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L’expression imagée des secrets de Brahma, Vichnou et Shiva retrouvés par l’étude de la nature

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L’expression imagée des secrets de Brahma, Vichnou et Shiva retrouvés par l’étude de la nature Empty L’expression imagée des secrets de Brahma, Vichnou et Shiva retrouvés par l’étude de la nature

Message par obsidienne le Dim 24 Fév - 20:34

L’expression imagée des secrets de Brahma, Vichnou et Shiva retrouvés par l’étude de la nature


Extrait du livre de Rudolf Steiner : L’homme dans ses rapports avec les animaux et les esprits des éléments.

Huitième conférence. Dornach, 3 novembre 1923.

L’antipathie des Gnomes pour les animaux inférieurs, dont ils sont le complément en haut, dans le domaine de la tête : leurs forces vives d’observation. Les Ondines complètent les poissons et les amphibies. Les sylphes complètent dans l’autre sens, vers le bas, le monde des oiseaux ; les esprits du feu complètent les papillons. Les bons et les mauvais esprits des éléments ; leurs forces de construction et de destruction ; le déplacement des sphères.



Je vous ai parlé précédemment de l’autre côté de la nature, c’est-à-dire des entités supra-sensibles, invisibles, qui accompagnent de leur présence tous les phénomènes sensibles et visibles. L’ancienne clairvoyance instinctive percevait ces entités aussi nettement que les êtres corporels. De nos jours, elles ne sont pour ainsi dire soustraites au regard des humains. Mais si le peuple des Gnomes, des Ondines, des Sylphes et des Esprits du Feu ne nous est plus aussi perceptible que le règne animal ou le règne végétal, cela résulte seulement de la métamorphose que l’homme a subie au cours de son évolution. Au stade actuel, il ne peut plus épanouir sur terre la vie de son âme et de son esprit qu’à l’aide du corps physique et du corps éthérique.

Il ne peut se passer du corps éthérique pour l’épanouissement de son âme, ni du corps physique pour l’épanouissement de son esprit. Le corps physique fournit ainsi à la vie de l’esprit les outils dont elle a besoin (les organes sensoriels), mais il n’est pas apte à se mettre en rapport avec les entités supra-sensibles qui sont la base du monde sensible. Il en est exactement de même du corps éthérique, qui est indispensable à l’activité de l’âme. Pour ces raisons, une bonne moitié de notre entourage terrestre nous échappe, et le monde des esprits élémentaires ne nous est plus couramment accessible. Les perceptions physique et éhériques ne les atteignent pas.

Ce qui échappe de la sorte à la connaissance des humains, nous allons tenter d’en donner une idée plus précise.

Tout au bas de l’échelle animale se trouve une multitude de créatures peu évoluées, qui ne consistent en somme qu’en une masse molle et gélatineuse. Ces êtres vivent dans l’élément liquide et ils en sont formés. Ils n’ont pas de squelette, aucun soutien solide à l’intérieur du corps. Ils font partie de la création terrestre tardive. Ils accomplissent, à présent seulement, sur une terre déjà évoluée, ce que l’ancien Saturne, au temps où se construisait sa tête. C’est pourquoi ces êtres ne parviennent pas à durcir l’intérieur de leur corps, et restent des invertébrés.

Or, les Gnomes sont les entités qui, dans la nature extérieure, complètent d’une manière spirituelle ce qui manque à ces invertébrés, qui vont des organismes les plus rudimentaires jusqu’au Amphibies et aux Poissons (ceux-ci ne possèdent, en effet, qu’une ébauche de squelette). C’est grâce aux Gnomes que cette immense série de formes primitives devient un tout.

En ce monde, les relations qui unissent les êtres les uns aux autres sont de natures très diverses. Entre les Gnomes et ces animaux inférieurs, ce sont des relations d’antipathie. Les Gnomes cherchent sans cesse à se préserver de la métamorphose en ces formes animales.
Comme je vous l’ai dit, les Gnomes sont des esprits remarquablement malins et compréhensifs. L’intelligence leur est donnée en même temps que la perception. Ils sont donc, sous tous rapports, le contraire des invertébrés. Par le rôle qu’ils jouent aussi dans la croissance des plantes, dont j’ai parlé hier, ils les complètent, les parachèvent. Ils ajoutent à cette création inférieure ce qui lui manque. Ainsi, les invertébrés ne sont doués que d’une conscience obscure ; les Gnomes, par contre, ont la conscience la plus nette qui soit. Les invertébrés sont dépourvus de squelette ; les Gnomes rassemblent, pourrait-on dire, les forces éparses de la pesanteur, pour s’en constituer un corps. Ce corps fait tout entier de pesanteur, de masse et de poids invisible, est exposé sans cesse à se désagréger, à perdre sa substance. Les Gnomes sont obligés de le recréer continuellement en empruntant aux forces de la pesanteur, pour sauver leur existence propre, ils doivent être sans cesse aux aguets. Aucune créature terrestre n’est aussi attentive que le sont les Gnomes à tout ce qui les entoure. Ils observent remarquent tout. Il leur faut tout connaître, tout savoir, pour préserver leur vie, et rester continuellement sur le qui-vive : s’ils s’assoupissaient un instant, comme il arrive aux hommes, ce serait aussitôt leur perte.

Il existe en allemand une très vieille locution qui dit : « Etre sur ses gardes comme un kobold ». Or, les kobolds sont des Gnomes. Lorsqu’on veut exhorter quelqu’un à la vigilance, on lui dit donc : « Sois aussi attentif qu’un Gnome » ! En effet, les Gnomes sont extraordinairement attentifs, et si l’on pouvait placer un Gnome au premier rang dans les salles de classe, il donnerait aux écoliers un excellent exemple.

Les Gnomes ont encore une autre qualité : c’est un instinct d’indépendance et de liberté presque invincible. Ils se préoccupent assez peut les uns des autres et leur attention n’est guère tournée que vers le monde extérieur. Un Gnome ne s’intéresse presque pas aux autres Gnômes. Mais tout ce qui l’environne l’intéresse prodigieusement.
Comme je vous l’ai dit, c’est notre corps qui nous empêche de percevoir ce petit peuple. A l’instant où cet obstacle disparait, les êtres élémentaires nous deviennent aussi visibles que les autres.

Celui qui parvient à traverser en pleine conscience l’instant d’assoupissement qui précède le rêve, fait connaissance avec les Gnomes. Rappelez-vous ce que je vous ai dit une fois dans le Goethéanum sur « La vie de l’âme ». Le rêve, tel que nous le voyons ne se présente pas à la conscience ordinaire sous sa vraie forme, mais revêtu d’un masque. Le rêve qui se produit à l’instant de l’assoupissement porte également un masque. Nous ne nous libérons pas si vite (dans la conscience ordinaire) des réminiscences de ce que nous avons vécu durant le jour, ni de nos organes intérieurs qui prennent parfois dans le rêve un aspect symbolique ; le cœur s’y transforme par exemple en une fournaise, le poumon devient des ailes, etc… Mais ce sont là des masques. Si nous pouvions voir nos rêves dépouillés de tout masque et entrer dans le rêve sans que les êtres qui s’y trouvent prennent de déguisement, alors nous apercevrions toute la cohorte des kobolds, des lutins, qui, à ce moment, viendrait à notre rencontre.

Il vaut mieux que l’homme, dans la vie courante, soit préservé de la vue inopinée de ces êtres, car il en aurait peur. En effet, ces lutins, ces gnômes, qu’il verrait accourir à sa rencontre, ce sont des reflets fidèles de toutes les forces destructrices que l’homme porte en lui. L’homme prendrait donc conscience de tout ce qui le détruit et l’anéantit sans cesse. Et ces gnomes, s’il les percevait sans préparation, lui apparaîtrait comme autant de symboles de mort. L’homme en éprouverait un terrible effroi, n’en ayant pas été averti préalablement, ne les ayant pas compris tout d’abord par la raison courante. Il aurait le sentiment que ces êtres accourent à l’instant de son sommeil pour l’ensevelir, pour l’enterrer. Car tel est l’aspect de cette expérience. Les gnomes nous ensevelissent dans le monde astral, à l’instant où nous nous endormons.

Ceci ne concerne, à vrai dire, que cet instant précis. Car le monde sensible est également doublé par les autres esprits élémentaires, en particulier par les Ondines ou Esprits de l’eau. Ces êtres fluides, en perpétuelle métamorphose, vivent avec l’eau comme les Gnomes vivent avec la terre. Nous avons vu quel rôle elles jouent dans la croissance des plantes ; or elles jouent également un rôle vis-à-vis du règne animal : elles le complètent, elle aussi. Elles sont en rapport avec les animaux un peu plus évolués que ceux dont nous avons parlé tout à l’heure, avec les animaux dont le corps terrestre s’est différencié davantage. Ces animaux, dont la série s’élève vers les poissons et les amphibies supérieurs, sont pourvus d’écailles, ou d’une carapace très dure. Ils ne peuvent vivre qu’à l’abri d’une enveloppe résistante. Les forces qui donnent à ces animaux une protection de cette sorte, ce que l’on pourrait appeler un squelette extérieur, sont les forces des Ondines. Les Gnomes soutiennent spirituellement les animaux tout à fait déshérités, tout à fait inférieurs. Mais les animaux qui ont besoin d’un abri, d’une carapace, doivent se présent aux Ondines. Celles-ci leur confèrent, d’une manière encore primitive, l’équivalent de ce qu’est notre boîte crânienne. Elles font pour ainsi dire, de chacune de ces créatures, une tête. Car ces entités qui sont là de toute parts, invisibles, derrière le monde visible, remplissent des tâches considérables dans l’ordre universel. Vous le constaterez facilement : dès qu’il s’agit d’expliquer des phénomènes naturels comme ceux dont il vient d’être question, la science matérialiste se récuse. Elle est, par exemple, hors d’état d’expliquer comment les animaux mous et gélatineux parviennent à se mouvoir dans l’élément liquide : car elle ignore que les Gnomes les soutiennent spirituellement.

D’autre part, l’apparition de carapaces autour de certains animaux crée à la science matérialiste une grande difficulté. Car elle ne sait pas que les Ondines, déjà douées d’une certaine sensibilité, et craignant de se fourvoyer dans l’animalité, rejettent hors d’elles-mêmes, émettent continuellement ce qui va constituer ces carapaces, ces écailles, ces coquilles protectrices des animaux à demi évolués.

En ce qui concerne les Ondines, on ne peut que répéter ce qui a été dit plus haut : dans l’état courant de la conscience humaine, elles ne peuvent être perçues, parce que le corps y fait obstacle. Sans quoi, on les verrait aussi bien que les feuilles des plantes et que les animaux.

Mais lorsque l’homme s’enfonce dans le sommeil profond, et que, grâce au don de l’inspiration, il devient capable de voir à travers ce sommeil, alors s’élèvent sur les vagues de l’océan astral, - dans lequel les Gnomes nous ont, à l’instant de l’assoupissement, ensevelis plongés, cachés pour ainsi dire. – alors s’élèvent, devant son regard spirituel, les Ondines. Elles sont visibles dans le sommeil profond.

Ce sommeil entraîne l’extinction complète de la conscience ordinaire, mais la conscience qui s’y éclaire par l’inspiration a pour objet le monde merveilleux du devenir liquide et de ses métamorphoses innombrables. Exactement comme la conscience diurne nous montre, tout autour de nous, des objets aux contours précis et accusés, la conscience nocturne éclairée nous offre la vue de ces entités ondoyantes et changeantes : c’est un remous grandiose, un immense déferlement de vagues, une montée, une descente continue. Tout notre sommeil profond en est rempli ; il est entièrement fait de cette mer vivante et mouvante, qui nous environne en réalité, et qui est le monde des Ondines.

En ce qui concerne les Sylphes, la chose est un peu différente. Eux aussi complètent et parachèvent une certaine partie du règne animal, mais cette fois, c’est « par l’autre côté ».
On peut dire que les Gnomes et les Ondines, ajoutent l’élément « Tête » aux animaux qui n’ont pas de tête. Or les oiseaux, je vous l’ai dit, sont entièrement « tête ». Tout leur corps se résume en une organisation « tête ». Ce que les Sylphes ajoutent spirituellement au monde des oiseaux, c’est ce qui leur manque : le complément corporel. Ils parachèvent les oiseaux dans le domaine organique qui correspond, chez l’homme, aux échanges vitaux et aux membres.

Les oiseaux volent, et leurs pattes sont comme atrophiées ; les Sylphes, par contre, ont des membres extrêmement allongés. Toutes proportions gardées, ils représentent donc spirituellement, au sein même des airs, l’élément que la vache incarne en bas, dans la matière physique. C’est pourquoi on pourrait dire que les Sylphes ont leur m o i dans la race des oiseaux : leur m o i, c’est qui les rattache à la terre. C’est sur la terre que l’homme acquiert son m o i. Les sylphes sont rattachés à la terre par le règne des oiseaux. Ils doivent à la gent ailée d’avoir un m o i ou d’avoir, tout au moins la conscience de leur m o i.

Lorsque l’homme a dormi pendant toute la nuit, lorsqu’il a été environné de cette mer astrale qui évolue sans cesse, prenant les mille formes des Ondines, il se réveille. Le rêve qui se produit à l’instant du réveil est très particulier. Mais il n’apparaît, lui aussi, à la conscience courante, que sous un masque ; il est déguisé en réminiscences de notre vie diurne, en symboles organiques ; si nous pouvions vivre ce rêve dans sa pureté, nous nous trouverions en face du monde des Sylphes. Mais ces Sylphes prendraient un aspect étrange. Il nous semblerait que le soleil veut envoyer vers nous quelque chose qui ne peut agir que difficilement sur l’homme, quelque chose qui tend à l’engourdir spirituellement. - Nous verrons tout à l’heure pourquoi il en est ainsi. Retenons que si l’homme pouvait percevoir le rêve de l’éveil, sans masque, et dans toute sa pureté, ce serait en lui l’irruption d’une lumière voltigeante et papillonnante. L’expérience aurait un côté assez désagréable, car les membres allongés des Sylphes lui sembleraient analogues à des rets fluides qui l’enserrent, l’enlacent et l’emprisonnent. Comme si la lumière faisait irruption de tous côtés, le surprenait, le saisissait, et comme s’il était extraordinairement réceptif et sensible à l’égard de cette lumière. A certains instants, il sentirait peut-être aussi cette lumière comme une légère caresse. Mais ce que je veux faire comprendre, - ce n’est qu’une très vague indication, - c’est que cette lumière vivante, active, cette lumière qui porte et qui touche, à la forme de Sylphes.

Arrivons maintenant aux Esprits du Feu. Ils forment le complément spirituel du monde léger des papillons. Nous savons que le papillon développe aussi peu que possible son corps physique, il le laisse aussi immatériel, aussi subtil qu’il le peut. Par contre, il est un être de lumière. Les Esprits du Feu sont les entités qui complètent et parachèvent le papillon. De sorte qu’on peut avoir cette impression : si l’on s’imagine d’un côté un papillon physique très agrandi, et de l’autre côté, un Esprit du Feu (ces deux sortes d’êtres sont rarement réunis, sauf dans les cas que j’ai précédemment indiqués), de la fusion, de la cohésion entre ce papillon et cet Esprit du Feu, résultera l’image d’un homme ailé. Il faut seulement donner au papillon la dimension voulue, et accorder aussi à l’Esprit du Feu la grandeur humaine. Ce qui résulte de la fusion de ces deux êtres, c’est l’image ailée de l’être humain.
Ceci nous montre de quelle manière les Esprits du Feu complètent spirituellement les papillons, ces animaux si proches du spirituel. Ils les complètent par le bas. Les Gnomes et les Ondines complètent les animaux inférieurs par le haut, par la tête. Les Sylphes et les Esprits du Feu complètent les oiseaux et les papillons par le bas.

De même que l’homme peut percer le mystère du rêve et du sommeil, de même il peut aussi percer la conscience diurne, l’état de veille. Mais dans cet état, l’homme utilise très activement son corps physique. Dans cet état, l’homme ne parvient généralement pas à prendre conscience des Esprits du Feu qui l’entourent et qui sont en relation étroite avec sa pensée, avec tout ce qui procède de son organisation « tête ». Si pourtant il arrive à rester parfaitement éveillé, en pleine conscience diurne, et à sortir néanmoins de lui-même, dans une certaine mesure, c’est-à-dire à rester solidement ancré dans sa raison, les deux pieds bien fermes sur la terre, et à se projeter en même temps hors de son corps. – ce qui revient à être à la fois m o i et n o n – m o i, sujet et objet. – alors, il se contemple en tant qu’être pensant : il perçoit les Esprits du Feu. Car ce sont eux, qui trament dans l’univers l’élément spirituel qui, vu par l’autre face, rend nos pensées perceptibles.

Ainsi la vision des Esprits du Feu peut amener l’homme à se voir en tant qu’être pensant : il cesse d’être simplement le penseur, celui qui engendre les pensées : il se voit en tant que penseur. Il voit comment les pensées se font et se défont. A ce moment, les pensées ne sont plus liées à l’homme. Elles apparaissent comme des pensées cosmiques. Ce sont des forces, qui oeuvrent et vivent dans l’univers. On remarque alors que c’est la tête humaine qui nous donne l’illusion d’avoir nos pensées enfermées dans le crâne. En réalité, elles se reflètent dans le crâne comme dans un miroir ; on ne trouve dans le crâne que leurs reflets, leurs images. Le vrai substrat des pensées appartient à la sphère des Esprits du Feu. Lorsqu’on pénètre dans cette sphère, on trouve dans les pensées, non plus son propre m o i, mais le contenu pensant de l’univers, c’est-à-dire un contenu « imaginatif ». L’homme qui a assez de force pour sortir de lui-même, en pleine conscience, en plein état de veille, accède au monde des pensées cosmiques.

Qu’on ne permette d’ajouter ceci : Lorsque les événements terrestres sont contemplés non plus à partir d’un corps humain, mais depuis la sphère des Esprits du Feu, on assiste aux tableaux de l’évolution terrestre qui sont retracés dans « la science de l’occulte ». Dans ces tableaux, les pensées deviennent des pensées cosmiques, perçues dans la sphère des Esprits du Feu.

Ces choses-là sont donc, du point de vue humain, profondément réelles jusque dans leurs conséquences.

Les gnomes et les Ondines habitent une région de l’univers qui avoisine la conscience courante des hommes.

Ils sont au-delà du seuil. La conscience courante des hommes est préservée de leur vue, car ces entités sont loin d’être toutes bienveillantes. Certaines d’entre elles sont bénéfiques ; par exemple : celles qui font croître les plantes. Mais d’autres sont maléfiques.

A l’instant où l’homme fait irruption dans le monde où elles vivent, il se trouve mis en face des bonnes comme des mauvaises. Les discerner n’est pas toujours chose facile. Vous le verrez dans un instant. Un point de repère nous est donné par le fait que les entités bénignes sont plutôt consacrées au règne végétal et au règne minéral. Les malignes cherchent sans cesse d’approcher le règne animal et l’humanité, mais les pires de toutes atteignent aussi le règne végétal et le règne minéral. On peut se faire une idée déjà très suffisante de la malignité de ces entités en considérant celles qui recherchent le voisinage des animaux et des hommes. Ce qu’elles veulent accomplir dans l’homme, c’est à proprement parler ce que les Hiérarchie supérieures ont chargé leurs sœurs bienfaisantes d’accomplir dans les plantes et dans les minéraux.

Certaines appartiennent au monde des Gnomes et des Ondines. Elles ont pour but de réaliser physiquement dans l’homme, ce qu’elles ne devraient réaliser que chez les animaux inférieurs. Dans l’homme et dans les animaux supérieurs, la présence de ces être nuisibles permet l’éclosion de formes animales ou végétales parasitaires. Les malins esprits élémentaires engendrent les parasites qui vivent aux dépens du sang et des tissus de l’homme et de l’animal. Dès l’instant où l’homme franchit le seuil du monde spirituel, il pénètre de plain-pied dans les subtilités de ce monde. Des pièges lui sont tendus aussitôt, de toutes parts, et il est réellement bon qu’il écoute à ce moment la leçon des Kobolds : qu’il apprenne à être sur le qui-vive !

C’est là ce que les spirites, par exemple, ont le tort de méconnaître : à quoi servent ces esprits malfaisants du règne des Gnomes et du règne des Ondines, qui engendrent des animaux et des plantes parasites ? Eh bien, s’ils n’étaient pas là, ces esprits malfaisants, l’homme ne pourrait jamais acquérir la force de développer sa masse cérébrale. On touche là à un mystère de la plus haute signification.

Je vais indiquer à grands traits : représentez-vous l’homme dans sa triple organisation : échanges vitaux et membres – poitrine et fonction rythmiques, - tête, système nerveux et sens. Laissons de côté l’organisation rythmique. Il se déroule des phénomènes en haut, d’autres phénomènes en bas. Quand on considère ceux qui se déroulent en bas, l’attention se porte sur les processus de l’élimination, soit par les reins, soit par l’intestin, processus qu’on a tort de mépriser généralement. Il y a un écoulement de substance vers le bas. On a l’habitude de n’y voir qu’une sécrétion pure et simple. Mais, dans la mesure même où de la substance est excrétée, il apparaît spirituellement dans la région inférieure de l’homme, quelque chose qui correspond à ce qu’est, dans sa région inférieure en reste à mi-chemin, quant au développement physique. Et pourtant s’il y a expulsion, c’est parce que la fonction éliminatrice ne poursuit plus son action physiquement, mais spirituellement. En haut, le processus va jusqu’au bout. Il se forme physiquement ce qui, en bas, reste à l’état spirituel. En haut, il existe un cerveau physique ; et en bas, un cerveau spirituel. Si l’on prolongeait le phénomène qui se déroule en bas, si on le conduisait jusqu’à ses dernières métamorphoses, on arriverait à un terme final qui serait le cerveau.

La masse cervicale est un produit de sécrétion qui s’est différencié, en continuant d’évoluer. Ce fait biologique est d’une importance médicale considérable, et les médecins du XVIe et du XVIIe siècle en savaient encore quelque chose. De nos jours, on traite avec mépris (et souvent on a raison) la vieille thérapeutique qui consistait à employer des excréments animaux ou humains. C’est parce qu’on ignore qu’il y a dans les excréments, ce qu’on pourrait appeler « les momies du spirituel ». Bien entendu je ne prétends pas faire l’éloge de cette ancienne pharmacopée « stercoraire, et de ce qui en a subsisté jusqu’à ces tout derniers siècles. J’attire seulement ici l’attention sur des vérités importantes qui sont en rapport avec tout ce que j’ai précédemment exposé.

Le cerveau est essentiellement une métamorphose supérieure des produits d’excrétion. D’où la relation étroite entre les maladies cérébrales et les maladies intestinales ; de là aussi la corrélation entre la guérison du cerveau et la guérison des intestins.

Voyez-vous, parce qu’il existe des Gnomes et des Ondines, parce qu’il existe un monde où ces êtres peuvent mener leur vie, il existe aussi des forces qui peuvent engendrer des parasites dans la région inférieure de l’organisme humain, mais qui, d’autre part, permettent aux produits d’excrétion de la région supérieure de se métamorphoser en cerveau. S’il n’y avait pas de Gnomes et d’Ondines, nous ne pourrions en aucun cas posséder un cerveau.

Ce que nous avons dit du caractère destructeur de ces esprits élémentaires prend ici toute sa valeur : le cerveau est le siège de déconstruction, de destruction : on peut parler en sens inverse des forces édifiantes des Sylphes et des Esprits du Feu. En ce qui concerne ces deux derniers groupes d’entités, celles d’entre elles qui sont bénignes se tiennent éloignées des hommes ainsi que des animaux ; elles s’occupent de la croissance des plantes, comme je l’ai dit. Mais il en est aussi de malignes, et celles-ci font descendre dans les régions de l’eau et de la terre ce qui devrait demeurer en haut, dans les régions de l’air et de la chaleur.
Pour comprendre ce qui se passe de la sorte, lorsque ces esprits élémentaires font descendre dans la région terrestre humide ce qui appartient à la région chaude-aérienne, considérons par exemple, la belladone. C’est une plante dont la fleur a reçu si l’on peut s’exprimer ainsi, le baiser d’un Sylphe. Par-là, ce qui eût été une sève végétale bénéfique est devenu un suc vénéneux.

On a ici un exemple de ce qu’on pourrait appeler le décalage de sphères. En haut, dans ces régions cosmiques où la lumière est une substance réelle appréciable aussi bien à la vision qu’au toucher, il est juste que les Sylphes développent leurs forces d’enlacement, que j’ai décrites tout à l’heure, lorsque j’ai parlé de la lumière qui vous touche et vous caresse au réveil. Les oiseaux en ont besoin. Mais si le sylphe descend plus bas, et s’il applique au monde des plantes, dans la sphère terrestre-humide, ce qu’il ne devrait appliquer qu’ne haut, alors, il en résulte un suc terriblement vénéneux. Les parasites sont dûs aux Gnomes et aux Ondines. Les poisons sont dûs aux Sylphes ; les poisons sont, à proprement parler, une chose céleste qui est descendue trop bas.

L’homme et les animaux périssent, lorsqu’ils mangent le fruit de la belladone, qui ressemble à une cerise ; ce qui l’en distingue, c’est que ce fruit est caché dans son calice vert, y est pour ainsi dire enfonce, - de sorte qu’on peut lire jusque dans l’aspect extérieur de la plante ce que je viens d’exposer. Voyez par contre, ce qui se passe pour les merles et les grives : ces oiseaux dévorent les fruits de la belladone avec une parfaite impunité Car le sylphe de cette plante appartient à la même sphère qu’eux.

C’est une chose bien remarquable : l’homme et les animaux quadrupèdes, qui sont liés à la terre par leurs organes inférieurs, sont tués par le principe terrestre altéré de cette plante ; tandis que grives et merles qui vivent du don des Sylphes, - et les Sylphes bienfaisants le leur accordent sans cesse, - supportent à merveille ce décalage de forces. Ce qui est un poison pour les créatures assujetties à la terre, est pour eux un aliment.

Ceci nous permet de jeter une vue d’ensemble sur l’activité des Gnomes et des Ondines. Ils engendrent à partir des forces de la terre, tout un peuple de parasites qui affectent les autres êtres vivants, tandis que les poisons sont en quelques sortes distillés par le monde d’en-haut.

Lorsque les Esprits du feu se pénètrent des forces qui appartiennent en propre au monde des papillons (et dont les papillons ont besoin pour leur développement), lorsqu’ils font descendre ces forces jusque dans certains fruits, il en résulte le poison particulier qu’on trouve, par exemple, dans certaines amandes. Ce qui est comestible dans les autres fruits a été pour ainsi dire brûlé, dans l’amande, par les esprits du Feu. Dans les autres fruits, il y a une amande blanche au centre, et, tout autour, une pulpe juteuse. Dans l’amande, la pulpe comestible a été pour ainsi dire calcinée. Si l’action des esprits du Feu dépasse son but, non seulement la pulpe est brûlée à l’intérieur de la coque (ce qui est bénéfique) mais l’amande elle-même devient vénéneuse : c’est l’action maléfique décalée, des Esprits du Feu.

Vous voyez donc comment les esprits élémentaires, qui habitent un monde immédiatement voisin du seuil, produisent, si leur activité se décale, les parasites, les poisons et par conséquent, les maladies. Vous voyez également que l’homme en bon état de santé doit savoir jusqu’à quel point se protéger contre la menace qui l’environne.

Ceci dépend du degré de virulence des forces destructives et malveillantes chez les entités élémentaires. A un certain point de vue, elles ont leur utilité. Car ces entités sont à la base de toutes les constructions, de toutes les croissances naturelles, mais aussi de toutes les destructions nécessaires.

Ces vérités, connues de l’antique clairvoyance, peuplent les grandes visions qu’eurent les Hindoux, lorsqu’ils parlèrent de Brahma, de Vichnou et de Shiva.

Brahma représentait la sphère cosmique active, celle qui peut légitimement approcher l’homme.

Vichnou, l’activité cosmique qui peut s’allier à l’homme dans la mesure où celui-ci se transforme continuellement, répare, remplace rejette ce qu’il a d’abord édifié.
Shiva incarnait les forces destructrices.

On disait, aux époques reculées de la grande civilisation hindoue :

Brahma est apparenté aux Esprits du Feu et aux Sylphes.
Vichnou, aux Sylphes et aux Ondines.
Shiva, aux Ondines et aux Gnomes.

D’une manière générale, on trouve toujours dans ces antiques conceptions l’expression imagée des secrets que nous devons retrouver aujourd’hui par l’étude de la nature.

Nous avons vu les diverses affinités qui unissent, les esprits élémentaires au règne végétal ; ensuite nous les avons mis en rapport avec le règne animal. Partout, nous avons constaté que les entités situées au-delà du Seuil interviennent dans les phénomènes et dans les créatures situées en-deça. C’est seulement lorsqu’on comprend les inter-actions vivantes de ces deux sortes d’êtres que l’on peut espérer saisir le développement réel du monde visible.
Pour l’homme, la connaissance du monde supra-sensible est de toute utilité, car dès l’instant où il franchit les portes de la mort, ce n’est plus le monde sensible qu’il a autour de lui, c’est l’autre monde qui commence à être son univers. Au stade actuel de son évolution, il ne saurait trouver son chemin dans cet autre monde s’il n’avait pas tout d’abord appris à lire, dans les apparence sensibles, l’écriture secrète qui lui indique la voie ; s’il n’avait pas déjà appris à discerner dans les animaux de la terre, de l’eau, et de l’air, - et même dans les animaux de la lumière, qui sont les papillons, - le langage des esprits élémentaires, en compagnie desquels il est appelé à passer sa vie entre la mort et une nouvelle naissance.

Ce que nous voyons de ces entités durant notre vie terrestre n’est que leur enveloppe grossière, brutale. Leur véritable nature supra-sensible, nous ne la connaîtrons que lors de notre arrivée dans le monde spirituel, à conditions d’y emporter toutes nos facultés de discernement et de compréhension.
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L’expression imagée des secrets de Brahma, Vichnou et Shiva retrouvés par l’étude de la nature Empty Re: L’expression imagée des secrets de Brahma, Vichnou et Shiva retrouvés par l’étude de la nature

Message par obsidienne le Dim 24 Fév - 20:57

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