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L’être humain et les êtres élémentaires.

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L’être humain et les êtres élémentaires. Empty L’être humain et les êtres élémentaires.

Message par obsidienne le Jeu 13 Déc - 0:53

Livre de Rudolf Steiner : Rapport de l’homme au monde des étoiles – Communion spirituelle de l’humanité

L’être humain et les êtres élémentaires.

Cinquième Conférence. Dornach, 16 décembre 1922 : Les êtres élémentaires sot et déconsidérés par les autres, néanmoins conservateurs de nos pensées et apparus lors des vies antérieures. Autres être élémentaires haïssables, arachnoïdes combattus par les sylphes et les ondines et néanmoins porteurs de l’art. Troisième forme : Les êtres élémentaires de la honte se cachant en l’être humain devant les êtres de la chaleur et de l’enthousiasme et dispensant le bien et la moralité. Les êtres élémentaires normaux perceptibles à l’avenir seulement par les sens : ces trois autres espèces autrefois visibles sur l’ancienne Lune.

Les capacités nécessaires à l’homme pour s’insérer dans le monde et y travailler dans le cadre de son existence terrestre sont en rapport, avec ses activités dans le monde spirituel, entre la mort et une nouvelle naissance. C’est par ces activités-là que sont déterminées les circonstances dans lesquelles va se dérouler sa vie terrestre, circonstances qui ne sont pas en elles-mêmes des réalités sur le plan terrestre, mais qui s’avèrent comme les réalités dès que l’on considère la situation sur le plan suprasensible.

C’est de ce point de vue que nous allons aborder aujourd’hui les trois domaines qui englobent l’ensemble des activités humaines terrestres. Nous examinerons ainsi les pensées, puisque c’est par elles que l’être humain compte saisir la vérité dans le monde, puis les sentiments, puisque c’est par les sentiments et dans la sphère du sentiment qu’il compte s’approprier la beauté, et enfin la nature volontaire de l’homme, dans la mesure où c’est cette nature volontaire qui doit lui permettre de réaliser le bien.

Quand on parle des pensées, on songe bien sûr à ce domaine par lequel l’être humain peut s’approprier la vérité. Les pensées elles-mêmes ne peuvent cependant pas être des réalités concrètes. A partir du moment où nous avons conscience du fait que ce sont nos pensées qui nous instruisent sur la vérité du monde réel, il est bien évident qu’en tant que telles, les pensées ne peuvent pas elles-mêmes être des choses réelles. Imaginez que vous soyez enfermé dans vos pensées comme vous l’êtes dans votre cerveau ou dans votre cœur ; les pensées seraient alors quelque chose de réel ; vous ne pourriez donc pas saisir la réalité avec elles. Il serait même totalement impossible que le langage puisse exprimer ce qu’il est censé exprimer, s’il contenait une de ces réalités tangibles au sens terrestre où nous l’entendons habituellement. Si nous devions faire sortir de notre bouche une de ces réalités bien substantielles à chaque fois que nous prononçons une phrase, il est bien évident que nous ne pourrions pas exprimer cette chose, mais seulement la produire. Dans ce sens, nos paroles ne sont pas des choses réelles ; elles ne peuvent que « signifier » des choses réelles, de même que les pensées ne sont pas elles-mêmes des réalités, mais représentent une réalité.

Considérons maintenant le « bien » ; n’importe qui admettra que ce qui se fait tout seul dans le cadre de la réalité physique naturelle ne peut être appelé le « bien ». L’impulsion du « bien », nous devons d’abord la tirer du tréfonds de nous-même avant de la réaliser, car elle n’a aucune consistance réelle à priori. Si cette impulsion du « bien » se manifester comme la faim, c’est-à-dire comme une réalité extérieure, elle ne pourrait être « le bien ».
Et si vous regardez une statue, il ne vous viendra pas non plus à l’idée que vous pourriez avoir une conversation avec elle, parce qu’elle n’est qu’une forme imagée. L’image exprime quelque chose, et ce quelque chose, c’est la beauté. De sorte que la vérité exprime bien une réalité, « représente la réalité », mais elle est elle-même quelque chose qui se meurt dans un élément non réel. Il en va de même pour la beauté et pour la bonté.

Mais il est nécessaire pour l’être humain que ses pensées ne soient pas elles-mêmes des réalités –imaginez ce qui arriverait si vos pensées se promenaient dans votre tête comme des soldats de plomb ; vous sentiriez certes en vous quelque chose de réel mais, en étant elles-mêmes des réalités, ces pensées de plomb ne pourraient rien représenter -, s’il est impossible que les pensées, la beauté ou le bien soient des réalités immédiates, il est nécessaire pourtant qu’une réalité physique existe dans notre monde physique, terrestre, afin que nous puissions avoir des pensées, concrétiser dans l’art la beauté du monde ou réaliser le bien.

Le sujet que nous allons aborder là nous entraine dans un domaine de l’investigation spirituelle qui peut mener très loin dans une autre réalité spirituelle, dans le monde des entités spirituelles qui nous environnent ici même dans l’existence terrestre. Mais c’est là une réalité spirituelle qui se dérobe entièrement à nos sens, bien qu’elle nous soit très utile dans l’existence réelle ; de ce fait, elle ne peut pas non plus être appréhendée par notre conscience ordinaire, qui est basée uniquement sur la perception sensorielle. Nous sommes véritablement partout entourés par les êtres spirituels les plus divers, bien que notre conscience ordinaire ne les perçoive pas.

Ils sont pourtant nécessaires au déploiement de notre activité d’hommes, nécessaires pour que nos pensées puissent être représentatives de quelque chose, puissent avoir ce caractère immatériel de légèreté et de fluidité qui les empêche de devenir elles-mêmes des choses réelles et de plomber l’intérieur de notre tête. Il faut donc qu’il y ait dans le monde des êtres qui veillent à ce que nos pensées dans leur immatérialité, ne nous échappent pas constamment tout de suite. Car nous sommes à vrai dire, avec notre conscience ordinaire, des êtres particulièrement lourds et grossiers, si je puis m’exprimer ainsi, trop lourds et trop grossiers pour que cette conscience puisse facilement saisir les pensées. Il faut donc qu’il y ait des êtres élémentaires pour nous aider constamment à retenir nos pensées. De tels êtres existent, mais ils sont extrêmement difficiles à découvrir car ils se cachent sans cesse, si je puis dire.

Si l’on se pose la question : « Comment se fait-il que nous puissions retenir une pensée alors qu’elle n’est pas une chose réelle, qui donc nous aide à faire cela ? « on a vite fait de se tromper, précisément dans le contexte anthroposophique. Car aussitôt que l’on se pose la question : « qui retient pour nous les pensées ? » On est immédiatement entrainé, par ce désir même de connaitre les entités spirituelles qui retiennent nos pensées, dans le domaine des entités ahrimaniennes ; on plonge dans le royaume ahrimanien.

Très vite nous vient alors le sentiment, un sentiment trompeur, que c’est grâce aux esprits ahrimaniens que nous pouvons retenir nos pensées, que celles-ci ne nous échappent pas, aussitôt saisies. C’est pourquoi la plupart des gens sont même reconnaissants, inconsciemment reconnaissants, aux entités ahrimaniennes de les soutenir dans leur activité de pensée. Mais cette gratitude est réellement très mal placée ; car il existe tout un règne d’entités pour nous soutenir dans le domaine des pensées, et ces entités ne sont pas du tout de nature ahrimanienne.

Elles sont extrêmement difficile à détecter, même pour celui dont la vision spirituelle est déjà bien exercée. On peut les déceler parfois en observant les faits et gestes d’un être humain très intelligent. On s’aperçoit en effet, lorsqu’on suit attentivement les faits et gestes d’un tel personnage, qu’il est escorté d’une nuée d’êtres très fugaces. Nulle part il ne se trouve tout seul ; partout il est suivi de ce cortège fugace d’entités spirituelles ; elles possèdent une particularité tout à fait remarquable, mais qui ne se révèle qu’à celui qui sait observer les entités des règnes élémentaires, invisibles aux yeux physiques, qui s’activent partout dans la nature où apparaissent des formes, des formes cristallines par exemple, ou d’autres formes semblables. Car tout ce qui possède une forme est régi par l’activité de ces entités, que vous trouvez décrites dans mes Drames-Mystères comme celles qui façonnent, qui martèlent les formes solides. Observez bien les êtres du type des gnomes qui sont décrits dans l’un de mes Drames-Mystères ; ils sont l’image même des êtres produisant les formes. Comme on peut déjà s’en rendre compte rien qu’à la manière dont je les ai représentées dans Drames-Mystères, ces entités sont très rusées et, du haut de leur malice, raillent le manque d’intelligence des hommes. Rappelez-vous bien cette scène de mon Drame-Mystère, si vous la connaissez.

Celui qui est en mesure d’observer de cette façon un de ces individus très intelligents, avec toute l’armée des entités dont j’ai parlé précédemment qu’il traine à sa suite, s’apercevra que ces entités sont incroyablement méprisées par des gnomes du monde élémentaire, en raison de leur caractère lourdaud, mais aussi et surtout en raison de leur incroyable bêtise. La bêtise constitue en effet une de leurs caractéristiques principales. De sorte que l’on peut vraiment dire, si on est capable de les observer de ce point de vue que ce sont précisément les gens les plus intelligents qui sont flanqués de ces escouades d’esprits sots. C’est comme si ces esprits sots voulaient faire partie de nous. En outre, comme on vient de le dire, ils sont incroyablement méprisés par les autres entités, celles que j’ai décrites dans mes Drames-Mystères comme forgeant les formes dans la nature. Il existe donc, parmi les sphères à priori inaccessibles à notre conscience ordinaire, une sphère dont la caractéristique est d’être peuplée d’esprits sots, qui recherchent tout particulièrement la sagesse et l’intelligence des hommes, vers lesquels ils se précipitent.

A vrai dire, à notre époque, ces êtres n’ont pas de vie propre. Ils accèdent à une forme de vie en s’appropriant celle des humains qui sont morts de maladie et qui, de ce fait, avaient encore en eux des forces de vie. Ils sont réduits à utiliser les forces de vies des trépassés. Nous voilà donc en face d’une catégorie d’esprits sots qui utilisent ce qui reste de la vie d’êtres humains, s’en remplissent pour ainsi dire en aspirant les restes de vie s’élevant des cimetières où d’autres lieux où reposent les morts.

C’est lorsqu’on pénètre dans de tels mondes que l’on réalise à quel point est peuplé, infiniment peuplé, le monde qui est situé au-delà des sens humains, combien nombreuses et variées sont les catégories d’entités spirituelles qui le composent, et à quel point ces entités spirituelles sont liées à nos propres facultés. Car si cet individu très intelligent – intelligent, et nous clairvoyant – que l’on suit dans ses activités peut si aisément retenir ses pensées intelligentes, c’est parce qu’il traine avec lui cette bande d’esprits stupides ; ceux-ci donnant du poids, de sorte qu’elles restent avec lui, alors que sans cela elles disparaitraient rapidement.

Comme je l’ai dit, ces entités sont copieusement raillées par celles qui appartiennent à la catégorie des gnomes. Bien qu’elles appartiennent au même règne qu’eux, ces derniers ne les tolèrent pas sur leur terrain. Ils les pourchassent sans arrêt ; et c’est véritablement un dur combat que se livrent le peuple des gnomes et ce peuple d’esprits imbéciles. Eux seuls pourtant rendent la sagesse accessible à l’homme ; sans eux, la sagesse serait une chose extrêmement fugace qui, à peine apparue, s’évanouirait aussitôt. Comme je l’ai dit, ils sont très difficiles à détecter, car on a vite fait de tomber dans le domaine ahrimanien dès qu’on se pose la question habituelle en la circonstance. Il est toutefois possible de les rencontrer dans les circonstances que je viens de décrire, lorsqu’on peut observer des hommes particulièrement intelligents traînant avec eux ces cohortes d’entités stupides. En dehors de ces cas, lorsqu’il n’y a pas suffisamment de pensées intelligentes chez les hommes, on pourra encore trouver ces être près des différents monuments de la sagesse. Ils se tiennent par exemple dans les bibliothèques, où ils sont également très difficiles à trouver, à condition que les livres contiennent des choses intelligentes. S’ils contiennent des sottises, on ne les y trouvera pas ; car ils ne sont présents que dans des lieux où se manifeste l’intelligence ; c’est à cela qu’ils s’accrochent.

Voilà qui nous donne un aperçu, en quelque sorte, d’un royaume qui nous cerne de toutes parts, qui existe au même titre que les règnes de la nature, et qui a quelque chose à voir avec nos propres facultés ; mais c’est un monde sur lequel il nous est difficile de porter un jugement. C’est pourquoi nous devons nous en remettre aux gnomes et à leurs opinions pour pouvoir le juger. Selon eux, ces êtres sont incroyablement bêtes et insolents. Mais ils ont encore une autre particularité : s’ils sont par trop pourchassés par ces esprits de la nature que sont les gnomes, ils vont se réfugier dans la tête des hommes. Et alors que dans la nature ce sont quasiment des géants, car ils sont extraordinairement grands, ils se font tout petits quand ils se cachent dans la tête des hommes. On pourrait dire d’eux qu’ils forment une catégorie hors normes d’esprits de la nature, mais cette catégorie est étroitement liée à toute l’évolution humaine sur la terre.

Une autre catégorie est constituée par les esprits qui vivent de préférence dans l’élément aqueux et dans l’élément aérien, comme ceux que vous trouvez décrits dans mes Drames-Mystères comme les entités du type des sylphes et autres. Ces entités sont principalement en rapport avec le monde de l’apparence, de la belle apparence ; elles s’attachent moins aux personnes intelligentes qu’à celles douées d’une nature artistique. Mais elles sont tout aussi difficiles à repérer, car elles peuvent se cacher très facilement. On les trouve là où il y a des véritables œuvres d’art représentant soit le corps humain, soit des formes naturelles ou autres. C’est là qu’on peut les trouver. Mais, comme je l’ai dit, il est également très difficile de les découvrir. Car dès que l’on se pose la question : « Comment se fait-il que la belle apparence nous intéresse, qu’on puisse même parfois prendre davantage de plaisir à regarder une belle statue qu’un être humain vivant, plaisir d’une autre nature certes, mais plus grand, comment se fait-il qu’on soit édifié, enchanté par une musique mélodieuse ou harmonieuse ? » On tombe à nouveau très facilement dans le domaine d’un autre règne, celui des entités lucifériennes. Mais il n’y a pas que les entités lucifériennes pour porter le domaine artistique ; une fois de plus, existe un règne d’êtres élémentaires ; ces êtres s’attachent à entretenir l’intérêt artistique chez l’homme, et le suscitent ; sans cela, les humains ne seraient guère sensibles à la belle apparence artistique, du fait qu’elle n’est pas une réalité.
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L’être humain et les êtres élémentaires. Empty Re: L’être humain et les êtres élémentaires.

Message par obsidienne le Jeu 13 Déc - 0:55

La raison pour laquelle ils sont si difficiles à déceler, c’est qu’ils peuvent très facilement se cacher dans le monde spirituel, plus facilement encore que les esprits sots, puisqu’ils n’existent que là où se manifeste la beauté. Or c’est précisément au moment où l’on jouit de la beauté, où l’on est entièrement absorbé par sa contemplation, qu’on les voit le moins. Pourquoi ?

Pour voir normalement ces être il faut essayer lorsqu’on est adonné d’une façon quelconque à des impressions artistiques, de porter le regard clairvoyant sur des entités que vous trouverez décrites dans cette même scène sous le nom de nymphes ou de sylphes, qui font également partie des règnes élémentaires, et essayer de se transposer en elles. Ce qu’il faut en somme, c’est regarder avec les yeux des êtres de l’air et de l’eau les autres personnes pendant qu’elles sont absorbées dans leur jouissance du beau.

Mais comme c’est là une chose difficile, il faut s’aider encore d’un autre moyen. Par chance pourrait-on dire, ces êtres se découvrent assez facilement quand on suit le discours de quelqu’un qui parle relativement bien, mais dont on ne comprend pas suffisamment la langue, autrement dit quand on suit un discours dont on saisit les sons sans en comprendre le sens. En s’absorbant dans un tel beau parler, mais il faut vraiment qu’il soit d’une grande éloquence, d’un style élégant, et qu’en même temps on n’en comprenne pas bien le sens, une faculté très subtile et très intime peut se faire jour en nous qui peut nous permettre de voir ces entités. En sommes ce qu’il faudrait, là encore, c’est pouvoir s’approprier pour ainsi dire le talent des sylphes, et le renforcer encore par celui qui se développe quand on écoute de beaux discours, exprimés dans un beau langage que l’on ne comprend pas, que l’on ne cherche même pas à comprendre, où l’on se contente simplement d’apprécier la beauté de la parole. C’est alors que l’on découvre les entités qui sont partout présentes, là où se manifeste la beauté et qui apportent leur concours aux hommes pour qu’ils trouvent intérêt à cette beauté.

Et c’est là que nous attend la grande déception, la grande et terrible surprise. Ces êtres-là sont foncièrement laids. En fait, ils sont même ce que l’on peut trouver de plus laid, car ils sont horribles à faire frémir ; les archétypes mêmes de la laideur. Mais si, passé le choc, on trouve le regard spirituel qui convient pour les appréhender, et qu’avec ce regard-là on visite quelque atelier de création artistique, on verra que c’est grâce à ces entités, véritables araignées sur le sol de l’existence cosmique, que l’être humain devient sensible à la beauté sur terre. Ces horribles araignées de nature élémentaire sont là précisément pour éveiller le sens du beau chez l’être humain. Car l’homme ne pourrait jamais éprouver le moindre intérêt pour la beauté si son âme n’était pas prise comme dans une toile par ce monde d’araignées repoussantes.

On est loin de se douter, quand on se promène dans une galerie d’art, que l’intérêt porté sur les plus beaux tableaux repose sur ces horribles araignées qui vont et viennent par les tous des oreilles et du nez. Ce que je vous en dis-là n’a pour seul but que de vous aider à découvrir leurs formes ; elles sont présentes chaque fois que l’être humain jouit de la beauté. C’est seulement sur fond de laideur que peut jaillir l’enthousiasme artistique de l’homme. C’est là un mystère cosmique. L’aiguillon de la laideur pourrait-on dire, est nécessaire afin que la beauté apparaisse. Les plus grandes figures d’artistes étaient des êtres à qui leur forte corporéité permettrait de supporter le grouillement de ces araignées en eux ; c’est cela qui a permis à la Madone Sixtine par exemple, ou à d’autres œuvres de cette qualité de voir le jour. Les belles choses qui sont produites dans le monde ne peuvent voir le jour que parce que l’enthousiasme de l’âme humaine les extrait d’un océan de laideur.

Quand on aborde le domaine situé au-delà du seuil, il ne faut pas s’imaginer que derrière le voile du monde sensible ne se trouvent que de belles choses. Quand des personnes averties vous disent que tous ceux qui ne se sont pas suffisamment préparés doivent être retenus devant le seuil du monde spirituel, ne croyez pas que ce soient des paroles en l’air. Il faut d’abord apprendre à connaitre la face cachée des choses édifiantes et exemplaires qui apparaissent devant le voile, et cette face-là n’est guère édifiante. Mais quand, averti de ces choses, on explore le monde élémentaire de l’air et de l’eau, on voit une fois de plus le grand combat que mène le règne fugitif des sylphes et des ondines contre ces archétypes de la laideur. Je les appelle des araignées, mais elles ne sont pas formées de la manière qui fait les toiles d’araignées ; c’est l’élément eau et vapeur d’eau qui les constitue. Ce sont des formes aériennes fugaces ; et leur laideur est encore accentuée du fait qu’à chaque seconde elles se revêtent d’une autre laideur, d’où le sentiment que chaque nouvelle laideur qui vient se superposer à la précédente est encore pire. Voilà pour les entités qui sont présentes dans l’air et dans l’eau en même temps que les choses belles et réjouissantes.

Mais pour que l’être humain puisse développer l’enthousiasme pour le bien, il y a encore autre chose. Concernant les êtres dont je viens de parler, on peut dire qu’ils ont une existence plus ou moins stable ; en revanche, pour les entités dont je vais parler maintenant, il y a lieu de préciser qu’elles sont en développement constant, tout particulièrement quand l’être humain ressent une certaine chaleur intérieure à l’idée du bien. Car il se développe alors dans cette chaleur des entités dont la nature s’apparente au feu, à la chaleur ; ces entités vivent certes à l’époque présente, mais en réalité elles sont de la nature de l’existence saturnienne de l’homme, qui est décrite dans ma Science de l’Occulte.

Ces entités sont donc aujourd’hui ce qu’était l’être humain sous l’ancien Saturne, sauf qu’elles ne sont pas constituées comme l’homme ; mais elles ont bel et bien une telle nature. On ne peut pas dire qu’elles soient belles ou laides, non, rien de tel ; pour les juger, il faut partir du point de vue qui nous est suggéré par d’autres êtres, qui sont également présents : les êtres élémentaires ordinaires de la chaleur. Toute cette analyse spirituelle est extraordinairement difficile à mener, car un humain n’approche que très difficilement les entités vivant dans l’élément de la chaleur, le « feu » au sens ancien, et quand bien même on y arrive, c’est une chose qui n’est pas agréable. On peut les approcher par exemple lorsqu’on est en proie à une fièvre violente. Mais alors on n’est généralement pas un très bon observateur. En dehors de ces cas, il convient de former son sens pour la compréhension des êtres de la chaleur par un développement plus poussé des moyens qui sont indiqués dans mes ouvrages. Ils ne sont pas sans rapport avec les entités qui apparaissent là où l’homme développe un chaleureux enthousiasme pour le bien. Mais cette relation est toutefois d’un genre très particulier.

Imaginons, car c’est seulement de cette façon que je puis décrire les choses, imaginons que soient présents des êtres normaux de la chaleur ; ils existent d’ailleurs de toute façon déjà dans la chaleur physique humaine, qui est plus élevée que la chaleur ambiante. L’être humain a sa chaleur propre, et de ce fait même, il est entouré par ces entités. Mais chez un homme qui est doté de l’enthousiasme pour le bien, d’autres entités apparaissent ; ce sont également des êtres de la chaleur, mais ils sont d’un autre genre. Dès qu’ils se trouvent à proximité des êtres du feu normaux, ils s’éclipsent immédiatement devant eux pour se faufiler à l’intérieur des hommes. En se plaçant du point de vue des êtres de la chaleur normaux on peut arriver à cerner leurs caractéristiques, mais il faut vraiment se donner beaucoup de mal pour cela. Il s’avère alors que ces entités sont dotées d’une grande pudeur, très intime, mais extraordinairement développée. Elles ne supportent pas d’être observées par d’autres êtres du monde spirituel et s’enfuient devant ceux tant elles ont honte d’être vues ; elles s’enfuient pour se réfugier avant tout dans l’intimité des hommes ; de ce fait, elles sont très difficilement repérables. En fait, c’est seulement dans certaines occasions qu’il est possible de les repérer, occasions qu’il n’est pas si facile de provoquer volontairement, et encore faut-il être capable alors de s’observer soi-même. Supposez que vous soyez en train de lire et que, soudain, une simple scène vous touche si profondément qu’elle vous remue jusqu’aux larmes, sans que vous soyez pour autant un être sentimental. Une bonne et noble action, dans un roman par exemple, vous remue jusqu’aux larmes. En vous observant vous-même, vous pourrez alors découvrir de véritables nuées de telles entités se précipitant vers vous pour se réfugier dans votre cœur, et même dans toute votre poitrine ; ce sont précisément ces entités dont le sentiment de pudeur est si délicat et si intime qu’elles ne veulent en aucun cas être vues par les autres êtres spirituels ; vous les verrez fuir devant les êtres du monde spirituel élémentaire, surtout les autres êtres de la chaleur, et chercher refuge en vous.

Une force de répulsion considérable oppose les êtres de la chaleur normaux à ceux dont le sentiment de pudeur est si développé qu’ils ne vivent que dans la sphère morale des hommes et fuient tout contact avec les autres êtres spirituels. Et ces entités sont bien plus nombreuses qu’on ne le pense généralement ; ce sont elles qui suscitent chez l’être humain l’enthousiasme pour les choses moralement bonnes. Sans leur aide, il ne serait pas facile à l’homme de développer de l’enthousiasme pour les choses morales. C’est parce qu’il est allié à ces entités, inconsciemment engagé dans une alliance avec elles qu’il aime les choses normales.

Mais celui qui veut comprendre les entités qui relèvent de ce règne peut être très facilement induit en erreur par certaines de leurs caractéristiques. Pourquoi éprouvent-elles ce sentiment de honte ? Elles ont honte parce que les autres entités du monde spirituel élémentaire auquel elles appartiennent les méprisent et veulent les ignorer totalement. Elles ressentent cela, et c’est précisément en raison de ce mépris dont elles sont l’objet qu’elles agissent en faveur de l’enthousiasme pour le bien.

Quand à certaines autres de leurs caractéristiques, je préfère les passer sous silence compte tenu de l’impression déjà assez singulière que produit sur l’âme humaine l’évocation des archétypes de la laideur que sont ces araignées dont nous avons parlé. Je préfère donc laisser dans l’ombre certaines de leurs caractéristiques. Nous avons vu cependant que tout ce qui se développe ici-bas, dans le cadre de notre existence sensible, dans le domaine du vrai, du beau et du bon le fait sur les bases nécessaires aux trois règnes spirituels que je viens de décrire ; exactement comme nous-mêmes avons besoin du sol terrestre sur lequel nous marchons. Ce n’est pas que ces entités produisent elles-mêmes le vrai, le beau et le bon. Non ce n’est pas cela. Mais les pensées qui expriment, qui signifient cette vérité, ont besoin des benêts du monde spirituel pour virevolter sur leurs épaules. La beauté que l’homme produit a besoin des affreuses araignées de l’eau et de l’air pour se détacher, s’élever de cet océan de laideur.

Quant au « bien », il a besoin de tout ce peuple d’entités qui ne peuvent décemment pas paraitre devant les êtres de la chaleur convenables, qui doivent constamment se voiler de honte devant eux, pour susciter précisément l’enthousiasme nécessaire aux impulsions du « bien ».

Si tous ces êtres n’existaient pas, nous aurions dans notre tête, à la place de nos pensées, je ne dirais pas des soldats de plomb, mais tout de même de bien lourdes nébulosités, dont il ne sortirait guère de choses intelligentes. Pour produire la beauté, il nous faudrait déjà avoir aussi le don de la rendre un peu vivante, afin que les gens s’y intéressent, et ainsi de suite. Trois règnes élémentaires de cette sorte sont nécessaires pour que nous trouvions ici-bas, dans le royaume des sens, ce qu’il faut pour activer notre pensée, notre sentiment du beau, et notre volonté de faire le bien.

Avec les règnes élémentaires normaux, ceux que l’expression populaire appelle les gnomes, les sylphes, les ondines et les salamandres, nous sommes en présence de règnes qui ambitionnent encore de devenir quelque chose dans le monde. Ils évoluent vers des formes analogues à celles qui existent dans le monde des sens, sauf que celles-ci seront différentes ; mais ils seront néanmoins un jour perceptibles par des sens tels que ceux que l’être humain possède aujourd’hui, alors que dans leur existence élémentaire actuelle ils ne sont pas perceptibles par les sens ordinaires.

En revanche, les entités que je viens de décrire ont déjà sauté l’étape où se trouvent actuellement les hommes, les animaux et les plantes ; elles sont déjà plus loin, elles ont sauté le pas, sont passées de l’autre côté. Si nous pouvions par exemple revisiter l’ancienne Lune, c’est-à-dire le stade qui a précédé l’existence terrestre, nous y trouverions les entités aux manières si pudiques qui stimulent aujourd’hui sur terre notre sens moral. Nous les retrouverions sous la forme d’un vrai règne animal, visible avec des yeux terrestres ; nous les verrions aller et venir, tisser leurs toiles d’arbres en arbre par exemple. Mais pour cela, il faut bien se remémorer cette existence lunaire que j’ai décrite dans ma Science de l’occulte. C’est une nature molle et mouvante ; les choses se transforment, se métamorphosent sans cesse. Et c’est entre les entités lunaires que se glissent précisément ces araignées primordiales, tissant leurs toiles, qui avaient entièrement investi l’ancienne Lune où elles étaient visibles. Etaient également présentes à cette époque les entités qui, sous la forme des esprits stupides dont nous avons parlé, accompagnent aujourd’hui le sage. Elles existaient réellement à cette époque. Ce sont même elles qui ont pulvérisé l’ancienne Lune afin qu’elle puisse renaître sous sa forme terrestre actuelle. Aujourd’hui encore, dans leur forme d’existence terrestre, elles n’éprouvent pas le moindre plaisir à voir se former des cristaux ; mais se réjouissent au contraire de tout ce qui éclate et morcelle le minéral.
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L’être humain et les êtres élémentaires. Empty Re: L’être humain et les êtres élémentaires.

Message par obsidienne le Jeu 13 Déc - 0:56

Bref, si l’on peut dire des autres êtres élémentaires, les êtres élémentaires normaux, qu’un jour viendra où ils seront visibles, perceptibles par les sens, on dira de celles-ci qu’elles ont été autrefois visibles, perceptibles par les sens, mais que, sous influence ahrimanienne et luciférienne, elles ont à l’évidence aujourd’hui sauté le pas vers une existence spirituelle. C’est donc à deux sortes d’êtres élémentaires que nous avons affaire : l’une de type ascendant, l’autre de type descendant. Je dirais même que c’est sur ce fond de pourriture et de laideur de l’ancienne Lune, car la laideur était largement répandue sur l’ancienne Lune, que s’édifie notre actuel monde de la beauté.

D’ailleurs, on peut trouver quelque chose d’analogue dans la nature où l’épandage de fumier produit dans les champs les plus belles fleurs. C’est le même phénomène qui se produit là au niveau de la nature, sauf que dans ce cas l’engrais et le fumier sont des choses qui sont perceptibles aux sens. Mais il en est de même dès que le regard spirituel découvre l’univers de la beauté, cet univers du beau qui ne nous apparait jamais sur le plan sensible que dans sa demi-réalité. Laissez agir en vous ce que cette demi-réalité de l’univers du beau, offre à votre regard, sans tenir compte de toute la vie qui grouille dans les trois règnes de la nature terrestre, laissez émerger devant votre esprit ce qui se déclenche en vous à la vue des beautés que la terre fait jaillir, laissez leur écho résonner intérieurement. Et puis quand vous verrez les plus belles fleurs jaillir du pré, représentez-vous qu’en dessous de tout cela, se trouve cet engrais, cette pourriture, ce fumier lunaire contenant les araignées repoussantes que je vous ai décrites. Tout comme vos choux ont besoin de fumier pour pousser, la beauté a besoin de l’engrais de la laideur que lui apportent les dieux pour pouvoir rayonner sur la terre. C’est la loi de la nécessité ; elle est inhérente à la vie. Et cette loi intérieure de la nécessité inhérente à la vie, il faut la connaitre ; car elle seule nous permet d’appréhender en connaissance de cause la nature qui nous environne.

Penser que la beauté inhérente à l’art pourrait exister sur terre sans le soubassement de la laideur serait comme de soutenir que fumer la terre est une chose épouvantable, qu’il vaudrait mieux préserver les belles choses du contact avec le fumier. Or c’est justement ce qui est impossible ; la beauté ne devient manifeste que sur le fond de la laideur. Il faut savoir ces choses si l’on ne veut pas s’illusionner sur le monde, si l’on veut vraiment connaitre la réalité et non se contenter d’une illusion. C’est incontournable. Celui qui croit que l’art peut exister dans le monde sans la laideur ne connait rien à l’art. Pourquoi ? Pour la simple raison que seul celui qui a une idée de ce que je vous ai décrit aujourd’hui est en mesure d’apprécier comme il se doit les œuvres d’art. Car il sait de quel prix elles ont été payées dans l’univers. Et celui qui voudrait jouir des œuvres d’art sans rien savoir de ces choses serait comme cet homme qui veut supprimer la fumure des champs : il ne connait pas ce qui pousse dans la nature ; ce qu’il a devant lui, c’est une illusion, des plantes en papier mâché. Et même si les plantes sont réelles, pour lui, c’est comme si c’était du papier mâché ! Celui qui ne ressent pas la laideur dans es soubassement ne connaît pas le véritable ravissement devant la beauté.

Voilà comment est fait le monde. Et c’est cela que l’humanité devra apprendre si elle ne veut pas continuer à errer sur la planète comme les vers de terre. J’ai déjà employé cette image des vers de terre : collés à leurs éléments, ils ne voient pas la réalité qui est au-dessus de l’eau. Si les hommes en revanche veulent développer les dispositions qui sont en eux, il leur faut regarder la réalité en face. Mais cette réalité ne se livre pas si l’on se contente de parler d’esprit, d’esprit, d’esprit ; elle ne se livre que si l’on apprend à connaître réellement le monde spirituel. Pour cela, il faut aussi être capable d’affronter parfois, dans certaines circonstances, et dans certains domaines du monde spirituel, des choses comme celles qui je vous ai décrites aujourd’hui.


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Message par obsidienne le Jeu 13 Déc - 1:11

L'ondine lutte pour ne pas devenir poisson ....


Sur cette photo on voit tout son corps onduler, la main tendue vers le bout de bois qui flotte sur l'eau. Elle fuit vers la surface pour échapper à la forme du poisson.

L’être humain et les êtres élémentaires. Ph748214

zoom image de son visage et sa main
L’être humain et les êtres élémentaires. Ondine10

zoom image de l'onde de son visage sur la surface de l'eau

L’être humain et les êtres élémentaires. Ph748215

contour dessiné

L’être humain et les êtres élémentaires. Ph748216

Original photo
L’être humain et les êtres élémentaires. Img_7410
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