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Les problèmes de l'Humanité, l'après-guerre, l'opportunité, et les dangers qui menacent l'Humanité (Alice Bailey)

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Les problèmes de l'Humanité, l'après-guerre, l'opportunité, et les dangers qui menacent l'Humanité (Alice Bailey) Empty Les problèmes de l'Humanité, l'après-guerre, l'opportunité, et les dangers qui menacent l'Humanité (Alice Bailey)

Message par Admin le Jeu 7 Juin - 17:24

Extrait de l'ouvrage "Les problèmes de l'Humanité" (Alice Bailey)



Les problèmes de l'Humanité



L'habitude invétérée de penser et de réagir en masse est difficile à vaincre.
C'est là que se livre la bataille la plus acharnée dans notre monde d'après guerre.
L'opinion publique doit être rééduquée. Déjà, les nations reviennent à
leurs modes de conduite et de pensée caractéristiques
, si profondément ancrés
depuis des générations. Permettez-moi d'être plus explicite ; et si mes dires
causent quelque irritation à mes lecteurs de n'importe quelle nationalité, ou
provoquent de plausibles excuses, qu'ils se souviennent que, dans l'intérêt
général, il faut regarder notre passé en face, reconnaître les tendances
nouvelles, renoncer aux vieilles et fâcheuses façons de penser et d'agir si, dans
un avenir proche l'humanité ne doit pas descendre plus bas encore que pendant
la dernière guerre
.

Dans tous les pays, les voix de l'ordre ancien et les exigences des
réactionnaires s'élèvent
et les demandes de certains groupes radicaux s'y
ajoutent. Etablies depuis si longtemps, les voix conservatrices impressionnent
et l'humanité lasse laissera prendre toutes les mesures réclamées par les
conservateurs, sauf si ceux qui sont dotés d'une vision nouvelle réagissent avec
sagesse et rapidité
. Jusqu'à présent, il n'en existe que trop peu d'indices.

(...)

la tâche de chaque nation est donc double :

1. Résoudre ses propres problèmes psychologiques internes.
Pour y parvenir, elle doit les avouer, réprimer l'orgueil national et prendre
les mesures destinées à établir l'unité et la beauté du rythme dans la vie de
ses populations.

2. Favoriser l'esprit de justes relations humaines.
Ce but est atteint en reconnaissant qu'elle fait partie d'un monde unique.
Cela implique ensuite les mesures à prendre pour enrichir le monde entier
par sa contribution originale et individuelle.


Ces deux activités, nationale et internationale, doivent se développer
parallèlement, en insistant sur les oeuvres pratiques du christianisme et non sur
les théologies dominatrices et l'autorité subtilement imposée par l'Eglise.


Du point de vue des Forces de Lumière spirituelles, le processus qui
devrait se dérouler immédiatement dans le monde serait le suivant :


1. Une crise imminente de la liberté. Cela comporte des élections libres
dans tous les pays libérés, pour y déterminer le type de gouvernement,
les frontières nationales, là où ce problème existe, et un plébiscite
permettant aux peuples de déterminer leur nationalité et leur
rattachement.


2. Une opération de nettoyage, à effectuer dans toutes les nations sans
aucune exception, afin qu'une salutaire unité, basée sur la liberté et
réalisant l'unité dans la diversité, puisse être élaborée
.


3. Un programme d'éducation se développant progressivement, pour
enseigner à tous les peuples les éléments de la seule idéologie qui se
montrera finalement et généralement efficace : celle des justes
relations humaines
. Lent, mais sûr, ce mouvement éducatif amènera
inévitablement à une juste compréhension, à des attitudes et des
activités correctes dans chaque communauté, chaque église et chaque
nation, dans le domaine international, enfin. Cela prendra du temps,
mais ce défi s'adresse à tous les hommes de bonne volonté. dans le
monde entier.


Les guides spirituels de la race peuvent bien présenter cette formule de
progrès, mais ne peuvent garantir sa réalisation. L'humanité reste libre de
décider sur ses propres problèmes
. Certaines questions, toutefois, se posent
immédiatement et si je les précise, je n'y puis donner de réponse.
Les Grandes Puissances : la Russie, les Etats-Unis et le Commonwealth
britannique, resteront-elles ensemble, pour le plus grand bien de
l'humanité, ou chacune ira-t-elle son propre chemin, vers ses buts
égoïstes ?


Les puissances moins importantes, comme les Grandes Puissances (et j'y
inclus la France, lorsqu'elle s'éveillera et prendra conscience de ses
responsabilités internationales), consentiront-elles à abandonner un peu de
leur soi-disant souveraineté, dans l'intérêt de tous ? Essaieront-elles de
considérer la situation mondiale sous l'angle de l'humanité, ou ne viseront elles
qu'à leur bien individuel ?


Ces puissances omettront-elles la critique constante et maligne,
caractéristique du passé, et qui engendrait une haine croissante, pour
reconnaître enfin que toutes les nations se composent d'êtres humains, à
divers stades d'évolution, conditionnés par leurs antécédents, leur race et
leur milieu ? Consentiront-elles à laisser chacune libre d'assumer sa
responsabilité individuelle, et à demeurer néanmoins prêtes à s'assister,
comme les membres d'une seule famille, animées d'un même esprit, l'esprit
de Dieu ?


Consentiront-elles à partager les produits de la terre, conscientes qu'ils
appartiennent à tous, et a les distribuer largement, à l'instar de la nature ?
Ou permettront-elles que ces produits tombent entre les mains de quelques
nations puissantes, ou même d'une simple poignée de puissantes
personnalités et de financiers ?


Voici quelques-unes seulement des questions, auxquelles il s'agit de
chercher et trouver des réponses. La tâche s'annonce vraiment ardue.
En ce monde d'aujourd'hui pourtant, il existe assez de gens d'orientation
spirituelle pour transformer les attitudes mondiales et pour inaugurer la période
nouvelle de création spirituelle. Ces hommes et ces femmes, doués de vision et
de bonne volonté, se lèveront-ils en nombre, dans chaque nation, et se ferontils
entendre ? Auront-ils la force, la persévérance, et le courage de surmonter le
défaitisme, de rompre les chaînes et les entraves théologiques, de braver les
chapelles politiques, sociales, économiques et religieuses, afin d'oeuvrer pour le
bien de tous les peuples ?
Vaincront-ils les forces déployées contre
eux, par leur foi inébranlable en l'équilibre et la puissance de l'esprit humain ?
Croiront-ils en la valeur intrinsèque de l'humanité ? Réaliseront-ils que le
courant du processus évolutif les entraîne de toute sa force vers la victoire ? Le
ferme établissement de justes relations humaines fait certes déjà partie du Plan
divin et rien ne saurait arrêter sa manifestation éventuelle. Cette manifestation
peut toutefois être hâtée par une action juste et désintéressée
. Les Forces de
Lumière et leur chef, le Christ, sont aux côtés des hommes de bonne volonté et
du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde.



LE PROBLEME DU CAPITAL, DU TRAVAIL ET DE L'EMPLOI



Nous nous trouvons aujourd'hui à l'aube d'une ère économique entièrement
nouvelle et unique. C'est un fait, dont l'évidence s'impose de plus en plus à tous
ceux qui réfléchissent. La plus récente victoire de la science, la libération de
l'énergie de l'atome
, rend impossible à prédire l'avenir de l'humanité et le genre
de la civilisation future.

(...)

Il ne m'appartient pas de prédire ici à quels usages sera ou pourra être
affectée l'énergie la plus puissante qui fut jamais mise à la disposition de
l'homme. Sa première utilisation positive fut de mettre fin à la guerre. Son
application constructive, à l'avenir, est l'affaire de la science et son contrôle
revient aux hommes de bonne volonté, comme il s'en trouvera dans toutes les
nations. Cette énergie doit être sauvegardée contre les intérêts capitalistes
; elle
doit absolument être consacrée aux usages pacifiques et employée à organiser
un monde neuf et plus heureux
. Un domaine entièrement nouveau s'ouvre
aujourd'hui à la recherche scientifique, domaine où elle a longtemps désiré
pénétrer. Je rappellerai que cette nouvelle puissance est bien plus sûre entre les
mains des savants qu'entre celles des capitalistes, qui ne l'emploieraient qu'à
accroître leurs dividendes. Aux mains des grandes démocraties et des races
anglo-saxonnes et scandinaves, cette découverte est moins dangereuse qu'en
d'autres mains. Elle ne peut toutefois leur appartenir en propre. D'autres nations
et d'autres races en possèdent le secret et, par conséquent, la sécurité future de
l'humanité dépend de deux choses :


1. Un enseignement progressif et rationnel, donné au peuple de chaque
nation, sur les justes relations humaines, pour cultiver un esprit de
bonne volonté
. Cela amènera un changement complet des régimes
politiques actuels, qui s'inspirent surtout du nationalisme et
d'ambitions égoïstes. La véritable démocratie, pour le moment un
simple rêve, sera fondée sur une éducation préparant à la bonne
volonté.  

2. L'enseignement aux enfants de l'avenir de la véritable unité humaine et
de l'usage des ressources du monde pour le bien général.


J'ai déjà indiqué que toutes les nations sont égoïstes, nationalistes,
orgueilleuses et séparatistes. Certaines, toutefois, à cause de leur caractère
cosmopolite et de la multiplicité des races qui les composent, sont normalement
plus larges que d'autres dans leurs idées et dans leurs plans. Elles sont plus
disposées que d'autres à raisonner en termes de l'humanité considérée comme
un tout
. Citons parmi elles les Etats-Unis, le Commonwealth britannique et les
Républiques socialistes soviétiques. Ces Grandes Puissances, composées de
nombreuses nations et races, forment le triangle central du nouveau monde à
venir. Aussi l'occasion leur est-elle offerte de guider l'humanité à présent, et
cela sous-entend la responsabilité innée de diriger le monde.  


Pour créer ces conditions meilleures, il faut réaliser un ajustement
important et un changement fondamental, sinon, aucun espoir de paix ne peut
être trouvé sur terre. Le rapport entre le capital et le travail, et celui entre ces
deux groupes et l'humanité entière, doivent être réglés,
c'est de ce problème que
le présent chapitre va traiter. Je ne présente aucune solution, mais
propose simplement de discuter la question en suivant des idées larges et
générales. Nous sommes tous familiers avec ce problème, car il suscite de
violents préjugés et des opinions partisanes ; dans le bruit des paroles et la
violence de la lutte il pourrait être utile d'aborder le sujet d'un point de vue plus
universel, compte tenu des valeurs spirituelles qui émergent.



Commençons par certaines déclarations fondamentales :


D'abord, il faut reconnaître que la cause des troubles mondiaux et des
guerres mondiales, qui ont ruiné l'humanité et répandu la misère sur toute la
planète, sont attribuables en grande partie à un groupe égoïste, qui, dans des
buts matérialistes, exploite les masses depuis des siècles et utilise le travail de
l'humanité à ses propres fins égoïstes. Des barons féodaux en Europe et en
Grande-Bretagne au moyen âge, jusqu'aux puissants groupes d'affaires de l'ère
victorienne et à la poignée de capitalistes, nationaux et internationaux, qui
contrôlent aujourd'hui les ressources du globe
, le système capitaliste s'est
développé et a ruiné le monde. Ce groupe de capitalistes s'est acquis
l'exclusivité des ressources du monde et des matières premières nécessaires à
une existence civilisée et les a exploitées. Il a pu le faire parce que les richesses
du monde lui appartenaient et qu'il les contrôlait par des administrations liées
entre elles. Il tenait tout en mains. Il a rendu possible les vastes différences
existant entre ceux qui sont très riches et ceux qui sont très pauvres. Il possède
l'argent et la puissance qu'il donne. Les gouvernements et les politiciens sont
ses jouets. Il contrôle les élections. Il est responsable des étroits buts
nationalistes des politiques égoïstes
.
Il a financé le commerce du monde et
contrôlé le pétrole, le charbon, l'énergie, la lumière et les transports. Il est
maître, publiquement ou en secret, des comptes en banque du monde entier.
La responsabilité de la misère, largement répandue aujourd'hui dans tous
les pays, incombe principalement à certains groupements importants d'hommes
d'affaires, de banquiers, de chefs de cartels, monopoles
, trusts et organisations
internationaux, et aux directeurs d'immenses corporations, agissant par lucre,
pour un gain commun ou personnel. Ils ne se soucient nullement du bien
public,
sauf dans la mesure où celui-ci demande plus de bien-être. Cela leur
permet, grâce à la Loi de l'Offre et de la Demande, de fournir les biens, les
transports, la lumière ou l'énergie, qui, en fin de compte, leur apporteront les
plus gros bénéfices financiers. L'exploitation de la main-d'oeuvre, la
manipulation des plus importantes ressources planétaires et l'encouragement à
la guerre, pour leur profit ; privé ou celui de leurs affaires, caractérisent leurs
méthodes.
La masse populaire le sait et sa colère monte progressivement contre
ce groupe de capitalistes ; les classes moyennes, sympathisantes, craignent ces
hommes, mais redoutent d'agir. Les riches honnêtes, et ils sont nombreux, les
chefs d'entreprises bien intentionnés, qui sont aussi humanitaires (il en existe
aussi beaucoup) n'osent rien faire, par peur des représailles et de la ruine
. Cette
ruine toucherait, à part eux, leurs familles et leurs actionnaires.


Dans chaque nation existent de tels hommes et des organisations pareilles,
responsables du système capitaliste. Les ramifications de leurs affaires et leur
mainmise financière sur l'humanité s'étaient établies, avant la guerre, dans tous
les pays ; elles existent toujours, quoiqu'elles se soient dissimulées pendant la
guerre. Formés en un groupe international étroitement lié, ils agissent dans une
complète communauté d'idées et d'intentions, se connaissent et se comprennent.
Ces hommes se trouvaient parmi les Nations unies, comme dans les Puissances
de l'Axe. Ils travaillaient ensemble auparavant et ont continué à le faire pendant
la guerre entière, grâce à des systèmes de contacts inter directoriaux, sous de
faux noms et par des organisations fictives, aidés de neutres partageant leurs
idées. Aujourd'hui, malgré le désastre où ils ont plongé le monde, ils se
réorganisent et renouvellent leurs méthodes. Leurs buts demeurent pareils.
Leurs relations internationales ne sont pas rompues
. Ils constituent la plus
grande menace pour l'humanité actuelle.
Ils contrôlent la politique, Ils achètent
les hommes en vue dans chaque nation ; ils s'assurent de leur silence par des
menaces, par de l'argent, et par la crainte. Ils amassent les richesses et se
procurent une popularité illusoire au moyen d'entreprises philanthropiques.

Leurs familles mènent des existences douces et faciles ; elles ignorent le sens
du travail commandé par Dieu. Ils s'entourent de beauté, de luxe et de trésors,
ils ferment les yeux à la pauvreté, à la misère nue, au manque de chaleur et de
vêtements décents, à la famine et a la laideur de l'existence menée par les
milliers de gens qui les entourent. Ils donnent aux oeuvres charitables et aux
Eglises, pour tranquilliser leurs consciences et pour éviter les impôts sur le
revenu
.
Ils fournissent du travail à d'innombrables milliers, mais veillent à ce
que ceux-ci reçoivent un salaire si minime, que le vrai confort, les loisirs, la culture et
les voyages leur demeurent inaccessibles.



Ce sont là de terribles accusations. Pourtant, elles peuvent être prouvées
par mille exemples. Cela incite à la révolution et à des troubles croissants. Dans
tous les pays, la masse du peuple est agitée et s'éveille à l'aube nouvelle qui
naît. La guerre est maintenant déclarée entre les intérêts égoïstes des riches et la
masse humaine, qui demande la justice et sa part équitable des biens de la terre
.
A l'intérieur du système capitaliste, il en est qui se rendent compte du
danger menaçant leurs intérêts, et dont la tendance naturelle est de raisonner de
façon plus large et plus humaine. Ces hommes se répartissent en deux groupes
principaux :


D'abord, ceux qui sont vraiment humanitaires, qui désirent le bien de leurs
semblables et qui n'entendent nullement exploiter les masses, ni profiter de la
misère d'autrui. Ils sont parvenus à leur position et à leur influence, grâce à
leurs vrais talents ou par leur situation héréditaire, et ne peuvent éviter la
responsabilité de disposer des millions qui leur sont confiés. Souvent, leurs
coadministrateurs les paralysent et leur lient les mains par les règles établies du
jeu, par le sens de leurs responsabilités à l'égard de leurs actionnaires, et par la
certitude que, quoiqu'ils fassent, qu'ils luttent ou qu'ils se démettent cela ne
changera rien à la situation. Elle dépasse les possibilités individuelles. Ils
demeurent donc relativement impuissants. Ce sont des gens équitables et justes,
corrects et bons vivant simplement et dotés du sens des valeurs véritables mais
ils ne peuvent guère agir de manière efficace.


En second lieu viennent ceux qui sont assez intelligents pour déchiffrer les
signes des temps ; ils comprennent que le système capitaliste ne peut continuer
indéfiniment, en face de la colère croissante de l'humanité et du développement
régulier des valeurs spirituelles. Ils commencent donc à transformer leurs
méthodes, à universaliser leurs affaires, en instituant des accords coopératifs,
avec leurs employés. Leur égoïsme inhérent leur dicte ces changements et
l'instinct de préservation déterminé leurs attitudes. Entre ces groupes se situent
ceux qui n'appartiennent ni à l'un ni à l'autre et qui offrent un terrain propice à
la propagande du capitaliste égoïste ou de l'humanitaire généreux.
Il serait bon d'ajouter que le raisonnement égoïste et les motifs de
séparativité, qui distinguent le système capitaliste se retrouvent chez le petit
homme d'affaires sans importance épicier du coin, le plombier et le mercier, qui
exploitent leurs employés et trompent la clientèle. C'est l'esprit
universel d'égoïsme et d'amour du pouvoir, contre lequel nous devons lutter
.
La
guerre a agi comme une purge. Elle a partout ouvert les yeux des gens aux
causes fondamentales de la guerre : la misère économique, basée sur
l'exploitation des ressources de la planète par un groupe international
d'hommes ambitieux et égoïste
s. L'occasion de changer cet état de choses se
présente. La difficulté vient de ce que les groupes capitalistes sont prêts et
agissent immédiatement pour ramener le mauvais vieux temps, tandis que les
masses ne sont pas prêtes et ne savent guère comment agir.



Considérons maintenant le groupe opposé, celui du travail.

Le mot "opposé" est délibérément choisi, car la situation justifie ce terme.
Un groupe puissant, représentant le système capitaliste national et international,
et un groupe également puissant de syndicats ouvriers avec leurs chefs, se
trouvent aujourd'hui face à face
. Tous deux sont à l'échelle nationale et
internationale. Il reste à voir lequel des deux contrôlera finalement la planète,
ou si un troisième groupe, fait d'idéalistes pratiques ne surgira pas pour prendre
la situation en mains.
L'intérêt des travailleurs spirituels du monde actuel ne va
pas au capital, ni même au travail, tel qu'il agit actuellement. Il est du côté de
l'humanité.



http://urobore.free.fr/base/aab/Les%20Probl%E8mes%20de%20l'Humanit%E9%20-%20Alice%20Ann%20Bailey.pdf
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Message par Archange le Dim 1 Fév - 18:27




Maître Djwal Khul conspirationniste!!

Faut-il pas être un mollusque pour ne pas voir tout ce qu'il se passe!

Quelle insulte à l'intelligence que de vouloir ranger toutes ces évidences formulées plus haut sous le tapis des "théories du complot..." mais il en reste toujours qui ne veulent pas voir!! Sentant leur petit confort mental illusoire menacé! Leur vie soi-disant séparée et indépendante cernée!

Il faut vraiment venir s'incarner sur Terre pour être témoin de l'ampleur ubuesque, kafkaïenne que peut prendre le Mensonge, surtout en cette époque fascinante où l'issue reste incertaine, réveillera, réveillera pas? Peut-on porter un coup important contre cet éternel esclavage de l'humanité?

Ce n'est pas un combat seulement contre une caste criminelle qui possède et dirige tout, c'est un combat contre l'esprit universel d'égoïsme, qui nous détruit de l'intérieur!! Couper des têtes ne résout rien, elles pousseront ailleurs!! C'est la conscience humaine qui doit muter!! Et comprendre enfin l'unité du tout, le principe universel, pour éviter un nouvel anéantissement final!




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Message par Archange le Mar 3 Fév - 20:46




Maître Djwal Khul: les problèmes de l'humanité (suite)




Pourtant, tout n'est pas parfait dans le mouvement du travail. La question
se pose de savoir s'il ne lui faudrait pas une dépuration complète. L'arrivée au
pouvoir de gouvernements populaires dans certains pays, la croissance de la
démocratie et l'exigence de liberté,
l'accession du prolétariat russe au
gouvernement et le niveau éducatif supérieur de la race pourraient porter à
croire que des méthodes nouvelles, meilleures et différentes devraient être
utilisées pour mettre en oeuvre les Quatre Libertés et garantir de justes relations
humaines. Si l'on comprend la nécessité de ces dernières entre les nations, il est
évident que de telles relations devraient aussi exister entre le capital et le
travail, ces deux groupes se composant d'êtres humains, et aussi entre les
organisations ouvrières qui se querellent entre elles. La classe ouvrière exerce
aujourd'hui une dictature et recourt aux menaces, à la crainte, et à la force pour
atteindre ses fins. Nombreux sont, parmi ses chefs, les hommes puissants et
ambitieux, avides d'argent, et déterminés à exercer le pouvoir. Les logis
insalubres, les salaires misérables et les conditions mauvaises persistent
partout, sans que ce soit toujours la faute de l'employeur.

Le pouvoir à l'avenir appartiendra aux masses. Ces masses progressent, et
le simple poids de leur nombre, de leurs plans établis et de leur solidarité, qui
croît rapidement entre mouvements ouvriers du monde entier, rendent leur
avance impossible à arrêter. Le principal avantage de la masse ouvrière
vis-à-vis du capital, c'est qu'elle agit au nom de millions innombrables, tandis
que les capitalistes n'agissent qu'en faveur de quelques-uns. La condition de
l'humanité repose au coeur du mouvement ouvrier
.


Je désire un peu faire comprendre ce tableau d'un état de misère, qui
s'étend au monde entier, causé à la fois par le mouvement capitaliste et le
mouvement ouvrier. Je cherche à vous présenter ce tableau de façon
absolument réaliste et équitable. Sous une forme ou une autre, le capital et le
travail se sont influencés réciproquement, ainsi que les employeurs et les
employés, les couches aisées et les masses exploitées. A l'âge de la vapeur, à
une époque scientifique, celle de l'électricité et des communications à l'échelle
planétaire, le mal a grandi et s'est répandu. Le capital est devenu de plus en
plus puissant, la main-d'oeuvre de plus en plus turbulente et exigeante. La lutte
a culminé avec la guerre mondiale, une guerre de trente ans, que le capital a
déclenchée et que les efforts des classes laborieuses ont gagnée.

Certaines questions surgissent et, sans me proposer de les résoudre, je
désire les poser. En réglant ces questions, l'humanité résoudra ses problèmes,
ou, s'ils demeurent sans solution, la race humaine sera anéantie
. Exprimons ces
questions de manière aussi simple et pratique que possible :


1. Faut-il restaurer le pouvoir du système capitaliste ?
Est-il entièrement mauvais ?
Les capitalistes ne sont-ils pas des êtres humains ?

2. La classe ouvrière elle-même, par le syndicalisme et le pouvoir
croissant détenu par ses chefs, ne deviendra-t-elle pas une tyrannie ?

3. Le travail et le capital ne peuvent-ils s'entendre, ou s'amalgamer ?
Faut-il s'attendre à une autre guerre entre ces deux groupes ?

4. De quelle manière la Loi de l'Offre et de la Demande peut-elle être
mise en oeuvre, de façon à assurer la justice et l'abondance à chacun ?

5. Faut-il adopter une forme de contrôle totalitaire, exercé par les divers
gouvernements du monde, afin de satisfaire aux exigences de l'Offre et
de la Demande ? Faut-il légiférer pour atteindre des buts matériels et
le confort ?

6. Durant l'Ere Nouvelle, quel est le mode de vie qui semblera essentiel à
l'homme ? Aurons-nous une civilisation purement matérielle,
ou bien la tendance mondiale sera-t-elle spirituelle ?

7. Que faut-il faire pour empêcher les intérêts capitalistes de ressaisir
l'exploitation du monde ?

8. Quel est réellement le coeur du problème matérialiste du monde
moderne ?



Cette dernière question est la seule à laquelle j'aie l'intention de répondre et
je le ferai par cette citation bien connue : "L'amour de l'argent est la racine de
tous les maux."
Cela nous ramène à la faiblesse fondamentale de l'humanité, le
Désir. De cela, l'argent est le résultat et le symbole
.

Du simple procédé de l'échange des produits (pratiqué par les sauvages
primitifs) jusqu'à la structure financière et économique compliquée et
formidable du monde moderne, ce désir est la cause originelle. Il exige la
satisfaction du besoin éprouvé, il cause la soif de biens et de possessions
l'envie de confort matériel, l'acquisition et l'accumulation d'objets, la volonté de
puissance et de suprématie que, seul, l'argent peut procurer. Ce désir contrôle et
domine le raisonnement humain. C'est la clé de voûte de notre civilisation
moderne. C'est aussi la pieuvre qui étouffe lentement la vie de l'homme, son
initiative et son honnêteté. C'est la meule attachée au cou de l'humanité.
Avoir, posséder, et lutter contre les autres pour la suprématie a été la
caractéristique de l'homme moyen
– homme contre homme, chef de famille
contre chef de famille, homme d'affaires contre homme d'affaires, organisation
contre organisation, parti contre parti, nation contre nation, travail contre
capital. Aussi est-ce aujourd'hui un fait reconnu que le problème de la paix et
du bien-être est directement lié aux ressources mondiales et à la possession de
ces ressources.

Les termes les plus fréquents dans nos journaux, à la radio, dans nos
discussions, sont empruntés à la structure financière de l'économie humaine :
intérêts bancaires, salaires, dettes nationales, réparations, cartels et trusts,
finances, impôts, tels sont les termes qui dominent nos projets, excitent notre
jalousie, allument nos haines ou encouragent notre animosité à l'égard d'autres
nations, pour nous lancer les uns contre les autres. L'amour de l'argent est la
racine de tous les maux.

En écrivant ceci, je me rends compte du nombre de gens, dont l'existence
n'est pas dominée par l'amour de l'argent et qui raisonnent normalement en
termes de valeur supérieure.

Mais je ne pense pas à eux en traitant ce sujet. Ils constituent l'espoir de
l'avenir ; mais individuellement, ils sont prisonniers du système qui, du point
de vue spirituel, doit prendre fin
. Sans aimer l'argent, ils en ont besoin et il leur
en faut. Ils sont soumis à l'atmosphère économique du monde et sont obligés,
eux aussi, de travailler et de gagner de quoi vivre. Le travail qu'ils cherchent à
accomplir pour aider l'humanité ne peut s'effectuer sans les fonds nécessaires.
Les églises sont matérialistes dans leurs méthodes et, après avoir veillé à
l'aspect administratif de leur activité, il ne leur reste guère de temps pour le
travail du Christ, pour la pure vie spirituelle. La tâche qui, partout aujourd'hui,
incombe aux hommes et aux femmes de bonne volonté, semble trop lourde et
les problèmes paraissent presque impossibles à résoudre. Les hommes et les
femmes de bonne volonté se posent actuellement cette question : Le conflit
entre le capital et le travail peut-il se terminer, et en renaîtra-t-il un monde
nouveau ? Les conditions d'existence peuvent-elles changer assez pour que de
justes relations humaines s'établissent de manière permanente ?

Unité, compréhension, relations et
équité humaines, ainsi que l'unité essentielle de tous les hommes, tels sont les
seuls principes valables pour l'édification du nouveau monde. Ils permettront
d'abolir les rivalités et de mettre fin à l'exploitation d'une classe par une autre,
et à la répartition injuste des biens de la terre. Aussi longtemps qu'il y aura des
milliardaires et des misérables, les hommes ne seront pas à la hauteur de leur
destin.

Le Royaume de Dieu peut se manifester sur terre dans un futur proche,
mais les citoyens de ce royaume ne reconnaissent ni riches, ni pauvres, ni
supérieurs, ni inférieurs, ni travail, ni capital, mais seulement les enfants d'un
même Père, et le fait naturel et pourtant spirituel, que tous les hommes sont
frères.
Là se trouve la solution du problème que nous envisageons. La
Hiérarchie spirituelle de notre planète ne reconnaît ni groupe capitaliste ni
groupe ouvrier ; elle ne connaît que des hommes et des frères. La solution
existe donc dans l'éducation et dans l'adaptation des tendances déjà existantes
de notre temps à la vision que perçoivent ceux qui sont ouverts spirituellement
et ceux qui aiment leurs semblables.    

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Message par Archange le Mar 3 Fév - 21:09

Le stade de l'égoïsme national et du ferme
propos de préserver l'intégrité nationale, souvent interprétée en termes de frontières et d'expansion
commerciale, doit peu à peu disparaître
.
Les nations doivent arriver finalement
à une réalisation plus bénéfique et au point où elles regarderont leurs cultures
nationales, leurs ressources propres et leurs capacités de servir l'humanité
comme des contributions à consacrer au bien commun
.
L'insistance sur les
possessions matérielles et un vaste territoire ne sont pas signes de maturité
. Se
battre pour les défendre ou les agrandir marque une mentalité d'adolescents.
L'Allemagne et l'Italie manquent de maturité au point de vue de l'intégration
comme nation et comme civilisation. A peine l'humanité devient-elle adulte ;
elle commence seulement à montrer un sens plus large de ses responsabilités
, la
capacité de s'attaquer à ses problèmes et à avoir des idées plus généreuses. La
dernière guerre était symptomatique du défaut de maturité, d'un raisonnement
adolescent, d'émotions puériles et sans retenue, d'exigences à l'égard du bien
d'autrui, chez les nations antisociales. Comme des enfants, elles crient "pour en
avoir encore".

Le cri provoquant : "Ceci est à moi !" cessera un jour de retentir. En attendant, cet
esprit infantile d'agression avait mené à la guerre de 1914-1945. Dans mille
ans, l'histoire la considérera comme le comble de l'égoïsme puéril, déclenchée
par des enfants avides qui ne pouvaient abandonner leurs attitudes agressives,
parce que d'autres nations étaient encore assez naïves pour adopter la manière
forte à l'apparition des signes précurseurs de la guerre.


(...)


Qu'est-ce qui, à présent, semble empêcher l'unité mondiale et faire échouer
les Nations unies dans l'établissement des mesures nécessaires si impatiemment
attendues par l'homme de la rue ?
La réponse n'est pas difficile à trouver et
implique toutes les nations : le nationalisme, le capitalisme, la rivalité, l'avidité
aveugle et stupide.


C'est l'inertie aveugle et
le manque d'intérêt de la masse populaire qui permet aux mauvais chefs de
détenir le pouvoir.



C'est un mauvais usage de l'argent qui
colore les vues de la presse et de la radio
en Grande-Bretagne et plus encore
aux Etats-Unis, pour cacher en bonne partie la vérité au peuple. C'est le
bouleversement ouvrier, partout, qui alimente la tourmente et impose des
souffrances inutiles au public. C'est la profonde méfiance, politique et
internationale, la propagande trompeuse et l'apathie des Eglises qui
compliquent encore le problème.



Par-dessus tout, c'est le refus de la part du
public de regarder la vie en face et de voir les faits tels qu'ils sont
.




La masse des hommes a besoin d'être éveillée pour exiger que les biens
soient le partage de tous également et non pas uniquement d'un groupe privilégié et elle a besoin
d'apprendre que "la haine ne cesse pas par la haine, mais par l'amour".
Un
pareil amour n'est pas sentimental, mais c'est une bonne volonté efficace,
s'exprimant par les individus, dans les communautés et entre les nations.

Tel est le tableau triste et fâcheux du monde d'aujourd'hui, et seuls des
aveugles et des indifférents le nieraient. Seule, une perception aiguë de la
situation et des sources du mal contribueront à donner à l'humanité l'impulsion
voulue pour prendre les mesures nécessaires
. Mais il existe une autre face du
tableau, et qui compense le mal, quoique, jusqu'à présent, elle ne l'équilibre, ni
ne le vaille.

Aujourd'hui des hommes et des femmes, partout, en haute situation ou non,
dans chaque nation, chaque communauté, chaque groupe, présentent la vision
des justes relations humaines, destinées à constituer la norme dans
l'avenir, pour l'humanité.
Partout ces gens là exposent les maux à éliminer et
sans cesse, ils éduquent ceux qu'ils rencontrent et leur apprennent les principes
de l'Ere nouvelle. C'est la masse de ces gens qui est importante
. En politique, il
existe de grands et sages hommes d'Etat qui tâchent de guider sagement leur
peuple, mais ils ont encore trop à faire. Franklin D. Roosevelt en était un
remarquable exemple pour notre temps. Car il fit de son mieux et mourut au
service de l'humanité. Il existe des éducateurs éclairés, des écrivains et des
conférenciers dans tous les pays, qui cherchent à montrer au peuple combien
l'idéal est pratique, comme la bonne volonté de l'humanité est disponible, et
combien il est facile d'appliquer des idéals, lorsque les hommes et les femmes
de bonne volonté sont en nombre suffisant dans le monde pour imposer les
conclusions. C'est un facteur d'importance. Il y a aussi des savants, des
médecins, des agriculteurs, qui ont consacré leur vie à l'amélioration de
l'existence humaine. Il y a des prêtres de toutes les Eglises qui suivent
sincèrement les pas du Christ (mais ce n'en sont pas les chefs), et qui répudient
le matérialisme qui a ruiné les Eglises. Il y a des hommes et des femmes sans
importance, par millions, qui voient juste, pensent clairement et travaillent dur
dans leurs communautés pour établir de justes relations humaines.

La sécurité, le bonheur et des relations pacifiques sont le désir de chacun.
Toutefois, avant que les Grandes Puissances, en collaboration avec les petites
nations, aient résolu le problème économique et réalisé que les ressources de la
terre n'appartiennent pas à une seule nation, mais à l'ensemble de l'humanité, il
n'y aura point de paix
.

Le pétrole du monde, ses richesses minérales, le
charbon, le blé, le sucre et les céréales appartiennent à tous les hommes de
tous pays
. Ce sont des denrées essentielles à l'existence quotidienne de
l'homme dans la rue.

Le véritable problème des Nations unies est double : il implique la
distribution équitable des ressources mondiales, afin d'arriver à la suppression
de la misère et il implique aussi l'établissement d'une vraie égalité des chances
et de l'éducation pour tous, partout.

Le problème de la distribution n'est plus difficile, une fois que les
produits alimentaires du monde sont considérés en dehors de la politique et du
capitalisme.
Il faut aussi se souvenir que les moyens de distribution par mer,
rail ou air sont adéquats.

Rien n'arrivera, toutefois, avant que les Nations unies se mettent à parler
en termes d'humanité entière et non plus en termes de frontières
, d'objectifs
techniques et de craintes, ni en termes de valeur du pétrole ou du charbon
comme objets de marchandages (comme pour le Proche-Orient ou l'attitude
récente de la France à l'égard de l'Allemagne), ou encore en termes de méfiance
et de suspicion.





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Les problèmes de l'Humanité, l'après-guerre, l'opportunité, et les dangers qui menacent l'Humanité (Alice Bailey) Empty Re: Les problèmes de l'Humanité, l'après-guerre, l'opportunité, et les dangers qui menacent l'Humanité (Alice Bailey)

Message par Archange le Mar 3 Fév - 21:20




L'UNITE MONDIALE




Je puis toutefois dire qu'aux chefs
spirituels de la race, certaines directives semblent justes et qu'une attitude basée
sur elles serait constructive. Enumérons-les pour vous permettre d'y réfléchir :


1. Les Nations unies, avec leur assemblée, le Conseil de Sécurité et les
Comités doivent être soutenus. Il n'existe encore aucune autre
organisation à laquelle l'homme puisse s'adresser avec espoir. Il lui
faut donc appuyer les Nations unies et, en même temps, faire savoir à
ce groupe de chefs du monde ce dont il a besoin.

2. Le grand public de toutes les nations doit être instruit des justes
relations humaines. Par-dessus tout, les enfants et la jeunesse du
monde doivent apprendre la bonne volonté envers les hommes de
partout, sans égard à la race et à la croyance.


3. Il faut accorder du temps aux adaptations nécessaires et l'humanité
doit apprendre à se montrer intelligemment patiente. L'humanité doit
regarder avec courage et optimisme le lent processus d'édification de
la nouvelle civilisation.

4. Une opinion publique intelligente et prête à collaborer doit être créée
en chaque pays et l'établir constitue un important devoir
spirituel
. Cela prendra beaucoup de temps, mais si les hommes de
bonne volonté et les gens aux intérêts spirituels dans le monde s'y
attellent vraiment, cela peut s'accomplir en vingt-cinq ans.

5. Le conseil économique mondial ou tout autre organisme représentant
les ressources du monde, doit se libérer de la politique frauduleuse, de
l'influence capitaliste avec ses combinaisons tortueuses. Il doit libérer
les ressources de la terre au profit de l'humanité
. Cette tâche prendra
du temps, mais sera possible quand les besoins du monde seront mieux
mesurés. Une opinion publique éclairée rendra les décisions du conseil
économique pratiques et réalisables. Le partage et la collaboration
doivent être enseignés au lieu de l'avidité et de la rivalité.

6. Liberté doit être donnée de voyager partout, en toutes directions, dans
tous les pays. Ces rapports libres seront le moyen pour les membres et
les branches de la famille humaine de se connaître et de s'apprécier.
Les passeports et les visas doivent être supprimés, car ils sont le
symbole de la grande hérésie de la séparativité.

7. Partout les hommes de bonne volonté doivent être mobilisés et mis à
l'oeuvre. C'est de leurs efforts que dépend le futur de l'humanité. Ils
existent par millions, partout et, s'ils s'organisent et se mobilisent, ils
représentent une grande partie du public qui réfléchit
.


C'est par l'action régulière, consistante et organisée des hommes de bonne
volonté du monde entier que l'unité du monde sera amenée
. A présent, ces
hommes sont seulement en voie de s'organiser et sont enclins à croire que
l'oeuvre à accomplir est tellement immense et les forces dressées contre eux si
considérables, qu'à présent, leurs efforts isolés sont impuissants à briser la
barrière d'avidité et de haine où ils se heurtent. Ils comprennent qu'il n'existe
encore aucune propagande systématique du principe de bonne volonté offrant
la solution du problème mondial. Ils n'ont jusqu'à présent aucune idée du
nombre de ceux qui partagent leurs sentiments. Ils se posent les mêmes
questions qui tourmentent partout les gens : Comment restaurer l'ordre ?
Comment les ressources du monde peuvent-elles être distribuées selon la
justice ? Comment les Quatre Libertés peuvent-elles devenir effectives et non
demeurer du domaine des beaux rêves ? Comment la véritable religion peut elle
ressusciter, et les principes d'une existence vraiment spirituelle gouverner
les coeurs des hommes ? Comment une vraie prospérité peut-elle être
établie et résulter en unité, paix, abondance ?

La bonne voie est unique et certains signes indiquent que, par millions, les
gens s'y engagent. L'unité et les justes relations humaines – individuelles,
communales, nationales et internationales – peuvent se réaliser par une action
unanime des hommes et des femmes de bonne volonté de tous pays.

Ces hommes et ces femmes de bonne volonté doivent être découverts et
organisés. Ainsi s'apercevront-ils de la puissance de leur nombre, car ils sont
nombreux. Ils doivent former un groupe mondial, défendant les justes relations
humaines et éduquant le public sur la nature et la puissance de la bonne
volonté. Ils créeront ainsi à l'échelle mondiale une opinion publique si
puissante et si franchement en faveur du bien-être social, que chefs, hommes
d'Etat, politiciens, hommes d'affaires et Eglises seront forcés de l'écouter et de
s'y conformer.
Constamment, régulièrement, le grand public doit être instruit de
l'internationalisme et de l'unité mondiale, basée sur la simple bonne volonté et
sur l'interdépendance dans la collaboration.

Ce n'est pas là un programme mystique ou impraticable. Il ne se réalisera
pas par les procédés d'attaque, de révélations sensationnelles ou sournoises. Il
met l'accent sur une politique nouvelle qui se base sur le principe d'établir de
justes relations humaines. Entre les exploités et les exploiteurs, les fauteurs de
guerre et les pacifiques, les masses et leurs gouvernements, ces hommes de
bonne volonté groupés interviendront par millions, sans prendre parti, sans
manifester d'esprit partisan, ne fomentant aucun trouble politique ou religieux,
et n'attisant aucune haine
.
Ce ne sera pas une masse négative, mais un groupe
positif, interprétant le sens des justes relations humaines, défendant l'unicité de
l'humanité et une fraternité pratique et non plus théorique.
La propagation de
telles idées par tous les moyens disponibles et le développement du principe de
bonne volonté produiront un puissant groupe international et organisé.
L'opinion publique se verra forcée de reconnaître l'influence d'un tel
mouvement. Enfin, l'importance numérique des hommes et femmes de bonne
volonté dans le monde croîtra tant, qu'ils influenceront les événements
mondiaux. Leurs voix unies se feront entendre en faveur des justes relations
humaines.

Ce mouvement gagne déjà en puissance. Dans bien des pays, ce projet
d'organiser un groupe de gens formés à la bonne volonté, et dotés
d'une claire vision des principes destinés à régir les relations humaines dans les
affaires mondiales, a déjà dépassé le stade de projets. Le noyau est prêt à
l'action. Ses fonctions peuvent se résumer ainsi :

1. Restaurer la confiance du monde, en lui apprenant combien de bonne
volonté, organisée et non organisée, existe aujourd'hui dans le monde.

2. Eduquer les masses dans les principes et la pratique de la bonne
volonté. Le mot "bonne volonté" est actuellement d'un usage courant
dans tous les partis et tous les groupes, nationaux et internationaux.

3. Synthétiser et coordonner en un tout agissant les hommes et les
femmes de bonne volonté du monde, qui reconnaîtront dans ces
principes leur propre idéal personnel et qui tâcheront de les appliquer
aux événements courants, dans le monde ou la nation.

4. Créer des listes d'adresses en tous pays, indiquant les hommes et les
femmes de bonne volonté, sur lesquels on peut compter pour défendre
l'unité du monde, les justes relations humaines et qui essayeront, dans
leur propre pays, de faire partager cette idée à d'autres, par le moyen
de la presse, de conférences, ou à la radio. Eventuellement, ce groupe
mondial devrait avoir son propre journal ou magazine, grâce auquel ce
processus éducatif peut s'intensifier et révéler que la bonne volonté
constitue un principe et une technique universels.

5. Etablir dans chaque pays, puis dans chaque grande ville, un bureau
central, où tous renseignements pourront s'obtenir sur les activités des
femmes et des hommes de bonne volonté dans le monde entier, et
aussi sur les organisations, groupes ou partis qui oeuvrent également
dans le même sens pour la compréhension internationale et les justes
relations humaines. Ainsi se recruteront de nombreux collaborateurs
prêts à se joindre à cet effort particulier pour le développement de
l'unité mondiale.

6. Travailler, en qualité d'hommes et de femmes de bonne volonté, en
liaison avec tous les groupes, dont le programme mondial tend à
aplanir les divergences mondiales et les querelles nationales, et à
mettre fin aux distinctions raciales. Après vérification que de tels
groupes agissent dans un sens constructif et ne se livrent pas à des
attaques grossières ou a des agissements agressifs, qu'ils s'inspirent de
la bonne volonté envers tous les hommes et sont dépourvus de tout
nationalisme et d'esprit de parti agressifs, alors on peut offrir et
accorder librement la collaboration des gens de bonne
volonté.

Nul grand effort d'imagination n'est nécessaire pour voir que, si ce travail
de propager la bonne volonté et d'éduquer l'opinion publique avec sa puissance
se poursuit et si les gens de bonne volonté sont dépistés en tous pays et
organisés, en cinq ans même, cela permettrait d'accomplir beaucoup de bien.
Des milliers peuvent être ralliés dans les rangs des gens de bonne volonté. C'est
la tâche primordiale. La puissance d'un groupe pareil, appuyé sur l'opinion
publique, sera formidable. Il peut atteindre des résultats phénoménaux
.
Le mode d'user du poids de cette bonne volonté et la méthode pour
employer la volonté d'établir de justes relations humaines se développeront
graduellement, selon le travail accompli et pour répondre aux besoins de la
situation mondiale. Un usage discipliné du pouvoir en faveur de la bonne
volonté et des justes relations humaines s'avérera possible et le déplorable état
de choses actuel changera dans le monde. Cela s'accomplira, non par les
habituelles méthodes guerrières du passé ou par l'imposition de la volonté d'un
quelconque groupe agressif ou riche, mais par le poids d'une opinion publique
informée, opinion basée sur la bonne volonté, sur une compréhension
intelligente des besoins de l'humanité et sur la détermination de réaliser les
justes relations humaines
, enfin sur l'admission que les problèmes posés
aujourd'hui à l'humanité peuvent se résoudre par la bonne volonté.


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