Le Portail de l'Initiation
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
-40%
Le deal à ne pas rater :
-40% sur le lampadaire trépied Loft LAHTI noir
53.99 € 89.99 €
Voir le deal

L’enseignement du Bouddha : La cause de la souffrance dans le monde.

Aller en bas

L’enseignement du Bouddha : La cause de la souffrance dans le monde. Empty L’enseignement du Bouddha : La cause de la souffrance dans le monde.

Message par obsidienne le Jeu 9 Mai - 20:44

L’enseignement du Bouddha. Le sentier Octuple.


Voici ce que le Bouddha expliquait à ses disciples en leur parlant de l’”homme intérieur”, cet “homme intérieur” qui fait apparaître la douleur, le mal, la misère et le souci dans le monde humain. C’était là une théorie élevée, subtile, qui provenait de la source même de la vie car elle avait été conçue par un « illuminé » comme ce qu’il y avait de plus vrai pour l’humanité de son temps,. Celui qui, en tant que bodhisattva, avait dirigé l’humanité pendant de milliers et des milliers d’années d’après l’enseignement de la compassion et de l’amour, maintenant qu’il était devenu Bouddha, comprenait la véritable nature et l’origine des souffrances de l’humanité à son époque. Il put ainsi voir pourquoi les hommes souffrent et l’expliquer à ses élèves.

Et lorsqu’il fut suffisamment avancé pour saisir ce qui était l’essentiel de l’existence humaine à son époque, il le résuma dans son célèbre « Sermon de Bénarès » par lequel il inaugura son activité de bouddha. Il y enseigna en langage populaire ce qu’il avait auparavant communiqué d’une façon plus intime à ses disciples ; celui qui connait les causes de l’existence humaine sait que la vie telle qu’elle est comporte fatalement des souffrances et des douleurs. Le premier enseignement que j’aie à vous donner c’est celui de la douleur dans le monde. Le deuxième se rapporte aux causes de la douleur dans le monde.

Quelles sont ces causes ? Elles résident dans le fait que le désir, la soif de vivre, se sont insinués dans l’homme à travers ce qui lui est resté de ses incarnations antérieures. La soif d’exister, voilà la cause de la souffrance.

Le troisième enseignement c’est celui-ci : comment le mal peut-il être éliminé du monde ? Il faut évidemment pour cela que soit éliminée sa cause, la soif de vivre, née de l’ignorance. Car les hommes sont passés de leur ancien état de clairvoyance à l’ignorance, ignorance qui leur cache le monde spirituel. De l’ignorance vient la soir de vivre et la soif de vivre est sur terre la source de la souffrance, de la douleur, du souci de l’affliction. La soif de l’existence doit disparaître du monde si la souffrance, la douleur, le souci et la misère doivent en être éliminés.

L’ancienne connaissance s’est effacée ; les hommes ne peuvent plus se servir des organes de leur corps éthérique. Mais une connaissance nouvelle va devenir possible et l’humanité l’obtiendra si elle s’adonne entièrement à ce que peuvent lui donner les forces les plus profondes de son corps astral, aidées par ce que ses organes des sens lui permettent d’observer dans le monde physique extérieur. Ce qui s’éveille par cette observation dans les profondeurs du corps astral, ce qui se développe donc grâce à la contribution du corps physique mais ne vient pas de cette contribution, voilà d’abord la seule chose qui puisse aider l’homme et lui procurer un savoir. Car ce savoir lui est tout d’abord donné. Voilà à peu près ce que dit le Bouddha dans son grand discours inaugural de Bénarès.

Il a donc voulu transmettre à l’humanité le savoir qui peut être acquis par le plus grand développement possible des forces du corps astral. Par un accroissement considérable de ces forces, l’homme de cette époque pouvait en effet parvenir à un savoir qui lui était dorénavant accessible et qui, en même temps, n’avait rien de commun avec des influences provenant de ses incarnations passées. Le Bouddha voulait donner aux hommes un savoir qui n’avait rien de commun avec ce qui sommeille obscurément au fond de l’âme sous forme de samskara, un savoir que l’on peut acquérir lorsqu’on réveille, au cours d’une incarnation, toutes les forces qui sont dans le corps astral.

La cause de la souffrance dans le monde – dit le Bouddha -, c’est le fait que, chez l’homme quelque chose à survécu qui lui vient de ses anciennes incarnations et dont il ne sait rien. Ce résidu de ses vies antérieures a pour résultat son ignorance au sujet du monde, ainsi que la souffrance, la douleur, le souci et la misère des hommes. Mais si l’homme devient conscient des forces qui sont contenues dans son corps astral et dans lesquelles il peut intervenir, il peut, s’il le veut, acquérir un savoir qui est resté indépendant de tout passé, un savoir qui lui est propre.

C’est ce savoir que le Bouddha a voulu communiquer aux hommes. Et il l’a fait dans ce qu’on appelle le « sentier octuple ». Il parle là des forces que l’homme de son époque devait développer pour parvenir à un savoir qui ne soit aucunement influencé par les réincarnations successives. Le Bouddha lui-même avait élevé son âme jusqu’au point qu’on peut atteindre par les forces les plus intenses du corps astral ; avec le Sentier octuple, il a voulu montrer à l’humanité par quelle voie elle peut accéder à un savoir qui n’est pas influencé par le Samskara. Voici comment il a défini ce Sentier.

L’homme arrive à ce savoir au sujet du monde quand il se fait sur les choses une opinion que ne troublent ni la sympathie, ni l’antipathie, ni les préjugés, quand il s’efforce de ne se faire une opinion sur une chose ou sur une autre que d’après ce qui se présente à lui extérieurement. C’est là le premier point : se faire une « opinion juste » sur une chose.
Ensuite pour s’affranchir de ce qui subsiste d’incarnations antérieures, il faut qu’on s’applique aussi à juger selon son propre opinion, non pas d’après des influences étrangères mais seulement d’après la juste opinion qu’on s’est faite. La deuxième dont il s’agit est donc le « jugement juste ».

La troisième consiste en ceci que lorsqu’on a quelque chose à dire, il faut exprimer d’une façon juste ce qu’on a pensé et jugé, ne rien mettre d’autre dans ses paroles que ce qui est son opinion juste, et cela non seulement dans ses paroles, mais aussi dans tout ce que l’on exprime. Voilà selon le Bouddha, en quoi consiste la « parole juste ».

La quatrième de nos aspirations doit être que nos actes ne prennent pas leur source dans nos sympathies et nos antipathies, dans ce samskara qui travaille obscurément en nous, mais que nous ne laissions se traduire en actes que ce que nous considérons comme notre opinion juste, notre jugement juste et notre parole juste. Telle est l’acte juste, la « juste manière d’agir ».

La cinquième chose   dont l’homme a besoin pour se libérer de ce qui vit en lui consiste dans le fait d’adopter l’attitude juste, la position juste dans le monde. Voici comment nous pourrions comprendre au mieux ce que le Bouddha entend par là : il y a tant de gens qui sont mécontents de leur sort, qui pensent qu’ils seraient mieux dans telle ou telle autre situation. Pourtant il faut trouver le moyen de tirer le meilleur parti de la position qu’on occupe de par la naissance ou la destinée. Celui qui n’est pas satisfait de la situation dans laquelle il se trouve ne pourra pas en tirer la force qui lui permettra d’agir comme il convient dans le monde. Voilà ce que le Bouddha appelle la « position juste ».

Sixièmement, nous devons veiller de plus en plus à ce que l’opinion juste, le jugement juste, etc, que nous avons acquis deviennent en nous une habitude. A peine nés, nous avons certaines habitudes. L’enfant montre tel ou tel penchant. Mais l’homme doit s’efforcer de ne pas conserver les habitudes qui lui viennent de samskara et d’acquérir peu à peu celles qui résultent de l’opinion juste de la parole juste, etc. Telles sont les habitudes justes que nous devons acquérir.

Par là – et c’est le septième point – nous mettrons de l’ordre dans notre vie, nous n’oublierons pas ce qui s’est passé hier au moment d’agir aujourd’hui. Si chaque jour nous devions apprendre de nouveau tout ce que nous savons, nous n’arriverions jamais à rien. L’homme doit donc s’efforcer d’étendre sa réflexion, sa mémoire, à tout ce qui concerne son existence. Il doit faire valoir ce qu’il a déjà appris, rattacher le présent au passé. La mémoire juste – au sens du Bouddha – doit donc s’acquérir sur le Sentier octuple.

Enfin le huitième point sera atteint par celui qui s’abandonne simplement aux choses, sans préférence pour telle ou telle opinion, sans laisser parler en lui ce qui lui reste de ses incarnations passées, afin que ces choses puissent se faire entendre de lui : telle est alors la « contemplation juste ».

Voilà ce qu’est ce Sentier octuple dont le Bouddha disait à ses disciples qu’en le suivant on arrive peu à peu à étancher cette soif de vivre qui est cause de souffrance et à délivrer l’âme de tout ce qui, venant de ses anciennes incarnations, fait d’elle une esclave.
Nous savons maintenant quelque chose de l’esprit et des origines du bouddhisme. Nous savons aussi ce que signifie le fait que le bodhisattva est devenu Bouddha. Ce bodhisattva avait toujours introduit dans la civilisation ce qu’il avait pour mission de donner à l’humanité. Car autrefois, avant l’apparition du Bouddha, l’humanité n’était pas en état d’appliquer d’une quelconque façon ses seules forces intérieures au choix d’une parole ou d’un jugement justes. Il fallait pour cela que certaines influences, celles du bodhisattva, s’exercent sur elle du haut du monde spirituel. C’était là la tâche de l’ancien bodhisattva. Il se passa donc un événement considérable lorsque ce bodhisattva devint Bouddha et put enseigner ce qu’auparavant il avait donné à l’humanité du haut du monde spirituel. Cela signifiait qu’il avait constitué un corps qui pouvait développer de lui-même les forces qui auparavant, ne pouvaient qu’être reçues d’en haut.

Gautama Bouddha fut le premier à posséder un corps de ce genre, à assurer la présence dans le monde de ce qui jusqu’alors venait du ciel. Or le fait que ce qui, d’époque en époque, était ainsi descendu du ciel se trouvait maintenant dans un corps d’homme sur la terre eut une importance capitale pour toute l’évolution ; il s’agissait désormais d’une force qui pouvait se répandre chez tous les hommes.

C’est dans le corps de Gautama Bouddha que se trouve le point de départ de ce qui permet désormais aux hommes de développer en eux le Sentier octuple. Celui-ci peut maintenant devenir le bien de tout être humain. C’est grâce à l’existence du Bouddha que l’humanité a eu la possibilité de penser juste. Et ce qui s’accomplira encore dans ce sens, jusqu’à ce que toute l’humanité ait assimilé l’enseignement du Sentier octuple, on le devra au Bouddha.
Le bouddha a donné aux hommes, pour nourriture spirituelle, ce qu’il portait en lui.

Ces choses, aucune science extérieure ne les reconnait encore aujourd’hui. Mais ces grands événements de l’évolution humaine sont souvent décrits dans les plus enfantins des contes et des légendes. J’ai souvent insisté sur le fait que les contes et les légendes sont parfois bien plus exacts, bien plus scientifiques que notre science objective.

Dans les profondeurs de son être, l’homme a toujours pressenti la présence de quelque chose de tout à fait spécial chez un être tel qu’un bodhisattva, quelque chose qui est venu d’en haut et qui a peu à peu fait partie de l’âme humaine pour rayonner de là dans le monde. Ceux qui sentaient plus ou moins obscurément qu’il se passait dans ce cas un événement extraordinaire se disaient : De même que les rayons du soleil brillent dans l’espace céleste, ainsi les forces du Sentier octuple, l’enseignement de la compassion et de l’amour rayonnaient autrefois du bodhisattva ; puis le bodhisattva a élu domicile dans un corps humain, abandonnant ainsi aux hommes ce qui jusqu’alors lui appartenait. Ce don vit dorénavant dans l’humanité qui le reflète dans l’espace universel comme la lumière lunaire reflète les rayons du soleil. Et dans les pays où avait vécu le bodhisattva, cette vérité s’est exprimée dans une remarquable légende. Ce grand événement a inspiré le petit récit suivant :

Le Bouddha vécut une fois sous la forme d’un lièvre ; c’était à une époque où toutes sortes d’êtres cherchaient en vain à se nourrir, car la nourriture manquait. Les plantes dont se nourrissait le lièvre, qui était herbivore, ne convenaient pas aux autres êtres qui étaient carnivores. Alors le lièvre – en réalité le Bouddha – décida, lorsqu’il vit arriver un brahmane, de se sacrifier et de s’offrir lui-même comme nourriture. Mais à cet instant arriva le dieu Sakra ; il vit la sublime intention du lièvre ; une fissure se produisit dans la montagne et le lièvre y disparut. Le dieu prit ensuite de la couleur et dessina l’image du lièvre sur la lune ; et depuis ce temps, on voit l’image du Bouddha dans la lune sous le forme d’un lièvre. – En occident, on ne parle pas d’un lièvre, mais du « bonhomme sur la Lune ».

Un conte Kalmouck est encore plus précis : sur la Lune vit un lièvre qui s’y trouve parce que le Bouddha s’est sacrifié et que l’esprit de la Terre a lui-même dessiné son image sur la Lune. C’est ainsi que s’exprime cette grande vérité que le bodhisattva est devenu Bouddha et qu’il a sacrifié sa propre substance, la donnant comme nourriture à l’humanité afin que, du cœur même des hommes, elle rayonne dans le monde.

Nous avons vu – et c’est là l’enseignement de tous ceux qui savent – que lorsqu’un être franchit le pas qui va de l’état de bodhisattva à celui de Bouddha, il s’agit là d’une ultime incarnation sur la terre, où son entité tout entière passe dans un corps humain. Ensuite, un être de ce genre ne renouvelle jamais une telle incarnation. C’est pourquoi lorsqu’il sentit ce que signifiait son incarnation actuelle, le Bouddha put dire qu’elle serait la dernière de ses incarnations sur la terre.

Ce serait pourtant une erreur de croire qu’aussitôt un être de ce genre quitte ensuite complètement l’existence terrestre. Il continue d’y intervenir ; il n’entre pas, il est vrai, directement dans un corps physique, mais prend un autre corps formé de substance soit astrale, soit éthérique, et il agit ainsi dans le monde. Et nous allons voir de quelle manière peut agir un être qui en a terminé avec sa dernière incarnation personnelle….

Extrait du livre de Rudolf Steiner : L’Evangile selon Luc.
obsidienne
obsidienne

Messages : 3981
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum