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le Romantisme à l'assaut des ténébres

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le Romantisme à l'assaut des ténébres Empty le Romantisme à l'assaut des ténébres

Message par tchektuf le Sam 19 Avr - 23:23

L'avancement vers la fin de l'age des ténèbres s'est fait avec la progression de la civilisation mécanique et industrielle qui a enlevé les hommes de l'environnement harmonisant  des campagnes pour le parquer dans une une servitude déshumanisante  des usines .

Les artistes de fibre romantique ont ressenti cet assombrissement de l'humanité et l'ont exprimé dans certaines de leurs œuvres notamment dans l'espace baltique nordqiue et germanique
Bruckner  y joue un rôle singulier
.

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Extrait de wikipédia  

Anton Bruckner
(4 septembre 1824 - 11 octobre 1896) est un organiste et compositeur autrichien. Figure éminente du post-romantisme allemand, sa rencontre avec Richard Wagner, en septembre 1873, laissa sur lui une empreinte ineffaçable. Sa musique théologique, à l'orchestration par blocs différenciés à partir d'une cellule de base, fut mal accueillie par une critique intransigeante et un public viennois tout acquis à la musique de Brahms. Défendu par Gustav Mahler et d'autres grands chefs d'orchestre, dont Wagner 1,
Bruckner, longtemps musicien incompris, est aujourd'hui un pilier du répertoire symphonique des programmes de concerts. Infatigable perfectionniste, il laissa de ses symphonies de nombreuses versions et éditions. Pédagogue de talent et brillant improvisateur, le maître de Saint-Florian, outre ses maladresses et sa naïveté rustiques, laisse de la grande forme symphonique une vision transcendante, par ce que d'aucuns nommeront son parfum d'éternité.
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Après cette introduction Wiki ,il est facile de comprendre que A. Bruckner n'était pas dans le rythme de son temps_ (cf l'adagio de la 5éme symphonie)_et que ses contemporains préféraient une musique plus humaine plus en phase avec ,avec l'accélération constante des changements ,à toutes vapeurs et à toute électricité.


De formation musicale et religieuse ,il dédia sa musique à Dieu, de plus en plus en berne à son époque.il dut souvent raccourcir ses œuvres car trop longues pour le public.

Le coté colossal et gigantesque de ses deniéres symphonies ne peut s'apprécier que si l'on les comprend comme reliées à des réalités spirituelles agissantes .

Pour moi  ses derniéres symphonies comme d'autres œuvres sont en relation avec le combat que l'archange Mikaël a livré dans le monde astral à cette époque, en chassant les esprit des ténébres vers la terre.
Cette musique grandiose dépasse de très loin sa condition de provincial acclimaté à la ville,resté simple et modeste, loin des mondanités.

Sa  Symphonie no. 8 "Apocalyptic"  est une des balises de son chemin resté douloureux pour lui,car retenu par l'incompréhension de ses contemporains


l'examen de son  théme astro. montre bien ,malgré les apparences, un homme qui est  « branché » sur le devenir spirituel de l'homme sur terre  et une inquiétude profonde sur l'issue du combat que doit mener l'homme pour accomplir son destin spirituel. Les planetes qui gouvenent le collectif sont puissantes chezi Bruckner et montrent sa grande réceptivité au devenir du monde.
Son carré saturne soleil en vierge montre une frustration importante qui s'est montrée effective pour la reconnaissance de son œuvre. Aussi est il possible que par compensation ,il ait forcé  le trait quand à l'aspect «  sehr colossal » de son œuvre.

L'élément qui prédomine dans son théme est l'élément Terre.

Mais il est amené en grandeur et puisance et cohérence vers les cieux où il retrouve son origine et gomme ainsi l'aspect etriqué de bien des contemporains  de son siécle et du  nôtre


Il faut avoir garder un sens de l'intériorité  assez vaste et assez profond pour pouvoir écouter du Bruckner et savoir resituer la valeur de cette oeuvre dans son contexte. Le sens de la nature propre à la culture allemande a disparu dans les sociétés industrielles. Reste le sens dramatique qui peut s'appliquer à notre époque  pour ceux qui sont conscients de la direction qu'elle prend.
Bien des gens de culture latine sont peu réceptifs à la musique allemande qui n'est bien interprétée que par des chefs d'orchestre de  culture et langue allemande; ce particuliérement vrai pour la musique de Bruckner où les autres chefs d'orchestre
raffolent de l'effet "panzer divizione."
Donc souvent pour les latins : musique trop sérieuse ......
.


Symphonie 4, «" Romantique »" entière,  dirigée par Chelibidache qui a la finesse d'éviter l’effet grosse caisse dans les cuivres ,prisé  par les chefs d'orchestre
"panzer divizione"
https://www.youtube.com/watch?v=LY7m119eOys




scherzo
https://www.youtube.com/watch?v=pCW0vRNT4-E




Anton Bruckner - Symphony no. 8 "Apocalyptic" _Final conducted by Jochum.  




Anton Bruckner - Symphony No. 9 -2. Scherzo. Bewegt,

https://www.youtube.com/watch?v=94CyeU1lxb4





Bruckner: Symphony nr.7 in E major "Lyric": III. Scherzo:

https://www.youtube.com/watch?v=ov8-wW9lsjU





Adagio.

Anton Bruckner - Symphony No. 7: II. Adagio {1/3}
https://www.youtube.com/watch?v=EQAyFk66DTI&list=RDEQAyFk66DTI





Anton Bruckner - Symphony No. 7: II. Adagio {2/3}

https://www.youtube.com/watch?v=UX530_BsvHE&list=RDEQAyFk66DTI





Anton Bruckner - Symphony No.8 in C.minor - III, Adagio.

https://www.youtube.com/watch?v=9E7lFtlXnWk

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Message par tchektuf le Dim 20 Avr - 12:23

il existe  un cousin musical d'anton  bruckner c'est Anton Dvorak  du même signe astro :vierge ayant aussi la même receptivité à l'évolution du monde.

Mais Alors que Bruckner est fortement marqué par l'introversion( importance du capricorne et verseau _Planetes Saturne Uranus orientés sur l'axe de la verticalité isolante qui le situent dans le temps de l'humanité) Dvorak est plutot extraverti, lmarqué par le sagitaire et les signes du mouvement qui le situent dans l'espace de 'humanité et de ses folklores). ainsi le destin lui proposera d'aller aux usa où il ecrivit la "symphonie du nouveau monde" ,fortement inspirés par la civilisation indienne et des melodies négres. et c'est encore un anton qui joua la 1ére representation de cette symphonie
a new york ,"Anton Seidl"

 Par la modestie de leur origine et le sens du labeur et le perfectionisme architectural de l'oeuvre musicale le sens du destin et vocation humaine ,ils se rejoignent .Dans la forme de l'expression ils s'éloignent au service de la musique.
Bruckner sert Dieu, Dvorak sert l'élévation du destin des hommes.


" Dvořák, simple musicien du peuple comme il aimait se décrire, est toujours resté proche de ses origines modestes. Son art s'est employé à capter la quintessence des musiques populaires pour produire des œuvres "dans le ton national". Placé en situation de connaître la musique américaine, c'est tout naturellement que Dvořák s'imprègne de ses spécificités. Une autre raison de l'intérêt de Dvořák pour la musique des Noirs est certainement leur nostalgie omniprésente, qui lui rappelaient sa propre douleur d'exilé volontaire. On peut aussi imaginer que le Tchèque, faisant partie d'une nation sous tutelle austro-hongroise, dépréciée par les Allemands, voyait dans le racisme dont les Noirs et les Indiens étaient victimes aussi un peu l'histoire de sa propre nation."
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Message par tchektuf le Dim 20 Avr - 15:16

 Il est singulier d'étudier  l'histoire de la symphonie du nouveau monde qui symbolise pour une part la relation entre les usa et l'Europe.
On reste songeur sur ce qu'est devenue cette relation à sens unique pour ce qui est de la civilisation à visage humain,plus d'un siécle aprés le séjour de Dvorak aux usa.
on peut encore se demander plus fortement aujourd'hui où est ce nouveau monde qu'on esperer si naîvement il y a un siécle., notamment par rapport à c"elui qui est en marche
.



http://musicabohemica.blogspot.fr/2007/12/dvorak-et-la-symphonie-du-nouveau-monde.html

Dvořák et la Symphonie du Nouveau Monde

La grande idée de Mrs Thurber

Le nom de Jeannette Thurber serait certainement bien oublié aujourd'hui si cette New-yorkaise fortunée n'avait eu une idée extraordinaire en cette fin de XIXe siècle. Elle aimait la musique et elle avait de l'argent. Elle fonda donc, de sa poche, un conservatoire privé au coeur des années 1880. Il fallait lui donner une aura internationale et demanda au baryton franco-belge Jacques Bouhy (1848-1929) d'en assurer la direction. L'homme qui incarna le premier Escamillo (dans la Carmen de Bizet) ne réussit guère à faire sortir l'institution d'un anonymat de province, en dépit de son intitulé prestigieux : National Conservatory of Music of America. Au bout de quatre années, Bouhy partit. Jeanette Thurber était opiniâtre. Il lui fallait inviter un artiste encore plus exceptionnel, qui saurait non seulement donner au Conservatoire National une digne renommée, mais aussi révéler un véritable art américain.

Car  telle était la grande idée de Mrs Thurber. Eloigner la musique américaine de son cours actuel, trop proche de l'école allemande, tantôt wagnérienne et tantôt brahmsienne. Les États-unis comportaient un grand nombre de compositeurs de talent, mais juste bons à singer les modes de la lointaine Europe. Est-ce donc cela, la musique américaine ? Un art d'imitation parfois talentueux mais sans personnalité propre ? Souvenons-nous que ni Gershwin, ni Copland, ni Bernstein a fortiori n'étaient encore nés, et que Charles Ives était encore un tout jeune homme.

Mais qui sera donc capable de relever un tel défi ? Elle mandata la jeune pianiste Adele Margulies pour dénicher l'oiseau rare. Margulies parcourut l'Europe, consulta les milieux musicaux et finit par arrêter son choix sur deux noms : Antonín Dvořák et le jeune Jean Sibelius.

Ce dernier n'était pas loin s'en faut encore le grand musicien qu'il deviendrait bientôt, mais son talent prometteur avait déjà suscité l'intérêt. Antonín  Dvořák était quant à lui l'un des compositeurs les plus connus de cette époque. A l'approche de la cinquantaine, il était célébré sur le continent et en Angleterre. Ses œuvres abordaient tous les genres, de l'oratorio monumental à la musique de chambre la plus intimiste. Il était apprécié d'autres grandes figures contemporaines : Brahms l'avait fait connaître à Vienne et en Allemagne, et Tchaikovksi l'avait invité à diriger ses œuvres en Russie. Et puis, il parlait la langue anglaise, ce qui serait un avantage certain pour une mission à New York.


Mais autre chose encore a pu forcer le choix de Mme Thurber. Depuis longtemps Dvořák était connu pour composer en re-créant les meilleures inspirations populaires. Ses oeuvres relevaient souvent d'un "faux folklore" à la beauté confondante, sans jamais relever du pastiche. Ses seize Danses Slaves, toutes remarquables, toutes différentes et toutes inventées à la manière des danses populaires, en sont une merveilleuse illustration. Ce talent, pensait  Jeannette Thurber,  servira la musique américaine. Ce qu'avait fait Dvořák pour le vieux continent, il sera capable de le renouveler pour le Nouveau Monde.

L'invitation

Le compositeur tchèque reçut le 6 juin 1891 un bien curieux télégramme envoyé de Paris et rédigé en anglais. Dans l'espace réservé à l'expéditeur, il lut un nom inconnu : "Jeannette Thurber".

« Accepteriez-vous position Directeur Conservatoire National de Musique New York octobre 1892. Aussi diriger six concerts de vos œuvres. »

Le style laconique ne laissait aucun doute sur l'importance de la mission. Traverser l'Atlantique, pour un travail institutionnel ? L'offre laissait Dvořák  perplexe : il n'avait jamais assuré une tâche si importante, ni quitté son pays pour une longue période. Ses seuls séjours à l'étranger n'avaient pas dépassé une poignée de jours. Et voilà qu'on lui parlait d'une saison entière dans la lointaine New York !

Mais Antonín Dvořák pensait aussi aux finances familiales. Malgré le succès, il n'était pas riche. Aucun riche mécène ne l'entretenait, l'Etat ne lui versait pas une pension régulière. Le compositeur avait encore à l'esprit les récents démélés avec Simrock, l'éditeur prussien, puis avec Littleton, l'éditeur anglais propriétaire de Novello, au sujet de ses honoraires. Novello, certes, payait mieux, mais à chaque composition il fallait discuter ferme. Et les deux éditeurs renâclaient à acheter des symphonies, qui se vendent mal. Et l'offre de Mrs Thurber était très bien payée, de enfin quoi assurer le futur pour ses six enfants, son épouse et son vieux père.

Dvořák hésita longuement, consulta ses amis, négocia encore les termes du contrat. Alfred Littleton lui fut pour cela d'un secours inestimable. Il lui fallait aussi avancer une solution au Conservatoire de Prague, où depuis plusieurs années on lui proposait avec insistance une chaire de professeur de composition.  Dvořák venait enfin d'accepter. Mais c'était avant de savoir qu'on l'inviterait en Amérique pour un poste bien plus prestigieux. Le fidèle ami Karel Bendl, lui-même compositeur, accepta de le remplacer.

Mais la décision de partir fut prise en famille.  Dvořák proposa à la famille rassemblée un vote à main levée, auquel même les enfants participèrent. Ainsi, Dvořák accepta l'offre de Jeannette Thurber.

Sa prise de fonction était prévue pour septembre 1892. Il lui fallait occuper les mois restants. Pendant les premiers mois de cette année, une tournée à travers la Bohême lui permit de jouer, au piano, ses oeuvres de musique de chambre et surtout son Trio Dumky, aidé en cela par le violoniste Emil Lachner et le grand Hanuš Wihan au violoncelle.

L'été fut consacré à l'écriture d'une cantate pour les célébrations  de la découverte de l'Amérique. Christophe Colomb n'avait-il pas inventé le Nouveau Monde quatre siècles plus tôt, le 12 octobre 1492 ?  Dvořák dut en réalité écrire deux oeuvres chorales - un Te Deum et The American Flag - faute du texte patriotique américain livré à temps par Mme Thurber.

Le 17 septembre 1892, le compositeur embarqua sur le S. S. Saale au départ de Brême à destination de New York. Son épouse Anna, et deux de ses enfants, le petit Antonín et l'aînée Otylie, l'accompagnaient.

Un Tchèque à New York

Installé aux USA, Dvořák voit ses craintes en partie confirmées. Le mal du pays est profond et il a du mal à trouver ses repères dans cette immense contrée. Ce sentiment est heureusement tempéré par l'émerveillement du Tchèque devant tant de nouveautés. La nature naïve de ce passionné de chemins de fer trouve bientôt des raisons de s'exalter devant les locomotives de la Western Union et la mécanique complexe des bateaux à vapeur, qu'il vient visiter fréquemment dans le port de New York.

Comme l'écrit lui-même Dvořák à Jindrich Geisler au début de l'année 1893 : "il me semble que le sol américain aura un effet bénéfique sur mes pensées, et je dirais presque que vous entendrez déjà quelque chose de cela dans cette nouvelle symphonie".

Mais le plus important sans aucun doute, le déclic qui donnera à la période américaine de Dvořák cette saveur si particulière que l'on ne trouve nulle part ailleurs dans l'œuvre du Tchèque, est la découverte des musiques des Indiens et des Noirs.

Slave et esclaves

Le contact de Dvořák avec ces musiques se fait principalement par l'intermédiaire d'œuvres de compositeurs blancs. Il découvre ainsi les chansons du compositeur populaire Stephen Collins Foster. Dvořák écoute par ailleurs avec intérêt les chants de ses élèves Noirs. C'est dans ce contexte qu'il commence, en janvier 1893, sa neuvième symphonie.
Le compositeur affirmait que cette symphonie est "essentiellement différente de mes œuvres précédentes", "peut-être un peu Américaine", et que "elle n'aurait jamais été écrite ainsi s'il n'avait jamais vu l'Amérique". Mais précisons d'emblée que le Tchèque a qualifié de "mensonge" l'affirmation selon laquelle il y ait introduit des mélodies authentiques américaines. Cela ne doit pas nous étonner, car l'esprit de cette symphonie s'inscrit totalement dans la continuité de ses compositions.
Dvořák, simple musicien du peuple comme il aimait se décrire, est toujours resté proche de ses origines modestes. Son art s'est employé à capter la quintessence des musiques populaires pour produire des œuvres "dans le ton national". Placé en situation de connaître la musique américaine, c'est tout naturellement que Dvořák s'imprègne de ses spécificités. Une autre raison de l'intérêt de Dvořák pour la musique des Noirs est certainement leur nostalgie omniprésente, qui lui rappelaient sa propre douleur d'exilé volontaire. On peut aussi imaginer que le Tchèque, faisant partie d'une nation sous tutelle austro-hongroise, dépréciée par les Allemands, voyait dans le racisme dont les Noirs et les Indiens étaient victimes aussi un peu l'histoire de sa propre nation.

Le mot "slave" ne vient-il pas d'"esclave" ?

Song of Hiawatha

Un élément essentiel pour comprendre l'état d'esprit de Dvořák au cours de sa prise de contact avec les Etats-Unis est le poème d'Henry Wadsworth Longfellow (1807-1882), "Le Chant de Hiawatha", une oeuvre connue depuis longtemps dans sa traduction tchèque par le musicien.
Ce long poème en vers libres est, avec les ouvrages de Fenimore Cooper, l'un des fondements de la "littérature d'inspiration indienne" du XIXème siècle. Il s'agit d'une œuvre évocatrice de la vie d'un Indien, Hiawatha. "Le Chant de Hiawatha" est une œuvre envoûtante, très imagée et émouvante, pétrie d'émerveillements panthéistes. Dvořák a indiqué que la Symphonie du Nouveau Monde, première des œuvres composées en Amérique, a été en partie inspirée par ce poème, précisément par les passages des danses (noces de Hiawatha) et des funérailles dans la forêt.
Mais on peut aussi se demander à quel point Dvořák n'a pas cherché à reproduire des procédés de l'écriture poétique de Longfellow, comme la répétition de certains vers qui donnent un véritable rythme musical au poème. Dvořák s'en est-il souvenu en répétant fréquemment les mêmes motifs mélodiques et rythmiques dans sa symphonie, lui conférant de la sorte une solide unité, mais aussi contribuant à lui donner cet inimitable parfum américain ? Ainsi, le rythme du 3ème thème du mouvement initial correspond parfaitement à la pronciation du mot Hiawatha : les quatres syllabes "ha-ia-wa-tha" suivent un rythme appelé "scotch snap", formé selon une métrique "longue - brève - brève - longue". Chercher dans cette œuvre littéraire un canevas pour la musique est sans doute excessif, quoique cette hypothèse puisse être discutée (voir l'ouvrage de M. Beckerman en fin d'article). Le genre de la symphonie appartient à la musique pure, dans lequel le compositeur ne cherche pas à s'appuyer sur un programme littéraire.
En revanche, ce qui est certain, c'est qu'au retour de "l'aventure américaine", en 1896, Dvořák utilisera à la lettre la musique de la phrase parlée pour composer son fantastique poème symphonique Vodnik op. 107 (L'ondin, d'après un poème de Karel Jaromir Erben).
Quant à l'œuvre de Longfellow, elle inspirera durablement Dvořák puisque le Tchèque pensera à plusieurs reprises à composer un opéra sur le chant de Hiawatha. Ce projet malheureusement inabouti porte le numéro de catalogue B 430.

Une œuvre cosmopolite : la 9ème symphonie

C'est donc sous l'emprise de ces sentiments violents et contradictoires qu'Antonín Dvořák compose sa neuvième et dernière symphonie. Elle comporte, classiquement, quatre mouvements : Adagio - Allegro Molto, Largo, Scherzo - Molto Vivace et Allegro con fuoco.

Premier mouvement - Adagio - Allegro Molto

L'introduction mystérieuse est brutalement interrompue par des interventions forte des cors puis des cordes, appuyées par les timbales. Le premier mouvement enchaîne sur un Allegro Molto très entraînant. Le caractère "américain" du thème initial (mesure 24), au rythme pointé, nous plonge aussitôt dans une ambiance mouvementée. Nous pouvons ressentir l'émerveillement du nouveau venu dans cette contrée si différente, le tourbillon de la vie américaine et peut-être aussi les trépidations des locomotives et des bateaux à vapeur. Un second thème nostalgique (mesure 91) s'apparente à un rythme de polka. Un troisième thème (mesure 149) sera même introduit de façon suprenante par la flûte solo - une entorse à la forme sonate qui, à l'époque, disqualifia la partition auprès de certains milieux conservateurs français...

Très lumineux, ce premier mouvement introduit de façon habile les thèmes musicaux qui parsèment la symphonie, de façon cyclique. Une fougueuse coda termine de brillante façon ce mouvement initial.

Deuxième mouvement - Largo

Avec le Largo, Dvořák plonge l'auditeur dans un recueillement qui tranche totalement avec l'allure exubérante du mouvement précédent. Dvořák a expliqué que ce mouvement, à l'origine intitulé "Légende", fut inspiré par la poignante scène des "funérailles dans la forêt" du poème de Longfellow. Ce passage est extrait du chapitre XX : Hiawatha est parti chasser au milieu de la forêt désolée, en plein hiver ; il doit à tout prix ramener de quoi manger au foyer, car la famine sévit, et son épouse Minehaha ("Eau-riante") souffre d'inanition.
Chap. XX La famine (extrait) Chap. XX The famine (extrait)

Et le malheureux Hiawatha,
Loin au milieu de la forêt,
Très loin au milieu des montagnes,
Entendit le soudain cri d'angoisse,
Entendit la voix de Minnehaha
L'appelant dans l'obscurité,
"Hiawatha! Hiawatha! " ….
And the desolate Hiawatha,
Far away amid the forest,
Miles away among the mountains,
Heard that sudden cry of anguish,
Heard the voice of Minnehaha
Calling to him in the darkness,
"Hiawatha! Hiawatha!"
Par les champs enneigés et désolés,
A travers les branches recouvertes de neige,
Hiawatha revint en hâte,
les mains vides, le cœur gros,
Il entendit Nokomis, gémissant, pleurant:
"Wahonowin! Wahonowin!
Il vaudrait mieux que j'aie péri à ta place,
Il vaudrait mieux que je sois morte comme tu l'es!
Wahonowin! Wahonowin!" Over snow-fields waste and pathless,
Under snow-encumbered branches,
Homeward hurried Hiawatha,
Empty-handed, heavy-hearted,
Heard Nokomis moaning, wailing:
"Wahonowin! Wahonowin!
Would that I had perished for you,
Would that I were dead as you are!
Wahonowin! Wahonowin!"
Et il s'est précipité dans le wigwam,
a vu la vieille Nokomis doucement
se balancer d'avant en arrière en gémissant,
Il a vu sa belle Minnehaha
Etendue morte et froide devant lui,
Et, son cœur en éclatant dans sa poitrine,
Poussa un tel cri de douleur,
Que la forêt gémit et frissonna,
Que les étoiles mêmes dans le ciel
S'émurent et tremblèrent de son angoisse.
Alors il s'est assis, toujours sans rien dire,
sur le lit de Minnehaha,
aux pieds d'Eau-Riante,
à ces pieds chéris, qui jamais
plus ne courraient légèrement à sa rencontre,
Qui jamais plus ne le suivraient légèrement.
Avec les deux mains il se couvrit le visage,
Sept long jours et sept longues nuits il resta assis là,
Comme sans conscience il restait là,
Sans voix, immobile, sans connaissance
Du jour ou de la nuit. And he rushed into the wigwam,
Saw the old Nokomis slowly
Rocking to and fro and moaning,
Saw his lovely Minnehaha
Lying dead and cold before him,
And his bursting heart within him
Uttered such a cry of anguish,
That the forest moaned and shuddered,
That the very stars in heaven
Shook and trembled with his anguish.
Then he sat down, still and speechless,
On the bed of Minnehaha,
At the feet of Laughing Water,
At those willing feet, that never
More would lightly run to meet him,
Never more would lightly follow.
With both hands his face he covered,
Seven long days and nights he sat there,
As if in a swoon he sat there,
Speechless, motionless, unconscious
Of the daylight or the darkness.

Alors ils enterrèrent Minnehaha;
Dans la neige une tombe ils lui firent
Dans la forêt profonde et sombre
Sous les fleurs plaintives; Ils la vêtirent de ses plus riches vêtements
Ils l'enveloppèrent dans ses robes d'hermine,
La recouvrirent de neige, comme l'hermine;
Ainsi ils enterrèrent Minnehaha...
Then they buried Minnehaha;
In the snow a grave they made her
In the forest deep and darksome
Underneath the moaning hemlocks; Clothed her in her richest garments
Wrapped her in her robes of ermine,
Covered her with snow, like ermine;
Thus they buried Minnehaha...

Si l'inspiration est, du moins en partie, littéraire et "indienne", certains procédés sont proches du Negro Spiritual.
L'introduction par le choral des vents, une sorte d'équivalent de l' "Il était une fois..." des légendes, laisse bientôt la voix au cor anglais solo pour une touchante et délicate mélodie. Excellent orchestrateur, Antonín Dvořák aurait choisi le cor anglais pour une raison précise : cet instrument lui rappelait sans doute la voix de l'un de ses élèves favoris, Harry Burleigh, qui lui chantait souvent des chants d'esclave. Harry Burleigh, Afro-américain alors âgé de 25 ans, suit les cours du conservatoire depuis la mi-1892. Il vient fréquemment visiter Dvořák à domicile, pour lui chanter des chansons de Stephen Foster et des Negro spirituals.
L'épisode suivant (lettre B) s'anime : la flûte et le hautbois, à l'unisson, y expriment non plus la nostalgie mais la douleur de la séparation. Les violons (lettre C) reprennent ce thème qui atteint des sommets de lyrisme ; mais la résignation finit par l'emporter (mes. 78). Le soutien des violoncelles, qui jouent pianissimo avec des tremolos, évoque de façon extraordinairement suggestive des chœurs d'hommes en arrière-plan. La mélodie s'éteint naturellement.
Mais la nature foncièrement optimiste de Dvořák reprend le dessus : le hautbois, la flûte et la clarinette apportent une brève éclaircie. Pendant une poignée de seconde, nous sommes revenus en Bohême, au milieu des roucoulements de pigeons que Dvořák aimait tant. Nous pouvons presque croire au début d'une danse slave quand éclate en un accord majestueux le thème du Nouveau Monde. Le cor anglais réexpose alors le thème initial de ce magnifique mouvement, qui se conclut comme il avait commencé, dans la solennelle sérénité des "accords maçonniques" des vents.

Troisième mouvement - Scherzo

Brutal retour sur terre : le scherzo démarre forte et avec une grande acuité rythmique, à la façon de Beethoven dans le scherzo de sa 9ème symphonie. Nous retrouvons instantanément l'atmosphère fiévreuse du premier mouvement.
Dvořák a indiqué que ce scherzo devait évoquer une "scène dans la forêt où les Indiens dansent". Quelques mois plus tard, dans le quintette op. 97, les violons imiteront de façon fascinante le rythme du tambour indien au début du scherzo.

La fête de mariage de Hiawatha
(chapitre XI, extrait) Hiawatha's Wedding-Feast


Au son des flûtes et du chant,
Au son des tambours et des voix,
Se dressa le beau Pau-Puk-Keewis,
Pour commencer ses danses mystiques.
To the sound of flutes and singing,
To the sound of drums and voices,
Rose the handsome Pau-Puk-Keewis,
And began his mystic dances.
D'abord il dansa une mesure solennelle,
Au pas et au geste très lent,
Se glissant parmi les pins,
A travers les ombres et le soleil,
Marchant furtivement comme une panthère,
Puis plus vite et encore plus vite,
Tourbillonnant, tournoyant en cercles,
Sautant par-dessus les invités réunis,
Tourbillonnant en cercles autour du wigwam,
Si bien que les feuilles se mirent à tourbillonner avec lui,
Jusqu'à ce qu'ensemble la poussière et le vent
Balayent tout alentour par leurs remous tournoyants. First he danced a solemn measure,
Very slow in step and gesture,
In and out among the pine trees,
Through the shadows and the sunshine,
Treading softly like a panther,
Then more swiftly and still swifter,
Whirling, spinning round in circles,
Leaping o'er the guests assembled,
Eddying round and round the wigwam,
Till the leaves went whirling with him,
Till the dust and wind together
Swept in eddies round about him.

Le délicat trio central est cependant d'inspiration européenne, évoquant une sousedská, danse tchèque. Il s'agit d'un îlot de lyrisme et de sérénité, où l'on peut de nouveau se croire en Bohême au coeur de la nature. Mais l'urgence de ce mouvement prend rapidement le dessus. Le scherzo se termine de façon dramatique, sur un ralentissement presque cinématographique et un accord tranchant.

Quatrième mouvement - Allegro con fuoco

Malgré les beautés des parties précédentes, c'est par cet ultime mouvement que la symphonie de Dvořák a pu enthousiasmer un si large public. Son introduction spectaculaire et dramatique - une vertigineuse ascension des violons, prodigieuse d'intensité - aboutit à l'exposé ff du thème "américain" enfin dans son intégralité. Le thème est repris par les cuivres, soutenus par des accords telluriques des violons, puis par les cordes seules. L'agitation de cette première partie laisse la place à une intime mélodie de la clarinette.
Ce mouvement constitue à la fois la synthèse des éléments déjà exposés dans la symphonie et leur aboutissement. On y retrouve les influences européennes et "locales", y compris un rythme obstinato proche du cake-walk écossais.
Tantôt impétueux, tantôt lyrique ou méditatif, ce mouvement s'achève dans un mode majeur inattendu, sur une longue note jouée par tout l'orchestre et qui s'éteint pianissimo.

Europe ou Amérique

Il est indéniable que par cette symphonie un style américain est créé. Les milieux musicaux des Etats-Unis reconnurent immédiatement dans cette symphonie la première grande oeuvre à avoir été composée sur leur sol. Dvořák restera désormais comme un précurseur par son intérêt alors incompréhensible pour les musiques noires. Les conséquences du succès de cette symphonie dépassent le seul cadre artistique, en provoquant une subite prise de conscience de la richesse du patrimoine autochtone et en combattant à sa manière les préjugés racistes, donnant ses lettres de noblesse à des cultures jugées jusqu'alors inférieures. Soulignons également l'importance de ce fait : les Américains se détournent enfin des modèles artistiques européens. La vie musicale est dominée par Wagner et les autres grands compositeurs du Vieux Continent ? Après le séjour de Dvořák apparaîtront les premières gloires de la musique américaine, Copland, Gerschwin, Ives, Duke Elliginton... Tous ces noms étant liés, de près ou de loin, à l'enseignement de deux années du compositeur tchèque à New York, et tous ayant choisi d'exploiter leur propre patrimoine culturel.

Qu'en est-il de nos jours ? Il ne faut pas perdre de vue que nous écoutons la Symphonie du Nouveau Monde à travers un siècle de compositions américaines, de jazz, de comédies musicales, de musiques de films. C'est donc rétrospectivement que cette musique sonne à nos oreilles comme étant américaine, car elle nous renvoie à des références qu'elle a elle-même influencées.

Comme c'était déjà le cas pour la 8 ème symphonie, cinq années plus tôt, Dvořák se démarque de ses contemporains.
A la même époque, Piotr Illitch Tchaïkovski compose la Symphonie Pathétique, sorte de cri de désespoir s'achevant par un Adagio d'une grande tristesse.
La monumentale Résurrection, seconde symphonie de Gustav Mahler, comme la mystique Neuvième Symphonie du "Ménestrel de Dieu" Anton Bruckner, ne sont pas encore terminées.


Le message d'espoir dvořákien est un singulier et salutaire soleil au milieu du romantisme finissant.



Mais l'essentiel est ailleurs. Dvořák exprime dans sa symphonie l'universalité des sentiments, de la douleur, de la nostalgie. Peu importe l'appartenance à une culture, à une nation ; la douleur d'un Indien n'est pas moins véridique et respectable que la nostalgie d'un esclave noir, ou d'un paysan tchèque. Seul en définitive compte l'Homme, au-delà des cultures, au-delà des différences et des destins.

Le fait que cette symphonie ait été revendiquée par de multiples cultures est révélateur. Message de fraternité, assurément ; musique sincère, sans fard, issue d'un homme simple dépourvu de snobisme. La première audition de cette symphonie est pratiquement contemporaine du début de l'Affaire Dreyfus, en France. Cela n'est assurément pas une simple coïncidence
.

(Alain Chotil-Fani)
Pour en savoir plus
Une étude du musicologue américain Michael Beckerman, en 2003, ouvre des nouvelles perspectives passionnantes sur cette symphonie si connue et pourtant très mystérieuse. Un incontournable pour qui souhaite approfondir sa connaissance de l'oeuvre : après avoir lu ce livre, on ne pourra jamais plus écouter la Symphonie du Nouveau Monde de la même manière....

   BECKERMAN Michael, « New Worlds of Dvořák », NEW YORK, W.W Norton & Company, First Edition 2003

Beckerman New Worlds of Dvorak
En comparaison avec cette étude américaine, on ne peut que regretter la faiblesse des rares publications (actuellement disponibles, novembre 2005) consacrées à Dvořák en langue française au sujet de cette symphonie. En outre il n'est hélas pas rare de trouver des erreurs importantes dans les notices françaises accompagnant les enregistrements de la partition. La plus grande prudence s'impose au sujet de ces sources, même réputées "de référence".
Post scriptum
Nous profitons de l'occasion pour rappeler la parution en 2007 du livre rédigé par les auteurs de ce site sur Antonin Dvořák - et en partie inspiré par les travaux de M. Beckerman :

Un musicien par-delà les Frontières (éditions Buchet-Chastel).
Nous proposons également notre article en ligne "16 décembre 1893 : ce jour-là, notre monde changea".
Voir aussi cet intéressant dossier avec discographie illustrée : http://patachonf.free.fr/musique/dvorak/index.htm

Publié par Alain Chotil-Fani à 10:26
Libellés : Dvořák, Symphonie du Nouveau Monde
2 commentaires:

geoffroy a dit…

   une œuvre vraiment prodigieuse : une maîtrise totale de la forme et de l'orchestration, une inspiration mélodique et rythmique du plus haut niveau de bout en bout, un enchaînement de tensions et de détentes savamment dosé dès les premières mesures... et tout cela fondu dans un tout parfaitement accessible et enthousiasmant, comme si cette musique était naturellement gravée depuis toujours dans nos mémoires.

   "créer un poncif, c'est le génie" (baudelaire)
   19 janvier 2011 06:52
contact a dit…

   Merci pour ce texte et ces explications, j'ai connu la Symphonie du Nouveau Monde quand j'étais tout petit, voila maintenant plus d'un demi siècle et j'éprouve toujours autant d'émotion à l'écouter, je comprend maintenant pourquoi.
   10 mars 2011 22:01

Dvořák Symphony No 9 "New World" Celibidache, Münchner orchestra



largo





Voici un commentaire tres instructif qui montre comment une oeuvre est crée  et avec quelles référebces culturelles

Dvorak - Symphonie du Nouveau Monde - décodage 1ère partie




Dvorak - Symphonie du Nouveau Monde - décodage 2ème partie

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Message par tchektuf le Lun 21 Avr - 20:43

pour R.Steiner les ames des peuples sont positionées dans une expression centrale qui s'incarne de préfrence dans un élément des  4 ou 5 éléments :Terre ,Eau ,Air ,Feu ,Lumiere  avec de ce fait une densité psychique liée de prés ou de loin à l'organisme physique qui nous permet l'acces au monde terrestre .ainsi la musique est liée au terrestre: l'instrument et à l'air.

L'influence de l'archange-Ame du peuple a sa plus forte expression dans le langage,cette musique vocale spécifique à chaque peuple qui fait vibrer l'air.

Pour nous même, le physique ,l'oreille, et la respiration de lair où vibre la musique. Oui nous respirons la musique, aussi.

Comme les temperaments et les  composantes de l'âme
( sensibilité,raison-coeur,conscience) s'incarnent dans ces éléments , nous pouvons comprendre pour quoi nous préferons certaines musiques plutôt que d'autres.
Nous laissons le soin à ceux qui le ressentent,où prédomine l'âme de sensibilité, le soin de dire que cela n'a pas d'importance.

Dans l'orient de la planete par rapport au mondes des élément,nous passons de la lumiére en extrème orient (Japon) puis feu air eau terre pour aprés l'europe arriver au sous sol en extrème occident: les Amériques. quant à savoir ce qu'est devenue la qualité de ces éléments.c'est à chacun de l'observer .
En tout cas les pays de l'est européen sont surtout marqués par l'air et le feu  avec une conjugaison individualisée avec les autres éléments selon le pays et sa configuration géologique et climatique.

pour exemple la france s'exprime particulieremnt dans l'âme d'entendement_sentiment par la voie de l'élément eau
et l'angleterre dans l'âme de conscience par l'élément eau,
loin d'être élémntaire pour tout le monde ......
( à developper ultérieurement)

L'on voit donc dans oeuvre de dvorak, surgeon de la boheme ,transpirer cette chaleur  qui asseche l'air pour le volatiliser jusquà la combustion interne telle qu'elle s'exprime dans les célébres danses slaves entre autres




Bestof Pour ceux qui apprécient on peut compléter
la présentation par

Extraits breds pour virée






Bestof  2




Bestof  1

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Message par tchektuf le Dim 27 Avr - 11:20

folatrons nostalgiquement dans l'élément air jusqu' à poindre sur l'état
igné

Anton. Dvořák - Czech Suite, Op. 39


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Message par tchektuf le Mar 20 Mai - 20:36

Redscendons dans l'élément aérien qui a puisé
dans l'élément igné lumiére et chaleur qui vont réanimer tout la faune et la flore interieures qui attendent leur liberation au grand air du cosmos,vers leures origines .

c'est ce qu'appelle cette grandiose sonate de Grieg ,du signe du gemeau ,dont le pouvoir créateur à hissé avec fougue et lyrisme, la sensibilité  humaine,dan s l'austerité nordique, vers vers une harmonie liberatrice pour acceder aux mondes supérieurs ;un vrai pionnier oeuvrant pour l'ére du verseau

une sonate, tocsin de l'intériorité, pour détoxiquer des superficiailités tapageuses,incongrues en ces temps de tumulte.


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Message par tchektuf le Mar 20 Mai - 21:40

une fois cets libérations  effectuées
l'hymne  ciel et à la terre peuvent se rencontrer narurellement en nous tels que l'exprime cette Sérenade de dvorak où nostalgies du ciel  et de la terre dansent ensemble.il suffit d'avoir la force de se joindre à cette danse.et d'en être animé.



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Message par tchektuf le Mar 20 Mai - 22:35

une fois le  tourbillon amorcé, la foi peut déplacer et dépasser les montagnes et entrer dans l'aspiration au ciel. il suffit de mettre au propre lefiguré via les transfiguré



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Message par tchektuf le Ven 15 Aoû - 23:47

Combien de vies  avons nous vécu avec une enfance en symbiose avec le monde dont nous venons.
Il est surprenant que les maitres spirituels ne se frottent pas à cette question, à croire que le contact non intellectuel avec le monde spirituel n'existe pas chez l'enfant.

Qu' à chaque incarnation la caricature des adultes et son monde décadent s'impose sempiternellement aux enfants;cela fait tache sur un systéme d'évolution qui concasse systématiquement les impulsions spirituelles
que les enfants raménent sur terre de leur séjour pré terrestre.

Le concassage  des  impulsions spirituelles au bagne de la caricature d'incarnation, telles sont les peines que font subir
Lucifer et ahriman, rois de la terre et de navare.

il y eu en chine un courant philosophique  qui riait de tout
montrant qu'aucun sérieux sur terre n'était possible.

ce courant avait assimilé le  proverbe chinois
"quand je nais je, pleure; et tout le monde rit;
quand je meures, je ris ;et tout le monde pleure "

l'independance day cosmique cela se mérite à une époque formidable.



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Message par tchektuf le Dim 17 Aoû - 15:05

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Message par tchektuf le Lun 18 Aoû - 19:54

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Message par tchektuf le Lun 18 Aoû - 22:31

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