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Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion

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Message par obsidienne le Ven 8 Mar - 22:28

Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion

http://amerique-latine.over-blog.fr/article-22648907.html

Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Huicho10

Peuple habitant dans la Sierra de Nayarit, au nord de l'état de Jalisco (Mexique), les Huicholes se rattachent linguistiquement, au groupe uto-aztèque (en 1990, on comptait 19 000 personnes parlant la langue des Huichol).

Mais leur origine reste incertaine : peut-être sont-ils venus du nord à une époque qui remonterait bien avant la conquête ?

Représentant actuellement le niveau culturel des Aztèques avant la fondation de Mexico, cette population présente un intérêt tout particulier. À l'arrivée des Espagnols, les Huicholes luttèrent longtemps pour conserver leur indépendance.

Ils cultivent le maïs, la courge et les haricots. Sur la terre communale défrichée, chacun choisit sa parcelle, qu'il travaille jusqu'à épuisement du sol. Les rancherías, petits hameaux, constituent le groupe de base de la société, et dépendent, dans chaque district, d'un gros village, centre administratif et religieux.

Les Indiens vivent dans les rancherías pendant la saison humide qui est la saison des cultures ; pendant la saison sèche, ils se groupent dans le village central, dans des maisons de pierre aux toits de palmes qui ne comportent qu'une seule pièce.

La religion huichol est un polythéisme ; chaque phénomène naturel est déifié et expliqué par la division entre sec et humide, division dont on retrouve le reflet dans toutes les activités du groupe. Christianisés au XVIIe siècle, les Huicholes n'avaient plus ni prêtres ni églises au XIXe. Une assimilation d'éléments chrétiens s'est néanmoins opérée, et les Santos ont pris place dans le panthéon.

L'association religieuse Cerf-Maïs-Peyotl donne un sens au complexe cérémoniel le plus important que célèbrent les Huichol : une fois par an, les hommes vont chercher, dans la région de San Luis Potosí, le cactus sacré, le peyotl, qui pousse sur les traces que le premier cerf, Jiculi, a laissées en s'enfuyant. Le pèlerinage du peyotl demande un état de pureté absolu, et le retour des peyotleros est marqué par des fêtes et tout un processus de désacralisation.

Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Huicho11

Le costume porté à cette occasion est chargé de signification, et chaque ornement a un sens symbolique. Les Huicholes ont gardé un genre de vie très traditionnel qui apparaît clairement dans leur costume, richement décoré de broderies au point de croix.

À la demande des marchands de Mexico et des grandes villes ils réalisent un nouveau type d'objets, comme les tableaux en fils de laine ou coton, inspirés des objets votifs que les Huicholes déposaient naguère dans les grottes, en offrande à leurs dieux.






Source : Encyclopaedia Universalis
Auteur : Anne Fardoulis


L'art Huichol chargé de symbolisme

Don Matsiwa Mijarez est un « homme de connaissance » huichol (c'est ainsi qu'il est désigné en langue espagnole) et son épouse Doña Amalia est guérisseuse.

Chaque année pendant plus de quarante ans, ils ont accompli, tous les deux, puis accompagnés de leurs fils et petits-fils, le pèlerinage jusqu'au désert sacré où pousse le peyotl-Hikuri, honorant leur tradition, qui vénère le Père-Soleil, la Terre-Mère, le Grand-Père Feu, et le Frère Hikuri.

Doña Amalia la guérisseuse, chante durant la cérémonie - tout un jour et toute une nuit - dans sa langue maternelle. Don Matsiwa traduit les passes magiques au cercle d'apprentis, et partage son savoir à travers son art.

Car au désert, Don Matsiwa a reçu plusieurs visions très précises qu'il a traduites exactement en tableaux d'estambre (fils de coton) et en sculptures de perles (chakiras).

Ces œuvres, qui racontent la genèse du monde, interprètent les lois cosmiques et symbolisent la hiérarchie de leurs esprits, doivent agir sur le spectateur à la manière des manadalas tibétains : comme un miroir des structures énergétiques du corps.


Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Huicho12

La science de Don Matsiwa est dans son art, et il sait l'expliquer avec profondeur, humour, et humilité.


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Message par obsidienne le Ven 8 Mar - 22:31

La bataille des indiens huichol au Mexique pour défendre leur terre sacrée

Un documentaire présenté en France retrace la lutte de ces indiens originaires du désert de Wirikuta au Mexique contre des compagnies minières canadiennes.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/06/la-bataille-des-indiens-huichols-au-mexique-pour-defendre-leur-terre-sacree_4648823_3244.html

Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Huicho13

Dans leurs costumes traditionnels brodés d’animaux multicolores, à l’ombre de leurs chapeaux ourlés de perles, José Ramirez et son fils Enrique posent pour une photo sur la plage de Barcelone, les mains tendues vers la mer en signe de bénédiction. Les deux chamanes sont les porte-parole du peuple huichol, indiens de la côte pacifique mexicaine connus pour leur artisanat minutieux à travers lequel ils retranscrivent les visions que leur insuffle le peyotl, cactus hallucinogène poussant dans le désert de San Luis Potosi, dans le nord du Mexique. Terre ancestrale et sanctuaire cosmologique, le désert de Wirikuta, selon son nom huichol, est menacé depuis quelques années par les multinationales canadiennes qui aimeraient en faire un gigantesque complexe d’exploitation minière.
Pour s’assurer d’être entendus, les Huichol ont réinventé leurs modes de combat : investissant les armes de communication numérique, ils ont commandé un documentaire qu’ils présentent à Paris le 5 juin à l’Institut des hautes études d’Amérique latine, puis le 6 au cinéma Commune Image de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.

Lorsque, en 2010, le réalisateur argentin Hernan Vilchez est allé rencontrer les Huichol à Jalisco, l’une des régions qu’ils habitent, il s’agissait plutôt de leur proposer un projet de film que de s’en voir soumettre un. « Je suis arrivé chez les Huichols avec la télévision allemande pour faire le chapitre d’une série sur les familles autochtones du monde. Quand on a demandé aux représentants de la communauté la permission de filmer, ils ont dit qu’ils devaient demander aux anciens. Ce fut une discussion longue et agitée. Ils nous répondirent que oui, c’était possible, mais qu’il fallait faire un film documentaire pour expliquer cette situation aux Mexicains et au monde. C’était le pacte pour travailler avec eux », confie le jeune réalisateur.

Filons d’or et d’argent
Le combat dans lequel s’est engagé le peuple huichol (wixarika, selon son véritable nom) est de taille : First Majestic Silver Corporation et Revolution Resources, entreprises minières canadiennes, ont décelé dans les entrailles de cette terre sacrée des filons d’or et d’argent, et ont entrepris d’en acheter les concessions au gouvernement mexicain. Ce dernier les lui a cédés, en dépit des lois nationales et internationales protégeant les droits des peuples autochtones, et du classement d’une partie du territoire sur la liste des sites naturels sacrés de l’Unesco.

Lire aussi : Au Mexique, les indiens huichol ne veulent pas des mines d’or et d’argent

Le projet « Universo », 59 678 hectares, est un complexe d’exploitation minière à ciel ouvert qui risque de souiller ce lieu d’une biodiversité exceptionnelle. Les besoins en eau et les substances chimiques utilisées pour l’extraction des métaux précieux, notamment le cyanure, auront tôt fait de contaminer les terres et d’assécher les nappes phréatiques assurant la subsistance des populations paysannes peuplant cette zone semi-désertique.

La terre des Huichols est le berceau d’espèces animales et végétales présentes nulle part ailleurs, en particulier le peyotl, cactus hallucinogène que les indiens utilisent dans leurs cérémonies et qui inspira l’œuvre de nombreux artistes et écrivains, d’Antonin Artaud à Henri Michaux. Chaque année depuis des millénaires, les Huichol entreprennent un pèlerinage de plus de 500 km reliant la côte pacifique où ils habitent à ce désert sacré, qu’ils nomment Wirikuta et désignent comme lieu de naissance du soleil et du monde.

Depuis 2011, les Huichol n’ont eu de cesse de diversifier leurs moyens d’action, mobilisant les manifestations dans les capitales mexicaines, organisant des cérémonies auxquelles était conviée la presse internationale, s’adressant aux icônes du rock mexicain pour qu’ils deviennent leurs porte-voix, se rendant au siège social des compagnies minières à Vancouver, à l’ONU de New York… La résistance est pour eux une vieille tradition : ils sont en effet l’un des derniers peuples amérindiens à avoir conservé leur langue et leurs traditions vivantes malgré la colonisation espagnole, devenant ainsi, aux côtés des zapatistes chiapanèques, l’un des symboles de la résistance identitaire indienne au Mexique.

Soutien de l’écrivain J. M. G. Le Clézio
Les « derniers gardiens du peyotl » ont reçu de nombreux appuis notamment auprès des écrivains et des artistes du monde entier. « Les Huichol sont un peuple de chamanes et d’artistes », affirme le poète toulousain Serge Pey, qui les soutient tout comme le prix Nobel J. M. G. Le Clézio ou encore Orhan Pamuk et Paul Auster, signataires d’une pétition adressée au président mexicain.

Cette alliance de combats nationaux et internationaux, symboliques et juridiques a débouché, en 2013, sur la suspension par la cour fédérale mexicaine du permis accordé aux compagnies minières. Pour les Huichol et les activistes qui militent à leurs côtés, cette trêve est loin d’être une victoire. « Il est urgent que ce message se répande, car les compagnies continuent leurs recherches et pourraient décider de reprendre leur activité du jour au lendemain. » affirme le chamane et leader de sa communauté, protagoniste du documentaire, José Ramirez. « Nous devons utiliser ces quelques années de répit pour nous préparer à la contre-offensive des compagnies minières, qui redoubleront sans doute d’agressivité », ajoute Eduardo Guzman, interlocuteur privilégié du peuple huichol et fer de lance de ce combat.

C’est l’objectif de cette tournée européenne pendant laquelle le réalisateur Hernan Vilchez, accompagné des chamanes José et Enrique Ramirez, vient présenter le documentaire retraçant l’histoire du bras de fer entre ce peuple mythique et les multinationales canadiennes. Le film, entièrement produit grâce à des fonds privés, a déjà été accueilli à Prague, Berlin, Oslo, Amsterdam, Bruxelles… Les déplacements de l’équipe s’organisent grâce aux réseaux sociaux et aux collectes par crowdfunding. Puisant ainsi dans les outils de communication contemporains, les dépositaires de cette tradition millénaire s’assurent une indépendance qui pourrait être l’un de leurs plus précieux atouts, dans un contexte où le gouvernement mexicain fait peu de cas des revendications de ses populations indiennes.

Marianne Wasowska
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Message par obsidienne le Ven 8 Mar - 22:38

L'ACCOUCHEMENT CHEZ LES INDIENS HUICHOL


Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Huicho14

La tribu Huichol (se surnommant Wixarica) s'installe dans la Sierra Madre occidentale dans l'État de Jalisco, au Mexique. C'est l'une des tribus les plus reculées des cultures actuelles. Avec cet isolement, ils ont conservé beaucoup de leurs traditions et leurs coutumes les plus archaïques, ainsi que leur mode de vie. Ils sont principalement connus pour leurs réalisations artisanales.

L'une de leurs coutumes est particulièrement surprenante. Elle a lieu au moment de la naissance des enfants. Ils pensent que l'accouchement est un moment de grande douleur et de plaisir qui doit être partagé par les hommes et les femmes.

Au moment de l'accouchement, le père du futur enfant est placé au dessus des poutres qui forment l'ossature de sa maison. Il se trouve ainsi juste au dessus de sa femme. On lie ses testicules à une corde dont les deux extrémités restent dans les mains de la mère. Cette dernière peut tirer sur la corde pendant ses contractions pour partager sa douleur avec le père de son enfant.

Quand l'enfant est né, le père et la mère, ayant partagé une douleur très forte, ressente désormais la joie d'accueillir leur bébé. Pendant l'accouchement, l'homme peut néanmoins consommer des cactus aux propriétés hallucinogènes.

https://hitek.fr/bonasavoir/accouchement-indien-huichol-corde-testicules-tirer_576

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Message par obsidienne le Ven 8 Mar - 22:43

L'OBSIDIENNE MANTA HUICHOL OU MENTOGOCHOL


C'est un oeil céleste dont les couches ont été mélangées lors de son refroidissement par des secousses sismiques. Le nom mexicain "Manta Huichol" signifie "manteau huichol". Il est en lien avec des pratiques spirituelles chamaniques où les indiens Huichol, sous l'emprise du Peyotl, perçoivent des couleurs et des lumières...


Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Obsidi10


l'obsidienne est une pierre noire, les couleurs sont des reflets visibles au soleil ou à la lumière.
photo prise sous lampe.

http://terramater.fr/bio-artisanat-ethique/1697-galet-obsidienne-manta-huichol-fleur.html
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Message par obsidienne le Ven 8 Mar - 22:52

Le jour où j’ai participé à une cérémonie de Peyote

https://planetaddict.com/peyote/

Le Peyote, ou Jikuri, est une plante médicinale, un petit cactus, qui pousse dans le désert mexicain. Elle est consommée par le peuple indigène Huichol (ou Wixarica) et lors de mon passage dans le Nayarit, j’ai participé à une cérémonie, que je partage avec vous aujourd’hui.

Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Huicho15



Quelques mots sur le Peyote


Le peyote est une plante médicinale puissante qui sert de guide à qui la consomme et qui donne l’énergie pour se guérir, que ce soit physiquement, émotionnellement ou spirituellement.

J’en ai appris pas mal sur le peuple Wixarica grâce à un ami qui travaille avec eux. Selon lui, c’est l’un des peuples les plus spirituels encore existants au Mexique (voir dans le monde). Un peuple qui continue ses traditions dans un profond respect de la Terre. Le mot Wixarica (nom originel du peuple plus communément appelé Huichol aujourd’hui), signifie “les hommes Peyote-Cerf-Maïs“. La trinité peyote-maïs-cerf est au centre de cette culture et forme un même esprit. Lorsqu’ils plantent une graine de maïs, ils sont responsables de sa pousse. Pour cela, il faut aller chasser le cerf selon un rituel bien précis, en demandant la permission aux parents du cerf et la guidance au peyote, pour ensuite bénir le peyote avec le sang de ce cerf, pour que la plante leur enseigne à chanter pour la pluie, afin de faire pousser le maïs.

Alors que dans notre monde moderne on prend pour acquis le lever et le coucher du soleil, la pluie et tous les phénomènes naturels expliqués par la science, pour eux il est essentiel d’exprimer de la gratitude et se connecter au spirituel pour permettre que cela se produise. Un peu comme dans la série Lost où les survivants doivent entrer une série de numéros pour prévenir la fin du monde, ils seraient les gardiens de l’équilibre du monde en continuant leurs traditions pour que ces phénomènes naturels se produisent et donnent la vie que nous connaissons.

Le peyote est donc pour eux une plante sacrée à laquelle ils se connectent pour atteindre les dimensions spirituelles et garder leurs liens avec la Terre et leurs ancêtres. C’est le mara’akame, ou chamane, qui a le pouvoir d’entrer en contact avec le monde divin et guider le peuple.

J’ai d’ailleurs appris qu’ils ont une tradition où pendant plusieurs mois ils bouleversent leur monde physique, en changeant le nom de tout ce qui les entoure, que ce soient les objets, leur nom, histoire, nom du village et des autres alentours. Pourquoi ? Car quand les conquistadores sont arrivés c’est exactement ce qu’il s’est passé. Pour se rappeler, se préparer à la possibilité que cela se reproduise, et rester concentrés sur la chose la plus importante au monde: la connexion avec la Terre. Le reste n’a pas d’importance.


Vous avez d’ailleurs peut être déjà entendu parler de l’Ayahuasca, liane originaire du Pérou (et de Colombie sous le nom de Yagé), aux effets hallucinogènes et aux vertus médicinales puissantes. De ce qu’on m’a dit, le peyote est beaucoup moins fort, plus subtil et fait travailler le côté masculin de l’être, alors que l’ayahuasca travaille sur le côté féminin. Si cela vous intéresse, retrouvez les expériences d’ayahuasca de Caroline et de Ryan.



Mettre une intention

Avant de consommer le peyote, il est important de poser une intention, afin de rester focalisé et que la plante puisse nous guider. J’ai voulu inscrire cette expérience dans la continuité de ce que j’apprenais sur moi-même depuis ces derniers mois.

Dernièrement, j’ai réalisé que même si je me sentais dorénavant beaucoup plus complète, je souffrais encore du poids des codes de conduite de notre société, qui me font me poser trop de questions sur mon avenir et sur l’argent, et me font douter voire angoisser. Je suis en ce moment en pleines réflexions sur de futurs projets, et comment investir dans moi-même. Cela fait un moment que je cherche de la clarté sur ce que je veux entreprendre (je suis atteinte d’indécision chronique !), et j’ai tout simplement compris que j’avais peur de me lancer, par peur d’échouer, de me retrouver sans rien, par manque de confiance en moi et manque de valorisation.




Et puis récemment j’ai été entourée de conversations sur la peur justement, et son opposé, l’amour. L’amour pour soi-même et l’amour inconditionnel pour les autres. L’amour pur, sans attendre en retour.  Sans tomber dans l’attachement ou la possessivité (de personnes ou de choses), dans la jalousie ou l’envie. S’accepter, assumer ses choix et ses rêves, et ne plus être affecté par l’attitude ou l’opinion des autres.

Donc j’ai voulu travailler sur ça. La confiance en moi et en la vie, l’amour inconditionnel et le dépassement des peurs pour agir et créer ma nouvelle réalité.



La cérémonie

Comment raconter une telle cérémonie ? Chaque voyage est personnel et très différent. Certains peuvent avoir des hallucinations, des visions, d’autres des émotions fortes, des vomissements, ou encore ne rien sentir du tout. C’est ça la magie du Peyote : la plante te donne ce dont tu as besoin en fonction de l’intention que tu y mets.

La cérémonie a eut lieu sur une plage magnifique, entre océan pacifique et mangroves. Après avoir préparé les plantes et admiré le magnifique coucher de soleil, nous nous sommes tous (une vingtaine de personnes) mis en cercle autour du feu, installés confortablement sur des couvertures. Chaque personne a écrit son intention afin que le chamane les conserve tout au long de la cérémonie.




Après quelques rituels est venu le moment de manger le Peyote. J’ai en tout pris 6 morceaux à manger, mais n’ai pu en manger que 5, avec difficulté car c’est vraiment dégueulasse pas très bon.

Le Chamane a commencé à chanter et l’envie de vomir s’est fait sentir (c’est normal m’a-t-on dit). J’ai résisté autant que je pouvais, mais dans un souci d’être indulgente avec moi-même, je suis sortie du cercle pour faire sortir tout ça, prenant le risque de ne pas bénéficier des pouvoirs de la plantes. Que nenni, la partie médicinale est bien restée !



De l’amour

De retour dans le cercle, le voyage a commencé. Je n’ai eu aucune hallucination, ni sensation de transe. En revanche j’ai été envahie d’un amour immense pour la vie et le moment que l’on était en train de partager avec les gens, tout était magnifique. Voir les gens rire, pleurer, se purifier, parler au feu, écouter différents instruments de musique enchantant (de la flute, du bol tibétain, un Tesserac au son cristallin envoutant, une guitare, des harpes africaines…), et sentir cette connexion entre nous tous, ce soutien que l’on offrait aux autres.




De la guérison

Je me suis surprise a vouloir venir en appui a une femme en face de moi, qui me faisait penser à mon “Moi” apeuré, seul, désemparé. Je sentais l’envie intense de guérir, soulager la douleur, apporter mon aide aux gens. Je suis allé la prendre dans mes bras, et tout au long de la cérémonie nous nous retrouvions pour nous épauler.

Le chamane a rechanté plusieurs fois, et j’ai compris que ses chants activaient les pouvoirs de la plante, si bien que je sentais son énergie en moi, à m’en faire trembler les bras, et l’envie de vomir qui revenait. Mon amie qui m’a initié au Reiki était avec moi, et m’a aidé à canaliser cette énergie qui me faisait vibrer, et que je sentais tout autour de mon corps. Elle et un ami ont joué de la musique autour de moi, c’était un moment magnifique. J’ai de nouveau senti cette attraction pour les pratiques de guérison et la sensation que je devais continuer dans cette voie.




De la peur

A chaque fois que je sortais du cercle, je me confrontais à l’obscurité, et donc à mes peurs, et je conversais avec moi-même, me rassurant. De ces situations, me sont venus différents messages de manière métaphorique. Les lucioles symbolisaient le fait qu’il y a toujours un peu de lumière, même dans le noir complet. La marque de l’eau sur le sable le rendait obscur et ne me donnait pas envie d’y aller, mais j’ai compris qu’en s’approchant des peurs, elles disparaissent car on réalise que ce n’est pas si effrayant. Mon amie assise dans le sable symbolisait mon Moi, car elle est un peu comme mon miroir, et j’ai réalisé que je serais toujours là pour moi-même.

De retour dans le cercle, j’ai abandonné l’idée que j’allais manger le dernier morceau. Je l’avais qualifié de “mon échec acceptable”, que parfois on calcule mal et c’est pas grave. Surtout que je n’en avais pas besoin, car j’avais déjà en moi les réponses que j’attendais.




De la gratitude

Au petit matin, on s’est rapproché du feu pour clôturer. Je me suis mise à pleurer à chaudes larmes, avec encore une fois un amour profond et une reconnaissance immense pour tout ce qu’il m’arrive dans la vie en ce moment, pour la famille que j’ai, les amis que j’ai, pour ma sœur, les expériences que j’ai vécu, les apprentissages, les rencontres, pour ces personnes qui m’ont guidées ces derniers mois, pour moi-même, et pour cette plante, qui m’aura accompagné dans ce joli voyage.

Nous avons ensuite fait des offrandes de fleurs à la mer, fait un grand plongeon de joie et tranquillement repris le chemin de la maison. Au final, la cérémonie aura duré plus de 12 heures, et l’activité de la plante jusque dans l’après midi !

20150625-sayulita-002


Cette cérémonie aura conclu une belle phase de transition, me permettant de comprendre que j’avais déjà tout à ma disposition et que je pouvais faire confiance à mon intuition. Elle a marqué le début d’une nouvelle vision des choses, plus complète et plus réelle.

Peyote-mexico-planta-huichol

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Message par obsidienne le Ven 8 Mar - 23:03

Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Huicho16

Dans la Sierra Madre, les Huicholes, derniers adorateurs du peyotl, cactus hallucinogène et enthéogène, ont gardé certaines traditions qui ne sont pas sans évoquer la société du temps des Aztèques.

Le site de Wirikuta est l'endroit où le monde est né, selon la mythologie huichole. Ce lieu pour les tribus huicholes est sacré, et fait l'objet d'un pèlerinage. Chaque année, ils accomplissent 500 km afin de récolter le peyotl qui permet de « communiquer avec les dieux ».

------------------------------------

Mexique : Les huicholes ou Wixárica

http://cocomagnanville.over-blog.com/article-mexique-les-huichols-117355974.html

Ces indiens qui descendent directement des Aztèques vivaient à l'origine sur le haut plateau désertique de San Luis Potosi qu'ils ont été obligés de quitter vers l'an 1200 pour trouver refuge dans la sierra madre. Ils se dénomment WIXARICA qui signifie dans leur langue uto-aztèque " les "gens".
ils vivent actuellement dans la Sierra madre septentrionale de Jalisco et dans la Sierra madre occidentale de Nayarit. Ils sont environ 19.000 répartis dans 3 communautés  sur une superficie d'environ 4200 m2 :

Santa Catarina, San Andrès et San Sebastian

Ils vivent en harmonie au sein de ces communautés qui pourraient servir de modèles à notre civilisation moderne. Leur vie communautaire est issue d'une profonde spiritualité reflétée dans leurs habits colorés, leurs différentes formes d'art, les pratiques chamaniques ancestrales et les cérémonies mystiques.
Ils se sont adaptés à un environnement hostile et établi un mode de vie avec un système de valeurs, des relations avec la nature qui ont permis aux Huichols de maintenir leur culture traditionnelle. L'isolement dû au territoire inhospitalier qu'ils habitent  a contribué à maintenir ses traditions vivantes.

RITE

Cette partie concernant les rites religieux de cette tribu est écrite en parfaite neutralité et respect par une libre penseuse athée.


Les indiens Huichols se considèrent comme "le miroir des dieux" et tentent de refléter cette vision sacrée du monde par le recueillement et des actions de haute discipline représentée par des divinités comme le feu qui est le père du soleil et de l'aigle WIRRARIKA.
Les techniques chamaniques fonctionnent depuis des siècles donnant à l'homme médecine la connaissance nécessaire pour maintenir le fragile équilibre entre santé et maladie, abondance, pénurie, vie et mort.
La religion guide la vie des Huichols, elle est organisée autour d'une trilogie sacrée :

cerf (VENADO)
maïs ( TATE)
peyotl (HIKULI en langue sacrée)

qui signifie :

chasse ( nourriture de l'homme sédentaire), agriculture ( culture de l'homme sédentaire), cueillette ( nourriture de l'esprit utilisée à des fins curatives ou rituelles)

Ces 3 éléments déterminent leur cycle de vie annuel célébré autour de cérémonies en juillet, août, septembre et octobre.

Le cactus, Peyote qui ne possède pas d'épines fait partie du rituel chamanique qui permet d'entrer en contact avec les esprits. La sommité des fleurs du cactus renferme les alcaloïdes dont la mescaline qui possède des effets hallucinogènes permettant le "passage" dans le monde des ancêtres. Les lieux de culte sont tenus secrets et ils parcourent quelquefois 500 km pour se rendre sur les lieux de récolte. Le peyotl pris à petite dose donne de l'énergie, ôte la soif et la faim et diminue l'énergie sexuelle. A plus fortes doses, il ouvre les portes de la conscience.
Toute la famille consomme le peyotl, même les enfants.

Le cerf

C'est un animal sacré pour les indiens Huichols, ils disent que ce dernier voit à 180 ° et très loin, il est le symbole d'une nourriture toujours abondante car il se sacrifie pour les hommes.

Autres caractéristiques rituelles:

- l'indien a une conscience très développée de l'univers qui l'entoure: lorsque l'enfant est en âge de marcher, les parents l'emmène dans la montagne en lui bandant les yeux. Il marche ainsi sans rien voir ce qui lui permettra de développer sa conscience afin qu'elle devienne accrue. Ils peuvent se déplacer dans la nuit en étant attentif comme l'animal.
- Ils parlent avec les éléments avec lesquels ils sont en connexion permanente
- le feu (TATEWARI) est très important pour prendre une décision, faire des offrandes, des cérémonies, on lui parle, on le respecte, on le remercie
- Ils représentent en permanence ce qu'ils croient, ce qu'ils vivent, ce qu'ils demandent aux dieux
- les élans et les loups parlent aux hommes
- les pumas sont les messagers des dieux
- les flèches transportent des prières
- les serpents amènent la pluie et transmettent les connaissances

Une culture artistique très riche et colorée

Les Huichols sont dépourvus de culture écrite. C'est leur art qui transcrit leurs connaissances spirituelles, à travers lui, ils expriment leurs sentiments religieux, leurs croyances acquises au travers des rites et cérémonies.

Peintures sacrées

Elles sont le reflet de la culture huichole à travers les traditions chamaniques. Comme les icônes, ce sont de véritables témoignages historiques. Cette peinture à débuté il y a environ une trentaine d'année au sein de communautés parties s'intaller en ville et elle a atteint sa maturité actuellement.

Le support appelé le NIERIKA est une offrande magique et sacrée. C'est une petite tablette ronde ou carrée percée en son milieu. Elle est enduite sur les 2 faces d'un mélange de cire d'abeille et de résine de pin sur laquelle sont collés des fils colorés. On les trouve dans les lieux sacrés ( temples, fontaines).

Les NIERIKAS représentent un visage, celui du soleil, de la terre, d'un élan, du vent, du peyotl. Ils facilitent l'accès au monde spirituel, l'orifice central est souvent assorti d'un petit miroir considéré comme un oeil magique par lequel l'homme et les dieux peuvent se voir.

Les BOLES PERLES ( RAKURE)

Le travail des perles trouve son origine avant la conquête espagnole. Les indiens utilisaient alors l'argile, les os du corail, du jade, de la pyrite, des coquillages, de la turquoise et des graines à la place des billes de verre actuelles. Les colorants provenaient d'insectes ou de teintures végétales. Les billes permettent de représenter des visages au fond des bols utilisés comme offrandes aux dieux. Les Huichols considèrent que lorsque l'on boit dans ces bols, les dieux boivent en même temps la requête du croyant et assimilent mieux la prière. La couleur est en fonction du dieu sollicité : le bleu signifie RARAWIYEME ( rapa, l'arbre de la pluie), le rouge indique WIRIKUTA ( lieu d'apparition du peyotl), le noir, l'océan pacifique, lieu du grand serpent de la pluie.

Avec les billes synthétiques plus fines et diverses, le travail est de plus en plus fin et recherché.

D'autres objets sont réalisés également tels que bracelets, sacs, ceintures, bijoux  qui reprennent les motifs similaires aux peintures sacrées.

Cet article est évolutif, si vous souhaitez y apporter des compléments, n'hésitez pas à m'écrire un commentaire sur le blog :

http://cocomagnanville.over-blog.com/article-mexique-les-huichols-117355974.html

Les Huicholes : un peuple mexicain fidèle à ses coutumes et à sa religion Huicho17
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Message par obsidienne le Ven 8 Mar - 23:32

http://www.visionsdeschamanes.fr/lart-des-indiens-huichols/

La magie des symboles, des perles et des images de fils





Quinze à vingt mille indiens Huichols vivent au nord des états de Nayarit et Jalisco et dans la partie sud de Durango et Zacatecas. Cette zone, environ 200 miles (320 km) au nord-est de Puerta Vallarta, située dans la partie ouest des montagnes de la Sierra Madre. Elle couvre environ 200 miles2 (320 km2) et est appelée Comarca Huicot. Elle correspond à six communautés : San Andres Cohamiata, Santa Catarina, San Sebastian, Tuxpan, Chimaltitan et Guadalupe Ocotlan.



Ces communautés ou Coamitas sont constituées de familles étendues vivant dans des ranchs isolés. Chaque famille consiste en groupes de 15 à 20 âmes, séparées par 1 à 5 heures de marche difficile les uns des autres. Ce sont principalement des fermiers qui cultivent du maïs, des haricots, des courges et autres légumes. Ils élèvent aussi des vaches pour le lait et des moutons pour la laine.



Chaque communauté se ressemble excepté quelques différences mineures dans le dialecte, les croyances religieuses, l’organisation, l’habitat, et même les vêtements dont par exemple la longueur des manches ou les motifs de broderie diffèrent selon les villages.



Le travail artistique huichol se divise en travail de la perle et travail des fils de laine. Ce sont les hommes et les femmes de tous âges qui le font, mais beaucoup d’oeuvres sont réalisées par des chamanes et sont plus «mystiques». D’autres objets sont simplement destinés au cérémonies et se trouvent sur les autels où ils sont bénis. Le plus souvent ce travail des perles est une impressionnante symphonie symétrique de couleurs et de symboles. Longtemps avant la conquête espagnole, ces groupes indigènes décoraient leurs bols avec de pierres, des graines et des coquillages pour en faire des offrandes aux dieux. Puis ils commencèrent à utiliser les perles quand elles furent introduites au Mexique. Une sculpture en bois est enduite de cire d’abeille et une à une les perles sont enfilées sur une longue aiguille et placées sur la cire. L’habilité, la patience et le sens artistique des artistes huichols sont remarquables.



Au premier coup d’oeil, ces oeuvres semblent êtres trop colorées et trop chargées, mais en regardant plus attentivement on découvre l’émergence d’une multitude de symboles et leur symbolisme.



Souvent on trouve le symbole de la trinité représenté par la fleur de peyolt, le plant de mais et le cerf. Ces trois principaux dieux sont très présents dans toutes ces créations.

Selon la croyance huichole, chacun d’eux peut se changer ou se transmuter en l’autre puis devenir une trinité. Dans un certain sens, c’est un concept difficile à saisir parce que trop simple. Le cerf et le mais nourrissent le corps et le peyolt nourrit l’esprit, la sagesse et la connaissance; la trinité peut être représentée soit par ces trois objets soit simplement par le cactus peyotl sacré. Souvent cette trinité est protégée par les symboles de scorpions et de serpents à sonnettes. Une grande variété d’autres symboles est représentée.

Des effets d’illusion optique ou « magique » apparaissent parfois par des lignes ou des répétitions de motifs ce qui donne une force profonde à ces pièces.



La réalisation de tableaux en fils date d’environ cinquante ans; c’est la même méthode d’enduit de cire d’abeille sur un support de bois sur lequel sont posés et comprimés des fils colorés pour former des motifs. A l’origine ces peintures étaient un mélange de figures primitives puis elles ont raconté des histoires. Ces images dépeignent les croyances des Huichols, les mythes de création, les relations à la nature, les pèlerinages sacrés et la vie mystique. Ce sont souvent des visions expérimentées sous peyotl, des rêves sacrés qui touchent la source primordiale de la connaissance. Il est important de rappeler que pour les huichols la spiritualité est présente à chaque moment de la vie; ils ressentent tout le temps leur connexion à la nature et au sacré.



Au moins une fois par an, les indiens huichol accomplissent un voyage jusqu’à Wirikuta, le lieu sacré situé dans le désert près de « Real de Cartorce » à San Luis Potosi. Ce pèlerinage au domicile du Frère Ainé Cerf s’effectue à travers 1500 kilomètres de montagnes, rivières et désert pour aller rendre hommage à leurs dieux et « chasser » le peyolt divin. Cette pèlerinage a probablement commencé il y a plus de trois mille ans.

Wirikuta est un lieu sacré où a débuté la création, où les dieux reposent, où le peyotl pousse et où le soleil est apparu pour la première fois.

Pendant l’année, les indiens font aussi des voyages vers d’autres lieux comme San Blas au bord de la mer pour laisser des offrandes à Aramara, la déesse des eaux. Ils vont aussi dans d’autres endroits pour faire des dons à différents dieux et divinités.

Pour la plupart d’entre nous, ces tableaux ne peuvent pas avoir la même signification qu’ils ont pour les indiens huichols. Nous pouvons seulement admirer leur culture et apprécier le lien qu’ils perçoivent entre leurs vies et les éléments de la nature. Cet art a une force, une énergie et une intensité, une vision et une connexion avec la vie. Espérons que cette force ne s’affaiblisse pas et que ces indiens ne deviennent pas trop « civilisés »

Un profond sentiment religieux imprègne tout leur travail et les visions agissent pour les relier à la vie agraire primitive qui leur permet de poursuivre leurs nombreux rites et pratiques religieuses d’une profonde spiritualité. Nous avons la chance à notre époque de

pouvoir admirer ces formes d’art « primitif ».
Alors que tous les peuples indigènes du monde occidental ont été absorbés dans le flux du monde moderne, les indiens huichols qui vivent dans des zones reculées du Mexique ont maintenu leurs traditions ancestrales.Pendant des siècles, le terrain escarpé et éloigné de leurs montagnes a été un territoire protégé où les Huichols ont survécu et pu préserver leur culture, leur religion et leur art unique.

Dans un environnement sauvage, leurs besoins matériels et spirituels ont nourri un système de valeurs et un mode de vie qui se sont transmis de génération en génération à l’écart du monde. Aujourd’hui la culture huichole est devenue une fenêtre sur le passé révélant l’héritage des traditions indigènes qui ont disparues pour la majorité dans la plupart des pays d’Amérique. Les huicholes croient eux mêmes qu’ils sont des « miroirs des Dieux » et qu’ils essayent de refléter la vision sacrée du monde à la fois physiquement et spirituellement.

Ainsi, par exemple, leur cultes aux divinités pour s’assurer la bienveillance des déités et la protection du peuple Huichol. En retour, la croyance veut que les déités enseignent aux Huichols une variété de.techniques ésotériques qu’ils peuvent employer pour agir sur les élèments et maintenir l’équilibre délicat entre la vie, la mort, la maladie et la santé, l’abondance et la malchance. Ces techniques comprennent le jeune rituel, l’abstinence sexuelle, des pèlerinages aux lieux sacrés et différentes pratiques de pénitences, purification, interprétation des rêves et les cérémonies du peyote. Ce n’est que s’ils continuent à pratiquer ces rituels et ces techniques, que les Huichols pourront maintenir leur spiritualité .

L’art Huichol est une extension des profonds sentiments religieux acquis par les Huichols au fil de leur participation au mode de vie traditionnel. Des cérémonies pratiquées régulièrement apprennent aux enfants l’importance de la communication avec le monde spirituel et leur enseigne les symboles représentant les habitants du monde invisible. Par leur art, les Indiens huichols encodent et documentent leur connaissance spirituelle. Ils expriment aussi leur croyance que les pouvoirs transcendantaux peuvent être communiqué à tout être humain qui se montre digne de cette connaissance sacrée.

L’art devient le support de cette sagesse ancienne et des pouvoirs de guérison.

Pour ceux qui prennent les voeux de l’initiation chamanique, la vie cérémonielle est l’échelle qui permet d’accéder à la croissance spirituelle et à l’atteindre. Les adolescents et les jeunes adultes consacrent dix à vingt années à la réalisation de leurs buts spirituels. Par les rituels et les cérémonies, on leur enseigne les formes de négociation avec le royaume sacré pour obtenir par exemple assez de pluies et des bonnes récoltes, des enfants en bonne santé, des animaux en abondance et la protection contre les maux surnaturels et la sorcellerie. La connaissance vient aux apprentis chamanes par les visions de peyote. Les visions de peyote sont considérées comme des dons des dieux, des récompenses à l’intention de ceux qui sont dans la conduite juste. Elles sont considérés comme des illuminations divines pour ceux que les dieux en jugent dignes. Les visions peuvent transporter un individu en dehors de la réalité ordinaire, révélant ainsi des ressources internes de connaissance et de pouvoir.

Les guides spirituels des chamanes Huichols sont importants pour les quêtes de vision. Ce sont

surtout des alliés animaux comme le loup, le cerf ou le chamane premier Kauyumari (notre Frère Cerf), qui est considéré comme le plus important. C’est lui l’énergie qui guide le chamane durant sa transe.

Le cerf est enseignant et messager. Il conduit les pouvoirs divins vers le chamane et lui apprend à guérir les maladies. Il communique avec les dieux, comprend la nature du Feu et du Soleil. Quand les chamanes chantent, ils parlent avec Kauyumari, qui les envoie vers leurs rêves et les guide vers leurs visions.

Le initiations chamaniques sont des périodes de transformation. Quand l’apprenti-initié apprend quels sont les pouvoirs à sa portée et leur usage, il ne se trouve qu’au tout début du chemin, parsemé de difficultés et de sacrifices. S’il peut néanmoins les endurer, la tradition lui promet la récompense suprême de rencontrer ses déités en face à face dans une expérience mystique, qui l’ élève à un autre niveau de conscience et de mode de vie.

Quand les chamanes arrivent à un age plus avancé, leur formation aboutit à une connaissance approfondie, encyclopédique dans son étendue, des mondes physique et métaphysique. Les connaissances botaniques d’un chamane pourraient remplir des volumes. Leurs pouvoirs universels s’étendent jusqu’aux confins de l’univers, auxquels ils accèdent dans leurs rêves et leurs visions, ce qui leur permet de communiquer avec le Soleil, l’Aigle Mère du Ciel, le Dieu du Vent et les Déesses de la Pluie, l’autre monde et le pays des Morts. Ils ont la capacité de changer la mauvaise santé en bonne santé, la sécheresse en pluie, de rendre les récoltes abondantes, la malchance en chance, la mort en vie, le déséquilibre en équilibre.



Les indiens Huichols tiennent leurs chamanes en la plus haute estime. Des noms spéciaux sont attribués à ceux qui atteignent l’état de sagesse et d’illumination. Ils n’ont plus rien à prouver, aussi deviennent-ils, selon l’expression huichole, des Dieux Vivants. Ceux-là sont les grands prêtres, les conservateurs de la connaissance collective et sacrée qui remonte loin dans l’histoire.



Ils sont la mémoire du peuple, les gardiens de leurs traditions ancestrales. Tous les détails des cérémonies, tous les lieux et les objets sacrés, toutes les prières et les déités sont conservées dans la mémoire des chamanes et transmis à chaque nouvelle génération.



Tandis que ces vieux sages sont assis devant le feu avec leurs baguettes de guérison (à plumes) et leurs flèches de prières, ils écoutent des voix que nous ne savons plus entendre. Ils pratiquent leur magie dans des mondes invisibles, qui ont depuis longtemps disparus de nos horizons mais qui sont remémorés; visités et vénérés par les Huichols.

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