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Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?

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Message par Archange le Ven 7 Nov - 19:43

J'ouvre ce topic pour répertorier le plus d'infos possibles sur le Christ, de sources très variées...





QUI EST LE CHRIST ?



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Trois notions importantes en relation avec les parties composant la nature humaine:



"Ce sont: l'activité ou le mouvement, la sagesse, qu'on appelle aussi le Verbe, et la volonté.

L'ésotériste voit dans l'activité tout d'abord le fondement de l'univers entier tel qu'il nous entoure. (...) Ce qui est apparemment fini est un degré d'activité continue, un point de passage. L'univers entier est continuellement en activité. Cette activité est, en réalité, le karma.

Quand on parle de l'homme, on parle de son corps astral comme étant du karma, de l'activité.

(...) Dans le domaine de l'activité, chacune des activités provoque un contrecoup. Chaque coup appelle un contrecoup. (...) Le corps astral de l'homme est en activité permanente. C'est en cela que consiste sa vie. On appelle cette activité, au sens étroit du terme, le karma de l'homme. (...) L'activité est un coup qui provoque un contrecoup. Il faut alors y lier la notion de cause et effet. Dans le karma, il y a toujours quelque chose qui n'est pas compensé; cela exige toujours quelque chose d'autre.

Le deuxième élément dans la nature humaine et dans l'univers est: la sagesse. Autant le karma est déséquilibré , autant la sagesse porte en elle le calme, l'équilibre. C'est pourquoi on l'appelle aussi le rythme. Par sa forme, toute sagesse est rythme.(...) Dans la sagesse, dans le rythme, tout est fini, équilibré. Chez l'homme, tout ce qui est rythmique, plein de sagesse, est dans le corps éthérique. Chez, l'homme, le corps éthérique est ce qui représente la sagesse. Dans le corps éthérique règne le calme, le rythme.
Le corps physique représente, en réalité, la volonté. Au contraire du pur calme, la volonté est l'élément créateur, producteur. Nous avons ainsi le mouvement ascensionnel suivant: premièrement, le karma, l'activité, ce qui n'est pas compensé; deuxièmement la sagesse, ce qui a trouvé le calme; troisièmement, la volonté, une existence débordante au point de pouvoir se donner. Donc activité, sagesse, volonté, voilà les trois degrés que parcourt toute existence.

(...) Le karma, l'activité que l'homme exerce par le corps astral, est quelque chose en déséquilibre; mais la compensation se fait au fur et à mesure que l'activité parvient à un état d'équilibre.

(...) Auparavant, tous ceux qui voulaient parvenir à la purification avaient dû souffrir la mort dans les Mystères. Maintenant, un seul l'a traversée pour tous, de sorte que l'intiation relevant de l'histoire universelle a créé un substitut pour l'initiation ancienne.

Un centre fut créé grâce auquel les passions du monde peuvent se transformer en rythme. Elles doivent être rythmées par le je. Ce centre est, littéralement, le Christ."


Rudolf Steiner, Elements d'ésotérisme


Dernière édition par Archange le Sam 22 Nov - 19:19, édité 1 fois

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Message par Archange le Ven 7 Nov - 20:05




Le Christ Cosmique au sein du Judaïsme



Par David Schweizer, traduction de Daniel Kmiécik
C'est justement sur le problème "Messie ou Christ" que l'on attribue un rôle particulier au Judaïsme. Dans une confrontation d'idées méticuleuse, et à l’appui de la recherche anthroposophique, David Schweizer parvient pourtant à des convergences surprenantes, qui devraient également ouvrir de toute nouvelles perspectives pour beaucoup d'Anthroposophes.



Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Barre_arc_en_ciel_anime
 


Le mot hébraïque Messie ou Meschiach signifie l'Oint. Le Christ est le mot grec pour Messie. Pour pouvoir mieux comprendre ce que signifie le Christ (ou Messie) dans le Judaïsme, nous allons brièvement retracer quel événement Rudolf Steiner relie avec le nom du Christ. (1)


Le Christ dans l'Anthroposophie


Pour être bref, on peut comprendre sous le nom de Christ, ou sous l'impulsion du Christ, le renouvellement et le renforcement des composantes humaines essentielles par le Logos créateur de l'univers, après qu'elles ont été altérées par l'influence de Lucifer et d'Ahriman. C'est pour cela qu'il était nécessaire que le Logos, en tant qu'entité divine sacrée, se rapprochât de l'être humain. Dans le Mystère du Golgotha, se réalise la plus grande approche possible par le Logos de l'humanité terrestre. Avec le Mystère du Golgotha, les forces du Logos agissent d'abord et avant tout sur la composante suprasensible de l'être humain, qui est à la base du corps physique (Rudolf Steiner l'appelle le "fantôme" [terme discutable en français, pour mieux cerner ce concept, voir De Jésus au Christ, éditions Triades. N.D.T.]), puisque c'est de lui qu'un jour naîtra la nature spirituelle la plus élevée de l'être humain: l'Homme-Esprit. Le Je humain (individualité humaine objective, N.D.T.) fut donc sauvé, parce que l'évolution de la conscience individuelle dépend en effet de l’intégrité du corps physique (même dans son fondement spirituel) [raison pour laquelle d'ailleurs, aucun membre du Christ en croix ne fut brisé, contrairement à l'habitude de cette époque. N.D.T.]. L'impulsion du Christ est une impulsion du Je. Les forces du Je cosmique se déversèrent sur le Golgotha et dans la terre. Dorénavant, l'homme peut les accueillir en lui par une vie d'amour et de spiritualité. (2a) Il y eut trois étapes préparatoires au Mystère du Golgotha, qui se sont déroulées dans les mondes spirituels, mais dont les effets eurent des conséquences sur l'humanité terrestre. Il s'agissait de la délivrance des trois autres composantes de l'être humain: le corps astral, le corps éthérique et le corps physique. (2b) 

 De nombreuses essences spirituelles collaborèrent à l'ensemble de ces quatre événements. La première essence est l'âme de Jésus, qui possède la qualité d'âme virginale, non corrompue, inhérente à l'humanité primordiale (Adam Kadmon), dans son état précédant l'influence luciférienne qui provoqua sa chute et son expulsion de l'état paradisiaque. De cette humanité globale, une part fut prélevée et conservée pour l'avenir. Cette part se présente en l'âme de Jésus (Jésus de la lignée de Nathan selon Rudolf Steiner, N.D.T.), qui suivit attentivement l'évolution de l'humanité et participa à la destinée de celle-ci par amour. Lors de ces quatre événements, qui servirent le salut des composantes humaines essentielles, cette âme virginale aida l'humanité et fut imprégnée de la présence d'un Archange, qui la seconda. Elle s'est incarnée aussi physiquement pour la première fois dans le corps de Jésus de Nazareth. (3) Cet Archange est l'une des entités que Steiner désigne du nom du Christ. On doit la voir en rapport étroit avec deux autres essences. l'une est le Logos, le Verbe divin universel et créateur, qui se trouve derrière tout événement du Christ. La seconde est une haute entité spirituelle, qui renferme dans une sorte de corps spirituel, en tant que "corps de lumière", le Logos Lui-même, considéré alors comme son essence profonde. Ce "corps de lumière" du Logos, et le Logos Lui-même qui lui est uni, sont descendus depuis les lointains de l'univers sur l'Ancien Soleil en devenant une entité cosmique. À cause de cette liaison avec le Soleil, Rudolf Steiner appelle ce "corps de lumière" du Logos le "sublime esprit solaire Christ". Ce grand esprit solaire fut désigné comme "Vishna Karman," par les Saints Rishis de l'ancienne Inde, comme "Ahura Mazdao" (Aura solaire) par Zarathoustra, et comme "Osiris" par les Égyptiens, avant de devenir "Hélios" chez les Grecs. L'Archange-Christ mentionné est un Archange qui, sur l'Ancien Soleil, a traversé une étape d'évolution humaine similaire à celle de l'humanité actuelle. Il fut l'esprit le plus élevé de l'Ancien Soleil et est aujourd'hui, en tant qu'Archange, l'esprit solaire dirigeant du Soleil et en même temps le régent de l'ensemble de notre système solaire. Il doit ce rang élevé à la circonstance de s'être imprégné du Logos sur l'Ancien Soleil déjà, et au fait qu'il s'était aussi uni simultanément au sublime esprit solaire enchâssant le Verbe divin, le Logos: " ... en s'identifiant avec l'élément divin créateur, le Verbe inexprimable, et par la substitution de toute gloire au don de soi, en s'en remettant au Verbe universel, le Christ, qui était régent d'une planète à l'époque de l'Ancien Soleil, étendit sa régence sur les autres planètes."(4) Le sublime Esprit solaire et le Logos, en tant qu'entités cosmiques, se situent bien au-delà de l'être humain et ne peuvent pas directement s'incarner dans un corps humain. Pour la réalisation du Mystère du Christ au Golgotha, il fallait donc l'entremise d'une entité plus proche de l'être humain, l'Archange-Christ. (5) 

 Il existe d'autres essences, qui ont été désignées par Rudolf Steiner par le nom du Christ, comme "l'agneau mystique", le Je universel et l'Unité des sept Elohim, qui a été appelée dans la Bible JHWH-Elohim (6) et qui est également porteuse de l'impulsion du Christ. On peut donc partir du fait qu'il existe beaucoup d'autres entités spirituelles auxiliaires dans l'événement du Christ. Derrière tout ces êtres se tient le Logos, qui a recours à elles, et celles-ci peuvent donc être désignées du nom du Christ pour cette raison. (7)


Le divin et son Nom – le monothéisme judaïque


L'essence de Dieu est appelée par divers noms dans le Judaïsme (Elohim, JHWH, JHWH-Zebaot, Kawod, etc.). Ces noms ont le sens d'attributs ou de manières d'opérer propres à la divinité. Ils expriment la manière dont Dieu agit dans le monde et le mode selon lequel il entre en relation avec l'homme. Dans leur signification originelle, ces noms de Dieu caractérisent donc des entités qui ne sont aucunement séparées de Lui (hypostases). Avec les Elohim, par exemple, on désigne cette force qui dirige et sépare. La force des Elohim apparaît à divers niveaux de l'échelle hiérarchique sacrée, à chaque fois selon qu'elle agit sur un plan plus élevé (donc plus dissimulée) ou moins élevé de l’émanation divine. C'est avec cette force que Dieu sépara la lumière des ténèbres, l'élément solide de l'élément liquide, etc., lors de la création du monde. Cette force peut donc revenir de droit à diverses entités et agir au travers d'elles. C'est ainsi que les dieux de l'Égypte, et d'autres peuples, des anges ou même des hommes (Moïse, voir Exode 33, 7) peuvent se voir désigner par le nom d'Elohim. Le nom JHWH a lui, une autre signification. Au moment où Moïse voulut contempler Dieu, celui-ci lui répondit: “ Je veux te faire savoir le nom de l’Éternel: “ Car je fais grâce à qui je fais grâce... ”et plus loin: “ JHWH, JHWH, Seigneur, miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en fidélité et loyauté, qui garde fidélité à des milliers, qui supporte faute, forfait et péché, mais ne laisse [rien] impuni, châtiant la faute des pères sur les fils et sur les fils des fils, sur la troisième et la quatrième [génération] ” (Exode 33, 19 et 34, 6-7). Le nom JHWH, par lequel Moïse appelle Dieu, signifie ici l'action divine, pleine de grâce à l'égard de l'être humain, mais qui exige de ce dernier la compensation de ses actes. Nous pouvons concevoir la non-exemption de la punition comme un renvoi à l'idée de Karma, qui est tout aussi familière au mystique judaïque que l'idée de réincarnation. Je montrerai plus loin combien ce nom JHWH est rattaché au Logos. 

 Dans ses aspects les plus cachés, Dieu ne peut plus être désigné par un nom. Plus on pénètre dans ses dimensions divines occultes, moins il est possible de nommer la divinité, car le sens n'en est plus accessible à l'homme. Font partie des dernières désignations, avant de parvenir à l'innommable, les caractérisations de En-sof (infini) et de Ajin (rien). Le nom de Dieu "Rien" est mentionné dans Exode 17, 7. Dans ce passage, les Israélites "tentent" Dieu, en demandant à Moïse si JHWH ou "Rien" est présent au milieu des nuées (la traduction allemande de ce passage est le plus souvent fausse [et naturellement la traduction française aussi, hélas! N.D.T.], puisqu'elle dit: "Dieu est-il parmi nous, ou non?"). Derrière cette question surgit l'idée que JHWH et "Rien" sont deux dieux différents, et non pas simplement deux noms pour un seul et même Dieu. Cette faute morale, d'un grand poids dans la mentalité du peuple, a eu pour conséquence l'apparition des Amalécites qui combattirent Israël. Les Amalécites ne ressemblent aux hommes que dans leur aspect extérieur et non dans leur nature profonde. Ils incarnent le mal séparé par Dieu. Avec l'assaut des Amalécites, les Israélites subissent les conséquences qu'entraîne la division du Dieu unique en dieux indépendants: l'attaque des forces adverses. Ce strict monothéisme n'empêche pas le Judaïsme de reconnaître l'existence d'un monde spirituel d'une grande richesse, rempli d'entités sans corporéités matérielles, de niveaux et d’attributs les plus divers. Le Judaïsme dispose de sa propre doctrine hiérarchique, d'où proviennent aussi les noms de Chérubin, Séraphin, Michael, Gabriel, Raphaël, Uriel, pour n'en citer que quelques-uns, utilisés également dans l'ésotérisme chrétien. Tout ce que Dieu fait dans le monde, il le fait par l'entremise d'entités spirituelles, qui sont le plus souvent désignées par le simple terme d'anges (Malak =Messager) dans la littérature judaïque non ésotérique - ou à l'appui d'Aristote – caractérisées comme des entités immatérielles douées de raison. Ce sont ces intelligences qui meuvent l'ensemble du cosmos et ont la maîtrise sur le devenir et la disparition de la nature. Sous ce rapport, elles possèdent même leur propre liberté dans l'exercice d'une volonté, analogue à celle de l'être humain, liberté qui leur est dévolue par Dieu au travers de Son émanation. (8) Lorsque Abraham, ou un autre prophète de l'Ancien Testament, déclare que Dieu lui a dit telle ou telle chose, cela signifie en règle générale qu'un ange lui est apparu. (9) Dans l'Exode 23, 20-21, on annonce au peuple d'Israël que Dieu lui envoie un ange qu'il doit écouter parce que le Nom de Dieu est en lui. On veut dire ainsi qu'une certaine volonté de Dieu se prolonge dans cet ange, si bien que c'est la volonté de Dieu qui s'exerce par l'ange. Une volonté divine de ce genre, qui se sert d'une entité spirituelle est aussi appelé "Verbe de dieu". (10) Par le Verbe, ou la Volonté de Dieu, c'est le Logos qui est considéré. 

 Le monothéisme judaïque se comprend donc tout à fait au sens de la parole de Paul dans 1. Cor. 12, 6: "Il existe diverses forces, mais un seul Dieu qui les produit toutes."


Le sens du nom JHWH et du Logos


Au commencement, Dieu seul existait et tout ce qui existe, que ce soit spirituellement ou matériellement, a pris naissance par un processus d'auto-épanouissement de Dieu. Dans ce "Rien", dont l'homme ne peut rien savoir, Dieu Lui-même donne l'impulsion interne au développement. Le déploiement de Dieu se réalise sur dix degrés, qui sont appelés les sefirot. Les sefirot sont les Logoi-créateurs, les paroles créatrices divines. (11) Ce sont des Noms de Dieu, c'est-à-dire contenant la sagesse divine, des forces d'actions vivantes. Rudolf Steiner, qui caractérise la doctrine des 10 sefirot comme la science spirituelle judaïque (12), en donne une bonne introduction dans son cycle de conférences consacrées à l'Évangile de Matthieu (13); Chaque étape se déploie à partir de la précédente et, en même temps, fait évoluer et progresser ses forces sur la suivante en les métamorphosant. Les 10 sefirot ne représentent pas des entités médiatrices entre Dieu et le monde, mais un élément divin à part entière, cohérent en lui-même, qui opère des transformations, sans excréter quelque chose de lui-même, au sens d'un processus donnant une hypostase. Les 10 sefirot sont Dieu, et non une création émanant de Ses forces, à laquelle appartiennent non seulement le monde matériel, mais aussi les mondes spirituels avec leurs hiérarchies. Le nom de Dieu JHWH est l'expression de ce grand auto-épanouissement divin. Le "J" désigne la première et la seconde sefira (le "Rien" [ou couronne suprême: Keter Elyon] et la sublime "Sagesse" [Hokma]), le "H" caractérise la troisième sefira [Discernement: Bina] (le niveau le plus élevé de la puissance des Élohim), le "W" regroupe les sefirot de la 4ème à la 9ème [la force ou rigueur: Gebura; la Grâce: Hesed; la Splendeur: Tiferet; La Victoire: Nesah; la Majesté: Hod; le Fondement du monde: Yesod], et signifie les noms divins des Élohim, EL et JHWH à un degré plus profond, tel qu'il est habituellement signifié dans l'histoire de la Bible à partir de l'apparition d'Abraham, et le dernier H signifie la dixième sefira. Cette ultime sephira est appelée Malkut (Royaume). Elle forme l'achèvement provisoire de l'auto-épanouissement divin. En elle se rassemble toutes la plénitude de toutes les forces des Logoi précédents. C'est pourquoi on l'identifie souvent au Plérôme, ou au Logos en tant que tel. (14) À partir de Malkut (Logos), se réalise la création (incluant celle des mondes spirituels). De la première à la dixième sefira, le cours divin procède du plus dissimulé-occulte au plus en plus manifesté-accessible à l’expérience. La dixième et dernière sefira est la limite, la transition de Dieu au créé. Elle est "proche" du monde terrestre et en particulier de l'être humain. C'est cette dernière sefira qui se tenait derrière toute l’approche de Dieu vers le peuple d'Israël et de Moïse. Par son Je, l'homme peut connaître la plus grande proximité de Dieu. Le principe divin du JE ou du JE-SUIS dans le Logos. La dixième sefira, qui représente le Logos, comme on l'a dit, est désignée comme le "JE-divin" dans la mystique judaïque. (15) Le rapport entre Malkut et le Je humain a aussi été exposé par Rudolf Steiner dans la conférence citée plus haut. (16) 

 Nous pouvons donc dire que le nom de Dieu JHWH exprime la chose suivante: 1. Le divin qui se déploie à l'extérieur de la création; 2.Le Verbe universel créateur (Logos) et 3. La proximité de l'existence de Dieu au sein des mondes célestes et terrestres créés du Logos. Cette proximité de Dieu s'exprime dans l'aspect bienveillant de Dieu, lorsqu'il est question de JHWH dans la Bible (Exode 34, 7; voir plus haut). Du point de vue anthroposophique nous pouvons dire, Dieu octroie cette qualité à tout esprit de la forme qui représente l'unité des sept Élohim dirigeants et, pour cette raison, porte le nom de JHWH.


L'approche de l'être humain par le Logos


Si nous lisons rigoureusement la Bible et les apocryphes, il est frappant de voir que le mot JHWH ne s’y rencontre pas isolément à de très nombreuses reprises, mais en relation avec le terme “ Kawod ” qui peut être traduit par splendeur, honneur ou gloire. Le principe divin qui apparut, en faisant retentir la parole divine sur le peuple d’Israël dans le désert, dans les nuées et les colonnes de feu, autant que sur Moïse sur le Mont Sinaï, et plus tard, dans le Tabernacle, entre les deux Chérubins sur l’Arche d’Alliance, est souvent désigné par le nom de Kawod-JHWH (splendeur de Dieu) et dans la littérature rabbinique autant que kabbalistique, par Shekina (ou demeure divine). Très souvent, Shekina et Kawod ne désignent pas directement la dixième sefira (Logos), mais une lumière divine émanant de cette dixième sefira, qui renferme les forces de la dixième sefira encore une fois dans un degré de sainteté atténué et, dans cette mesure, elle représente encore le Logos tel qu’il ressort du verset de Jean 1, 14: “ Et le Verbe devint chair et séjourna parmi nous, et nous vîmes sa gloire ”. (17) Dans sa forme purement divine, le Logos ne peut pas directement entrer en contact avec l’être humain. C’est la raison pour laquelle l’incarnation du Christ-Logos se produisit indirectement, en effet par l’entremise du Christ-Archange. Moïse voulait contempler la gloire de Dieu (Kawod) dans la forme pure de la dixième sefira. Dieu lui répondit toutefois: “ Aucun homme ne peut me voir et rester en vie ”. Moïse ne put contempler que l’aspect atténué du Kawod, le divin plein de grâce. (18)


La lumière du Messie en tant que sublime Esprit solaire Christ


Selon ce qu’on vient de dire, Kawod ou Shekina sont soit les dénomination de Dieu dans son pur aspect de Logos incréé, soit ils désignent une lumière spirituelle incréée et invisible, inhérente au Logos, dans sa forme atténuée, qui est aussi appelée le Saint Esprit, dont la partie inférieure est Sophia (la partie supérieure étant la seconde sefira: Hokma), ou coeur des mondes inférieurs. Cette lumière n’a pas de forme, mais elle a une voix. (19) Que Kawod ou Shekina puissent avoir cette double signification, cela tient au fait qu’elles se “ situent à la frontière entre le créé et l’incréé et qu’elles chatoient de part et d’autre de cette frontière ”, comme l’explique Sholem à l’endroit cité précédemment. 

 Outre cette lumière-Logos intérieure, invisible, informe, l’ésotérisme judaïque connaît encore un second type de Kawod. Elle peut adopter des formes visibles les plus diverses et on l’appelle aussi “ corps de la Shekina ” (Guf ha Schechina ou Schiur Koma). Elle apparaît comme le Chérubin sur le char divin dans la vision d’Ézéchiel. C’est une particularité des Chérubins que de pouvoir prendre toutes les formes possibles d’anges, d’animaux, ou d’êtres humains. Le Chérubin sur le char divin a une forme humaine. On le désigne aussi parfois comme l’Ange de la création, celui qui engendre l’origine de la création (Jozeph Bereschit) (Voir aussi l'explication donnée par Émile Bock dans Apocalypse – Considérations sur l'Évangile de Jean, N.D.T.), parce qu’il retient en lui les forces créatrices du Logos, dans son for intérieur, sous l’aspect du Kawod invisible et informe. (20) 

 Nous pouvons avancer ici la présomption qu’en ce qui concerne le corps spirituel de la Shekina, à laquelle le Logos est immanent, il s’agit vraisemblablement du sublime esprit solaire Christ, qui est décrit par Rudolf Steiner comme le corps de lumière du Logos, dont une forme déterminée pouvait être également contemplée dans les Mystères. Dans les sources judaïques elles-mêmes, il existe quelques indications au sujet d’un Événement-Messie se dissimulant derrière la manifestation du Kawod ou de la Shekina. Dans Isaïe 60, 1, il est dit: “Debout! Que brille ta lumière! Car elle vient ta lumière, et la gloire de l’Éternel se lève sur toi. ” Cette lumière, qui surgit en même temps que la gloire du Seigneur (Kawod), a constamment été identifiée avec le Messie. Dans un ancien commentaire rabbinique sur ce passage d’Isaïe 60, 1-2, (21), on renvoie au Psaume 36, 10, au sujet de cette lumière où il est dit: “ Car c’est auprès de toi qu’est la source de vie, c’est par ta lumière que nous voyons la lumière ”. On explique que la lumière, après qu’Israël eut scruté l’horizon, est la lumière du Messie. Cette lumière provient de la lumière spirituelle originelle du premier jour de la Genèse (Genèse 1, 4) et elle prit naissance avant la création du monde et de l’être humain proprement dite. Il est remarquable que la Lumière-Messie soit contenue dans une autre lumière, comme nous le connaissons du Logos-Christ qui est enchâssé dans le sublime esprit solaire. Dans le Midrasch, que nous avons cité, on rapporte aussi que Dieu a déterminé quatre “ êtres vivants ”, qui ont à porter le “ char de la gloire du Messie ” (22) - une indication claire sur le char de la vision d’Ézéchiel. Dans le Talmud, nous trouvons aussi une autre confirmation de l’identité entre la Lumière-Messie du Judaïsme et le sublime esprit solaire Christ. La preuve, que le “ Nom ” du Messie est apparu bien avant la création du monde, y est déduite du Psaume 72, 17: ”Qu’éternel soit son nom, qui s’est déployé avant le soleil. ”

Cette mise au même rang de la Shekina ou Kawod avec le Christ, nous la trouvons aussi en maints endroits parmi les sources chrétiennes, à savoir dans le Piétisme. (23) Ainsi dans 1 Cor. 10, 1-4, il est dit que les Israélites baptisés par les nuées, avaient bu à un rocher spirituel qui les suivait, et qui était le Christ. Mais c’est à partir des nuées que le Kawod-JHWH, proclamait la gloire de Dieu. (24)


Le Messie cosmique dans le Judaïsme


Avec l’aide de l’Anthroposophie, nous avons pu découvrir le Christ cosmique dans le Judaïsme. Nous avons montré dans le passage précédent combien le Logos joue un rôle central dans la conception du divin au sein du judaïsme. Derrière tous les événements du monde, la dixième sefira agit en tant que Logos, qui représente aussi dans l’Anthroposophie l’essence du Christ cosmique. La seconde entité, qui représente l’aspect cosmique de l’impulsion du Christ, le sublime esprit solaire Christ, nous l’avons découverte dans la Lumière-Messie et dans la Kawod visible du char divin de la vision d’Ézéchiel. Là où, dans les nombreux écrits de la Kabbale et en dehors de celle-ci, on parle de Chérubin sur le char divin, surgissent parfois des notions imaginatives qui renvoient à l’Archange-Christ. Cela requiert encore d’autres recherches. Dans le Judaïsme, il y a aussi un Messie relevant d’une dimension cosmique plus élevée, qui fournit le prototype de l’évolution des plus hauts degrés de l’âme: Neskama, Kaja et Jekida. (25) Ces degrés peuvent être mis au même niveau que le Soi Spirituel, l’Esprit de Vie et l’Homme Esprit.


L’apparition du Messie royal dans l’avenir et la destinée future du peuple juif


Dans le Judaïsme, l’événement de la rédemption qui est relié au nom du Messie, comme dans l’Anthroposophie, est un processus complexe, se déroulant sur plusieurs niveaux et sur une longue période de temps et n’impliquant pas seulement la participation d’une seule entité spirituelle. Dans les sources hébraïques, on signale l’existence d’un “ Messie-Roi ”. Lorsque ce Messie-Roi apparaîtra, il mettra fin à toutes les guerres, précisément la guerre de Gog et Magog menée contre le peuple d’Israël de retour d’exil. Le peuple d’Israël sera de nouveau réinstallé dans son pays et tous les peuples se rendront chaque année en pèlerinage à Sion (Jérusalem), pour y recevoir la doctrine divine et assister à la fête du Tabernacle (une fête michaëlique!). (Michée 4 & suiv.; Zacharie 12 & suiv., 14, 16). Le règne du “ Messie-Roi ” a bien lieu dans la vie présente, mais il n’a qu’une durée passagère. C’est une étape préliminaire à la véritable rédemption, lors de laquelle il y aura une résurrection à la vie éternelle dans un “ monde futur ” (Haolam haba), ce qui fait naître en partie l’idée que les deux plans, le règne préliminaire, en ce monde, et la délivrance plus décisive “ à venir ” dans l’autre monde, se déroulent parallèlement au niveau chronologique. (26) 

 Tout ce qui a été prédit pour l’époque messianique ne s’est pas encore entièrement accompli. La singularité de cette incarnation du Logos par l’entremise de l’Archange-Christ, voici 2 000 ans, ne signifie pas la conclusion – et cela du point de vue anthroposophique aussi – , mais bien le début d’un processus de rédemption, s’accomplissant lentement, et auquel les hommes doivent activement participer. Le Mystère du Golgotha a été exclu de la foi extérieure du Judaïsme, pour que la Gentilité, par cette renonciation, soit en mesure de trouver un accès au salut, à savoir, à l’impulsion du Christ, que le peuple d’Israël sert depuis sa naissance. Israël dut désormais rester en retrait et ne put contempler l’avènement du Golgotha “ jusqu’à ce que la plénitude des Nations soit parvenue au salut ” (Rom. 11, 25). Pendant tout ce temps, le Mystère du Judaïsme post-christique reste caché, d’un autre côté, au Christianisme. Paul sait, qu’on en viendra un jour à une autre “ apparition ” du Messie et que cela concernera significativement le peuple d’Israël. C’est ainsi qu’il enchaîne immédiatement à la fin de la citation précédente: “ Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Il viendra de Sion, le libérateur; il écartera de Jacob les impiétés. Et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’enlèverai leurs péchés. (26-28)... Car les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance.” (Rom. 11, 26 & 11, 29) Paul ne devait manifestement encore rien savoir de précis sur cette apparition future du Rédempteur issu de Sion. Que cette apparition concerne et dépende du monde éthérique, ce que Rudolf Steiner a prédit pour notre temps, on ne le percevra que dans la suite de l’évolution en cours. Que le Judaïsme ait quelque chose de déterminant à faire avec la future apparition du Messie, cela a aussi été confirmé par Rudolf Steiner. De vive voix, il a indiqué une mission future des Juifs concernant le Christ: “ Les Juifs recevront de nouveau une mission en rapport avec le Christ. ” (27) Rudolf Steiner a officiellement défendu le Judaïsme, au moment où les antisémites reprochaient aux Juifs de s’en tenir “ au vieux cérémonial religieux de leur ancienne nation ” et de mener une existence à part. (28) C’est pourquoi, nous pouvons considérer comme non fondée toute affirmation selon laquelle Rudolf Steiner aurait été d’avis que le peuple juif eût dû se dissoudre après l’apparition du Christ. Non seulement, il aurait ainsi contredit Paul, mais il se serait aussi contredit lui-même sur beaucoup de choses qu’il a faites et qu’il a dites. Cette impression erronée a surgi, sur la base de quelques déclarations mal comprises (par son entourage, N.D.T.) de Rudolf Steiner, chez des personnes qui ne peuvent avoir par ailleurs qu’une connaissance très limitée de l’œuvre et de la vie de Rudolf Steiner.
David Schweizer, né en 1950 à Bâle, y est actif en tant qu’avocat et greffier. Il est de confession hébraïque, président de “ l’Union Sioniste de Bâle ”, et membre du conseil de la Branche Friedrich Nietzsche, de la Société Anthroposophique à Bâle. Info3, 6/2000
 

Notes :
(1) Les développements suivants se basent de manière déterminante sur les deux ouvrages de Oskar Kürten: Der Sonnengeist Christus in der Darstellung Rudolf Steiners et Jesus von Nazareth, mit Anhang Der Menschensohn und der kosmische Christus, tous deux aux éditions “ Die Pforte” de Bâle. retour
(2a) Voir Kürten, Jesus von Nazareth, P. 57; GA 155, 3ème conférence. retour
(2b) Voir Kürten, Jesus von Nazareth, P. 16 & suiv. retour
(3) Kürten, Jesus von Nazareth, P. 10 & suiv. retour
(4) Rudolf Steiner: GA 137, 10ème conférence. retour
(5) Kürten, Der Sonnengeist..., P. 54. retour
(6) Rudolf Steiner: GA 122 7ème conférence, P. 124; GA 129, conférence du 25.8.1911. retour
(7) Voir Kürten, Der Sonnengeist..., P. 67. retour
(8) Maimonides: Führer der Verunsicherten, II., Ch. 7 + 10. retour
(9) Maimonides: à l’endroit cité précédemment, II., Ch. 34 + 41. retour
(10) Maimonides: à l’endroit cité précédemment, I., Ch. 64. retour
(11) Voir Gershom Scholem: Die Geheimnisse der Schöpfung, P. 31. retour
(12) Rudolf Steiner: GA TB 727, 12ème conférence, P. 220. retour
(13) Rudolf Steiner: GA 123, P. 147 & suiv. retour
(14) Voir Gershom Scholem: Ursprung und Anfänge der Kabbala, P. 83; Diether Lauenstein: Der Messias, P. 232. retour
(15) Gershom Scholem: Die jüdische Mystik in ihrer Hauptströmungen, P. 236. retour
(16) Rudolf Steiner: GA 123, P. 147 & suiv. retour
(17) Voir Hanspeter Ernst: Die Schekhina in rabbinischen Gleichnissen, P. 61. retour
(18) Exode, 33, 18 & suiv., voir plus haut; Voir aussi Maimonides, à l’endroit cité précédemment, I. Ch.64. retour
(19) Gershom Scholem: Ursprung..., P. 85; G. Schlome: Die jüdische Mystik..., P. 120/121. retour
(20) Gershom Scholem: Ursprung..., P. 186 & suiv. Concernant la relation entre le Chérubin et le Logos, voir aussi G. Scholem: Die jüdische Mystik..., P. 123. Scholem présume que le Chérubin n’était autrefois rien d’autre que le Logos métamorphosé. retour
(21) Sermon du Midrasch, Poesikta Rabbati 36, voir Günter Stemberger: Midrasch, P. 170. retour
(22) Stemberger: à l’endroit cité précédemment, P. 171. retour
(23) Voir Mathias Morgenstern dans : JUDAICA, Contributions à la compréhension du Judaïsme, Mars 2000, Tome 1, P.56. retour
(24) Voir aussi Luc 21, 27; Daniel 7, 13. retour
(25) Voir Gershom Scholem: Von der mystischen Gestalt der Göttheit, P. 236. retour
(26) Daniel Krochmalnik: Die Zweidimensionale Eschatologie des Maimonides, dans JUDAICA¸ Juin1996, Tome 2, P. 121; Moritz Zobel: Gottes Gesalbter. Der Messias und die messianische Zeit, dans Talmud & Midrasch, P. 21 & suiv. retour
(27) Ludwig Tieben: Das Rätsel des Judentums, Post-face de Thomas Meyer, P. 254/256. retour
(28) Rudolf Steiner: GA 31, P. 378, 394 & suiv., 397 & 409.

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Message par Archange le Ven 7 Nov - 20:36









Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  875-1-22434
Jésus et Marie représentés dans une ancienne miniature persane, date et auteur inconnus.

Prophète central de l’islam, Jésus - appelé "’Îsâ" dans le Coran - fait partie, avec les prophètes Noé, Abraham, Moïse et Mohammad, des "élus" à qui a été révélé un Livre ou une Loi divine. [1] Dans l’islam, Jésus a donc été choisi par Dieu pour transmettre aux hommes un nouveau texte sacré, l’Evangile (Injîl), censé contenir le sens profond et vrai de la Thora, ainsi que pour rappeler aux "Enfants d’Israël" (Banî Isrâ’îl) le dogme central du monothéisme et la nécessité de se soumettre à la volonté divine.
Jésus est évoqué dans le Coran comme indissolublement lié à Marie et constitue un modèle à suivre pour l’ensemble des croyants : "Ô Marie ! Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’un verbe émanant de Lui. Son nom est : le Messie, Jésus, fils de Marie (Al-Masîh, ’Îsâ ibn Maryam) ; illustre en ce monde comme dans l’au-delà ; il est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu." [2] Il fait partie de la "famille de ’Imrân" comprenant sa mère Marie, Yahyâ (Jean-Baptiste), son cousin, ainsi que le père de ce denier, Zacharie. Jésus est également considéré pur de tout péché.
Le ’Îsâ de l’islam est cependant très différent du Jésus du christianisme : bien que favorisé de grands dons et "fortifié par l’Esprit Saint", la vision coranique le considère essentiellement comme un homme et lui dénie donc la part de divinité qui constitue le fondement de la religion chrétienne. Ainsi, dans une optique comparée, la vision et conception profondément différente du monothéisme ainsi que de la relation entre Dieu et les hommes dans ces deux religions apparaît avec toute sa force au travers de leur différente vision du personnage de Jésus. Cependant, dans les deux traditions, il n’en demeure pas moins le prophète qui bouleverse les lois, tant par sa naissance et sa mort que par la profondeur de son message, et qui a constitué une source inépuisable de méditation pour de nombreuses grandes figures de l’islam au cours des siècles.

Le contexte de l’époque

Nous ne savons pas avec précision dans quelle mesure le prophète Mohammad lui-même connaissait le personnage de Jésus et les différents aspects de la doctrine chrétienne de l’époque, qui, à la fin du VIe siècle, était loin d’être unifiée. La révélation coranique s’est ainsi déroulée dans un contexte où foisonnaient une multitude de communautés chrétiennes - nestoriens, priscilliens, monophystes… - ayant notamment des conceptions différentes de la nature de la personne du Christ lui-même.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  875-2-38972
Rencontre du jeune Mohammad avec le moine chrétien Bahîra, illustration de Jamî’ al-Tawârikh, XIVe siècle.

Selon certains éléments de la tradition islamique, le prophète Mohammad se serait trouvé au contact de plusieurs chrétiens tels que le moine nestorien Bahîra - qui, alors que Mohammad n’était encore qu’enfant, le reconnaît comme un futur prophète [3] -, Waraqa ibn Nawfal, chrétien parent de sa femme Khadîja qui lui apportera la confirmation de sa mission prophétique, ou encore Salmân de Perse, qui se convertira à l’islam et fut l’un de ses plus proches compagnons.
A l’époque de la Révélation, l’Arabie entretenait également des relations avec les chrétiens monophysites du Najrân au Yémen [4], les Lakhmides nestoriens de Hira, et certaines communautés chrétiennes de Syrie. En outre, au temps des persécutions des compagnons de Mohammad à la Mecque, ce dernier les invita à se réfugier en Abyssinie, auprès du roi chrétien Négus qui, touché par le respect et la haute estime accordés à Jésus et Marie dans le Coran, décida de leur accorder protection et soutien.

La figure du Christ dans le Coran

Tantôt qualifié de Parole de Vérité (Qawl al-Haqq), d’Esprit de Dieu (Rûh Allah), de serviteur de Dieu (’Abdollah) ou encore de "signe pour l’Heure" (’ilm lilsa’ât) et de "Masîh" (signifiant le "oint") [5], le Coran présente également Jésus comme le "Verbe" (Kalima) de Dieu - dont la signification est cependant bien différente de la notion de "Verbe" de l’Evangile de Saint Jean selon lequel Dieu s’est fait chair. Pour l’islam, le Verbe reste une créature, même s’il n’en demeure pas moins doté d’un rang éminent en ce qu’il est chargé de véhiculer la Parole de Dieu et parler en son nom : "Jésus devient le Verbe de Dieu non pas à cause de son incarnation par laquelle sa chair devient divine, mais parce que son esprit est parvenu à un tel degré de perfectionnement qu’il est devenu un miroir au travers duquel la divinité se révèle". [6]
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  875-3-4caa8

Jésus-’Îsâ faisant descendre une "table servie" (mâ’ida) du ciel pour ses disciples, miniature persane, date et auteur inconnus.

La dimension exceptionnelle de la naissance virginale de Jésus est soulignée par le fait que Jésus a été conçu par le souffle de l’Esprit divin (Rûh) [7] insufflé en Marie. Le mystère de sa conception a parfois été comparé à celle d’Adam, créés tous deux par la Parole divine existentiatrice "Soit" (Kun !) [8], avec cependant pour différence essentielle qu’Adam n’eut pas de mère. Le miracle de la naissance de Jésus est renforcé par le caractère extraordinaire du nouveau-né qui parle dès sa naissance [9] et répond aux accusations lancées contre sa mère : "Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Livre et m’a désigné Prophète. Où que je sois, Il m’a rendu béni ; et Il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat ; et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux." [10]
Comme le prophète Mohammad après lui, Jésus-Isâ ne vient pas apporter un nouveau message, mais davantage confirmer les révélations précédentes et inviter les hommes au monothéisme pur, dans la continuation de Noé, d’Abraham et de Moïse. Il confirme ainsi le message de la Torah, tout en modifiant certaines de ses prescriptions légales. En outre, le Coran évoque que Jésus fut aidé par l’Esprit Saint (Rûh al-Qudus) [11] ainsi que par un groupe de "disciples" (hawâriyûn). C’est également à la demande de ces derniers que Jésus demande à Dieu de faire descendre du ciel une "table servie" (mâ’ida) [12] - qui rappelle aux commentateurs tantôt l’épisode de la Cène, tantôt celui de la multiplication des pains - comme ultime preuve de la véracité de sa prophétie. Ainsi, si le contenu de cette dernière fut rejeté par une grande partie des Juifs (Banî Isrâ’îl), seuls les apôtres (hawâriûn) ont réellement "crû" à l’issu de l’envoi de ce signe du ciel. Dieu a également donné à Jésus la capacité de réaliser des miracles "par sa permission", notamment de guérir les malades ou de donner vie à des formes inertes : "Tu fabriquais de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission ; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts." [13]
Concernant la conception même de la personne du Christ, toute idée d’incarnation ou de divinité est fermement rejetée. Nous touchons ici au cœur même de l’islam qui insiste avant tout sur l’idée d’unicité (tawhîd), d’unité et de transcendance divine absolue, proscrivant ainsi formellement toute idée d’association (shirk) entre Dieu et ses créatures. [14] Malgré son statut d’élu et de messager, le Christ reste donc avant tout un homme, dont l’existence est sans commune mesure avec l’essence divine. Cette différence essentielle est clairement exprimée dans le Coran qui rapporte les paroles du Christ à son Créateur : "Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu." [15] Isâ se présente également comme un serviteur de Dieu (’abd) et se défend d’être à l’origine de tout associationnisme : "Je ne leur ai dit que ce que Tu m’avais commandé, (à savoir) : "Adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur"". [16] La figure de Jésus-Isâ telle qu’elle est présentée dans le Coran souligne la centralité de la transcendance du divin en islam, qui ne peut en aucun cas s’incarner dans l’histoire et être appréhendé en soi au travers des notions de matérialité ou de corporéité.

L’Evangile (Injîl) comme "guide et lumière"


Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  875-4-6e6bb
Marie venant de donner naissance à Jésus près du palmier, miniature persane, date et auteur inconnus.

Comme nous l’avons évoqué, il fut révélé à Jésus un Evangile (Injîl) [17] qualifié par le Coran de "guide et lumière" [18] et censé contenir le sens vrai de la Thora. Cependant, le texte original fut ensuite perdu et son application dévoyée : "Nous […] lui avons apporté l’Evangile, et mis dans les cœurs de ceux qui le suivirent douceur et mansuétude. Le monachisme qu’ils inventèrent, Nous ne le leur avons nullement prescrit. [Ils devaient] seulement rechercher l’agrément de Dieu." [19] Le sens et le contenu du mot "évangile" font donc référence à deux réalités fondamentalement différentes dans la chrétienté et en islam : recueil de témoignages écrits plusieurs décennies après la mort du Christ pour le christianisme, l’Injîl lui fut au contraire directement révélé par Dieu de son vivant selon l’islam.
Il faut néanmoins relever certaines similitudes, comme ce verset du Coran indiquant que l’Injîl présente les vrais croyants comme "une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs" [20] ; faisant ainsi écho à certains passages de l’Evangile selon Saint Matthieu : "Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte le fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente" [21] ; "la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du malin". [22]

L’annonceur du "Paraclet"

Le Christ est également considéré par l’islam comme l’annonciateur de la venue du prophète Mohammad. [23] Cette vision s’appuie notamment sur une lecture particulière des paroles du Christ rapportées dans l’Evangile selon Saint Jean, annonçant la venue d’un "Paraclet" : "J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité (Jean, 16:12-13).
L’authenticité de la traduction chrétienne courante évoquant un "consolateur" (du grec parakletos) est contestée par les musulmans qui considèrent que le mot grec original était periklytos, signifiant "glorieux", "plus loué" ou encore "Ahmad" en arabe, provenant lui-même de la racine "h-m-d", évoquant l’idée de louange et de glorification, et à partir duquel est formé le nom de "Mohammad". Cette interprétation est selon eux confirmée par la seconde partie de la parole du Christ qui poursuit : "car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir" (Jean, 16:13) ; ce qui s’accorde totalement avec la révélation coranique qui fut "dictée" à Mohammad par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel et comporte une dimension eschatologique essentielle. La continuité des prophéties christique et mohammadienne, expressément affirmée dans le Coran, est, selon les musulmans, également énoncée par le Christ à la suite des paroles que nous venons de rapporter : "Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera", (Jean, 16:15).

Eschatologie

Selon l’islam, le Christ ne serait pas mort sur la croix : un sosie lui aurait été substitué peu avant la crucifixion, tandis que, comme les prophètes Hénoch et Elie, il serait monté au ciel vivant : "Ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; mais ce n’était qu’un faux semblant. […] Dieu l’a élevé vers Lui." [24] Le Christ a cependant un rôle eschatologique essentiel en ce qu’il doit revenir à la fin des temps au côté du "mahdî" pour rétablir le règne de la justice et vaincre l’Antéchrist. [25] Cependant, à la différence du christianisme, l’islam ne considère pas le Christ comme un sauveur, étant donné qu’il ne reconnaît pas la notion d’Alliance ni de péché originel et que la rédemption ne s’obtient qu’au travers des efforts de chaque croyant pour suivre les préceptes révélés dans le Coran. L’essentiel des dogmes chrétiens (divinité du Christ, incarnation, Trinité, crucifixion, rémission des péchés) est donc rejeté. [26] Malgré ces différences, ces deux traditions n’en partagent pas moins un horizon commun, caractérisé par une même attente eschatologique du retour de Jésus-Christ à la fin des temps.

La question de l’étymologie : le "Jésus" des chrétiens est-il le "’Îsâ " des musulmans ?

Dans le Coran, Jésus apparaît soit sous le nom de " ’Îsâ ", soit celui de "Masîh" ; or, le Jésus des chrétiens arabes se nomme Yasû’, lui-même issu de l’hébreu Yéshû’, diminutif de Yéhôshûa (Josué) signifiant "Dieu sauve". Yasû’ viendrait donc de la racine Yâsha’, "sauver", distincte de la racine de ’Îsâ, dont l’origine et la signification demeurent incertaines. [27] Certains ont évoqué une simple déformation du nom par déplacement du ’ayn final au début du mot (métathèse) et modification de voyelle longue "û" en "â", mais qui n’en fait pas moins référence à une même personne ; cependant, l’ampleur de la transformation rend cette hypothèse douteuse. [28] François Jourdan penche pour la version selon laquelle ’Îsâ proviendrait de ’Ysaû, nom sémitique d’Esaü, alors utilisé par les Juifs pour désigner les chrétiens. Sans rentrer dans l’ensemble des analyses linguistiques et historiques venant étayer telle ou telle affirmation, ces hypothèses n’en révèlent pas moins la difficulté à assimiler de fait le "Yasû’ " du Nouveau Testament au "’Îsâ " du Coran, bien que le fait qu’il y soit désigné comme "fils de Marie" nous autorise à penser qu’il s’agit bel et bien d’un même personnage.

Jésus dans la tradition musulmane

Les nombreux récits de la tradition musulmane consacrés à Jésus insistent notamment sur sa pureté, comme ce célèbre hadîth de Bukhârî : "Lorsque chaque être humain naît, Satan touche de ses deux doigts les deux côtés de son corps, sauf Jésus, fils de Marie, que Satan n’a pas réussi à toucher, n’effleurant que le placenta." [29] De même, selon un hadîth attribué au prophète Mohammad, ce dernier aurait affirmé que "De tous les prophètes, le plus proche de moi est Jésus, fils de Marie. Il y a entre lui et moi aucun autre prophète". Le message du Christ apparaît donc comme étroitement lié à la révélation mohammadienne qui ne viendrait que l’approfondir et en restaurer le sens vrai ; Jésus et Mohammad n’étant cependant que les deux pôles d’une vérité unique. De façon générale, les chrétiens sont également considérés comme les croyants les plus proches des musulmans : "Tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants [musulmans] sont ceux qui disent "Nous sommes chrétiens". [30]
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  875-5-a4fa8

Sermon sur la montagne du Christ, miniature persane, date et auteur inconnus.

Jésus est également "présent" dans plusieurs événements de la vie du Prophète : comme le relate Martin Lings dans sa biographie consacrée au prophète Mohammad, lors de son voyage nocturne (isrâ’) suivi de son ascension céleste (mi’raj), accompagné de sa monture Burâq et de l’Archange Gabriel, "ils filèrent en direction du nord, dépassèrent Yathrib et Khaybar et parvinrent enfin à Jérusalem. Là, un groupe de prophètes - Abraham, Moïse, Jésus et d’autres - se porta à leur rencontre…" [31] Cet événement n’est bien sûr pas à situer dans le temps "historique" qui est le nôtre, mais dans le monde imaginal, lieu des évènements mystiques au-delà de toute temporalité terrestre, où, dégagées de la linéarité du temps matériel, toutes les rencontres deviennent possibles…

Jésus selon la gnose chiite

Dans la gnose chiite, Jésus est avant tout considéré comme une épiphanie (mazhar) de l’un des aspects de la gloire divine apparaissant dans le monde sensible sans s’y incarner, telle une image se reflétant dans un miroir sans pour autant se confondre avec lui.
L’importance de la figure du Christ est également soulignée par plusieurs Imâms dont l’Imâm Sâdiq qui aurait déclaré : "Sache que si quelqu’un renie Jésus le fils de Marie, et reconnaît tous les prophètes sauf lui, il n’est pas au nombre des croyants" [32] ; tandis que l’Imâm Bâqir va même jusqu’à s’identifier avec le Christ, en s’inspirant des versets du Coran lui étant consacrés : "Je suis le Christ qui guérit les aveugles et les lépreux, qui donne vie aux oiseaux d’argile et qui dissipe les nuées. Je suis lui et il est moi". [33] Enfin, le septième Imâm, Mûsâ Kâzim, choisit de faire figurer une partie du texte des béatitudes de l’Evangile dans son testament spirituel.Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  875-6-1a973
L’ascension au ciel de Jésus, miniature turque ancienne.

En outre, Narkès, la mère de l’Imâm du Temps, le douzième imâm chiite, était une princesse grecque chrétienne et descendante de l’un des apôtres du Christ, Simon-Pierre [34]. Un jour, cette dernière voit en songe le Prophète Mohammad demander au Christ sa "fille" pour son propre fils, l’Imâm du temps : "Christ, ayant regardé longuement Simon-Pierre, lui dit : "Honneur insigne et noblesse sont venus à toi. Noue donc ce lien entre ta propre famille et la famille de Mohammad". [35] Les deux prophètes ainsi que les douze apôtres et les douze imâms du chiisme duodécimain seront par la suite témoins de cette union, qui scelle également dans la conscience chiite un lien et une proximité unique entre Jésus et l’Imâm du Temps.
De façon générale et comme l’a souligné Henry Corbin dans son œuvre, l’imâmologie chiite est proche d’une certaine christologie des origines, celle des premiers siècles ayant suivi la mort du Christ ayant essentiellement développé une conception théophanique du Christ ou "Christos Angelos", présenté comme le reflet de l’un des attributs divin mais non son incarnation ; idée qui fut par la suite totalement évincée par la christologie paulinienne ayant fait prévaloir le dogme de l’incarnation. [36] Or, cette conception se rapproche de la vision chiite des Imâms conçus comme étant l’épiphanie de la "Forme" de Dieu au travers de laquelle il manifeste ses Attributs sans s’y incarner.

Jésus dans la mystique musulmane

Jésus est une figure quasi-omniprésente de la littérature mystique musulmane où il incarne souvent l’invitation adressée à chaque homme à partir à la recherche de la part de divin cachée en lui. Etroitement liée à la figure de Maryam, le Christ typifie essentiellement la naissance spirituelle destinée à s’accomplir au sein de chaque être ; le corps devant auparavant être "purifié" de toute mauvaise pensée ou acte pour pouvoir donner naissance au "Jésus de son être". [37]
Dans ce sillage, au cours d’une réflexion sur la douleur, Mowlânâ Jalâl-od-Dîn Rûmî compare notre corps à celui de Marie, que les douleurs de l’enfantement incitèrent à se réfugier vers un palmier desséché qui porta alors ses fruits : "Le corps est pareil à Marie, et chacun possède en lui un Jésus. Si nous éprouvons en nous cette douleur, notre Jésus naîtra" [38] pour enfin conclure : "Cherche un remède tant que ton Jésus est sur la terre : une fois ton Jésus parti vers le ciel, ton remède aura disparu". La figure du Christ, symbolisant ici l’âme et la dimension spirituelle de chaque homme, souligne la nécessité de l’action dans cette vie, étant donné que l’occasion de nous perfectionner au travers nos actes ne nous sera plus donnée dans l’au-delà. Nous retrouvons la même thématique dans nombre de ses poèmes : "Si tu es à la recherche de l’âne, dans cette étable du monde, Va chercher ton âne, mais Jésus ne doit pas être cherché là. Jésus est séparé de l’âne par la lumière du cœur. [...] N’entre pas en lice avec un âne ; celui qui est monté sur l’âne." [39] ; "Le chagrin qu’il [40] me cause est dans mon cœur comme un trésor, mon cœur est "lumière sur lumière" [41], pareil à la belle Maryam qui porte en son sein Jésus." [42] Jésus est encore ici indissolublement lié à Marie, symbolisant la pureté du corps nécessaire à la naissance de l’enfant de l’âme (tefl-e jân). Le Christ incarne également la lutte et le nécessaire détachement de toute âme à la recherche de son vrai principe. [43]
Dans l’anthropologie mystique de ’Alâoddawleh Semnânî (XIVe siècle) selon laquelle l’homme possède sept organes subtils (latâ’if) correspondant à une couleur et à un prophète particulier, le "Jésus de ton être" correspond au "mystère" (khafî) de la naissance spirituelle destinée à s’accomplir dans chaque être, annonçant ainsi la venue du "Vrai Moi", ou le "Mohammad de ton être". Dans cette intériorisation de la figure christique, l’ "enlèvement au monde" de ce dernier symbolisera dès lors le retour du mystique à son Principe et son occultation au monde.
Le motif de la Croix de Lumière a également été largement évoqué par la gnose ismaélienne qui présente une vision selon laquelle la vraie croix et le vrai Christ ne sont pas à rechercher dans ce monde mais dans les profondeurs même de la conscience du gnostique.

Jésus occupe également une place centrale dans l’œuvre d’Ibn ’Arabî qui le considère comme "le sceau de la sainteté (walâyat)" [44], face à Mohammad qui est le "sceau des prophètes". L’étroite dépendance de Jésus à Marie - qui incarne la Sophia éternelle - est également largement évoquée dans son œuvre. De façon générale, le couple Jésus-Maryam a souvent été mis en parallèle avec celui de Adam et Eve, avec qui il entretient une relation d’opposition : si le Féminin a originellement été existentialisé par le Masculin sans besoin d’une mère, la naissance miraculeuse du Christ marque l’apparition du Masculin existencié par le Féminin sans recours à un père. Le féminin se voit alors conférer une dimension créatrice essentielle, qui sera à la source de tout un ensemble de réflexions gnostiques sur la notion de "Sophia" divine ou de "Féminin-créateur".
Malgré les différences profondes existant entre le Christ des chrétiens et le ’Îsâ des musulmans révélant deux différentes façons de concevoir la spiritualité et le rapport au divin, nous pouvons cependant constater certaines similitudes essentielles concernant le contenu même du message du Christ et de l’islam : le Jésus du Nouveau Testament vient prêcher l’avènement proche du royaume de Dieu, rejoignant ainsi l’une des thématiques centrales du Coran. Le message du Christ est essentiellement centré non sur la fondation d’une nouvelle religion, mais sur l’accomplissement de la Loi de Moïse, faisant écho à la nécessité d’un retour au monothéisme pur d’Abraham dans le Coran qui se définit essentiellement comme un "rappel". Enfin, l’appel coranique à une soumission à Dieu ainsi que la nécessité de renoncer à tout bien matériel et même à ses attaches familiales n’est pas sans rappeler certains passages centraux de l’Evangile : ainsi, le verset "Les hommes sont irrésistiblement attirés, dans leurs passions trompeuses, par les femmes, les enfants, les amoncellements d’or et d’argent, les chevaux de race, les troupeaux et les champs. C’est là une jouissance éphémère de la vie d’ici-bas , mais c’est auprès de Dieu que se trouve le meilleur séjour." [45] fait écho à ce passage de l’Evangile de Saint Matthieu : "Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle." [46]

Cependant, contrairement au christianisme où l’éradication des mouvements gnostiques des premiers siècles après Jésus-Christ et les différents Conciles ont donné lieu à l’émergence d’une définition "officielle" de la nature du Christ, l’absence d’un magistère dogmatique unique en islam a favorisé un véritable foisonnement de la conscience gnostique ainsi que la multiplication des réflexions sur les différentes dimensions théophaniques et mystiques du Christ. Jésus s’affirme donc en islam comme un prophète qui sauve non au travers de sa crucifixion, mais en incarnant lui-même la parole de Dieu, et en invitant chacun à la suivre : "Il faut achever la marche d’Abraham ; c’est cela entendre les verset qorâniques "par le Jésus de ton être", et c’est te mettre en mesure, toute vaine gloire bannie de ta pensée quand s’épiphanise la Lumière sacrosainte, de répondre toi aussi par les mots mêmes que Jésus prononce dans le Qorân : "Tu sais ce qu’il y a au fond de moi-même, mais je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Car c’est Toi qui connais les mystères"". [47]



Bibliographie
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Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Corbin, Henry, En islam iranien, aspects spirituels et philosophiques, T. 1, 3 et 4, Gallimard, 1971.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Corbin, Henry, L’Imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn ’Arabî, Entrelacs, 2006.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Gloton, Maurice, Une approche du Coran par la grammaire et la langue, Albouraq, 2002.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Ibn ’Arabî, Le livre des chatons de la sagesse (Fosûs al-Hikam), traduction en français de Charles-André Gilis, Albouraq, 1999.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Jourdan, François, Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans, des repères pour comprendre, Editions de l’Œuvre, 2007.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Khalidi, Tarif, The muslim Jesus : sayings and stories in islamic literature, Harvard University Press, 2001.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Lehenhausen, Muhammad (trad.), Jesus through shi’ite narration, selected by Mahdî Muntazir Qâ’im, Ansaryan Publication 2004.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Lings, Martin, Le prophète Muhammad, Seuil, 2002.
Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Rûmî, Jalâl-ud-Dîn, Le livre du dedans (Fihi-mâ-fîhi), traduit du persan par Eva de Vitray-Meyerovitch, Albin Michel, Spiritualités Vivantes, 1997.
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Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Puce Urvoy, Marie-Thérèse, article "Jésus" in Amir-Moezzi, Mohammad Ali (dir.), Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, 2007.

Notes




[1] Ces prophètes sont appelés "ulû’-l-’azm", ou hommes de la décision. Certaines traditions incluent également David et son psautier.
[2] (3:45).
[3] Bahîra aurait ainsi reconnu le "Sceau de la Prophétie" ou "marque du Prophète" sur l’épaule du prophète Mohammad enfant.
[4] Le prophète Mohammad signa un pacte avec cette communauté, fondant ainsi leur protection et leur droit en tant que minorité en terre musulmane. Ceci permettra par la suite de fonder le statut de "protégé" (dhimmi) ayant permis au cours des siècles suivants une riche - et souvent trop rare - coexistence entre les "religions du livre", notamment au Maghreb, en Espagne, en Mésopotamie, en Syrie…
[5] La signification de "masîh" comme "oint" est distincte de celle du christianisme, étant donné qu’il est dénié à ’Isâ toute nature divine. "Masîh" n’en provient pas moins de la racine arabe "m-s-h" signifiant "oindre d’huile", provenant elle-même de l’hébreu.
[6] Lehenhausen, Muhammad (trad.), Jesus through shi’ite narration, selected by Mahdî Muntazir Qâ’im, Ansaryân Publication 2004.
[7] Cette notion est parfois traduite par "Esprit Saint" (Rûh al-Qudus), qui est cependant fondamentalement différente de la notion d’Esprit Saint comme troisième personne de la Trinité telle qu’elle est conçue par le christianisme. L’ "Esprit divin" ou "l’Esprit de Dieu" tel qu’il est le plus souvent évoqué dans la tradition islamique fait référence au souffle divin ayant insufflé la vie à Adam et qui, par extension, désigne la part de divin présent dans chaque être animé par ce "souffle". Concernant l’ "annonce" faite à Marie et la naissance miraculeuse du Christ selon l’islam, se référer à l’article "De Sainte Marie à Maryam Moqaddas : la Vierge dans la tradition islamique et la "Maison de Marie" à Éphèse", Revue de Téhéran, avril 2008.
[8] "Pour Dieu, l’origine de Jésus est similaire à celle d’Adam. Dieu l’a créé d’argile, puis lui a dit "Sois !" et il fut." (3:59).
[9] "Et quand Dieu dira : "Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr."(5:110).
[10] Coran, 19:30-32.
[11] Cf. note 8.
[12] "(Rappelle-toi le moment) où les Apôtres dirent : "ô Jésus, fils de Marie, se peut-il que ton Seigneur fasse descendre sur nous du ciel une table servie ?" Il leur dit : "Craignez plutôt Dieu, si vous êtes croyants". Ils dirent : "Nous voulons en manger, rassurer ainsi nos cœurs, savoir que tu nous as réellement dit la vérité et en être parmi les témoins"."Dieu, notre Seigneur, dit Jésus, fils de Marie, fais descendre du ciel sur nous une table servie qui soit une fête pour nous, pour le premier d’entre nous, comme pour le dernier, ainsi qu’un signe de Ta part. Nourris-nous : Tu es le meilleur des nourrisseurs." "Oui, dit Dieu, Je la ferai descendre sur vous. Mais ensuite, quiconque d’entre vous refuse de croire, Je le châtierai d’un châtiment dont Je ne châtierai personne d’autre dans l’univers." (5:112-115). "La Table Servie" est également le nom de la cinquième sourate du Coran.
[13] Ibid, 5:110.
[14] La sourate Al-Ikhlâs résume cette idée d’unicité et de transcendance absolue : "Dis : "Il est Dieu, Unique. Dieu, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, ni n’a été engendré. Et nul n’est égal à Lui" Ibid, 112:1-4.
[15] Ibid, 5:116.
[16] Ibid, 5:117.
[17] "Je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’Evangile." (5:110).
[18] "Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux." (5:46).
[19] Coran, 57:27.
[20] "Mohammad est le Messager de Dieu. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant de Dieu grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. [Dieu] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Dieu promet à ceux d’entre eux qui croient et font de bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense." (48:29).
[21] Matthieu, 13:23. Nous retrouvons la même parabole dans l’Evangile selon Saint Marc : "D’autres reçoivent la semence dans la bonne terre ; ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent, et portent du fruit, trente, soixante, et cent pour un", Marc, 4:20.
[22] Matthieu, 13:38.
[23] "Et quand Jésus fils de Marie dit : "ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager de Dieu [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera "Ahmad"." (61:6).
[24] Coran, 4:157-158. Au sein même du christianisme, cette thèse est également soutenue par les docétistes.
[25] La figure de l’antéchrist ou du "Christ imposteur" (al-Masîh ad-Dajjâl) est une figure de l’eschatologie islamique prétendant tantôt égaler Dieu, tantôt être Dieu lui-même. Selon la tradition islamique, il est notamment prévu que lors du jour du Jugement Dernier, il apparaîtra aveugle de l’œil droit et engagera un ultime combat contre l’Imâm Mahdî ou "l’Imâm du Temps" (Imâm az-Zamân).
[26] "O gens du Livre [chrétiens], n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites de Dieu que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager de Dieu, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers. Et ne dites pas "Trois". Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Dieu n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Dieu suffit comme protecteur." (4:171).
[27] Nous nous appuyons ici essentiellement sur la précieuse étude réalisée par François Jourdan dans son ouvrage Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans, des repères pour comprendre, Editions de l’Œuvre, 2007.
[28] Ibid, p.143.
[29] Bukhârî, 4:54:506.
[30] Coran, 5:82.
[31] Lings, Martin, Le prophète Muhammad, Seuil, 2002.
[32] ’Allâmeh Majlîsî, Bihâr al-Anwâr, 23, 96, 3.
[33] Prône de l’Imâm Mohammad Bâqir (Ve Imâm du chiisme), cité par Corbin, Henry, En islam iranien, aspects spirituels et philosophiques, Gallimard, T. 4., 1971, p.442.
[34] Selon la tradition chiite, la princesse Narkès serait la descendante de Simon-Pierre (Sham’ûn), présenté comme étant l’ "héritier spirituel" (wasî) du Christ. Cf. "L’hagiographie du XIIe Imâm" in Corbin, Henry, En islam iranien, aspects spirituels et philosophiques, Gallimard, T. 4., 1971, p.442.
[35] Hagiographie du XIIe Imâm selon Shaykh Sadûq, traduit par Henry Corbin in Corbin, Henry, En islam iranien, aspects spirituels et philosophiques, Gallimard, T. 4., 1971, p.313.
[36] "La conception théophanique (nullement limitée à quelques savants spéculatifs, mais partagée par tous les milieux spirituels où firent éclosion les Apocryphes) est celle d’une Apparition qui est transparition de la divinité par le miroir de l’humanité, à la façon dont la lumière ne devient visible qu’en prenant forme et en transparaissant à travers la figure d’un vitrail. C’est une union qui est perçue non pas au plan des données sensibles, mais au plan de la Lumière qui les transfigure, c’est-à-dire dans la "Présence Imaginative". La divinité est dans l’humanité comme l’Image dans un miroir. […] Par contre, l’Incarnation est une union hypostatique. Elle advient "dans la chair".", Corbin, Henry, L’Imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn ’Arabî, Entrelacs, 2006, p.286.
[37] Cette vision est fondée sur l’anthropologie coranique selon laquelle Dieu aurait "insufflé" l’âme de chaque être. Cet événement est notamment relaté dans la sourate al-Hijr, lorsque Dieu s’adresse aux anges : "Je vais créer un homme d’argile crissante, extraite d’une boue malléable, et dès que Je l’aurais harmonieusement formé et lui aurait insufflé Mon souffle de vie, jetez-vous alors, prosternés devant lui" Alors, les Anges se prosternèrent tous ensemble", (15:28-30).
[38] Rûmî, Jalâl-ud-Dîn, Le livre du dedans (Fihi-mâ-fîhi), traduit du persan par Eva de Vitray-Meyerovitch, Albin Michel, Spiritualités Vivantes, 1997.
[39] Rûmî, Jalâl-ud-Dîn, Odes mystiques (Dîwân-e Shams-e Tabrîzî), traduit du persan par Eva de Vitray Meyerovitch et Mohammad Mokri, Points, Sagesses, 1973.
[40] "Il" fait ici référence à l’ "Ami", c’est à dire la recherche de Dieu, ou de l’esprit divin présent dans chaque homme symbolisé par Jésus.
[41] Allusion à la sourate "La Lumière" du Coran.
[42] Rûmî, Jalâl-ud-Dîn, Odes mystiques (Dîwân-e Shams-e Tabrîzî), traduit du persan par Eva de Vitray Meyerovitch et Mohammad Mokri, Points, Sagesses, 1973.
[43] Cette conception du Christ est parfaitement reflétée par cette anecdote citée par Semnânî : "Jésus sommeillait, ayant une brique pour coussin de tête. Alors vint le démon maudit, qui s’arrêta à son chevet. Lorsque Jésus eut perçu la présence du maudit, il s’éveilla et dit : "Pourquoi es-tu venu près de moi, ô maudit ? - Je suis venu chercher mes affaires. - Et quelles affaires sont donc à toi ici ? - Cette brique sur laquelle tu reposes ta tête." Alors Rûh Allah (Spiritus Dei = Jésus) saisit la brique et lui lança à la face". Op. cit. Corbin, Henry, En islam iranien, aspects spirituels et philosophiques, T.3, Gallimard, 1971, p.284.
[44] Cette position a néanmoins été fortement critiquée par certains penseurs et gnostiques chiites comme Haydar Amolî, pour qui le sceau de la walâyat ne peut être que le Premier Imâm.
[45] Coran, 3:14.
[46] Mat. 19:29.
[47] "Les Sept organes subtils selon Semnânî" in Corbin, Henry, En islam iranien, aspects spirituels et philosophiques, T.3, Gallimard, 1971, p.287

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Message par Archange le Lun 24 Nov - 3:49

Notes sur le Nom IESHOUAH



Par Robert Ambelain


Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Rosycross-Tetragrammaton



Les notes qui suivent proviennent des carnets d’instructions martinistes d’Ambelain.

Il s’agit bien là d’un Nom Divin fort ancien, bien connu des Kabbalistes surtout chrétiens, aussi bien que des docteurs de l’Eglise primitive.
Saint Jérôme, en son Interprétation mystique de l’alphabet, fait du Shin hébraïque le symbole de la parole, du verbe vivifiant. Elle était déjà, pour les kabbalistes hébreux, l’un des trois lettres mères (avec l’aleph et le mem), et signifiait le Feu.
Nous verrons plus tard Papus, en son livre Martinisme et Franc-Maçonnerie, nous dire que cette lettre Shin renversée dans l’Etoile Flamboyante (Pentagramme), pointe en haut, montre à l’initié rosicrucien l’Incarnation du Verbe Divin dans la Nature Humaine.
Et le Docteur Allendy, en son ouvrage Le symbolisme des nombres, ajoute ceci :

« L’adjonction du Shin au Tétragramme sacré marque le passage du Quaternaire au Quinaire pour la production de la créature vivante. Jésus, le Verbe fait chair, représente kabbalistiquement toute créature, et en particulier l’Homme, puisque celui-ci est la plus évoluée des créatures ».

Etant donné que, selon la tradition chrétienne générale, la Nature entière est déchue avec Adam, par la faute de celui-ci, on comprend, en effet, comment la même nature peut remonter avec l’Homme dès le rachat de celui-ci par le Verbe.
Henri-Cornelius Agripa, en sa Philosophie Occulte, nous dit que :

« Dans le temps de la loi, la Nom Ineffable de Dieu était de quatre lettres : iod he vav he, en place duquel les Hébreux, par respect, lisaient simplement Adonaï (Seigneur), soit aleph, daleth, noun et iod. Dans le temps de la grâce, la Nom de Dieu est la Pentagramme effable iod he shin vav he, lequel par un mystère qui n’en est pas moins grand, s’invoque aussi en un Nom de trois lettres : iod, shin vav»
Observons, en passant, que le Nom de Cinq lettres est IESHOUAH, et celui de trois lettres ISHOUH.
Peu après Agripa, Henri Kunrath fera figurer le Nom Divin de cinq lettres, IESHOUAH, au centre de la cinquième planche de son célèbre ouvrage, L’Amphithéâtre de l’Eternelle Sagesse, représentant le Christ en Croix, et sur la douzième et dernière planche, représentant le Pantacle dit de Kunrath.

Louis-Claude de Saint-Martin précise sa pensée sur ce Nom en sa Correspondance :

« Lorsque le Christ est venu, il a rendu encore la prononciation de ce mot (le Tétragramme) plus centrale ou intérieure, puisque le Grand Nom que ces quatre lettres exprimaient, est l’explosion quaternaire, ou le signal crucial de toute vie. Au lieu que Jésus Christ, en apportant d’en haut le shin des hébreux ou la lettre S, a joint le Saint Ternaire lui-même au Grand Nom Quaternaire dont les trois unités en sont le principe. Sans doute, il y a une grande vertu attachée à cette prononciation véritable, tant centrale (intérieure) qu’orale, de ce Grand Nom et de celui de Jésus Christ, qui est comme la fleur. La vibration de notre Air élémentaire est une chose bien secondaire dans l’Opération par laquelle ces Noms rendent sensibles à ce qui ne l’était pas. Leur vertu est de faire aujourd’hui, et à tout moment, ce qu’ils ont fait au commencement de toutes choses, pour leur donner origine. Et comme ils ont produit toutes choses avant que cet Air n’existât, sans doute qu’ils sont encore au dessus de l’Air quand ils en remplissent les mêmes fonctions ».

On le voit, tous les grands noms de la Kabbale, aux XVI° siècle, XVII° et XVIII° siècle, connurent la profonde valeur du Nom Pentagrammique. Sédir cite en son Histoire et doctrine des Rose-Croix : « Un disciple des Rose-Croix, Wilhem Menens d’Anvers, lequel parle en son Aureum Vollus de la grande force qui est cachée dans le Nom IHSVH ».
Tout ceci montre bien que tous les kabbalistes chrétiens ont connus et utilisés le profond mystère inclus en ce nom divin : IESHOUAH.
C’est à ce titre que le Martinisme de Tradition en a fait sa mystérieuse « Parole », à ce titre qu’il marque la Prière Martiniste d’un caractère réellement ésotérique, et d’une potentialité ineffaçable.
Comme l’Ange conducteur sépare les Israélites des égyptiens lors du passage symbolique de la Mer Rouge, le Shin sépare en deux les quatre lettres du Tétragramme initial, exprimant le Dieu vivant, le Dieu du Monde, le Dieu manifesté. Et les deux valeurs numérales ainsi obtenues sont fort significatives.


Mais combien plus encore significative cette insertion du Shin au centre du même Tétragramme, ce Shin lettre mère désignant le Feu, lorsqu’on se souvient de la Parole des Evangiles : « Je suis le Pain, je suis la Vie… Je suis venu mettre le Feu au sein des choses… ».
Enfin, il est incontestable que ce Nom Divin est à même d’unir la totalité des Martinistes dispersés par le Monde, quelle que soient leur religion ou leurs croyances philosophiques. Et comme tel il est donc facteur d’unité.
Enfin, il est aussi vrai que l’Islam révère comme prophète « sidna Issa », le Seigneur Jésus. Et le Coran nous dit que :
« Il n’est que deux êtres que l’aile de Saïtan n’a point touché : Jésus et sa mère ». Et que de ceci : « L’Ange dit à Marie : Dieu t’annonce son Verbe. Il se nommera Jésus ; le Messie, fils de Marie, grand en ce monde et dans l’autre et le confident du Très-Haut » (Coran, IV, 40).
« Dieu dit à Jésus : je t’enverrai la Mort, et je t’élèverai à Moi. Tu seras séparé des infidèles. Et ceux qui t’auront suivi seront élevés au dessus d’eux, jusqu’au jour du jugement » (Coran, IV, 48).
L’Hindouisme moderne, en son ordre de Ramakrishna, connaît la méditation sur le Seigneur Jésus. Et cela au même titre que celle sur Krishna ou Shiva.
Le Bouddhisme peut y voir l’avatar d’un de ses bodhisattvas, très probablement d’Avalokitesvara, celui de la Miséricorde.
Outre ces aspects, la Théosophie y voit le Logos de notre système solaire.
Enfin, les kabbalistes y voient évidemment un des Noms du Mashiah, le Messie.
Il n’est guère que le Magisme rationaliste, voire athée, qui ignore (volontairement) sans doute, la toute puissance du Nom du Réparateur, comme le nomme la Tradition martiniste du XVIII° siècle.
Mais n’oublions pas que ce courant rassemble fréquemment les éléments lucifériens de l’occulte.
Et ceci justifie cela.



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Message par Archange le Lun 1 Déc - 21:11





Le Christ dans l'anthroposophie




Le Christ est la figure centrale dans l’œuvre de Steiner, son anthroposophie étant en fait une christologie. La Terre reçut l’impulsion christique par la mort de Jésus-Christ, et tout essai de description par des mots de cet événement capital – le plus grand qui advint sur Terre – ne peut être qu’un balbutiement. La venue du Christ sur Terre dans le corps de Jésus de Nazareth eu moment du baptême du Jourdain  constitue une incarnation, unique pour toute l’évolution terrestre. Le Christ qui n’était perceptible qu’en tant qu’esprit solaire, a dû à un moment donné se montrer aux Hommes dans un aspect physique pour se lier aux forces de la Terre. Et l’Homme est l’être dans lequel devaient vivre les flots de la force solaire, mais vivre exclusivement une seule fois. Ce dernier point est essentiel pour Steiner; outre les nombreuses références à ce sujet dans son œuvre, mentionnons la constitution de la Société Anthroposophique le 28. 12. 1912, concrétisant la rupture du mouvement de l’Europe centrale représenté par Steiner avec la Société Théosophique, par suite de désaccords culminant en la désignation par Annie Besant de l’enfant Krishnamurti comme l’incarnation du Christ. Cette minimisation de la question christique fut même pour Steiner une impossibilité d’existence de la théosophie en occident.

 La partie de l’évolution humaine que Steiner qualifie de délivrance de l’impulsion luciférienne – impulsion identifiée par lui à ce que la Bible appelle le péché originel – n’est possible que grâce à la décision prise par le Christ de s’incarner dans un corps humain.  Cette décision du Christ n’était pas nécessaire à sa propre évolution, et fut prise par un acte de libre volonté, acte d’amour.  Cet acte d’amour de la part du Christ était nécessaire pour arracher l’Homme à la matière dans laquelle il a été emprisonné par Lucifer – la tentation du serpent biblique en est une illustration -, pour développer en lui un moi libre: c’est donc grâce au Christ que l’Homme pourra un jour acquérir la liberté. Ajoutons que si l’on ne prenait pas en considération ces deux faits positifs pour l’évolution humaine – l’emprisonnement luciférien de l’Homme dans la matière et sa délivrance par le Christ – s’inscrivant dans le courant des diverses incarnations de la Terre contenant dans l’état présent les incarnations humaines limitées dans le temps, et si l’on ne bâtissait que sur le karma, on obtiendrait alors la vision d’un processus d’incarnations illimitées, aussi bien dans le passé que vers l’avenir. Nous avons cité des propos de Steiner au sujet de sa sculpture représentant le Christ entre Lucifer et Ahriman. A un autre endroit, il précise au sujet de cette oeuvre que l’action du Christ sur Lucifer et Ahriman réside en sa présence insoutenable pour ces deux forces: il conviendrait donc davantage de parler d’effet du Christ que de son action. Et Steiner exprime le rôle du Christ dans l’omniprésence luciférienne et ahrimanienne par l’image du bateau-Christ portant l’Homme conscient du Christ, bateau guidé par l’Homme dans le déchalnement de l’Océan Ahrimen-Lucifer. La présente incarnation de la Terre est désignée du nom de la planète d’amour. Cet amour commença à s’installer par sa forme la plus basse à l’époque de la Lémurie où le genre humain se sépara en deux sexes.
Toute l’évolution positive ultérieure réside on un ennoblissement jusqu’à la spiritualisation du principe d’amour. Lorsque la Terre parviendra à son terme, l’amour sera le fondement de tous les êtres: c’est ainsi que l’Homme mûrit en vue de la réception du plus haut degré d’amour, le principe christique, lequel a donné l’impulsion de l’amour entre les Hommes.

L’humanité, s’imprégnant du Christ, se spiritualisera de cette façon de plus en plus en l’amour. La libre volonté du Christ de s’incarner et de vivre sur  Terre tout ce qu’il y vécut ne fut pas conditionné par un karma quelconque, et n’engendra pas davantage de karma. Dans cette optique d’absence du karma, les douleurs du Christ acquièrent un tout autre sens que les douleurs humaines, car tout ce que le Christ endura fut librement choisi sans exception, alors que les peines humaines s’inscrivent toujours dans un courant de compensations karmiques. Il en est ainsi de son immense douleur lorsqu’il plongea peu à peu dans les composantes physique et spirituelles de Jésus de Nazareth, vécu précédé avant l’incarnation par la profonde impression éprouvée par Jésus de Nazareth à la vue du groupe possédé par des démons par exemple.

 L’action du Christ sur les Hommes ne devient efficace que parte qu’il peut bâtir sur leur karma; bien plus, l’action du Christ n’est concevable que par l’existence de la loi du karma. Steiner caractérise même le Christ par « Maitre du karma », en insistant sur son rôle régulateur des karmas individuels  afin de coordonner les compensations karmiques pour la meilleure évolution générale possible: le rôle du Christ consiste donc à incorporer le karma individuel au karma général de la Terre. Un autre rôle très important concernant le karma humain est encore attribué au Christ. Steiner distingue dans une faute commise par l’individu deux aspects: l’un est subjectif et concerne l’individu qui a rétrogradé dans l’évolution par suite de cet acte, et l’autre concernant l’Univers pour lequel cet acte est une réalité. La compensation karmique ne concerne que l’individu voyant dans l’achèvement de cette compensation l’effacement de sa rétrogradation, mais ne pouvant pas effacer l’existence objective de sa faute qui reste une charge pour l’Univers. Et c’est dans l’effacement de cet aspect objectif des fautes humaines que réside un autre rôle capital du Christ, sans oublier celui de l’aide directe vis à vis des karmas individuels apportés par sa mort sur la croix. Précisons ici que les forces pouvant jeter le trouble dans le karma humain proviennent de Lucifer, alors que celles d’Ahriman déroutent le moi humain on ce qui concerne les impulsions provenant du monde physique.  Abordons maintenant quelques indications relatives à la résurrection du Christ. Le corps physique humain au sens habituel du terme n’est pas un objet exhaustif du corps physique au sens de l’anthroposophie. Steiner décrit le corps physique visible comme étant de la matière répartie sur un canevas spirituel, lequel est donc une sorte de forme-moule pour la matière. Et c’est cette « forme » humaine – invisible car spirituelle – que Steiner désigne du nom de « fantôme » ou « corps de forces », mais n’ayant aucun rapport avec les entités semi-supra-sensibles à caractère populaire désignées habituellement par ce même vocable.


 Après la préparation de ce « fantôme » par les hiérarchies spirituelles à travers les diverses incarnations de la Terre, c’est ce « fantôme » que les hiérarchies placèrent d’abord dans l’évolution terrestre: ce fut la première partie – invisible – du corps humain sur Terre. Mais ce « fantôme » fut livré à l’action destructrice des forces lucifériennes  atteignant au moment de la vie du Christ son point culminant. C’est alors qu’advint la mort du Christ: ce qui se leva trois jours plus tard de la tombe fut précisément le « fantôme » de son corps physique. Cela eut pour conséquence la possibilité offerte à tous les Hommes d’incorporer à leur corps soumis à la déchéance luciférienne le « fantôme » ressuscité du Christ. C’est dans ce sens que l’on peut parler d’une lignée spirituelle des corps physiques – les « fantômes » – descendant du « fantôme » du Christ, à l’image de la lignée des corps physiques atteints par Lucifer et descendant d’Adam. Il serait à remarquer qu’au cours de la deuxième incarnation de la Terre, dite de Soleil, le régent suprême en fut le Christ, d’où son nom d’Esprit Solaire. Après le mystère du Golgotha, le Christ s’est à nouveau réuni à la Terre, devenue ainsi son corps. Ce faîte dans l’action du Christ se situe à la fin de tout une série d’actions dont nous relèverons les Noces de Cana (premier miracle de l’Evangile selon Jean), faisant partie, d’après Steiner, d’une suite de « miracles » que le Christ avait à accomplir conformément à sa mission, et la fuite du Jeune homme (Marc 14/51,52) que Steiner interprète comme étant l’image de l’impulsion cosmique, du Christ lui-même. Steiner désigne par Kali Yuga l’époque allant de 3100 avant Jésus-Christ à 1899 de notre ère; il la qualifie de sombre, car pendant ce temps les Hommes ont perdu des particularités spirituelles qu’ils peuvent désormais acquérir à nouveau. Il s’agit de l’acquisition naturelle d’une certaine clairvoyance à partir du vingtième siècle par un nombre de plus en plus grand d’individus. Ceux qui se sensibiliseront à la science spirituelle seront dotés d’une aptitude leur permettant de percevoir le monde éthérique, dans lequel ils pourront rencontrer le Christ comme le fit St. Paul sur le chemin de Damas. Et c’est sur le plan êthérique qu’une deuxième rencontre avec le Christ sera possible, la première s’étant faite au début do notre ère sur le plan physique où elle fut une rencontre unique. Ce nouveau rapport des Hommes envers le Christ entrainera une prolifération de faux Messies sur le plan physique, qui séduiront ceux qui ne peuvent concevoir qu’un retour sur ce plan. Le retour du Christ sur le plan spirituel appelé monde éthérique, est l’événement majeur de notre siècle, situé par Steiner au coeur de son anthroposophie.


Dernière édition par Archange le Lun 1 Déc - 22:40, édité 1 fois

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Message par Archange le Lun 1 Déc - 22:37

http://users.skynet.be/etc/Art_Christo/Dg070210.html




Trans-immanence du Christ dans l’être humain et le monde

De Thomas d’Aquin à Rudolf Steiner



L’expérience de la présence intérieure du Christ se trouve au fondement de l’oeuvre de la vie de Rudolf Steiner. Si on le reconnaît, se résout alors ce qui auparavant apparaissait comme une opposition : l’individualisme radical de l’oeuvre philosophique antérieure par rapport à la perception d’un monde divin dans l’Anthroposophie ultérieure.



Pour mieux comprendre l’alliance de l’individualisme radical avec le monde du divin, il est instructif de se tourner vers l’hypothèse déterminante de la vie de Rudolf Steiner. Cette hypothèse, nous la rencontrons déjà exprimée chez Thomas d’Aquin. Dans le cycle de conférences « La philosophie de Thomas d’Aquin », Rudolf Steiner décrit d’une manière impressionnante, comment ce grand scolastique s’était efforcé d’approcher l’essence du Christ au moyen de la raison abstraite. Il dut cependant reconnaître que, sur la voie de la pensée, l’on parvient purement et simplement au Dieu de l’Ancien Testament, à Jahvé, le Dieu des lois d’airain : « […] Pour Thomas, il est à la vérité caractéristique et important, qu’en même temps qu’il se donna beaucoup de mal à prouver Dieu par la raison, il dut reconnaître en plus : « On en vient à une représentation de Dieu qui est à bon droit celle désignée comme Jahvé dans l’Ancien Testament. » (1). Jahvé, Dieu-Père, on peut encore en venir à bout avec l’aide de la raison concernant les idées, car Dieu-Père instaure immédiatement les lois d’airain de la nature, auxquelles l’être humain est soumis dès sa naissance par sa corporéité physique ; des lois qui, pour cette raison, ne lui sont en rien étrangères dès le commencement.



Avec le Christ, cependant, le rapport est différent. Thomas d’Aquin ne pouvait pas s’élancer vers Lui au moyen de la raison abstraite. Christ lui était uniquement accessible par l’expérience des forces de la foi. Pour lui, le penser semblait donc parvenir à une limite. Et c’est le motif, comme Rudolf Steiner l’explique, qui se fit prévaloir dans l’âme de Thomas posant la question, au crépuscule de sa vie : « Comment porte-t-on la christologie jusque dans le penser ? » Comment le penser est-il rendu christique ? Cette question se posa dans l’instant de l’histoire universelle en 1274, au moment ou mourut Thomas d’Aquin. » (2)  



Le penser doit devenir autre



Ce n’est qu’à une époque de civilisation ultérieure que s’ouvrit la possibilité d’approcher le Christ par l’entremise du penser. Un changement dut d’abord intervenir chez l’être humain lui-même. Le penser de l’homme devait être autre. Cela s’accomplit au dernier tiers du dix-neuvième siècle. Depuis lors, il est possible à l’homme, non seulement de développer la vie de son penser dans le champ de la raison abstraite (ce dont il ne se prive plus du tout, ndt), mais d’animer celle-ci à un point tel qu’elle accède aux forces du coeur. Dans les « Maximes anthroposophiques », on dit au sujet d’un tel penser : « Les coeurs commencent à avoir des pensées ; l’enthousiasme n’afflue plus simplement d’un mysticisme obscur, mais d’une clarté de l’âme nourrissant des idées. Comprendre ceci, cela veut dire accepter Michel dans sa vie d’âme. Des idées, qui aspirent ardemment aujourd’hui à concevoir le spirituel, doivent provenir des coeurs qui battent pour Michel, pour le prince des idées flamboyantes. » (3)



Avec l’année 1879, commença en effet la régence de l’Archange Michel. Celui-ci dirige depuis la destinée de l’humanité. Sous sa direction, il est à présent possible de relier la raison idéelle avec le sentiment qui s’élève du coeur. Car seul un penser, dans lequel ces deux courants s’allient mutuellement, peut atteindre le Christ, pour déployer une vie limpide du penser, là où pour Thomas d’Aquin les idées devaient expirer. Ce qui n’était accessible pour Thomas que par l’obscurité mystique du sentiment de la foi, s’ouvre à présent à la clarté de l’âme nourrissant des idées.



La « Philosophie de la Liberté » de Rudolf Steiner, parue en 1894, est dans cette acception la première oeuvre née sous le signe d’un penser du coeur pleinement développé au sens de l’Archange Michel. Pour cette raison, cette oeuvre put aussi répondre à la question posée par Thomas d’Aquin en produisant une immanence du Christ dans le penser. Depuis le Mystère du Golgotha, Christ vit dans les coeurs des hommes et de là, par l’intercession de Michel, Il métamorphose le penser, en y pulsant sa force au point de le transformer substantiellement. Ainsi le Christ, dans son essence, est introduit dans le penser qui devient donc christique — parce qu’ayant été transformé par la force du Christ. C’est la raison pour laquelle nous ne rencontrons pas dans « Philosophie de la Liberté »  de pensées sur le Christ, mais un penser émanant de l’énergie vitale du Christ — de la substance vivante du Christ. C’est pourquoi le Christ n’y est aucunement mentionné, alors qu’il est présent dans chacune des phrases qui composent cet ouvrage.



Des preuves de l’effet produit par ce genre de penser se rencontrent en de nombreux passages de « Philosophie de la Liberté ». Cela s’exprime le plus nettement, cependant, lorsque l’idéel pur abandonne sa propre sphère pour conduire, selon une logique immédiate et directe, dans la réalité de la vie, en devenant acte. Alors nous lisons cette phrase : « Vivre dans l’amour pour l’acte et laisser vivre dans la compréhension de la volonté d’autrui, telle est la maxime fondamentale de l’homme libre ». (4) La première partie de cette phrase ne dit rien d’autre que ceci : tout acte d’un penser, dans lequel le Christ est immanent, ne peut pas ne pas émaner de Lui. L’action, à la base de laquelle repose un tel penser, et avec celui-ci une relation juste avec le Christ, devient « bonne » ; celle pour laquelle ce n’est pas le cas, devient « mauvaise » : « Je n’examine pas, d’une manière conforme à l’intelligence, si mon acte est bon ou mauvais. Il devient « bon », quand mon intuition, qui s’est immergée dans l’amour, se trouve d’une manière juste dans la cohérence du monde, dont je fais intuitivement l’expérience ; « mauvais », quand ce n’est pas le cas. » (5) Ici l’amour renvoie directement au Christ. Car quoique l’amour ne soit pas d’emblée une catégorie idéelle, il entre par l’entremise de Michel dans la vie des idées, et avec lui le Christ, Lequel vit à présent par essence en elle. Et du fait que l’amour s’édifiant sur l’énergie du Christ, intervient dans la réalité de la vie, à travers l’acte humain, il devient pour celle-ci une force de transformation. Mais avec lui, le Christ Lui-même vit au sein de la réalité par le truchement des actions humaines.



Amour de l’acte en tant que motif d’action



La progression suivante du texte révèle encore une autre caractéristique de l’action portée par une idée au sens du Christ. À savoir, au sujet de celui qui agit : « Je ne me demande pas […] : Comment agirait un autre homme dans mon cas ? — mais j’agis, de la manière dont moi, cette individualité particulière, je la vois vouloir m’amener à le faire. Ce n’est pas ce qui est habituel, à savoir la morale générale, une maxime de conduite humaine générale, une norme morale, qui me guident, mais l’amour pour l’acte. Je ne ressens aucune contrainte, ni celle de la nature, qui me mène par mes instincts, ni celle de l’impératif moral, mais je veux simplement accomplir ce qui repose en moi. » (6) Le degré de liberté des actions d’un être humain se mesure donc au degré auquel proviennent celles-ci à partir de l’essence idéelle de l’homme agissant — et donc à partir du Christ qui vit en lui — car Michel relie les forces du coeur, dans lesquelles le Christ vit, avec celles de l’homme idéel (avec ce qui vit dans son penser) : « Une action est ressentie comme libre pour autant que son motif provienne de la part idéelle d’un être individuel ; tout autre teneur d’une action, indifféremment qu’elle soit accomplie sous la contrainte de nature ou bien sous la pression d’une norme morale, sera ressentie comme non-libre. L’homme est seulement libre dans la mesure où, à chaque instant de sa vie, il est en situation de procéder à partir de lui-même. Un acte moral est seulement le mien, s’il peut dans cette conception être dénommé libre. » (7)



Cela signifie donc qu’il est possible à l’homme, depuis le commencement de l’époque de régence de l’Archange Michel, de relier les fondements de ses actes, reposant au degré le plus élevé de sa vie des idées, avec les forces du coeur de l’amour, s’enracinant au plus profond de la personnalité, de sorte que l’acte le plus personnel de l’être humain puisse être en même temps aussi le plus intimement relié aux fondements objectifs du monde, objectivement appréhender dans l’idéel. Car dans les deux vit la même entité du Christ. De ce fait, ce n’est que depuis ce moment de l’histoire que la liberté est avant tout atteignable comme une catégorie créative pour l’être humain. Depuis ce moment seulement, c’est une réalité que Rudolf Steiner décrit dans « Philosophie de la Liberté ».



Revendication d’une représentativité du Christ



L’être humain est donc devenu à présent vraiment libre et il a aussi de ce fait la capacité de faire preuve, à l’égard du vouloir d’un autre homme, d’une totale compréhension, lorsque cette volonté étrangère peut être désignée de la même façon libre, puisqu’à sa base repose pareillement un penser immanent au Christ. Avec cela, nous serions dans la seconde partie de la phrase citée ci-dessus. À cela s’ajoute dans la « Philosophie de la Liberté » : « La différence entre moi et mon prochain ne repose absolument pas dans le fait que nous vivions dans deux mondes spirituels différents, mais dans les intuitions différentes que je reçois du monde idéel qui nous est commun. Lui veut faire vivre ses intuitions et moi, les miennes. Si nous puisons tous deux réellement à l’idée, et que nous ne suivons aucune impulsions extérieurs (physiques ou spirituelles), alors nous ne pouvons que nous rencontrer dans le même effort, dans les mêmes intentions. Une méprise d’ordre moral, un affrontement entre hommes moralement libres, sont donc exclus. Seul est moralement non-libre, celui qui suit l’instinct de nature ou bien accepte un devoir absolu ; celui-là repousse son prochain lorsqu’il ne suit pas le même instinct et le même devoir.» (8) Ainsi l’idéal d’une humanité resplendit à notre rencontre, dans laquelle l’action de chacun de ses membres se fonde sur la même substance christique (laquelle adopte chez l’individu une coloration individuelle en rapport avec sa personnalité) et où les hommes individuels se retrouvent finalement dans le Christ Lui-même comme dans un organisme supérieur.



Ainsi l’oeuvre philosophique de Rudolf Steiner, dans la mesure où elle trouve dans « Philosophie de la Liberté » son centre, représente la réponse grandiose à la question de Thomas d’Aquin au sujet d’une transformation du penser par le Christ, laquelle — comme nous l’avons vu — s’est produite en lui d’une manière substantielle. C’est une entité du Christ objective qui vit dans les forces individuelles du coeur de toute individualité humaine et, de là, peut en transformer substantiellement le penser. Que cela soit ainsi, tel est la connaissance centrale de « Philosophie de la Liberté ».



De la même façon, que l’on peut voir dans ce penser, ainsi transformé par la présence du Christ, et qui peut intervenir jusque dans la réalité de la vie, la réponse à une question — autrement dit — l’accomplissement d’une exigence (à savoir celle de Thomas d’Aquin), de même, on peut voir aussi une exigence dans cette même transformation du penser par le Christ. Et certes, celle de transformer l’être humain en tant que tel jusqu’à son essence la plus intime, celle du Je, et donc de ne pas seulement réaliser cela par l’entremise du penser. L’accomplissement de cette exigence repose de nouveau dans l’essence de l’Anthroposophie. Car en elle, il s’agit précisément d’une relation de l’être humain au Christ, passant par le Je.



Le vécu du Christ comme une expérience évidente



Dans la poursuite conséquente de son cheminement individuel, dont « Philosophie de la Liberté » représente un lumineux jalon, Steiner en arrive à la fin de « l’ère obscure », en 1899, à vivre une l’expérience décisive de sa vie. Dans son « Chemin de vie », il dit à ce propos : « J’en vins à me trouver devant le Mystère du Golgotha dans toute sa dimension d’événement spirituel, en le vivant en toute solennité de connaissance, le plus profondément et le plus rigoureusement, au sein de l’évolution de mon âme. » (9) Par ces quelques mots, Rudolf Steiner indique le grandiose état de fait suivant : si c’était jusque-là le penser, dans lequel la force du Christ pouvait s’exprimer à lui largement, en pouvant agir dans la sphère de l’action, c’est donc désormais le Je du monde du Christ Lui-même qui s’ouvre à son propre Je, au moyen d’une vision immédiate dans le monde spirituel. Dans le sens de l’Anthroposophie, cela veut dire : Rudolf Steiner avait accueilli, selon le principe de l’économie spirituelle, une copie du Je du Christ dans son propre Je. (10) Celui-ci devint dès lors une image du Je universel du Christ Lui-même. De ce fait Rudolf Steiner s’adonna à une possibilité d’éprouver l’immanence du Christ, celle la plus directement pensable. La vérité de la parole de Paul se révéla à lui : « Non pas moi, mais le Christ en moi [dans mon entité-Je] ! » — Aucune « preuve » pensable ne peut garantir la réalité du Christ dans une mesure plus élevée que la réalisation de cette dernière phrase : l’expérience du Christ, dans un vécu évident du propre Je ! »



Réalité de vie



« À présent, il doit être possible de faire du Je un organe de réceptivité au Christ. […] À présent le Je dois de nouveau trouver la sagesse, qui est celle originelle du grand Avatar, le Christ lui-même ». […] Plaçons-nous dans cette perspective, tentons de contempler le monde comme nous pouvons le faire lorsque nous avons accueilli le Christ en nous. Alors nous découvrons l’ensemble de notre devenir terrestre traversé du sillage incandescent de l’entité du Christ. […] Pour ainsi dire du point de vue perspectiviste de la contemplation du monde, ce Je devenu libre cela doit devenir la nouvelle époque du Christ et du Christianisme. » (11)



Ce qui était jusque-là pour Rudolf Steiner une réalité de l’appréhension personnelle des idées, devint à présent un fait de sa vie même. Rudolf Steiner vécut dès lors en être humain la réalité objective du Christ. En cela consista le grand bouleversement qui s’accomplit au tournant du siècle chez Rudolf Steiner.



Et celui-ci est exactement ce que veut l’Anthroposophie : elle veut que le Christ devienne pour l’être humain réalité de vie. Mais Rudolf Steiner a lui-même montré ce qu’on veut dire ici. Il a montré que l’Anthroposophie ne peut pas seulement être une théorie pour l’homme, mais qu’elle est capable de reconfigurer sa vie et la transformer en une « imitatio Christi ». Et dans la mesure seulement ou l’Anthroposophie fait cela, elle acquiert sa justification dans la réalité. On renvoie ainsi à sa vraie impulsion, comme déjà elle se fait prévaloir dans l’oeuvre philosophique primitive de Rudolf Steiner : La trans-immanence du Christ en l’être humain et le monde dans le sens le plus vaste. En elle se rencontre l’oeuvre philosophique de Rudolf Steiner avec l’Anthroposophie.

Clemens Horvat –  Das Goetheanum,  12 février 2010 / n°7

(Traduction Daniel Kmiécik)



(*)  Le titre originel de cet article est «  Durchristung von Mensch und Welt )



Notes :

(1) Rudolf Steiner :  La philosophie de Thomas d’Aquin (GA 74), conférence du 23 mai 1920, p.69 de l’édition allemande.

(2)  Ibidem , p.71.

(3) Rudolf Steiner :  Maximes anthroposophiques , (GA 26), p.64.

(4) Rudolf Steiner :  La philosophie de la Liberté , (Ga 4), p.163

(5)  Ibidem , p.162.

(6)  Ibidem , p.162.

(7)  Ibidem , p.163.

(8)  Ibidem , p.165.

(9) Rudolf Steiner :  Mon chemin de vie (GA 28), p.366.

(10) Voir à ce propos : Rudolf Steiner :  Le principe de l’économie spirituelle en relation avec des problèmes de réincarnation (GA 109/111).

(11)  Ibidem , conférence du 15 février 1909, p.36.


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Message par Archange le Ven 5 Déc - 22:21





Christ




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Les Signes du Christ, peinture de Nicholas Roerich



Christ, du grec chrestos, "oint". Entité spirituelle appelée le "Sauveur" dans le christianisme. Esotériquement, le Christ est différent de Jésus, l'homme qui a été adombré par l'entité du Christ.
Le Christ, appelé aussi le Bodhisattva ou l'Instructeur du Monde, est le "Chef" du Deuxième Rayon de la Hiérarchie, l'aspect Amour-Sagesse. Il est appelé à s'incarner par un nouvel avatar dans les temps à venir, normalement au cours du XXIème siècle, pour fonder une religion universelle fondée sur la fraternité des Hommes. Il est le véritable Messiah des Juifs, l'Imam Mahdi des Musulmans ou le Seigneur Maitreya des Hindous, que les pratiquants de ces différentes religions attendent pour établir un temps de paix sur la Terre.
 
Le terme Christ en lui-même est emprunté d'une terminologie grecque initiatique qui avait cours dans les écoles des Mystères - le Chrestos - qui illustrait bien le processus occulte par lequel Jésus a connu l'adombrement de la part du Christ.

 
(source : "Initiation Humaine et Solaire" d'Alice Bailey)






 Pour les Chrétiens, le Christ n'est qu'un autre nom pour Jésus. La philosophie des Gnostiques, des Initiés et des Hiérophantes le comprenait de toute autre façon. La signification du mot Christos, χριστος, comme celle de tous les mots grecs, doit se chercher dans le Sanscrit, son origine philologique. Dans cette langue, Kris veut dire sacré[1], et c'est de là que vient le nom de la divinité hindoue Krishna (le pur ou le sacré).
D'autre part, le Christos grec a plusieurs significations, comme l'oint (l'huile pure, chrism) et d'autres. Dans toutes les langues, bien que le synonyme du mot veuille dire essence pure ou sacrée, il représente la première émanation de la Divinité invisible, se manifestant tangiblement dans l'esprit. Le Logos grec, le Messie hébreu, le Verbe latin et la Virâdj, (le fils) hindou, sont identiquement les mêmes : ils représentent l'idée d'entités collectives – ou flammes détachées de l'unique et éternel centre de lumière.
« L'homme qui accomplit des actions pieuses, mais intéressées [dans le seul but de sauver son âme] peut atteindre le rang des dévas [saints] [2] ; mais celui qui accomplit ces mêmes actions pieuses d'une manière désintéressée, se libère pour toujours des cinq éléments" (de la matière). "Percevant l'Ame Suprême dans tous les êtres, et tous les êtres dans l'Ame Suprême, en offrant sa propre âme en sacrifice, il s'identifie avec l'être qui rayonne dans sa propre splendeur. »

(Manou, livre XII, shlokas, 90, 91).
Ainsi, le Christos, pris comme une unité, n'est qu'une abstraction : une idée générale représentant la réunion collective d'innombrables entités spirituelles, qui sont l'émanation directe de la CAUSE PREMIERE infinie, invisible et incompréhensible – les esprits individuels humains, qu'on nomme, à tort, les âmes. Ce sont les fils divins de Dieu, dont quelques-uns seulement adombrent les hommes mortels, mais – et c'est le cas de la majorité, ils restent éternellement des esprits planétaires, et quelques-uns – la faible et rare minorité – s'unissent pendant la vie à quelques êtres humains. Des êtres Divins tels que le Bouddha-Gautama, Jésus, Lao-Tse, Krishna, et quelques autres, s'étaient unis en permanence avec leurs esprits, et par conséquent ils étaient devenus des Dieux sur la terre. D'autres comme Moise, Pythagore, Apollonius, Plotin, Confucius, Platon, Jamblique et quelques saints chrétiens, ayant été ainsi réunis par intervalles, ont pris rang dans l'histoire comme des demi-dieux et des guides de l'humanité. Une fois débarrassées de leurs tabernacles terrestres, leurs âmes libérées, dorénavant réunies pour toujours à leurs esprits, rejoignent l'armée resplendissante, unie en une seule solidarité spirituelle de pensées et d'actions, et qu'on nomme "l'Oint". Voilà donc la signification que donnaient les Gnostiques, lesquels en disant que le "Christos" a souffert spirituellement pour l'Humanité, voulaient impliquer que ce fut son Esprit Divin qui souffrit le plus. 

 
(source : "Isis Dévoilée" d'Héléna Blavatsky, IV, pp.179 et s.)







Il ne nous est pas possible de pénétrer dans la pensée, les réactions et les plans du Christ.
En Palestine, Son apparition fut surtout prophétique. Son œuvre principale fut de poser les fondements pour les activités qui suivront Son retour, et de semer ce qu'Il récoltera pendant l'Age Nouveau. Le côté tragique de Sa venue, il y a deux mille ans, a été accentué par les théologiens, et ils ont tellement insisté sur Ses souffrances que l'aspect douloureux de l'histoire évangélique a exercé une influence prévalente dans le monde.

Le drame du Christ eut plusieurs raisons :


1. Il découvrit que l'humanité n'était pas prête à recevoir ce qu'Il venait lui donner, et qu'il Lui faudrait des siècles d'expérience, d'enseignement et d'épreuves avant qu'Il puisse commencer Son oeuvre véritable. 2. Il se rendit compte qu'Il lui fallait entrer en relation plus étroite avec ce centre qu'Il avait coutume d'appeler "la Maison du Père". C'est cette constatation qui Le conduisit à déclarer à Ses disciples qu'ils feraient de "plus grandes choses" que celles qu'Il avait accomplies, et qu'Il devait aller vers Son Père. 3. Il comprit qu'Il avait besoin de travailleurs et de disciples mieux formés et plus consacrés que cela n'était possible à cette époque, ou que cela n'a été possible depuis lors. C'est pourquoi il rassemble et instruit le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. Lorsqu'il y aura un nombre suffisant de serviteurs et de travailleurs éclairés, Il viendra et rien ne pourra empêcher Sa venue. 4. Il découvrit aussi que les hommes n'étaient alors pas assez désespérés pour "s'emparer du Royaume des Cieux par la violence". Ce n'est que dans le désespoir, et lorsqu'il a atteint l'extrême limite de ses ressources personnelles, que le disciple trouve le chemin de ce Royaume et est prêt à abandonner les voies anciennes. Ce qui est vrai pour l'individu doit l'être également, sur une plus vaste échelle, pour l'humanité.

(source : "Le Retour du Christ" d'Alice Bailey, pp.99-100)






Le Christos (leçon 5)

Nombreux parmi ceux à qui ces Instructions sont envoyés qui ne sont pas en mesure d'obtenir les ouvrages contenant nos explications de la Sagesse Ancienne, et à qui, par là-même, nombre de nos allusions sont inintelligibles. Cela est vrai en particulier pour ceux qui viennent de la dévotion à l'église moderne, qui tout en conservant pour la personne et pour le personnage de Jésus respect et amour, ne savent pas où Le placer dans l'échelle de la vie humaine, dans leurs convictions changées, ou bien qui ne sont pas disposés à Le mettre au même niveau que les autres hommes.
Chaque époque a son Christ ou Sauveur, qui peut se manifester dans diverses conditions et au travers d'un ou plusieurs corps humains ; mais par "âge" nous ne devons pas comprendre que cela signifie "centaines d'années", parce que nombre de milliers d'années comportent un âge tel qu'on y fait référence désormais.
Dans le premier volume de La Doctrine Secrète, dans les stances ouvertes du troisième chapitre, on peut trouver ces mots :
« Les trois tombèrent dans les quatre. »
Cette phrase continent le secret total de la manifestation des Sauveurs de tous les temps. Que soit considéré la trinité du Père, de la Mère et du Fils ; Atma, Buddhi, Manas ; Matière, Force et Conscience ; Désir, Volonté et Sagesse ; ou Corps, Ame et Esprit, cela n'a aucune conséquence ; en dernière analyse, ils sont tous Un, et ce Un en Trois est l'Absolu, la vie et l'être de tout ce qui est en manifestation sur tous les plans du Cosmos, et chacun doit être compris comme interchangeable, bien que complet en soi lorsqu'il est séparé ; et quelle que soit l'un des trois aspects (ou personnes, ainsi que l'église parle d'eux) qui se manifeste dans le temps ou l'éternité, se manifeste parfaitement ; et ainsi, se manifeste avec tous les attributs des deux autres.
Cette manifestation triple de la vie et de l'être "est éternelle dans les Cieux", et l'a toujours été, et le sera toujours dans cet état de conscience appelé communément Nirvana ou Paradis. Il est inconcevable de penser à Cela comme retirant quelque partie de lui-même, parce qu'Il est une unité, Il est le Dieu.
Aucune forme de mots ne peut décrire de façon adéquate la descente de ce Dieu dans la Matière, matière qui n'était pas en manifestation tant que la descente n'était pas accomplie. Le principe de l'Ombre véhicule aussi près que possible l'idée du processus. Les Trois, c'est-à-dire, les Trois en Un - créèrent et devinrent toute Substance, toute Matière, par un processus apparenté à la projection d'une ombre sur le plan physique, c'est-à-dire en projetant la pensée créatrice dans une forme et substance temporaire ; cette substance ayant tous les attributs (dans un degré plus ou moins altéré) de ses progéniteurs.
Pour projeter une ombre, une forme doit passer entre la lumière du soleil et la terre ; le soleil, le corps et la terre sont trois degrés ou taux de vibration de la matière, et ils constituent les agents par l'intermédiaire desquels l'ombre est projetée, et ils correspondent aux trois différents agents et attributs des trois grands feux créateurs, représentés par la Trinité mentionnée précédemment.
Maitenant, afin de vous aider, vous qui trouvez cela difficile d'appréhender l'Unité dans la Diversité, nous allons prendre l'un des aspects de la Trinité - le Fils, qui doit aussi être considéré comme Substance Cosmique ou Matière, dans la trinité de Matière, Force et Conscience ; comme Corps, dans le Corps, l'Ame et l'Esprit ; comme Manas, dans Manas, Buddhi et Atma. Cet aspect du Fils est le Christos, le Sauveur, l'Ange de Lumière, qui chûte du paradis dans la manifestation, non pas parce qu'il est mauvais, mais afin d'accomplir le Désir, ou la Volonté du principe-Père, qui était la création de la matière, son évolution, et sa rédemption finale.
Chaque atome de la matière manifestée possède ce principe ; en conséquence, chaque être humain ; mais il est dormant jusqu'à ce qu'il soit mis en évidence et, développé ; et peut aussi être développés par les instincts les plus élevés de l'Ame. En conséquence, alors que nous sommes tous des Sauveurs en embryon, il en est seulement Un dans tous les âges qui soit en mesure de développer l'amour, l'endurance et le sacrifice-de-soi nécessaire pour un tel appel si élevé, et cet Unique devient le "Grand Frère" de la race et de l'âge auquel il appartient.
Dans Saint-Jean, Chapitre 17, verset 21, on trouve ces mots :
« Pour que tous ils soient un ; comme vous, mon Père, vous êtes en moi, et moi en vous ; pour que, eux aussi, ils soient un en nous, afin que le monde croie que vous m'avez envoyé. »
Cet espoir tel qu'exprimé dans ce passage très occulte et de la plus grande beauté, démontre la croyance soutenue par Jésus d'une involution finale de la matière dans le même ordre que l'évolution l'a manifestée et cela jusqu'au point élevé où l'involution devient une possibilité.
Le plus gros de la controverse entre la science et la religion ainsi qu'entre les différentes divisions des entités religieuses, est dû à la réticence de l'une des entités de considérer justement les points discutés de la philosophie des autres. Le Chrétien ignorant imagine que Jésus doit perdre en grandeur et en pouvoir s'il est considéré à partir du point de vue commun d'une monade évolutionnaire, ainsi que l'étaient les origines de la vie terrestre de toute l'humanité, alors qu'il est souvent fait référence à lui dans les travaux écclésiastiques comme "le premier-né parmi de nombreux frères". S'il est un frère de toute la race humaine, il était sûrement subjet aux lois communes de l'évolution. Nous ne désirons pas retirer la divinité de Jésus - nous désirons seulement montrer l'origine commune de la divinité pour toute l'humanité.

(source : Les Enseignements du Temple de Maître Hilarion)

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Message par Archange le Mar 23 Déc - 18:42

QUEL-EST LE RÔLE DU CHRIST SUR L’HUMANITÉ ?






Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  R%C3%B4le+fonction+du+Christ+sur+l%27%C3%A9volution+de+l%27humanit%C3%A9




Pour une meilleure compréhension lire avant dans l’ordre:



Tout repose sur le Christ, pas tellement besoin de se demander quelle est sa participation, elle est totale. Rappelez-vous ce qui a été dit dans le livre sacré. Nul n’ira au Père sans passer par moi. Alors, il faut définir qui est le Père et qui est le Fils ? Et ainsi vous connaîtrez tout le programme de la hiérarchie spirituelle qui guide l’humanité.

Le Père est le Logos Planétaire, c’est-à-dire cette entité cosmique qui contient la planète. Il lui donne toutes les formes de vie, il contient l’humanité, et il est la source de l’âme de chaque individu. Cette grande entité, même si elle est capable de créer toute chose comme par exemple un minéral, une cellule dans votre corps, ne peut se manifester dans son entier. Son approche trop intense brûlerait les différents plans de la planète et de l’humanité.

Alors, à chaque ère, étant donné que tout est cycle dans l’Univers, à chaque coup de gong cosmique qui détermine la fin et l’entrée dans un nouveau cycle, une entité spirituelle apparaît, porteuse du plan pour l’ère qui vient, et donne ainsi un rituel, une philosophie, une religion et un système initiatique. 

Vient donc cette entité, le Christ, appelé différemment suivant les religions, mais qui est toujours le même Être. Le Christ est l’intermédiaire entre l’unique initiateur, soit le Logos Planétaire, ou votre Père et l’humanité à initier, parce que l’humanité au travers des cycles, essaie d’acquérir les différentes initiations pour arriver à l’initiation solaire. Mais avant d’arriver au point où l’humanité va rencontrer l’initiation solaire, où donc elle va rencontrer son Père, elle doit passer par des tas de petites initiations planétaires ou terrestres, données par les différents guides, les différents Maîtres et données par le Christ.

Lorsque le Christ initie un homme, cet homme peut être dans un prochain cycle, présenté au Père pour recevoir sa première initiation solaire, et change ainsi de hiérarchie. Cette âme n’est plus surveillée par la hiérarchie planétaire, elle est sous la surveillance de la hiérarchie solaire. Il n’y a plus de manifestation dans la forme, sa vie se situe à l’état de la conscience, cela reste possible qu’il descende sur terre, mais n’est plus exigé pour évoluer. Donc,

Qui est le Christ ?

Il est l’intermédiaire entre ce Logos initiateur et l’humanité. Il est le relais, le transformateur en quelque sorte. C’est pourquoi il a dit, nul n’ira au Père sans passer par moi, parce que si vous pouvez rencontrer et supporter l’énergie, la vibration du Christ, vous pourrez rencontrer et supporter l’intensité du Père. Mais qui ne peut pas supporter et rencontrer le Christ, ne peut pas aller au Père, parce qu’il serait brûlé, son âme elle-même serait atteinte.

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Le+Christ+est+le+chef+de+toutes+les+hi%C3%A9rarchies+qui+entourent+la+plan%C3%A8te+terre



Le Christ est aussi le chef de toutes les hiérarchies qui entourent la planète.




Lorsqu’on parle de la hiérarchie planétaire, il faut savoir qu'en fait, il y en a plusieurs qui sont toutes chapeautées par un seul et même être qui est le Christ. Pourquoi plusieurs hiérarchies ? C’est d’abord parce qu’il y a plusieurs civilisations, plusieurs niveaux de civilisation, plusieurs races. Chaque race, chaque niveau de civilisation a son groupe de Maîtres, chapeauté par le Maître de la hiérarchie.


Et puis il y a d’autres hiérarchies, d’autres créatures que l’homme connaît moins, qui sont les Dévas et tous les esprits de la nature. Cela représente aussi une hiérarchie, qui évolue en elle-même, pour elle-même, et en essayant aussi d’accomplir un changement sur l’humanité. Il y a une hiérarchie pour chaque type, depuis l’élément terre, l’eau, l’air, le feu, et toutes ces hiérarchies sont surveillées par des Maîtres ayant atteint un état de Bouddha éveillé. C’est à ce moment-là que commence la véritable hiérarchie, celle qui est véritablement efficace, qui dirige, alors que les autres exécutent et servent de relais pour l’exécution.

Au-dessus de cela il y a le Christ, mais il n’y a pas que lui, il est une sorte de chef suprême. Entre autre il y a lui, disons le plus actif, parce qu’il est celui qui est extériorisé. Il est celui qui est devenu exotérique alors que les autres sont restés ésotériques. Les autres naturellement je n’en parlerai pas puisqu’ils veulent rester dans l’ombre.

Pourquoi ce secret ?

C’est parce que l’efficacité même de leur action réside dans le silence. Vous pouvez concevoir qu’il y ait des gens préférant le silence, ne serait-ce que pour la production d’une belle œuvre, ils ont besoin de se concentrer. Le type de travail de ces êtres-là, réclame un silence total. Autrement dit, ils sont inconscients de ce qui se passe véritablement à l’extérieur, mais ils émettent constamment une certaine vibration qui permet de maintenir le plan, d’effectuer le plan. Ils sont la source même de la vie, la source même de l’évolution

Pastor (guide spirituel, 27-09-86)




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Message par Archange le Ven 2 Jan - 14:53




L’Esprit de Christ – Séphiras Hokmah et Tiphéret.




« Tiphéret signifie beauté, splendeur. C’est, dans l’Arbre de vie, la cinquième séphira à partir du bas, et la sixième à partir du haut. Elle est au centre de l’univers comme le soleil est au centre du système solaire. Dans le corps humain, c’est la région du cœur et du plexus solaire qui lui correspond. D’après la Kabbale, la Divinité se manifeste dans la séphira Tiphéret sous le nom d’Eloha ve Daath ; là, l’Archange Mikhaël règne sur l’ordre angélique des Malahim (littéralement « les Rois ») qui correspondent aux « Vertus » de la religion chrétienne. La partie matérielle, visible de la séphira est, comme vous le savez, représentée par le soleil, appelé « Schémech » en hébreu.


Si vous avez lu la Genèse, vous avez pu remarquer que la première créature de Dieu a été la lumière : « Et Dieu dit : Que la lumière soit, et la lumière fut. » Donc, le commencement de tout, c’est la lumière. Et la lumière, c’est le Christ, l’Esprit solaire. Car l’Esprit de Christ, qui se manifeste d’abord dans la séphira Hokmah, la première gloire, le verbe, dont saint Jean dit dans son Évangile que rien n’a été fait sans lui, se manifeste aussi sous un autre aspect dans le soleil. Tiphéret a ses racines dans Hokmah où brille Vidélinata, la lumière divine, invisible pour nos yeux.

Pour moi, et pour les Initiés, l’Esprit solaire est l’Esprit de Christ, car le soleil est beaucoup plus que ce que nous voyons. Le soleil est tout un monde avec des habitants, une organisation, une culture extraordinaire, c’est la région des Initiés, des grands maîtres. Mais on est encore tellement loin de savoir ce qu’est le soleil ! »



~ Omraam Mikhaël Aïvanhov – Les splendeurs de Tiphéret



https://expansiondeconscience.wordpress.com/tag/omraam-mikhael-aivanhov/

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Message par Archange le Ven 2 Jan - 14:55




Le Christ travaille pour tous les Hommes – Alice Ann Bailey



« Le Tibétain m’a demandé de dire clairement que, lorsqu’il parle du Christ, il
utilise son nom officiel, comme Chef de la Hiérarchie. Le Christ travaille pour
tous les hommes quelle que soit leur foi ; Il n’appartient pas plus au monde
chrétien qu’au monde bouddhiste, à l’Islam et qu’à toute autre foi
. Il n’est pas
nécessaire qu’un homme entre dans l’Eglise chrétienne pour être affilié au
Christ. Ce qui est exigé est l’amour de vos semblables, une vie disciplinée, la
reconnaissance de la divinité dans toutes les croyances et tous les êtres, et une
règle de vie journalière qui soit l’Amour. »




extrait de « Extériorisation de la Hiérarchie »  Alice Ann Bailey



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Message par Archange le Mar 13 Jan - 21:21




"La véritable philosophie du Christ, c'est de ne pas fuir, de ne pas déserter la terre, mais de s'imprégner de tout ce qui est dans le Ciel et de le faire descendre ensuite sur la terre pour qu'elle devienne un Paradis, le Royaume de Dieu."


« La philosophie du Christ amène l’homme vers la réalisation du plus haut idéal : ressembler à ce modèle divin qu’il porte en lui dans le plan atmique. Si Jésus a pu dire : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », c’est parce que dans chaque créature est déposée, comme une graine, cette image de la perfection du Père céleste, et en nourrissant cette graine, en l’arrosant, en la vivifiant, peu à peu vous vous approcherez de sa perfection. Mais seul le haut idéal peut vous aider à arriver jusque-là. »



~ Omraam Mikhaël Aïvanhov




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Message par Archange le Mer 14 Jan - 21:26

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Christ10


Christ dérive du mot grec Christos qui signifie « oint », sacré.

Son équivalent en hébreu est Machia'h, ou le Messie – l'équivalent en sanskrit est Avatar.







QUI EST LE CHRIST ?



Jésus leur dit : « Je suis venu vous
montrer tout ce que peut faire l’homme.
Ce que j’ai fait, tous peuvent le faire.
Et ce que je suis, tous le seront un jour. »


(Extrait d’un ancien manuscrit tibétain cité par l’anthropologue russe Nicolas Roerich dans son ouvrage intitulé Himalaya publié en 1926.)


Christ est celui qui a atteint la Demeure du Père, pour devenir Sa Partie intègre, et vint ensuite sur Terre comme Maître divin coessentiel avec le Père.

Christ n'est pas le nom de famille de Jésus comme beaucoup de croyants le pensent, mais plutôt un titre ou un poste. Il y avait un Jésus-Christ, mais il y eu de nombreux Christs durant toute l'histoire de l'humanité.

  Le titre de Christ est le nom d'une fonction dans la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, ce groupe d'êtres avancés qui guident l'évolution de l'humanité en coulisses. Celui, quel qu'il soit, qui se tient à la tête de la Hiérarchie devient automatiquement, pendant toute la durée de sa charge, l'Instructeur mondial, connu en Orient sous le nom de Bodhisattva. Ce poste est actuellement occupé par le Seigneur Maitreya.

  Maitreya, qui incarne l'énergie que nous appelons « principe christique », occupe cette charge depuis 2 000 ans, et, en Palestine, il s'est manifesté en tant que Christ afin d'inaugurer l'ère des Poissons, qui commençait alors. Il a utilisé une méthode appelée « adombrement spirituel », c'est-à-dire que sa conscience a inspiré et guidé les actions et les enseignements de son disciple Jésus. C'est donc avec la conscience du Christ, Maitreya, que se sont trouvés en contact tous ceux qui entouraient Jésus.

  Maitreya, le Christ, est un avatar planétaire et Sai Baba est un avatar cosmique. L’Avatar est un Etre spirituel qui « descend sur Terre » en réponse à l’appel et aux besoins de l’humanité. Les Avatars peuvent être de différents niveaux : humain, planétaire ou cosmique. On dit des Avatars cosmiques qu’ils sont des    « Incarnations divines ». Leurs enseignements, correctement compris et progressivement mis en pratique par l’humanité, élargisse sa compréhension et lui présentent la prochaine étape dans son progrès évolutif.

  Sai Baba incarne l'énergie d'amour à un niveau cosmique (le Christ incarne cette même énergie au niveau planétaire), et son travail consiste, en partie, à préparer l'humanité au travail du Christ, en éveillant le principe d'amour au sein de l'humanité.

  Sai Baba et Maitreya incarnent tous deux la même énergie, l'énergie d'Amour que nous appelons le principe christique.

  La Conscience christique est l’Energie du Christ cosmique, connue aussi sous le nom de Principe christique. Incarnée pour nous par le Christ, elle s’éveille actuellement dans le cœur de millions de gens partout dans le monde. C’est l’énergie de l’évolution en soi.


Jésus fut appelé Christ parce qu'il ne faisait qu'un avec son Moi christique, aussi la lumière de Dieu, ou la Présence JE SUIS, descendit-elle sur lui. Chacun de nous peut aussi s'unir à son Moi christique.

   Nous croyons généralement que seul Jésus peut être le Christ car la religion chrétienne nous enseigne que Jésus est le fils unique de Dieu. Ceci découle d'une mauvaise compréhension de l'Évangile selon Saint Jean. Reportons-nous au premier chapitre qui décrit le Verbe de Dieu.

   Le verset 14 se lit comme suit : « Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. »

  Nous pouvons en déduire que Jésus est le Verbe, le Fils unique de Dieu. Mais les lecteurs qui connaissaient le concept grec du Verbe, du Logos, en auraient déduit autre chose. Tant les philosophes grecs que les mystiques juifs utilisaient le mot Logos pour désigner l'entité divine qui agit dans le monde et sert d'intermédiaire entre le Créateur et sa création. Le Verbe, en un certain sens, est le Fils de Dieu, parce qu’il est l’instrument du Créateur.

   Quand on lit que le Verbe s’est fait chair et qu’il a vécu parmi nous, on en conclut tout naturellement que Jésus est le Verbe. Mais on ne réalise pas que lorsque saint Jean a affirmé que le Verbe s’était fait chair, il ne voulait pas nécessairement dire que Jésus était le seul fils de Dieu. Il voulait dire que le Verbe, le seul Fils de Dieu, s’était incarné dans la présence de Jésus.

   L’auteur de l'Évangile selon Saint Jean connaissait certainement l’idée véhiculée par les mystiques juifs selon laquelle des êtres humains exceptionnels pouvaient incarner le Logos, ou Fils de Dieu. De sorte que lorsque Jean écrit que Jésus est le Logos, il ne nous dénie pas le droit de nous unir au Verbe, le Fils unique.
   Jésus était l’incarnation du Verbe, mais cela ne signifie pas qu’il était l’unique incarnation. Le Fils unique est le Christ universel qui devient en chacun de nous le Moi christique. Quiconque communie avec le Moi christique peut aussi être appelé le Christ. Et le Christ est toujours quelqu’un qui baigne dans la Présence JE SUIS ; comme le dit saint Jean, « Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde. »

  Parmi les premiers chrétiens, certains croyaient que c’est le destin de chacun de s’unir au Logos. Clément d’Alexandrie, un des Pères de l’Eglise du deuxième siècle après Jésus-Christ,  affirmait que « chaque personne possède en elle l’image du Verbe (Logos). »

  Saint Paul nous rappelle que chaque chrétien est destiné à devenir fils de Dieu. Dans son Épître aux Romains, il affirme que Dieu prédestine les chrétiens « à reproduire l’image de son Fils (le Verbe), afin qu’il soit l’aîné d’une multitudes de frères. » En d’autres termes, nous avons été créés pour devenir le Verbe, le Logos ou Moi christique, comme l’a fait Jésus.


 Jésus disait :
   « Celui qui s’abreuvera à ma bouche
   deviendra comme moi, et moi je serai lui,
   et les choses cachées lui seront révélées. »


                     Évangile de Thomas, verset 108





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Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Jesusk10




L’explication sur la Photographie de JÉSUS CHRIST avec l’apôtre Thaddée et Joseph d’Arimathie par Daniel Meurois :


“Voici une photo assez rare qui m'a été communiquée il y a quelques temps et on m'en a raconté l'histoire. Je ne sais pas de quand elle date exactement mais elle a été prise il y a un bon nombre d'années, c'est sûr. Jusqu'à présent, elle avait circulé d'une façon underground mais je crois que le temps est venu où il faut la diffuser le plus possible. Elle aurait été prise par un touriste qui s'était rendu à Jérusalem et qui a photographié le mur des lamentations. Or, quand il a développé sa pellicule, à la place du mur des lamentations, c'est cette image qui est apparue sur la photo.

Lorsqu'on m'a montré celle-ci pour la première fois, on m'a demandé si ça me disait quelque chose et là, j'ai fait un bond et répondu :"Oui ! C'est le Maître Jésus avec Joseph d'Arimathie et l'apôtre Thaddée. C'est de cette façon-là que je les vois dans les annales akashiques."

J'en conclu que c'est une photo qui a été transmise par voie divine et par je ne sais quel miracle, à cette personne pour que, progressivement, elle commence à être divulguée. La photo est un peu abîmée mais toujours est-il que c'est véritablement les visages tels que je les vois lorsque je fais mes plongées dans les annales akashiques. Je peux donc dire que ce sont bien les visage de Jésus, de Joseph d'Arimathie et de l'apôtre Thaddée.

Lorsqu'on m'a mis cette photo dans les mains pour la première fois, j'ai été bouleversé parce que c'était la première fois que je voyais sur papier ce que je vois de façon extra-corporelle.

Il y a un détail sur cette photo qu'aucun tricheur ou un peintre n'aurait réussi à imaginer. Autour de la tête de Jésus, il y a une espèce de lanière... ce n'est pas un bandeau car celui-ci repasserait devant le front, or, ici, ce n'est pas le cas. En fait, c'est une sorte de diadème métalique cerclé d'un petit cordon de cuir que le Maître Jésus mettait parfois sur l'arrière de ses cheveux lorsqu'il y avait du vent. De le retrouver-là sur cette photo est tout à fait exceptionnel.

A propos de l'apôtre Thaddée, il est plus connu dans la tradition occidentale sous le nom de Jude. Il est surtout connu sous le nom de Thaddée parmi le peuple Arménien où il est allé enseigner les premières années suivant le départ du Maître.”




http://www.centredeconnaissance.org/html/le_christ.html


Dernière édition par Archange le Ven 30 Jan - 21:32, édité 2 fois

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Message par Archange le Mer 14 Jan - 21:36

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Il y a environ deux mille six cents ans, Gautama Bouddha a prophétisé qu'au début de l'ère nouvelle viendrait dans le monde un grand instructeur, un Bouddha comme lui, du nom de Maitreya. Maitreya, a-t-il dit, inspirerait à l'humanité la création d'un âge d'or, d'une brillante civilisation fondée, selon lui, sur la justice et la vérité. Depuis deux mille six cents ans, les bouddhistes attendent la venue du Bouddha Maitreya. Et depuis deux mille ans les chrétiens attendent le retour du Christ. Le Christ et le Seigneur Maitreya sont un seul et même individu, le Maître de tous les Maîtres, et comme l'appelait Gautama Bouddha, l'Instructeur des anges (dévas) et des hommes.
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A travers l'histoire, chaque fois que l'humanité s'est trouvée face à une crise de grande ampleur, la Hiérarchie spirituelle lui a envoyé un Instructeur pour la guider. Parmi ces grands messagers spirituels figuraient Krishna, le Bouddha, le Christ et Mahomet, pour n'en mentionner que quelques-uns. En cette période particulièrement critique de l'histoire humaine que nous traversons aujourd'hui, la plupart des Maîtres reviennent ensemble dans le monde pour la première fois depuis des milliers d'années sous la conduite de Maitreya, le « Maître de tous les Maîtres », chef de la Hiérarchie spirituelle. Grâce à leur inspiration et à l'extraordinaire stimulation qui résultera de leur présence physique dans le monde, l'humanité construira la civilisation de l'avenir.

En Palestine, il y a deux mille ans, Maitreya a oeuvré par l'entremise de son disciple Jésus de Nazareth. A partir du baptême de Jésus dans le Jourdain et jusqu'à sa crucifixion, la conscience de Maitreya l'a « adombré », ce qui signifie que Maitreya se manifestait à travers Jésus, avec l'entier consentement de celui-ci. Il s'agit là d'une méthode parfois employée par les Maîtres pour présenter, à travers leurs disciples, un nouvel enseignement à l'humanité. C'est ainsi que Maitreya a pu répandre dans le monde cette grande énergie spirituelle qu'est l'Amour. Jésus, devenu lui-même un Maître, a joué un rôle important pour préparer la voie à l'actuel retour de Maitreya, et sera parmi les premiers Maîtres à se présenter au monde après le jour de la déclaration

Le Christ Maitreya est le « Frère aîné » de la famille humaine : il a pleinement accompli et réalisé son potentiel divin, potentiel qui est latent en chacun de nous et destiné à se réaliser au cours de notre propre évolution. Il vient aujourd'hui nous révéler un nouvel aspect du divin, et guider l'humanité dans la prochaine étape de son cheminement spirituel.
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Qui est le Christ ?

Dans la tradition ésotérique, le mot « Christ » n'est pas un nom propre mais sert à désigner celui qui est à la tête de la Hiérarchie spirituelle des Maîtres. Maitreya, le Maître des Maîtres, est le Christ depuis environ deux mille ans, et le restera pour la totalité de l'ère du Verseau, soit pendant plus de deux mille ans encore.

Qui est l'Antéchrist ?

Selon les enseignements de la Sagesse éternelle, l'Antéchrist n'est pas un individu qui ferait son apparition à une période donnée de l'histoire, mais une énergie qui se répand avant l'avènement du Christ, pour détruire les structures cristallisées qui pourraient entraver de nouveaux développements dans la société, et préparer ainsi la voie aux forces constructrices qu'apporte le Christ. Bien qu'il s'agisse d'une énergie, l'Antéchrist se manifeste historiquement à travers certains individus : parmi eux ont figuré notamment l'empereur romain Néron et, au cours de ce siècle, Adolf Hitler et quelques-uns de ses proches collaborateurs. A l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la défaite des puissances de l'Axe a marqué la fin de la période de manifestation de l'énergie de l'Antéchrist, qui ne refera son apparition que dans trois mille ans environ.
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Message par Archange le Mer 14 Jan - 21:39

Maitreya et les Maîtres de Sagesse :


  
Les enseignements de la Sagesse éternelle ont été donnés au monde par des Maîtres de Sagesse ; cet enseignement a été transmis en Occident principalement par l'entremise de deux disciples, Helena Petrovna Blavatski, fondatrice de la Société théosophique, entre 1875 et 1889 et Alice A. Bailey qui a servi de «secrétaire» au Maître tibétain entre 1919 et 1949.

  Le Maître tibétain avait prédit une phase ultérieure révélatoire qui émergerait dans le monde entier au moyen de la radio et vraisemblablement de la télévision quelque temps après 1975. Cette phase des enseignements inclurait des révélations provenant des Maîtres et surtout du Maître de tous les Maîtres, le Seigneur Maitreya, qui incarne le principe christique et est par conséquent le Christ sur notre planète.

  En juin 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Seigneur Maitreya fit une annonce d'une importance extraordinaire. Il fit part de son intention de revenir dans le monde dès que possible, si l'humanité commençait à remettre de l'ordre dans sa maison.

  Il annonça qu'il reviendrait lorsque la paix aurait été restaurée dans une certaine mesure, lorsque le principe du partage commencerait à gouverner le monde économique et que l'énergie de bonne volonté se manifesterait et permettrait d'établir de justes relations humaines.

  Il dit que lorsque des progrès seraient faits dans ce sens et que nos esprits commenceraient à se diriger dans la bonne voie, il viendrait et que, cette fois, il ne serait pas seul, mais accompagné d'un très vaste groupe de ses disciples, les Maîtres de Sagesse. Nous assisterons alors à l'extériorisation de l'activité des Maîtres, pour la première fois depuis près de 98 000 ans. Pour la première fois depuis toutes ces années, une grande partie de la Hiérarchie spirituelle travaillera ouvertement dans le monde, au milieu des hommes, et les Maîtres seront reconnus pour ce qu'ils sont.





        Et cela se déroule actuellement.




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Message par Archange le Mer 14 Jan - 21:50




Krishnamurti (extrait de Krishnamurti, une vie de Pupul Jayakar)



"La réunion était terminée, et Clarke* et moi montâmes dans ma chambre. Ma fenêtre donnait dans la salle de réunion; je m'en approchai par hasard et j'aperçus quelqu'un. Je fus d'abord surpris parce que j'avais vu que tout le monde était parti après la réunion, j'avais fermé moi-même la porté à clé. Je me sentis assez inquiet et plutôt effrayé, mais je me dis: "Il n'y a pas de quoi avoir peur!"

J'appelai Clarke et je descendis rapidement; arrivé en bas je me retournai pour voir si Clarke me suivait, mais il n'était pas là. J'entendis une sorte de bruit et voici ce que je vis: une forme parut se détacher du portrait du Seigneur Maitreya et de ceux des autres Maîtres, je vis le corps d'un homme, mais son visage m'était caché car il était couvert d'une sorte d'étoffe dorée. Je savais qui c'était car il avait les cheveux longs et une barbe en pointe, mais je voulus en être sûr et je lui demandai très humblement: "Est-ce vous, Seigneur?" Il découvrit son visage et je sus que c'était bien le Seigneur Maitreya. Je me prosternai et, la main tendue, il me bénit. Puis il s'assit au sol, les jambes croisées, et j'en fis autant. Il se mit à me parler et à me dire des choses dont je ne me souviens pas. Je me prosternai de nouveau, et il disparut."



* Un ingénieur théosophe collaborateur de CW Leadbeater




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Message par Archange le Jeu 15 Jan - 20:33




Christ - Verbe divin et pain vivant


La bouche a deux fonctions essentielles : la nutrition et la parole. La nourriture entre dans notre bouche et la parole en sort. Mais n’y a-t-il pas une relation entre la nourriture et la parole ? Si, et cette relation est particulièrement claire dans la figure du Christ. Le Christ, c’est le Fils, la deuxième personne de la Trinité, le Verbe créateur proféré par le Père. Et il se manifeste également comme nourriture, lorsque Jésus dit : « Je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » Ou encore, au moment de la Cène, quand il donne le pain et le vin à ses disciples en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps… Buvez, ceci est mon sang. » On peut même trouver dans les Évangiles un passage où le pain est clairement identifié à la parole. Quand, après avoir jeûné quarante jours dans le désert, Jésus eut faim, le diable vint le tenter en lui suggérant de transformer des pierres en pain. Mais Jésus le repoussa en disant : « L’homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Dans le plan spirituel, le Christ est le Verbe de Dieu, il est lié à Dieu comme la parole est liée à celui qui la prononce ; et dans le plan physique, il est le pain.


Est-ce que cela a du sens de penser qu’une seule fois dans l’histoire, il y a deux mille ans, Dieu a envoyé son Fils unique? Les autres religions, par qui alors ont-elles été fondées? Par des êtres inférieurs qui n’étaient pas des fils de Dieu?… Et ceux qui pratiquent ces religions sont-ils dans l’erreur? s’ils mènent une vie exemplaire, n’ont-ils pas la même valeur aux yeux de Dieu?… Eh oui, il y a de plus en plus de gens que ces questions préoccupent.


Gloire du Christ - entrer dans la Gloire du Christ


En acceptant de mourir sur la croix, Jésus a fait un sacrifice que nous devons méditer afin d'en mesurer toute la grandeur et de nous y associer par la pensée. Mais dans la nouvelle vie que le Christ maintenant nous propose, il n'est pas préconisé de s'attarder sur le supplice de la croix, car le Christ se manifeste aussi par la beauté, la joie, la lumière. Dans la nouvelle culture, c'est la pensée de la gloire du Christ qui doit nourrir notre vie intérieure. Dieu se réjouira en voyant que nous cessons d'embrasser la poussière et de nous agenouiller devant des tombeaux, car Il nous destine au plus grandiose avenir. Et s'il existe des morts dont il faut s'occuper, ce ne sont pas ceux des cimetières, mais ceux qui sont enfouis dans notre for intérieur: nos vieilles habitudes, nos vieilles conceptions erronées. Ce sont ces morts-là qu'il faut chercher pour en finir avec eux! Lorsque nous y parviendrons, nous entrerons nous aussi dans la gloire du Christ.



Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Message par Archange le Mar 20 Jan - 19:31




« La lettre Shin occupe la place centrale dans le nom de Jésus. En effet, le nom de Jésus est composé des quatre lettres du nom de Dieu Iod Hé Vav Hé, auxquelles est ajoutée, au centre, la lettre Shin.


Quel lien existe-t-il entre la mission de Jésus et cette lettre Shin qui a la forme d’un trident ? Le trident est le sceptre de Neptune, il est le signe de son pouvoir sur les eaux. Or, les fonds marins, que les Anciens imaginaient peuplés de monstres, sont associés en psychologie aux abîmes du subconscient peuplés de puissances ténébreuses qui non seulement tourmentent les humains mais menacent de les engloutir .


La Science Initiatique nous révèle qu’avant la venue de Jésus le chemin de l’évolution était obstrué par des entités monstrueuses qui se nourrissaient du sang des victimes offertes aux dieux. Avant Jésus, toutes les religions pratiquaient des sacrifices sanglants, et les esprits de l’astral inférieur, les larves, les élémentaux qui se nourrissaient des émanations produites par le sang des victimes, ne cessaient de se multiplier, formant autour des humains une atmosphère ténébreuse, gluante. Pour repousser ces entités qui obstruaient le chemin, à la place du sang des victimes dont elles se nourrissaient, Jésus a accepté de donner son propre sang en subissant le supplice de la croix. Oui, c’est là un grand mystère : le pouvoir du sang. Et il est dit dans les Evangiles que déjà dans le jardin de Gethsémani, quand Jésus commença à sentir l’angoisse de la mort, « sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre ».


Jésus avait atteint un tel degré de pureté que son sang était devenu une condensation de la vie divine. Les entités du monde astral ont senti ce sang, elles se sont précipitées pour s’en abreuver, et il a produit sur elles le même effet qu’une liqueur trop forte qu’elles n’ont pas pu supporter : elles ont été comme enivrées, chloroformées, elles n’ont pas pu résister et elles ont libéré le passage.


Jésus s’est sacrifié pour dégager le chemin qui conduit jusqu’au monde divin. Les cinq lettres de son nom ont la puissance d’un pentacle : le pentagramme. »



Omraam Mickaël Aïvanhof

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Message par Archange le Mar 20 Jan - 21:20

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Le_mys10




Le Mystère du Golgotha



On pourra comprendre que cet événement de Palestine est d'une portée considérable pour toute l'évolution future de l'humanité, car il la renouvelle. Auparavant, ce que nous pouvons nommer le noyau essentiel de l'être humain, le Je*, existait bien pour les hommes, mais ils n'en avaient pas encore vraiment pris conscience - et ils ne purent le faire qu'à la faveur du Mystère du Golgotha. Les temps devaient désormais commencer où les hommes pouvaient savoir ceci: avec le je, le moi, se manifeste dans l'homme ce qu'il a en commun avec le cosmos entier.


Avant l'ère chrétienne, les hommes ne pressentaient même pas que, comme leur corps physique est lié au monde matériel, leur âme au psychisme universle, le noyau le plus intérieur de leur être est né de l'immensité du monde spirituel. L'impulsion christique originelle apporte à chaque homme la possibilité de chercher le dieu, l'entité divine originelle, non pas dans son "vêtement d'âme" mais dans son véritable Je.


Désormais, on apprend à dire: si tu veux que se dévoile à toi le divin suprême qui anime l'univers entier, regarde dans ton propre Je. Par ton Je, c'est le dieu qui te parle. Et son langage parvient à ta conscience habituelle si tu comprends comment, par le Mystère du Golgotha, des forces divines ont pénétré dans l'humanité, si tu saiis qu'à ce moment, une initiation s'est accomplie sous la forme de ce grand événement historique, alors qu'auparavant c'est dans le tréfonds du temple qu'on amenait les initiés à vivre le monde spirituel. Oui, à présent, le dieu te parle, à toi particulièrement, dès lors qu'en t'élevant tu fais de ton âme un organe de perception dans le monde spirituel.


L'essence de l'impulsion du Christ, c'est l'apparition de la conscience du divin qui s'exprime par le Je.


En comprenant ainsi certaines paroles profondes des Evangiles, on pourra entrevoir comment le monde spirituel procède à une grandiose éducation du genre humain. On verra comment ce qui devait un jour parler à l'homme par la voix de son Je, a été préparé par l'évolution dans l'ancien peuple hébreux, dans ce qui a parlé au judaïsme, mais en tant qu'esprit de peuple.


Le christianisme insiste sur ceci: ce genre de sentiment du divin, "Je suis le je suis" Eyeh asher eyeh, n'est pas encore ce qui désigne l'homme dans toute sa dimension. Pour saisir le divin qui agit en l'homme, il faut ressentir ce qui, dans l'esprit, est au-delà de toutes les générations. C'est pourquoi la véritable traduction est: "Avant que Abraham fût, était le Je Suis!" C'est-à-dire: L'homme éprouve dans son Je un élément éternel encore antérieur au divin qui, à partir d'Abraham, anima toutes les générations.


Le christ Jésus apporte au monde le principe de l'esprit divin que tout individu - du fait qu'il est homme - peut trouver dans le noyau le plus central de son être. Les hommes ressentiront de plus en plus que le mystère le plus intime du christianisme est la force s'élevant au-dessus des différences qui séparent les hommes; cette force les conduit vers l'universellement humain, vers ce que chaque homme peut découvrir en lui.


Les dieux du passé étaient ceux d'un peuple ou d'une race déterminée. Mais le dieu qui, dans le Christ, est venu affronter l'humanité écarte de l'homme toutes les différences, d'autrefois, pour l'amener à ce qu'il est, du simple fait qu'il est "homme".



Rudolf Steiner



* Le Je, le moi véritable, celui qui va d'incarnation en incarnation, de vie terrestre en vie terrestre.


Dernière édition par Archange le Jeu 29 Jan - 14:55, édité 1 fois

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Message par Archange le Mar 20 Jan - 21:27




Galates 3 :27-29 : « vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. ».

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Message par Archange le Lun 26 Jan - 14:39




La réconciliation intérieure 


   
 Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Cramer-emblemata-illuminator


Selon le dictionnaire Le Petit Larousse illustré (édition 2002), le verbe « réconcilier » émane du latin reconciliare et signifie « rétablir des relations amicales entre des personnes brouillées ». Se réconcilier consiste donc à « se mettre d’accord avec quelqu’un ». Dans le verbe « réconcilier », on trouve «ré» (de nouveau), « con » (avec) et « lier » (unir, nouer). La réconciliation suppose donc une reprise d’accord, d’harmonie ou d’entente avec quelqu’un. Cet acte renvoie à trois moments : le moment des premiers accords, la rupture de l’accord initial et le rapprochement des deux parties séparées en vue d’un nouvel accord.


Au cours de son histoire, l’humanité a rompu sa relation avec la Divinité. Au fil des temps, elle a toujours cherché à réparer son erreur en procédant à une réconciliation avec son divin Créateur. L’œuvre de réconciliation s’est donc faite de manière individuelle et collective.
Cet exposé a l’ambition de parler de la Réconciliation qu’un être ou un groupe d’êtres peut avoir avec le Créateur de toutes choses et de tous les êtres, non seulement dans le temps, mais aussi dans l’espace, selon la démarche indiquée par Martinès de Pasqually.


1. Histoire de la prévarication humaine


La genèse de la rupture entre l’humanité et son Créateur est rapportée par toutes les cultures et traditions du monde. Selon Martinès de Pasqually, l’acte de prévarication a commencé avec les premiers êtres émanés de Dieu. Ces êtres primordiaux « occupaient la circonférence divine », c’est-à-dire l’univers au centre duquel se trouve le nombre 1. La circonférence (le cercle) avec le nombre 1 au centre donne l’image du nombre 10. Le nombre 10, transcrit en géométrie ésotérique, se trouve être un cercle comportant en son centre un point. Le point est l’image géométrique de 1.


De ce premier cercle de Dieu émanèrent donc les êtres primordiaux qui « lisaient clairement et avec certitude ce qui passait dans la Divinité ». Ils furent émanés pour exécuter les Décrets, Ordres et Lois fixant la volonté divine, c’est-à-dire la pensée ou l’intention du Grand Architecte de l’Univers. Mais les esprits de la première émanation abusèrent du libre arbitre dont ils jouissaient. Ils prévariquèrent en commettant trois actes contraires au dessein de Dieu.



  • Premièrement : ils condamnèrent Dieu d’avoir créé l’univers,
  • Deuxièmement : ils défièrent la toute-puissance du Créateur,
  • Troisièmement : ils eurent l’intention de créer des êtres voués à leur propre culte et non à celui de Dieu.


Alors Dieu, le Créateur suprême, utilisa sa toute-puissance pour punir ces êtres renégats en les précipitant «dans des lieux de suggestion, de privation et de l’Homme (l’être originel cosmique) à qui les mêmes prérogatives divines accordées aux premiers esprits furent données. Il obtint également le droit d’être leur supérieur et leur aîné, par son état de gloire et la force de son commandement. L’état de gloire est l’intensité de lumière (rayonnement) et de sagesse (toute connaissance). Martinès de Pasqually dit : « C’était dans cet état qu’il devait manifester toute sa puissance pour la plus grande gloire du Créateur en face de la création universelle, générale et particulière». Selon Martinès de Pasqually, l’univers créé est triple :



  • La circonférence dans laquelle sont contenues toutes les créatures émanées de l’Un ;
  • La Terre : la sphère qui produit tous les aliments utiles à la conservation du corps 
  • Le particulier, composé de tous les habitants des corps célestes et planétaires.


À son émanation, l’homme cosmique eut pour nom Adam, « émule du créateur », « pur esprit », lisant sans voile «les pensées et les opérations divines». C’était « l’homme-Dieu » habitant la Terre universelle. Pour tester son pouvoir et sa fidélité, Dieu le mit à l’épreuve au moyen de trois tests spirituels. Après la réussite de chacune de ces opérations, cet homme reçut tour à tour la loi divine, le précepte de Dieu et le commandement divin ; et par surcroît, le libre arbitre. Puis Adam, l’Homme universel, se mit à méditer sur la toute-puissance divine dans laquelle il ne pouvait lire qu’avec le consentement du Créateur.


Tandis qu’il était en plein recueillement, un des principaux esprits pervers s’approcha de lui, et lui posa la question :


« Que désires-tu connaître de plus du tout-puissant Créateur ? Ne t’a-t-il pas égalé à lui par la vertu et la toute-puissance qu’il a mise en toi ? Agis selon ta volonté innée, et opère en qualité d’être libre, soit sur la Divinité, soit sur toute la Création universelle qui est soumise à ton commandement. Tu te convaincras que ta toute-puissance ne diffère en rien de celle du Créateur. Tu apprendras à connaître que tu es non seulement créateur de puissance particulière, mais encore créateur de puissance universelle, ainsi qu’il t’a été dit qu’il devait naître de toi une postérité de Dieu. C’est du Créateur que je tiens toutes ces choses, c’est par lui et en son nom que je te parle ».


À ces dires, Adam, l’homme céleste, fut troublé. C’est dans ces conditions particulières que le démon insinua en lui sa puissance démoniaque. Aussitôt revenu à lui, Adam se mit à pratiquer la « science interdite », l’art démoniaque. Au lieu de soumettre tout être inférieur à lui, il fut soumis lui-même à l’ordre du mal. Dans cette pratique, il réalisa quatre opérations sans tenir compte de la volonté du Créateur. Il répéta ce que les esprits prévaricateurs avaient accompli. Il devint créateur de formes non conformes au dessein et au plan du Créateur. Ainsi, l’humanité adamique entra-t-elle dans le courant du mal et se sépara-t-elle de sa source divine. D’homme-Dieu, Adam devint un homme de chair. D’être pensant, il devint un être pensif.


La condamnation de Dieu fut plus ferme, car Adam avait :



  • retenu les conseils des esprits pervers ;
  • librement contracté la « volonté maléfique » opposée à la volonté puissante de Dieu ;
  • opposé son intellect et sa volonté à la création divine ;
  • créé des cultes voués au culte de sa personnalité.


Tandis que les esprits pervers n’étaient même pas parvenus à consommer l’acte de création, Dieu ayant arrêté net leur volonté de créer, Dieu punit alors Adam pour sa trahison en le privant de son état de gloire divine. Ceci poussa Adam à rechercher la réconciliation avec Dieu. Il opéra donc quatre actes pour retrouver l’accord spirituel avec le Créateur suprême :



  • – il gémit et confessa sa faute,
  • – il demanda pardon au Créateur,
  • – il s’enfonça dans la retraite,
  • – il invoqua Dieu pour obtenir de lui son retour dans le courant de vie universel.


Adam obtint la réconciliation à la condition que sa postérité observe un double culte à Dieu : l’un temporel et l’autre spirituel. C’est le culte de la Lumière dont les trois Flambeaux de notre autel sont des symboles vivants.


2. Histoire de la Réconciliation spirituelle


Au cours des âges, les êtres humains ont élaboré des rites ayant pour but essentiel de les rapprocher davantage du Créateur suprême. Ils ont travaillé sur deux aspects : l’un exotérique, soutenu par le rite et la cérémonie, et l’autre, ésotérique, éclairé par la méditation et l’invocation.


À titre d’exemple, en Afrique, la tradition de la réconciliation a été reconnue et élevée au niveau de l’exigence communautaire. Ainsi, sur ce continent, le rite de la réconciliation est quasi généralisé. Lorsque deux personnes ou deux communautés entrent en conflit, un rituel de réconciliation est prévu pour rétablir la concorde. Dans les temps anciens, la cérémonie de réconciliation avait lieu en un endroit public, situé au centre du village. Dans ce cadre, il convient de signaler l’existence d’un rite plus secret dit « rite de renouvellement cosmique », ou « Sigi » en langue dongo du Mali. Cette cérémonie de perpétuelle réconciliation a lieu tous les soixante ans. Son but est de replacer chaque fois l’humanité dans le grand courant de la spiritualité de l’univers.


2.1. Les grandes Réconciliations du passé


L’histoire humaine est ponctuée d’actes de réconciliation. Martinès de Pasqually a relevé les plus célèbres :



  • la réconciliation d’Adam avec Dieu ;
  • celle d’Hély qui réconcilia Adam avec toute la Création ;
  • la réconciliation d’Hénoch qui rapprocha de Dieu la première postérité d’Adam ;
  • la réconciliation de Noé qui fit la même chose avec la seconde postérité d’Adam ;
  • la réconciliation de Melchisedeck qui confirma les trois premières réconcilia tions de l’histoire humaine.


De toutes les postérités, seule celle de Caïn n’a pas encore été réconciliée, car « elle paye encore tribut à la justice du Créateur ». Elle n’est «point encore réintégrée spirituellement dans toutes ses puissances et ses vertus personnelles. Il convient d’entendre par postérité de Caïn la postérité de ce siècle», l’humanité actuelle.
 
2.2. La Réconciliation au siècle présent


La Réconciliation au temps présent est opérée sous l’égide de la grande entité spirituelle connue sous le nom d’Hély ou Christ. Pourquoi ? Parce que Christ est co-créateur de l’Univers et de la Terre, car c’est lui « qui disait à chaque acte d’opération de pensée divine que tout est bon ». Dans la joie de la Création, Christ “applaudissait” en disant au Créateur suprême :


« Je suis en toi et en tes œuvres. J’ai lié dans leurs bornes toutes les choses que tu as créées ainsi que ta volonté l’a ordonné. Celui qui marche après toi et moi vérifiera toutes tes œuvres et les miennes, et il apprendra à tous les êtres spirituels divins la volonté touchant les lois immuables sur lesquelles tout être créé est fondé. »


Christ, Hély, est aussi le Dieu intérieur, au centre du cercle (humain, planétaire, solaire et cosmique). C’est la même parcelle de vie en chacun de nous mais aussi dans l’univers, celle que l’Ordre Martiniste Traditionnel appelle encore « Dieu intérieur » ou « Grand Architecte de l’Univers ».


3. Le Christ réconciliateur


La tradition ésotérique chrétienne parle du retour du Christ. Il revient pour accomplir la deuxième partie de sa haute mission planétaire et solaire. Tandis que l’orthodoxie catholique l’attend, l’Ordre Martiniste Traditionnel enseigne, quant à lui, qu’il est à jamais présent dans le cœur de tout chercheur de vérité. C’est dans le sanctuaire de notre cœur que nous pouvons nous réconcilier avec lui, dans un élan commun, grâce à la prière du cœur, la communion intérieure et la méditation, pratiquées avec constance.


C’est là le deuxième type d’opération à caractère spirituel exigé par le Créateur pour le pardon divin à notre ancêtre commun, Adam.


3.1. La voie du cœur


Dans sa conscience terrestre, l’Homme de Désir doit s’élever vers la sphère du royaume de la pensée divine. L’influx et la conscience de l’initié se rencontrent et s’entrelacent. Une zone de réconciliation est créée entre le Dieu réconciliateur et le réconcilié. Désormais, la conscience du Nouvel Homme est unie à la conscience du Grand Architecte. En termes simples, l’âme de Dieu a touché et pénétré l’âme du réconcilié.


3.2. Le sceau de la Réconciliation intégrale


L’état de réconcilié en Christ n’est pas une fin en soi. La réconciliation est la base, le socle qui permet à l’initié de s’élever vers la conquête de sa réintégration finale par laquelle le nouvel homme devient le nouvel Adam, l’Adam régénéré.


En attendant, il peut être dit que tout homme réconcilié avec Dieu est connu d’Hély, car un sceau secret est placé sur son front (Apocalypse 9,4). Martinès de Pasqually dit que le sceau marquant le front du réconcilié christique est plus fort que celui mis sur le front des patriarches. Il est important de connaître ce sceau de Lumière car par lui, le nouvel homme peut opérer des œuvres plus considérables, pour la seule gloire du Grand Architecte de l’Univers. Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Guillemet_ferm
Mbou Mbouta


http://www.martiniste.org/textes/reconciliation-interieure.html

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Message par Archange le Lun 26 Jan - 20:50

Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Croix210



Christ serait-il né mille fois à Bethléem, s’il n’est pas né en toi, c’est ta perte à jamais.




Maître Eckhart

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Message par Archange le Jeu 29 Jan - 14:46


Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Qxmoql10



L'humanité est la dernière classe de l'école du monde et, lorsque l'homme y a passé, il entre dans la vie de l'Esprit glorifié, la Vie du Christ.


Cette vie dépasse en gloire et en splendeur toute comparaison et même toute compréhension: que chacun d'entre nous doive un jour y atteindre est d'une certitude absolue: nous ne saurions y manquer, le voudrions-nous. Il est vrai que notre égoïsme, qui contrarie le sens de l'évolution, peut retarder notre progrès, mais rien ne peut l'arrêter.




A.E. Powell

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Message par Archange le Jeu 29 Jan - 20:46



Textes et citations sur le Christ - QUI EST LE CHRIST ?  Bouddh10



LE CHRIST, UNIFICATEUR DE L'ORIENT ET DE L'OCCIDENT



C'est là une déclaration difficile à accepter pour le chrétien orthodoxe et étroit ; elle signifie tout d'abord que le Christ travaillera en étroite collaboration avec le Bouddha, jusqu'à ce que la fusion et la reconstruction de l'Orient et de l'Occident soient un fait accompli. Le Bouddha participe intimement avec le Christ à la préparation de Son retour, quoique Son activité ne se manifestera pas durant toute la période de la venue et de l'activité du Christ sur la terre. Comme vous le savez, Lui non plus n'a cessé d'être en contact et en relations avec l'humanité, bien qu'Il ait abandonné Son corps physique il y a des siècles. Il le fit afin d'accomplir une tâche qui Lui était assignée, et qui comportait (en plus de nombreuses choses inconnues de l'humanité) certaines activités en rapport avec l'oeuvre du Christ et Sa venue imminente, et avec certains plans relatifs à la civilisation naissante de l'Ere du Verseau. Comme des millions d'hommes le savent, chaque année, à l'époque de la fête de Wesak, à la Pleine Lune de mai, le Bouddha communique avec l'humanité, par l'intermédiaire du Christ et de l'Assemblée attentive de la Hiérarchie. Il agit alors comme intermédiaire effectuant la liaison entre le "Centre où la Volonté de Dieu est connue" et le "Centre que nous appelons la race des hommes". Ces deux phrases sont employées à dessein, car tout le travail qu'accomplissent actuellement ces deux Grands Fils de Dieu concerne la distribution de l'énergie, l'énergie de la Lumière et l'énergie de l'Amour. C'est par le Triangle mentionné plus haut que l'énergie de la volonté sera finalement distribuée, et l'un de ces distributeurs divins est le Bouddha.

A vrai dire, le travail du Bouddha pour l'humanité est presque achevé et Son long rapport avec les hommes touche à sa fin. Dès que le retour du Christ sera un fait accompli, et que la vie humaine commencera à être visiblement déterminée par la loi des justes rapports entre les hommes, le Bouddha passera à l'oeuvre qui L'attend. Un Grand Disciple, placé immédiatement après le Christ dans le rang hiérarchique, prendra Sa place et poursuivra Son oeuvre qui se rapporte à l'humanité.

Lorsque ce Maître entreprendra Sa tâche, le principe de l'intelligence ou l'entendement, qui est la caractéristique de l'humanité, aura été, dans une large mesure, transmué en sagesse par l'élite, si ce n'est encore par les masses. La sagesse est la caractéristique principale de Bouddha et la force de cette énergie de sagesse sera, à la longue, si répandue que le Bouddha n'aura plus besoin de la distribuer ni de la diriger. Il pourra alors Se réorienter vers des sphères d'activité plus hautes, où l'attend Sa véritable tâche, et commencera à travailler avec un aspect de la sagesse qui nous est inconnu, mais dont deux aspects – la connaissance et la sagesse – se sont exprimés à travers le Christ et le Bouddha ; plus tard, grâce à la collaboration de l'Avatar de la Synthèse, le Christ pourra fusionner en Lui-même ces deux divines énergies majeures et être, de ce fait, une pure expression d'amour et de sagesse, de justes rapports et de compréhension intuitive.
Pour permettre cette réalisation et dans le but de libérer Son Frère spirituel de la tâche ardue de relier l'humanité au "Centre où la Volonté de Dieu est connue" (Shamballa), le Christ Se soumet, en ce moment, à une préparation intense d'un caractère unique. Ses trente années de travail dans l'échoppe du charpentier de Palestine ont toujours été le symbole, jusqu'ici méconnu, de la formation qu'Il a reçue. Le mot "charpentier" désigne (par dérivation) un artisan habile à préparer les poutres, à construire une maison de bois. C'est la véritable signification de l'histoire biblique du Christ, crucifié sur le bois de la Croix, ou l'arbre. En réalité, ce symbole se rapporte à la décision que prit le Christ, dans le jardin de Gethsémani, d'entreprendre l'oeuvre de construction ou de reconstruction, pendant l'Ere du Verseau et de compléter ainsi la tâche qu'Il tenta d'accomplir pendant l'Ere des Poissons. Ses disciples, le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde et Lui-même, sont les bâtisseurs consacrés de la nouvelle civilisation, de la nouvelle maison de l'humanité ". Le travail préparatoire qu'Il accomplit en ce moment Lui permettra de faire connaître par la sagesse (et non seulement par l'amour) la nature des Plans hiérarchiques, de faire preuve de sages mesures constructives, d'une grande sagesse dans le choix des bâtisseurs et de méthodes de construction adéquates.

Il est donc évident que ce plus grand des Fils de Dieu, le Christ, Représentant de l'humanité et du second aspect divin, manifestera en Lui-même, pendant l'Ere du Verseau et après Son retour, la fusion de certaines dualités majeures. Il nous serait profitable de savoir quelles sont ces dualités et de les étudier de plus près :

1. La fusion du second aspect divin, l'Amour, et du premier aspect divin, la Volonté : la Volonté-de-Bien.

2. La fusion de l'amour et de la sagesse, Lui permettant d'être le Bâtisseur de l'Age Nouveau et de la nouvelle civilisation.

3. La fusion des énergies de l'Ere des Poissons, engendrées durant les derniers deux mille ans de l'activité spirituelle du Christ, et de celles du Verseau, qui seront engendrées et actives sur terre pendant les deux mille ou deux mille cinq cents ans à venir.

C'est en vue de ce processus de fusion et de tout ce qu'il implique que le Christ Se soumet actuellement à une intense préparation. Lorsque celui-ci sera achevé, Il pourra devenir, d'une manière inconnue de Lui jusqu'ici, le point de concentration et l'agent transmetteur de ces cinq énergies divines :

1. L'énergie de l'Amour.
2. L'énergie de la Volonté.
3. L'énergie de la Sagesse.
4. L'énergie des Poissons, engendrée pendant l'Ere chrétienne.
5. L'énergie du Verseau, déjà engendrée sur les plans intérieurs du sentiment et de la pensée et qui continuera de l'être pendant les siècles à venir.

Cette formation spéciale n'est connue que du Christ, du Bouddha et de l'Avatar de la Synthèse. Toute formation ésotérique ou spirituelle doit être vécue individuellement ; ceci est vrai pour le Christ comme pour le plus humble des aspirants.

Il ne nous est pas possible de pénétre  dans la pensée, les réactions et les plans du Christ.

En Palestine, Son apparition fut surtout prophétique. Son oeuvre principale fut de poser les fondements pour les activités qui suivront Son retour, et de semer ce qu'Il récoltera pendant l'Age Nouveau.
Le côté tragique de Sa venue, il y a deux mille ans, a été accentué par les théologiens, et ils ont tellement insisté sur Ses souffrances que l'aspect douloureux de l'histoire évangélique a exercé une influence prévalente dans le monde.

Le drame du Christ eut plusieurs raisons :

1. Il découvrit que l'humanité n'était pas prête à recevoir ce qu'Il venait lui donner, et qu'il Lui faudrait des siècles d'expérience, d'enseignement et d'épreuves avant qu'Il puisse commencer Son oeuvre véritable.

2. Il se rendit compte qu'Il lui fallait entrer en relation plus étroite avec ce centre qu'Il avait coutume d'appeler "la Maison du Père". C'est cette constatation qui Le conduisit à déclarer à Ses disciples qu'ils feraient de "plus grandes choses" que celles qu'Il avait accomplies, et qu'Il devait aller vers Son Père.

3. Il comprit qu'Il avait besoin de travailleurs et de disciples mieux formés et plus consacrés que cela n'était possible à cette époque, ou que cela n'a été possible depuis lors. C'est pourquoi il rassemble et instruit le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde.
Lorsqu'il y aura un nombre suffisant de serviteurs et de travailleurs éclairés, Il viendra et rien ne pourra empêcher Sa venue.

4. Il découvrit aussi que les hommes n'étaient alors pas assez désespérés pour "s'emparer du Royaume des Cieux par la violence". Ce n'est que dans le désespoir, et lorsqu'il a atteint l'extrême limite de ses ressources personnelles, que le disciple trouve le chemin de ce Royaume et est prêt à abandonner les voies anciennes. Ce qui est vrai pour l'individu doit l'être également, sur une plus vaste échelle, pour l'humanité.

Le Christ vient pour le monde entier, et non seulement pour la chrétienté.

Il vient pour l'Orient et pour l'Occident, et Il a prévu ce "temps de la fin" avec ses catastrophes planétaires, ses désastres effrayants, son désespoir et son invocation s'élevant de l'Orient comme de l'Occident
.

Il savait qu'au temps de la crise et de la tension finales, l'humanité elle-même le contraindrait à réapparaître. L'histoire du Nouveau Testament est exacte ; ce ne sont que les interprétations des hommes qui ont induit l'humanité en erreur.

Une ancienne légende orientale aussi vraie aujourd'hui qu'elle ne l'était autrefois fournit la clé quant à la relation existant entre le Christ et le Bouddha ; elle concerne un service que le Bouddha rendra au Christ. Sous une forme symbolique, la légende raconte que le Bouddha, après avoir atteint l'illumination, et sachant que Son expérience sur terre ne pouvait désormais L'instruire davantage, prévit le temps où Son frère le Christ entrerait en action dans ce que l'on nomme le Grand Service. C'est pourquoi, dans l'intention d'aider le Christ, le Bouddha laissa derrière Lui (à l'usage du Christ) ce que l'on appelle mystérieusement "Ses vêtements". Il abandonna et laissa en lieu sûr la totalité de Sa nature émotive-intuitive, appelée par certains le "corps astral", et la totalité de Sa connaissance et de Sa pensée, appelée le "corps mental". "Celui qui vient s'en revêtira", dit la légende, et ils lui permettront de compléter sa propre nature émotive et mentale, Lui fournissant ainsi ce dont Il a besoin pour accomplir Sa tâche d'Instructeur de l'Orient et de l'Occident. Il peut, dès lors, envisager avec force et succès Sa tâche future et choisir ses travailleurs. Une idée du même ordre est latente dans cette injonction du Nouveau Testament : "Ayez en vous les sentiments qui étaient en Christ." (Phil., II, 5.)

Ainsi, grâce à la fusion des énergies de l'Amour et de la Sagesse, avec l'aide de l'Avatar de la Synthèse et du Bouddha, et sous l'influence de l'Esprit de Paix et d'équilibre, le Christ pourra employer et diriger les énergies qui susciteront la nouvelle civilisation. Il verra se manifester devant Lui la véritable résurrection, l'humanité surgissant de la prison profonde du matérialisme. Ainsi, "à cause du travail de Son âme, Il rassasiera Ses regards." (Es., LIII, 11.)



http://www.le-tibetain.com/8-le-retour-du-christ/4619-iv-le-christ-unificateur-de-l-orient-et-de-l-occident

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Message par Archange le Jeu 29 Jan - 21:30




LA DOCTRINE OCCIDENTALE DE "CELUI QUI VIENT"

LA DOCTRINE ORIENTALE DES AVATARS



Avant la venue du Bouddha, l'Avatar de l'Illumination, l'attitude indécise de l'humanité envers Dieu s'exprimait par une aspiration à la lumière, et en reconnaissant un Dieu Transcendant. Alors le Bouddha vint et démontra dans Sa propre vie la réalité d'un Dieu Immanent de même que celle d'un Dieu Transcendant ; de Dieu dans l'univers et de Dieu en l'humanité. L'homme devint conscient de l'existence de Dieu et de celle du Soi dans le coeur de l'individu. C'était pour l'homme, une vérité relativement neuve.

Cependant, jusqu'à la venue du Christ, qui vécut une vie d'amour et de service, et qui donna aux hommes le commandement nouveau de s'aimer les uns les autres, les Ecritures saintes n'avaient insisté que fort peu sur la notion d'un Dieu d'Amour. Après la venue du Christ, l'Avatar de l'Amour, Dieu fut pour les hommes l'amour suprême, amour comme but et objectif de la création, amour comme principe fondamental de toutes relations, et amour travaillant à travers toute la manifestation à la réalisation d'un Plan inspiré par l'amour. Le Christ révéla et accentua cette qualité divine, modifiant ainsi toute l'existence humaine, ses buts, ses valeurs.

La raison pour laquelle Il n'est pas encore revenu est que Ses disciples n'ont pas encore accompli dans le monde le travail nécessaire. Comme nous le verrons plus tard, Son retour est étroitement lié à l'établissement de justes relations entre les hommes.

L'Eglise, au cours des siècles, a fait obstacle à cette réalisation qu'elle n'a pas favorisée, à cause de son zèle fanatique de faire des "chrétiens" et non des disciples du Christ. Elle insista plus sur la doctrine théologique que sur l'amour et la compréhension dont le Christ a donné l'exemple. Elle prêcha le bouillant Paul de Tarse et non le doux Charpentier de Galilée. Ainsi, Il a attendu. Mais maintenant Son heure est venue, à cause de la détresse et de l'invocation universelles, et de la volonté de tous Ses disciples, quelles que soient leur religion et leurs convictions religieuses.

Il ne nous est pas donné pourtant de connaître la date et l'heure du retour du Christ. Sa venue dépend de l'appel (souvent muet) de tous ceux qu'unit une même intention. Elle dépend en outre de meilleures relations entre les hommes ; aussi d'un certain travail, accompli en ce moment par les Membres les plus anciens du Royaume de Dieu, l'Eglise invisible, la Hiérarchie spirituelle de notre planète ; elle dépend aussi de la persévérance des disciples du Christ actuellement dans le monde et de la collaboration de Ses initiés, à l'oeuvre dans tous les groupements religieux, politiques et économiques. Il convient d'ajouter à tout cela ce que les chrétiens aiment à nommer "l'Insondable Volonté de Dieu", le dessein caché du Seigneur du Monde, l'Ancien des Jours (ainsi qu'on Le nomme dans l'Ancien Testament) qui "sait ce qu'Il veut, qui irradie la plus haute qualité d'Amour et qui concentre Sa Volonté en Sa demeure suprême, le centre où la Volonté de Dieu est connue".

Lorsque le Christ, l'Avatar de l'amour réapparaîtra, les fils des hommes qui sont maintenant les Fils de Dieu détourneront leur face de la lumière resplendissante et irradieront cette lumière vers les fils des hommes qui ignorent encore qu'ils sont les Fils de Dieu. Alors apparaîtra Celui qui Vient, se hâtant dans la vallée de l'ombre, pressé par Celui qui détient un redoutable pouvoir et qui se tient sur le sommet de la montagne, rayonnant l'amour éternel, la lumière suprême et la volonté calme et silencieuse.

Alors les fils des hommes réagiront. Alors brillera une lumière nouvelle, dans la ténébreuse et lasse vallée de la terre. Alors une vie nouvelle affluera dans le sang des hommes et leur vision embrassera les voies nombreuses de ce qui pourrait exister.

Ainsi, la paix régnera sur terre, mais une paix comme jamais personne n'en connut jusqu'ici. Alors, dans le coeur des hommes, la "Volonté-de-Bien" s'épanouira en Compréhension, et la Compréhension en Bonne Volonté
.




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Message par Archange le Jeu 29 Jan - 21:45




L'OCCASION UNIQUE DU CHRIST

LE MONDE AUJOURD'HUI





L'attente de Sa venue n'est pas un événement nouveau ; elle n'a rien d'unique en soi. On considère ceux qui croient à Son retour avec une indulgence mêlée d'amusement ou de pitié, suivant les cas. Cependant une étude de l'histoire, de sa signification, de l'intention divine ou de la volonté de Dieu, et de la situation mondiale actuelle, peut nous amener à comprendre que notre temps est unique en plus d'un point, et qu'une occasion exceptionnelle s'offre au Christ. Cette occasion unique résulte de certaines conditions mondiales elles-mêmes uniques ; certains facteurs se présentent aujourd'hui – de même que certains événements marquèrent le siècle dernier – qui ne s'étaient jamais produits auparavant. Nous aurions intérêt à réfléchir à ces choses et à acquérir ainsi une plus juste vision. Le monde dans lequel Il viendra, sans être encore un monde meilleur, est néanmoins un monde nouveau ; des idées nouvelles occupent les esprits ; des problèmes nouveaux surgissent et attendent d'être résolus.

Examinons cette situation unique, non d'une manière mystique et vague, mais essayons de comprendre la situation unique dans laquelle le Christ se trouvera.

S'il est vrai qu'Il projette de réapparaître, si c'est un fait qu'Il sera accompagné de Ses disciples, les Maîtres de la Sagesse, et s'il est vrai que cette Venue est imminente, quels sont quelques-uns des facteurs qu'Ils devront prendre en considération ?

D'abord Il viendra dans un monde qui est essentiellement un. Son retour et Son oeuvre ne pourront plus se limiter à une petite localité ou à un seul domaine inconnus de la majorité, comme ce fut le cas jadis. La radio, la presse, la diffusion des nouvelles, rendront Sa venue différente de celle des Messagers antérieurs. Les moyens de transports rapides, bateaux, trains et avions, Le rendront accessible à des milliers d'individus qui pourront l'approcher. Grâce à la télévision Son visage pourra devenir familier à tous ; et en vérité, "tout oeil le verra". Même si l'on ne reconnaît pas d'emblée la valeur réelle de Son message ni Son haut degré de spiritualité, l'intérêt universel sera nécessairement éveillé, car aujourd'hui, même les faux Christs et les pseudo-Messagers suscitent la curiosité générale et ne peuvent demeurer cachés. Tout ceci crée des conditions de travail uniques, comme aucun Fils de Dieu venu pour sauver et vivifier le monde n'en connut jamais.

La réceptivité des gens à ce qui est nouveau et utile est également différente ; l'homme a fait de grands progrès dans sa réaction au bien et au mal.

Il est doué d'une sensibilité réceptive infiniment plus développée que celle dont il disposait primitivement. Si autrefois le "Messager" suscitait une prompte réaction, celle-ci sera aujourd'hui plus générale et plus prompte encore, qu'elle soit positive ou négative. Les hommes se posent plus de questions ; ils sont plus instruits, plus intuitifs et, plus qu'en toute autre période de l'histoire, ils s'attendent, sans que cela ne les émeuve outre mesure, au sensationnel, à l'inédit. Leur perception intellectuelle est plus pénétrante, leur sens des valeurs plus aigu, leur faculté de juger et de choisir se développe rapidement et ils saisissent plus vite la portée des événements. Ces faits conditionneront la réapparition du Christ et permettront de diffuser plus rapidement la nouvelle de Sa venue et de Son message.

Quand Il viendra, Il trouvera un monde libéré de la domination ecclésiastique comme il ne l'a jamais été. Lorsqu'Il vint autrefois, la Palestine était sous la domination des chefs religieux juifs, et les pharisiens, les Sadducéens étaient pour les gens de ce pays ce que sont les princes de l'Eglise pour ceux d'aujourd'hui. Néanmoins, au cours du siècle dernier, on a pu constater un utile et sain éloignement du cléricalisme et de la religion trop étroitement orthodoxe ; ceci présente une occasion unique de rétablir la religion véritable et de retrouver les voies simples de la vie spirituelle. Les prêtres, les lévites, les pharisiens et les Sadducéens ne Le reconnurent pas lorsqu'Il vint, mais ils Le craignirent et il est fort peu probable que les hommes d'église réactionnaires Le reconnaissent mieux cette fois. Il se peut qu'Il réapparaisse d'une manière totalement inattendue ; qui dira s'Il se présentera comme un politicien, un économiste, un conducteur d'hommes (sorti du peuple), un homme de science ou un artiste ?

Il est faux de croire, comme certains ont tendance à le faire, que le travail essentiel du Christ doive nécessairement s'accomplir par l'intermédiaire des églises ou des religions. Certes, Il s'en servira quand les conditions le permettront, là où Il découvrira en elles un noyau vivant de spiritualité réelle et quand leur invocation sera assez puissante pour l'atteindre. Il utilisera tous les moyens possibles pour élargir la conscience des hommes et l'orienter justement. Il est cependant plus exact de dire qu'Il travaillera avant tout comme Instructeur du Monde et que les églises ne seront qu'un des moyens dont Il se servira pour donner Son enseignement.  Tout ce qui peut éclairer l'esprit des hommes et contribuer à établir de justes relations entre eux, tous les moyens permettant d'acquérir une connaissance réelle, toute méthode pour transformer la connaissance en sagesse et en compréhension, tout ce qui élargit la conscience de l'humanité et les états sub-humains de perception et de sensibilité, tout ce qui dissipe les mirages et les illusions, brise la cristallisation et transforme les conditions statiques, sera compris dans les activités de la Hiérarchie dont Il est le Chef. Il sera limité par la qualité et par l'ampleur de l'invocation de l'humanité qui sont a leur tour conditionnées par son degré d'évolution.

Au moyen âge et antérieurement, l'activité intérieure du Christ s'exerçait à travers les églises et les écoles philosophiques. Il n'en sera point ainsi lorsqu'Il se manifestera ici objectivement et réellement. C'est un point que les églises et les religions organisées feraient bien de se rappeler. En ce moment Son attention se porte sur deux nouveaux domaines : le domaine de l'éducation mondiale et la sphère où s'exercent intelligemment les activités concernant le gouvernement des peuples : la politique et la législation. Aujourd'hui, les gens du peuple commencent à comprendre l'importance et la responsabilité du gouvernement. Avant que puisse être établi le cycle d'une vraie démocratie, telle qu'elle existe en essence et telle qu'elle se manifestera un jour, la Hiérarchie est convaincue de la nécessité impérieuse d'éduquer les masses en vue d'une collaboration intergouvernementale, d'une stabilisation économique grâce à une distribution équitable et une politique honnête. Le long divorce entre la politique et la religion doit prendre fin. Cela est possible aujourd'hui à cause du niveau plus élevé de l'intelligence des masses, et aussi du fait que la science a rapproché les hommes à tel point, qu'un événement qui se déroule en un endroit de la terre, quelque éloigné qu'il soit, devient en quelques minutes une question d'intérêt général. Cet état de choses offre au Christ un champ d'action exceptionnellement favorable dans l'avenir.

Il est urgent aujourd'hui de développer la perception spirituelle pour préparer Son retour. Nul ne sait à quelle nation Il appartiendra. Sera-t-il Anglais, Russe, Noir, Latin, Turc, Indien ou de quelque autre nationalité ? Qui peut le dire ? sera-t-il chrétien, hindouiste ou bouddhiste, ou indépendant de toute croyance particulière ? Il ne viendra rétablir aucune des anciennes religions, y compris le christianisme ; mais Il viendra pour restaurer la foi de l'homme en l'amour du Père, au Christ vivant et dans la réalité du lien intérieur, étroit et indestructible qui unit tous les hommes. Il pourra librement disposer de toutes les facilités lui permettant de prendre contact et d'entrer en relations avec le monde entier ; c'est en cela aussi que l'occasion qui s'offre à Lui est unique, et Lui aussi doit s'y préparer.

Un autre facteur distinctif de Sa venue sera non seulement l'attente générale, mais le fait que dès à présent on connaît et on enseigne beaucoup de choses concernant le Royaume de Dieu ou la Hiérarchie spirituelle de la planète. Dans tous les pays, des milliers de personnes s'intéressent à l'existence de la Hiérarchie et croient aux Maîtres de la Sagesse, les disciples du Christ ; ils ne seront pas surpris lorsque ce groupe de Fils de Dieu ayant à leur tête le Christ, apparaîtra sur la terre. Dans toutes les Eglises, l'expression de "Royaume de Dieu" est devenue familière au public ; tout au long du siècle passé, les ésotéristes et les occultistes ont fait connaître l'existence de la Hiérarchie. Les spiritualistes ont insisté sur la survivance de ceux qui ont passé sur d'autres plans d'existence, et leurs Guides ont rendu témoignage de l'existence d'un monde spirituel intérieur. Tout ceci crée un état de préparation exceptionnel qui offre au Christ des occasions, et Le place devant des problèmes uniques. Toutes ces forces spirituelles, et bien d'autres encore – que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur des religions et des groupes philosophiques et humanitaires – oeuvrent aujourd'hui sous direction ; elles sont étroitement reliées entre elles et leurs activités sont intimement synchronisées.

Elles travaillent toutes ensemble (même si ce n'est pas apparent de l'extérieur), car parmi les membres de la famille humaine, il y a des individus à tous les degrés de réceptivité. Les forces de régénération, de reconstruction, de restauration et de résurrection se font sentir dans les multiples groupes qui cherchent à aider, à relever l'humanité, à reconstruire le monde, à rétablir l'équilibre et un sentiment de sécurité, et à préparer ainsi, consciemment ou inconsciemment, les voies du Christ.

On constate également un renouveau sans précédent de l'ancien enseignement du Bouddha. Cet enseignement pénètre en Occident et trouve de fervents adhérents dans tous les pays. Le Bouddha est le symbole de l'illumination et partout aujourd'hui l'on insiste particulièrement sur la lumière.

Au cours des âges, des millions d'êtres ont reconnu le Bouddha comme le Porteur de Lumière d'en haut. Ses Quatre Nobles Vérités exposaient les causes de la douleur humaine et indiquaient le moyen de s'en libérer. Il enseigna : cessez de vous identifier avec les choses matérielles ou avec vos désirs ; acquerrez un juste sens des valeurs ; cessez de considérer vos biens et l'existence terrestre comme étant d'importance capitale ; suivez le Noble Octuple Sentier qui est la voie des justes rapports avec Dieu et avec votre prochain, et ainsi, soyez heureux. Les étapes de ce chemin sont :

Justes valeurs. Juste aspiration.
Juste parole. Juste conduite.
Justes modes de vie. Juste effort.
Juste pensée. Juste extase ou félicité.

Ce message est tout particulièrement nécessaire aujourd'hui dans un monde où la plupart de ces étapes vers le vrai bonheur ont été trop ignorées.

C'est sur cet enseignement primordial que le Christ fondera la fraternité humaine, car les justes relations humaines sont une expression de l'Amour de Dieu ; elles constitueront la prochaine et la plus grande manifestation de la divinité réalisée par l'homme. Dans ce monde dévasté, chaotique et malheureux, une nouvelle occasion s'offre à l'humanité de renoncer à une vie égoïste et matérialiste pour s'engager dans la Voie Lumineuse. Dès l'instant où l'humanité se montrera disposée à suivre cette voie, le Christ viendra. Il est bien évident qu'en ce moment les hommes sont en train d'apprendre cette leçon et commencent à s'avancer à pas hésitants sur cette Voie Lumineuse des justes relations.

L'époque actuelle est unique en ce qu'elle est, d'une manière inconnue jusqu'ici, un cycle ou une période de conférences locales, nationales et internationales ; des clubs, des assemblées, des comités et des ligues se forment partout pour la discussion et l'étude du bien et de la libération de l'homme. Ce phénomène est une des plus certaines indications du prochain retour du Christ.

Il est l'incarnation de la liberté et le Messager de la libération
. Il stimule l'esprit de groupe, la conscience de groupe, et Son énergie spirituelle est la force attractive qui relie les hommes entre eux pour le bien commun. Son retour unira les hommes et les femmes de bonne volonté du monde entier, sans tenir compte de religion ou de nationalité. Sa venue évoquera parmi les hommes une reconnaissance générale du bien qui existe en tous. C'est en cela que Son retour est un fait unique, et déjà, nous nous y préparons. Une étude de la presse quotidienne le prouve. L'invocation – consciente ou non – des groupes multiples qui travaillent dans l'intérêt de l'humanité, suscitera Son apparition.

Ceux qui accompliront ce grand acte d'invocation sont les hommes spirituels, les hommes d'État éclairés, les chefs religieux, les hommes et les femmes dont le coeur est animé par la bonne volonté. Ils feront venir le Christ, s'ils persévèrent dans leur unité d'intention, dans l'attente et dans l'espoir. Ce travail préparatoire doit être mis au point et accompli par les intellectuels et les grands philanthropes, par les groupes se consacrant à l'amélioration des conditions de l'homme, et aussi par des personnalités éminentes et désintéressées. Le succès de cet effort, dont le Christ et la Hiérarchie spirituelle établissent actuellement le plan, dépend en grande partie de l'habilité dont les hommes feront preuve dans l'usage de la lumière qu'ils possèdent déjà pour établir des relations équitables au sein de leur famille, de leur communauté, de leur nation et dans le monde.

Ces nombreux groupes travaillant au bien de l'humanité et répartis sur toute la terre comme ils le sont, créent une atmosphère très différente de celle qui caractérisait la période de Sa première venue. Cet effort est relativement nouveau dans la longue histoire du passé humain ; le Christ doit s'y préparer et aura à tenir compte de cette tendance. Le "cycle des conférences" mondiales qui prend une telle ampleur, est un des aspects de cette situation unique à laquelle Il doit faire face.

Cependant, avant que le retour du Christ et de Ses disciples puisse être envisagé, notre civilisation actuelle doit disparaître. Au cours du prochain siècle nous commencerons à entrevoir le sens du mot "Résurrection", et l'ère nouvelle commencera à nous révéler son sens caché et ses buts profonds. En premier lieu, l'humanité émergera de cette civilisation morte, de ses vieux préjugés et de ses conceptions périmées ; ayant renoncé à la poursuite de ses buts matérialistes et à son égoïsme destructif, elle avancera, rayonnante, dans la claire lumière de la résurrection. Ce ne sont point là des paroles symboliques ou mystiques, mais elles caractérisent l'ambiance générale qui marquera cette période du retour du Christ. C'est un cycle aussi réel que le cycle de conférences qui s'organise si activement aujourd'hui. Autrefois, le Christ nous enseigna le sens véritable du Renoncement ou de la Crucifixion ; cette fois, Son message essentiel sera : la vie de résurrection. Partout, le cycle actuel de conférences prépare les hommes à entrer en rapport les uns avec les autres bien que ces rapports puissent apparaître encore pleins de contrastes. Ce qui importe, c'est l'intérêt général que manifestent les hommes pour préciser quels sont les besoins de l'humanité, les objectifs à atteindre et les moyens à employer. La période de résurrection que le Christ inaugurera et qui constituera Son oeuvre suprême (dans laquelle toutes Ses autres activités trouveront leur place), sera le résultat de la fermentation et de la germination auxquelles les hommes de ce temps sont en proie, et dont les nombreuses conférences sont la preuve visible.

Ce furent ces diverses conditions uniques que le Christ envisagea durant les années de guerre lorsque la misère de l'humanité Le décida à hâter Sa venue. La situation pitoyable du monde, conséquence tragique d'un égoïsme séculaire et de la guerre mondiale, la sensibilité croissante – résultat de l'évolution – dont les hommes témoignaient partout, la diffusion unique de la connaissance concernant la Hiérarchie spirituelle et le développement inattendu de la conscience de groupe qui se révélait de toutes parts dans la multiplicité des conférences, tous ces faits placèrent le Christ face à une occasion unique, L'obligeant à prendre une décision qu'Il ne pouvait différer davantage.

Nous voudrions ajouter avec respect que cette "occasion" du Christ implique deux faits qu'il est difficile à l'homme de comprendre. Nous devons reconnaître le fait de la synchronisation de la volonté du Christ avec celle du Père et le fait que cette synchronisation devait aboutir à une décision fondamentale. Il n'est pas facile, pour le chrétien moyen, de comprendre que le Christ passe graduellement par des expériences de plus en plus puissantes, et qu'il n'y a rien, dans Son expérience divine, de statique ni de permanent si ce n'est Son inaltérable Amour pour l'humanité.

L'étude approfondie des Evangiles, libre de toute interprétation orthodoxe, révèle certaines choses. Les interprétations habituelles, si les gens voulaient bien les reconnaître pour ce qu'elles sont, reflètent simplement la manière dont quelqu'un a compris une série de mots araméens, grecs ou latins. Il semble que la valeur de tels textes est sans garantie, du fait que la plupart des commentateurs vivaient il y a plusieurs centaines d'années. Néanmoins, on accorde à ceux-ci une autorité que l'on refuse aux interprètes modernes, probablement plus intelligents et plus cultivés, et qui bénéficient en outre de nombreuses traductions reconnues et d'une science précise. Nous souffrons théologiquement de l'ignorance du passé. Il est curieux que l'on accorde plus de poids à l'opinion des anciens interprètes qu'à celle des interprètes contemporains. Si le Nouveau Testament est véridique dans sa présentation du Christ, véridique aussi lorsqu'il Lui fait dire que nous ferons "des choses encore plus grandes" que celles qu'Il accomplit, s'il est vrai qu'Il a dit : "Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait", qu'y a-t-il de faux à reconnaître à l'être humain la capacité de pouvoir suivre la pensée du Christ et de s'appliquer à connaître ce qu'Il entend que nous connaissions ? Le Christ a dit : "Quiconque fera la Volonté de Dieu, saura." Ce fut ainsi qu'Il s'instruisit. Et Il a assuré que telle est la voie du succès pour chacun de nous.

Lorsqu'Il prit conscience de la signification de la Volonté de Dieu, le Christ fut amené à prendre certaines grandes décisions et Il s'écria : "Père, que Ta volonté soit faite et non la mienne." Ces paroles indiquent nettement un conflit et non la synchronisation de deux volontés. Elles marquent, de la part du Christ, la détermination qu'il n'y ait pas d'opposition entre Sa volonté et celle de Dieu. Soudain, il eut la vision du dessein divin, conçu pour l'humanité et, à travers l'humanité, pour la totalité de la planète. Le Christ avait alors atteint un degré de développement spirituel qui avait fait de Lui le Chef de la Hiérarchie spirituelle, le promoteur du Royaume de Dieu sur Terre, le Maître des Maîtres et l'Instructeur des anges et des hommes. L'unité de Sa conscience avec le Plan divin était absolue. La réalisation de ce Plan sur la terre, son but d'instaurer le Royaume de Dieu et de faire apparaître le cinquième règne de la nature, n'étaient pour Lui que l'accomplissement de la Loi, vers lequel Sa vie toute entière était et avait été dirigée.

Le Plan, son but, ses méthodes et ses lois, son énergie, celle de l'amour, et aussi la relation étroite et toujours croissante entre la Hiérarchie et l'humanité, Lui furent dévoilés et Il en eut la pleine compréhension. Au point suprême de cette révélation, et à l'instant de Son complet abandon à la nécessité de sacrifier Sa vie à l'accomplissement du Plan, une grande expansion de conscience se produisit soudain. La signification, l'intention et le but du Plan, l'idée divine toute compréhensive (telle qu'elle existait dans la pensée du Père) se firent jour dans l'âme du Christ – et non dans Sa pensée – parce que la révélation était d'une nature bien supérieure. Il pénétra dans la signification de la Divinité encore plus profondément que cela n'avait jamais semblé possible auparavant. Le monde intelligible et le monde sensible s'évanouirent ; ésotériquement parlant, Il perdit tout ce qui était "Lui". Momentanément, ni l'énergie de l'esprit créateur, ni l'énergie de l'amour ne Lui furent laissées. Il fut privé de tout ce qui avait rendu la vie supportable et riche en signification. Un nouveau type d'énergie Lui devint accessible, l'énergie de la vie même, imprégnée du dessein divin et mue par l'intention divine. Mais cela était nouveau, inconnu et, jusque-là, non réalisé. Pour la première fois, il perçut clairement le rôle de la volonté qui s'était jusqu'ici manifestée dans sa vie par l'amour et par le travail créateur d'instaurer la Loi nouvelle. Ce fut là Son Gethsémani, Son renoncement. Une vision plus grande, plus vaste et plus absolue Lui fut révélée, et tout ce qui Lui avait semblé jusqu'alors important ou vital, disparut. C'est cette vivante réalisation de l'Etre, et l'identification avec la divine intention de Dieu Lui-même, le Père, le Seigneur du Monde, à des
niveaux de conscience dont nous ignorons tout jusqu'à présent, qui permirent au Christ des prises de conscience plus grandes encore sur la Voie de l'Evolution supérieure
. Cette Voie, Il la suit aujourd'hui, et c'est celle-là même, sur laquelle Il s'engagea il y a deux mille ans, en Palestine ; Il connut, comme jamais avant, les desseins secrets de Dieu, la signification de la destinée humaine, et la part qu'Il devait prendre dans l'accomplissement de cette destinée. Pendant des siècles, nous n'avons guère prêté attention à la réaction du Christ à Sa destinée, et à Son influence sur celle des hommes. Nous nous sommes bien peu occupés de Sa réaction à la connaissance qu'Il acquérait graduellement. Notre réaction à Son oeuvre et à Son sacrifice a été égoïste et intéressée.

Le mot connaître, quand il se rapporte à la conscience d'initié du Christ ou d'initié d'un moindre degré, indique la certitude de la connaissance que l'initié a acquise par l'expérience et l'expression. Cette première réaction, très faible, devant la "destinée monadique" et l'influence universelle que peut exercer un Fils de Dieu se fait sentir dans la conscience du Christ comme elle se fera sentir dans la conscience de tous ceux qui, obéissant à Son injonction, parviendront à la perfection dont Il a indiqué la possibilité. La plus haute qualité divine, ou l'aspect divin le plus élevé, se manifeste dès lors dans la vie du Fils de Dieu en évolution. Il sait ce qu'est l'intelligence ; il comprend ce qu'est l'amour et quelle est sa qualité attractive. Dès lors, en raison de cette double connaissance Il devient conscient de la puissance de la volonté et de la réalité de l'intention divine que cette volonté doit (à tout prix) accomplir. Telle fut la crise majeure du Christ.

Les Evangiles qui témoignent de ce développement divin progressif rapportent quatre faits particuliers qui indiquent clairement cette compréhension universelle ou monadique. Examinons chacun d'eux séparément :

1. Il y a tout d'abord la déclaration qu'Il fit à Ses parents, dans le Temple : "Ne savez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon père ?" Notons qu'ici Il avait douze ans et que, par conséquent, le travail dont Il s'était occupé (en tant qu'âme) était fini. Douze est le nombre de l'oeuvre achevée, comme en témoignent les douze travaux d'Hercule, autre Fils de Dieu. Le symbolisme de Ses douze ans est remplacé maintenant par celui des douze apôtres, symbole du Service et du Sacrifice. De plus, Il était dans le Temple de Salomon, le symbole de la vie parfaite de l'âme, de même que le Tabernacle dans le désert est celui de la vie imparfaite de la personnalité éphémère. Par conséquent, le Christ s'exprimait sur les plans de l'âme et non seulement en tant qu'homme spirituel, sur terre. En outre, lorsqu'Il prononça ces paroles, Il "servait" comme membre actif de la Hiérarchie spirituelle, car Ses parents Le trouvèrent enseignant les prêtres, les pharisiens et les Sadducéens. Tous ces points indiquent qu'Il reconnaissait Sa mission d'Instructeur du Monde, tandis qu'Il prenait conscience pour la première fois dans Son cerveau physique du Plan divin et de la Volonté divine.

2. Ensuite, vient Sa déclaration à Ses disciples : "Je dois monter à Jérusalem" ; après quoi, nous lisons que "résolument, Il se dirigea" vers cette cité. Il leur fit connaître ainsi qu'Il avait un nouvel objectif.
Le seul lieu de paix complète (ce qui est la signification du nom de Jérusalem) est le "Centre où la Volonté de Dieu est connue". La Hiérarchie spirituelle de notre planète (l'Eglise invisible du Christ) n'est pas un centre de paix, mais un foyer d'activité, d'amour, c'est le lieu de rencontre des énergies émanant les unes, du centre de la "Volonté" divine, et les autres, de l'humanité, centre de "l'Intelligence" divine. Le Christ s'était orienté vers ce divin centre, appelé dans les anciennes Ecritures "le Lieu de la détermination sereine et de la volonté équilibrée et calme". Cette déclaration marqua un moment de crise et de décision dans la vie du Christ et prouva qu'Il s'acheminait vers la plénitude divine.

3. Puis au jardin de Gethsémani, Il dit : "Père que Ta volonté soit faite et non la mienne", indiquant qu'il comprenait quelle serait Sa destinée divine. La signification de ces paroles n'est pas (comme l'ont si souvent déclaré les théologiens chrétiens) une acceptation de la douleur, d'un sombre avenir et de la mort. S'Il s'exclama ainsi, ce fut certainement parce qu'Il comprit l'universalité de Sa mission et dirigea intensément Sa vie dans un sens universel. L'expérience de Gethsémani était une expérience possible seulement pour les Fils de Dieu ayant atteint Son exceptionnel degré d'évolution. Elle n'avait pas de vrai rapport avec la Crucifixion, contrairement à ce que soutiennent les commentateurs orthodoxes.

4. Les dernières paroles du Christ à Ses apôtres furent "Et voici je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde", ou cycle (Matthieu, 28, 20). Le mot important est "fin". Le mot grec est sun-teleia qui signifie la fin d'une période immédiatement suivie d'une autre. (Ce que l'on pourrait appeler la fin d'un cycle.) En grec, le mot telos signifie la Fin dernière. Dans le texte de Matthieu, 24, 6 : "Mais ne sera pas encore la fin", c'est le mot telos qui est employé, signifiant, en ce cas, que la fin de la première période n'est pas encore atteinte. Ici, le Christ parlait comme Chef de la Hiérarchie spirituelle et exprimait Sa volonté divine (désormais une avec la volonté de Dieu) de continuer à instruire le monde des hommes et de l'adombrer de Sa conscience. Ce fut une décision considérable, prononcée avec l'énergie de Sa volonté pleinement développée, de Son amour inclusif et de Son esprit éclairé. Cette décision a rendu toute chose possible.

C'est également au pouvoir magnétique de la volonté que le Christ fit allusion lorsqu'Il dit : "Quand je serai élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi." Ceci ne se rapportait pas à la Crucifixion, mais à la volonté magnétique du Christ d'attirer tous les hommes hors du monde des valeurs matérielles, grâce à la présence du Christ vivant dans le coeur de tout homme, pour les faire pénétrer dans le monde de l'expérience spirituelle. Il parlait, non de la mort, mais de la vie ; non de la Croix, mais de la Résurrection. Dans le passé, la note dominante de la religion chrétienne a été la mort, dont la mort du Christ est pour nous le symbole, très déformé par saint Paul dans l'effort qu'il fit pour fondre la nouvelle religion apportée par le Christ avec la vieille religion du sang qui était celle des Juifs. Au cours du cycle que le Christ inaugurera après Son retour, le but principal de tout enseignement religieux sera la résurrection de l'esprit dans l'espèce humaine. L'accent sera mis sur la "réalité vivante" de la nature christique dans tout être humain, et sur l'emploi de la Volonté pour réaliser cette Vivante Transfiguration de la nature inférieure.

Le Christ ressuscité en sera la preuve. Cette "Voie de la Résurrection" est la voie radieuse, la voie lumineuse conduisant d'une grande expression de la divinité en l'homme à une autre. C'est la voie par laquelle s'exprime la lumière de l'intelligence, la substance irradiante de l'amour véritable et l'inflexible volonté qui interdit la défaite ou la retraite. Telles sont les caractéristiques qui proclameront le Royaume de Dieu. Aujourd'hui, l'humanité a atteint un point spécial et situé à mi-chemin entre un passé malheureux et un avenir plein de promesses qui se réaliseront si le retour du Christ est admis et si on en prépare la voie. Le présent est plein de promesses, mais aussi plein de difficultés ; l'humanité d'aujourd'hui tient en main la destinée du monde et, disons-le avec respect, c'est d'elle que dépend l'intervention du Christ. L'angoisse créée par la guerre et la détresse de la grande famille humaine amenèrent le Christ, en l'année 1945, à prendre une grande décision, décision qu'Il exprima par deux déclarations de la plus haute importance.

Il annonça à l'Assemblée de la Hiérarchie spirituelle et à tous Ses serviteurs et disciples sur terre, qu'Il avait décidé de réapparaître sur le plan physique parmi les hommes, s'ils voulaient, au préalable, établir les bases de justes relations humaines. Secondement, Il donna au monde (à l'usage du commun des mortels) une des prières les plus anciennement connues, mais réservée jusque-là aux Etres spirituels supérieurs. Il l'utilisa Lui-même pour la première fois, nous dit-on, à la pleine lune de juin 1945, qui est reconnue pour être la pleine lune du Christ, comme la pleine lune de mai, celle du Bouddha.

Ce ne fut point chose facile que de traduire en langage moderne ces phrases anciennes, si anciennes qu'on ne connaît ni la date, ni le lieu de leur origine.


Cependant, on y a réussi et la Grande Invocation, qui pourra devenir la prière universelle, fut prononcée par le Christ et transcrite par Ses disciples.

En voici la traduction :


Du point de Lumière dans la pensée de Dieu
Que la Lumière afflue dans la pensée des hommes.
Que la Lumière descende sur la Terre.
Du point d'Amour dans le Coeur de Dieu
Que l'amour afflue dans le coeur des hommes.
Puisse le Christ revenir sur Terre.
Du centre où la Volonté de Dieu est connue
Que le dessein guide le faible vouloir des hommes,
Le dessein que les Maîtres connaissent et servent.
Du centre que nous appelons la race des hommes
Que le plan d'Amour et de Lumière s'épanouisse,
Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal.
Que Lumière, Amour et Puissance restaurent le Plan sur la Terre.



On peut juger de son extraordinaire puissance par le fait que, dès maintenant, des centaines de milliers de personnes s'en servent chaque jour et plusieurs fois par jour. Elle a été traduite en quarante-huit langues.
Dans la jungle africaine, des groupes d'indigènes la récitent, et on peut la voir sur le bureau de certaines personnalités importantes, dans nos grandes villes.

En Europe comme en Amérique, elle est radiodiffusée, et il n'y a presque plus de pays ni d'île au monde, où elle ne soit connue. Tout ceci s'est produit en l'espace de dix ans. (publié en 1957)

Cette Invocation, si elle est largement distribuée, pourra être pour la nouvelle religion mondiale ce qu'aura été le "Notre Père" pour la chrétienté et le Psaume 23 pour le Juif "spirituel". Il y a trois manières de considérer cette Grande Invocation ou Prière :

1. Celle du grand public.
2. Celle des ésotéristes ou des aspirants et des disciples.
3. Celle des membres de la Hiérarchie.

Premièrement, les hommes en général considèrent l'Invocation comme une prière à Dieu Transcendant ; ils ne reconnaissent pas encore Son Immanence dans Sa création. L'Invocation sera portée sur les ailes de l'espérance, espérance de Lumière, d'Amour et de Paix, auxquels ils aspirent constamment.

Ils la considèrent comme une prière pour que soient éclairés les dirigeants et les chefs de tous les groupes qui ont en mains les affaires du monde ; une prière aussi, afin que l'amour et la compréhension affluent et permettent aux hommes de vivre en paix les uns avec les autres ; une prière pour que s'accomplisse la volonté de Dieu, Volonté dont ils ignorent tout et qui leur semble si inscrutable, si absolue, que leur réaction normale est la résignation et qu'ils consentent à ne pas poser de questions ; une prière encore, pour que soit fortifié le sentiment de la responsabilité humaine pour que les maux dont souffre aujourd'hui le monde puissent être éliminés et neutralisés à leur source, quelle qu'elle soit ; une prière enfin pour le rétablissement d'un état originel de bonheur parfait dont l'homme garde toujours la nostalgie, et pour que le malheur et la souffrance disparaissent définitivement de la terre. Tout ceci est, pour les masses, excellent et profitable, et même immédiatement possible.

Secondement, les Esotéristes, les Aspirants et les hommes spirituels auront une compréhension plus profonde de l'Invocation. Elle leur fera connaître l'existence du monde des causes et celle des dirigeants spirituels qui président occultement et sur les plans subtils, aux destinées mondiales. Ces grands Etres sont prêts à fortifier ceux qui possèdent une vision juste, prêts non seulement à indiquer la raison des événements qui se succèdent dans les divers domaines de l'existence humaine, mais encore, à faire les révélations qui permettront à l'humanité de passer des ténèbres à la lumière. Cette attitude fondamentale implique évidemment la nécessité de diffuser largement la connaissance de ces faits de base essentiels ; et il s'en suivra une ère de propagande spirituelle organisée par les disciples, et poursuivie inlassablement par les ésotéristes.

Cette époque commença en 1875 lorsque fut proclamé le fait de l'existence des Maîtres de la Sagesse. Cette propagande s'est poursuivie, malgré des erreurs de présentation et en dépit des attaques et du mépris dont cette idée fut l'objet. La reconnaissance de la réalité des preuves existantes de la part des étudiants d'occultisme et de nombreux intellectuels du monde entier, et leur adhésion intuitive, ont été d'une grande aide.

On assiste actuellement à la naissance d'un nouveau type de mystique. Il se distingue du mystique du passé en ce qu'il s'intéresse d'une manière pratique aux affaires courantes du monde, et non pas exclusivement aux choses de la religion et de l'église. Il se distingue par le désintéressement dont il fait preuve quant à son propre développement spirituel, par sa capacité de découvrir Dieu Immanent dans toutes les croyances, et non dans sa propre religion seulement, et aussi par sa capacité de vivre sa vie dans la lumière de la Présence divine. Tous les mystiques ont possédé ces qualités, à un degré plus ou moins grand, mais ce qui distingue le mystique moderne de celui d'autrefois, c'est qu'il est capable d'indiquer aux autres les techniques du Sentier. Il allie le développement du coeur à celui de l'esprit, l'intelligence au sentiment et possède en outre une perception intuitive qui lui manquait jusqu'ici. Ce n'est pas seulement la lumière de son âme, mais la claire lumière de la Hiérarchie spirituelle qui illumine actuellement le sentier du mystique moderne, et il en sera de plus en plus ainsi.
Troisièmement, ces deux groupes – le grand public et les aspirants de tous degrés – comptent parmi eux ceux qui se distinguent de la moyenne par une compréhension et une pénétration plus profondes. Ils occupent un no man's land situé, d'une part, entre les masses et les ésotéristes, et de l'autre, entre les ésotéristes et les membres de la Hiérarchie. N'oubliez pas que ces derniers emploient également la Grande Invocation et qu'il ne se passe pas un jour sans que le Christ Lui-même ne la prononce.

A première vue, la beauté et la force de cette Invocation résident dans sa simplicité, et dans l'expression de certaines vérités fondamentales que tous les hommes acceptent normalement et spontanément : la vérité de l'existence d'une Intelligence supérieure à laquelle nous donnons vaguement le nom de Dieu ; la vérité que derrière toutes les apparences extérieures, la puissance motrice de l'univers est l'Amour ; la vérité qu'une grande Individualité, appelée par les chrétiens, le Christ, est apparue sur terre pour incarner cet amour sous une forme intelligible ; la vérité que l'amour et l'intelligence émanent de ce que l'on appelle la Volonté de Dieu ; et enfin la vérité évidente que le plan divin ne peut se manifester que par l'entremise de l'humanité.

Ce Plan invite les hommes à exprimer l'amour et les incite à "faire briller leur lumière". Puis vient la demande solennelle : "Que le Plan d'Amour et de Lumière", se réalisant par l'entremise de l'humanité, "puisse sceller la porte de la demeure du mal". La dernière phrase contient l'idée de Restauration, indiquant la note dominante de l'avenir, lorsqu'un jour l'idée et l'intention initiales de Dieu ne seront plus contrecarrées par le libre arbitre humain et par le mal, le pur matérialisme et l'égoïsme ; alors, lorsque les hommes auront changé leur coeur et leurs buts, le dessein divin sera accompli.

Telle est l'évidente et simple signification de l'Invocation, qui répond aux aspirations spirituelles de l'humanité entière.

Dans l'emploi de cette Invocation ou Prière, et dans l'attente croissante du retour du Christ réside aujourd'hui le plus grand espoir pour l'humanité. S'il n'en est pas ainsi, alors la prière est inutile et n'est qu'une simple hallucination, et toutes les Ecritures du monde, avec leurs prophéties qui ont été prouvées, sont vaines et trompeuses. Le témoignage des temps passés prouve qu'il n'en est pas ainsi. La prière reçoit toujours une réponse et il en a toujours été ainsi ; des Grands Fils de Dieu ont toujours répondu et répondront toujours à l'appel de l'humanité, et Celui que tous les hommes attendent aujourd'hui est en route.




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