amour et de sacrifice de soi, en disant qu'elle n'est pas scientifique et qu'elle est contraire aux lois d'instinct de conservation et de survie du plus fort, il n'en est pas moins vrai que les enseignements de l'humble Nazaréen ont silencieusement et presque imperceptiblement pénétré le Monde Occidental d'un esprit d'altruisme incitant les humains à porter les fardeaux de leur prochain et à faire en sorte que la cause de l'individu devienne celle de la communauté.


CHRISTIAN ROSENKREUZ

Chacun sait que notre civilisation moderne ne s'est pas développée de façon continue et uniforme. A l'élan spirituel du Christianisme primitif ont succédé les ténèbres du Moyen Age avec leur déguisement de superstition et d'intolérance. La religion Chrétienne a été utilisée pour satisfaire la cupidité et l'ambition, tandis que les enseignements ésotériques du Christ étaient noyés sous un dogmatisme théologique qui menaçait d'enrayer les progrès de l'humanité, ceci pour le seul bénéfice de la suprématie ecclésiastique. Finalement, les entraves dues à un clergé autocratique ont été brisées par la science moderne, et la raison, à son tour, s'est élevée jusqu'à la dangereuse et tyrannique suprématie qui est encore la sienne.

Dans sa révolte contre la superstition, l'intelligence n'as pas tardé à incliner vers un matérialisme excessif. Ce développement ayant été prévu à l'avance, un grand Instructeur, portant le nom symbolique de Christian Rosenkreuz, est apparu en Europe vers le quatorzième siècle; sa mission consiste à projeter une lumière nouvelle sur les enseignements incompris du Christianisme, de les préserver et de les étayer à travers les controverses matérialistes et scientifiques menaçantes. Il est l'un des gardiens de la Sagesse occulte de l'Occident, la seule capable de satisfaire à la fois le cour et l'intellect.

Nous sommes aujourd'hui au sein d'une civilisation née de l'effort, des luttes, et d'une intense activité; d'une société taillée avec l'épée et qui laisse derrière elle une traînée de sang humain. Il est vrai que le Christ n'est "pas venu apporter la paix, mais l'épée", car c'était le seul moyen de mettre en pièces les nations cristallisées, de les émanciper des limitations des traditions nationales et des préjugés de race, puis de les unir en une seule grande famille. La civilisation qui en résultera fera progresser les faibles et s'attachera, en outre, à venir en aide à ceux qui sont placés dans une condition inférieure. C'est à cet aspect secourable de la vie que la véritable religion Chrétienne mystique est spécialement adaptée. Ses enseignements sont l'héritage d'un glorieux passé, le produit d'un "éternel devenir". De multiples vagues d'impulsions spirituelles l'ont précédée, chacune portant un peu plus haut l'humanité. Cette religion marque la hauteur à laquelle le monde est parvenu, en suivant l'idéal de Fraternité, et montre le but à atteindre, qui est l'Amitié Universelle. Ses enseignements sont encore dans leur phase de croissance, ils se forment peu à peu, mais leur dynamisme est tel que lorsque les étudiants de l'Occident, las du matérialisme qui les entoure, se tournent vers l'Enseignement religieux de l'Orient, ils sont souvent obligés de revenir à leur propre religion Chrétienne, afin de retrouver toute l'étendue de la liberté qu'ils ont développée, du progrès auquel ils étaient arrivés, et de la doctrine Chrétienne du cour qui s'est formée parmi nous, idéal qui ne se laisse pas réfuter et qui proclame que chacun est le protecteur de son frère.

Au cours des anciennes civilisations, l'humanité était plus étroitement placée sous l'autorité de ses chefs, et l'influence du monde extérieur était moins forte. Les peuples mettaient en pratique leur leçon d'obéissance aux prêtres, leur vie intérieure était une réalité vivante, et le développement psychique en était le résultat normal. Mais comme l'humanité se développe par l'expérience, il lui a fallu apprendre à voler de ses propres ailes, à se rendre maître du monde extérieur et à participer pleinement à l'ouvre du monde. Chaque race possède un corps adapté à son développement. Le cerveau Hindou (nous en parlons, car la plupart des enseignements religieux Orientaux qui arrivent en Occident sont ceux de l'Inde) est particulièrement adapté à la pensée métaphysique, car les éthers du corps vital Hindou sont reliés au corps physique de manière relativement lâche, et c'est pourquoi leur réceptivité aux influences spirituelles a un caractère négatif. Mais, le corps Hindou manque de la vigueur nécessaire pour se mesurer au monde extérieur et le dominer.

Tous les mondes de la nature doivent être conquis par l'homme, afin qu'il puisse apporter à Dieu Qui l'a envoyé ici-bas, tous les fruits de ses expériences. Par conséquent, les leçons de ce monde physique sont aussi essentielles que celles des mondes spirituels. Le cerveau et le corps de l'Occidental sont caractérisés par l'adaptabilité, et sont fertiles en ressources, facultés toutes deux nécessaires à la phase matérielle de l'évolution. Mais comme les éthers du corps vital sont étroitement reliés à notre corps physique, les méthodes Orientales de développement tendent à troubler les facultés des Occidentaux, au lieu de les spiritualiser.

La prédilection de l'Occidental pour les choses extérieures a produit de nombreux résultats remarquables. C'est ainsi qu'a été élaborée une science de la psychologie qui a non seulement fourni un terrain de recherche et de développement scientifiques, mais a également donné un tel élan aux applications pratiques de l'altruisme qu'aucune civilisation moderne ne néglige le bien-être physique ou hygiénique de ses membres. Dans ce domaine et dans d'autres branches de la science, l'Enseignement de la Sagesse Occidentale des Rosicruciens apporte quelques éclaircissements inédits et importants qui fournissent une solution rationnelle à de nombreux problèmes de l'évolution.


INVOLUTION, ÉVOLUTION, ÉPIGÉNESE

En plus de la théorie de l'Involution de la vie et de l'Evolution simultanée de la forme, l'Enseignement de la Sagesse Occidentale présente un troisième facteur, la Loi d'Epigénèse.

L'homme contribue à la construction de ses corps. Pendant la vie prénatale, il travaille inconsciemment à fixer la "quintessence de ses corps précédents"; plus tard, il commence à y travailler consciemment, et d'autant mieux qu'il est lui-même plus évolué.A chaque incarnation, il exécute un certain travail original, si bien qu'il y a "à chaque fois un influx de causes nouvelles et originales", et ce processus d'initiative, de création de nouvelles possibilités de croissance, est appelée "Epigénèse". Celle-ci permet à la personne de devenir un génie, et de collaborer avec les Hiérarchies Créatrices du monde. Si l'évolution consistait seulement à développer des possibilités déjà en germe ou latentes, l'homme ne pourrait pas devenir un créateur. L'Enseignement Oriental ne dit rien de ce principe dont la portée est considérable.

Peu de temps après que Darwin ait énoncé la théorie de l'évolution, certaines objections ont été soulevées, auxquelles la science n'a jamais donné de réponse satisfaisante, mais qui reçoivent une explication raisonnable grâce à l'Enseignement de la Sagesse Occidentale. Ces objections à la théorie Darwinienne de l'évolution sont les suivantes:

1) La solution de continuité entre les singes supérieurs et l'homme

La nature est perpétuellement en mouvement, et l'homme, en passant successivement par les quatre règnes de la nature, a développé et occupé des formes adaptées à chaque phase de sa progression. "Une loi de la nature précise que nul ne peut habiter un corps plus perfectionné que celui qu'il est capable de construire". Lorsqu'une forme atteint les limites de son utilité, elle commence à dégénérer, ayant servi son but en tant que véhicule de croissance. Tout au long du chemin, il y a des esprits qui refusent de progresser et qui, laissés en arrière, deviennent des retardataires. Au moment où les pionniers passent dans des corps convenant mieux à leur progrès futur, les archétypes des formes abandonnées et en état de dégénérescence sont utilisés par les esprits moins évolués et par les retardataires, jusqu'à ce qu'ils deviennent complètement inutilisables par la vie en évolution. La science parle de l'évolution des formes, mais il y a également cette suite de formes en train de dégénérer, utilisées par les esprits les moins évolués et par les retardataires. Les anthropoïdes appartiennent à la dernière catégorie et, au lieu d'être les ancêtres de l'homme, ils sont, en réalité, des retardataires occupant les formes dégénérées autrefois utilisées par l'homme. L'Enseignement Oriental attribue leur existence à de vicieuses relations de l'homme primitif avec les animaux.

2) La stérilité des hybrides

Ceci est un autre problème de l'évolution dont l'Occultisme Oriental ne parle pas du tout, et auquel la science n'a pas donné d'explication satisfaisante, mais l'Enseignement de la Sagesse Occidentale lui donne une solution raisonnable, dont voici un bref résumé:

Jusqu'au moment où les animaux seront animés par des esprits individuels intérieurs doués de raison, afin de les guider de l'intérieur, consciemment ou subconsciemment, Mère Nature, dans sa sagesse, désigne un esprit-groupe qui les dirige de l'extérieur, en harmonie avec la loi cosmique; et ce que nous appelons "instinct" est une manifestation de la sagesse de cet esprit-groupe. Lorsque des animaux d'espèces différentes s'accouplent, leur descendance n'est complètement sous >le contrôle d'aucun des deux esprits-groupes. Si les hybrides pouvaient se reproduire, il en résulterait un éloignement croissant de la tutelle et du contrôle des esprits-groupes; ces rejetons seraient des épaves sur l'océan de la vie, étant dépourvus d'instinct et de raison. C'est pourquoi, les esprits-groupes, dans leur sagesse, retiennent l'atome-germe nécessaire à la fécondation des hybrides, et c'est la raison de leur stérilité.

L'hémolyse, phénomène scientifiquement enregistré et qui consiste en la du sang qui n'est pas mélangé de manière naturelle, est également en relation avec ce sujet. Ce problème est entièrement élucidé dans la Cosmogonie Rosicrucienne, et les étudiants qui s'y intéressent peuvent s'y reporter.

3) La supériorité morale et mentale de l'homme sur les animaux

Ce fait, tellement évident qu'il ne peut échapper à l'observation la plus superficielle, n'est pas clairement expliqué par l'Occultisme Oriental, mais il est traité à fond et logiquement dans l'Enseignement de la Sagesse Occidentale des Rosicruciens.

Les plantes tirent leur substance du sol, les animaux se nourrissent de végétaux, et les êtres humains tirent leur nourriture des règnes inférieurs. Ainsi en dernière analyse, toutes les formes minérales, végétales, animales et humaines sont composées des mêmes constituants chimiques de la terre.

Au-delà de cette forme physique, visible, il existe des royaumes invisibles à l'oil, mais perceptibles par un sixième sens latent chez la plupart d'entre nous, mais éveillé chez quelques-uns seulement. Cette vue spirituelle révèle l'existence:

- d'une Région Ethérique assurant la croissance et la perception sensorielle,
- d'un Monde du Désir,
- d'un Monde de la Pensée.

De même qu'une forme de matière chimique est nécessaire pour vivre dans le monde physique, il nous faut aussi un véhicule fait de la substance des autres royaumes de la nature pour exprimer les qualités de ceux-ci. De plus, la vie en évolution cherche constamment à réaliser l'expansion de la conscience. A cet effet, la complexité des formes croît à mesure que l'on remonte du minéral à l'homme, et des véhicules invisibles sont aussi ajoutés à la forme physique. L'homme est le seul à posséder des véhicules qui correspondent aux quatre mondes,dont résultent quatre états de conscience analogues à ceux de ces quatre mondes ou royaumes:

L'état de transe


Les séances spirites permettent à des entités invisibles de se matérialiser en soutirant l'éther du corps du médium, en modelant cet éther à leur gré et en donnant à leur ébauche la densité désirée au moyen des particules en suspension dans l'air. Le corps du médium est ainsi séparé des véhicules supérieurs qui le relient à l'esprit, et c'est pourquoi le médium est dans un état de profonde inconscience, que nous appelons "transe". Etant donné que le minéral a seulement un corps physique, on peut dire qu'il état de conscience semblable à la transe.

L'état de sommeil sans rêves

état de profond sommeil paraît inerte; mais la vue spirituelle permet de découvrir une activité interne. Les fonctions de digestion, d'assimilation, de sécrétion, etc., se poursuivent mieux encore qu'à l'état de veille. Ceci s'explique par le fait que le corps dense est interpénétré par un corps vital formé d'éther, alors que les véhicules supérieurs flottent un peu au-dessus du corps du dormeur. En examinant les plantes par le même moyen, on discerne aussi en elles un corps dense, et un corps vital qui leur permet de digérer et d'assimiler la nourriture, respirer l'air, etc., et nous pouvons dire que les végétaux ont un état de conscience analogue au sommeil sans rêves.

L'état de rêves

Quand il nous arrive d'être exagérément absorbés par les affaires de ce monde, nos véhicules supérieurs ne se séparent pas normalement des autres lorsque nous nous endormons. Les corps dense et vital restent partiellement interpénétrés par le corps du désir, qui produit les émotions et nous incite à l'action. Comme les centres sensoriels de nos véhicules supérieurs sont alors improprement reliés au cerveau, nous voyons des choses bizarres, et nous nous agitons dans notre lit sous le coup des émotions causées par ces visions fantaisistes. Nous sommes incapables de raisonner à leur sujet, car notre intellect se trouve en dehors du corps physique, aussi acceptons-nous comme vraies les plus extravagantes situations.

Un corps vital et un corps du désir interpénètrent le corps dense des animaux, mais ne sont pas tout à fait concentriques avec le dernier nommé. Ces véhicules jouent le rôle d'écran sur lequel sont projetées des images par l'esprit-groupe, dont la sagesse les gouverne; étant dépourvus d'intellect, les animaux suivent aveuglément l'incitation donnée par ces images. Nous voyons ainsi que la conscience des animaux est analogue à notre état de rêves, avec toutefois cette notable différence que les images suggestives projetées par l'esprit-groupe ne sont pas irrationnelles, mais sont le véhicule d'une intelligence supérieure que nous nommons "instinct".

Quant aux animaux domestiques, leur intelligence et leur raison relatives sont induites par la proximité de l'homme; c'est un phénomène d'induction semblable à celui qui fait qu'un fil non chargé se trouvant à proximité d'un fil transportant du courant d'un haut voltage se charge d'électricité d'un voltage inférieur.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Dim 1 Fév - 20:55

L'état de veille

A l'état de veille, tous les véhicules de l'homme sont concentriques, ce qui permet à l'Ego de vouloir et de raisonner. Le minéral ne peut décider de sa cristallisation, pas plus que la plante ne peut faire acte de volition; elle est amenée à fleurir par des conditions sur lesquelles elle n'a aucun pouvoir. Le lion doit chasser sa proie, et le lièvre doit creuser son terrier. Chaque espèce a certaines habitudes qui lui sont propres; les diverses plantes et les animaux d'une espèce déterminée réagissent de la même façon s'ils sont dans des conditions identiques, parce qu'ils y sont incités par un esprit-groupe commun. Ainsi, quand on connaît les habitudes d'un animal, on connaît également les caractéristiques de toute l'espèce. Il n'en va pas de même de l'homme, qui est guidé de l'intérieur. Chaque personne est une espèce, une loi en elle-même, et nous aurons beau étudier les mours du genre humain, nous ne saurons jamais ce qu'une personne fera en une certaine circonstance, en nous basant sur une expérience identique vécue par une autre. On ne peut pas écrire la biographie d'une rose ou d'un lion. C'est seulement dans l'espèce humaine, où chaque vie est différentes de toutes les autres, qu'une étude de ce genre est possible.

La supériorité mentale et morale de l'homme sur les animaux et les règnes inférieurs est due au fait qu'il est un individu, un Ego intérieur, qui se connaît comme un "Je suis" , ce qui n'est pas le cas de l'animal. L'homme est capable de générer une action de l'intérieur en disant "Je veux", alors que les animaux sont guidés de l'extérieur par un esprit-groupe et n'ont pas de volonté propre.

4) La présence d'organes inutilisés par leurs possesseurs

Ici aussi, l' Enseignement de la Sagesse Occidentale est plus complet et plus explicite que l'Occultisme Oriental. Il fait la distinction entre:

a) Les parties du corps qui s'atrophient car elles ont cessé d'être utiles, tels les muscles moteurs de la peau et des oreilles chez les animaux. Ces muscles existent chez l'homme, mais il ne s'en sert pas.

b) Les organes tels que la glande pinéale et le corps pituitaire, qui ont joué un rôle important dans notre évolution passée et qui, bien que maintenant en sommeil, sont destinés à jouer un rôle encore plus important dans l'avenir.

Pendant la période d'involution, alors que l'homme construisait ses corps et se trouvait en relations plus étroites que maintenant avec les mondes spirituels, ces organes étaient les véhicules de conscience au moyen desquels il entrait en contact avec les mondes intérieurs qui étaient, pour lui, aussi réels que l'est le monde physique aujourd'hui. Mais à mesure qu'il s'enfonçait plus profondément dans la matière et commença à concentrer sa conscience ici-bas, ces organes constituaient un obstacle, car ils détournaient son attention du monde matériel. C'est pourquoi leur activité est en sommeil. Cependant, l'évolution de l'homme se fait en spirales, et maintenant que celle-ci se fait vers le haut, ces centres redeviendront actifs pour lui permettre de reprendre contact avec les mondes spirituels. C'est pourquoi ces organes ne se sont pas atrophiés, comme ils l'auraient été s'ils n'avaient plus eu de raison d'être.

Après de longues années d'étude des glandes endocrines à sécrétion interne, le Dr C.E. de  Sajons a publié un traité approfondi sur le corps pituitaire, dans lequel il montre que cet organe joue un rôle directeur sur notre organisme physique tout entier, que loin d'être un organe rudimentaire ou atrophié, comme l'avaient cru certains physiologistes, il est un agent de coordination du corps. Le système nerveux sympathique, les sécrétions vitales de la glande thyroïde, et les glandes surrénales, sont directement placés sous l'influence régulatrice du corps pituitaire, de même que le système digestif et les nerfs vaso-dilatateurs et vaso-constricteurs. Cet exposé scientifique du rôle capital du corps pituitaire offre un intérêt particulier si l'on envisage ses fonctions futures à la lumière de l'Enseignement de la Sagesse Occidentale.

c) Les organes en cours de développement, tel le coeur, qui est un muscle involontaire, mais qui a non seulement des stries longitudinales mais aussi des stries transversales qui sont la caractéristique des muscles volontaires et qui s'accentuent à mesure que l'Ego accroît son contrôle sur cet organe. Tous les muscles sont l'expression du corps du désir, et à mesure que l'homme spiritualise ses désirs et développe ses pouvoirs spirituels, le ceour deviendra un muscle volontaire, et la circulation du sang passera sous le contrôle de la volonté. A ce moment, il aura le pouvoir d'empêcher le sang d'irriguer les parties du cerveau où s'élaborent les desseins égoïstes et de le diriger vers d'autres centres qui sont le siège des idéaux altruistes.



LE MYSTERE DU SANG

Les écritures Chrétiennes attachent une grande importance aux doctrines suivantes:

a) la souillure du sang par l'acte de génération,

b) la purification du sang par la régénération.


La doctrine du sang est largement évoquée dans la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse. Il est indéniable que le sang est la base de toutes les formes douées de vie et de perception sensorielle; mais à notre connaissance, l'Occultisme Oriental ne dit pas un mot de cet important sujet. L'Enseignement de la Sagesse Occidentale, d'autre part, met en lumière le "Mystère du Sang", qui éclaire plusieurs des problèmes les plus profonds de la vie. Il présente des notions d'une très grande portée au sujet du sang, qu'il nomme le "champ d'action de l'esprit", le véhicule direct et individuel par lequel l'homme, grâce à sa chaleur, commande et dirige son corps physique. Lorsque l'homme accéda au règne humain, où il devait développer son individualité, ses actions étaient, jusqu'à un certain point, dirigées par l'esprit de race qui, d'une manière analogue à celle des esprits-groupes du règne animal, veillait à préserver la pureté du sang de la tribu ou de la famille; plus les mariages étaient consanguins à l'intérieur du clan, de la caste ou de la tribu, plus grand était le pouvoir de l'esprit de race. Puisque le sang est le véhicule spécial de l'Ego, qu'il transporte ses sentiments et ses émotions, qu'il mémorise toutes ses actions, le mélange du sang familial avait pour effet de reproduire les images mentales des parents chez leurs descendants qui se voyaient, dans cette "mémoire de la nature", à travers une longue lignée d'ancêtres. Les événements de la vie des ancêtres semblaient ainsi s'être produits dans leur propre vie. C'est à cause de cette conscience ou mémoire que l'on disait d'un homme qu'il vivait pendant de nombreuses générations. Quand nous lisons qu'Adam a vécu neuf cents ans et que les patriarches ont vécu pendant des siècles, cela signifie, non qu'ils aient eux-mêmes vécu aussi longtemps, mais que leurs descendants avaient le sentiment d'être Adam, Mathusalem etc., parce que le sang des ancêtres, transmis directement par les mariages consanguins, était le dépositaire des expériences et des images de la mémoire des patriarches. De cette manière, certaines facultés et certains traits de caractère ont pu être acquis, et le type racial renforcé, jusqu'à ce que les humains puissent voler de leurs propres ailes, sans l'aide d'un esprit de famille ou de race. Durant le début de l'évolution de la soi-conscience, les humains vivaient sous cette loi qui "noyait" l'individu dans la nation, la tribu ou la famille, afin que le type puisse être formé.

Il est évident que les premiers Sémites ont reçu un enseignement spécial au sujet du sang, comme indiqué dans le Lévitique (17:10-40) où il est interdit de manger du sang parce que "l'âme de toute chair est dans le sang". Chez eux, l'esprit de race était plus fort que l'individu car chacun d'eux se considérait d'abord comme membre d'une certaine tribu ou famille, et sa plus grande fierté était de se dire "de la souche d'Abraham".

Les Sémites originels ont été les premiers à développer le libre arbitre. Dans une certaine mesure, ils se sont libérés de l'emprise de l'esprit de race en se mariant dans d'autres tribus, et cette introduction de sang étranger a mis fin à la conscience commune que les descendants partageaient avec leurs aïeux, et qui fut supplantée par la conscience individuelle. Du fait des mariages hors de la tribu, ils ont aussi progressivement perdu la "seconde vue", encore conservée de nos jours par un certain nombre d'Ecossais qui se marient dans le clan.

Le sens profond de la religion Chrétienne se trouve dans l'enseignement qui dit que le Christ est venu préparer la voie de l'émancipation de l'humanité de la tutelle des esprits de race et unir les multiples races en une fraternité; pour remplacer le règne de la loi par celui de l'amour et du sacrifice de soi; pour inculquer à la nouvelle race l'idéal de l'amitié, un idéal qui égalisera finalement toutes les distinctions, apportera la paix sur la terre et la bonne volonté parmi les hommes. Il est venu apporter l'épée pour la cause de la paix finale, car le royaume des hommes doit être détruit avant que puisse s'établir le Royaume de Dieu - le Royaume de Dieu qui s'édifie de l'intérieur par le libre arbitre de l'homme, devenu un individu se gouvernant lui-même et coopérant avec la volonté divine.

L'homme construit dans tous les mondes, et même s'il semble parfois le faire uniquement pour son moi séparé, il existe néanmoins dans le monde, aujourd'hui, un idéal d'amitié et d'altruisme qui était à peine connu des anciennes civilisations. En exprimant l'altruisme, l'homme amène à la perfection son corps vital, dont le sang est la plus haute expression. Ce véhicule est également le siège de la mémoire, et il est relié à l'Esprit de Vie unifiant, comme l'ombre l'est à sa source. Les globules sanguins des animaux inférieurs sont nucléés, et ces noyaux servent de champ d'action aux esprits-groupes qui dirigent chaque espèce au moyen de ces centres vitaux. Une fois l'individualité suffisamment développée, ces noyaux disparaissent, comme cela se produit chez les mammifères supérieurs qui sont proches de l'individualisation. Dans l'embryon humain, les globules sanguins sont nucléés durant les premières semaines pendant le travail de la mère sur le corps; mais l'Ego les désintègre dès son entrée dans le sein maternel et, à la vivification, lorsqu'il prend possession de son corps en tant qu'individu, plus un d'entre eux n'existe, car il ne saurait y avoir d'autre principe gouvernant, là où est l'esprit intérieur. Ainsi, le sang de chaque être humain est différent de celui de chaque autre individu, fait qui sera prochainement découvert par la science. L'Enseignement de la Sagesse Occidentale nous apprend que le corps vital sera notre véhicule le plus dense dans la prochaine phase de notre évolution, appelée la "Nouvelle Galilée", et qui sera la sixième Epoque; ainsi, la nécessité du développement approprié du corps vital est éminemment évidente. Cet Enseignement donne des explications précises sur les quatre éthers qui constituent le corps vital, et sur la relation qui existe entre le développement du corps vital et le second avènement du Christ. Il donne aussi des instructions sur ce développement par la purification du sang, et cette méthode est adaptée à l'intellect et au corps que nous avons développés grâce aux idéaux modernes et progressistes de l'Occident. C'est une méthode occidentale pour les Occidentaux; aussi offre-t-elle à la fois sécurité et efficacité, ainsi qu'en peut témoigner l'auteur de ces lignes.

Plus nous étudions en détail ce remarquable Enseignement, mieux nous sommes à même de comprendre le problème compliqué du sang racial, qui a joué un rôle tellement grand dans l'histoire du monde et dans la perpétuation des idées de la famille, de la tribu et de la nation. La science en cherche encore la signification; elle reconnaît le fait que la transfusion du sang d'un animal supérieur à un animal inférieur tue ce dernier, par hémolyse. Mais l'Enseignement de la Sagesse Occidentale explique encore ceci: étant donné que l'humanité évolue vers une stature divine, le mélange de sang humain deviendra impossible. Dans un avenir lointain, la reproduction de l'espèce humaine par mariage ne sera plus nécessaire, car l'homme aura appris à créer, de l'intérieur de lui-même, par le Verbe. Même de nos jours, l'homme se construit un corps meilleur et plus beau qu'autrefois, plus souple et plus adaptable; il est en train d'apprendre comment celui-ci fonctionne, et commence à se libérer de l'influence cristallisante du sang racial, et à devenir un citoyen du monde.


LE MYSTERE DU SEXE


L'Enseignement de la Sagesse Occidentale apporte aussi une solution au problème des sexes et de leur but. "L'Ego lui-même, est bissexuel, contrairement à l'opinion courante". Cette dualité ne se manifeste pas en tant que sexe dans les mondes intérieurs, mais comme Volonté et Imagination, respectivement apparentées aux forces solaires et lunaires. Au temps où la Terre était unie au Soleil, "les forces solaires fournissaient à l'homme tous les moyens de subsistance dont il avait besoin, et il en irradiait inconsciemment le surplus pour les nécessités de la reproduction". Mais lorsque l'Ego commença d'habiter à l'intérieur de son corps et l'a dirigé, il devint indispensable d'utiliser une partie de cette force créatrice pour construire un cerveau et un larynx, afin que l'homme dispose d'instruments pour s'exprimer. Lorsque le corps physique prit la position verticale, la double force créatrice fut divisée, une moitié étant dirigée vers le haut pour la construction du cerveau et du larynx, et l'autre vers le bas pour former les organes reproducteurs. En raison de ce changement, seule une moitié de la force créatrice nécessaire à la construction d'un autre corps était encore disponible en chaque individu, et la coopération d'un autre individu devint nécessaire pour la reproduction. C'est ainsi que l'homme a acquis la faculté de penser, au prix d'une moitié de sa force créatrice, mais il y a gagné un instrument avec lequel il peut créer dans le Monde de la Pensée, dans les royaumes de la musique, de la poésie, de l'art, et partager avec autrui l'héritage de la beauté du monde; et si, par cela, ses yeux se sont ouverts à la connaissance de la mort, de la douleur et de la souffrance, il se sont aussi ouverts à la connaissance de sa propre divinité et à celle des lois de sacrifice, d'amour et de service. L'Ocultisme Oriental enseigne la séparation des sexes, mais l'Enseignement de la Sagesse Occidentale montre le but de cette séparation.


LE MYSTÈRE DE LA MORTALITÉ INFANTILE

L'Enseignement de la Sagesse Occidentale explique également avec logique comment la mortalité infantile, qui cause tant d'affliction dans le monde, est, en fait, l'action miséricordieuse d'une loi bénéfique, qui permet d'éviter un plus grand malheur. Une juste compréhension de la façon dont opère cette loi nous montrera comment nous pouvons éviter cette anomalie et nous éviter aussi la souffrance due au départ prématuré des enfants, ces rayons de soleil qui, hélas, nous quittent parfois pour ne laisser que froide désolation.

Immédiatement après le décès, un panorama de la vie qui vient de se terminer se déroule devant l'esprit. La contemplation de ces images grave celles-ci sur le corps du désir, et lorsque l'Ego fait son entrée dans le monde des désirs et des émotions, ils ressent avec une acuité que, dans notre état actuel, nous ne saurions concevoir, les erreurs de la vie qui vient de se terminer, tandis qu'il médite sur les images des scènes où il a mal agi. C'est le "purgatoire", et de la souffrance qui y est ressentie, l'âme élabore la conscience pour se garder des mauvaises actions dans les vies futures. L'Ego apprécie aussi, avec une incroyable intensité, les vertus développées au cours de la vie écoulée, et les bonnes actions faites. C'est là le "ciel", et cette joie l'incite à vivre, dans le futur, conformément à des idéaux encore plus élevés. Ainsi, l'esprit qui n'est pas dérangé durant la contemplation du panorama qui suit immédiatement la mort, récolte les fruits que sont la conscience et de hautes aspirations.

Lorsque cette rétrospection est troublée, et si la mort survient sur un champ de bataille, par le feu, la noyade ou d'autres accidents, les circonstances navrantes qui l'accompagnent empêchent l'esprit de donner toute son attention à la revue panoramique de sa vie qui vient de prendre fin. Le résultat est identique, lorsque parents et amis se livrent à de bruyantes lamentations. Dans ces conditions, l'impression sur le corps du désir est faible, et les sentiments de joie et de remords ne sont pas ressentis, dans la vie post mortem, avec une acuité suffisante pour produire la conscience afin de guider l'esprit dans sa prochaine vie sur terre, et les idéaux afin de le faire progresser. L'Ego a donc semé, mais il n'a pas moissonné; il a vécu en vain, et dans sa vie suivante, il resterait sujet aux vices qui l'avaient tourmenté; les vertus qu'il avait acquises, devraient être développées à nouveau. Ainsi, l'esprit repartirait sur l'océan de la vie comme un navire sans boussole pour le guider vers le port, condamné à errer sans but défini, pendant le temps d'une vie terrestre. Aussi étrange que cela puisse paraître, la mort dans l'enfance, avec de telles conditions, est destinée, selon le bienveillant dessein de Dieu, à prévenir les effets déplorables causés par la sauvagerie, la négligence ou le manque d'égards, et à donner à l'esprit qui revient sur terre un bon départ. Le moyen d'arriver à ce résultat est le suivant:

Lorsque l'esprit est en voie de se réincarner, il réunit les matériaux pour de nouveaux véhicules, l'intellect, le corps du désir, le corps vital et le corps dense. Une période de gestation précède la naissance du corps dense; il en va de même pour les véhicules plus subtils. A l'âge de sept ans, la naissance du corps vital annonce la période de croissance rapide; à quatorze ans, la naissance du corps du désir annonce l'adolescence et l'âge émotionnel; et à qu'à vingt-et-un ans, lorsque l'intellect est né, la raison éclaire le sentier pour maîtriser nos émotions et nous guider dans la vie.

Ce qui n'est pas né ne peut mourir; par conséquent, si le corps dense d'un enfant meurt avant l'âge de l'adolescence, la gestation du corps du désir s'achève au Premier Ciel, partie du monde du désir, que certains appellent "le pays de l'éternel été". Là, des maîtres dévoués inculquent aux enfants des idéaux élevés, ainsi que l'aversion pour le mal. Les enfants y acquièrent une moralité supérieure, alors qu'ils jouent avec des couleurs et des jouets vivants si beaux, que si nous pouvions les voir, nous oublierions notre douleur et rendrions grâce à Dieu pour Sa bonté. Après quelques années, ces heureux sujets renaissent, souvent dans la même famille, plus nobles qu'ils ne l'auraient été s'ils n'avaient pas bénéficié de cette expérience à la suite de leur décès dans l'enfance.

L'Occultisme Oriental nous dit de ne pas nous affliger de la mort, car la certitude de la naissance pour ceux qui meurent est égale à celle de la mort pour ceux qui naissent. C'est exact, mais aussi froid que l'occultisme lui-même. La mortalité infantile est tellement triste, apparaissant comme une anomalie de la nature, que nous languissons après une lueur d'espoir, qui consolerait nos cours meurtris, lorsque l'Ange de la Mort nous ravit le rayon de soleil de notre foyer. L'Enseignement de la Sagesse Occidentale s'adresse en même temps au coeur et à l'intellect; il nous présente une loi travaillant pour le bien en vue de corriger nos erreurs; il éclaire notre souffrance d'un rayon d'espoir, et nous montre comment nous épargner cette souffrance dans de futures vies, en abolissant la guerre, en prenant soin d'éviter les accidents, en assistant ceux qui s'en vont de ce monde et qui ne doivent pas être troublés par des lamentations égoïstes.

L'Enseignement de la Sagesse Occidentale donne des instructions de grande valeur sur les soins à donner à ceux qui s'en vont, et nous montre comment nous pouvons les aider, à l'heure de leur départ, afin qu'ils retirent de leur vie qui vient de prendre fin, une croissance de l'âme la plus grande possiblee. Cet enseignement est doncutile dans toutes les éventualités de vie et de mort qui peuvent se présenter.


LE MYSTÈRE DE LA MORT

Bien que beaucoup de personnes intelligentes acceptent l'idée que la mort n'est qu'un transfert d'activités de ce monde physique dans des mondes moins matériels, l'Enseignement de la Sagesse Occidentale explique comment opère la loi naturelle de durée de la vie terrestre et de délabrement du corps dense. L'homme construit l'archétype de son corps dense dans le monde céleste. Il est évident que cet archétype correspond à ses capacités. Parfois, une vie est prolongée au-delà de la durée normale lorsque les grands Etres Compatissants voient qu'elle peut rendre des services spéciaux, mais en général l'archétype dure jusqu'à ce que la force vibratoire reçue à la naissance ait été dépensée.

Lorsque la vie est terminée, l'ascension de l'Esprit est empêchée par la substance-désir qui adhère à lui après la perte s'en libérer par la force centrifuge, selon la même loi qui fait qu'une planète éjecte la partie d'elle-même qui s'est trop cristallisée. Ainsi, c'est la partie la plus grossière du corps du désir qui est rejetée en premier. Elle est éliminée par la force centrifuge exerçant une action "purgative", d'où le nom de purgatoire; cette force arrache le mal et permet à l'esprit de s'élever dans les régions supérieures qui constituent le monde céleste. C'est en rapport avec cela qu'est donné le très important enseignement concernant la nécessité de graver correctement sur le corps du désir le panorama de la vie écoulée, afin que l'Ego puisse voir ses succès et ses échecs, l'empreinte de sa fermeté morale et de ses faiblesses; afin qu'il puisse voir le but de la souffrance et la voie qui conduit à son élimination.

Chaque génération, lors de sa montée vers le monde céleste, chante le chant des réussites de sa vie terrestre. Ainsi, chacun chante quelque chose de différent dans l'harmonie de notre sphère, et de même que des spores sont arrangée différemment sur une plaque de verre lorsque des sons différents les mettent en vibration, ainsi ces variations, dans le cantique du monde, sont la cause des changements du climat, de la flore et de la faune sur terre. Si, au cours de notre vie terrestre écoulée, nous nous sommes appliqués à bien faire, nous chantons un pays d'abondance, lorsque nous atteignons le monde céleste et nous le retrouvons ensuite, qui nous attend, à notre retour sur terre. Si, au contraire, nous avons négligé notre travail et perdu notre temps en spéculations métaphysiques, notre chant céleste sera très différent, et lors de notre retour sur terre, nous trouverons la famine, les inondations et la désolation. Toutes choses, au ciel et sur terre, sont gouvernées par l'immuable loi de cause à effet, qui maintient l'équilibre du monde.


LE CHRIST DE L'OCCIDENT

La cosmogénèse est exposée de manière très étendue dans l'Enseignement de la Sagesse Occidentale. Trois grandes Périodes d'évolution ont précédé la nôtre. Le Père est le plus haut Initié de la première Période, celle de Saturne; le Fils (Christ) est le plus haut Initié de la seconde Période, celle du Soleil, et Jéhovah est le plus haut Initié de la troisième Période, ou Période de la Lune.

C'est sous le régime de Jéhovah et de ses Anges que s'est produite la séparation des sexes, ainsi que la division de l'humanité en tribus et en nations. La nature-désir de l'homme était alors dominante, aussi des lois lui ont-elles été données, et la "crainte du Seigneur" opposée aux désirs de la chair. Toutes les religions de race ont été conçues par Jéhovah, chacune d'elles étant spécialement adaptée à la nation à laquelle elle était donnée. Toutes ces formes de culte visaient à préparer l'humanité au règne du Christ, dont la mission est de nous émanciper de la loi, sous le joug de laquelle chacun pèche, et de lui substituerle règne de l'Amour, où chacun servira son prochain.

Jéhovah a oeuvré de l'extérieur sur la Terre et sur l'humanité, comme le font les esprits-groupes sur les animaux. Mais voici deux mille ans, lors du Baptême dans le Jourdain, l'Esprit du Christ est descendu sur Jésus et a habité son corps jusqu'à la tragédie du Golgotha, où Il a pénétré dans la Terre, comme Esprit Planétaire intérieur. Dès ce moment, Il a commencé à purifier    le monde du désir, plein de violence et d'égocentrisme développés sous le règne de la loi, et à irradier l'amour et l'altruisme qui, lentement mais sûrement, imprègnent le monde. En temps voulu, nous verrons régner "la paix sur la terre et la bonne volonté envers les hommes".


Cependant, le Grand Sacrifice n'a fait que commencer sur le Golgotha; le Christ "gémit et peine" encore et doit continuer à le faire "jusqu'au jour de la manifestation des Fils de Dieu", ce jour où nous aurons une évolution suffisante pour guider notre propre planète sur son orbite et prendre soin de nos frères plus faibles. N'oublions donc pas que nous pouvons hâter ou retarder le jour de Son retour par la vie que nous menons. Si nous vivons pour le monde matériel, nous prolongeons Son emprisonnement et Son agonie; aussi nous appartient-il de faire toutes choses en mémoire de Lui, conformément à Sa dernière exhortation; car alors, nous travaillerons à Le libérer et ainsi à rapprocher le moment où nous pourrons aller à Sa rencontre " dans les airs" quand Il se dégagera du centre de la Terre pour monter vers la surface, et de là vers le Soleil dont Il est venu.

Le travail de la race Aryenne a été de développer la raison;et cette tâche a été très bien accomplie. Mais désormais, l'humanité doit apprendre à illuminer sa raison par la lumière intérieure de l'Esprit et à unir sa connaissance cérébrale à la connaissance du coeur. Elle doit apprendre à amorcer, par son libre arbitre et de l'intérieur, toute action , et cette action doit avoir le Service pour résultat.

Il a été dit que "la fleur de la religion est toujours donnée à la fleur de l'humanité", et que des religions plus glorieuses sont encore à venir. Cependant, le monde actuel ne fait que commencer à percevoir les faibles lueurs de la sublime mission du Christ, qui est d'élever l'humanité à la vivante réalité de l'Amitié Universelle.

L'enseignement des Mystères Atlantéens, consigné dans l'Ancien Testament, nous apprend que l'homme, de sa propre volonté, a mangé du fruit de "l'arbre de la connaissance", apportant ainsi la souffrance et la mort dans le monde; et qu'il a été "expulsé du jardin de Dieu, pour errer dans le désert du monde"; que Dieu, dans sa compassion, a conclu une alliance avec l'homme; qu'un tabernacle a été construit pour y placer l'Arche, symbole de l'esprit immortel de l'homme; que les barres de cette Arche n'étaient jamais être retirées, tout comme l'homme, en tant que pèlerin, ne connaîtra jamais le repos avant d'avoir, par sa propre volonté, atteint le but qui lui est assigné. A l'intérieur de cette Arche se trouvait le "pot d'or de manne" (un mot signifiant homme dans de nombreuses langues) tombée du ciel, voisinant avec les "Tables de la Loi", autrement dit les préceptes divins qu'il devait apprendre au cours de son "pèlerinage à travers le désert de la matière"; elle contenait aussi la "verge magique" d'Aaron, emblème du pouvoir spirituel qui est en chacun de nous et qui nous pousse vers le Temple Mystique de Salomon. Dans l'Ancien Testament, nous voyons comment l'homme est descendu du ciel, comment il a transgressé les commandements de Jéhovah, qui l'a conduit, par la souffrance et les déboires, à travers le désert de la matière, vers le règne de la paix qui sera introduit par le Christ.

C'est à peine si l'humanité a commencé à vivre les enseignements ésotériques du Christianisme; elle commence à peine à en saisir le sens; néanmoins, lentement mais sûrement, nous avançons vers le prochain cycle de progrès, cette glorieuse Sixième Epoque dont le Christ doit être le chef, une Epoque qui va rassembler toute l'humanité, "Fils de Caïn" aussi bien que "Fils de Seth", pour travailler en harmonie dans le Royaume du Seigneur; une Epoque où les rayons de la Rose-Croix répandront la lumière de la compréhension sur chaque institution des hommes, de telle sorte que toute différence se fondra dans le service en commun pour le bien de tous, et l'amitié unira dans le royaume du Christ les âmes dispersées. Lorsqu'Il aura parachevé l'unification du Royaume, Il le remettra entre les mains du Père, comme il est dit dans la Bible.

L'Enseignement des Mystères occidentaux nous révèle la mission du Christ, venu pour montrer et préparer le chemin de Son Royaume, afin  que les retardataires ne soient pas les seuls à être élevés, mais que tous ceux qui sont prêts à suivre l'étroit sentier et à entrer par la porte étroite puissent trouver la Lumière et le Chemin. Le Christ n'est plus "Celui qui doit venir", mais Celui qui reviendra. Il ne réapparaîtra pas dans la chair qui, selon Paul, ne peut hériter du Royaume, mais dans le corps de l'âme. Quand l'humanité aura développé sa conscience éthérique, elle pourra Le rencontrer "dans les airs". Toutefois, "nul ne connaît le jour et l'heure, ni les Anges, ni le Fils, mais le Père seul". Alors, la loi donnée par Moïse sera remplacée par "la grâce et la vérité venues par Jésus-Christ", et le flot de l'humanité qui se presse vers les hauteurs témoignera, comme de vrais fils de Dieu, qu'il est possible d'obéir au commandement divin: "Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait".






_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par obsidienne le Dim 1 Fév - 21:41

Excellent article qui fait résonner mon âme et me conforte sur ma voie ! Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 3241262175

Difficile de dire les choses en quelques mots mais ce que je pense c'est qu'il faut voir que sur la ronde précédente à savoir l'ancienne lune le futur être humain était double. Nous étions collés dos à dos male et femelle dit Steiner qui a vu ça en lecture akashique. Je ne détaille pas mais après sur la terre la ronde précédente nous étions doté d'un corps astral qui a du progressivement faire ses expériences à travers toutes les civilisations .... à savoir que la séparation des sexes a eu lieu sur terre et du coup l'expérience de la vie de la mort, l'éphémère de la vie physique mais encore des choses à découvrir du côté de l'esprit ; l'aventure humaine intérieure est plus passionnante et palpitante que du point de vue extérieur car on peut toujours en repousser les limites Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 4103375246
obsidienne
obsidienne

Messages : 3981
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Lun 2 Fév - 12:40



Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 3241262175


obsidienne a écrit:Excellent article qui fait résonner mon âme et me conforte sur ma voie ! Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 3241262175

Difficile de dire les choses en quelques mots mais ce que je pense c'est qu'il faut voir que sur la ronde précédente à savoir l'ancienne lune le futur être humain était double. Nous étions collés dos à dos male et femelle dit Steiner qui a vu ça en lecture akashique.  Je ne détaille pas mais après sur la terre la ronde précédente nous étions doté d'un corps astral qui a du progressivement faire ses expériences à travers toutes les civilisations ....  à savoir que la séparation des sexes a eu lieu sur terre et du coup l'expérience de la vie de la mort, l'éphémère de la vie physique mais encore des choses à découvrir du côté de l'esprit ; l'aventure humaine intérieure est plus passionnante et palpitante que du point de vue extérieur car on peut toujours en repousser les limites Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 4103375246


Oui c'est la seule issue que nous avons entreprendre ce voyage intérieur pour ne plus subir le grand Engrenage cosmique! Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 4210872006



_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Lun 9 Fév - 19:50




(Jean 10, 23-39)




"Moi et le Père nous sommes un."

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 20 Fév - 23:23





De la puissance qui enchaîne tous les êtres,
L'homme se libère, qui triomphe de lui-même,
Par cette victoire il se trouve en vérité,
Comme toute l'humanité peut se trouver
En vérité dans le Christ.




Goethe

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Jeu 26 Fév - 21:14






Arrières-plans du Mystère du Golgotha





Il n'existe aucun document solide sur le Mystère du Golgotha. Lorsqu'un historien demande aujourd'hui si l'on peut démontrer l'existence historique du Mystère du Golgotha, on est obligé de dire, du point de vue de la recherche historique actuelle: Non, on ne peut la démontrer par des moyens extérieurs.

Il y a de bonnes raisons à cela. Selon les décrets de la sagesse divine, dirais-je volontiers, le Mystère du Golgotha ne doit pas être extérieurement, matériellement démontrable, pour la simple raison qu'il est le fait le plus important qui se soit accompli dans la vie de la Terre, et qu'ainsi il ne doit être concevable que de façon suprasensible.

Chacun se trouve placé devant la nécessité de s'avouer qu'il doit faire un choix en face du Mystère du Golgotha: Il faut que je recoure aux réalités suprasensibles, ou bien je ne pourrai pas trouver ce dont il s'agit. Le Mystère du Golgotha doit en quelque sorte contraindre l'âme humaine à abandonner toute preuve accessible aux sens, pour trouver la voie qui conduit au suprasensible. Il existe donc une bonne raison pour que le Mystère du Golgotha ne soit démontrable ni historiquement ni scientifiquement, ni d'aucune autre manière.

L'importance de la science de l'esprit apparaîtra justement en ce qu'elle aura à conduire les hommes vers le Mystère du Golgotha, mais par un chemin suprasensible.

Quelle était la situation de l'humanité lorsque le Mystère du Golgotha intervient à la quatrième époque post-atlantéenne, la civiliation gréco-latine? Vous savez ce que signifie cette époque. Au cours du temps, l'évolution de l'humanité suit un cours qui la fait passer par l'acquisition des différents éléments qui constituent la nature humaine. Vous savez qu'à l'époque égypto-chaldéenne, qui se situe avant l'an 747 avant le Christ, l'être humain parvient de par son évolution à ce que l'on appelle l'âme de sensation; à l'époque gréco-latine à l'âme d'entendement, et depuis l'année 1413, à notre cinquième époque post-atlantéenne, à ce que nous appelons l'âme de conscience. Si bien que nous pouvons dire: L'essence de la civilisation gréco-latine, de 747 à 1413, c'est que l'humanité est éduquée à faire un libre usage de l'âme d'entendement, cette âme qu'on peut appeler aussi l'âme de sentiment.

Demandons-nous à quel moment se situe le milieu de cette période. Le milieu, car, n'est-ce-pas, nous pouvons admettre que si cette période a duré de 747 avant J.-C. jusqu'en 1413, elle avait un milieu, un point jusqu'auquel cettê âme pensante s'est développée en progressant, puis a suivi ensuite une évolution déclinante. Ce moment - vous pouvez facilement le calculer - , c'est l'année 333 après J.-C. L'année 333 marque donc un moment capital de l'évolution humaine, le milieu de la civilisation gréco-latine. La naissance de Jésus Christ se situe 333 ans avant ce milieu.

Nous ne pouvons apprécier comme il convient toute cette situation sans nous demander ce qui serait arrivé si le Mystère du Golgotha n'avait pas eu lieu. Nous pouvons juger en effet de l'importance qu'il a pour l'humanité, en nous demandant ce qui se serait passé s'il n'avait pas eu lieu. Naturellement, l'humanité serait, sans lui, parvenue au milieu de la quatrième période postatlantéenne, à l'année 333, mais uniquement grâce à ses propres forces élémentaires. Par elle-même, elle aurait développé toutes les facultés qui sont celles de l'âme d'entendement et de sentiment, et en aurait disposé au cours des siècles suivants.

Ceci fut essentiellement modifié du fait du Mystère du Golgotha. Il se passa quelque chose de considérablement différent. Lorsque nous portons le regard sur le Mystère du Golgotha, nous pouvons, pour caractériser cet événement particulier, qui donne à toute la terre un sens, nous pouvons considérer précisément comme le plus important de tous ces points de vue: seul un chemin suprasensible donne accès au Mystère du Golgotha, on ne parvient à lui que par cette voie.

(...)

Exactement autant d'années qu'entre le Mystère du Golgotha et le milieu de cette période, 333 ans, exactement le même nombre d'années après, certaines puissances spirituelles avaient l'intention d'orienter l'évolution terrestre vers de toutes autres voies que celles vers lesquelles la guidait le Mystère du Golgotha. 333 ans après l'année 333 donne l'année 666: c'est ce chiffre dont l'auteur de l'Apocalypse parle avec tant de fougue. Relisez les passages où il parle de l'année 666! Selon les intentions de certaines puissances spirituelles, quelque chose devait arriver à l'humanité, et ce serait arrivé si le Mystère du Golgotha ne s'était pas accompli. Le chemin descendant qui aurait été celui de l'humanité à partir de 333, date marquant le point culminant de la civilisaiton de l'âme d'entendement et de sentiment, c'est ce chemin descendant que l'on aurait utilisé pour l'amener sur une toute autre voie que celle qui devait être la sienne selon les intentions des entités spirituelles liées à elle depuis le commencement, depuis la période de Saturne. Cela se serait fait par l'intervention précoce de quelque chose qui ne devait venir que plus tard; par une sorte de révélation, l'âme de conscience, avec tout ce qu'elle contient, aurait déjà été donnée à l'humanité en 666. Si cela s'était produit, les intentions de certaines entités opposées à l'évolution humaine, mais qui voulaient la placer sous leur emprise, auraient vraiment été réalisées; l'humanité aurait été, dès 666, dotée d'un coup, et prématurément, de l'âme de conscience, alors qu'elle le sera normalement dans un avenir encore très éloigné.

Les entités hostiles à ceux des dieux qui aiment les hommes suivent en effet un certain principe: elles cherchent à donner à l'homme encore immature ce que les bonnes entités spirituelles ont prévu pour beaucoup plus tard. Ce qui aurait dû se passer au milieu de notre période - 1080 ans après l'année 1413, donc en 2493, car c'est à ce moment que l'être humain devait être assez avancé dans l'appréhension consciente de sa propre personnalité - aurait été innoculé aux hommes dès 666 par les forces ahrimaniennes et lucifériennes.

Quel était donc le but de ces êtres? En dotant précocement les hommes de l'âme de conscience, ils voulaient implanter en lui une nature qui l'aurait totalement empêché de trouver le chemin du Soi-Esprit, de l'Esprit de vie et de l'Homme-Esprit. On aurait ainsi barré le chemin de l'avenir, et engagé l'homme dans de toutes autres voies d'évolution.

L'histoire ne s'est pas déroulée comme elle avait été projetée sous cette forme particulière, phénoménale, grandiose, mais diabolique: cependant les traces en ont marqué l'histoire. Elles ont pu s'accomplir par le fait que des choses se passèrent dont on ne peut dire que ceci: les hommes font cela sur la terre, mais ils le font en réalité toujours en hommes de main réalisant ce que certaines entités spirituelles veulent leur faire exécuter. L'empereur Justinien fut un de ces hommes de main de certaines entités lorsque, ennemi de tout ce qui provenait de la grande sagesse grecque, il ferma en 529 l'Ecole d'Athènes, si bien que les derniers vestiges de l'érudition grecque, avec le savoir grandiose d'un Platon et d'un Aristote, furent bannis et durent se réfugier en Perse. Lorsque Zénon l'Isaurien, au Veme siècle, avait chassé d'Edesse des sages grecs, les sages syriens s'étaient déjà enfuis à Nisibis. Et c'est ainsi que vers l'année qui approchait, vers 666, se réunit à l'Académie perse de Gondishapour l'élite de l'érudition issue de la Grèce antique, élite formé de philosophes qui ne tenaient aucun compte du Mystère du Golgotha. C'est ainsi qu'enseignèrent à l'Académie de Gondishapour ceux qu'inspiraient les forces lucifériennes et ahrimaniennes.

Si ce qui devait arriver en 666 s'était produit - à savoir la rupture avec l'évolution future, et l'élévation de l'humanité à l'âme de conscience dès cette date de 666, si les intentions de l'Académie de Gondishapour avaient été pleinement réalisées, on aurait vu partout, dès cette date, des hommes d'une haute érudition: hommes de génie extraordinaires, ils auraient voyagé à travers l'Asie Mineure, l'Afrique du Nord, l'Europe méridionale, à travers l'Europe en général, pour y répandre cette "culture de 666" que projetait l'Académie de Gondishapour. Avant tout, cette civilisation devait concentrer entièrement l'homme sur la personnalité, et lui apporter déjà complètement l'âme de conscience.

Cela ne fut pas possible. Tout le choc que l'Académie de Gondishapour devait faire subir à la culture occidentale se trouva émoussé. Au lieu que se développe une sagesse devant laquelle tout ce que nous savons aujourd'hui dans le monde extérieur n'eût été que bagatelle (...) il n'en est resté que des restes dans ce que les érudits arabes ont apporté en Espagne, mais déjà atténué aussi. Cela ne s'est pas manifesté comme il avait été voulu, mais sous une forme édulcorée. A sa place est apparu le Mahométisme; Mahomet avec sa doctrine. L'islam a pris la place de ce qui aurait dû venir de lAcadémie de Gondishapour. Grâce au Mystère du Golgotha, le monde avait été détourné de cette orientation qui lui aurait été funeste. (...) Ains se répandit ce qui mit obstacle à cette haute, mais diabolique sagesse que voulait répandre l'Académie de Gondishapour, et y mit obstacle pour le salut de l'humanité.

(...) Bien que les hommes aient un rapport avec eux, les événements se déroulent entièrement dans le suprasensible. Et nous ne pouvons pas, sur de tels événements, ni sur ce à quoi tendait l'Académie de Gondishapour, ni sur l'événement du Golgotha, porter un jugement d'après ce qui se passe sur le plan physique. Devant de tels événements, quand nous voulons les caractériser, il faut chercher à de beaucoup plus grandes profondeurs qu'on ne le pense d'ordinaire.

(...) L'humanité n'a conservé qu'une forme atténuée de ces événements grandioses qui auraient dû se produire à dater de 666; (...) avec l'impulsion de Gondishapour, l'humanité tout entière a reçu une fêlure. (...) La maladie qui, lorsqu'elle se développe, conduit à nier Dieu le Père, fut alors innoculée à l'humanité.

Cette maladie a bien des effets. Elle crée un lien d'attraction entre l'âme et le corps, un lien plus fort qu'il n'était autrefois.

Les sages de Gondishapour n'ont en effet voulu rien de moins - ce qu'à nouveau certaines sociétés secrètes, sous une forme davantage marquée de dilettantisme, veulent aussi à notre époque - qu'apporter à l'homme pour cette terre la grandeur et la sagesse; mais en lui inoculant cette sagesse, ils ont fait en sorte que son âme participe à la mort, si bien qu'après avoir franchi le seuil de la mort, il perde tout désir de vivre une vie spirituelle et de se réincarner. Ils cherchent à couper le fil de son évolution. Ils veulent le conquérir pour eux-mêmes, pour un tout autre monde, le conserver dans le cadre de la vie terrestre pour le détourner de ce qui lui est destiné sur la terre, qu'il doit apprendre au cours d'un lent développement par lequel il parviendra au Soi-Esprit, à l'Esprit de vie et à l'Homme-Esprit.

L'âme humaine ferait donc connaissance avec la terre plus étroitement qu'il n'était prévu pour elle. La mort, qui ne devait toucher que le corps, serait aussi devenue le destin de l'âme. C'est contre cela que le Mystère du Golgotha a travaillé.  (...) Le Christ, pour maintenir l'équilibre, a lié l'âme plus vigoureusement à l'esprit que cela n'était prévu. Si bien que l'âme humaine a été rapprochée de l'esprit plus qu'elle n'y était destinée. (...) Si l'on veut aborder le Mystère du golgotha dans une juste perspective historique, il faut pouvoir comparer la relation prévue par Ahriman et Lucifer entre le corps et l'âme  avec celle qui se crée entre l'âme et l'esprit.

(...) Nier Dieu, dit la science de l'esprit, est une maladie, et cette maladie est en nous. Or nous ne venons plus à nier Dieu quand nous le retrouvons grâce au Christ. De même que notre corps est affecté d'une force pathologique qui tend vers la négation de Dieu, nous avons, avec la force du Christ en nous, grâce au Mystère du Golgotha, une force de santé, de guérison. Ainsi, le Christ est pour nous tous, au véritable sens du mot, le Sauveur, le Thérapeute face à cette maladie qui peut induire l'homme à nier Dieu
.





Rudolf Steiner, Qui est le Christ?

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Mar 3 Mar - 19:46





Christ, le Verbe




Hohmah est la région de la lumière qui est la première émanation de Dieu. Au commencement du monde Dieu a dit: "Que la Lumière soit !" . La première créature, l'origine, le commencement de tout, c'est la lumière. La lumière c'est le Christ, et le christ c'est le soleil. Pourquoi l'esprit du Christ est-il placé dans le soleil, donc dans la séphira Tiphéreth? En réalité il s'agit du même esprit sous deux aspects différents; l'esprit du Christ est identique à l'esprit solaire. Mais évidemment, lorsque je dis le Christ, il ne s'agit pas ici de Jésus. Jésus est un personnage historique qui a vécu en Palestine, qui avait une mission sur la terre. L'esprit du Christ existe depuis l'origine de la création. C'est lui le Verbe par qui tout a été fait.

Mais là encore, quand je parle de "l'esprit du Soleil" il faut me comprendre. Je ne parle pas du soleil physique, astronomique, mais de ce monde spirituel où vivent des êtres qui ont toute une culture et une civilisation. L'esprit du soleil est l'archange Mickhaël.

Le Christ, l'Archange Mickhaël sont des représentations différentes du même Principe, le Deuxième Principe de la Sainte Trinité. L'entité solaire que l'on appelle Mickhaël, est liée au Christ, au Verbe, parce que l'esprit du Christ, c'est l'esprit du soleil. Et Melkhitsédek aussi, que Jean décrit entouré de sept chandeliers d'or et tenant à la main sept étoiles, et une épée sortant de sa bouche, est aussi une expression de la lumière, du Verbe. Les noms sont différents, mais le Principe est toujours le même.



Omraam Mickhaël Aïvanhof, Les fruits de l'arbre de Vie

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Mar 3 Mar - 20:55




Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Resurr10





De Dieu nous sommes nés En Christ nous mourons Par le Saint-Esprit nous renaîtrons dans le Soi-Esprit




Puis le Mystère du Golgotha devient imminent. Mais, supposons un instant qu'il n'ait pas eu lieu, que ce que nous apprennent les Evangiles ne se soit pas passé. Alors, l'évolution de l'humanité aurait pris un tout autre aspect; l'être humain aurait refoulé de plus en plus la sagesse originelle dans l'inconscient. Il n'aurait plus regardé que ce qui est extérieur, il aurait fait face sans espoir à la mort redoutable et à tout ce qu'entraîne l'idée de la mort. (...) Et voilà ce que le Christ dit à ses disciples initiés: "L'être humain reçut une sagesse originelle des êtres spirituels divins, à une époque où les Dieux ne connaissaient pas la mort. Cette sagesse ne savait rien ni de la mort ni de la manière de surmonter la mort, car au sein des mondes divins il n'y a qu'une métamorphose, pas la mort. Mais moi", dit le Christ après sa résurrection, "je fus envoyé par ceux qui sont proches de Dieu le Père afin de passer, sur la terre, par ce qu'on ne peut pas subir dans le monde des dieux, et je revêtais un corps physique". Le christianisme ne fût pratiqué publiquement qu'à partir du IVème sicèle de notre ère, mais les disciples initiés par le Christ propagèrent ce qu'Il leur avait dit après sa résurrection: "Je suis venu afin que les Dieux connaissent la mort, et celui qui a compris la vérité du christianisme comprend aussi, dans la mort, la victoire du spirituel sur le terrestre."


Voilà l'appel qui fut lancé à l'humanité pour qu'elle comprenne que la mort libère la spiritualité de l'être humain après son séjour dans le monde terrestre. C'est la connaissance que les Dieux ont acquise directement par le Mystère du Golgotha. L'érection de la Croix fut donc aussi un événement au sein du Cosmos. Là, le Cosmos agit de manière à ce que se produise un événement de la plus haute importance sur la terre. La Croix n'a pas seulement été élevée sur la terre, mais y fut enfoncée pour que les humains voient ce que les Dieux avaient à régler dans leur monde. C'est ainsi que l'homme doit reconnaître le vrai Christ. (...) Si on s'unit à cette signification on comprend de mieux en mieux que la spiritualité a besoin de la mort. Si l'être humain ne passait pas continuellement par la porte de la mort, il ne parviendrait jamais à son complet développement. L'étude de toute l'évolution terrestre future commence par la compréhension du Mystère du Golgotha, mais il faut voir plus loin. Il y a encore autre chose à comprendre.


Aujourd'hui toute la nature morte nous entoure, et nous nous félicitons de la comprendre. Nous voudrions connaître la composition chimique non seulement des pierres, mais aussi des végétaux et des animaux. Nous voudrions, en tout, introduire ce qui est mort. (...)


Le christianisme nous a arrachés à l'asservissement de la mort, et nous a appris que celui qui ne comprend pas la Résurrection, qui ne reconnaît pas que le Christ est vivant, est lui-même mort dans son âme. Nous devons comprendre que si nous nous unissons seulement à ce qui est mort, nous sommes nous-mêmes morts et ahrimaniens. Mais, si nous avons le courage de nous unir par l'amour à tous les êtres autour de nous, de nous unir à ce que les êtres sont par eux-mêmes, et non à l'image morte que nous nous faisons d'eux, alors nous trouverons partout le Christ, nous trouverons partout la Victoire de l'Esprit. Alors, lorsque nous parlerons des différents êtres qui vivent dans le solide, dans le liquide, etc., cela semblera peut-être paradoxal à nos contemporains; mais tant que nous ne parlons pas d'eux, nous parlons d'une science morte, qui n'est pas christifiée. Il n'en sera plus ainsi lorsqu'on se décidera à parler de ces choses comme nous le faisons dans le véritable christianisme. Nous devons donc christifier tout ce qui est scientifique, introduire dans toute science, toute connaissance, toute notre vie, tout ce que nous pouvons développer grâce à notre rapport avec le Christ. C'est seulement ainsi que le Mystère du Golgotha sera rendu fécond au sein de l'humanité par l'énergie humaine, les aspirations humaines et l'amour humain. C'est dans cet esprit que nous pouvons dire que sous tous ses aspects, l'anthroposophie aspire à christifier le monde.


Nous nous orientons sur le signe du Christ. Lorsque nous contemplons la nature extérieure, ce n'est que poussé par un état intérieur morbide qu'on peut dire qu'il n'y a pas de Dieu dans la nature. Mais lorsque nous contemplons la nature avec une âme méditative, nous y trouvons Dieu partout. La nature nous fait dire: Ex Deo nascimur.


C'est une maladie de ne pas se le dire dans on être le plus intime. Seulement, au cours de notre vie terrestre, nous devons trouver le Christ par notre propre force psychique. Autrement nous ne pourrions pas mourir comme il se doit, car dans l'humanité moderne seul le Christ transmet la vie dans la mort. C'est simplement le destin de la vie humaine que nous assimilions le Christ en nous, que nous trouvions le Christ, que nous apprenions à comprendre le Mystère du Golgotha, que nous apprenions à dire dans notre être le plus intime: in christo morimur.


Autant que c'est une maladie de ne pas parvenir à Dieu le Père, de même c'est un destin pitoyable de ne pas parvenir à Dieu le Fils. Il en résulte en même temps une faiblesse d'esprit. Car si nous nous imprégnons de la connaissance et de l'amour de Dieu le Père et de Dieu le fils, s'éveille en nous quelque chose qui mène à la spiritualité vivante en dépit de toute mort, en dépit de toute nature morte. Alors, par la force de Dieu le Père et la force de Dieu le Fils nous disons: Per spiritum sanctum riviviscimus, nous renaissons dans le Saint-Esprit.


Ainsi, ce que l'on peut savoir se résume, en une connaissance lucide et non en aspiration vague et nébuleuse, par ces paroles: Par le Saint-Esprit nous renaîtrons dans le Soi-Esprit.




Rudolf Steiner, Mystère solaire Mystère de la mort






Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 3125-c10

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Lun 23 Mar - 20:08




Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Humain10





La naissance du Christ : une conscience nouvelle




Quand l'âme et l'esprit s'unissent, ils mettent au monde un germe qui se développe comme une conscience nouvelle. Cette conscience nouvelle se manifeste comme une lumière intérieure qui chasse les ténèbres... comme une chaleur tellement intense que même si le monde entier vous abandonne, vous ne vous sentez jamais seul... comme une vie abondante que vous faites jaillir partout où vos pieds vous portent... comme un afflux de forces que vous consacrez à l'édification et à la construction du Royaume de Dieu... comme une joie aussi, une joie extraordinaire de se sentir en liaison avec tout l'univers, avec toutes les âmes évoluées, de faire partie de cette immensité... et la certitude que personne ne peut vous enlever cette joie. Dans l'Inde, on appelle cet état la conscience bouddhique, et chez les chrétiens on l'appelle la naissance du Christ.




Omraam Mickhaël Aïvanhof

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Ven 27 Mar - 19:10




Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Lumier10




Le sacrifice de Jésus



"Il ne suffit pas de dire que, puisqu'il a versé son sang, nous sommes sauvés; ce serait trop facile! En versant son sang, Jésus a seulement ouvert un chemin pour que nous puissions, par nos efforts, nous sauver nous-mêmes, et c'est donc à nous de marcher maintenant sur ce chemin, en étudiant et en appliquant son enseignement...

Oui, le sacrifice de Jésus, peu de personnes sont capables d'en mesurer la grandeur. Verser son sang: rien n'est plus précieux que le sang à cause de tout ce qu'il représente dans le plan physique, concret, mais aussi dans le plan spirituel. C'est pourquoi, de nombreux récits sont nés autour de cette coupe où, d'après les Evangiles, Joseph d'Arimathie aurait recueilli le sang de Jésus. Toute la légende du Graal s'est formée autour de cette coupe: elle a pour origine le besoin qu'ont les humains de célébrer, de perpétuer dans la mémoire des siècles les mystères du sang du Christ. Ce sont là des choses très saintes, très sacrées, et tout mon être frémit lorsque je dois les exposer devant vous."




Omraam Mickhaël Aïvanhof

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Mer 3 Juin - 19:25







LE CHRIST : par Peter DEUNOV




Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Peter_deunov01



De nos jours les hommes divisent le Christ, et il est pour eux " historique", "cosmique", " mystique " etc.

Mais le Christ est par lui-même un et indivisible. Il n'y a qu'un seul Christ - le Christ vivant qui est la manifestation de Dieu, la manifestation de l'Amour. Le Christ, c'est Dieu qui se révèle au monde.

Etant la manifestation de Dieu, le Christ ne peut être séparé de Lui ; on ne peut le concevoir en dehors de Lui. Et lorsque je parle du Christ, je ne le considère pas comme un principe abstrait mais comme la personnification réelle de l'Amour.

L'Amour n'est pas quelque chose d'abstrait, mais la plus sublime réalité, une réalité admirable tant par sa forme que par son contenu et son sens sublime. La plus complète expression de l'Amour a été donnée à la terre par le Christ, et peu importe qu'il soit pour les hommes "historique", "cosmique "ou "mystique ". Parce que soit comme personnalité " historique", soit comme essence "cosmique " ou fait "mystique ", le Christ est et restera la plus parfaite expression de l'Amour. Et en vérité, avant le Christ, aucun homme n'a eu, sur la terre, un plus grand amour que Lui. Et ni au dehors, dans le "cosmos", ni au dedans, dans les profondeurs mystiques de l'âme, il n'y a nulle part de plus parfaite expression de l'Amour que celle que nous voyons personnifiée dans le Christ. Et alors comment faut-il comprendre ces mots : le Christ "historique", "cosmique "et "mystique" ?

En tant que manifestation visible sur la terre, à un moment donné historique, comme homme idéal, comme le modèle du véritable homme. II est "historique". Et le temps lui-même le signale alors et lui rend témoignage :

"Voilà l'homme ! Voilà l'homme vrai en qui vivent l'Amour, la Sagesse et la Vérité et qui met en pratique ces hautes vertus ! " ; Si intérieurement on le connaît, il devient "mystique "; et pour celui qui le conçoit et le reconnaît comme l'Etre Suprême manifesté dans le monde. II devient "cosmique ". Et alors le côté physique de ce Christ est à proprement parler l'humanité entière réunie en un tout. Toutes les âmes humaines en lesquelles vit le Christ et qui sont réunies en un tout, constituent son côté physique.

Tous les anges réunis dans le cœur du Christ représentent son côté spirituel. Et toutes les divinités qu'il porte dans sa pensée sont le côté divin du Christ. Le Christ cosmique, c'est donc Dieu manifesté, c'est le Verbe. Aussi le mystique voit-il partout le Christ - l'auguste Frère de l'humanité, la Première Image de l'Homme, le Premier-Né dans le monde, le commencement du genre humain, le commencement de l'évolution humaine. C'est le Premier-né qui a développé et manifesté toutes les vertus divines et appliqué toutes les lois de Dieu. C'est le Premier-Né qui a soutenu victorieusement toutes les épreuves et a tout sacrifié pour ses frères.

Les montagnes, les plaines, les sources, les rivières, les mers, avec les innombrables richesses naturelles qui y sont contenues, tout cela est l'expression de cet auguste Frère. Mais c'est un mystère si profond qu'il faut des milliers d'années d'un travail assidu pour arriver à le pénétrer. C'est ainsi, dans son ampleur, qu'il faut concevoir le Christ. Il est un, bien qu'il soit pour la plupart des hommes le Christ "historique", "cosmique " ou "mystique".

Tous ces termes doivent devenir vivants en nous par notre juste compréhension du Christ - l'Amour de Dieu manifesté - et ne pas rester à l'état de sèches conceptions qui sont de vraies prisons pour la pensée humaine. Et en vérité, le Christ "historique" venu il y a deux mille ans n'est-il pas pour beaucoup de chrétiens une prison où se trouve enfermée leur intelligence ? Et ce Christ d'il y a deux mille ans, où a-t-il parlé de lui comme d'une personnalité historique ? Il parie de lui comme de l'Esprit qui demeurera sur la terre jusqu'à la fin des siècles, c'est-à-dire jusqu'à l'achèvement de cette époque de violence et de mal qui vit ses derniers jours.

"Allez et annoncez la parole de Dieu ", dit-il à ses disciples," et je serai avec vous jusqu'à la fin des siècles". Une des plus grandes erreurs est de croire que le Christ

est au "ciel" et qu'il y reste pour attendre le jugement dernier afin de juger alors les "vivants " et "les morts". Ce qui est vrai, c'est que le Christ n'a jamais quitté la terre. Rappelez-vous ses paroles : "Toute puissance m'a été donnée au ciel et sur la terre".

C'est le Christ qui a été, qui est et sera l'éternelle force motrice de la vie "historique", "cosmique" et "mystique" de l'humanité. Sans le Christ il n'y a pas d'histoire.

Sans le Christ il n'y a pas de "cosmos", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de monde organisé et ordonné. Sans le Christ il n'y a pas de vie "mystique".

Il est de tout temps le grand inspirateur de toutes les révélations. Il est le moteur invisible de toute la vie spirituelle, la cause de toutes les expériences acquises par l'humanité. L'Ecriture sainte, où le Christ nous apparaît comme la figure centrale en fait foi. Le Christ lui-même y fait allusion par ces mots : "C'est de moi qu'ont parlé Moïse et les prophètes". Moïse, dans un sens très large, représente tous les guides spirituels de l'humanité - savants, philosophes, écrivains, poètes, peintres, musiciens - qui préparent les intelligences humaines à comprendre le Christ, la Vérité divine.

Quelque transitoires que paraissent leurs productions, quelques variables que soient leurs théories, elles ne sont cependant pas arbitraires ; elles sont créées sous l'influence d'une loi générale de l'Esprit qui opère chez les hommes d'une manière spéciale. Tous ces hommes, par conséquent, ont travaillé à l'élévation de l'humanité dans toutes les directions et ont préparé le chemin pour la venue du Christ. Car il n'est pas aisé à un Grand Esprit tel que le Christ de venir parmi les hommes. Il faut que les hommes travaillent dur pendant des milliers d'années pour que le Christ vienne parmi eux. Il n'est pas facile de descendre sur la terre. Mais par sa descente sur la terre, le Christ a inauguré une nouvelle époque dans le développement de l'humanité. Il a tracé la voie, l'unique voie par laquelle il est possible à l'âme humaine de monter jusqu'à Dieu.

Et c'est pourquoi il a dit : "Je suis la Voie, la Vérité et la Vie".

La Voie - dans le sens très étendu du mot - c'est le mouvement de l'Esprit dans la sage application des lois de la Nature. La Vie - c'est l'harmonieuse organisation des éléments et le développement régulier des forces dans l'âme divine.

La Vérité - c'est la manifestation du Dieu Unique qui crée les conditions nécessaires au développement de tous les êtres vivants.

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 J%C3%A9sus



Le Christ, sorti du monde divin de la Vérité et descendu dans le monde matériel, relie les âmes humaines au monde de la Vérité qui recèle les buts suprêmes de tout ce qui est. Il faut qu'il y ait un fil qui puisse relier à Dieu les âmes humaines profondément enlisées dans la matière. Seul le Christ peut faire passer ce fil. Lui seul peut unir les hommes à Dieu. Parce que Lui qui est descendu du monde divin, apportant la vie du monde de la Vérité, y remonte de nouveau, traçant ainsi la voie qui mène de la vie temporaire à la vie éternelle. "Et la vie éternelle, dit le Christ, c'est de Te connaître Toi, le Seul Vrai Dieu et celui que Tu as envoyé - Jésus-Christ". De connaître Dieu - les germes de l'Esprit, les conditions, les forces et les lois sur lesquels s'édifie et s'affermit l'ordre majestueux des choses.

Et le Christ - le principe souverainement sage qui sort du Seul Dieu, le principe qui donne la vie à tous les êtres, les dirige et les protège en les reliant au centre primordial de tout ce qui est. Le Christ est le chemin de ce mouvement intelligent des âmes qui conduit à ta vie éternelle dans la Vérité. Et c'est pour cela, lorsqu'on demande au Christ pourquoi il est venu sur la terre, qu'il répond : "Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage de la Vérité".

Ces mots sont à vrai dire une formule mathématique. La question de la venue du Christ est une des questions les plus profondes qui se présentent à l'esprit humain. Mais l'on croit en général qu'il est facile de répondre à cette question, et l'on dit que le Christ est venu sur la terre pour souffrir et sauver l'humanité. Mais la souffrance n'est pas ce qu'il y a de plus essentiel dans la venue du Christ sur la terre et elle, par elle-même, ne peut déterminer ce moment important dans l'histoire de l'humanité. Le salut, ainsi que l'entendent les hommes, n'est également qu'une conception partielle de cet événement important. Cependant tous les prédicateurs déclarent aujourd'hui que le Christ est venu sur la terre pour sauver les hommes. Si le Christ avait sauvé le monde de la manière mécanique admise par la plupart des gens, et si ces gens étaient effectivement sauvés, ils ne vivraient pas comme ils vivent, c'est-à-dire contrairement à l'esprit de l'enseignement du Christ.

Il est évident que l'idée du salut renferme un tout autre sens. Le salut n'est pas là où les gens le cherchent, et il ne leur vient pas mécaniquement comme ils le croient.

C'est une science pour l'âme que le Christ apporta à la terre. Il montra le chemin que les âmes humaines doivent suivre pour arriver à connaître Dieu, pour acquérir la vie éternelle. La porte de ce chemin est l'Amour. Celui qui passe par cette porte entrera dans la voie royale où il aura à accomplir de grandes choses. Avant le Christ beaucoup de grandes âmes sont descendues sur la terre, mais elles n'ont pu résoudre le difficile problème du relèvement de l'humanité. Il fallait que le Christ vînt pour mener à bien cette tâche importante, essentielle et pour montrer aux hommes un chemin déjà expérimenté qu'ils n'auraient qu'à suivre afin de pouvoir, eux aussi, remplir leur tâche avec succès.

Avant le Christ, Dieu avait envoyé à son champ ses serviteurs - des prophètes, des saints - mais ils ne purent mener leur travail à bonne fin. Lorsque le Christ, "le Fils de Dieu", descendit sur la terre, tous les travailleurs du ciel s'unirent en son nom afin d'achever l'œuvre commencée. Et l'on dit dans l'Evangile : "Dieu a tellement aimé le monde qu'il lui a donné son Fils Unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Le Fils c'est la parole, ce qui est supérieurement sage, le divin qui seul peut rétablir l'harmonie dans le monde ainsi que le lien entre les âmes et Dieu. Le Christ a pu rétablir ce lien et exercer une profonde influence sur l'humanité tout entière parce qu'il était lui-même lié à l'auguste, au puissant Tout.


Et lorsqu'on parle dans l'Evangile de la descente de l'Esprit sur Jésus, on sous-entend qu'il s'est uni à l'Esprit collectif universel.


Car telle est la loi sur la terre : pour que l'œuvre de Dieu s'accomplisse, il faut qu'un homme de la terre s'unisse à un être du Ciel. Dans le cas du Christ, cet être était l'Esprit divin collectif. De ce point de vue, le Christ est un esprit collectif.


Il existe comme unité mais il est en même temps esprit collectif. Il est l'ensemble de tous les Fils de Dieu dont les âmes et les cœurs débordent de vie et d'amour. Tous les Fils de Dieu unifiés, toutes les âmes supérieurement intelligentes vivant dans l'union divine, c'est cela qui est le Christ. La venue du Christ sur la terre est l'événement le plus important dans l'histoire de l'humanité. C'est un événement exceptionnel et par ce qu'il renferme et par sa signification. L'idée fondamentale de la vie humaine s'y trouve étroitement liée - l'idée de l'immortalité, l'idée de la vie éternelle. Et les efforts de toute l'existence humaine aujourd'hui ne sont dirigés que vers ce but : acquérir l'immortalité, entrer dans la vie éternelle. "Et la vie éternelle", dit le Christ, "est de Te connaître Toi, le Seul Vrai Dieu et celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ".


De connaître Dieu, de connaître le Christ.
Les hommes connurent-ils le Christ lorsqu'il parut il y a deux mille ans ? Et le connaissent-ils davantage aujourd'hui ?


Lorsque la Vérité parait dans le monde, elle ne se présente pas vêtue d'un somptueux manteau royal, mais elle porte les habits les plus simples. Et c'est parce que le Christ parut aussi sous une forme très ordinaire, il y a deux mille ans, que les hommes ne purent le connaître. Mais telles sont les lois de ce monde. Parce qu'il était simplement vêtu, ayant comme tout le monde l'apparence d'un homme, ses disciples même ne le connurent pas pleinement. Deux ou trois seulement d'entre eux, lors de la transfiguration du Christ, virent son " visage", c'est-à-dire son côté intérieur, ce qui était caché sous l'enveloppe extérieure. Dans cette clarté intérieure qui les illumina ils le connurent, ils le virent tel qu'il était parmi les anges.
Pour les Juifs, le Christ était "le fils de Joseph, le fils du charpentier". Pour les scribes et les pharisiens, il était le blasphémateur, le prétendu messie qui se glorifiait du titre de "Fils de Dieu". Il n'était pas de leur milieu et ne s'était pas fait instruire par eux.

Où avait-il étudié ? Car il prouva par tout ce qu'il fit qu'il avait des connaissances d'une immense étendue. Il y a cependant encore aujourd'hui des gens qui pensent que le Christ était un simple, un ignorant. Il n'en est pourtant absolument pas ainsi. Le Christ lui-même s'adressant à ceux qui l'écoutaient, dit : " Si vous ne comprenez pas les choses de la terre dont je vous parle, comment comprendrez-vous celles du ciel ? par  les "choses du ciel " le Christ entendait les grands mystères du Soleil. II comprenait cependant aussi les choses de la terre. Il connaissait la cabale de ce temps-là, la philosophie des peuples orientaux et des Grecs ainsi que toutes les sciences d'alors. Il est vrai que le Christ n'a pas eu besoin d'étudier dans les écoles des hommes, d'autant plus que toute sa vie terrestre a été par elle-même pour lui une continuelle leçon de choses.

Sa vie a été pour lui la source d'une nouvelle expérience, un champ d'application des sublimes principes et lois qu'il avait connus dans leur action même au sein du monde invisible. Grâce à sa conscience suprêmement éveillée, et grâce au lien qui l'unissait au monde invisible, il pouvait en toute occasion y puiser directement ses connaissances. Et lorsque le Christ priait, sa prière était un entretien avec le monde invisible, avec toutes les hiérarchies qui s'y trouvent, avec Dieu. Pendant qu'il priait au Jardin des Oliviers, le monde invisible lui révéla la sublime leçon qu'il devait apprendre sur la terre ainsi que la tâche qu'il aurait à résoudre dans le cadre de la vie terrestre.

Le Christ accomplit sa dure et pénible tâche et c'est à peine alors qu'il comprit expérimentalement que la seule voie qui mène au salut de l'humanité est l'Amour. C'est alors aussi qu'il saisit le sens profond de toutes ses souffrances. Pour les humains cependant - quoi qu'ils en disent - les souffrances du Christ, son crucifiement et sa mort infamante n'en restent pas moins une des plus grandes énigmes.

Pourquoi le Christ, l'âme la plus sublime qui ait jamais visité la terre, le plus grand caractère qui se soit jamais manifesté, pourquoi fallait-il que cet homme bon, sage et fort mourût si tragiquement ?

Les livres saints disent que c'était "écrit " - et rien de plus. D'autres affirment que cela devait arriver pour que le monde fût sauvé. Le Christ lui-même cependant dit qu'il est venu dans le monde pour rendre témoignage de la Vérité. Mais il est une chose que l'on peut hardiment affirmer - le Christ fut crucifié parce que, au dehors, l'Amour ne prit aucune part à sa vie. Et là où l'Amour ne prend point part, c'est là que surgissent les plus grandes contradictions, c'est là que paraissent les plus cruelles souffrances, les drames les plus poignants et les plus douloureuses tragédies. Ce n'est pas l'Amour qui les crée, mais les querelles, les rivalités qui naissent à son sujet. L'Amour par lui-même ne répand en tous lieux que lumière, paix et joie. Mais quoi qu'il en soit, nous voyons qu'il a été permis que le Christ fût crucifié. Sur la croix le Christ vécut ce que l'on peut appeler des souffrances idéo-mystiques - les souffrances les plus profondes et les plus intenses qu'une âme humaine puisse endurer.

Il devait boire jusqu'au fond la coupe de la souffrance - cette coupe où se trouvait amassée la lie amère du passé. Mais c'est pendant qu'il passait par ces souffrances condensées, intenses que tous les mystères du passé lui furent révélés. Et voilà pourquoi, reconnaissant l'importance du moment, après le drame intérieur vécu au jardin Gethsémani, le Christ dit : "C'est pour cette heure que je suis venu». Au moyen de la puissante alchimie de l'Amour, le Christ transmua les poisons accumulés dans la coupe et de cette manière il mit fin une fois pour toutes à la violence. Et en vérité, le Christ qui était un homme fort, génial, qui connaissait sa haute origine, qui prévoyait tout n'aurait-il pu se soustraire aux souffrances qui l'attendaient ? Il se trouvait devant la troublante alternative - ou de convoquer les cohortes angéliques à l'aide desquelles il eût pu anéantir et le peuple juif et l'empire romain, de se servir c'est-à-dire des méthodes du passé, de la méthode de la force et du glaive à la manière de Moïse et d'Elie, de la méthode des mages antiques et des adeptes - ou d'accepter le calice des souffrances et la croix et de tout surmonter par la force de l'Amour. Il prit l'amer calice et la croix - c'est le choix que fit sa grande âme - et ce fut sur la terre une expérience grandiose, la première en son genre.

Et si vraiment le Christ avait eu peur des souffrances, s'il avait eu peur de la croix où il fut ensuite crucifié, et des clous qui lui percèrent les mains et les pieds, et de la lance qui lui ouvrit le côté, il n'eût pas résolu d'une manière nouvelle et essentielle le difficile problème du relèvement de l'âme humaine. Il fit tout fondre - les outrages et les coups de fouets, et la croix et les clous et la lance - dans le feu de l'Amour, le seul feu qui puisse fondre les armes de la violence. Et son œuvre fut couronnée d'un plein succès. Le Christ résolut donc ainsi le problème dont dépendait l'avenir de l'humanité et ouvrit la voie du salut à ces pauvres âmes souffrantes pour lesquelles il était venu.

C'est précisément pour ces âmes simples mais élevées qui eurent le courage d'avoir foi en lui - et non pour les savants, les forts, les gens religieux de son siècle - que le Christ donna sa vie, afin qu'elles pussent vivre dans l'Amour qu'il leur légua.

Les souffrances du Christ recèlent quelque chose d'auguste. Elles représentent le côté caché de sa vie, que le monde ignore complètement. Et cependant, lorsque je parle de ses souffrances, je vois soudain surgir dans ma pensée deux qualités admirables du Christ : sa patience incomparable et sa profonde humilité. Grâce à elles, il supporta les insultes, les outrages et les offenses dont on l'accablait. Devant tout ce déchaînement il resta doux, calme et impassible comme si de rien n'était. Pas une larme ne coula de ses yeux. Et nous le voyons devant nous, grand par sa sublime patience, par son prodigieux pouvoir sur lui-même, par son puissant amour. C'est le rocher que rien ne peut entamer.

Le crucifiement du Christ fut une tragédie, mais cette tragédie eut un heureux dénouement - La résurrection.

Le Christ ressuscita, et par sa résurrection il vainquit la mort. Et comme, dans la souffrance, on lui découvrit les mystères du passé, c'est ainsi qu'il obtint, dans la résurrection, la révélation de l'avenir. Dans la figure du Christ nous avons un homme véritablement fort, un esprit puissant, un héros. Il a tout surmonté, et les tourments, et la croix et la tombe. Le Christ ne porta point jusqu'au bout la croix de bois. Il ne la porta que jusqu'à un certain endroit et la jeta ensuite à terre. Les gens pensent qu'il fit ce geste parce qu'il succombait sous son poids.

Non, le Christ n'était pas faible. Il pouvait porter la croix, mais la laissa afin de montrer à l'humanité le sort auquel elle pouvait s'attendre. Il voulait dire : "Je consens à porter la croix des souffrances des hommes vivants mais je ne veux pas de ces croix de bois !» Cependant les chrétiens d'aujourd'hui portent et baisent encore toujours la croix de bois que le Christ lui-même méprisait !

Après avoir jeté à terre la croix de bois, le Christ se redressa et, droit, la tête haute, il reprit son chemin vers le Golgotha. On le cloua à la croix, mais il n'y resta pas longtemps. Il se décloua lui-même. Comment ? Ce fut bien simple : il sortit de son corps et se rendit chez Joseph d'Arimathie. Il fut enseveli et l'on scella la pierre du tombeau. Mais il en sortit également. II ne voulait pas laisser dans la tombe son corps qui était vivant et le ressuscita.

L'ange qui causa sa mort emporta son âme aux enfers ; mais le Christ n'y demeura pas longtemps non plus. Son entrée dans le sombre royaume fut le signal d'une vraie révolution ; une agitation extrême s'empara soudain de tous ses habitants, et II leur donna à toute la liberté. Après sa résurrection le Christ n'était pas seul comme on est porté à le croire. Dans l'enfer, il était à la tête d'une grande armée d'anges qui purifièrent ce lieu de tourments en libérant tous les prisonniers. Par tout cela le Christ a prouvé que le fort ne peut être retenu sur la croix ni rester enfermé dans la tombe. Le fort ne meurt pas - il ressuscite et donne de plus la vie aux autres.

Le Christ fut le cœur de Dieu et c'est pourquoi il ressuscita. Le cœur de Dieu ne peut mourir. Et il retourna d'où il était venu. Mais par toute cette tragédie qui se déroula au Calvaire, il infusa un sang nouveau dans les veines épuisées de l'humanité et donna une nouvelle et plus forte impulsion à la divine circulation du sang de la vie. L'on ne vit qu'un côté de la figure du Christ lorsqu'il vint il y a deux mille ans. Nous le voyons abreuvé d'humiliations, nous le voyons dans les douleurs, dans les souffrances et les épreuves. Nous le voyons comme le héros de l'expiation. Mais le Christ dans toute sa gloire, dans sa puissance et dans sa force divine, ce Christ-là, les hommes ne le connaissent pas encore. Il est fort, il est puissant maintenant, le Christ !

Dans le passé, on lui perça les mains de clous. Aujourd'hui cette chose est impossible, et ceux qui la tenteraient disparaîtraient en un clin d'œil. Dans le passé, on mit le Christ en croix ; mais aujourd'hui il n'y a pas d'arbre assez grand pour pouvoir l'y clouer. Le Christ ne peut être crucifié une deuxième fois ! Le Christ vient visiter maintenant les intelligences et les cœurs humains. Il abattra toutes les prisons, il renversera toutes les fausses doctrines, tout ce qui détruit la pensée, le cœur de l'homme, tout ce qui retient la vie humaine dans les chaînes.

Il est le Christ vivant qui apporte la vie, la lumière et la liberté à toutes les âmes, qui élève les hommes et éveille en eux l'amour pour tout ce qui est. Quand je dis que le Christ vient maintenant, on ne doit pas s'imaginer qu'il viendra par quelque moyen extérieur. Non, le Christ ne viendra pas de cette manière ; il ne paraîtra ni dans la forme humaine ni dans n'importe quelle autre forme. Lorsque les rayons du soleil entrent dans vos demeures, est-ce le soleil lui-même qui vient vous visiter ?

Rappelez-vous que le Christ est la manifestation de l'Amour de Dieu.

Et il viendra comme une lumière intérieure dans les âmes et les cœurs des hommes. Cette lumière les attirera tous autour de Lui comme autour d'un centre auguste.

Lorsqu'on parle du second avènement du Christ sur la terre, on entend par là que les âmes et les cœurs humains s'ouvrent à cette lumière et qu'ils reçoivent le Christ au dedans d'eux-mêmes. Si le monde ne le reçoit pas de cette manière, la vie d'aujourd'hui continuera, une vie sans amour, parsemé de souffrances et d'infortunes, une vie dévastée par des croyances extérieures, par la superstition et l'erreur. Ces croyances extérieures enserrent de leurs chaînes bien des gens religieux et les empêchent d'avancer, et c'est parfaitement convaincus qu'ils disent : "Le Christ a annoncé la Parole de Dieu il y a deux mille ans. Il a dit tout ce qu'il avait à dire et est remonté au ciel où il attend le jour du jugement dernier ; il viendra alors pour juger les vivants et les morts" .

Mais moi je vous dis : "Le Christ n'a pas annoncé la parole de Dieu dans le temps et l'espace !" Nous ne considérons pas le Christ et son enseignement comme quelque chose de passé. Nous ne considérons pas le Christ et son enseignement comme quelque chose qui viendra à l'avenir. Nous considérons le Christ et son enseignement comme quelque chose d'éternellement présent. Aussi n'est-ce pas seulement pendant ses trois années de prédication que le Christ a parlé ; il n'a cessé de le faire pendant deux mille années. Et s'il était possible de rétablir tout ce qu'il a dit durant les trois années qu'il prêcha aux gens d'alors ainsi que ce qu'il a dit au cours des deux mille années, on aurait des connaissances d'un prix inappréciable. Mais de ce qu'il a dit même au cours des trois années les plus actives de sa vie, bien peu de chose a été gardé - rien que des fragments. Et tant d'épîtres de Paul et des autres apôtres sont restées ignorées du monde. Elles verront cependant une fois le jour. On les révèle d'ailleurs à présent mais seulement aux disciples avancés.

Croyez-vous d'un autre côté que le Christ ait exposé toute sa doctrine ? En comparaison de ce qu'il portait en lui, il donna très peu de chose aux gens d'alors. Ces gens n'étaient pas en état de l'entendre. Aussi ne leur parlait-il qu'en paraboles. Le Christ ne voulait pas mettre aux mains des ignorants des armes qu'ils eussent pu tourner contre lui. Du reste, si le Christ venait aujourd'hui, parlerait-il, croyez-vous, comme il parlait en ce temps-là ? Il parlerait tout autrement. II enseignerait avant tout la sublime science de l'Amour et la manière de l'appliquer. Il nous montrerait la voie du "discipulat", de la fraternité et du service. La loi de l'évolution exige qu'il en soit ainsi de nos jours. Et maintenant le Grand Maître s'adresse à toutes les âmes éveillées et leur fait connaître les principes du nouvel Evangile qui veut :

Que tous soient des disciples zélés, de bons frères, de fidèles et vrais serviteurs !

Car seuls les disciples zélés, les bons frères et les vrais serviteurs pourront être des créateurs de la nouvelle culture dans laquelle le Christ vivra en chaque homme et parmi tous. Ce ne sont pas des croyants ordinaires que le Christ cherche aujourd'hui, ni des gens qui se font la guerre, ni des maîtres et des sacrificateurs, mais de véritables hommes - des créateurs du nouveau, des disciples, des frères et des serviteurs.

Il ne veut pas de ces hommes qui ne font que le crucifier au dedans d'eux-mêmes. Il veut des hommes qui lui offrent leur cœur pour qu'il y vive, des hommes qui l'invitent à demeurer en eux et parmi eux. Il veut des hommes qui soient un avec Lui. Le Christ annonce aujourd'hui une culture sans croix : la culture de la résurrection !

Parce que nous avons vu les résultats de la culture contemporaine créée par ceux qui mirent le Christ en croix. Le temps est venu de poser les fondements d'une nouvelle culture, d'une culture qui devra être édifiée non par ceux qui se prosternent devant l'image du Crucifié, mais par des hommes-frères en qui vit le Christ ressuscité - le Christ vivant de l'Amour.

La base de cette culture sera l'Amour.

Parce que l'Amour est l'unique force qui puisse transformer les hommes d'aujourd'hui et en faire de zélés disciples, de bons frères, de fidèles et vrais serviteurs, des créateurs de la nouvelle vie ! C'est cela le "nouveau" que le Christ apporte aujourd'hui à l'humanité, c'est cela la Parole de l'Auguste Fraternité Universelle, c'est cela que nous entendons lorsque le Maître parle. Mais n'y aura-t-il pas alors beaucoup de croyants - qui se disent chrétiens - pour qui Sa Parole sera un scandale ? Et pourront-ils Le connaître ?

Ils continueront leurs interminables discussions au sujet du Christ "crucifié", du Christ "historique" et "cosmique", du Christ ainsi que le conçoivent les différentes églises ; mais l'esprit de sa Parole Vivante leur restera à jamais étranger. C'est pourquoi je vous dis : Laissez de côté toutes les définitions et délimitations du Christ. Sachez qu'il n'y a qu'un seul Christ du suprême Amour, qui opère maintenant dans le monde, qui opère dans l'âme des hommes. C'est de ce Christ que je vous parle - non du Christ "historique " ou "crucifié". D'ailleurs comme personnalité historique il est suffisamment connu ; mais les hommes ne le connaissent pas comme le Vivant Amour ! Je vous parle du Christ Vivant, de ce Christ qui porte en lui la vie, qui donne à ceux qui l'aiment la science vivante et la lumière, la vérité et la liberté. Je vous parle du Christ, qui nous apporte toutes les méthodes pour l'édification d'une vie vraiment raisonnable. C'est lui le Grand Christ, celui que l'on nomme la Tête de l'Auguste Fraternité Universelle.

Toutes les grandes âmes le connaissent et il n'existe parmi elles aucune sorte de discussion à son sujet. On ne demande ni qui il est, ni comment il est, ni ce qu'il a été, ni où il est à présent, ni quelle place il occupe dans la hiérarchie des Maîtres, etc., etc. Ils ne discutent pas car ils savent avec une certitude absolue quelle place le Christ prend dans le Tout, comme ils savent la place des autres grands hommes qui ont paru et paraissent dans le monde. C'est ce Christ que les hommes doivent connaître aujourd'hui ! C'est lui qu'ils doivent voir. Il faut qu'ils le voient et le connaissent. Parce qu'il en est beaucoup qui veulent nous persuader que nous pouvons être de vrais chrétiens sans le voir et le connaître intérieurement. Mais moi je soutiens qu'il ne sortira rien de celui qui ne peut voir le Christ. Cependant pour que l'homme puisse le voir, il faut qu'il ait un entendement, un cœur, une âme et un esprit semblable aux siens. Tous ceux à qui le Christ est apparu avant qu'ils se fussent trouvés en cet état, sont tombés la face contre terre. Et un homme tombé que peut-il voir ?

L'homme doit aller boire à la source même et non à la rivière dont l'eau est trouble à cause des éléments impurs qui y sont entrés. Suis le chemin de la source - il est un peu long et difficile ; mais tu boiras, en revanche, de cette eau vive de la source même et cette eau rafraîchira à jamais ta pensée et ton cœur. A tes yeux se découvriront de splendides paysages, de larges horizons jamais vus jusqu'alors. Sur cette montagne où jaillit l'eau vive, tu entendras la voix de Dieu. Ne cherche cependant pas à y rester. Descends dans la vallée parmi tes frères. Descends, et là, en bas, tu appliqueras en ta qualité de disciple, de frère et de serviteur la Parole vivante de ton Père Céleste qui t'a tendrement attiré par les liens de son Amour.


Ces liens subtils sont entre les mains du Christ, le Dieu manifesté de l'Amour.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Mar 18 Aoû - 21:54







EXTRAIT "COSMOGONIE DES ROSE CROIX


de MAX HEINDEL



LE CHRIST ET SA MISSION


L'ÉVOLUTION DE LA RELIGION





Dans la partie précédente de cet ouvrage, nous avons vu comment le monde extérieur actuel vint à l'existence et comment l'homme développa l'organisme compliqué qui le met en rapport avec le monde extérieur. Nous avons aussi étudié, dans une certaine mesure, la Religion de Race des Juifs. Nous allons maintenant considérer le dernier et le plus important des moyens divins qui ait été donné pour l'élévation spirituelle de l'humanité, à savoir le Christianisme qui sera la Religion Universelle de l'avenir.

C'est un fait digne de remarque que l'homme et ses religions ont évolué côte à côte et à un égal degré. On trouve que la religion primitive de n'importe quelle Race est aussi barbare que les hommes qui la pratiquent et que, dans la mesure où ils deviennent plus civilisés, leurs religions deviennent de plus en plus humaines et visent à un idéal plus élevé.

Les matérialistes en ont tiré la conclusion qu'il n'y a pas de religion qui tire son origine d'une source supérieure à l'homme lui-même. Leurs recherches dans l'histoire primitive des peuples ont eu pour résultat de les convaincre qu'à mesure que l'homme progressait, il civilisait son Dieu et Le façonnait à sa propre image.

Ce fait ne tient pas compte du fait que l'homme n'est pas un corps, mais un esprit intérieur, un Ego qui se sert du corps avec une facilité toujours croissante à mesure que l'évolution avance.

PAGE 364

En ce qui concerne le corps, on ne saurait douter de la valeur de la loi de "la Sélection Naturelle".

Quant à l'évolution de l'esprit, la loi est celle du "Sacrifice". Tant que l'homme croit que la "Force prime le Droit" la Forme prospère et devient plus vigoureuse parce qu'elle renverse tous les obstacles qui sont sur son chemin, sans égard pour les autres. S'il n'y avait rien de plus que le corps, cette manière de vivre serait la seule possible pour l'homme. Il serait absolument incapable d'aucune considération pour les autres et résisterait vigoureusement à toute tentative qui empiéterait sur ce qu'il considère comme étant son droit, le droit du plus fort, qui est la seule base de la justice, sous la loi de la Sélection Naturelle. Il n'aurait pas le moindre égard pour ses semblables et serait absolument insensible à toute force extérieure qui tendrait à le faire agir d'une manière qui ne contribue pas momentanément à assurer son plaisir personnel.

Il est donc manifeste que toute impulsion qui pousse l'homme à l'adoption d'un idéal plus élevé de conduite dans ses relations avec les autres hommes doit venir de l'intérieur et d'une source qui ne peut être identifiée avec le corps car, autrement, elle n'entrerait pas en lutte avec lui et ne prévaudrait pas souvent contre ses intérêts les plus évidents. De plus, cette force doit être supérieure à celle du corps; sans cela, elle ne pourrait pas réussir à vaincre ses désirs et à le forcer à faire des sacrifices pour ceux qui sont physiquement plus faibles.

Assurément, personne ne niera l'existence d'une telle force. Nous sommes arrivés à une phase de développement où, au lieu de voir dans la faiblesse physique une opportunité de gain facile, nous lui reconnaissons un titre à notre protection. Lentement, mais sûrement, l'Altruisme supplante l'égoïsme.

La Nature, avec certitude, mène à bonne fin ses intentions. Si ses progrès sont lents, ils sont aussi réguliers et sûrs. Cette force de l'Altruisme travaille comme un levain dans le coeur de tout homme. C'est elle qui transforme le sauvage en homme civilisé et qui, au cours des âges, transformera ce dernier en un Dieu.

Bien que tout ce qui est vraiment spirituel ne puisse être entièrement saisi par l'intellect, on peut tout au

PAGE 365

moins s'en faire une idée au moyen d'une comparaison.

Si l'on frappe un diapason, on éveillera dans un diapason voisin et de même hauteur les mêmes vibrations, tout d'abord faiblement; mais, si les coups sont répétés, les vibrations du deuxième diapason seront de plus en plus fortes, jusqu'à ce qu'elles soient égales à celles du premier. Ce phénomène se produira même si les diapasons sont placés à une distance de plusieurs mètres l'un de l'autre, et même si l'un d'eux est mis sous un globe de verre. Le son qui émane de celui qui est frappé pénétrera le verre et l'instrument sous globe répondra en faisant entendre la même note.

Les vibrations invisibles du son ont un grand pouvoir sur la matière concrète. Elles peuvent à la fois construire et détruire. Si l'on place une petite quantité de poudre très fine sur une plaque de bronze ou de verre sur l'arête de laquelle on frotte un archet de violon, les vibrations feront prendre à cette poudre la forme de belles figures géométriques. La voix humaine est capable de produire ces figures, la même figure correspondant toujours au même son.

Si on fait résonner un certain nombre de notes ou d'accords sur un instrument de musique, un piano, ou mieux encore un violon, car cet instrument permet d'obtenir des gradations de son plus variées, on obtiendra finalement un son qui fera éprouver à l'auditeur une vibration distincte à la partie supérieure de la nuque. Il sentira cette vibration chaque fois que la note résonnera. Cette note est la "note fondamentale" de la personne qu'elle affecte ainsi. Si elle est jouée avec lenteur et avec douceur, elle aidera à reposer le corps, à tonifier les nerfs et à améliorer l'état de santé. Si, au contraire, on la fait résonner d'une manière brutale, assez fort et assez longtemps, elle causera la mort aussi sûrement que le ferait une balle de pistolet.

Si nous appliquons maintenant ce qui vient d'être dit, relativement à la musique et au son, à la manière dont cette force intérieure est éveillée et augmentée, nous aurons probablement une meilleure compréhension du sujet.

Tout d'abord, prenons spécialement note du fait que deux diapasons donnaient le même nombre de

PAGE 366

vibrations. S'il en avait été autrement, nous aurions pu faire résonner l'un d'eux encore et encore, sans que l'autre fasse entendre le moindre son. Comprenons bien ce point: les vibrations ne peuvent être éveillées dans un diapason que par un diapason qui émet le même son. Un objet ou un être quel qu'il soit ne peut pas être affecté par aucun son, comme nous l'avons dit auparavant, sauf par celui qui est sa propre note fondamentale.

Nous savons que cette force de l'Altruisme existe. Nous savons aussi qu'elle est moins éveillée chez les peuples non civilisés que chez ceux qui ont atteint une condition sociale plus élevée, et que chez les races les moins avancées elle fait complètement défaut. Il est logique d'en conclure qu'il y eut un temps où elle était tout à fait absente. Cette conclusion a naturellement pour conséquence de provoquer la question: Qui a éveillé cette force?

Assurément, cet éveil ne peut pas être attribué à la personnalité matérielle; à vrai dire, cette partie de la nature de l'homme se trouvait beaucoup plus à l'aise sans cette force, qu'elle ne l'a été à aucun moment depuis lors. La force de l'Altruisme doit avoir été latente dans l'homme même; autrement, elle n'aurait pu être éveillée. Bien plus, elle a dû être éveillée par une force du même ordre qu'elle, une force similaire qui était déjà active, de même que le deuxième diapason fut mis en vibration par le premier, après que celui-ci eût été frappé.

Nous avons vu aussi que les vibrations du deuxième diapason devenaient de plus en plus fortes sous l'influence continue des vibrations sonores du premier et qu'un globe de verre n'offrait pas d'obstacle à la transmission du son. Sous l'impulsion d'une force analogue à celle qui se trouve en lui, l'amour de Dieu envers l'homme a éveillé cette force de l'Altruisme et elle augmente sans cesse de puissance.

Il est donc raisonnable et logique de conclure qu'au début il était nécessaire de donner à l'homme une religion qui soit au niveau de son ignorance. Il aurait été inutile, dans cette phase de son évolution, de lui

PAGE 367

parler d'un Dieu Qui était toute tendresse et tout amour. Au point de vue humain du moment, ces attributs étaient des faiblesses et on n'aurait pu s'attendre à ce qu'il révère un Dieu Qui possédait des qualités considérées comme méprisables. Le Dieu envers lequel il aurait fait preuve d'obéissance devait être un Dieu fort, un Dieu redoutable, un Dieu Qui pouvait lancer la foudre.

Ainsi, l'homme fut d'abord poussé à craindre Dieu et il reçut des religions d'une nature propre à favoriser sa croissance de l'âme, sous l'aiguillon de la crainte.

Le prochain pas fut d'éveiller en lui une certaine sorte de désintéressement, en le faisant renoncer à une partie de ses possessions matérielles, en offrant des sacrifices. Cet objet fut accompli en lui donnant le Dieu de Race ou de Tribu, un Dieu jaloux Qui exigeait de lui la fidélité la plus stricte et le sacrifice de biens auxquels l'homme en évolution attachait un grand prix. Mais, en retour, ce Dieu de Race est un ami et un allié puissant qui combat aux côtés de l'homme et qui lui rend au centuple les brebis, les boeufs et le grain qu'il avait sacrifiés. Ce dernier n'était pas encore arrivé au point où il lui était possible de comprendre que toutes les créatures ont une origine commune; mais le Dieu de Tribu lui apprit qu'il doit traiter avec clémence ses frères de la tribu et lui donna des lois qui favorisèrent la justice et la probité entre hommes de la même Race.

Il ne faudrait pas croire que ces degrés successifs furent franchis aisément, sans révolte ou sans écarts, de la part de l'homme primitif. L'égoïsme est profondément ancré dans notre nature inférieure, même de nos jours, et il dut y avoir de nombreuses rechutes et infidélités. Nous avons, dans la Bible Juive, de nombreux exemples de l'oubli de l'homme et de la manière dont il lui fallut être "aiguillonné", à diverses reprises, avec patience et persistance par le Dieu de Tribu. Seules, les interventions d'un Esprit de Race patient étaient assez puissantes, à certaines époques, pour ramener l'homme à l'observation de la loi, de cette loi que si peu d'entre nous ont, même à notre époque, appris à respecter.

Cependant, il y a toujours des pionniers qui demandent un idéal plus élevé. Quand ils deviennent assez

PAGE 368

nombreux, une nouvelle phase de l'évolution commence, de telle sorte qu'il existe toujours diverses gradations. Un moment vint, il y aura bientôt deux mille ans, où les membres les plus avancés de l'humanité étaient prêts à faire un autre pas en avant et à recevoir la religion qui enseigne à vivre une bonne vie, dans l'espoir d'une récompense future, dans une condition d'existence en laquelle ils doivent avoir foi.

Ce fut là un pas difficile. Il était comparativement aisé de mener une brebis ou un boeuf au temple et de l'offrir en sacrifice. Si un homme apportait les prémices de sa grange, de ses vignobles ou de ses troupeaux, il en avait encore de reste et il savait que le Dieu de Tribu remplirait de nouveau ses réserves et lui donnerait abondamment en retour. Mais dans ce nouvel ordre de choses, il ne suffisait plus de sacrifier ses biens. On lui demandait de se sacrifier lui-même. Ce n'était même pas un sacrifice qu'il devait faire dans un effort suprême en s'offrant en martyr; cela aussi aurait été comparativement facile. Au lieu de cela, on lui demandait que, jour par jour, du matin au soir, il agisse avec bonté envers tous. Il devait renoncer à l'égoïsme et aimer son prochain, comme il avait l'habitude de s'aimer lui-même. De plus, on ne lui promettait aucune récompense immédiate et visible, mais il devait avoir foi dans un bonheur futur.

Est-il étrange que les hommes trouvent difficile de mettre en pratique cet idéal élevé qui consiste à bien agir continuellement et qui est d'autant plus difficile à suivre qu'ils ignorent entièrement le but final? Ils doivent faire des sacrifices sans recevoir l'assurance positive d'une récompense quelconque. On doit assurément porter au crédit de l'humanité le fait que l'altruisme soit tant pratiqué et qu'il ne cesse de se développer. Les Sages Guides de l'humanité, avertis de la faiblesse de l'esprit dans la lutte contre les instincts égoïstes du corps et les dangers du découragement en face d'un telle règle de conduite, donnèrent une autre impulsion spirituelle quand ils incorporèrent à cette nouvelle religion la doctrine de la rémission des péchés par substitution.

Cette doctrine est rejetée par certains philosophes très avancés qui mettent en première ligne la loi des "Conséquences". S'il se trouve que le lecteur est d'accord avec ces philosophes, nous le prions d'attendre

PAGE 369

l'explication que nous allons donner et qui montre que les deux doctrines font partie du plan de salut. Il suffit, pour le moment, de dire que cette doctrine de la rémission des péchés donne à plus d'une âme sincère la force de lutter et, en dépit d'insuccès répétés, de dompter la nature inférieure. Rappelons-nous que, pour les raisons données dans le chapitre sur la loi de la Renaissance et celle des Conséquences, les peuples occidentaux ne savaient pratiquement rien de ces lois. Mis en face d'un idéal aussi élevé que celui du Christ et ne croyant pouvoir disposer que de quelques brèves années pour atteindre un degré de développement tel que celui-là, n'aurait-ce pas été la plus grande cruauté imaginable que de les laisser sans aide? C'est pour cette raison que le GRAND SACRIFICE du Calvaire, alors qu'il servait aussi à d'autres fins, comme nous allons le voir, est devenu l'Etoile de l'Espoir pour toute âme sincère qui cherche à accomplir l'impossible en essayant, dans le court intervalle d'une vie humaine, d'atteindre la perfection que demande la religion Chrétienne.


JÉSUS ET JÉSUS-CHRIST

Pour obtenir quelque aperçu du Grand Mystère du Golgotha et pour comprendre la Mission du Christ comme Fondateur de la Religion Universelle de l'avenir, il est nécessaire que nous nous familiarisions tout d'abord avec sa nature exacte et, incidemment, avec celle de Jéhovah Qui est à la tête des religions de race, telles que le Taoïsme, le Bouddhisme, l'Hindouisme, le Judaïsme, etc., et aussi avec l'identité du "Père" à Qui le Christ doit rendre le Royaume en temps voulu.

Dans le Credo Chrétien se trouvent ces mots: "Jésus-Christ, le Fils Unique de Dieu". On admet généralement que cela veut dire qu'une certaine personne Qui parut en Palestine, il y a environ deux mille ans et qu'on appelle Jésus-Christ, un individu distinct, était le Fils Unique de Dieu.

C'est là une grande erreur. Trois Etres distincts et très différents sont impliqués dans ce passage. Il est de la

PAGE 370

plus grande importance que l'étudiant comprenne clairement la nature exacte de ces Trois Etres Sublimes Qui diffèrent beaucoup en gloire, mais qui ont cependant tous droit à notre plus profonde et à notre plus pieuse adoration.

Nous prions l'étudiant de se reporter au tableau 8 et de noter que le "Fils Unique" ("le Verbe" dont parle saint Jean) est le deuxième aspect de l'Etre Suprême.

Ce "Verbe", et Lui seulement, est "engendré par Son Père (le premier aspect) avant tous les Mondes". "Rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui", pas même le troisième aspect de l'Etre Suprême qui procède des deux aspects précédents. Par conséquent, le "Fils unique" est l'Etre Sublime qui prend rang avant tout autre dans l'Univers, à l'exception de l'Aspect-Pouvoir qui Le créa.

Le premier aspect de l'Etre Suprême "conçoit" ou imagine l'Univers avant le commencement de la manifestation active: tout, y compris les millions de systèmes solaires et les Grandes Hiérarchies Créatrices qui peuplent les plans cosmiques d'existence, supérieurs au septième plan cosmique qui est le champ de notre évolution (voir tableau 8). C'est aussi cette même Force qui dissout tout ce qui s'est cristallisé au-delà de la possibilité d'un développement ultérieur et qui, à la fin de la Manifestation active, résorbe en Elle tout ce qui est, jusqu'à l'aube d'une nouvelle Période de Manifestation.

Le deuxième aspect de l'Etre Suprême est celui qui se manifeste dans la matière comme force d'attraction et de cohésion et lui donne ainsi la capacité de se combiner en des Formes variées. C'est le "Verbe", le "Fiat Créateur", qui façonne la substance Cosmique Primordiale d'une manière analogue à la formation de figures par des vibrations musicales, comme nous l'avons mentionné auparavant, le même son produisant toujours la même figure. Ainsi ce grand "VERBE" primordial "ordonna" l'existence de tous les différents Mondes dans la matière la plus subtile qui soit avec toutes leurs myriades de formes qui ont été, depuis, copiées et reproduites en détail par les innombrables Hiérarchies Créatrices.

"Le Verbe" n'aurait pas pu, toutefois, accomplir ce résultat avant que le troisième aspect de l'Etre Suprême

PAGE 371

n'ait tout d'abord préparé la substance Cosmique Primordiale, avant qu'Il ne l'ait tirée de son état normal d'inertie, commencé à faire tourner sur leurs axes les innombrables atomes non distincts, placé ces axes à divers angles par rapport les uns aux autres et donné à chaque sorte d'atomes un certain "taux de vibration".

Cette diversité des angles d'inclinaison des axes et celle des taux de vibrations rendirent la substance Cosmique Primordiale capable de former les différentes combinaisons qui forment la base des sept grands Plans Cosmiques. Il y a dans chacun de ces Plans une inclinaison différente des axes et aussi un différent taux de vibration; en conséquence, les conditions et les combinaisons de chacun d'eux sont différentes de celles de tous les autres, à cause de l'activité du "Fils Unique".

Le tableau 16 montre que:

"Le Père" est le plus haut Initié de l'humanité de la Période de Saturne. Les hommes ordinaires de cette Période sont maintenant les Seigneurs de l'Intellect.

"Le Fils" (le Christ) est le plus haut Initié de la Période du Soleil. Les hommes ordinaires de cette Périodes sont maintenant les Archanges.

"Le Saint-Esprit" (Jéhovah) est le plus haut Initié de la Période de la Lune. Les hommes ordinaires de cette Période sont maintenant les Anges.

Ce tableau montre aussi quels sont les véhicules de ces différents ordres d'Etres et, en le comparant avec le tableau 10, on verra que leurs corps ou véhicules (indiqués par des carrés dans le tableau 16) correspondent aux Globes de la Période dans laquelle ils étaient humains. C'est toujours là le cas en ce qui concerne les humanités ordinaires car, à la fin de la Période pendant laquelle une vague de vie quelconque devient individualisée, comme êtres humains, ces êtres conservent des véhicules correspondant aux Globes sur lesquels ils ont fonctionné.

D'un autre côté, les Initiés ont progressé et ils ont développé pour eux-mêmes des véhicules supérieurs et ils ont abandonné l'usage courant de leur véhicule inférieur, quand ils ont obtenu la faculté de se servir d'un corps nouveau et supérieur. D'ordinaire, le véhicule inférieur d'un Archange est le corps du désir, mais le Christ Qui est le plus haut Initié de la Période du Soleil, utilise généralement l'esprit de vie comme véhicule

PAGE 372 Tableau 16. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit

PAGE 373

inférieur et fonctionne aussi consciemment dans le Monde de l'Esprit de vie que nous fonctionnons dans le Monde Physique. Nous prions l'étudiant de prendre spécialement note de ce point, car le Monde de l'Esprit de Vie est le premier Monde Universel, comme l'explique le chapitre sur les Mondes. C'est le Monde dans lequel la différenciation cesse et où l'unité commence à être réalisée, en ce qui concerne notre système solaire.

Le Christ a le pouvoir de construire et d'employer un véhicule aussi inférieur que le corps du désir, tel qu'il est utilisé par les Archanges, mais Il ne peut pas descendre plus bas. Nous verrons tout à l'heure la signification de cette particularité.

Jésus appartient à notre humanité. Quand on étudie l'homme appelé Jésus, dans la mémoire de la nature, on peut remonter le cours de son évolution, de vie en vie, et retrouver les différentes circonstances dans lesquelles il vécut, ses noms divers dans des incarnations diverses, comme n'importe quel autre homme. Mais on ne peut en faire autant pour l'être appelé Christ. Dans son cas, on ne peut trouver qu'une seule incarnation.

Il ne faudrait pas supposer, toutefois, que Jésus était un homme ordinaire. Il était d'un type d'intellect spécialement pur, très supérieur à celui de la grande majorité des hommes actuels. Pendant de nombreuses vies, il avait suivi la Voie de la Sainteté et s'était ainsi préparé pour le plus grand honneur qui ait jamais été accordé à un homme.

Sa mère, la Vierge Marie, était aussi un des plus hauts exemples de pureté humaine et fut choisie pour cette raison pour devenir la mère de Jésus. Son père était un Initié de haut rang, vierge et capable d'accomplir l'acte de fécondation comme un sacrement, sans passion ni désirs personnels.

Ainsi l'admirable, l'adorable et pur esprit que nous connaissons sous le nom de Jésus de Nazareth, naquit dans un corps pur et exempt de passions. Ce corps était le meilleur qui puisse être produit sur Terre et la tâche de Jésus, dans cette incarnation, était d'en prendre soin et de l'amener au plus haut degré possible d'efficacité en vue du grand usage auquel il devait servir.

PAGE 374

Jésus de Nazareth naquit ver l'époque mentionnée dans les écrits historiques et non pas en l'an 105 avant Jésus-Christ, comme le veulent certains ouvrages occultes. Le nom de Jésus est commun dans les pays orientaux et il y eut effectivement un Initié qui vivait en 105 avant Jésus-Christ, mais il prit l'Initiation Egyptienne, et il n'était pas Jésus de Nazareth dont nous parlons.

L'Ego qui naquit à nouveau plus tard sous le nom de Christian Rosenkreuz était déjà un être supérieurement évolué quand Jésus de Nazareth naquit et il est encore en incarnation aujourd'hui. Son témoignage, de même que le résultat des investigations occultes de Rosicruciens plus récents, s'accordent à placer la naissance de Jésus de Nazareth au commencement de l'ère chrétienne, vers la date généralement assignée à cet événement.

Jésus fut instruit par les Esséniens et atteignit un très haut développement spirituel pendant les trente années qu'Il se servit de son corps.

On peut dire ici, par parenthèse, que les Esséniens étaient la troisième secte existant à l'époque en Palestine, en même temps que les deux sectes mentionnées dans le Nouveau Testament, celle des Pharisiens et celle des Sadducéens. Les Esséniens étaient d'un ordre extrêmement pieux, très différents des Sadducéens matérialistes, et tout à fait opposé aux Pharisiens hypocrites et amis de la publicité. Ils évitaient de faire mention d'eux-mêmes, de leurs méthodes d'étude et de leur culte. C'est à cette dernière particularité qu'est dû le fait que nous ne savons presque rien d'eux et qu'ils ne sont pas mentionnés dans le Nouveau Testament.

C'est une loi du Cosmos qu'un Etre, si élevé soit-il, ne peut pas fonctionner dans un Monde quelconque sans posséder un véhicule construit avec la matière de ce monde (voir les tableaux 10 et 16). Par conséquent, le corps du désir était le véhicule le plus bas du groupe d'esprits qui atteignirent la condition humaine dans la Période du Soleil.

Le Christ était un de ces esprits et Il était, par conséquent, incapable de se construire pour Lui-même un

PAGE 375

corps vital et un véhicule physique dense. Il aurait pu travailler pour l'humanité dans un corps du désir, comme le faisaient Ses plus jeunes frères les Archanges, en tant qu'Esprits de Race. Jéhovah leur avait facilité l'entrée du corps dense de l'homme par l'intermédiaire de l'air que celui-ci respirait. Toutes les Religions de Race étaient des Religions de loi qui créent le péché par désobéissance à cette loi. Elles étaient sous la direction de Jéhovah, Dont le véhicule le plus bas est l'esprit humain qui Le met en relation avec le Monde de la Pensée Abstraite, où tout tend à la séparation et même, par suite, à la recherche de l'intérêt personnel.

C'est précisément pour cette raison que l'intervention du Christ devint nécessaire. Sous le régime de Jéhovah, l'unité était impossible. Par conséquent le Christ, Qui possède comme véhicule inférieur l'esprit de vie qui unifie, devait entrer dans un corps physique humain. Il devait paraître comme un homme parmi les autres hommes et habiter dans ce corps dense, car c'est seulement de l'intérieur qu'il est possible de vaincre la Religion de Race qui influence l'homme de l'extérieur.

Le Christ ne pouvait pas naître dans un corps dense, parce qu'Il n'avait jamais passé par une évolution telle que celle de la Période de la Terre; par suite, il lui aurait fallu d'abord acquérir la faculté de construire un corps dense tel que le nôtre. Mais, même s'Il avait possédé cette faculté, il aurait été désavantageux pour un Etre aussi sublime de dépenser dans ce but l'énergie nécessaire pour mener à bien la construction d'un corps et le faire passer par la période de vie intra-utérine d'enfance et de jeunesse et l'amener à un degré suffisant de maturité pour pouvoir s'en servir. Il avait abandonné l'usage ordinaire de véhicules tels que ceux qui correspondraient à notre esprit humain, à notre intellect et à notre corps du désir, bien qu'Il eût appris à les construire pendant la Période du Soleil et qu'il eût conservé le pouvoir de les construire et de les employer toutes les fois qu'Il le désirait ou que cela était nécessaire. Il se servit de chacun de ses véhicules propres et emprunta seulement le corps vital et le corps dense de Jésus. Quand ce dernier atteignit la trentième année, le Christ pénétra dans ces corps et s'en servit jusqu'au moment suprême de Sa Mission sur le Golgotha. Après la destruction du corps dense, le Christ parut au milieu de ses disciples revêtu du corps

PAGE 376

vital dans lequel Il fonctionna pendant un certain temps. Le corps vital est le véhicule dont Il se servira quand Il viendra de nouveau parmi nous, car Il n'entrera plus jamais dans un corps dense.

Nous empiétons sur un sujet que nous traiterons plus tard en mentionnant que l'objet de tout entraînement ésotérique est de travailler au corps vital, afin que l'esprit de vie soit développé et vivifié. Quand nous viendrons à parler de l'Initiation, nous pourrons peut-être donner des explications plus détaillées, mais nous ne pouvons maintenant en dire davantage sur ce sujet. En parlant des évènements relatifs à l'existence après la mort, le sujet a été partiellement traité; nous prions maintenant l'étudiant de remarquer que, avant de commencer son éducation ésotérique, tout homme doit avoir obtenu dans une grande mesure le contrôle de son corps du désir. Son éducation ésotérique et ses premières Initiations sont consacrées au travail à effectuer sur le corps vital et elles ont pour résultat la construction de l'esprit de vie. A l'époque où le Christ pénétra dans le corps de Jésus, celui-ci était un disciple d'un degré élevé, aussi son esprit de vie était-il bien organisé. Par conséquent, le véhicule inférieur dans lequel le Christ fonctionnait et le mieux organisé des véhicules supérieurs de Jésus étaient identiques; aussi, quand le Christ prit possession du corps vital et du corps dense de Jésus, Il fut ainsi pourvu d'une chaîne complète de véhicules reliant le Monde de l'Esprit de Vie et le Monde Physique.
La signification du fait que Jésus avait passé par plusieurs initiations se trouve dans l'effet qu'elles ont sur le corps vital. Le corps vital de Jésus se trouvait déjà au diapason des vibrations élevées de l'esprit de vie. Le corps vital d'un homme ordinaire se serait immédiatement désagrégé sous l'influence des vibrations intenses du Grand Esprit qui était entré dans le corps de Jésus. Même ce corps, si pur et si sensitif qu'il fût, ne pouvait supporter longtemps ces impulsions puissantes, et quand nous lisons que de temps à autre le Christ se tenait
PAGE 377

temporairement éloigné de ses disciples, comme lorsque, plus tard, il marcha sur la mer pour aller à leur rencontre, l'occultiste sait qu'il se retirait hors des véhicules de Jésus pour leur permettre de se reposer, sous les soins des Frères Esséniens qui, mieux que le Christ, savaient comment il faut traiter ces véhicules.

Ce changement fut consommé avec le libre et entier consentement de Jésus qui savait pendant toute la durée de son incarnation qu'il préparait un véhicule pour le Christ. Il se soumit avec joie à ce sacrifice, afin que ses frères en humanité puissent recevoir l'impulsion formidable qui fut donnée à leur développement par le Sacrifice mystérieux du Golgotha.

Ainsi (comme le montre le tableau 16) Jésus-Christ possédait les douze véhicules qui forment une chaîne ininterrompue entre le Monde Physique et le Trône même de Dieu. C'est pourquoi, Il est le seul Etre dans l'Univers qui soit en contact à la fois avec Dieu et avec les hommes et qui soit capable d'être le médiateur entre eux, parce que, personnellement et individuellement, Il a fait l'expérience de toutes les conditions et qu'il connaît chaque limitation particulière à l'existence physique.

Le Christ est unique parmi tous les Etres qui peuplent les sept Mondes, Lui seul possède les douze véhicules. Aucun autre Etre n'est capable de ressentir le même degré de compassion pour l'humanité et de comprendre aussi complètement sa situation et ce dont elle a besoin; Lui seul a les qualités requises pour apporter l'aide qui subviendra complètement à nos besoins.

Telle est donc la nature du Christ. Il est le plus grand Initié de la Période du Soleil et Il prit le corps dense et le corps vital de Jésus afin de pouvoir fonctionner directement dans le Monde physique et de paraître comme un homme parmi les hommes. S'Il était apparu d'une manière manifestement miraculeuse, cela aurait été contraire au Plan de l'Evolution; car, à la fin de l'Epoque Atlantéenne, l'humanité avait obtenu la liberté de bien ou de mal agir. Pour que les hommes apprennent à se gouverner eux-mêmes, aucun moyen de correction ne devait être employé. Ils devaient apprendre à connaître le bien et le mal, par l'expérience. Avant cette époque, ils avaient été guidés bon gré mal gré, mais maintenant la liberté leur était accordée dans les limites permises des différentes Religions de Race, dont chacune était adaptée aux besoins d'une tribu ou d'une nation particulière.

PAGE 378

PAS LA PAIX, MAIS L'ÉPÉE

Toutes les Religions de Race émanent du Saint-Esprit. Elles sont insuffisantes, parce qu'elles ont pour base la loi qui provoque le péché et cause la mort, la douleur et le chagrin.

Tous les esprits de Race le savent et ils conçoivent que leurs religions ne sont que des degrés qui mènent vers de meilleures conditions. Le fait que toutes les Religions de Race, sans exception, parlent de Celui qui doit venir, prouve cette assertion. La religion des Persans annonçait la venue de Mithra; celle des Chaldéens, la venue de Tammuz. Les anciens Dieux scandinaves prévirent l'approche du "Crépuscule des Dieux&, alors que Sutr, le brillant esprit Solaire, les supplanterait et qu'un ordre nouveau et meilleur serait établi sur "Gimle", la terre régénérée. Les Egyptiens attendaient la venue d'Horus, le Soleil nouvellement né. Mithra et Tammuz sont aussi symbolisés par des orbes solaires et tous les principaux temples de l'antiquité étaient construits face à l'Est, pour que les rayons du Soleil levant puissent passer directement à travers leurs portes ouvertes. Même la basilique de Saint-Pierre de Rome est ainsi orientée. Tous ces faits montrent qu'on savait généralement que Celui Qui devait venir était un Esprit Solaire et qu'il devait sauver l'humanité des influences séparatrices qui sont nécessairement contenue dans toutes les Religions de Race.

Ces religions étaient des degrés que l'homme devait franchir afin de se préparer pour la venue du Christ. L'homme doit d'abord cultiver un "Moi", avant qu'il puisse devenir réellement désintéressé et comprendre la phase supérieure de Fraternité Universelle - unité de but et d'intérêt - dont le Christ jeta les fondements à Son premier avènement et dont Il fera une réalité vivante à Son retour.

Comme le principe fondamental d'une Religion de Race est la séparation, la recherche des intérêts personnels aux dépens d'autres hommes et d'autres nations, il est évident que poussé à son extrême limite, il

PAGE 379

doit nécessairement avoir une tendance de plus en plus destructrice et frustrer le but de l'évolution, s'il n'est pas suivi d'une religion plus constructive.

Par conséquent, les religions séparatrices du Saint-Esprit doivent faire place à la religion unifiante du Fils, qui est la religion Chrétienne.

La Loi doit faire place à l'Amour, et les Races et les Nations divisées doivent être réunies en une Fraternité Universelle dont le Christ sera le Frère Aîné.

La religion Chrétienne n'a pas encore eu le temps d'accomplir ce grand objet. L'homme est encore soumis à l'influence de l'Esprit de Race et l'idéal du Christianisme est encore trop élevé pour lui. L'intellect peut saisir quelques-unes des beautés de cet idéal et admettre volontiers que nous devrions aimer nos ennemis, mais les passions du corps du désir sont encore trop puissantes. La loi de l'Esprit de Race étant "oeil pour oeil", le Sentiment qui en résulte est "Je me vengerai!" Le coeur aspire à l'Amour; le corps du désir souhaite la vengeance. L'intellect comprend, d'une manière abstraite, la beauté de l'idéal qui veut que nous aimions nos ennemis, mais dans la vie courante il s'allie au sentiment de vengeance du corps du désir et donne comme excuse, pour "prendre sa revanche", que l'organisme social doit être protégé.

On ne peut, toutefois, que se féliciter du fait que la société se sente poussée à s'excuser des méthodes de représailles qu'elle emploie. Les méthodes correctives et la clémence deviennent des facteurs toujours plus importants dans l'application des lois, comme le montre l'accueil très favorable qui a été fait à l'institution très moderne des tribunaux pour enfants. On peut noter une autre manifestation de la même tendance dans l'augmentation croissante du nombre de condamnés, à qui la loi de sursis est appliquée, de même aussi dans la façon plus humaine dont les prisonniers de guerre sont traités depuis quelques années. Telles sont les premières manifestation du sentiment de Fraternité Universelle qui, lentement mais à coup sûr, fait sentir son influence.

Cependant, quoique le monde soit en progrès et que, par exemple, l'auteur de ce livre ait pu, avec une facilité relative, exposer ses vues dans les différentes villes où il a fait des conférences, les journaux quotidiens

PAGE 380

consacrant parfois à ses enseignements des pages entières (et des premières pages), tant qu'il se contentait de parler des mondes supérieurs et des conditions post mortem, il a constaté que, dès qu'il prenait la Fraternité Universelle pour thème, ses articles étaient toujours jetés au panier.

Le monde, en général, est mal disposé à adopter un idéal qu'il considère comme étant "trop" désintéressé. Il doit y avoir un "profit quelconque". Tout ce qui n'offre pas l'occasion de "remporter un avantage" sur son semblable n'est pas considéré comme étant une ligne de conduite entièrement naturelle. Les entreprises commerciales sont basées sur ce principe et, pour ceux qui sont asservis par le désir d'accumuler des richesses inutiles, l'idée d'une Fraternité Universelle évoque la vision terrible de l'abolition du capitalisme avec sa conséquence inévitable, l'abolition de l'exploitation des autres et par suite la ruine des "intérêts commerciaux" qu'elle implique. Le mot "asservis" décrit exactement cette condition. D'après la Bible, la domination du monde aurait été promise à l'homme mais, dans la grande majorité des cas, c'est le contraire qui est la réalité, c'est le monde qui domine l'homme. Tout homme qui a des biens admettra, s'il veut être sincère, qu'ils sont pour lui une source d'anxiété continuelle, qu'il faut constamment faire des projets pour garder ses possessions ou au moins pour éviter d'en être dépouillé par les manoeuvres rusées de ceux qui les désirent. L'homme est l'esclave de ce que, avec une ironie inconsciente, il appelle "mes possessions", alors qu'en réalité ce sont elles qui le possèdent. Le Sage de Concord (Emerson) dit avec raison: "Les Choses sont en selle et chevauchent l'humanité!"

Ces conditions sont produites par les Religions de Race et leur système de lois; c'est pourquoi, elles sont toutes dans l'attente de "Celui Qui doit venir". SEULE la religion Chrétienne n'attend pas Celui Qui doit venir, mais Celui Qui doit REvenir L'époque de ce deuxième avènement dépend du moment où l'Eglise pourra se libérer de l'Etat. L'Eglise, surtout en Europe, est attachée au Char de l'Etat . Le clergé est entravé par des considérations économiques et n'osent pas proclamer les vérités que l'étude leur a révélées.

PAGE 381

Un touriste, se trouvant récemment à Copenhague, assista dans une église à une cérémonie de confirmation. Dans ce pays, l'Eglise est sous le contrôle de l'Etat et tous les pasteurs sont nommés par le pouvoir temporel. Les paroissiens n'ont absolument aucune voix au chapitre. Ils peuvent aller ou non à l'église, selon leur bon plaisir, mais ils sont forcés de payer les taxes qui soutiennent l'institution.

En plus de l'avantage de tenir un office par la faveur de l'Etat, le pasteur de l'église en question était décoré de plusieurs Ordres conférés par le roi; leurs insignes brillants étaient un témoignage silencieux mais éloquent de l'étendue de sa dépendance vis-à-vis de l'Etat. Pendant la cérémonie, il pria pour le roi et les législateurs et demanda qu'ils gouvernent le pays avec sagesse. Tant qu'il y aura des rois et des législateurs, cette prière peut être très nécessaire, mais c'était une surprise considérable de l'entendre ajouter; "et, Dieu Tout-Puissant, protège et soutiens notre armée et notre flotte!"

Une prière de ce genre montre clairement que le Dieu adoré est le Dieu de Tribu ou de Nation, l'Esprit de Race, car le dernier acte du tendre Jésus-Christ fut de détourner l'épée de l'ami qui voulait s'en servir pour Le protéger. Il avait dit cependant qu'Il n'était pas venu pour apporter la paix, mais l'épée; c'était parce qu'Il prévoyait quelles rivières de sang les nations "chrétiennes" militantes feraient couler par suite de leur conception erronée de Ses enseignements et qu'Il savait qu'un idéal élevé ne peut pas être atteint immédiatement par l'humanité. Les hécatombes causées par les guerres et autres atrocités sont des choses terribles, mais elles montrent quelles horreurs l'amour pourrait abolir.

Il y a visiblement une contradiction formelle entre les paroles de Jésus-Christ "Je suis venu pour apporter non la paix mais l'épée", et les mots du chant céleste qui annonça la naissance de Jésus "Paix sur la terre. Bonne volonté envers les hommes". Mais cette contradiction n'est qu'apparente.

Il y a une contradiction aussi grande entre les paroles et la manière d'agir d'une femme qui dit: "Je vais nettoyer la maison et tout mettre en ordre", et qui commence par enlever les tapis, mettre les chaises les unes

PAGE 382

sur les autres et produire une confusion générale dans une maison auparavant bien tenue. Une personne qui n'observerait que cet aspect des choses serait en droit de dire: "Elle empire les conditions au lieu de les améliorer"; mais, quand on comprend le but de son travail, on comprend l'utilité du désordre temporaire; finalement, la maison ne se trouvera que mieux du dérangement passager.

De même nous devons nous rappeler que la Période de temps qui s'est écoulée depuis la venue de Jésus-Christ n'est guère qu'un instant en comparaison de la durée d'un seul Jour de Manifestation. Nous devons, comme Whitman, apprendre à "connaître l'amplitude du temps" et regarder, au-delà des cruautés et des jalousies passées et présentes des sectes en lutte, vers l'âge brillant de la Fraternité Universelle qui marquera la prochaine et grande phase du progrès de l'homme dans son long et merveilleux voyage, du limon de la terre au Dieu, du protoplasme à l'unité consciente avec le Père, ce lointain et divin événement, vers lequel tend la Création.

On peut ajouter que le pasteur mentionné auparavant, dans la cérémonie par laquelle il reçut ses élèves dans l'Eglise, leur enseigna que Jésus-Christ est un Etre complexe, que Jésus était la partie humaine et mortelle de cet Etre, tandis que le Christ était l'Esprit divin et immortel. Il est très probable que si l'on avait discuté le sujet avec lui, il n'aurait pu soutenir cette assertion; néanmoins, en le faisant, il énonçait un fait occulte.


_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Archange le Mar 18 Aoû - 21:55




L'ÉTOILE DE BETHLÉEM



L'influence unifiante du Christ a été symbolisée dans la belle légende de l'adoration des Rois mages ou des trois "sages de l'Orient", si habilement introduite par le général Lew Wallace dans l'histoire de "Ben Hur".

Les trois sages: Gaspard, Melchior et Balthazar, sont les représentants des Races blanche, jaune et noire et ils

PAGE 383

symbolisent les peuples de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, qui sont tous conduits par l'Etoile vers le Sauveur du Monde, devant lequel "tous les genoux plieront et Que toutes les langues glorifieront", Qui réunira toutes les nations dispersées sous la bannière de la Paix et de la Bonne Volonté et Qui fera que les hommes "forgeront leurs épées en socs de charrue et leurs lances en faucilles".

On dit que l'Etoile de Bethléem apparut à l'époque de la naissance de Jésus et qu'elle guida les trois sages vers le Sauveur.

On a beaucoup discuté sur la nature de cette Etoile. La plupart des hommes de science matérialistes ont déclaré qu'elle était un mythe, tandis que d'autres ont dit que, si elle était autre chose qu'un mythe, elle pourrait bien avoir été une coïncidence; deux Soleils éteints auraient pu entrer en collision et causer une conflagration. Tout mystique cependant connaît "l'Etoile" et aussi la "Croix", non seulement comme symboles de la vie de Jésus et de Jésus-Christ, mais comme faisant partie de son expérience personnelle.

Paul dit: "Jusqu'à ce que Christ soit formé en vous" (Galates 4:19), et le mystique Angelus Silesius lui fait écho:

Le Christ serait-il né mille fois à Bethléem,
S'il ne naît en toi, ton âme est solitaire,
La Croix du Golgotha tu contemples en vain,
Si toi-même en ton coeur, tu ne l'élèves point.


Avec son intuition d'artiste, Richard Wagner fait dire à Gurnemanz, en réponse à la question de Parsifal "Qui est le Graal?":

Nous ne le disons pas, mais si tu a été appelé par Lui,
La vérité ne te sera point cachée,

... Aucun chemin ne conduit à Son royaume,
Et le chercher ne fait que L'éloigner
Lorsque Lui-même n'est point le Guide.


Sous "l'ancienne dispensation", le chemin de l'Initiation n'était pas ouvert à tous. Il était réservé pour un petit nombre d'élus. On pouvait le chercher, mais seuls ceux qui étaient guidés vers les Temples par les

PAGE 384

Hiérophantes trouvaient l'entrée. Avant l'avènement du Christ, il n'y avait pas d'invitation aussi générale que "Quiconque veut peut venir."

Cependant au moment où le sang coula sur le Golgotha "le voile du temple se déchira", pour des raisons que nous allons expliquer tout à l'heure et, depuis, quiconque veut chercher l'entrée du temple la trouvera sûrement.

Dans les Temples des Mystères, l'Hiérophante apprenait à ses élèves qu'il y a dans le Soleil une force spirituelle aussi bien qu'une force physique. Cette dernière force des rayons solaires est le principe fécondant de la nature. Il cause la croissance du monde végétal et nourrit aussi le règne animal et le règne humain. Il est l'énergie constructive, source de toute force physique.

Cette énergie physique du Soleil atteint le point culminant de sa manifestation au milieu de l'été quand les jours sont les plus longs et les nuits les plus courtes, car les rayons solaires frappent alors directement l'hémisphère nord. A cette époque-là, les forces spirituelles passent par leur minimum d'activité. D'autre part, en décembre, durant les longues nuits d'hiver, la force physique de l'orbe solaire est endormie et les forces spirituelles atteignent leur maximum d'activité.

La nuit du 24 au 25 décembre est La Nuit Sainte, par excellence, de toute l'année. Le signe Zodiacal de la Vierge céleste et immaculée se trouve à l'Est au-dessus de l'horizon, vers minuit, et le Soleil de la Nouvelle Année naît alors et commence son voyage de l'extrême point sud vers l'hémisphère nord pour sauver (physiquement) la partie de l'humanité qui l'habite de l'obscurité et de la famine qui suivraient inévitablement s'il demeurait d'une façon permanente au sud de l'équateur.

Pour les peuple de l'hémisphère nord, dans lequel toutes nos religions modernes prirent leur origine, le Soleil se trouve alors exactement sous la Terre, et les influences spirituelles ont leur plus grande force, dans le nord, à minuit le 24 décembre.

Tel étant le cas, il s'ensuit naturellement que ce moment serait le plus propice pour ceux qui désirent faire un

PAGE 385

pas définitif en vue de l'Initiation, afin d'entrer consciemment en contact avec le Soleil spirituel, surtout pour la première fois.

C'est pourquoi les élèves qui étaient prêts pour l'Initiation étaient pris en main par les Hiérophantes des Mystères; au moyen de cérémonies accomplies dans le Temple, ils étaient amenés à un état d'exaltation dans lequel ils transcendaient les conditions physiques. A leur vision spirituelle, la Terre, opaque, devenait transparente et ils voyaient le Soleil à minuit - "L'Etoile!". Ce n'était pas le Soleil physique qu'ils voyaient au moyen de la vue spirituelle, mais l'Esprit Solaire - le Christ - leur Sauveur Spirituel, de même que le Soleil physique était leur Sauveur physique.

C'est l'Etoile qui brilla pendant la Nuit Sainte et qui brille encore pour le mystique dans l'obscurité de la nuit. Quand le bruit et la confusion dus aux activités du jour se sont apaisés, il entre dans sa retraite et cherche la voie qui mène vers le Prince de la Paix. "La Brillante Etoile" est toujours là pour le guider et son âme entend le chant prophétique: "Paix sur la Terre et Bonne Volonté envers les hommes".

Paix et bonne volonté envers tous, sans exception; il n'y a pas de place pour un seul ennemi ou un seul proscrit. Faut-il s'étonner qu'il soit si difficile d'amener l'humanité à suivre une règle de conduite aussi élevée? Y a-t-il un meilleur moyen de montrer la beauté et la nécessité de la paix, de la bonne volonté et de l'amour qu'en les mettant en contraste avec l'état présent de guerre, d'égoïsme et de haine? Plus la lumière est forte, plus accentuée est l'ombre qu'elle projette. Plus notre idéal est élevé, plus aisément nous pouvons voir nos imperfections.

Malheureusement, dans la phase actuelle de son développement, l'humanité ne consent à être instruite qu'au prix des expériences les plus pénibles. En tant que Race, il lui faut devenir absolument égoïste pour ressentir les angoisses cruelles causées par l'égoïsme d'autrui, de même qu'un homme doit avoir connu la maladie pour être tout à fait reconnaissant de se trouver en bonne santé.

La religion appelée à tort Christianisme a été pour cette raison la religion la plus sanglante que nous

PAGE 386

connaissions, sans en excepter l'Islam qui, sous ce rapport, se rapproche assez de notre Christianisme mal pratiqué. Sur les champs de bataille et dans les prisons de l'Inquisition, des atrocités horribles et sans nombre ont été commises au nom du tendre Nazaréen. L'Epée et la Coupe de vin, qui sont la perversion de la Croix et du Calice de la Communion, ont été les moyens par lesquels les plus puissantes parmi les nations soi-disant chrétiennes imposèrent leur domination sur les peuples païens, et même sur d'autres peuples plus faibles qui professaient la même religion que leurs conquérants. La lecture la plus superficielle de l'histoire des Races Gréco-Latines, Teutoniques et Anglo-Saxonnes corroborera cette assertion.

Alors que l'homme était complètement sous l'influence des Religions de Race, chaque nation formait un tout uni. Les intérêts de l'individu étaient volontiers subordonnés aux intérêts de la communauté. Tous étaient "soumis à la loi". Un homme était avant tout membre de sa tribu et seulement en second lieu un individu. De nos jours, il y a une tendance marquée vers l'autre extrême, une tendance à exalter le "Moi" au-dessus de tout les autres. On peut en voir les résultats dans les problèmes économiques et industriels soulevés dans chaque nation et qui demandent une solution.

La phase de développement pendant laquelle tout homme se sent être une unité absolument distincte, un Ego qui poursuit indépendamment sa propre route, est une phase nécessaire. L'unité de la nation, de la tribu et de la famille doit être rompue avant que la Fraternité Universelle puisse devenir un fait. Le régime du Paternalisme a été supplanté dans une grande mesure par le règne de l'Individualisme. Nous sommes en train d'apprendre de mieux en mieux les désavantages de cette condition, à mesure que notre civilisation avance. Notre manque de méthode dans la distribution des produits du travail, la rapacité d'un petit nombre et l'exploitation des masses, tous ces crimes sociaux ont pour résultat une consommation restreinte, des dépressions

PAGE 387

industrielles et des troubles du travail qui détruisent la paix intérieure. La guerre industrielle de l'époque actuelle a une portée beaucoup plus grande et elle est beaucoup plus destructrice que les guerres militaires des nations.


LE COEUR EN TANT QU'ANOMALIE

Aucune leçon, même acceptée superficiellement comme vraie, n'a de réelle valeur comme principe actif dans la vie, tant que le coeur ne l'a pas apprise dans ses aspirations et dans l'amertume; et la leçon que l'homme doit apprendre est que ce qui ne profite pas à tous, ne peut jamais profiter réellement à personne. Depuis près de deux mille ans, nous avons confessé du bout des lèvres que nous devions gouverner notre vie d'accord avec une maxime telle que:"Rendez le bien pour le mal". Le Coeur nous pousse à la compassion et à l'amour, mais la Raison demande que nous adoptions des mesures offensives et que nous usions de représailles, sinon par vengeance, tout au moins comme moyen d'empêcher un retour des hostilités. C'est ce divorce du coeur et de la tête qui retarde l'essor d'un véritable sentiment de Fraternité Universelle et l'adoption des doctrines du Christ, le Seigneur de l'Amour.

L'intellect est le point focal au moyen duquel l'Ego prend conscience de l'univers matériel. Comme instrument pour l'acquisition de connaissances dans ces royaumes, il a une valeur inestimable. Mais quand il s'arroge le rôle de dictateur, en ce qui concerne la conduite d'un homme envers ses semblables, c'est comme si un astronome en train de photographier le Soleil au moyen d'un télescope s'entendait dire par la lentille:"Vous m'avez mal mis au point. Vous n'observez pas le Soleil d'une manière correcte. De toute façon, je ne trouve pas bon qu'on photographie le Soleil et je veux que vous me pointiez vers Jupiter. Les rayons me chauffent indûment et pourraient m'endommager."

Si l'astronome impose sa volonté et met au point le télescope comme il l'entend, lui disant de s'occuper de son affaire, qui est de transmettre les rayons et de ne pas se préoccuper des résultats, le travail se fera

PAGE 388

convenablement; mais si la lentille peut imposer sa volonté et si le mécanisme du télescope se met de la partie, l'astronome sera sérieusement gêné en ayant à lutter contre un instrument réfractaire, et le tout aura pour résultat des images imprécises, de peu ou d'aucune valeur.

Il en est de même pour l'Ego qui travaille avec un corps triple qu'il contrôle ou devrait contrôler par l'intermédiaire de l'intellect. Mais il faut, hélas! convenir que ce corps a une volonté qui lui est propre et qu'il est souvent aidé et encouragé par l'intellect, ce qui trompe ainsi les desseins de l'Ego.

Cette "volonté inférieure" antagoniste est la manifestation de la partie supérieure du corps du désir. Quand la séparation du Soleil, de la Lune et de la Terre eut lieu, dans la première partie de l'Epoque Lémurienne, les corps du désir de la partie la plus avancée de l'humanité en devenir furent divisés en parties inférieure et supérieure. Il en fut de même pour le reste de l'humanité dans la première partie de l'Epoque Atlantéenne.

Cette partie supérieure du corps du désir devint une sorte d'âme animale. Elle construisit le système nerveux cérébro-spinal et les muscles volontaires et contrôla par ce moyen la partie inférieure du corps triple, jusqu'à ce qu'il reçoive le trait d'union de l'intellect. Alors l'intellect "s'allia" à cette âme animale et partagea sa domination sur le corps.

L'intellect est ainsi lié par les désirs, il est entravé par l'égoïsme de la nature inférieure, ce qui rend très difficile le contrôle du corps par l'esprit. L'intellect qui, dans son rôle de point focal devait être l'allié de la nature supérieure est aliéné par la nature inférieure et, ligué avec elle, est asservi aux désirs.

La loi des Religions de Race fut donnée pour soustraire l'intellect à l'empire des désirs. La "crainte de Dieu" fut opposée aux "désirs de la chair". Cela ne suffit pas cependant à rendre l'homme capable de contrôler son corps et d'obtenir sa collaboration volontaire. Il devint nécessaire pour l'esprit de trouver dans le corps une

PAGE 389

autre position avantageuse qui ne soit pas dominée par les désirs naturels. Tous les muscles sont l'expression du corps du désir et ils offrent un chemin direct vers le point central où l'intellect traître est uni aux désirs et règne en maître.

Si les Etats-Unis étaient en guerre avec la France, ils ne débarqueraient pas leurs troupes en Angleterre, dans l'espoir de subjuguer par ce moyen les Français. Ils débarqueraient leurs soldats sur le sol même de la France et là livreraient bataille.

Tel un général habile, l'Ego suivit un mode d'action analogue. Il ne commença pas sa campagne en obtenant le contrôle d'une des glandes, car elles sont l'expression du corps vital; il n'était pas non plus possible d'obtenir le contrôle des muscles volontaires, car ils sont trop bien défendus par l'ennemi. La partie du système musculaire involontaire qui est contrôlée par le système nerveux sympathique serait également inutilisable pour cet objet. L'Ego doit entrer plus directement en contact avec le système nerveux cérébro-spinal. Pour y arriver et s'assurer une base d'opérations dans le pays de l'ennemi, il doit obtenir le contrôle d'un muscle qui est involontaire et cependant connecté au système nerveux volontaire. Ce muscle est le coeur.

Nous avons déjà parlé des deux sortes de muscles: les muscles volontaires et les muscles involontaires. Ces derniers sont formés de stries longitudinales et se rapportent à des fonctions qui ne sont pas sous le contrôle de la volonté, telles que la digestion, la respiration, l'excrétion, etc. Les muscles volontaires sont ceux dont la volonté a le contrôle par l'intermédiaire du système nerveux volontaire, tels que les muscles de la main et du bras. Ils ont des stries longitudinales et transversales.

Ceci s'applique à tous les muscles du corps, à l'exception du coeur qui est un muscle involontaire. D'habitude, nous ne pouvons pas contrôler la circulation du sang. Dans les conditions normales, les battements du coeur sont une quantité fixe, mais au grand étonnement des physiologistes, le coeur a des stries transversales, comme un muscle volontaire. C'est le seul organe du corps qui offre cette particularité; mais tel le sphinx, il refuse de donner aux hommes de science le mot de l'énigme.

L'occultiste trouve facilement la réponse dans la mémoire de la nature. Dans ses archives, il

PAGE 390

apprend que lorsque l'Ego chercha pour la première fois à prendre place dans le coeur, cet organe n'était strié que dans le sens de la longueur, comme n'importe quel autre muscle involontaire; mais à mesure que l'Ego s'assura de plus en plus complètement le contrôle du coeur, les stries transversales se développèrent graduellement. Elles ne sont ni aussi nombreuses, ni aussi bien dessinées que celles des muscles qui sont complètement sous le contrôle du corps du désir, mais, à mesure que les principes altruistes d'amour et de fraternité augmentent de force et supplantent graduellement la domination de la raison qui a les désirs pour base, ces stries transversales deviennent plus nombreuses et mieux définies.

Comme nous l'avons dit précédemment, l'atome-germe du corps dense est situé dans le coeur pendant la vie et il n'en est retiré qu'à la mort. Le travail actif de l'Ego se fait dans le sang. Maintenant, si nous exceptons les poumons, le coeur est dans le corps le seul organe à travers lequel le sang passe à chaque cycle.

Le sang est la plus haute expression du corps vital, car il nourrit tout l'organisme physique. Il est aussi, dans un certain sens, le véhicule de la mémoire sub-consciente et il est en contact avec la Mémoire de la Nature qui est réfléchie dans la région la plus élevée de la Région Ethérique. Le sang transmet les scènes de la vie des ancêtres à leurs descendants pendant des générations, là où il y a communauté de sang produite par le mariage consanguin.

Il y a dans la tête trois points dont chacun est le siège particulier d'un des trois aspects de l'esprit (voir tableau 20); le deuxième et le troisième aspects ont, en outre, un terrain d'élection secondaire.

Le corps du désir est l'expression pervertie de l'Ego. Il transforme l'"Individualité" de l'esprit en "égoïsme". L'individualité ne cherche pas son avantage aux dépens des autres. L'égoïsme recherche son profit sans égard pour autrui. Le siège de l'esprit humain est en premier lieu dans la glande pinéale et, en second lieu, dans le cerveau et le système nerveux cérébro-spinal qui commande les muscles volontaires.

L'amour et l'unité du Monde de l'esprit de vie trouvent leur contre-partie illusoire dans la Région Ethérique

PAGE 391

à laquelle nous sommes reliés par le corps vital qui provoque l'amour sexuel et l'union sexuel. L'esprit de vie a son siège, premièrement dans le corps pituitaire et, en second lieu, dans le coeur, porte d'entrée du sang qui nourrit les muscles.

L'Esprit Divin qui n'agit pas - le Veilleur silencieux - trouve son expression matérielle dans le squelette inerte et passif du corps dense qui est l'instrument obéissant des autres corps, mais qui n'a pas le pouvoir d'agir par sa propre initiative. L'esprit divin a son siège dans le point impénétrable qui se trouve à la racine du nez.

En réalité, il n'y a qu'un seul esprit, l'Ego, mais, en l'observant au point de vue du Monde Physique, il est réfracté en trois aspects qui agissent comme nous l'avons dit.

Quand le sang passe à travers le coeur, cycle par cycle, heure par heure, pendant toute la vie, il grave les images qu'il contient sur l'atome-germe alors qu'elles sont encore nettes, et enregistre les annales fidèles de la vie qui sont imprimées sur l'âme de manière indélébile pendant l'existence après la mort. Il est toujours en contact intime avec l'esprit de vie, l'esprit d'amour et d'unité et, par conséquent, le coeur est le sanctuaire de l'amour altruiste.

Quand ces images passent intérieurement dans le Monde de l'Esprit de Vie où se trouve la véritable mémoire de la nature, elles ne sont pas transmises par les sens physiques si lents, mais immédiatement par l'intermédiaire du quatrième éther contenu dans l'air que nous respirons. Dans le Monde de l'Esprit de Vie, l'esprit de vie voit beaucoup plus clairement qu'il ne peut le faire dans les Mondes plus denses. Dans sa demeure élevée, il est en contact avec la Sagesse Cosmique et, dans n'importe quelle situation, il sait immédiatement ce qu'il doit faire et dans un éclair il retransmet au coeur le message qui donne le mode convenable de conduite et d'action; non moins instantanément, le coeur le transmet au cerveau par l'intermédiaire du nerf pneumogastrique, ce qui produit une "première impression" - "l'impulsion intuitive"

PAGE 392

qui est toujours la bonne car elle est puisée directement à la source de la Sagesse et de l'Amour Cosmiques.

Tout cela s'accomplit si rapidement que le coeur est maître de la situation avant que la raison, plus lente ait eu pour ainsi dire le temps de "se rendre compte de ce qui se passe". C'est là cette pensée que l'homme "pense en son coeur" et il est vrai "qu'il est ainsi". L'homme est par sa nature un esprit vierge bon, noble et loyal à tous les points de vue. Tout ce qui n'est pas bon en lui vient de la nature inférieure. L'esprit vierge donne toujours de sages conseils. Si nous pouvions seulement suivre les impulsions du coeur, la première pensée, la Fraternité Universelle serait dès maintenant réalisée.

Mais c'est justement là que la difficulté commence. Après avoir reçu le bon conseil de la première pensée, le cerveau commence à raisonner et le résultat est que, dans la grande majorité des cas, il domine le coeur. Le télescope choisit son propre point focal et pointe dans la direction qu'il lui plaît, en dépit de l'astronome. L'intellect et le corps du désir frustrent les desseins de l'esprit en prenant le contrôle de la situation et, comme la sagesse de l'esprit leur fait défaut, l'esprit et le corps souffrent.

Les physiologistes ont remarqué que certaines parties du cerveau sont réservées pour des activités mentales spéciales, et les phrénologistes ont porté encore plus loin l'étude de cette branche de la science. En outre, c'est un fait connu que la pensée désagrège et détruit les tissus nerveux. Cette perte, comme toutes celles des autres parties du corps, est réparée par le sang. Quand, par suite du développement du coeur en un muscle volontaire, la circulation du sang passera finalement sous le contrôle de l'esprit de vie qui unifie - de l'Esprit d'amour - cet esprit aura alors le pouvoir d'empêcher la circulation du sang vers les parties du cerveau qui sont consacrées à des poursuites égoïstes. Le résultat sera que ces centres particuliers de pensée s'atrophieront graduellement.

D'un autre côté, l'esprit aura la faculté d'augmenter l'afflux de sang toutes les fois que l'activité mentale aura une tendance altruiste, et pourra développer ainsi les parties qui sont consacrées à l'altruisme; en sorte

PAGE 393

que, au cours des temps, la nature-désir sera conquise, et l'Amour délivrera l'intellect de l'empire que le désir avait sur lui. Seule, son émancipation complète par l'amour permet à l'homme de s'élever au-dessus de la loi et de devenir lui-même sa propre loi. S'étant conquis lui-même, il aura conquis le Monde.

Les stries transversales du coeur peuvent être construites au moyen de certains exercices au cours d'un entraînement occulte, mais comme quelques-uns de ces exercices sont dangereux, ils ne doivent être entrepris que sous la direction d'un instructeur compétent. Afin que les lecteurs de ce livre ne soient pas déçus par des imposteurs qui prétendent avoir la capacité et le désir d'instruire ainsi les aspirants pour une certaine somme d'argent, nous répétons expressément "qu'un véritable occultiste ne sa vante jamais de son pouvoir occulte, qu'il ne l'affiche pas, qu'il ne vend pas d'informations ou de leçons occultes à tant l'une ou à tant la série, et qu'il ne consent pas non plus à faire un étalage théâtral de son pouvoir. Il accomplit son travail de la manière la plus discrète possible et, à seule fin d'aider légitimement les autres sans souci d'intérêt personnel."

Comme nous l'avons dit au début de ce chapitre, tous ceux qui désirent sérieusement recevoir les enseignements supérieurs peuvent être sûrs que, s'ils se donnent seulement la peine de chercher la voie, ils trouveront qu'elle leur est ouverte. Le Christ Lui-même prépara la voie pour "quiconque veut la suivre". Il aidera et Il accueillera tous ceux qui la cherchent réellement et qui sont prêts à travailler à la Fraternité Universelle.


LE MYSTÈRE DU GOLGOTHA

Depuis près de deux mille ans, on a dit beaucoup de choses au sujet du "sang purificateur"! Le sang du Christ a été exalté du haut de toutes les chaires comme étant le remède souverain pour nos péchés, le seul moyen de rédemption et de salut.

Mais, si les lois de la Renaissance et des Conséquences opèrent de telle sorte que les êtres en évolution

PAGE 394

récoltent ce qu'ils ont semé, et si l'impulsion évolutive pousse sans cesse l'humanité à un niveau toujours plus élevé pour parvenir finalement à la perfection, quel besoin y a-t-il de rédemption et de salut? Même si cette nécessité existait, comment la mort d'un individu peut-elle être profitable à tous les autres? Telles sont quelques-unes des objections qui sont faites à la doctrine de l'expiation par substitution et de la rédemption par le sang de Christ Jésus. Nous allons essayer d'y répondre avant de montrer l'harmonie logique qui se trouve entre l'opération de la loi des Conséquences et l'Expiation par le Christ.

Tout d'abord, c'est une vérité absolue que l'impulsion évolutive opère en vue d'amener tous les êtres à la perfection finale; malgré cela, il y en a toujours qui restent à l'arrière. A l'époque actuelle, nous venons justement de franchir la phase extrême de matérialité et nous sommes en train de passer par les seize Races. Nous foulons les "seize chemins vers la destruction" et nous sommes, par suite, plus gravement en danger de prendre du retard que pendant n'importe quelle autre période de notre évolution.

Dans l'abstrait, le temps n'est rien. Certains prennent tellement de retard qu'ils doivent être abandonnés afin de reprendre le cours de leur évolution dans un autre plan qui leur permettra de continuer leur voyage vers la perfection. Néanmoins, ce n'était pas là l'évolution qui, à l'origine, avait été choisie pour eux, et il est raisonnable de supposer que les grandes Intelligences qui sont chargées de notre évolution, mettent en oeuvre tous les moyens dont elles peuvent disposer pour amener à bon port le plus grand nombre possible des entités dont elles ont la garde.

En ce qui concerne l'évolution ordinaire, les lois de la Renaissance et des Conséquences sont parfaitement suffisantes pour amener jusqu'à la perfection la plus grande partie de la vague de vie; mais elles ne suffisent pas dans le cas des retardataires qui se trouvent à l'arrière dans les différentes Races. Pendant la phase

PAGE 395

d'individualisme qui est le point culminant de l'illusion de séparation, toute l'humanité a besoin d'une aide supplémentaire; mais pour les retardataires, une aide spéciale est indispensable.

Donner cette aide spéciale et racheter les retardataires fut la Mission du Christ. Il vint, dit-Il, pour chercher et pour sauver ce qui était perdu. Il ouvrit la voie de l'Initiation à tous ceux qui veulent la chercher.

On objecte à cette doctrine de l'expiation par substitution que c'est une lâcheté de se retrancher derrière un autre et que chaque homme devrait être prêt à subir les conséquences de ses actes.

Considérons un cas analogue. Les eaux des Grands Lacs viennent s'unir dans la rivière du Niagara. Sur une distance de trente kilomètres, cet énorme volume d'eau s'écoule rapidement vers les chutes. Le lit de la rivière est rempli de rochers et, si une personne qui s'aventure au-delà d'un certain point ne perd pas la vie dans les rapides qui se trouvent au-dessus des chutes, elle mourra sûrement en plongeant du haut du précipice.

Supposez qu'un homme paraisse qui, par pitié pour les victimes du courant, place une corde au-dessus des chutes, sachant bien qu'en accomplissant cet acte, il ne peut en aucune façon échapper lui-même à la mort. Malgré cela, il sacrifie sa vie avec joie et de son plein gré; il place la corde et modifie les conditions antérieures de telle sorte que toute victime, sans cela impuissante, qui saisira la corde sera sauvée.

Que penseriez-vous d'un homme qui, étant tombé dans l'eau par sa propre négligence, lutterait de toutes ses forces pour atteindre la rive et s'écrierait: "Comment? Sauver mes jours et tâcher d'éviter le châtiment que mérite ma négligence en m'abritant derrière la force d'un autre qui souffrit sans commettre de faute personnelle et qui donna sa vie afin qu'un être tel que moi puisse vivre? Non, jamais! ce ne serait pas là une attitude "virile". Je subirai la peine que je mérite!" Ne conviendrions-nous pas que cet homme est stupide?

PAGE 396

Tous les hommes n'ont pas besoin d'être sauvés. Le Christ savait qu'il y a une très nombreuse classe d'êtres qui n'en ont pas besoin; mais, de même qu'il y en a bien quatre-vingt-dix-neuf pour cent pour qui les lois de la Renaissance et des Conséquences suffisent à assurer l'évolution et qui arriveront de cette manière à la perfection, de même, il y a des "pécheurs" qui se sont "embourbés" dans la matière et qui ne peuvent pas être sauvés sans l'aide d'une corde. Le Christ vint pour les sauver et pour apporter à tous la paix et la bonne volonté, en les élevant jusqu'au degré nécessaire de spiritualité et en amenant un changement dans leurs corps du désir qui rendra plus puissante l'influence de l'esprit de vie dans le coeur. Ses plus jeunes frères, les Esprits Solaires ou Archanges, avaient travaillé comme Esprits de Race au corps du désir de l'homme, mais leur travail avait été fait de l'extérieur. C'était simplement la réflexion d'une Force Solaire spirituelle transmise par la Lune, de même que le clair de lune est la réflexion de la lumière du Soleil. Le Christ, le plus haut Initié des Esprits Solaires, pénétra Lui-même dans le corps dense de la Terre et apporta directement la force Solaire qui Lui permit d'influencer, de l'intérieur, nos corps du désir.

Un homme ne peut regarder longtemps le Soleil sans être aveuglé parce que ses vibrations sont si rapides qu'elles détruisent la rétine de l'oeil, mais il peut observer la Lune sans résultats nuisibles, car ses vibrations sont beaucoup plus lentes; cependant, elles sont aussi de la lumière solaire, mais les vibrations les plus élevées ont été absorbées par la Lune qui nous réfléchit le reste.

Il en est de même pour les impulsions spirituelles qui aident l'homme à évoluer. La raison pour laquelle la Terre fut lancée hors du Soleil était que notre humanité ne pouvait supporter les terribles impulsions physiques et spirituelles de cet astre. Même après que la Terre se trouva située à une distance énorme du Soleil, l'impulsion spirituelle aurait été encore trop forte si elle n'avait pas été dirigée tout d'abord vers la Lune, pour être utilisée pour le bien de l'homme par Jéhovah, Régent de la Lune. Un certain nombre

PAGE 397

d'Archanges (Esprits Solaires ordinaires) furent donnés à Jéhovah pour l'aider à réfléchir ces impulsions spirituelles du Soleil sur l'humanité de la Terre, sous forme de Religions de Jéhovah ou de Religions de Race.

Le véhicule inférieur des Archanges est le corps du désir. Notre corps du désir fut ajouté aux autres véhicules pendant la Période de la Lune dont Jéhovah était le plus haut Initié. C'est pourquoi, Il est capable de s'occuper du corps du désir de l'homme. Le véhicule inférieur de Jéhovah est l'esprit humain (voir tableau 16) et la contre-partie de ce véhicule est le corps du désir. Les Archanges sont Ses aides, parce qu'ils sont capables de diriger les forces spirituelles solaires et que le corps du désir est leur véhicule inférieur. Ainsi, ils sont capables de travailler avec l'humanité et de la préparer pour l'époque où elle pourra recevoir les impulsions spirituelles directement de l'Orbe Solaire, sans l'interposition de la Lune.

Comme le Christ est le plus haut Initié de la Période du Soleil, c'est à Lui qu'incombe la tâche de faire rayonner cette impulsion. L'impulsion que Jéhovah réfléchissait était envoyée par le Christ Qui prépara ainsi la Terre et l'humanité pour Sa venue directe.

L'expression "prépara la Terre" veut dire que, sur une planète, toute évolution va de pair avec l'évolution de cette planète elle-même. Si un observateur doué de vue spirituelle avait observé d'une planète éloignée l'évolution de notre Terre, il aurait noté qu'un changement graduel avait lieu dans le corps du désir de cette planète.

Sous l'ancienne dispensation, les corps du désir des hommes étaient généralement perfectionnés sous l'influence de la Loi. Ce travail est encore poursuivi chez la majorité des individus qui se préparent ainsi pour la vie supérieure.

Toutefois, la vie supérieure (l'Initiation) ne peut être entreprise avant que le travail sur le corps vital ne soit commencé. L'Amour, ou plutôt l'Altruisme, est le moyen employé pour développer l'activité de ce véhicule. On a tellement abusé du mot Amour qu'il n'exprime plus le sens voulu dans ce cas.

Sous l'ancienne dispensation, le chemin de l'Initiation n'était ouvert qu'à un petit nombre d'élus. Les Hiérophantes des Mystères rassemblaient certaines familles près des Temples et les maintenaient séparées du

PAGE 398

reste des hommes. Ces familles choisies étaient alors rigoureusement surveillées, en ce qui concerne l'accomplissement de certains rites et de certaines cérémonies. Leurs mariages et leurs rapports sexuels étaient contrôlés par les Hiérophantes. Cette manière de procéder eut pour résultat de produire une race qui offrait le degré propre de relâchement entre le corps dense et le corps vital, et aussi de tirer le corps du désir de sa condition léthargique pendant le sommeil. Ainsi, un petit nombre d'individus furent préparés pour l'Initiation et eurent des occasions d'avancement qui ne pouvaient être données à tous. Nous voyons des exemples de cette méthode parmi les Juifs chez lesquels les membres de la tribu de Lévi étaient choisis pour le service du temple; de même, dans la caste des Brahmanes, qui était la seule classe sacerdotale parmi les Hindous.

La mission du Christ était de sauver ceux qui étaient perdus, mais aussi de rendre l'initiation possible pour tous; aussi Jésus n'était-il pas un Lévite pour qui la fonction sacerdotale était un droit de naissance. Il sortait du peuple ordinaire et, bien qu'Il n'ait pas appartenu à la classe des instructeurs, Ses enseignements étaient supérieurs à ceux de Moïse.

Christ Jésus ne renia ni Moïse, ni la loi, ni les prophètes. Au contraire, Il les reconnut tous et montra au peuple qu'ils Lui rendaient témoignage, parce qu'ils avaient tous parlé de Celui Qui devait venir. Il dit au peuple que l'ancienne dispensation avait rempli son but et que, désormais, l'Amour devait supplanter la Loi.

Christ Jésus fut tué. A propos de ce fait, nous sommes amenés à parler de la différence suprême et fondamentale qu'il y a entre Lui et les instructeurs qui l'ont précédé en qui les esprits de Race s'étaient incarnés. Tous sont morts et durent renaître à plusieurs reprises pour aider leurs peuples à soutenir le poids de leur destinée. L'Archange Michel (l'esprit de Race des Juifs) provoqua la naissance de Moïse qui fut conduit sur le Mont Nebo pour mourir. Il naquit de nouveau sous le nom d'Elie. Elie reparut sous le nom de Jean-Baptiste; Bouddha mourut et naquit à nouveau sous le nom de Shankaracharya. Shri Krishna dit: "toutes les

PAGE 399

fois où il y a dissolution de Dharma et exaltation de Adharma, je parais moi-même pour protéger le bien, pour détruire les méchants et pour établir Dharma sur une base solide. Je renais d'âge en âge."

Quand vint l'heure de la mort, le visage de Moïse brilla et le corps de Bouddha devint lumineux. Tous ces instructeurs atteignirent la condition dans laquelle l'esprit commence à briller de l'intérieur, mais, finalement, ils moururent.

Christ Jésus atteignit la même condition sur le Mont de la Transfiguration et c'est un fait extrêmement significatif que Son oeuvre véritable commença seulement après cet événement. Il souffrit, fut tué et ressuscita.

Etre tué est une chose très différente de mourir. Le sang qui avait été le véhicule de l'Esprit de Race devait couler et être purifié de cette contamination. L'amour éprouvé envers un père et une mère, à l'exclusion d'autres pères et d'autres mères, doit disparaître; autrement, la Fraternité Universelle et un Amour altruiste qui s'étend à toute la création ne pourraient jamais devenir une réalité.


LE SANG PURIFICATEUR

Quand le Sauveur Christ Jésus fut crucifié, Son corps fut percé en cinq endroits, aux cinq centres où passent les courants du corps vital; la pression de la couronne d'épines fit aussi couler le sang hors du sixième centre. (Ceci est une indication pour ceux qui connaissent déjà ces courants. Une explication complète du sujet ne peut être donnée publiquement à l'époque actuelle.)

Quand le sang coula hors de ces centres, le grand Esprit Solaire Christ fut libéré du véhicule de Jésus et pénétra dans l'intérieur de la Terre avec Ses véhicules individuels. Il pénétra les véhicules planétaires qui existaient déjà avec Ses propres véhicules et, en un instant, causa la diffusion de Son corps du désir dans toute l'étendue de la planète, ce qui Lui a permis, depuis lors, d'exercer Son action de l'intérieur, sur la Terre et sur son humanité.

PAGE 400

A ce moment, une vague immense de lumière spirituelle solaire inonda la Terre. Elle déchira le voile que l'Esprit de Race avait suspendu à l'entrée du Temple pour en tenir éloignés tous ceux qui n'étaient pas élus et elle ouvrit, à partir de ce moment, le Sentier de l'Initiation à tous ceux qui veulent le fouler. Pour ce qui est des Mondes Spirituels, cette vague transforma les conditions de la Terre avec la rapidité de l'éclair, mais il va sans dire que les conditions denses et concrètes sont affectées d'une manière beaucoup plus lente.

Comme toutes les vibrations rapides et élevées de la lumière, cette grande vague aveugla les hommes par son éclat éblouissant; c'est pourquoi il est écrit que; le Soleil s'obscurcit". Ce fut justement le contraire qui se produisit. Le Soleil ne fut pas obscurci, mais brilla avec une splendeur glorieuse. C'est l'excès de lumière qui aveugla les hommes et c'est seulement après que la Terre tout entière eut absorbé le corps du désir du brillant Esprit Solaire que les vibrations reprirent un taux plus normal.

Quand on parle du "sang purificateur de Christ Jésus", cela signifie que, lorsque le sang coula sur le Calvaire, il entraîna ave lui le grand Esprit Solaire Christ, Qui, par ce moyen, put pénétrer dans la Terre elle-même et Qui a été depuis lors Son Régent. Il répandit son propre corps du désir dans toute l'étendue de la planète, la purifiant ainsi de toutes les basses influences qui s'étaient développées sous le régime de l'Esprit de Race.

Sous la loi, tous les hommes péchaient; ils ne pouvaient pas faire autrement. Ils n'avaient pas évolué jusqu'au point où ils pouvaient bien agir uniquement sous l'influence de l'Amour. Leur nature-désir était si forte qu'il leur était impossible de la contrôler complètement; par conséquent leurs dettes, engendrées sous la loi des Conséquences, s'accumulèrent dans des proportions monstrueuses. L'évolution aurait été considérablement retardée et beaucoup d'êtres auraient été perdus, sans retour pour notre vague de vie, si une aide quelconque n'avait été envoyée.

C'est pourquoi le Christ est venu "pour chercher et pour sauver ce qui était perdu". Il a effacé le péché du monde par son sang purificateur qui lui donna l'accès de la Terre et de son humanité. Il purifia les conditions

PAGE 401

alors existantes, et c'est à lui que nous devons de pouvoir incorporer à notre corps du désir une substance-désir plus pure qu'auparavant. Il continue à travailler et à nous aider en rendant notre entourage extérieur toujours plus pur.

Toute personne capable d'avoir la moindre conception des limitations endurées par ce Grand Esprit en se soumettant aux conditions gênantes de l'existence physique, même dans le véhicule le meilleur et le plus pur qui soit, ne doutera pas que cette condition n'ait entraîné et n'entraîne encore de grandes souffrances pour Lui; et Ses limitations présentes comme Régent de la Terre ne sont guère moins pénibles. Il est vrai qu'Il est aussi le Régent du Soleil et que, par suite, Il n'est que partiellement confiné dans la Terre; cependant, les limitations causées par la lenteur des vibrations restrictives de notre planète dense doivent Lui être presque intolérables.

Si le Christ n'avait fait que mourir, Il lui aurait été impossible d'accomplir ce travail; mais les Chrétiens ont un Sauveur ressuscité, toujours prêt à aider ceux qui invoquent Son nom. Comme il a souffert en toutes choses autant que nous-mêmes et qu'il connaît à fond ce dont nous avons besoin, Il est indulgent pour nos fautes et nos insuccès, tant que nous efforçons de vivre une bonne vie. Nous ne devons jamais perdre de vue le fait que le seul véritable échec est de cesser d'essayer.

Immédiatement après la mort du corps dense de Christ Jésus, l'atome-germe a été rendu à son possesseur, Jésus de Nazareth qui, pendant un certain laps de temps, alors qu'il fonctionnait dans un corps vital qu'il avait formé provisoirement, a enseigné la nouvelle foi que le Christ avait laissée derrière Lui. Jésus de Nazareth a eu, depuis lors, la direction des branches ésotériques d'enseignement qui ont surgi dans toute l'Europe.

En bien des endroits, les Chevaliers de la Table Ronde étaient des Initiés de rang élevé dans les Mystères de la Nouvelle Dispensation. Il en était de même des Chevaliers du Graal auxquels fut finalement confiée la

PAGE 402

Coupe du Graal qu'avait conservé Joseph d'Arimathie, dont le Christ se servit pendant la Sainte Cène. Plus tard, la Lance qui perça Son flanc et le réceptacle qui reçut le sang de la blessure leur furent aussi confiés.

Les Druides de l'Irlande et les Trottes de la Russie Septentrionale formaient des écoles ésotériques par l'intermédiaire desquelles le Maître Jésus travailla pendant ce qu'on a appelé l'Age de l'Obscurantisme mais, si sombre qu'il ait été, l'impulsion spirituelle s'étendit de telle sorte que pour l'occultiste scientifique ce fut l'"Âge de la Lumière" si on le compare au matérialisme croissant des 300 dernières années, qui a augmenté immensément les connaissances physiques mais qui a presque éteint la Lumière de l'Esprit.

Les récits du "Graal", des "Chevaliers de la Table Ronde" sont maintenant rejetés comme autant de superstitions; tout ce qui ne peut pas être matériellement démontré est considéré comme étant indigne de créance. Si glorieuses que soient les découvertes de la science moderne, elles ont été achetées au prix énorme de l'anéantissement de l'intuition spirituelle et, à ce point de vue-là, on n'a jamais vu d'époque plus sombre que l'époque actuelle.

Les Frères Aînés, Jésus parmi eux, se sont efforcés et s'efforcent encore de combattre cette influence terrible, analogue à celle des yeux de serpents, qui fait tomber l'oiseau dans sa mâchoire. Toute tentative faite pour éclairer les hommes et éveiller en eux le côté spirituel de l'existence, est un témoignage de l'activité des Frères Aînés.

Puissent leurs efforts être couronnés de succès et hâter la venue du jour où la science sera spiritualisée et conduira ses investigations de la matière au point de vue de l'esprit, car alors, et alors seulement, elle arrivera à une connaissance vraie du monde.


_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  - Page 2 Empty Re: Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum