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Qu'est-ce-qu'être un disciple?

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Qu'est-ce-qu'être un disciple?  Empty Qu'est-ce-qu'être un disciple?

Message par Archange le Jeu 16 Jan - 18:05






De l’évolution sur le sentier

Il s’agit bien d’entendre par évolution ces moments de prises de conscience à l’égard des comportements, des émotions engendrées par tel ou tel évènement, des croyances parfois erronées qui conduisent, à un moment donné, à l’évolution spirituelle, ce pas sage qui implique l’écoute de l’âme jusqu’à sa fusion avec elle et non plus celle de la personnalité ; ce pas sage qui nécessite la mise à disposition de la personnalité au service de l’âme. Un Sentier loin d’être un long fleuve tranquille qui exige foi, persévérance, développant ainsi courage et autonomie.

Avant de s’aventurer, une connaissance de soi est quasi obligatoire, que l’aspirant va réaliser, car comment avancer si l’on ne se connaît pas soi-même, si l’on ne prend pas conscience à la fois des qualités dont nous sommes porteurs et que nous avons à rayonner, mais aussi des "défauts" que je considère, somme toute, comme le karma que nous avons à purifier, ce petit paquet que nous avons accepté de reprendre avant de nous incarner dans la matière

Dans un 1er temps, le travail est donc la prise de conscience de son Moi inférieur, c’est-à-dire comprendre et maîtriser son corps physique, émotionnel et mental, travailler à la purification d’énergies perturbatrices, des pensées égotiques, travailler à la maîtrise de soi et principalement de sa parole et consacrer un temps à la méditation.

Si la psychologie classique est une aide à la maîtrise des corps inférieurs, la psychologie de l’âme permet de prendre conscience de ce qu’il y a de supérieur en nous, et donc d’évoluer sur le plan spirituel, que la psychologie classique ne reconnaît pas toujours.

La pratique de la méditation conduit à la maîtrise de soi, permet de se relier à ce qu’il y a de plus grand que nous et nous permet de développer des qualités telles que la tolérance, l’empathie, la sérénité. La méditation nous pousse à une écoute intérieure, à un retour vers soi, chose essentielle aujourd’hui dans un monde où tout est fait pour nous faire oublier ce qui nous est sincèrement nécessaire. Toute personne qui médite sait combien elle permet le recul sur les divers événements qui peuvent nous toucher, jusqu’à en devenir une discipline personnelle. La question du temps à lui consacrer ne se pose alors plus, elle est alors devenue réflexe.

La question souvent posée est "comment méditer". Personnellement, ce n’est pas le comment qui m’intéresse mais le pour quoi. Quelques minutes à observer la nature, à écouter le chant d’un oiseau ou simplement à regarder la mer sont déjà des états méditatifs, tout en se questionnant sur ce que vient nous raconter cette nature ou quelle réponse est il possible t’entendre pour résoudre un problème. Les différentes formes de méditations ont évidemment différents buts et produisent donc différents résultats. Si la méditation mystique vise à la fusion avec la nature qui sait comment nous montrer la beauté, la méditation mentale ou occultiste est celle qui développe le contact avec l’âme et l’âme n’est-elle pas notre beauté intérieure puisque ce qui est à l’extérieur est l’intérieur et inversement. Ainsi, comme dit le Tibétain, nous avons à devenir des méditants à la fois mystiques et occultistes.

Quelques notions de vocabulaire

A. Bailey utilise différents mots pour parler du disciple, notamment le mot "Chéla", lequel est un disciple, l’élève d’un sage, d’une école philosophique

Elle distingue plusieurs grades :

•L’aspirant est le disciple ou chéla dans la lumière

•Le chéla sur un fil est un disciple accepté pendant plus d’une vie. Il n’est plus préoccupé par son unique vie, c’est celui-là même qui forme des groupes

•Le Disciple du monde, un initié qui pense en termes de groupe, qui connaît ses imperfections qui ne l’empêche nullement d’aider là où le besoin se fait sentir

•Le chéla dans l’Aura est le disciple en union presque totale avec le groupe

•Le chéla dans le cœur du Maître est un disciple initié à un haut degré. Il est en lien direct avec le Maître de tous les Maîtres, Christ, distributeur et source de la Vie.






Avant de devenir le disciple initié, le disciple doit être accepté c’est-à-dire s’être identifié à son âme et être admis dans un groupe, qu’il admette l’existence de la Hiérarchie, que toutes les âmes sont Une, qu’il accepte de servir le Plan qu’il apprend au travers des épreuves. Il convient d’entendre le verbe admettre dans le sens d’une réalité vécue donc comme acceptation.

Je pense qu’A.Bailey nous a informés de ces différents grades pour nous expliquer la Hiérarchie, chacun à son niveau participant à la descente de la Lumière. Je prendrais l’exemple d’une entreprise où il y a le dirigeant, le créateur à la tête, ses conseillers chargés de transmettre ses directives et (ou) participant aux prises de décision, ses chefs de service chargés de faire exécuter les directives et au bout de la chaîne, les " exécutants ". La différence que je poserais est que dans le domaine spirituel, l’aspirant sait pour quoi il œuvre. Dans le domaine disons plus concret l’exécutant travaille pour gagner de l’argent, gagner sa vie comme l’on dit souvent (quelle utopie) mais n’a pas souvent conscience du rôle qu’il joue au sein de son entreprise, peut-être dû au manque d’humanisme de la part de la hiérarchie.

Qu’est-ce qu’un disciple ?

C’est le 2ème grade après le stade de l’aspirant

Lorsque l’aspirant a travaillé à la connaissance de soi et a appris l’interrelation entre la personnalité et l’âme, arrive le moment où la voix de l’âme se fait entendre.

Son engagement est alors de servir l’humanité, de se mettre au service de cette humanité dont il fait partie et d’être au service de Grands Etres, c’est-à-dire un collaborateur intelligent par le développement de sa conscience afin d’écouter son Moi supérieur, c’est-à-dire son Ame. C’est un appel qui surgit au plus profond de son Etre car son âme sait qu’il est déjà un collaborateur 

S’il a commencé à développer la maîtrise de l’énergie, par l’écoute et le contrôle de ses désirs inférieurs, ses motifs profonds pour servir les autres sont purs c’est-à-dire qu’il cherche à faire le bien pour autrui, parce qu’il est arrivé à un stade où l’aspect personnalité est plein. Il ignore encore qu’il lui faudra du temps pour faire taire ses attentes de reconnaissance et de valorisation. Il se prépare à vivre des périodes de doutes sur les choix posés même s’il sait que l’obtention de résultats est inutile. Il pourra même s’imaginer détenir un certain pouvoir au risque de s’enorgueillir. Il prendra alors conscience de toute la puissance de sa nature émotionnelle et de la difficulté à s’en détacher. Mais il continuera à servir car il sait qu’il ne peut plus revenir en arrière.

Le rôle qu’il a choisi est de servir c’est-à-dire aider autrui sans pour autant prendre à sa charge la responsabilité qui appartient à l’autre, lui apporter cet éclairage qu’il ne peut pas encore percevoir. Abandonner cette voie serait alors pour lui une trahison parce que sa qualité première est l’altruisme dans et avec la lumière parce qu’il aime profondément et sincèrement les autres, parce qu’il sait que les autres sont une facette de lui-même.

Doté de sensibilité, de facultés psychiques, d’humilité, il est en capacité à s’identifier au tout c’est-à-dire aux autres règnes de la nature, de comprendre qu’il est un élément de ce tout doté d’une conscience.

L’amour est par conséquent spontané, un amour fait de compréhension, de compassion, d’empathie et d’assistance.

Quelle différence entre l’amour et l’innocuité ?

Pour l’homme ordinaire, l’amour est un sentiment né d’un désir d’attirer à soi ce qui est aimé. C’est un amour conditionné, restrictif qui bien souvent, inconsciemment, cherche à répondre à des besoins de reconnaissance, de valorisation, d’existence.

L’amour spirituel est au-delà de ces considérations. Si l’homme ordinaire répond par des "j’aime ou je n’aime pas" selon quelques critères bien définis, le disciple aime, tout court. Comment en serait-il autrement puisqu’il sait que tout être est une facette de lui-même ? Il aime parce qu’il reconnaît et s’il reconnaît, il accepte.

Je pense que les difficultés aujourd’hui viennent du manque à se reconnaître soi-même, à la difficulté de s’accepter tel que l’on est, conduisant, dès lors, à cette attente que les autres répondent à ces manques.

Pour l’homme ordinaire, l’amour est relié au désir et au sexe parce que la personnalité est encore active et encore attachée à la forme.

Pour le disciple, la forme n’a plus d’importance ; seule la beauté de l’âme est primordiale. Il cherche à servir, donc à ne pas nuire. Et c’est bien là la définition de l’innocuité : "absence de toute nocivité envers toutes les créatures".

A.Bailey écrit : "l’amour est la force cohérente qui rend toutes choses entières et l’amour est tout ce qui existe". Chaque créature qui existe sur cette planète est donc naturellement amour. A partir de cette considération, aucune créature ne saurait être nocive envers une autre, puisque chacune est née de l’amour.

Le travail de longue haleine du disciple est de calmer "la force de la personnalité qui est émotionnelle et pleine de sentimentalité".

Lorsque tout cela se met en place, en lumière, le transfert du personnel à l’impersonnel se fait sentir ; arrive alors le moment du travail en groupe, car seul le groupe permet le déploiement de la force – énergie de vie

Le disciple a compris qu’il n’est pas isolé mais qu’il fait partie du groupe, d’un groupe, l’humanité dans sa globalité ou d’un groupe particulier appelé à répondre à la Volonté du Plan.

Etre disciple n’entend point être exempt d’épreuves et d’obstacles à franchir

La 1ère épreuve que vivra le disciple sera celle de la personnalité qui refuse la transmutation, la famille, les amis qui n’acceptent pas sa transformation, son changement.

Il lui appartient alors de montrer son engagement quelques soient les difficultés, il devient l’exemple, sans chercher à jouer un rôle, témoignant de la possibilité envers son entourage de développer sa conscience, de reconnaître ses responsabilités, d’apprendre la différence entre le réel et l’irréel c’est-à-dire du détachement de la forme au profit de l’énergie de vie. Là encore, il aura à apprendre à laisser la liberté à chacun de suivre ou non ce chemin.

Il apprend à connaître sa part d’ombres au fur et à mesure de son cheminement et a à comprendre que chaque être est une facette de lui-même, ce qui lui permet de développer sa compréhension et son empathie pour les autres, à commencer par lui-même.

Etre un disciple ne signifie pas pour autant être libéré de ses obscurités. Quelques vieux démons savent toujours se représenter à des moments particuliers, et de façon de plus en plus subtile au fur et à mesure de l’évolution, parce que ce sont eux qui donnent l’opportunité d’aller de l’avant dans le développement du courage et de la persévérance dans l’engagement.

La différence est que le disciple apprend, jusqu’à ce que cela soit intégré totalement, à ne plus s’identifier à sa nature émotionnelle, laquelle est la plus délicate à libérer.

Dès lors, il sait qu’il n’agira plus pour lui-même ; sans aucun doute, a-t-il pris conscience qu’il a lui-même accepté de porter un certain " fardeau " pour participer à l’œuvre du Plan, celle de la libération des mirages, des illusions, des douleurs. Cette traversée est ce que j’appelle la traversée du désert, plus ou moins longue et plus ou moins difficile à vivre. Les repères semblent s’être évanouis et pour autant il est nécessaire de conserver la confiance vers cet inconnu qui se profile à l’horizon. Il se peut que cela soit vécu comme des épreuves personnelles jusqu’à la compréhension de cette acceptation de prise en charge. Alors le regard change sur les obstacles à franchir. La culpabilité ou encore la révolte, sans s’évanouir totalement, semblent dès lors moins difficiles à comprendre.

Parce qu’il est doté de certaines capacités, l’épreuve lui est présentée. Et il faut du temps pour cette prise de conscience et son acceptation. Rien ne se présente que l’on ne puisse dépasser. Cela offre l’opportunité de développer cette force en soi et a fortiori d’abandonner tout sentiment de victimisation. Chaque épreuve est là pour l’apprentissage d’une leçon, voire la purification d’un karma.

Au fur et à mesure de son évolution, le disciple constatera que les liens qui jusque-là l’avaient uni à sa famille, à ses amis, à sa vie passée sont beaucoup moins ténus. Son évolution lui a permis de développer son autonomie car je ne crois pas que l’on puisse servir le Plan si l’on reste encore dans la dépendance à autrui. Sa famille de sang lui a permis de s’incarner, sa famille spirituelle va lui permettre de réaliser son but, à la condition qu’il sache à quelle famille il appartient et il sera aussi là pour aider les siens à trouver leur propre voie, pour les accompagner, les soutenir sur leur chemin. Et c’est bien au fur et à mesure des détachements qu’il apprendra à accepter qu’il comprendra et qu’il saura.

S’il doit apprendre à abandonner le culte de la forme, la recherche de la beauté telle qu’elle nous est présentée, il sait que dans cette forme circule l’énergie de vie et qu’elle est donc son meilleur véhicule pour son évolution. Selon la sensibilité émotionnelle de chacun, pour l’un la forme correspondra à l’apparence physique, pour d’autre, ce sera l’argent, le luxe, la sexualité, l’intellect et parfois tout cela peut se cumuler.

Et plus il avance sur le sentier, plus il se rend compte que ce qu’il sait, ce qu’il a appris est à abandonner.

En fait, il n’est plus question d’avoir, de faire, ou de posséder. Le disciple doit apprendre la leçon d’Etre.

"Qui suis-je ?", cette question est parfois bien récurrente ! …

Le disciple a à apprendre l’impermanence, ne s’accrocher à rien, vivre ce qui se présente toujours dans l’acceptation, se purifier de tous motifs personnels, exigeant ainsi sacrifice, abnégation et dévotion, et donc obéissance. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne connaît plus de période de colère, de revendications, de peurs ou de doutes. Ces moments de crispation sont utiles au dénouement et à la compréhension. Il s’agit bien de libérer l’énergie bloquée par les cristallisations, d’accepter de marcher vers l’inconnu sans pour autant savoir si ce chemin est le bon. Seule l’expérience montrera si cela était juste. Dans le cas contraire, l’épreuve se présentera pour permettre une meilleure orientation. Et il prendra alors conscience qu’il n’a pas toujours su écouter sa voix intérieure, encore trop attaché sans doute à donner sa confiance à ce qui est extérieur.

C’est en développant son intuition qu’il saura faire preuve de discernement, d’objectivité, de réflexion, sans aveuglement, sans fanatisme, jusqu’à être capable d’entendre ou de voir ce qu’il lui est demandé de concrétiser, dans le désintéressement, dans l’absence de résultats. Il est là pour servir, le disciple initié est le lien à la réalisation du Plan.

Honnêteté, intégrité et sincérité sont ses autres qualités.

Toutes ces qualités exigent qu’il reste centré dans sa démarche et s’en remette (remette) toujours à ce qu’il y a de plus élevé pour se faire aider, d’autant plus dans ses moments de doutes, de découragement.

Le chemin est long et mince comme un cheveu et il se peut qu’il soit parfois tenter de tout abandonner, de tout laisser tomber. C’est bien dans ces moments-là qu’il lui faut prendre encore conscience de la puissance de la personnalité qui ne se laisse pas si facilement transformer, surtout lorsqu’elle est bien affirmée.

Il serait faux de croire qu’un disciple est exempt de cette difficulté et qu’il est totalement parfait

Il est responsable, c’est-à-dire qu’il connaît sa responsabilité dans ses actes, ses paroles et vis-à-vis des autres. Il sait quand parler et quand se taire ; il a appris au fil du temps. Il sait l’exigence de ne point juger, ou critiquer ; d’accepter la différence et de cultiver la tolérance. Il sait qu’il n’y a ni supérieur ni inférieur, seulement des êtres qui ont déjà parcouru le chemin et d’autres qui le commencent. La dissipation de l’illusion mentale d’un quelconque sentiment de supériorité ou (et) d’infériorité lui offrira cette connaissance.

Mais là encore, il est facile de comprendre par l’intellect. La plus grande difficulté est la mise en pratique quotidienne.

C’est en servant que le disciple trouve la guérison, car se présentera à lui ce qui lui est demandé de purifier. Ne pas éviter, ne pas fuir, oser regarder cette ombre et la reconnaître dans l’amour et arriver à comprendre et à intégrer que toute obscurité disparaît lorsque jaillit la lumière, quelque soit l’intensité de sa fatigue physique.

Et c’est bien par ce vécu, ces douleurs traversées que le disciple est alors en pleine capacité à apporter son aide à autrui, et d’entendre au-delà des paroles, de voir au-delà de l’apparence le sens symbolique de tout événement, jusqu’à atteindre le monde des Causes

Je dirais que toutes les épreuves de purification sont l’occasion pour lui de "prouver", de montrer son engagement, telle une période de probation jusqu’à ce qu’il devienne le disciple initié, celui qui a alors réussi à fusionner son âme et sa personnalité en une Unité intégrée. La 3ème initiation.

Il est vrai que l’éducation judéo-chrétienne fonde son enseignement sur la souffrance et sur la culpabilité, sur le pêché et donc sur la peur. Le travail d’aujourd’hui est bien de se libérer de tout enfermement émotionnel par le développement d’un mental éclairé. C’est bien là le sens du retour à la Source.

Si la souffrance est là, c’est peut-être que le moment est venu de se libérer de quelque chose qui s’est cristallisé. La difficulté à lâcher mêlée à la nouvelle énergie qui émerge sont, sans doute, le résultat de cette souffrance. En 2 mots, la dualité entre la personnalité et l’âme.

Alice Bailey écrit que nous sommes tous des disciples acceptés. J’entends ses paroles dans le sens de l’acceptation des âmes que nous sommes à être incarnées et du rôle que nous avons à prendre conscience pour rayonner les qualités dont nous sommes tous porteurs. Le 1er travail à réaliser est donc bien cette reconnaissance en nous de ces qualités. Et le travail des éducateurs qu’ils soient parents, enseignants ou autres, envers les enfants est primordial.

Si l’aspirant travaille à la connaissance de soi, à la relation entre l’âme et la forme, le disciple initié ne sépare plus. Il est la totale perception, il est devenu "conscience d’ensemble".

Si le disciple travaille dans le monde de l’âme, l’initié travaille dans le monde des causes pour alors travailler dans le monde de l’existence et mettre en œuvre le Plan. Il est un créateur.

Je pense que le monde des causes est au-delà de l’âme, je relierais le plan causal à l’Esprit. Je positionnerais donc l’âme entre l’esprit et la personnalité. En travaillant dans le monde causal, l’initié, si je prends une image, est comme un jardinier. Il peut saisir la graine et la semer en toute connaissance de ce que cette graine contient.

La notion de groupe arrive au fur et à mesure de l’évolution du disciple, à l’image de l’âme qui se sent de nouveau attirée vers le monde terrestre, qui choisit le clan qui répondra le mieux à son évolution

Le groupe est à l’image de cette famille qui va accueillir le disciple qu’il aura choisi

Il va sans dire que le respect de chaque membre du groupe, comme dans une famille, est nécessaire. Et il est vrai que pour avoir des rapports sains, il convient de s’abstenir de toute critique ou de jugement sur la personne en tant que telle. Mais si son comportement ou ses paroles ne correspondent plus au travail à effectuer, n’est-il pas nécessaire alors de lui en faire part, même si la prise de risques est grande ?

Comment trouver le positionnement juste par rapport à ses frères d’âme ?

Pour répondre à cette question, je dirais dans un 1er temps, l’observation. Il se peut que ce soit un moment passager où un travail de rééquilibrage est en cours. S’il y a persistance, un entretien pour évoquer ses ressentis et ses observations serait conseillé. S’il est un disciple, il peut être capable d’entendre. Tout dépend évidemment de la forme dans laquelle seront prononcées les paroles. Il n’est nullement question à ce niveau là de juger, ou de critiquer mais d’ouvrir la discussion pour trouver la meilleure solution afin de résoudre la difficulté du moment dans la prise de conscience.



Je reprends un passage du livre Alice Bailey "l’Etat de Disciple dans le Nouveau Monde" :

"Il serait sans doute opportun de se souvenir ici qu'en règle générale les gens ne croient pas ce que les autres peuvent leur dire, quelle que soit l'évidence de la vérité ou la force des protestations de ceux qui acceptent cette vérité. Seules les vérités qui sont élaborées dans le creuset individuel de l'expérience pénètrent réellement dans la conscience vivante et produisent des fruits. Mais dans cet effort de groupe que nous entreprenons, le fait que tous les membres du groupe ont connaissance de ce qui est dit aux individus peut s'avérer extrêmement utile et peut provoquer des ajustements beaucoup plus rapides qu'il ne s'en produirait autrement, pourvu que, prouvant leur unité et leur amour, ils aident alors leurs compagnons disciples à modifier les conditions indésirables. Je compte sur une seule chose, mes frères, et c'est votre profonde sincérité. Signaler une faute ou une erreur ne constitue pas une chose négative, ainsi que certains le prétendent"

Personnellement, je ne parlerais pas d’erreurs ni de fautes mais d’expériences. Le mental associe facilement la faute et l’erreur à quelque chose de négatif parce que la réussite n’est pas là et qu’il reste encore trop souvent quelques miasmes de compétitions, d’où la difficulté à instaurer un réel esprit de fraternité. Se sentir d’égal à égal avec tout à chacun est bien là un obstacle difficile à franchir.

Comme l’écrit Alice Bailey "Le langage constitue toujours un handicap et une limitation".

Et encore ceci "Les individus sont supposés se suppléer les uns les autres, se compléter les uns les autres. Ils sont supposés fournir, par l'agrégat de leurs qualités, un groupe capable d'expression spirituelle utile, un groupe à travers lequel l'énergie spirituelle peut s'écouler pour aider l'humanité. Le travail doit être effectué sur le plan mental."

Nous avançons vers l’ère du Verseau, lequel nous parle effectivement d’entraide, de partage, de collaboration et donc de groupes. Il suffit de constater le nombre de groupes existants aujourd’hui quelles que soient leurs formes.

Mais il me semble important de garder en mémoire cette notion d’égalité entre tous afin d’éviter toute forme de pouvoir erronée qu’il serait si facile de donner à l’autre et bien sûr sans vanité égotique.

L’illusion mentale peut facilement nous faire tomber dans le piège de s’en remettre entièrement à cet autre qui sait si bien parler, si affable, voire de nous rendre aveugles et totalement admiratifs ou encore de s’imaginer être un "maître", ce qui nourrirait encore certains mirages.

Faire partie d’un groupe ne signifie pas s’oublier au nom du groupe mais participer à l’action que ce groupe a à réaliser, pour l’ensemble, en apportant le meilleur de soi.

Pour imager, notre corps physique est composé de milliards de cellules, lesquelles ont une action précise quant au fonctionnement de chacun de nos organes. Il est bien évident que la santé physique est conditionnée par l’équilibre fonctionnel de ces organes. Chacun est à sa place et sait ce qu’il a à faire. Et si l’un d’entre eux vient à faiblir, la fonction d’un autre s’accélère, engendrant à long terme un déséquilibre et donc un problème de santé.

Pour un groupe, c’est la même chose. Chacun doit se sentir à sa juste place et chaque membre a à œuvrer dans la même direction. Chaque membre doit avoir la possibilité de s’exprimer sans crainte d’être jugé ou de réveiller une quelconque colère à son encontre. En cas de difficulté, il doit pouvoir compter sur l’aide de ses coéquipiers. Si tel n’est pas le cas, la question de la fraternité est alors posée.

Nous sommes tous des disciples qui avançons chacun à notre rythme, selon notre histoire familiale, personnelle, selon nos capacités. Et ceux qui sont plus avancés ont à tendre à la main, à débroussailler le chemin pour que les suivants avancent plus facilement.

Quelle que soit notre position sociale, notre statut, notre identité, nous avons tous à œuvrer pour un monde de partage, de paix et d’équilibres afin que nous puissions un jour nous regarder tous en tant qu’âmes unifiées.

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Message par OliviaKichop le Ven 17 Jan - 22:09

Merci . J'ai Bien Aimée Cette ARticle  Smile 

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Message par Archange le Ven 17 Jan - 23:52

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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:13

http://ngsm.eu/servir-l-humanite-compilation-de-disciple-2/734-32-l-etat-de-disciple




L'état de disciple



1.

Un disciple est celui qui, avant tout, s'engage à faire trois choses :

a. Servir l'humanité.

b. Collaborer au plan des Grands Etres, tel qu'il le conçoit.

c. Développer les pouvoirs de l'Ego, étendre sa conscience jusqu'à ce qu'il puisse fonctionner sur les trois plans dans les trois mondes et dans le corps causal, et suivre la directive du Moi Supérieur et non les ordres de la triple manifestation inférieure.

Un disciple est celui qui commence à comprendre le travail de groupe et à déplacer son centre d'activité, de lui-même (comme pivot autour duquel tout tourne) vers le centre du groupe.

Un disciple est celui qui réalise simultanément l'insignifiance relative de chaque unité de conscience, et aussi sa grande importance. Son sens des proportions est ajusté, et il voit les choses telles qu'elles sont ; il voit les autres tels qu'ils sont, il se voit lui-même tel qu'il est essentiellement, et cherche à devenir ce qu'il est.

Un disciple réalise la vie ou le côté "force" de la nature, et pour lui les formes n'ont pas d'attrait. Il travaille avec la force et par la force ; il se reconnaît lui-même comme un centre de force au sein d'un plus grand centre de force, et il assume la responsabilité de diriger l'énergie qui peut se déverser à travers lui, dans des canaux dont le groupe tirera avantage.

Le disciple sait qu'il est à un degré plus ou moins grand – est un avant-poste de la conscience du Maître, si l'on considère le Maître sous un double aspect :

a. En tant que sa propre conscience égoïque.

b. En tant que centre de son groupe, la force animant les unités du groupe et les unissant en un tout homogène.

Un disciple est celui qui est en train de transférer sa conscience du personnel à l'impersonnel, et durant cette période de transition bien des difficultés et des souffrances doivent être supportées. Ces difficultés naissent de diverses causes :

a. Le moi inférieur du disciple qui se refuse à la transmutation.

b. Le groupe le plus proche du disciple, ses amis, ou sa famille qui s'opposent à son impersonnalité croissante. Ces derniers n'aiment pas être considérés comme unis à lui du côté vie, mais séparés de lui lorsqu'il s'agit de ses désirs et ses intérêts. Cependant la loi tient bon, et ce n'est que dans la vie essentielle de l'âme que la véritable unité peut être reconnue. En découvrant la vraie valeur de la forme, le disciple connaîtra beaucoup de souffrances, mais la route conduit finalement à l'union parfaite.

Le disciple est celui qui se rend compte de sa responsabilité vis-à-vis de tous ceux qui subissent son influence, de la responsabilité de collaborer avec le plan de l'évolution tel qu'il est pour eux, et de leur faire prendre de plus en plus conscience, de leur enseigner la différence entre le réel et l'irréel, entre la vie et la forme. C'est ce qu'il accomplit facilement en témoignant par sa propre vie de son but, de ses objectifs et de son centre de conscience. (1-72/3)

2.

Chacun et tous ont leur place dans le plan s'ils se qualifient pour faire le travail nécessaire.

Ce travail demandera :

Un effort pour reconnaître le Divin en chaque être. De cette façon, la véritable obéissance occulte, qui est essentielle dans tout entraînement occulte, sera encouragée et développée. Cette obéissance ne sera pas, comme on le voit si souvent, basée sur une personnalité mais sur cette instinctive conception d'un Maître, et la poursuite consentante qui vient de la reconnaissance de Ses pouvoirs, de la pureté de Sa vie et de Ses buts, et de la profondeur de Sa connaissance.

Un effort pour penser clairement en termes de groupe, pour soi-même, sans se fier à la parole des autres pour des éclaircissements.

Un effort pour purifier et affiner tous les corps, faisant ainsi d'eux des serviteurs plus sûrs.

Un effort pour équiper entièrement le véhicule mental et y accumuler les faits sur lesquels l'expansion de la connaissance peut être basée.

Si ces choses sont accomplies, grand sera le jour de l'opportunité. (2-309/10)

3.

Dans la stricte discipline de vous-même vient l'ultime perfection. Rien n'est trop insignifiant à entreprendre pour le disciple, car dans le strict ajustement des détails de la vie inférieure du monde, vient finalement l'aboutissement. La vie du disciple ne deviendra pas plus facile quand il approche du Portail, mais toujours la vigilance doit devenir plus complète, toujours l'action correcte doit être entreprise sans tenir compte des résultats, et toujours chaque corps, dans tous ses détails, doit être combattu et subjugué. C'est seulement par la parfaite compréhension de l'axiome "Connais-toi, toi-même" que se produira cette condition qui rend un homme capable de manier la loi et de connaître le travail intérieur du système, du centre à la périphérie. La lutte, l'effort, la discipline et le service joyeux sans aucune récompense, sauf le malentendu et le dénigrement de ceux qui viendront après, voilà le rôle du disciple. (2-310)

4.

Ce n'est pas être lâche, en ces matières, que d'agir avec soin et précaution ; c'est avoir du jugement. L'aspirant a donc trois choses à faire :

1. Purifier, discipliner, transmuer sa nature inférieure triple.

2. Développer la connaissance de soi, et équiper son corps mental ; construire son corps causal par de bonnes actions et de bonnes pensées.

3. Servir la race dans une abnégation complète.

Ce faisant, il satisfait à la loi, il se place en bonne condition pour être instruit et entraîné, se rend finalement digne qu'on lui applique la Baguette de l'Initiation, et minimise le danger qui accompagne l'éveil du feu. (3-162)

5.

… A mesure que l'aspirant progresse, non seulement il équilibre les paires d'opposés, mais le secret du coeur de son frère lui est révélé. Il devient une force reconnue du monde et il est admis que l'on peut compter sur lui pour servir. Les hommes se tournent vers lui en quête d'aide et assistance dans la ligne reconnue de ses compétences et il commence à faire résonner sa note afin d'être entendu non seulement dans les rangs des hommes mais aussi dans ceux des dévas. Il accomplit ceci, à ce stade, par la plume en littérature, par la parole dans des conférences et l'enseignement, par la musique, la peinture, l'art. Il atteint le coeur des hommes d'une manière ou d'une autre et devient un aide et serviteur de sa race. …

A ce stade, la vie de l'aspirant devient aussi un "instrument de destruction" dans le sens occulte du terme. Où qu'il aille, s'écoule à travers lui la force des plans supérieurs et de son Dieu intérieur, produisant parfois des résultats étranges sur son environnement. Elle agit en stimulant à la fois le bon et le mauvais. Les Pitris lunaires qui forment le corps de ses frères et son propre corps sont également stimulés, leur activité est accrue et leur pouvoir renforcé. Ce fait est utilisé par Ceux Qui travaillent du côté intérieur pour obtenir certains résultats. C'est aussi ce qui, très souvent, cause la chute temporaire de certaines âmes avancées. Elles ne peuvent pas supporter la force qui se déverse en eux, ou sur eux, et par une stimulation excessive et temporaire de leurs centres et de leurs véhicules, ils s'égarent.

Ceci survient dans des groupes aussi bien que chez des individus. Mais inversement, si les Seigneurs lunaires du soi inférieur ont été auparavant subjugués et maîtrisés, alors l'effet de la prise de contact avec cette force et cette énergie est de stimuler la réponse de la conscience du cerveau physique et des centres au contact égoïque. Alors, la force qui autrement serait destructrice devient un facteur de stimulation favorable et bon, qui peut être utilisé par Ceux qui savent, pour conduire l'homme vers de nouvelles illuminations.

Tous ces stades doivent se poursuivre sur les trois plans intérieurs et dans les trois corps ; ceci s'effectue selon le Rayon ou sous-rayon particulier. De cette façon, le travail du disciple avance et sa mise à l'épreuve et son entraînement se poursuivent jusqu'à ce que les deux cercles de pétales soient ouverts et que le troisième soit organisé. Il est donc ainsi amené, par la juste direction de l'énergie et la sage manipulation des courants de force, au Portail d'Initiation ; il est admis à sortir de la Salle d'Enseignement et à entrer dans la Grande Salle de Sagesse – cette Salle où il prend conscience progressivement de forces et de pouvoirs latents, dans son Ego et dans son groupe égoïque. C'est la Salle où il obtient le droit d'utiliser la force du groupe égoïque, car on peut maintenant se fier à lui pour ne l'utiliser qu'au service de l'humanité. Après la quatrième Initiation, on peut lui faire confiance et le faire participer, dans une certaine mesure, à l'énergie du Logos planétaire ; on lui permet ainsi de faire avancer les plans du Logos pour l'évolution. (3-865/7)

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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:14




Qualités requises par les aspirants



1.

Le groupe des instructeurs, avec lequel l'aspirant et le disciple en probation peuvent entrer en contact sur le plan mental, se compose d'hommes sujets aux mêmes passions, riches d'une plus longue expérience sur le Sentier et d'une plus sage maîtrise d'eux-mêmes. Ils ne travaillent pas avec les aspirants et les disciples par affection personnelle, mais parce que le besoin est urgent et ils cherchent ceux qu'ils peuvent former, surtout ceux qui sont disposés à recevoir l'enseignement, capables de l'enregistrer dans leur cerveau physique et capables aussi de s'abstenir de poser des questions, sachant attendre une ultérieure connaissance Permettez-moi de vous rappeler les paroles d'un Maître : "Reconnaissez en nous des hommes sains et équilibrés qui continuent à enseigner comme ils le faisaient sur terre, sans flatter les disciples, mais les disciplinant. Nous les guidons, les poussons à progresser, sans alimenter leur ambition par des promesses de pouvoir, mais en leur donnant des instructions et en leur enseignant des méthodes à appliquer, sachant que l'utilisation juste de la connaissance conduit à l'expérience et à l'accomplissement du but".

Souvent nous trouvons des étudiants plus occupés à connaître le Maître et à savoir ce qu'il fait qu'à leur propre travail. Pourtant l'unique préoccupation de l'aspirant devrait être de se préparer à servir, d'acquérir les qualités qui lui permettront une collaboration utile.

S'enquérir du Maître est plus intéressant que de s'enquérir des qualités requises pour arriver au discipulat. L'intérêt porté à ce qui concerne les adeptes est plus fort que celui que l'aspirant devrait avoir pour la recherche et l'examen de ses limitations et de ses défauts, ce qui doit être son principal objectif. La curiosité pour les habitudes et les méthodes des Maîtres, pour leur manière d'agir avec leurs disciples se manifeste plus volontiers qu'une patiente application des habitudes et des méthodes de travail dans la vie de celui qui veut devenir disciple. Toutes ces tendances ne sont que des empêchements et une limitation. Aussi l'une des premières conditions pour entrer en communication avec les Maîtres est de détourner l'attention de tout ce qui les concerne et de la diriger sur les prochains pas à faire, en éliminant toute perte de temps, toute dispersion d'énergie, toute morosité, tout ce qui occupe inutilement la pensée.

Un Maître qui cherche des individus capables de recevoir son enseignement veut trouver trois qualités dont l'absence ne peut être compensée ni par la consécration, ni par l'aspiration, ni par la pureté de la vie. Il est essentiel que tous les aspirants saisissent clairement ce que les Maîtres cherchent et s'épargnent ainsi beaucoup de soucis et de démarches inutiles.

1. Le Maître cherche la lumière dans la tête.

2. Il étudie le karma de l'aspirant.

3. Il prend note de son service dans le monde.

Si rien n'indique que l'aspirant est, ésotériquement, une "lampe allumée", le Maître juge inutile de perdre son temps avec lui. La présence de la lumière dans la tête indique :

a. Le fonctionnement plus ou moins actif de la glande pinéale qui est le siège de l'âme et l'organe de la perception spirituelle. C'est dans cette glande que se produisent les premières transformations physiologiques après le contact avec l'âme, contact atteint par la pratique de la méditation occulte, la maîtrise mentale et l'afflux de la force spirituelle.

b. L'alignement de l'homme sur le plan physique avec son égo, ou Soi supérieur, dont le siège est le plan mental supérieur ; la subordination de sa vie sur le plan physique à l'impression et à la domination de l'âme. Cet argument est suffisamment traité dans les premiers chapitres des Lettres sur la Méditation Occulte, dont l'étude est recommandée aux aspirants.

c. L'afflux de force par le sutratma ou cordon magnétique, ou fil de l'âme, au cerveau par le moyen du corps mental. Le secret de la vision spirituelle, de la juste perception et du juste contact réside dans une juste compréhension de ce qui vient d'être dit. Les Yogas Sutras de Patanjali sont le vrai manuel des disciples, des initiés et des adeptes, car en eux se trouvent les règles et les méthodes qui conduisent à la domination du mental, à l'apaisement du corps astral afin de développer et fortifier le fil de l'âme pour qu'il soit un vrai canal de communication entre l'homme et son égo. La lumière de l'illumination descend dans la cavité cérébrale et amène à l'objectivité trois domaines de connaissance, ce qui est souvent oublié ; c'est la raison de troubles et d'interprétations prématurées de la part du disciple ou de l'aspirant encore partiellement illuminé.

La lumière met en évidence, dans la conscience, les formes-pensées et les entités qui dépeignent la vie inférieure et qui, dans leur agrégat, forment le "Gardien du Seuil".

Ainsi la première chose dont l'aspirant devient conscient est ce qu'il sait être indésirable en lui, ses défauts, ses manquements, ses limitations ; tous les éléments regrettables qui font partie de son aura se révèlent à lui. L'obscurité en lui est intensifiée par la lumière qui luit faiblement en lui ; souvent il désespère et tombe dans la dépression. Tous les mystiques en témoignent ; c'est une phase qu'il faut traverser avant que la pure lumière du jour ne chasse les ombres et que le soleil dans la tête ne luise dans toute sa gloire.

d. La lumière dans la tête indique finalement que le disciple a trouvé le Sentier ; il lui reste maintenant à étudier et comprendre la technique pour intensifier et développer toujours davantage cette lumière, et devenir finalement une ligne magnétique, semblable au fil de l'araignée, le long de laquelle on remonte jusqu'à la source de la manifestation pour pénétrer dans la conscience de l'âme. Ce langage est symbolique et pourtant exact ; il donne, à ceux qui peuvent comprendre, la juste notion, tout en protégeant ceux qui ne savent pas encore.

"Le sentier du juste est semblable à une lumière resplendissante" et, en même temps, l'homme doit devenir lui-même le sentier. Il entre dans la lumière, s'identifie à la lumière et fonctionne alors comme une lampe qui apporte aux autres l'illumination et éclaire le chemin devant eux.

Avant d'admettre quelqu'un dans son groupe, le Maître doit savoir si un tel pas est karmiquement possible pour lui, ou s'il existe, dans son passé, des conditions qui empêchent son admission pendant cette incarnation.

Il y a trois facteurs à examiner, séparément et l'un par rapport à l'autre :

Premièrement, y a-t-il, dans la vie présente d'un être humain, des obligations karmiques qui ne lui permettraient pas d'agir comme disciple ? Un homme ne peut devenir disciple et mériter l'attention d'un Maître que si sa vie compte pour quelque chose dans la famille humaine, s'il a eu de l'influence dans sa sphère d'activité et s'il peut exercer une action sur le coeur et la pensée de ses semblables. Si ce n'est pas le cas, ce serait une perte de temps pour le Maître ; cet homme peut être aidé d'une autre façon, par exemple, en lui facilitant l'occasion d'acquérir une connaissance plus étendue par des livres ou des instructeurs ; cette connaissance, qui n'est encore que théorique, deviendra peu à peu expérience sous la conduite de son égo, le Maître dans le coeur. Un homme ne devient disciple que quand il peut collaborer à l'exécution du plan de la Hiérarchie et donner vie et énergie aux efforts qui permettent à l'humanité de faire les pas en avant nécessaires. Cela implique, dans la vie sur le plan physique, du temps, de la réflexion, des circonstances favorables et d'autres facteurs. Il est possible qu'un homme ait atteint l'état demandé du point de vue du caractère, ce qui mérite l'attention du Maître, mais par ailleurs, cet homme a encore des obligations et des devoirs qui seraient des obstacles à un service actif dans une certaine vie. Le Maître doit en tenir compte et l'égo de l'homme en est conscient.

Le résultat est souvent qu'un homme accumule beaucoup d'expériences (inconsciemment pour son cerveau physique), endosse une quantité exceptionnelle de responsabilités dans une vie particulière afin de se libérer pour le service et l'état de chéla dans une vie future. L'accomplissement du devoir dans son foyer, dans son cercle d'amis et dans les affaires est une préparation à une activité plus importante dans une prochaine vie. Du point de vue de l'égo, une vie est brève ; par l'étude, l'activité intelligente, le service aimant, la patience, l'homme élimine peu à peu, mais sûrement, les conditions qui empêchent son acceptation dans le groupe du Maître.

Le Maître étudie aussi les conditions du corps physique et des corps subtils de l'aspirant pour voir s'il s'y trouve des états de conscience qui mettraient obstacle à son utilisation. De telles conditions sont karmiques et doivent être corrigées avant que ne devienne possible l'admission dans le groupe du Maître. Un corps physique malade, un corps astral sujet aux sautes d'humeur, aux émotions, aux illusions psychiques, un corps mental indiscipliné ou mal préparé constituent un danger pour l'aspirant, à moins qu'ils ne soient corrigés et perfectionnés. Le disciple est constamment soumis aux forces qui proviennent de trois sources :

1. Son propre égo.

2. Son Maître

3. Le groupe de ses condisciples.

S'il n'est fort, purifié et maître de soi, ces forces ne serviront qu'à stimuler des conditions indésirables, à développer ce qui devrait être éliminé et faire surgir les faiblesses cachées. C'est inévitable. Il faut beaucoup de temps en ce sens avant d'être admis dans un groupe de disciples, pour éviter qu'une bonne partie du temps précieux du Maître soit employée à éliminer les effets des violentes réactions du disciple sur ses compagnons du même groupe. Mieux vaut attendre et travailler progressivement et intelligemment sur soi, plutôt que de s'exposer avant le temps dans des lignes de force sans pouvoir les manier et maîtriser leurs effets.

Deuxièmement, un adepte aimerait savoir si d'autres chélas, avec lesquels il doit travailler, sont en incarnation en même temps que lui, étant lié avec eux karmiquement par d'anciens liens et un travail semblable.

Parfois, il peut être plus sage pour un homme d'attendre pendant un certain temps, avant de renaître, que ses collaborateurs, dotés de vibrations semblables et habitués à travailler avec lui, se trouvent aussi dans des corps physiques, car un homme entre dans le groupe d'un Maître pour prendre part à un service déterminé et non pour y recevoir la formation et la culture qui le conduiront à l'état d'adepte.

Les chélas s'entraînent et, quand ils sont prêts à un certain travail, le Maître les utilise. Ils évoluent et font leur propre régénération ; à mesure qu'ils progressent, leur Maître particulier leur confie toujours plus de responsabilités. Il les forme à la technique du service, leur enseigne à percevoir la vibration du Plan, à répondre à cette vibration ; ils apprennent à se maîtriser et à se rendre aptes au service.

Il y a encore d'autres facteurs karmiques que le Maître doit prendre en considération, mais les trois dont je parle sont les plus importants pour l'aspirant en ce moment. Nous en avons parlé afin que nul travailleur sérieux ne se laisse décourager s'il n'est pas encore relié consciemment au Maître et n'est conscient d'aucune affiliation à un groupe ésotérique de disciples. Ce n'est pas nécessairement par insuffisance, mais il se peut que son âme ait choisi cette vie pour éliminer les obstacles dans l'un ou l'autre des trois corps, ou dans tous les trois ; il se peut qu'elle retienne plus sage d'attendre le moment où son admission apportera une plus grande contribution au groupe.

Le troisième facteur se réfère au service ; c'est celui où le disciple a le moins à dire et où il est le plus sujet à une mauvaise interprétation.

L'ambition portée sur le niveau spirituel, le désir de fonctionner comme centre d'un groupe, l'envie de se mettre en évidence, de parler, d'enseigner, d'écrire sont souvent interprétés à tort, par l'aspirant, comme service. Le Maître ne regarde ni à la situation du travailleur dans le monde, ni au nombre de gens réunis autour de sa personnalité, mais il regarde aux motifs qui dictent son activité et à l'effet de son influence sur ses semblables. Le véritable service découle spontanément d'un coeur aimant et d'un mental intelligent ; il est le résultat du fait qu'un individu trouve sa juste place et sait y rester. Il est produit par l'afflux irrésistible de la force spirituelle et non de l'activité débordante sur le plan physique. Il est l'effet d'être comme un homme est vraiment, un divin Fils de Dieu, et non l'effet factice de ses paroles et de ses actions. Un vrai serviteur réunit autour de lui ceux qu'il est de son devoir de servir et d'aider par la force de sa vie et de sa personnalité spiritualisée, non par sa prétendue supériorité et ses vaines paroles. Oublieux de lui-même, il sert dans un esprit de pure abnégation ; il fait son chemin sur la terre et n'accorde aucune pensée à la grandeur ou à la petitesse de ce qu'il fait ; il n'a pas d'idées préconçues de sa valeur et de son utilité. Il vit, il sert, il travaille, il donne son énergie et ne demande rien pour le soi séparé.

Quand un Maître voit cette manifestation dans la vie d'un être humain, comme résultat de l'éveil de la lumière intérieure et le règlement de ses obligations karmiques, il fait résonner une note et attend pour voir si l'être humain la reconnaît comme la note de son groupe. S'il la reconnaît, il est admis dans son groupe de collaborateurs et peut se présenter devant son Maître. (4-182/9)

2.

Je vais vous faire quelques simples suggestions. Elles peuvent être utiles à tout aspirant sincère.

C'est d'une règle de vie ordonnée que découlent la synthèse finale et la juste maîtrise du temps, avec tout ce qu'elle comporte.

C'est de la juste élimination de ce qui est secondaire et d'un sens des proportions correctement mis au point que découlent l'exactitude et l'unité d'objectif qui est le sceau de l'occultiste.

C'est de la juste aspiration, au bon moment, que découlent le contact et l'inspiration nécessaires au travail.

C'est d'une ferme adhésion aux règles que l'on s'est imposées que découlent l'affinement progressif de l'instrument et le perfectionnement des véhicules qui seront – pour le Maître – l'intermédiaire lui permettant d'aider beaucoup de "petits". (18-11)

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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:14




Qu'est–ce qu'un disciple ?



1.

Il (l'homme) l'a utilisé et s'est laissé dominer par lui (le côté forme). Il en a aussi souffert et, par conséquent, il a fini par se révolter, à cause de sa satiété de tout ce qui est lié au monde matériel. L'insatisfaction, le dégoût, l'aversion et une fatigue profonde caractérisent très fréquemment ceux qui sont sur le point de devenir disciples. Qu'est-ce, en effet, qu'un disciple ?

C'est celui qui cherche à apprendre un rythme nouveau, à pénétrer dans un nouveau champ d'expérience et à suivre la trace de l'humanité avancée qui l'a précédé sur le sentier menant de l'obscurité à la lumière, de l'irréel au réel. Il a goûté aux joies de la vie dans le monde illusoire et appris leur impuissance à le satisfaire. Il se trouve maintenant à un stade de transition entre son ancien état d'être et un nouveau. Il oscille entre la conscience de l'âme et celle de la forme. Il "voit dans deux directions".

Sa perception spirituelle s'accroît lentement, mais sûrement, au fur et à mesure que son cerveau devient capable d'être illuminé par l'âme par le moyen du mental. Avec le développement de l'intuition, le rayon de conscience grandit et de nouveaux domaines de connaissance se révèlent.

Le premier domaine de connaissance à être illuminé est celui qui comprend la totalité des formes, dans les trois mondes de l'effort humain, éthérique, astral et mental. Par ce processus, le candidat disciple prend conscience de sa nature inférieure et commence à constater son emprisonnement et – comme l'exprime Patanjali – "les modifications de la nature psychique versatile". Les obstacles à l'accomplissement et au progrès lui sont révélés et son problème se précise. Il atteint alors fréquemment la situation où se trouve Arjuna, placé devant des ennemis constitués par sa propre famille. Son devoir lui paraît confus et il est découragé dans ses efforts pour équilibrer les couples d'opposés. Il doit alors prier selon la célèbre invocation de l'Inde, prononcée du fond du coeur, comprise par le cerveau et confirmée par une vie ardente de service à l'humanité.

"Dévoile à nos yeux la face du vrai Soleil spirituel,

Caché par un disque de lumière dorée,

Afin que nous puissions connaître la Vérité et faire tout notre devoir

Alors que nous cheminons vers tes pieds sacrés".

Avec persévérance, l'aspirant lutte, surmonte ses difficultés et réussit à maîtriser désirs et pensées. Alors lui est révélé le deuxième champ de connaissance, connaissance du soi dans le corps spirituel, connaissance de l'égo exprimé au moyen du corps causal, le Karana Sarira, et éveil à la source d'énergie spirituelle qui est l'impulsion motrice de la manifestation inférieure. Le "disque de lumière dorée" est percé ; l'aspirant voit le vrai soleil, trouve le sentier et avance dans une lumière de plus en plus claire.

Quand la connaissance du soi et la conscience de ce que le soi voit, entend, sait, et contacte, sont stabilisées, le Maître est trouvé. On entre en contact avec son groupe de disciples ; on comprend le plan et le rôle à jouer immédiatement pour le rendre peu à peu effectif sur le plan physique. Ainsi, l'activité de la nature inférieure diminue et l'homme entre graduellement en contact conscient avec le Maître et son groupe. Mais seulement quand la "lampe est allumée" après l'alignement de la personnalité et du Soi supérieur, à la suite de l'afflux de l'illumination dans le cerveau.

Pour tous les aspirants, il est essentiel que ces points soient bien saisis et bien étudiés, afin de pouvoir prendre les mesures pour développer la perception consciente nécessaire. Jusque-là, si désireux qu'en soit le Maître, il ne lui est pas possible d'admettre quelqu'un dans Son groupe et de le prendre dans l'influence de Son aura, pour le transformer en poste avancé de Sa conscience. Chaque pas sur le sentier doit être franchi par l'individu lui-même et nul raccourci, nul accès aisé n'existe pour passer de l'obscurité à la lumière. (4-58/60)

2.

Le problème de tous les disciples reste le même. Ils doivent vivre simultanément la vie intérieure intensément sensible du Pèlerin sur le Sentier de la Vie, et la vie de l'être humain associé au monde des événements humains. Ils doivent vivre à la fois la vie de groupe du disciple engagé et la vie de masse de l'humanité. Ils doivent accomplir leur destinée spirituelle au moyen d'une personnalité dominée et, en même temps, participer pleinement à la vie de l'humanité sur Terre, ce qui n'est pas une tâche facile. (16-498)

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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:15




Rangs dans les disciples



… Le véritable initié n'a jamais émis la moindre prétention, à titre privé ou public, d'être un initié. C'est une chose qui est contraire à la loi occulte. Trop de gens n'étant en aucune façon spirituellement focalisés ou ne possédant pas une certaine capacité intellectuelle, prétendent être des initiés. Ils causent ainsi un tort certain, car ils amoindrissent, aux yeux d'un public attentif, l'idée de la Hiérarchie et de la nature du discipulat. … Le terme "disciple" est l'appellation légitime et non sujette à controverse ; c'est également le mot propre qu'il convient d'employer pour tous les degrés de travailleurs de la Hiérarchie, du disciple en probation, plus ou moins affilié à certains disciples de la Hiérarchie, jusque et y compris le Christ Lui-même, Maître de tous les Maîtres et Instructeur aussi bien des Anges que des hommes. …

Cette curiosité alimente un vaste courant de compétitions, de jalousies, de critiques et de prétentions qui caractérisent la majorité des groupes occultes, qui enlèvent tout sérieux à de si nombreuses de leurs publications et qui empêchent le public en général de recevoir l'enseignement dans sa pureté et sa simplicité. Titre, rang et position personnelle ne comptent pour rien. C'est l'enseignement qui compte, sa vérité, son appel intuitif. (5-780/1)

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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:15




Besoins du disciple



1.

Les difficultés actuelles sont dues en grande partie au manque de perception intuitive dans le passé moins chez les aspirants que chez les mystiques. La difficulté ne vient pas du manque d'idéalisme, d'intelligence ou de sincérité, mais bien du manque de sacrifice de la personnalité pour permettre la réalisation intuitive. On a eu recours au compromis, ce qui, dans le monde occulte, est défendu. Quand on recourt au compromis, il faut s'attendre au désastre, emportant finalement dans la ruine et la catastrophe les personnalités qui se sont ainsi abaissées. Les gens ont cherché à adapter la vérité au moment, au lieu d'adapter le moment à la vérité et, diplomatiquement, ils se sont efforcés de faire connaître la mesure de vérité qu'ils jugeaient sage. Mais, les Maîtres cherchent ceux qui, dotés de claire vision, adhèrent sans compromis à la vérité comme ils la sentent, et qui avancent fermement vers l'idéal. Les facteurs suivants sont requis :

1. Reconnaissance de l'idéal par la méditation.

2. Son application dans le présent par l'unité de dessein.

3. Suppression des formes-pensées vieillies et désuètes par le sacrifice de soi.

4. Refus du compromis, gardant la claire vision.

5. Discernement entre les actions de l'individu et l'individu lui-même.

6. Réalisation du fait que le travail occulte ne permet pas d'intervenir dans le karma personnel, pas plus que de protéger quelqu'un des conséquences de ses actions. Cela implique le refus de s'ingérer dans les affaires d'autrui quand il s'agit des personnalités, sans toutefois éviter de s'intéresser à la cause du groupe et de l'humanité. Il est essentiel que les travailleurs apprennent à discerner entre les facteurs qui conduisent à la liberté personnelle et ceux qui s'opposent à la liberté de groupe.

Quatrièmement, l'objectif qu'il faut chercher à atteindre, étant donné l'actuelle opportunité de travail offerte aux hommes, est d'introduire le nouveau cycle de travail et former le nouveau groupe de collaborateurs.

Les travailleurs de la nouvelle ère seront pris dans tous les groupes ; l'épreuve à subir correspond, dans une large mesure, au degré d'impersonnalité dans leur travail et à la force de leur contact intérieur avec l'âme. A vous, immergés dans la fumée et le fracas du combat, il n'est pas facile de porter un jugement de valeur sur les personnes et le résultat de leurs activités. Le jugement doit se faire sur les plans intérieurs et il est de la compétence des Guides qui veillent sur l'humanité. Je vais indiquer brièvement quelques-unes des qualités que les Maîtres cherchent chez les travailleurs.

Ils cherchent à voir si la flamme intérieure produite par les efforts de réflexion et d'actions sages brûle plus intensément, ou si elle est cachée et faible à cause du tourbillon des courants astraux et des formes-pensées d'antagonisme, ambitions, envies personnels.

Comme conséquence de l'activité déployée dans les affaires mondiales, certains individus auront un contact plus intime avec le travail de la Hiérarchie, alors que d'autres seront temporairement rejetés. Le pouvoir de dominer l'astral et de travailler du plan mental comptera grandement.

Ils cherchent ceux qui savent lutter pour le triomphe d'un principe, tout en gardant intact le lien d'amour. Cela compte plus que ce que l'on peut imaginer et celui qui peut rester fidèle, continuant à aimer tous les êtres humains, qui rejette le compromis, qui refuse d'éprouver un sentiment de haine, est rare aujourd'hui ; les Grands Etres peuvent s'en servir. Veillez donc, vous tous qui travaillez, à avancer avec une claire vision, un ferme propos et une juste action. Apprenez à traiter avec patience et compréhension ceux de vos frères qui ont choisi un principe inférieur, qui sacrifient le bien du groupe à leurs fins personnelles et recourent à des moyens indignes. Allez au devant d'eux avec amour, toujours prêts à leur tendre une main secourable, car ils ne pourront éviter de faire des chutes sur le chemin et ils apprendront ainsi la rigueur de la loi. Soyez prêts à les relever et à leur offrir l'occasion de servir, sachant que le service est le grand guérisseur et l'instructeur.

Les Grands Etres cherchent chez les travailleurs la qualité de souplesse et d'adaptation, ce qui est une des lois fondamentales de l'espèce, si admirablement appliquée dans la nature. Le transfert de cette loi sur les plans intérieurs et son application dans le nouveau cycle de travail doivent être entrepris. La loi d'adaptation implique la reconnaissance du besoin, de la force nouvelle qui entre en action dans le nouveau cycle, la reconnaissance qui doit conduire à la synthèse du besoin et de la force, tandis que le soi personnel n'est plus qu'un simple foyer d'action et de transmutation des cinq sens physiques et leur extension jusqu'aux plans subtils afin que vue, ouïe, toucher, goût et odorat se fondent, utilisables pour le grand oeuvre. Sur le plan physique, ces sens tendent à l'unification et l'intégration de la vie personnelle et à l'adaptation du monde physique aux besoins du soi personnel. Sur les plans plus subtils, ils doivent être transmués jusqu'à devenir adéquats aux besoins du groupe dont l'individu n'est qu'un fragment. La capacité de faire cette transmutation est une des qualités recherchées par les Grands Etres chez les individus qui auront le privilège d'inaugurer la nouvelle ère.

Par-dessus tout, ils cherchent dans l'homme l'élargissement du canal de communication entre l'âme et le cerveau physique par le mental, car la présence de ce canal dans l'être humain est l'indice de sa préparation à être utilisé comme instrument de travail. On pourrait presque dire qu'ils cherchent des hommes qui aient construit l'antahkarana, ce canal de communication entre la conscience de l'âme et le cerveau physique. Leur choix de travailleurs s'inspire du pouvoir acquis personnellement, des talents acquis chèrement. Si le travailleur a des possibilités, les Grands Etres l'emploient avec joie. Un point de vue faux a été parfois présenté et enseigné. Les hommes ne doivent pas chercher les Maîtres dans le but d'acquérir des pouvoirs. Les Maîtres seront trouvés quand l'homme aura acquis les qualités qui le rendent apte au travail de groupe et qui peuvent être développées, par un enseignement sérieux, en pouvoirs supérieurs de l'âme. La capacité de diriger des groupes destinés à l'activité de la nouvelle ère est la conséquence de la discipline imposée à soi-même. Les dirigeants seront choisis parmi ceux qui sont sensibles à la vie intérieure. Cette direction n'est pas conférée à ceux qui luttent pour les charges et les pouvoirs, qui regardent seulement aux conditions extérieures, négligeant les causes fondamentales, ou qui mettent le soi personnel et le propre pouvoir avant le bien du groupe. Elle sera donnée à ceux qui se dédient, dans une complète abnégation, au bien de l'ensemble. (4-136/40)

2.

Aucun mirage, aucune illusion ne peut retenir longtemps celui qui se propose la tâche d'avancer sur le Sentier étroit comme le fil du rasoir, Sentier qui conduit à travers le désert, à travers les forêts denses, à travers les eaux profondes de la douleur et de la détresse, à travers la vallée du sacrifice et sur la montagne de la vision, à la Porte de la Libération.

Peut-être marchera-t-il parfois dans l'obscurité dont l'illusion a pour lui l'apparence de la réalité ; peut-être voyagera-t-il dans une lumière si éblouissante et aveuglante qu'il distinguera à peine le chemin devant lui. Il se peut qu'il vacille sur le Sentier, qu'il tombe sous le poids de la fatigue du service et de la lutte, qu'il se détourne temporairement de la juste voie et s'égare dans les sentiers de l'ambition, de l'intérêt personnel et de la séduction pour ce qui est matériel, mais l'erreur sera brève. Rien sur terre, ni dans le ciel ou en enfer, ne peut empêcher le progrès de l'homme qui est sorti de l'illusion et a entrevu la réalité au-delà du mirage du plan astral, et qui a entendu, ne serait-ce qu'une seule fois, la voix claironnante de sa propre âme.

Le plan astral est aussi le Kurukshetra de l'humanité entière comme de l'individu. C'est le champ de bataille de chaque aspirant. Dans une vie ou dans une autre, vient pour chacun un moment de crise émotive où une action décisive doit être entreprise et où le disciple ou l'aspirant doit démontrer sa maîtrise sur la nature émotive. Ce peut être sous forme d'une grande expérience, de brève durée, mais qui exige toutes les ressources de sagesse et de pureté dont le disciple dispose ; ou il s'agit d'une période de tension émotive qui peut durer plusieurs années. En atteignant le succès et en arrivant à la claire vision et au juste discernement, le disciple témoigne qu'il est prêt pour la deuxième initiation.

… Un bon résultat est inévitable. C'est une question de réalisation plus ou moins rapide et de la libération de la grande illusion mondiale ; chaque aspirant doit y travailler. Tout homme qui se libère lui-même, qui voit clairement et qui cherche à se délivrer du mirage de l'illusion, collabore au Grand OEuvre. (4-223/4)

3.

J'en appelle à tous ceux qui lisent ces mots, pour qu'ils se consacrent à nouveau et qu'ils reconnaissent l'occasion propice qui leur est offerte de faire un effort, ensemble, pour le bien du monde.

Il est utile de répéter ici, très simplement, quelles sont les conditions requises pour produire la manifestation du but spirituel, individuel ou de groupe. Ce sont :

1. Pouvoir

2. Détachement

3. Absence de critique.

Des termes simples sont si souvent employés que, du fait de leur sens familier, leur signification profonde et leur valeur ésotérique se perdent.

Voici quelques réflexions au sujet de ces termes et de leur application au seul travail créateur de la magie blanche.

Pouvoir. Son expression dépend de deux facteurs :

a. Dessein unique, pur.

b. Absence d'obstacles.

Les étudiants seraient bien étonnés s'ils pouvaient voir leurs motifs comme nous les voyons, nous, leurs guides du côté subjectif de l'expérience. Les motifs "mélangés" sont universels. Le motif "pur" est rare ; là où il existe, il est toujours couronné de succès. Le motif pur peut être égoïste et personnel, ou désintéressé et spirituel ; quand il s'agit d'aspirants, il est plus ou moins mélangé. Le pouvoir dépend donc de la pureté de l'intention et du dessein unique.

Le Maître de tous les Maîtres a dit : "Si ton oeil est pur, ton corps sera rempli de lumière". Ces mots nous donnent le principe sur lequel repose tout travail créateur et nous pouvons relier l'idée qu'Il a exprimée en mots aux symboles que j'ai décrits dans ce Traité.

Pouvoir, lumière, vitalité et manifestation. Tel est le vrai processus.

Il est donc clair qu'il soit demandé à l'unité manifestée, l'homme, d'user de toute sa vitalité dans sa recherche et de cultiver l'aspiration.

Quand l'aspiration est assez forte, il lui est conseillé d'acquérir la capacité de "maintenir son mental ferme dans la lumière". Il atteindra alors au pouvoir et il aura la pureté du regard qui contribuera à la gloire de sa divinité innée. Toutefois, tant qu'il n'a pas acquis cette maîtrise, le pouvoir ne peut lui être confié.

Le processus est le suivant : l'aspirant commence à manifester, en quelque mesure, le dessein de l'âme dans sa vie sur le plan physique.

Le désir devient peu à peu aspiration vitale et réelle. Il apprend la signification de la lumière. Ayant maîtrisé la technique de la méditation (ce dont s'occupent certaines écoles actuelles), il peut commencer à manipuler le pouvoir, car il a appris à fonctionner comme un Penseur divin. Maintenant, il collabore au Plan divin et il est en contact avec le dessein divin.

Tous les étudiants sérieux savent que les difficultés et les obstacles abondent. La pureté de dessein peut être réalisée parfois, dans des moments de haute élévation spirituelle, mais elle n'est pas constante. Il y a des obstacles de nature physique, héréditaire, venant du milieu, du caractère, du temps et des circonstances, du karma individuel ou mondial. Que faut-il donc faire ? Je n'ai qu'une réponse : persévérer.

L'échec n'a jamais empêché le succès ; les difficultés développent la force d'âme. Le secret du succès est de demeurer ferme et impersonnel.

La deuxième exigence est le détachement. Celui qui travaille dans la magie blanche doit demeurer aussi libre que possible de toute identification avec ce qu'il a créé ou essayé de créer. Pour tous les aspirants, le secret est de cultiver l'attitude du spectateur, de l'observateur silencieux. Qu'il me soit permis de souligner le mot silencieux. Beaucoup de vrai travail magique est anéanti parce que celui qui travaille ne réussit pas à demeurer silencieux. Un discours prématuré et le bavardage tuent ce qu'il essaie de créer ; l'enfant de sa pensée est mort-né.

Tous ceux qui travaillent dans ce domaine devraient reconnaître la nécessité d'un détachement silencieux ; aussi, tous ceux qui lisent ces instructions devraient cultiver une attitude de détachement mental qui permet au penseur de demeurer toujours dans le haut lieu secret et, de ce centre de paix, d'exécuter, avec calme et pouvoir, le travail qu'il se propose de faire dans le monde des hommes ; il aime, il réconforte, il sert ; il ne fait pas attention à ses sympathies ou ses antipathies, à ses préjugés, à ses attachements. Il demeure comme un roc, comme une main forte qui, dans l'obscurité est prête à soutenir tous ceux qu'il rencontre. La culture d'une attitude de détachement personnel uni à l'attitude spirituelle coupera jusqu'aux racines mêmes de la vie, mais de ce qui aura été coupé, il sera récompensé au centuple.

On a beaucoup écrit sur l'attachement et la nécessité de développer le détachement. Devant l'urgence de la situation actuelle, je prie tous les étudiants de cesser de lire et de penser à aspirer, mais de commencer à pratiquer le détachement dans la vie quotidienne.

Absence de critique : c'est la troisième exigence. Que dire sur ce sujet ? Pourquoi cette exigence est-elle essentielle ? Parce que la critique – donc l'analyse et la séparativité – est la caractéristique des types mentaux et des personnalités coordonnées. Parce que la critique est un facteur puissant pour mettre en mouvement la substance mentale et émotive et pour faire ainsi une forte impression sur les cellules du cerveau, ce qui se traduit par la parole. Dans une soudaine poussée de pensée critique, la personnalité tout entière peut être amenée rapidement à une puissante coordination, mais d'une mauvaise sorte et avec des résultats désastreux. La critique, étant une faculté du mental inférieur, peut nuire et blesser ; personne ne peut avancer sur le Sentier s'il peut blesser et faire du mal consciemment. L'activité de la magie blanche et l'exécution des buts hiérarchiques rencontrent des obstacles fondamentaux dans les relations entre disciples et aspirants.

Sous la pression de l'opportunité actuelle, le temps de la critique est passé. Ce serait un empêchement au travail réciproque.

Le sentiment de l'urgence des temps me remplit. Aussi je supplie tous ceux qui lisent ces instructions d'oublier leurs antagonismes, de surmonter les difficultés personnelles qui existent inévitablement en eux et en tous ceux qui travaillent sur le plan physique, non encore libérés de la personnalité. Je recommande à tous ceux qui travaillent de se souvenir que c'est aujourd'hui que l'occasion nous est donnée, et sa durée sera limitée. La mesquinerie des désaccords entre les hommes, leur manque de compréhension, les défauts qui ont leurs racines dans la personnalité et ne sont qu'éphémères, les ambitions et

les illusions doivent être balayés. Si les travailleurs voulaient pratiquer

le détachement, sachant que la loi agit et que les Desseins de Dieu doivent être exécutés, s'ils voulaient apprendre à ne jamais critiquer, ni en pensée, ni en paroles, le Salut du monde procéderait rapidement et la Nouvelle Ere, celle d'amour et d'illumination s'annoncerait. (4-557/61)

4.

Ceux qui se préparent pour l'initiation doivent apprendre à travailler consciemment avec le mirage. Le travail qu'ils font en utilisant les vérités qui leur sont offertes doit être efficace et il leur faut négliger toutes les peines, toutes les souffrances, tous les doutes soulevés par leur mental, et qui relèvent d'une révolte de la personnalité et de la limitation de celle-ci.

Ils doivent cultiver la "divine indifférence" à l'égard des considérations personnelles qui est la marque essentielle de l'initié entraîné. (5-27)

5.

Vous n'êtes pas encore un initié ; vous avez des défauts, des limitations, des points d'obscurité et beaucoup d'inertie, ainsi qu'une certaine satisfaction de vous-même. Chez certains d'entre vous, on trouve une forte tendance à l'autodéfense ; elle provoque une sorte de refus à reconnaître vos travers ou même à admettre la possibilité que vous puissiez en avoir. Chez d'autres, on trouve une forte tendance à se discréditer ; elle aboutit à mettre un accent exagéré sur la personnalité et à penser constamment à elle, ce qui réellement nuit au progrès.

Un véritable danger pour celui qui se destine à l'initiation réside dans ces tendances qui sont très fréquentes. Je vous conseille fortement de rechercher les signes indiquant la présence de ces conditions et d'adopter une attitude consistant à écouter et à admettre la possibilité d'un échec dans un cas et d'oubli de soi-même dans l'autre. Regardez-vous et regardez la vie bien en face et voyez sans crainte les choses comme elles sont, en toute vérité. Ne le faites pas parce que c'est moi qui vous suggère que telle peut être la situation, mais parce que vous êtes prêts à être confrontés par les faits et à faire à votre sujet des découvertes inattendues. Une des premières leçons que doit apprendre un disciple est que très fréquemment c'est ce en quoi il pense être le plus fort et là où il éprouve le plus de satisfaction que se trouve son point le plus dangereux et le plus faible. Les conditions astrales sont souvent aperçues renversées ; de là le mirage qui souvent vient à bout du disciple. (5-77)

6.

Les leçons que tous les disciples doivent apprendre (avant de pouvoir travailler avec pouvoir dans le monde) pourraient être exprimées comme la nécessité d'acquérir la faculté de discernement entre :

1. Les principes essentiels et les principes secondaires, ou entre deux choses justes :

a. Une plus importante et une qui l'est moins.

b. Ce qui est juste pour vous mais ne l'est peut-être pas pour les autres.

2. Entre le dharma personnel, les obligations et les devoirs individuels, et les responsabilités et les rapports de groupe.

3. Entre les besoins que manifeste et requiert le travail de groupe et ceux de l'individu.

4. Entre les choses essentielles et les choses non essentielles. (5-297)

7.

… D'après la Loi qui gouverne les Disciples, doivent inévitablement se présenter les opportunités qui vous permettent d'ajuster les conditions passées et les erreurs que vous auriez pu commettre. Veillez à ce que l'esprit naissant de l'amour rayonne dans votre vie et se déverse dans les autres par votre intermédiaire ; veillez aussi à rendre à tous l'amour que vous avez reçu et que vous recevrez. (5-532)

a) Sérénité

L'étude prolongée des textes, l'absorption par les yeux et les oreilles de propositions concernant la Sagesse éternelle ne sert qu'à augmenter la responsabilité et peut engendrer la fatigue cérébrale, avec une révolte subséquente contre l'instruction. Est seul de valeur pratique ce qui est utilisé dans la vie courante, et cela seul reste vivant. Ceux d'entre nous qui enseignent recherchent d'abord la sincérité. (14-XVII)

b) Sensibilité

1.

Je vous ai déjà indiqué que les qualités fondamentales que nous recherchons sont la sensibilité, l'impersonnalité, les capacités psychiques et la polarisation mentale. …

J'ai dit que la première des conditions requises était la sensibilité.

Qu'est-ce, exactement ? Cela ne veut pas dire que vous devez être avant tout une "âme sensible", ce qui signifie généralement que l'on est susceptible, égoïste et toujours sur la défensive ! Je me réfère plutôt à la faculté que vous avez d'étendre votre conscience de manière à devenir conscients de zones de contact de plus en plus vastes. Je me réfère à la capacité d'être vivant, alerte, ardent à reconnaître des rapports possibles, prompt à répondre au besoin, mentalement, émotionnellement et physiquement attentif à la vie et développant rapidement le pouvoir d'observation sur les trois plans et simultanément dans les trois mondes. Je ne m'intéresse pas à vos rapports personnels ni à la fausse sensibilité de votre personnalité à la dépression, à la pitié de soi-même, ni à la façon dont vous vous défendez, ni à ce que vous appelez votre sensibilité aux manques d'égard, aux incompréhensions, ni à votre répugnance pour les conditions qui vous environnent, ni à votre vanité blessée, ni à aucun sentiment de ce genre.

Tout cela vous trouble et ouvre en vous les écluses de la compassion ressentie pour vous-même. Mais vous n'avez pas besoin que je m'en occupe ; vous en êtes parfaitement conscients et vous êtes capables de vous en occuper vous-mêmes si vous en décidez ainsi. Le seul intérêt de ces défauts est qu'ils affectent la vie de votre groupe. Il faut que vous les traitiez avec soin, avec des yeux qui reconnaissent le danger de loin et s'efforcent de l'éviter. La sensibilité que je désire voir se développer est la vigilance au contact de l'âme, l'impressionnabilité à "la voix de l'Instructeur", la vivacité à l'impact des idées nouvelles et la délicatesse de la réponse de l'intuition. Ce sont toujours les marques du véritable disciple.

C'est la sensibilité spirituelle qu'il faut cultiver, et cela ne sera vraiment possible que lorsque vous apprendrez à travailler au moyen des centres situés au-dessus du diaphragme et à transformer l'activité du plexus solaire (qui est si dominante chez la plupart des gens) en une activité du coeur et en service rendu aux hommes. (5-47/8)

2.

Une de vos grandes limitations est votre sensibilité exagérée. Votre enveloppe extérieure a besoin d'être durcie ; vous avez besoin d'apprendre comment éliminer et refuser de reconnaître ce qui pourrait troubler votre vie orientée vers le service. Il y a un proverbe qui dit : "Ils parlent. De quoi parlent-ils ? Laissez-les parler". Ce proverbe s'applique tout à fait à votre cas. Les disciples perdent tant de temps à se préoccuper des paroles, des idées et des actes d'autres disciples ; ils perdent ainsi un temps qui pourrait être utilisé d'une manière beaucoup plus constructive. … Souvenez-vous… que toute souffrance due à une sensibilité exagérée indique la concentration sur Soi… (5-563)

3.

Cette croissance de la sensibilité est difficile à comprendre. Les membres du groupe d'un Maître et de Son Ashram doivent devenir de plus en plus sensibles au Maître et à ceux qui se sont engagés à travailler avec Lui. On ne peut pas rendre quelqu'un sensible, développer en lui la sensibilité par quelque processus ou par un entraînement destiné à cet effet. Les hommes sont sensibles, mais ils ne le savent pas, étant trop préoccupés par les questions matérielles, par la forme de la vie, par des choses objectives. Je l'expliquerai de cette manière : ce que vous vous dites à vous-même et ce que vous dites aux autres, par vos paroles ou par votre vie même, fait tant de bruit qu'il n'est pas facile d'être ce que vous êtes et d'être reconnu comme étant un être spirituel. Le Maître est guidé par ce qu'il sait de vous dans vos calmes moments d'aspiration, par ce que, pendant des années, vous avez montré être la tendance fixe de votre vie et par la manière dont vous réagissez aux moments de crise ou de tension.

La tâche du Maître est de stimuler le disciple à être tout le temps ce qu'Il sait que le disciple est à ses moments les plus élevés ; ce n'est là qu'un exposé simple et presque enfantin, mais il indique bien l'idée générale. Un Maître agit ainsi parce que le besoin du monde en travailleurs décentralisés, prévoyants, aimants et intelligents est très grand, particulièrement en ce moment. Beaucoup d'individus ont atteint un point où ils peuvent devenir sensibles s'ils diminuaient la vigueur avec laquelle ils affirment leur personnalité et s'ils permettaient à la lumière de leur âme de se manifester. Le Maître pourrait être alors connu et contacté. Lorsque vous serez en mesure de vous soustraire à vous-même et à vos réactions personnelles, à vos propres interprétations et à vos demandes personnelles, vous découvrirez par vous-même comment le Maître cherche à vous impressionner, vous et le groupe auquel vous êtes affilié. Vous deviendrez sensible à Son impression. Vous pourrez alors faciliter l'action du Maître par un intérêt réel et profond pour la vie ésotérique, à l'exclusion de votre individualité et aussi de l'individualité du Maître. De nombreuses méthodes seront alors révélées permettant d'aider à établir des rapports réciproques entre vous, le disciple, et le Maître. (5-710/1)

c) Pouvoirs psychiques

1.

La question des pouvoirs psychiques n'est guère facile à expliquer. Je ne me réfère pas aux pouvoirs psychiques inférieurs qui se développent peut-être ou ne se développent pas avec le temps et suivant les besoins pouvant se faire sentir. Je me réfère aux facultés suivantes, inhérentes à l'âme, qui doivent être développées par vous tous si vous voulez accomplir votre part dans le travail d'assistance au monde et travailler pour la Hiérarchie dans le champ du service mondial. Enumérons-les brièvement :

1. La réponse de l'intuition aux idées.

2. La sensibilité à l'impression qu'un membre de la Hiérarchie peut chercher à produire sur le mental d'un disciple. C'est la raison pour laquelle je vous entraîne à utiliser le contact de la Pleine Lune.

3. Une réponse rapide à un besoin réel. Vous n'avez probablement pas considéré cette faculté comme un pouvoir psychique, mon frère ? Je ne me réfère pas ici à la réaction du plexus solaire mais à la connaissance du coeur ; réfléchissez à cette distinction.

4. L'observation exacte de la réalité sur le plan de l'âme. Elle conduit à la perception mentale correcte, à la libération de l'illusion et du mirage et à l'illumination du cerveau.

5. La correcte manipulation de la force, ce qui implique donc une connaissance des genres et des qualités de force et leur juste adaptation créatrice au service sur le plan extérieur.

6. Une juste compréhension de l'élément temps, avec ses marées cycliques montantes et descendantes et les saisons convenant à l'action d'un pouvoir psychique des plus difficiles à maîtriser, mes frères, mais qui peut l'être en employant l'attente patiente et en éliminant la précipitation.

Le disciple, en fin de compte, doit développer tous ces pouvoirs mais le processus est nécessairement lent. (5-49/50)

2.

La vie psychique du disciple est une partie bien déterminée de son expression spirituelle. C'est seulement lorsqu'elle n'est pas dominée, sur stimulée et considérée comme trop importante, qu'elle devient indésirable.

Mal utilisée ou considérée comme pouvant remplacer les autres formes d'expression divine, elle devient une entrave. Elle produit alors ce qui n'est pas souhaitable et immerge le disciple dans le monde du mirage et de l'illusion. Les pouvoirs psychiques sont une aide précieuse pour le service lorsqu'on les développe correctement et lorsqu'on les utilise sainement ; alors, ils peuvent être développés sans danger par l'homme mentalement polarisé et correctement orienté vers le service. (5-111)

3.

Dans mes écrits, j'ai enseigné de la manière la plus claire et la plus nette que les expériences de psychisme inférieur étaient indésirables. Je l'ai fait parce qu'il était grandement besoin de mettre les aspirants en garde à l'égard de ce problème. La difficulté est augmentée du fait qu'il n'est pas facile de parvenir à atteindre les personnes psychiques d'un ordre inférieur et de les mettre en garde ; elles sont en effet convaincues que leurs pouvoirs de clairvoyance et de clairaudience indiquent un type avancé de haut développement spirituel. Leur mental est fermé à tout avertissement ; elles opèrent souvent derrière une barrière de béate satisfaction de soi-même. Elles oublient que les races primitives et les animaux, sont tous psychiques et qu'ils enregistrent ce que les types plus mentaux ne parviennent pas à enregistrer. La majorité des gens sont naturellement astraux dans leurs activités, leur interprétation des phénomènes, leurs attitudes et leur focalisation. Il est donc nécessaire d'insister sur ces avertissements et de mettre en garde les psychiques en général contre le caractère indésirable de leur vie astrale.

Toutefois, les disciples considèrent qu'aucun aspect de la manifestation divine ne se trouve en dehors de leurs expériences. Ils savent que, dans ses manifestations les plus basses, le psychisme fait partie de l'expression divine et qu'il est de nature plus élevée que les processus d'existence purement physique dans le corps. Un disciple ne peut pas dire que, parce qu'il est un disciple, il ne sera plus soumis maintenant à telle ou telle expérience. Il doit se préparer à les subir toutes ; il doit faire face au fait que, finalement, tous les disciples doivent devenir psychiques, aussi bien supérieurs qu'inférieurs, comme l'était le Christ. La seule mesure de sauvegarde qu'il prend est d'empêcher que les pouvoirs psychiques inférieurs ne se manifestent avant que ne fonctionnent les facultés psychiques supérieures ; alors, les pouvoirs inférieurs se trouvent dominés ; ils sont manoeuvrés, si je puis m'exprimer ainsi, du niveau de la conscience supérieure. Pour le disciple, tout n'est que vie et forme ; il apprend donc à s'occuper des processus de vie par l'intermédiaire de la forme, de manière à amener une manifestation divine.

Le monde entre aujourd'hui dans une phase d'extrême sensibilité ; les disciples doivent se préparer à l'aider. La conscience des gens ordinaires et médiocres va se transférer sur les niveaux de l'astralisme conscient ; le voile entre ce qui est vu et ce qui demeure invisible disparaîtra rapidement.

Comment les disciples pourraient-ils servir dans cette période difficile, s'ils n'ont aucune expérience et ne peuvent interpréter les divers aspects des phénomènes, et les distinguer les uns des autres ? Comment pourraient-ils mettre les autres en garde et, au besoin, leur venir en aide, s'ils ont peur d'entrer dans des domaines de vie où règne le psychisme inférieur ? Je ne vous demande pas de cultiver les pouvoirs psychiques, mais je vous demande de vous tenir prêts à voir et entendre sur tous les niveaux de service, de savoir ce que vous voyez et entendez, et de l'interpréter correctement, sans être aveuglés par le préjugé ou la crainte. Le Sentier du Discipulat n'est pas un sentier facile, mais les compensations qu'il offre sont proportionnelles ; cette phase du discipulat inclut la compréhension de la sensibilité psychique. (5-741/2)

4.

Comment le mystique peut-il éviter cette erreur et cette confusion ?

Comment peut-il distinguer le réel de l'illusoire ? Ceci constitue pour chaque mystique un problème individuel et il n'existe pas de règle absolue et scientifique lui permettant de diriger ses réactions. Les seules règles que je peux vous donner sont si simples que ceux qui, actuellement, sont occupés à enseigner et qui proclament qu'ils ont été les objets de contacts astraux n'aimeront sans doute pas les suivre. L'attitude d'esprit qui garder le mystique contre les illusions et les erreurs astrales est :

1. La culture d'un esprit de véritable humilité. Il existe une arrogance spirituelle qui se cache derrière un manteau de modestie et qui est très commune à l'heure actuelle. Elle porte les gens à se considérer comme les élus de la Hiérarchie afin de sauver le monde ; elle les conduit à se regarder comme les porte-paroles des Maîtres ou du Christ ; elle tend à les rendre séparatifs dans leur attitude à l'égard des autres chefs de file et enseignants, refusant de reconnaître les nombreux aspects de l'oeuvre unique et les nombreuses méthodes que le Mental Divin a préparé pour atteindre les masses.

2. Le refus d'accepter tout contact ou message présentant des implications personnelles, ou qui place à part celui qui les reçoit, tendant ainsi au développement d'un complexe messianique. Cette phrase me plaît. Elle est simple et concise et illustre d'une façon saisissante l'état d'esprit de nombreux éducateurs actuels de l'humanité et décrit le caractère d'assurance marquant leur conscience. Un contact véritable avec la Hiérarchie et la véritable accolade donnée au serviteur comportent la certitude de l'existence de nombreux serviteurs actifs dans le Service unique, celle de nombreux messagers transportant le message unique, celle de nombreux éducateurs des nombreux aspects de la Vérité unique, et celle de nombreux et différents chemins qui retournent au Coeur de Dieu. Lorsque cette révélation qui embrasse tout accompagne l'appel du service, alors l'esprit d'inclusivité est développé ; l'homme peut être sûr qu'il a été véritablement appelé à coopérer et il est convaincu de la réalité de sa vision.

3. Ne pas être soumis à l'appel des émotions. Le véritable disciple et le véritable mystique sont toujours polarisés mentalement. Leur vision est libre des réactions trompeuses du centre du plexus solaire. Leur vision éveille le centre cardiaque et évoque la réponse de l'énergie de leur personnalité (focalisée dans le centre ajna) et produit finalement une "centralisation dans le lieu de lumière". Cela indique l'activité croissante du centre de la tête. Ils peuvent, plus tard, avoir recours aux émotions maîtrisées dans leurs rapports avec les masses, mais eux-mêmes cherchent à demeurer libres de toute domination émotionnelle.

Nous considérons le développement des pouvoirs psychiques qui créent chez le sujet des conditions considérées par le chercheur orthodoxe comme pathologiques de nature ou comme indiquant de sérieux troubles psychologiques. Cependant, nous approchons aujourd'hui de l'époque où l'existence de modes de perception autres que celles des sens physiques sera reconnue, et où l'attitude des milieux médicaux et des sciences psychiatriques et neurologiques subira des changements radicaux, donnant ainsi à l'humanité une assistance et une aide considérables. (15-572/4)

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Qu'est-ce-qu'être un disciple?  Empty Re: Qu'est-ce-qu'être un disciple?

Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:16




5.

Considérons maintenant comment l'abus des pouvoirs psychiques inférieurs peut être arrêté temporairement jusqu'au moment où l'initié peut chercher à les utiliser, en pleine conscience et en en ayant la pleine maîtrise.

La principale difficulté du psychique inné et de l'homme qui est né médium est leur incapacité de maîtriser intelligemment les phénomènes manifestés. Le manque de maîtrise psychique devrait aussi être mis dans la même catégorie. Ou bien le médium est en transe, ou bien ses pouvoirs psychiques sont amenés à s'exprimer au moyen de la stimulation qui provient de son contact avec le groupe d'assistants dans la salle de séance ou qui provient d'un vaste public. Dans d'autres cas, il vit tout le temps à la limite de conscience située entre les plans physique, psychique ou astral.

Etant entendu que si le médium désire changer cette situation, ce qui, en vérité, est peu fréquent, comment peut-elle être changée ? De trois façons seulement :

1. En cessant d'être intéressé par la démonstration de ces pouvoirs, en refusant de les utiliser plus longtemps et, ainsi les amener à dépérir graduellement. Cela conduit à la fermeture du centre du plexus solaire (et par conséquent de la porte ouverte sur les niveaux inférieurs du plan astral) et à l'atrophie de la partie du mécanisme intérieur qui a rendu ces pouvoirs disponibles.

2. Par le transfert de l'attention vers la vie mystique et vers l'expression d'une aspiration intense vers les réalités spirituelles.

Cela fournit le nouvel intérêt qui finalement devient dynamique, expulse les anciens intérêts et ainsi tend à éloigner l'accent vital des niveaux inférieurs du plan astral et à les diriger vers les niveaux supérieurs. Cela aussi présuppose de la part du psychique une tendance à l'orientation spirituelle.

3. Par une étude méthodique de formation intellectuelle et de développement mental qui, poursuivie suffisamment longtemps, rendrait automatiquement l'utilisation des pouvoirs inférieurs impossible, car le cours de l'influx d'énergie se dirigera dans les centres situés au-dessus du diaphragme. Il est bien connu dans les milieux psychiques que la formation mentale provoque en effet la fermeture du cycle psychique. (15-585/6)

d) Polarisation astrale

1.

Tant que l'homme s'identifie à son corps émotif, tant qu'il interprète la vie selon son humeur changeante et ses sentiments, tant qu'il réagit au désir, il aura des moments de désespoir, d'angoisse, de noir, de doute et de dépression. Ceux-ci sont dus au mirage du plan astral qui déforme, détourne et trompe. Inutile d'insister sur cet argument. S'il y a un facteur dont les aspirants sont conscients, c'est bien la nécessité de se libérer de la Grande Illusion. Arjuna le savait et pourtant il succomba au désespoir.

Cependant, au moment le plus difficile, Krishna ne l'abandonne pas, mais lui donne, dans la Gita, de simples règles pour surmonter la dépression et le doute. Ces règles peuvent être résumées de la façon suivante :

a. Connais-toi comme Etre immortel.

b. Maîtrise ton mental, car c'est par lui que l'Etre immortel peut être connu.

c. Apprends que la forme n'est que le voile qui cache la splendeur de la Divinité.

d. Réalise que la vie Une imprègne toutes les formes ; aussi il n'y a ni mort, ni angoisse, ni séparation.

e. Détache-toi de l'aspect forme, viens à Moi et tu demeureras là où se trouvent Lumière et Vie. C'est ainsi que prend fin l'illusion.

La polarisation astrale rend l'homme ouvert à toutes les réactions émotives et le soumet aux divers sentiments de masse. Ainsi il est entraîné dans des tourbillons d'énergie non dominée et de force émotive mal dirigée qui conduisent à la guerre mondiale, à la panique dans le domaine de la finance, à un renouveau religieux ou au lynchage. C'est aussi ce qui porte l'individu à un état de grande euphorie et de bonheur éphémère où la "lumière trompeuse" du plan astral lui révèle de fausses sources de plaisir ou d'euphorie collective, ce qui se manifeste par l'hystérie – une gaieté sans retenue – qui est précisément l'opposé au fait de s'abandonner aux larmes qu'on ne saurait retenir. Je ne parle pas ici de la vraie gaieté ni de l'humour, mais d'accès d'hilarité assez fréquents, suivis de réaction de fatigue et de tristesse. (4-308/9)

2.

Je vous rappelle aussi que la vie du disciple est toujours une vie de risques et de dangers, acceptée volontairement et délibérément pour la cause du développement spirituel et le service de l'humanité. Mais je demande à chacun de vous de surveiller, avec un soin particulier toujours croissant, sa vie et ses réactions émotionnelles. Je vous demande de veiller particulièrement aux moindres vestiges de mirage. J'attire votre attention sur le fait que l'apparition de conditions émotionnelles ou de mirages dans l'expression de votre vie n'indique pas nécessairement un échec. Il n'y a d'échec que si vous vous identifiez à des conditions astrales et si vous succombez aux rythmes anciens. L'apparition de ces conditions indésirables peut être la preuve du succès qu'atteint le travail de méditation qui vous a été assigné et que vous avez suivi régulièrement ; ces conditions doivent alors être reconnues pour ce qu'elles sont et évoquer en vous la "divine indifférence" ; celle-ci laisse l'émotion ou le mirage mourir d'inanition parce que privés du "pouvoir nourrissant" de l'attention. Vous trouverez dans cette dernière phase l'histoire tout entière de la véritable maîtrise émotionnelle. Le processus suivant lequel cette maîtrise est atteinte constitue une des périodes les plus difficiles de la vie du disciple et certainement l'une des plus longues sous l'angle du temps. Soyez-y préparés. Il est particulièrement difficile en cette époque de maîtriser les émotions, en raison de l'état intensément émotionnel de toute la famille humaine, et de la crainte, de la terreur largement répandues dont est responsable l'énergie d'Adeptes de la Loge Noire. Cet état complique singulièrement votre problème et celui de tous les disciples ; il tend à alimenter un mirage extrêmement puissant. Je vous demande donc d'avancer avec courage, joie, compréhension extrême précaution et, en même temps, à grande allure. (5-88/9)

e) Polarisation mentale

La qualité de polarisation mentale. Qu'est-ce exactement ce pouvoir ou cette qualité ? Pour vous, en ce moment, il doit s'exprimer de deux manières :

1. Par la vie de méditation.

2. Par la maîtrise du corps astral.

Votre vie intérieure doit être de plus en plus vécue sur le plan mental.

Fermement, sans qu'elle redescende, l'attitude de méditation doit être maintenue, non pas pendant quelques minutes le matin ou à des moments donnés au cours de la journée, mais constamment, tout le long du jour.

Cela implique une orientation constante vers la vie et une existence dirigée du point de vue de l'âme. Il ne s'agit pas ici de ce qu'on a si souvent décrit comme "tourner le dos au monde". Le disciple fait face au monde mais il le fait du niveau de l'âme, jetant un regard éclairé sur le monde des affaires humaines. "Dans le monde, mais pas du monde" est la juste attitude telle que le Christ nous l'a indiquée. Il faut que de plus en plus la vie normale et puissante de la nature émotionnelle, astrale, de désir et de mirage, soit dominée et apaisée par la vie de l'âme opérant grâce au mental.

Les émotions qui sont normalement personnelles et centrées sur soi-même doivent être transmuées en réalisations de caractère universel et impersonnel. Le corps astral doit devenir l'organe au moyen duquel l'amour de l'âme peut se déverser. Le désir doit faire place à l'aspiration qui, à son tour, doit se fondre dans la vie de groupe pour le bien du groupe.

Le mirage doit faire place à la réalité et la pure lumière mentale doit pénétrer dans tous les endroits obscurs de la nature inférieure. Tels sont les résultats de la polarisation mentale ; ils sont obtenus par la méditation déterminée et une attitude d'esprit méditative. (5-50/1)

f) Détachement

1.

C'est seulement dans un esprit de réel détachement que le disciple peut accomplir le meilleur travail. En raison de ce détachement, le disciple arrive à comprendre qu'il est, pour le reste de sa vie, simplement un travailleur, un des travailleurs de cette grande armée de travailleurs hiérarchiques, et qu'il n'est pas supposé avoir d'inclinations, d'objectifs ou de désirs personnels. Il n'y a rien d'autre pour lui qu'un travail constant et une constante association avec d'autres personnes. Il se peut qu'il soit, par nature, un être recherchant ardemment la solitude et l'isolement, mais cela n'a pas d'importance. C'est le prix qu'il doit payer pour cette opportunité de pouvoir répondre aux nécessités de l'heure. (5-55)

2.

Il vous faut développer l'attitude attentive de Celui qui considère la vie, et la vie et les luttes des autres. Il est nécessaire que vous appreniez que lorsque vous parvenez à ne pas vous identifier aussi étroitement aux gens, vous pouvez alors leur être de plus grand service et être pour eux un ami et un aide meilleur. Pour vous, par conséquent, le détachement est absolument nécessaire ; c'est une qualité qu'il faut cultiver. Il ne s'agit pas du détachement d'autoprotection, d'auto-immunisation ou de désintéressement, mais de ce détachement de l'âme qui opère à partir des niveaux de l'âme et qui, considérant toute vie dans la lumière que l'âme verse à flot, voit toute chose du point de vue de l'éternité. Vous verrez alors les valeurs véritables qui sont en jeu et les véritables perspectives du tableau. Il faut que vous appliquiez aux gens et aux circonstances cette même qualité dans l'interrogation et la compréhension que vous vous efforcez d'utiliser lorsque vous travaillez en artiste. Vous devez voir les gens comme ils sont en réalité, avec leurs défauts et leurs vertus, leur divinité et leur humanité. (5-130)

3.

… Il vous faut acquérir le détachement divin et intérieur qui permet de voir la vie dans sa véritable perspective ; ainsi, rien de ce qui peut advenir ne touche l'homme qui demeure libre. Pour vous, l'attitude idéale est celle du Spectateur qui ne s'identifie en aucune façon à ce qui peut se produire sur les plans physiques et émotionnels et dont le mental reflète la vérité d'une manière limpide. Cette vérité est perçue intuitivement parce qu'il n'y a aucune réaction mentale violente ni aucune réaction émotionnelle, les véhicules de perception sont au repos et par conséquent rien ne peut empêcher l'attitude correcte. Lorsque vous aurez atteint cet état de conscience, vous serez à même d'enseigner avec pouvoir et en même temps de posséder aussi ce qui doit être enseigné. (5-146)

4.

… Le détachement de votre personnalité doit se développer en un attachement plus profond pour les âmes se trouvant dans les formes. C'est ainsi que croît la compréhension. Il existe un vice du détachement comme il y a un vice de l'attachement et le vrai serviteur du Plan cherche le sentier du milieu. (5-158)

5.

… Travaillez avec détachement et, du fait que vous ne demandez rien pour le soi séparé, toutes choses viendront par conséquent vers vous. (5-245)

6.

Vous apprenez rapidement la leçon relative au détachement et vous vous trouvez graduellement libéré des mains avides des autres. … Les nombreux actes de renonciation spirituelle amènent finalement à rompre l'ultime fil, ce qui implique la mort des attachements de la personnalité. Il ne reste plus alors que les rapports qui se trouvent sur les niveaux de l'âme.

Votre tâche est d'apprendre à faire la différence entre le détachement spirituel et les détachements imposés, opérés sur les niveaux supérieurs de la conscience astrale. Le problème du disciple est de parvenir à un point ou il n'est plus entravé ni freiné par aucun être humain et où il peut ainsi se comporter d'une manière telle que personne ne souffre du fait de son retrait. Les exigences de la personnalité extérieure sont souvent si puissantes que leur vacarme empêche de devenir conscient du fil d'or qui nous lie à une autre âme. De la même manière, surestimer quelqu'un peut agir comme une véritable entrave. Les chaînes doivent céder, laissant seulement un fil d'or entre chaque âme, un fil d'or qui ne peut se briser. (5-311/2)

7.

N'oubliez pas d'aimer avec détachement. C'est là, la principale leçon que vous avez à apprendre, mon frère, et vous n'avez saisi sa véritable importance que lorsque la plus grande partie de votre vie était écoulée. Les liens provenant d'attachements de nombreuses années tiennent bon ; ils ne doivent ni ne peuvent être rompus sur le plan physique, mais bien en vous-même. (5-383)

8.

La leçon qui vous est destinée est celle du Détachement ; vous dégageant des chaînes tenaces de l'attachement à un endroit ou une personne, votre perception intuitive s'en trouvera libérée et vous verrez les choses sous leur aspect réel et non sous leur aspect forme, si haute et si purifiée que soit celle-ci. (5-386)

9.

Attachez-vous aux âmes, mais détachez-vous des personnalités. Les âmes guérissent et aident la personnalité des autres. Les rapports entre personnalités épuisent et dévitalisent. (5-455)

g) Impersonnalité

1.

L'impersonnalité, particulièrement chez les personnes déjà hautement intégrées, est spécialement difficile à réaliser. Il y a un rapport étroit entre l'impersonnalité et le détachement. Etudiez-le. Beaucoup d'idées chères, de qualités durement acquises, de vertus longuement cultivées et de croyances formulées avec force s'opposent à l'impersonnalité. Il est difficile pour le disciple, au début de son entraînement, de maintenir fermement ses propres idéaux et de poursuivre intensément sa propre intégration spirituelle et de rester pourtant orienté vers les autres d'une manière impersonnelle. Il voudrait qu'on se rende compte de son combat et de sa victoire ; il aspire à voir la lumière qu'il a allumée opérer une réaction chez les autres ; il désire être reconnu comme disciple ; il brûle de montrer son pouvoir et sa nature aimante très développée de manière à pouvoir susciter l'admiration ou, au moins, l'encouragement. Mais rien ne se produit. On ne le considère pas comme meilleur que ses frères ; la vie, alors, devient décevante.

Ces vérités d'auto-analyse sont rarement regardées en face ou formulées par aucun d'entre vous ; c'est pour cela, et dans le but de vous aider, que je les formule pour vous et vous fais les affronter. Il est pénible pour des femmes et des hommes intelligents de voir ceux qui les touchent de près considérer la vie et ses problèmes sous un angle totalement différent du leur, agir, du point de vue du disciple, d'une manière peu courageuse ou même stupide et commettre apparemment de graves erreurs de jugement ou de technique. Pourtant, frère d'autrefois, pour quelles raisons êtes-vous si certain d'avoir raison et votre point de vue est-il nécessairement correct ? Il se peut que votre façon de voir la vie et l'interprétation que vous donnez à une situation quelconque aient besoin d'être ajustées, que vos motifs et vos attitudes puissent être plus purs ou plus élevés. Et s'ils représentent pour vous ce que vous pouvez réaliser de plus haut et de mieux à un certain moment, alors poursuivez votre route et laissez votre frère poursuivre la sienne. (5-48/9)

2.

Vous devez aussi alimenter l'impersonnalité chez ceux qui travaillent autour de vous ; vous ne pouvez le faire que si vous-même apprenez à être plus impersonnellement personnel. (5-266)

3.

… Le Maître compte sur un effort de la part du disciple pour être impersonnel dans ses rapports à la fois avec Lui et avec ses condisciples ; l'impersonnalité est le premier pas sur la route de l'amour et de la compréhension spirituels. L'effort des disciples les plus sincères est généralement concentré sur un amour réciproque ; en agissant ainsi, et pour employer une ancienne expression, ils "mettent la charrue devant les boeufs". Ils devraient plutôt s'efforcer de parvenir avant tout à une certaine impersonnalité dans leurs activités, car alors, la critique disparaît et l'amour peut se déverser.

Le Maître recherche aussi de la part de Ses disciples un effort pour travailler à la tâche qui est la Sienne dans le monde des hommes, dans une plus large et plus généreuse mesure. Il les laisse libres de travailler comme il leur convient, mais Il compte très certainement sur un effort qui s'accomplira dans le sens des activités qui constituent précisément Son intention. Pour accomplir cet effort vital et ardu, les disciples doivent être capables de se focaliser sur le travail et de développer la faculté de coopérer avec ceux qui sont également occupés à un travail similaire. Ceci de nouveau implique impersonnalité et correcte concentration.

Aujourd'hui, le Maître recherche la consécration aux besoins de l'humanité, en ces temps d'angoisse pour les hommes ; elle implique la sensibilité et la souffrance du monde telle qu'elle se manifeste jour après jour dans les affaires mondiales ; elle requiert aussi une "divine indifférence" aux événements extérieurs de la vie du petit soi et un sens des proportions qui permette au disciple de voir ses petites affaires personnelles, physiques, émotionnelles et mentales, dans leur juste rapport avec le tout. De nouveau, nous arrivons à l'impersonnalité, mais, cette fois-ci, une impersonnalité envers les réactions de l'homme. …

L'impersonnalité doit également être développée en relation avec le Maître Lui-même. Il ne se préoccupe pas de rendre les disciples de Son groupe satisfaits d'eux-mêmes, de leur état ou de leur service. Il met souvent l'accent dans Ses rares contacts avec Ses disciples, sur leurs échecs et leurs limitations. Non seulement il leur donne un flux continu d'enseignement et d'opportunités de servir plus grandes, mais Son travail est surtout de les aider à se détacher de l'aspect forme de la vie et de les préparer à subir certaines grandes expansions de conscience. (5-737/8)

4.

Par-dessus tout, donnez l'amour avec impersonnalité et vraie compréhension. Ce ne doit pas être l'impersonnalité atteinte grâce à des plans et des contraintes, mais l'impersonnalité d'un vrai oubli de soi. Cette tâche est si vitale que vous et tous vos frères de groupe devez perdre de vue le petit soi dans la nécessité et l'occasion offerte à présent. (6-603)

h) Divine indifférence

1.

Avec une véritable indifférence divine, j'accepte de porter tous les fardeaux que je rencontre, car rien ne peut toucher mon âme. A manifester cette confiance, je me dédie. (5-523)

2.

Ceux qui se préparent pour l'initiation doivent apprendre à travailler consciemment avec le mirage. Le travail qu'ils font en utilisant les vérités qui leur sont offertes doit être efficace et il leur faut négliger toutes les peines, toutes les souffrances, tous les doutes soulevés par leur mental, et qui relèvent d'une révolte de la personnalité et de la limitation de celle-ci.

Ils doivent cultiver la "divine indifférence" à l'égard des considérations personnelles qui est la marque essentielle de l'initié entraîné. (5-27)

3.

Vous devez vous efforcer de considérer avec une "divine indifférence" complète et soigneusement développée ce qui est dit ou suggéré par tout frère de votre groupe. Notez que j'emploie le terme "divine", car c'est là que se trouve le secret de l'attitude nécessaire. Il s'agit là d'une chose différente de l'indifférence consistant en un manque total d'intérêt, ou de l'indifférence qui est l'aboutissement psychologique d'une "façon d'échapper" à tout ce qui est déplaisant ; ce n'est pas non plus l'indifférence de la supériorité. C'est l'indifférence qui accepte tout ce qui est offert, qui utilise ce qui peut servir, qui apprend ce qui peut être appris, mais qui n'est pas entravée par les réactions de la personnalité. C'est l'attitude normale de l'âme ou du soi à l'égard du non-soi. C'est la négation de tout préjugé, de toute idée préconçue et étroite, de toute tradition, influence ou formation de la personnalité. C'est le processus de détachement "du monde, de la chair et du diable" dont parle le Nouveau Testament. (5-59)

4.

Si on me demandait d'indiquer le défaut principal de la plupart des groupes de disciples de cette époque, je dirais qu'il consiste à exprimer un genre d'indifférence erroné les conduisant à une préoccupation presque indéracinable de leurs idées et de leurs entreprises personnelles. Celles-ci s'opposent à l'intégration du groupe et tendent à empêcher le travail. (5-82/3)

5.

… Il convient que vous arriviez, dans cette expérience de groupe, à un point où vous ne vous préoccupiez plus aussi intensément de votre propre développement, de votre condition et de votre service ; vous avez tous besoin d'apprendre à vous décentraliser, de façon que le travail à effectuer devienne le facteur le plus important. Lorsqu'il en est ainsi l'intense intérêt qu'on porte soi-même à certains aspects de l'expression de la personnalité, certaine faiblesse de caractère, certain objectif qui est cher ou certaine condition physique viennent à disparaître. Vous vous apercevrez que cultiver une "divine indifférence" aide considérablement à oublier le petit soi, ainsi que je vous l'ai déjà dit plusieurs fois. Souvent ce petit soi apparaît si vaste, par habitude, qu'il masque le soi supérieur ; il s'interpose entre le disciple et le Maître et empêche le contact avec les autres disciples, rendant ainsi impossible tout service efficace. (5-97)

6.

L'âme demeure libre, sans attaches, sans crainte et n'est pas dominée par ce qui existe dans les trois mondes. C'est la véritable indifférence spirituelle… (5-429)

7.

Une fois qu'elles sont apprises, les leçons de la divine indifférence libèrent l'âme et permettent l'union avec l'Unique. (5-225)

8.

Si vous appreniez à pratiquer la divine indifférence dont vous avez besoin, indifférence à l'égard de vous-même et des intérêts de votre personnalité, de ce qu'elle aime et de ce qu'elle n'aime pas, indifférence à l'égard de vos soucis, de vos anxiétés et de vos succès. Vous seriez vraiment alors en mesure de sentir l'importance du travail, le caractère unique des opportunités s'offrant actuellement à vous, et votre situation vraiment importante. Mais vous êtes trop plein de crainte et d'intérêt personnel ; et ainsi, vous ne parvenez pas à établir le contact nécessaire avec ceux qui ont besoin de votre aide. Ils reçoivent l'impact de vos soucis, de vos craintes et de votre demande d'affection. (5-661/2)

9.

Vous êtes… sur le sentier du Christ, et vous vous préparez à fouler ce sentier d'aide et de sauvegarde de l'humanité ; il vous faut apprendre (en sentant intensément) la futilité de l'émotion et du sentiment comme moyens de sauver vos frères. Vous avez besoin d'acquérir la divine indifférence qui laisse l'âme libre de servir sans l'entrave des réactions personnelles… (6-460)

10.

Je conseille aussi que, dans les différentes circonstances de votre vie, vous vous isoliez (à des fins altruistes) d'un contact trop étroit avec ceux qui sont dans la détresse. Aidez-les, aimez-les, mais ne vous identifiez pas à eux. Je parle d'un isolement astral et non d'un refus d'entrer en contact avec l'humanité souffrante sur le plan physique. Je parle d'une attitude adoptée et maintenue par l'âme et le mental vis-à-vis du corps astral, attitude qui vous permet d'exprimer cette divine indifférence face au sentiment et à la souffrance personnelle, résultant de la compassion qui est le sceau des Frères Aînés, sauveurs de l'humanité. (6-461)

11.

Qu'est-ce que l'indifférence ? Je me demande, mon frère, si vous comprenez le sens du mot "indifférence". En réalité, il signifie la capacité de parvenir à une attitude neutre vis-à-vis de ce qui est considéré comme étant le non-soi. Il implique la négation de toute similitude. Il marque la reconnaissance d'une distinction fondamentale. Il signifie le refus d'être identifié à rien d'autre qu'à la réalité spirituelle, dans la mesure où elle est sentie et connue à n'importe quel point dans le temps et dans l'espace. C'est donc quelque chose de beaucoup plus important et vital qu'on ne le pense généralement en utilisant ce mot. C'est une répudiation active, mais sans aucune concentration sur ce qui est répudié. (10-262)

i) Sérénité

1.

Le disciple, sur le plan physique, et le Maître intérieur – qu'il soit l'un des Grands Etres ou le "Maître dans le coeur" – doivent se connaître réciproquement et s'habituer à leurs vibrations respectives. Les instructeurs sur le plan intérieur ont à lutter contre la lenteur des processus mentaux des étudiants sur le plan physique. Mais l'espoir et la confiance établiront la vibration juste, ce qui donnera finalement un travail utile. Le manque de foi, de calme, d'application et l'agitation émotive constituent des entraves.

Une longue patience est nécessaire aux instructeurs pour s'occuper de ceux que, faute de matériel meilleur, ils sont forcés d'utiliser. Une condition défavorable peut rendre le corps physique non réceptif ; certaines préoccupations font vibrer le corps astral à un rythme rendant impossible la réception correcte du dessein intérieur. Préjugés, critiques, orgueil, peuvent rendre inutilisable le véhicule mental. Les aspirants à ce travail difficile doivent se surveiller avec attention et garder la sérénité, la paix intérieure et une souplesse mentale qui tendront à les rendre de quelque utilité pour protéger et guider l'humanité.

On peut donc formuler les règles suivantes :

1. Il est essentiel de s'efforcer d'atteindre à la pureté de motif absolue.

2. La capacité d'entrer dans le silence des hauts lieux suivra.

L'apaisement du mental dépend de la loi du rythme. Si vous vibrez dans de nombreuses directions et enregistrez des pensées de tout genre, cette loi ne pourra vous gouverner. Il faut arriver à un état de calme et d'harmonie avant que l'équilibre ne soit atteint.

La loi de vibration et l'étude de la substance atomique sont en rapport étroit. Quand la connaissance des atomes, de leur action, réaction et interaction sera plus approfondie, l'homme pourra maîtriser son corps scientifiquement, synchronisant la loi de vibration et celle du rythme ; elles sont les mêmes et pourtant elles sont différentes. Ce sont des phases de la loi de gravitation.

La terre elle-même est une entité qui attire toutes les choses à elle par la force de volonté. La question est encore obscure.

L'inspiration et l'expiration de l'entité-terre exercent une puissante influence sur la vibration de la matière du plan physique qui est aussi en rapport avec la lune. Les êtres humains qui sont spécialement sous l'influence de la lune, plus sensibles à cette attraction que les autres, sont difficiles à utiliser comme transmetteurs. Le silence qui provient du calme intérieur est à cultiver. Les aspirants devraient se souvenir que le temps viendra où eux aussi feront partie du groupe des instructeurs du côté intérieur du voile. S'ils n'ont pas appris le silence qui vient de la force et de la connaissance, comment supporteront-ils le manque apparent de communication qu'ils découvriront entre eux et ceux qui se trouvent du côté extérieur ? Apprenez donc à demeurer dans le calme, sinon votre utilité sera limitée par l'agitation astrale quand vous serez au-delà de la mort physique.

3. Rappelez-vous toujours que le manque de calme dans la vie quotidienne empêche les instructeurs sur le plan égoïque de vous atteindre. Travaillez, faites des efforts, gardez le calme intérieur.

Concentrez-vous sur le travail intérieur et cultivez ainsi la faculté de répondre aux plans supérieurs. L'égalité d'humeur, la pondération sont ce que requièrent les Maîtres de ceux qu'ils essaient d'utiliser. Il s'agit d'un équilibre intérieur qui garde la vision pendant l'accomplissement de l'activité extérieure sur le plan physique, avec toute l'attention du cerveau physique qui n'est en rien détournée par la réceptivité intérieure. L'activité est donc double.

4. Apprenez à maîtriser votre pensée. Il est nécessaire de la surveiller aujourd'hui que l'humanité devient télépathiquement sensible à l'action des pensées. Le temps approche où la pensée deviendra propriété publique et où d'autres sauront ce que vous pensez. Ceux qui entrent en contact avec les vérités supérieures et deviennent sensibles au Mental Universel doivent protéger une partie de leur connaissance contre l'intrusion d'autres pensées. Les aspirants doivent apprendre à refouler certaines pensées et à empêcher certaines connaissances de percer dans la conscience publique lorsqu'ils sont en contact avec leurs semblables. (4-65/7)

2.

Je vous signale que sérénité et paix sont différentes. La paix ne peut jamais être que temporaire ; elle se réfère au monde de la sensation et à des états susceptibles d'être troublés. Il est essentiel pour le progrès et il est inévitable que chaque pas en avant soit marqué par des troubles, par des points de crise et de chaos remplacés plus tard, lorsqu'ils ont été confrontés avec succès, par des périodes de paix. Mais la paix n'est pas la sérénité et un chéla n'est autorisé à demeurer dans l'aura du Maître que lorsque la sérénité a remplacé la paix. Sérénité signifie le calme profond exempt de troubles émotionnels qui distingue le disciple focalisé dans un "mental maintenu fermement dans la lumière". A la surface, et du point de vue du monde, sa vie peut se trouver dans un état de changement violent et continuel ; tout ce qu'il aime et tout ce à quoi il est attaché dans les trois mondes peut s'écrouler autour de lui ; mais en dépit de tout, il demeure fermement équilibré dans la conscience de son âme, et sa vie, dans ses profondeurs, demeure paisible. Il ne s'agit pas là d'insensibilité ni d'autosuggestion forcée ; il ne s'agit pas non plus d'une possibilité d'extérioriser la conscience d'une manière telle, que l'individu ignore les choses et les événements qui le touchent. C'est l'intensité de sensation transmuée en une compréhension focalisée. Lorsque cet état est atteint, le chéla a le droit de vivre dans l'aura du Maître. Il n'y a plus rien en lui maintenant qui puisse obliger le Maître à détourner Son attention des efforts d'importance capitale qu'il fait, pour la porter vers la tâche sans importance qui consiste à aider un disciple. (5-750)

3.

Apprenez la discrétion occulte qui donne pouvoir intérieur et silence extérieur. Parlez moins et aimez davantage… (5-237)

j) Humilité

1.

Je voudrais également faire remarquer, avec toute la clarté et la force dont je dispose, la très profonde nécessité de l'humilité et celle de la constante manifestation. Je ne me réfère pas à un complexe d'infériorité mais à un sens bien ajusté des justes proportions qui donne à celui qui le possède un point de vue équilibré au regard de lui-même, de ses responsabilités et du travail de sa vie. Lorsque ce sens est présent, il permet de se voir soi-même d'une manière détachée et de voir dans la même lumière les opportunités qui se présentent. Sans aucun doute, tous les disciples, et vous aussi parmi eux, se sont interrogés sur leur condition et leur place le long du Sentier, et sur la condition de leurs condisciples.

Après tout, c'est une chose humaine et naturelle. Certains d'entre vous manifestent trop d'humilité, dans un sens personnel, et non dans le sens de la véritable humilité.

Je veux dire par là que vous avez si peur de la vanité, de la vantardise et si peur de trop estimer vos capacités que vous ne rendez pas justice aux réalités et décriez le pouvoir de votre âme. … Il lui faut s'accepter lui-même tel qu'il est, être heureux que d'autres existent qui lui donnent la possibilité et la garantie de développement futurs du fait qu'ils ont déjà accompli davantage que lui ; il lui faut ensuite s'oublier lui-même en acceptant le discipulat et devenir si occupé dans le service véritable qu'il n'ait plus le temps de se comparer sans cesse aux autres.

La véritable humilité est basée sur le réel, sur la Vision et sur les pressions exercées par le temps. Voilà certaines indications. Je vous demande de réfléchir sérieusement à ces trois bases d'une attitude importante que la personnalité doit préserver et démontrer avant chaque initiation. Je vous rappelle qu'en présence de la véritable vision, l'humilité doit toujours se manifester. (5-95/6)

2.

Il a également besoin de cultiver la véritable humilité qui l'oblige à donner dans un service désintéressé tout ce qu'il possède et ensuite à oublier ce qu'il a ainsi donné de lui-même. En l'occurrence, il ne doit en aucune façon se considérer comme un élément du problème. Un disciple ne peut vraiment servir que s'il manifeste détachement et humilité.

Cultivez donc ces qualités et continuez à faire don de vous-même en servant. (5-417)

3.

Seul un esprit humble, qui ne s'occupe pas des défauts ou des échecs des autres, peut empêcher une attitude de critique et de jugement. (6-5)

k) Sens ésotérique

Vous me demandez de définir plus clairement ce que j'entends par sens ésotérique. Il est essentiellement la capacité de vivre et d'agir subjectivement, d'avoir un contact intérieur constant avec l'âme et avec le monde où elle se trouve. Ceci doit se traduire par l'amour, la sagesse et la capacité de s'identifier avec tout ce qui vit, respire et sent, ce qui est la caractéristique marquante de tous les Fils de Dieu. Le sens ésotérique est donc une attitude mentale intérieure dirigée à volonté dans toutes les directions, qui peut dominer et gouverner la sensibilité émotive, non seulement du disciple, mais de tous ceux qui l'approchent.

Par la force de sa pensée, le disciple peut apporter lumière et paix à tous. Grâce à son pouvoir mental, il peut se mettre en syntonie avec des pensées plus vastes ; dans le domaine des idées, il peut discerner les actions mentales et les concepts qui lui permettront, en tant que travailleur soumis au Plan, d'influencer son milieu et de revêtir les nouveaux idéals de substance mentale, les rendant ainsi plus facilement reconnaissables dans le monde de la pensée et de la vie quotidienne. Cette attitude mentale permettra au disciple de s'orienter vers le monde des âmes et, dans ce haut-lieu d'inspiration et de lumière, il lui sera possible de découvrir ses compagnons de travail, de communiquer avec eux et, en union avec eux, de collaborer à la réalisation des intentions divines.

Le sens ésotérique est le principal besoin des aspirants en ce moment de l'histoire mondiale. Tant qu'ils ne l'auront pas compris dans une certaine mesure et qu'ils ne sauront pas l'utiliser, ils ne pourront pas faire partie du nouveau groupe, ni travailler en magiciens blancs. Ces instructions resteront pour eux théoriques et surtout intellectuelles au lieu d'être pratiques et efficaces.

Pour cultiver ce sens ésotérique, la méditation continue est nécessaire surtout dans les premiers stades de développement. Avec le temps, à mesure que l'homme se développe spirituellement, la méditation quotidienne, telle qu'elle est comprise et nécessaire aujourd'hui, cédera le pas à une orientation spirituelle constante. Le détachement entre l'homme et les formes qu'il utilise sera si complet qu'il vivra toujours "sur le trône de l'Observateur" et de ce point, il dirigera les activités du mental, des émotions et des énergies qui rendent possible et utile l'expression physique.

Le premier stade de ce développement et de cette culture du sens ésotérique consiste à maintenir l'attitude d'une observation détachée et constante. (4-603/4)

l) Persévérance

1.

Persévérer sans vous décourager et sans trop songer aux résultats obtenus. Vous n'êtes pas en mesure de juger correctement votre propre progrès. Continuez à servir, à travailler, et laissez la réalisation, ses résultats et ses effets se produire tout naturellement sans hâter le processus.

Votre âme est active ; en ce moment même, son attention se tourne puissamment vers son instrument ; votre rythme vibratoire, votre pouvoir de service peuvent s'accroître ; votre opportunité actuellement est réelle.

Le cerveau physique n'est pas encore capable d'enregistrer avec précision les activités intérieures, mais cela ne veut pas dire que ces activités ne soient considérables et justes. (5-309)

2.

Depuis des années vous travaillez avec constance, et aussi avec un certain degré de flux et de reflux. Lorsqu'un aspirant au discipulat a travaillé avec persistance pendant des années, la tendance de sa vie devient orientée vers la lumière, et se transforme en une habitude fermement établie. Ce fait devrait être un réconfort dans les moments de découragement que connaissent par moment tous les aspirants. (5-382/3)

3.

Une des principales leçons que tous les disciples doivent parfaitement apprendre avant que l'initiation ne devienne parfaitement possible est la nécessité de demeurer ferme en présence de tout ce qui tend à produire des difficultés. (5-404)

4.

Cette persévérance est la marque du disciple consacré. (5-516)

m) Courage

Il faut du courage pour prendre des décisions spirituelles et les observer ; il faut du courage pour adapter votre vie, quotidiennement et dans toutes ses relations, à la nécessité de l'heure et au service de l'humanité ; il faut du courage pour montrer à ceux qui vous entourent que la catastrophe mondiale actuelle est plus importante pour vous que les menues affaires de votre vie individuelle et que vos contacts peu intéressants. Il faut du courage pour écarter les alibis qui, jusqu'ici, vous ont empêchés de participer à l'effort total qui caractérise aujourd'hui les activités de la Hiérarchie ; il faut du courage pour faire des sacrifices, pour refuser du temps à des activités non essentielles, et traiter le corps physique comme s'il ne présentait pas d'empêchements. Il faut du courage pour ne tenir aucun compte d'une certaine fragilité de la fatigue découlant d'une longue vie, des tendances physiques qui handicapent ou limitent votre service, de l'insomnie due aux pressions mondiales et à un programme de vie mal réglé, de la nervosité et de la tension qui sont le lot commun aujourd'hui. Il faut du courage pour attaquer la vie au profit des autres, et effacer ses propres désirs dans l'urgence et la nécessité. (6-42/3)

n) Capacité de don

1.

Vous demandez quel est le don que vous apportez au groupe. … le don d'un esprit pur et désintéressé, et une rare capacité de donner. Vous ne pouvez pas avoir de plus grand don que l'impulsion irrésistible de donner d'une manière désintéressée, sans aucune autre raison que la manifestation d'un esprit pur et aimant. (5-506)

2.

Vous avez tant de choses à donner. Je ne me réfère pas ici à l'argent, bien que cela doive être inclus dans ce que peut offrir un disciple au cours de sa vie, spécialement en ce temps de tension mondiale ; je me réfère à des dons plus grands et plus profonds que vous avez tendance à refuser de reconnaître ; un coeur aimant, un mental enrichi par des années d'étude et des vies de service, et une loyauté dans l'amitié, un don pour elle… (5-525)

3.

Il existe une grande Loi qui peut être exprimée ainsi : "à ceux qui donnent tout, tout sera donné". Elle s'applique au disciple individuel et au groupe du Maître. Aujourd'hui, la plupart des aspirants au discipulat ignorent ou ne comprennent pas cette loi ; ils ne donnent pas librement ou pleinement, soit au travail de la Hiérarchie soit à ceux qui ont besoin ; tant qu'ils ne le feront pas, ils limiteront leur efficacité et fermeront la porte d'où viennent les ressources, non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour le groupe auquel ils sont affiliés dans le service. Leur responsabilité est engagée. Par ressources, j'entends l'innocuité de la personnalité et la consécration de toutes les ressources individuelles au service des Grands Etres, sans aucune limitation et spontanément. Lorsque vous essayez, comme disciple, de vivre une vie d'innocuité, en pensée, en paroles et en action, et lorsque matériellement, émotionnellement et sous le rapport du temps, vous ne retenez rien, lorsque vous offrez ainsi votre force physique et que le don de toutes ces ressources s'accompagnent de bonheur, alors vous recevrez comme disciple tout ce dont vous avez besoin pour poursuivre votre travail ; cela est vrai pour tous les groupes de serviteurs. Telle est la loi. (5-692)

4.

En retenant, l'homme perd ; en renonçant, il gagne ; en s'accrochant à ce qu'il a, il le fait inévitablement disparaître. (13-83)


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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:18




Contrôle du mental



… Vous avez à apprendre … à dominer votre mental instable qui joue les cartographes et fait des plans. … Lorsqu'un disciple entre pour la première fois dans le groupe d'un Maître… l'influx d'énergie est si grand que le mental est souvent stimulé d'une façon telle qu'il échappe temporairement à la domination et au calme. Il y a trop de choses à voir à la fois ; trop de choses à percevoir et à saisir ; des possibilités et des plans, des modes et des méthodes d'enseignement et de service, des potentialités, non entrevues jusque là, se déversent, simultanément et sans frein, dans la conscience du disciple. Lorsque cela se produit, il s'ensuit une période de sérieuse instabilité, de fluidité de pensée et de compréhension, d'expérimentation violente et de ce que je pourrais appeler de révolte spirituelle. Ceci doit finalement prendre fin avant que le disciple puisse commencer à servir réellement. La stabilité a repris en vous sa place parce que vous êtes fondamentalement stable et sain, et parce que, à de semblables périodes, le groupe du Maître assiste et protège celui qui passe à travers cette expérience de stimulation exagérée. Le travail de protection effectué dans l'Ashram du Maître est une chose que comprend mal le disciple moyen. Tandis que ce genre d'expérience se poursuit, le groupe extérieur des disciples du Maître ne peut être que de peu d'utilité ; il stimule simplement le mental, fournissant des issues à la révolte aveugle de la conscience. (5-593/4)

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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:32





La formation du disciple



1.

Les diverses énergies qui agissent sur l'être humain produisant son développement constituent son champ d'expérience. Ces deux mots, développement et expérience, devraient toujours être liés, car l'un réagit sur l'autre et inversement. Le fait d'être soumis à l'expérience dans le monde de la forme détermine parallèlement le développement de la conscience. Ce développement, qui produit des changements constants dans la réalisation et, par conséquent une réorientation constante vers un nouvel état de conscience, conduit nécessairement à de nouvelles expériences, à l'expérience de nouveaux phénomènes, de nouveaux états d'être et de conditions dimensionnelles jusqu'alors inconnues. D'où la réaction fréquente du disciple au fait que, pour lui, il n'y a pas de paix. La paix était l'objectif de l'aspirant de l'époque de l'Atlantide. La réalisation est l'objectif du disciple aryen. Il ne peut demeurer statique, ni s'arrêter ; constamment, il s'adapte à de nouvelles conditions, apprend à fonctionner en elles puis à les voir disparaître pour être remplacées par de nouvelles conditions. Tout cela continue jusqu'à ce que la conscience soit stabilisée dans le Soi, l'Un. L'initié sait alors qu'il est l'Unité, observant la fantasmagorie phénoménale de la vie dans la forme.

Il passe du sens de l'unité à celui de la dualité et, de là, à une unité supérieure. D'abord, le Soi s'identifie à l'aspect forme à un point tel que la dualité disparaît dans l'illusion que le Soi est la forme, ce qui constitue apparemment tout ce qui est. Puis vient le stade où le Soi intérieur commence à devenir conscient de Lui-même aussi bien que de la forme ; nous parlons du soi et de ses enveloppes, du soi et du non-soi. Ce stade de dualité est celui de l'aspirant ou du disciple jusqu'au moment de sa préparation pour la troisième initiation. Il commence par savoir qu'il est une entité spirituelle confinée dans la forme. Le changement de la conscience, qui s'identifie d'abord avec la forme et qui, ensuite, se reconnaît entité spirituelle, est lent et graduel, et l'aspirant apprend la leçon de l'endurance (au point d'endurer le non-soi) jusqu'à arriver à un point d'équilibre où ni l'un ni l'autre ne prédomine. Cela produit un état d'apparente négativité et d'inertie qui peut durer une vie ou même deux et il semble que peu de chose soit accompli dans l'une ou l'autre direction.

C'est une indication précieuse pour ceux qui travaillent dans le champ spirituel quant à leurs relations avec autrui. Puis le point d'équilibre change et l'âme commence à élargir son influence et, graduellement, l'aspect de la conscience affirme sa domination. Toutefois, la dualité persiste, car l'homme s'identifie parfois à son âme, parfois à la forme. C'est le stade où se trouvent maintenant beaucoup de disciples très sérieux. Peu à peu, l'homme est "absorbé" par l'âme et, ainsi, se met en rapport avec tous les aspects de l'âme dans toutes les formes jusqu'au jour où il se rend compte qu'il n'est rien d'autre que l'âme ; alors, l'état d'unité supérieure l'emporte. (4-374/5)

2.

Le travail des adeptes d'Ibez et les mystères du Temple d'Ibez persistent et sont accomplis par des maîtres et des adeptes incarnés dans le monde entier. Ils enseignent la signification de la psyché, égo ou âme, et de l'être humain, afin que l'homme puisse être vraiment ce qu'il est, un Dieu marchant sur la terre, ayant soumis sa nature inférieure (physique, astrale et mentale) à la domination de l'âme, ou aspect Amour, non seulement en théorie, mais en fait et en vérité.

Alors, le corps physique n'aura plus d'attrait pour l'homme réel ; la nature affective et le corps du désir ne l'égareront plus et le mental n'exclura pas ce qui est vrai et spirituel. L'homme divin emploiera les trois véhicules au service de l'humanité. Le règne humain aura transcendé ses limites et l'homme passera dans le règne spirituel pour y apprendre de nouvelles leçons comme devait le faire l'humanité dans l'enfance, quand elle passa du règne animal au règne humain, instruite pour son travail par les Maîtres d'Ibez. (4-382)

3.

Toute croissance est cyclique ; le progrès s'effectue d'un degré à l'autre et prend la forme d'une spirale ; cela implique toujours la nécessité, apparente, de revenir sur ses pas. Mais ce n'est là qu'une illusion. (5-108)

4.

Il existe toujours à chaque moment de la vie de chaque disciple en incarnation un aspect de son développement qui présente plus d'importance que les autres. (5-209)

5.

Dans le travail du disciple, le facteur temps ne compte pas. La croissance, profondément enracinée et établie, est le but, et la croissance, si on la veut saine et bonne, est lente. (5-552)

6.

La vie du disciple consiste en une progression continue et graduelle vers le centre ; les disciples acceptés font nettement partie de la Hiérarchie.

Celle-ci est un lieu de fusion de toutes les âmes sur les niveaux supérieurs du plan mental. Dans la mesure où une personne est sous l'impression de l'âme, puis sous la direction de l'âme et finalement lorsqu'elle s'identifie avec l'âme, elle progresse vers le centre de fusion. Votre amour pour l'humanité augmentant, et l'intérêt que vous portez à vous-même diminuant, vous vous déplacerez par là même vers ce centre de lumière et d'amour où les Maîtres demeurent dans l'être spirituel.

… Le disciple entraîné est si préoccupé du Plan, si plein d'amour pour son prochain que son orientation tout entière est vers le service du Plan et non vers son progrès individuel ou vers le Maître. Plus il se rapproche du centre et du Maître, moins grande est l'attention que le Maître lui porte et moins il est occupé à penser au Maître. Au début sans doute, il pense nécessairement beaucoup à ses rapports avec la Hiérarchie, avec le Maître et avec sa propre âme. Dans un stade intermédiaire, il s'occupe à acquérir le sens des proportions et à établir un juste ajustement intérieur, de manière qu'il "puisse faire face aux deux voies et que par chacune d'elles il puisse percevoir la même vision". Dans les derniers stades, lorsqu'il est le disciple qui est aussi le Maître, sa conscience est absorbée dans la volonté du Créateur ; son attitude est celle d'un amour immuable et son travail est un travail de rayonnement, rayonnement qui évoque l'activité chez les autres, qui provoque une réponse de son prochain et fait accomplir un nouveau pas en avant au Plan en répondant aux besoins immédiats de l'humanité. (5-682/3)

7.

… Quand il devient aspirant et fait ses premiers pas sur le sentier de la maturité spirituelle, il commence à jouer un rôle crucial qu'il garde jusqu'à l'atteinte de la libération spirituelle, devenant lui-même un membre de la Hiérarchie, du cinquième règne ou règne spirituel, par la pratique du service, perfectionné dans le quatrième règne, ou règne humain. (11-194)

8.

L'homme peut être défini comme une unité de vie consciente, amené à une expression tangible par l'amour judicieux de Dieu. Par les expériences de la vie, il se trouve en présence d'innombrables choix à faire, qui l'élèvent graduellement hors du règne du tangible dans celui de l'intangible. Tandis qu'il attire ou est attiré par la vie de son environnement, il devient de plus en plus conscient d'une série de valeurs de plus en plus élevées jusqu'à ce qu'il atteigne ce point de développement où l'attirance magnétique du monde subjectif, du mental intangible et des réalités spirituelles devienne plus puissant que les facteurs qui le séduisaient auparavant. Son sens des valeurs n'est plus déterminé par :

1. La satisfaction de sa nature animale instinctive.

2. Les désirs de nature émotionnelle et sentimentale de son corps astral.

3. L'attrait et les plaisirs de nature mentale et les appétits intellectuels.

Il est maintenant puissamment attiré par son âme, ce qui entraîne une formidable révolution dans sa vie tout entière. Le mot "révolution" étant pris ici dans son sens propre, un changement total de direction. Cette révolution a lieu maintenant, à l'échelle mondiale, dans les vies des individus du monde entier, et c'est l'un des facteurs principaux engendrant les puissantes idées expérimentales que nous voyons actuellement à l'oeuvre dans le monde. Le pouvoir attractif de l'âme grandit sans cesse, et celui de la personnalité faiblit en même temps. Tout cela est donc le résultat de l'expérimentation conduisant à l'expérience ; de l'expérience qui conduit à un meilleur usage des pouvoirs de la personnalité ; d'une meilleure appréciation d'un monde plus vrai de valeurs et de réalité, et d'un effort de l'homme pour s'identifier avec le monde des valeurs spirituelles et non plus avec le monde des valeurs matérielles. Le monde de la signification et des causes devient graduellement le monde dans lequel il trouve le bonheur, de sorte que ses intérêts majeurs et l'usage qu'il décide de faire de son temps et de ses capacités sont finalement teintés par de plus véritables valeurs spirituelles.

Il est alors sur le chemin de l'illumination. (14-339/40)

9.

La vie de la personnalité passe par les stades suivants :

1. Elle se construit lentement et progressivement au cours d'une longue période de temps. Durant de nombreux cycles d'incarnation, l'homme n'est pas une personnalité. Il n'est qu'un fragment de la masse.

2. Au cours de ce stade l'âme ne s'identifie pratiquement pas avec la personnalité. Pendant une longue, une très longue période, l'aspect de l'âme enfouie dans les gaines est dominé par la vie propre de ces gaines. L'âme ne fait sentir sa présence que par la "voix de la conscience". Toutefois le temps s'écoule, et la vie active et intelligente de la personne est progressivement rehaussée et coordonnée par l'énergie issue des "pétales de la connaissance du lotus égoïque" ou de l'intelligente nature perceptive de l'âme sur son propre plan, pour aboutir finalement à l'intégration des trois gaines inférieures en un seul ensemble fonctionnel. L'homme est alors une personnalité.

3. La vie de personnalité de l'individu désormais coordonné persiste pendant un grand nombre d'incarnations et se divise en trois phases :

a. La phase d'une vie personnelle agressivement dominante, essentiellement conditionnée par son type de rayon, égoïste de nature, et fort individualiste.

b. Une phase de transition où un conflit fait rage entre la personnalité et l'âme. L'âme cherche à se libérer de la vie en forme, et pourtant, en dernière analyse, la personnalité dépend du principe de vie conféré par l'âme. En d'autres termes, le conflit s'ouvre entre le rayon de l'âme et celui de la personnalité, et la guerre est déclarée entre ces deux aspects focalisés de l'énergie. Ce conflit prend fin lors de la troisième initiation.

c. La phase finale est le contrôle par l'âme, amenant la mort et la destruction de la personnalité. Cette mort commence lorsque la personnalité, le Gardien du Seuil, se tient devant l'Ange de la Présence. La lumière de l'Ange solaire éclipse alors la lumière de la matière.

Cette phase finale de "contrôle" est conditionnée par l'identification de la personnalité avec l'âme, inverse de l'identification précédente de l'âme avec la personnalité. C'est également le sens de l'expression "intégration des deux". Les deux ne font plus qu'un.

C'est à cette phase que Saint Paul se référait dans l'Epître aux Ephésiens, lorsqu'il parlait de Christ "créant les deux en lui-même pour en faire un seul homme nouveau" 84. Elle comprend essentiellement les derniers stades du Sentier des Epreuves, ceux où le travail conscient commence, et leur parachèvement sur le Sentier des Disciples. C'est le stade du serviteur efficace et couronné de succès, le stade où la focalisation entière et tous les fruits de la vie de l'homme sont dédiés à l'accomplissement des intentions de la Hiérarchie. L'homme commence à opérer à partir de niveaux non inclus dans les trois mondes de l'évolution ordinaire, mais qui ont néanmoins leurs effets et leurs objectifs préparés dans ces trois mondes. (17-506/7)

10.

Etre statique, avoir atteint tout ce qui peut l'être, et être à l'arrêt complet serait la mort absolue et, mes frères, il n'y a pas de mort. Il n'y a que le progrès de gloire en gloire, que la marche en avant d'un point à un autre sur la Voie divine, d'une révélation à une autre vers les points et les révélations qui font peut-être partie du But de Dieu. (18-328)

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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:32




La double vie du disciple



1.

… Toutes les responsabilités justifiées doivent toujours être assumées par les disciples. Je me réfère à la vie spirituelle, active et intérieure que vous devriez cultiver de plus en plus, et à la double activité que doit mener simultanément chaque disciple. Cette double vie comprend le monde des rapports intérieurs et des attitudes subjectives conscientes, mais elle comprend aussi la vie de service extérieur et des rapports que vous avez assumés comme votre dharma sur le plan physique. Lorsqu'on foule le Sentier, avoir une claire vision de ces relations extérieures dans le monde des activités professionnelles, de l'amitié et des rapports familiaux est une condition nécessaire. Tant que le disciple ne voit pas ces rapports dans leurs justes proportions, son mental est souvent troublé et son service handicapé. Je vous donne là une indication à creuser. Chaque lien qu'on noue sur terre ne signifie pas forcément qu'on reconnaisse un lien de l'âme.

Nous établissons de nouveaux liens et nous instaurons de nouvelles lignes de karma et de dharma. Une des premières choses qu'un disciple doit apprendre est d'être capable d'estimer justement l'âge relatif de l'âme de ceux auxquels il s'associe. Il découvre bien vite que cet âge varie. Il apprend à reconnaître ceux dont la sagesse et la connaissance dépassent les siennes, à coopérer avec ceux se trouvant avec lui sur le Sentier et à travailler pour ceux qu'il peut aider mais dont l'état d'évolution n'est pas égal au sien. Le schéma ordonné de sa vie peut alors prendre des formes bien définies et il peut commencer à travailler avec intelligence.

Vous avez besoin d'étudier ces points, vous souvenant que la vérité et une claire vision ont plus de valeur qu'une fidélité aveugle et une compréhension limitée. Une fois saisies, elles conduisent à un bonheur plus grand et au pouvoir dans toutes les relations. Un juste sens des proportions n'implique pas nécessairement la critique.(5-307/8)

2.

Le disciple doit… maîtriser le processus consistant à poursuivre une pensée double où il garde la continuité de l'impression mentale, et une activité constante en rapport avec la vie quotidienne et le service. (6-134)

3.

L'intuitif ou le disciple entraîné vit toujours une double vie d'activité dans le monde et de réflexion spirituelle intense et simultanée. C'est la caractéristique prédominante du disciple occidental, par opposition au disciple oriental qui fuit la vie et se réfugie dans des lieux tranquilles, loin des tensions de la vie journalière et du contact constant avec les autres. La tâche du disciple occidental est beaucoup plus ardue, mais ce qu'il se prouvera à lui-même et ce qu'il prouvera au monde entier sera d'autant plus élevé, ce qui est naturel si le processus évolutif a un sens. Les races occidentales doivent progresser vers la suprématie spirituelle, sans négliger la contribution de l'Orient, le fonctionnement de la Loi de Renaissance en contient la clé et en démontre la nécessité. L'onde de la vie se déplace de l'Est vers l'Ouest, et ceux qui, dans le passé, pratiquèrent le mysticisme oriental doivent pratiquer et pratiquent maintenant l'occultisme occidental. (10-179/80)

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Message par Archange le Sam 24 Jan - 16:36




Le but immédiat du disciple



Le but immédiat pour les aspirants et les disciples en ce moment se présente comme suit :

1. Atteindre à la clarté de pensée quant aux problèmes personnels, surtout le problème du propre objectif de service. Ceci par la méditation.

2. Développer la sensibilité aux nouvelles impulsions qui inondent le monde aujourd'hui. Ceci par l'amour accru de tous les hommes, par la charité et la compréhension qui rendent le contact avec eux plus facile. L'amour révèle.

3. Servir dans un esprit de complète impersonnalité, en éliminant l'ambition personnelle et l'amour du pouvoir.

4. Refuser de prêter attention à l'opinion publique ou à l'insuccès, ce qui se réalise en vouant une oreille attentive à la voix de l'âme et en s'efforçant de demeurer sans cesse au Lieu secret du Très-Haut. (4-635/6)

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