Le Portail de l'Initiation
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

Etude sur le "Moi-groupe" des minéraux

Aller en bas

Etude sur le "Moi-groupe" des minéraux Empty Etude sur le "Moi-groupe" des minéraux

Message par obsidienne le Mar 30 Jan - 13:27

Extrait du livre de Rudolf Steiner : Les Entités spirituelles dans les corps célestes et dans les règnes de la nature

Extrait de la dixième conférence. 14 avril 1912


Etude sur le "Moi-groupe" des minéraux

Pour pouvoir observer le "Moi-groupe" des minéraux, il faut le chercher dans un monde suprasensible encore plus élevé que les  territoires où sont les Moi-groupes des animaux ou des plantes. Nous ne pouvons donc pas le trouver sur le Soleil. Alors, où le Moi-groupe des minéraux se montre-t-il au regard occulte ?

Ce qui est curieux, c’est que ce "Moi-groupe" des minéraux ne se termine nulle part, lorsque nous cherchons dans l’espace cosmique, d’où il agit. Nous arrivons donc à comprendre que nous devons chercher le Moi-groupe des minéraux en dehors du système planétaire, nous devons le considérer comme quelque chose qui agit de l’extérieur dans le domaine planétaire.

Cela s’accorde avec le fait que les Esprits de la Volonté, les Trônes, forment la catégorie d’êtres immédiatement au-dessus des Esprits de la Sagesse, comme vous le savez par la chronique de l’Akasha. Bien que les Esprits de la Volonté fassent partie de la première hiérarchie, leurs descendants ne sont pas assez avancés pour être comptés parmi les êtres de la première hiérarchie. Les Esprits de la Volonté ou leurs descendants sont ce qui même au "Moi-groupe" des minéraux et ce qui, au fond, agit sur le système planétaire de l’extérieur. Cela est en harmonie avec le fait que c’est en émanant leur substance que les Esprits de la Volonté créèrent le système planétaire, qui commença avec l’ancien Saturne, créé par les Esprits de la Volonté. Ils agissent encore aujourd’hui comme ils ont agi jadis lorsqu’ils formèrent la première incarnation de notre Terre dans le cosmos.

Nous ne  pouvons voir les Esprits de la Volonté que lorsqu’ils deviennent lucifériens ; car ils se montrent alors d’une certaine manière dans les phénomènes que nous trouvons dans le domaine de la Terre, sous forme de minéraux qui proviennent des espaces cosmiques. Leur origine cosmique, extraterrestre, se montre à nous lorsque les Esprits de la Volonté agissent, car ils s’attachent légèrement à ce qui pénètre dans le système planétaire, et deviennent des êtres cométaires et météoriques, une vie cométaire ou météorique.

Nous avons montré ce que cette vie signifie à l’intérieur du système planétaire. Je ferai aux moins remarquer qu’en fait la comète est quelque chose qui provient du dehors et qui, d’une certaine façon, annexe du minéral. Ce qui provient des Esprits de la Volonté annexe du minéral pendant que la comète traverse le système planétaire. Le résultat peut être que pendant que la comète traverse le système planétaire, elle annexe du minéral qui est attiré par la Terre et y tombe. Naturellement ce n’est pas la comète elle-même, qui se borne à s’annoncer à la Terre en rejetant des pierres météoriques. Ce sont là des faits, et s’ils semblent être en contradiction avec ce que nous avons vu précédemment, il faut toujours s’attendre à ce que ces contradictions se dissolvent, quand tous les faits en cause sont considérés. Ce n’était qu’un exemple pour montrer que dans le système planétaire nous avons réellement affaire à des choses qui y agissent depuis le cosmos. Les âmes groupes des minéraux agissent en forme rayonnante de l’extérieur vers l’intérieur. Or, l’espace n’offre pas les mêmes propriétés dans les différentes directions, parce qu’il n’est pas homogène. Les âmes-groupes des minéraux, qui sont de la famille des Esprits de la Volonté, rayonnent donc vers nous de différentes façons et de différents côtés.

Par la coaction entre ce que les planètes envoient vers les minéraux, ce qui provient du Soleil, et ce qui découle du cosmos de toutes les directions, les types fondamentaux dont nous avons parlé aujourd’hui ne sont pas les seuls que l’on trouve dans le règne minéral, mais toutes les autres formes possibles et toutes les autres substances modifiées possibles du règne minéral peuvent se former. La substance qui se trouve dans un minéral dépend uniquement de la manière dont les forces qui agissent depuis les planètes sont influencées par d’autres forces, que ce soient des forces astrales provenant du Soleil ou des forces qui découlent de la Terre des différentes directions de l’Espace Cosmique. Cela explique la grande diversité du règne minéral.

Pourquoi lorsque nous l’étudions, notre Saturne actuel apparaît-il au regard occulte comme étant la planète la plus éloignée de notre système planétaire ?  C’est parce qu’il est soumis à l’action combinée des courants extérieurs qui proviennent de l’espace cosmique. La planète Saturne a cela en commun avec l’ancien Saturne, la plus ancienne incarnation de notre état de Terre, à laquelle notre observation peut remonter. Si, lors d’un état très ancien de notre évolution terrestre, nous avions pu observer Saturne, nous aurions vu qu’il avait dans son orbite une sorte de noyau avec une sorte de queue de comète dirigée à l’extérieur vers l’espace cosmique. Dans les temps reculés, Saturne se serait clairement montré comme ayant un noyau et une véritable queue de comète qui s’éloigne dans le lointain. C’est-à-dire qu’à l’origine il se serait montré à notre Terre comme une comète qui suivait l’orbite de Saturne, la queue dirigée vers l’extérieur.

La chronique de l’Akasha est témoin de ce qu’il en était ainsi. La queue de l’ancien Saturne indiquait les différentes directions de l’espace correspondant aux courants dirigés de l’espace cosmique par les Esprits de la Volonté, qui sont les âmes-groupes des minéraux. Plus tard, lorsque le système planétaire fut rendu indépendant par l’action des autres hiérarchies, alors, ce qui s’échappait dans l’espace cosmique fut rassemblé, au point que la queue devint un anneau fermé : la queue forma un anneau sous l’influence de l’attraction du système planétaire. Au regard occulte l’anneau de Saturne a exactement le même aspect qu’une queue de comète. Si l’anneau qui tourne autour de Saturne était brisé il donnerait une queue de comète (voir dessin).


Etude sur le "Moi-groupe" des minéraux Ssatur11


Cela nous donne l’occasion de remonter jusqu’au moment où les âmes-groupes des minéraux se déversèrent dans notre système planétaire. Ici aussi les différentes étapes sont essentiellement les signes du zodiaque. Il faut noter qu’Uranus et Neptune, les deux planètes les plus lointaines que l’astronomie physique  compte aujourd’hui parmi les planètes de notre système, ne faisaient pas partie de notre système solaire à l’origine.

Elles ne s’en approchèrent que beaucoup plus tard, et furent prises dans le champ d’attraction de notre système ; cela les mit au rang des planètes et elles restèrent dans le système solaire. Nous ne pouvons pas les compter parmi les planètes au même titre que les autres à partir de Saturne, qui font en quelque sorte partie de notre système depuis son début.

Quant à Saturne, considéré sous son ancienne forme, c’est la planète qui, pourrait-on dire, crée la substance du plomb en dirigeant son propre courant éthérique, de son centre vers notre Terre. En même temps, déferlent les âmes-groupes des minéraux, retenues par l’attraction du Soleil, d’où jaillit leur corps astral. Le corps astral du minéral découle du Soleil dans l’espace, et le Moi du minéral découle de l’espace cosmique. En se rencontrant, ces deux courants produisent quelque chose qui, modifié, se manifeste en quelque sorte par une fécondation du Moi-groupe par le corps astral ; alors seulement, le minéral est achevé.

Revenons encore une fois aux comètes. Nous voyons qu’en fait elles découlent de l’espace cosmique en portant des entités semblables aux âmes-groupes des minéraux. Seulement les âmes-groupes des minéraux appartiennent à la famille des Esprits de la Volonté, tandis que les entités sur lesquelles se base la vie cométaire leur sont supérieures.

Mais il y a des êtres lucifériens partout. Il y en a donc dans les comètes ; ceux-ci sont de la catégorie des Trônes et pas des Séraphins ou des Chérubins. Cela impose à la comète une nature minérale, elle apparaît comme une insertion minérale dans le système planétaire. Autrement dit, nous devons considérer les comètes, comme des corps célestes qui s’introduisent du cosmos à une époque où le système planétaire  est déjà formé. Elles sont donc moins évoluées que les corps qui font partie du système planétaire lui-même, elle sont restées au stade précédent.

Il serait naturellement intéressant de dépister les étapes de l’évolution cosmique ; de voir comment elles se développent par la collaboration des esprits des hiérarchies dans le système d’une étoile fixe ; de voir comment ces esprits nous apparaissent, lorsque nous levons le regarde occulte vers les nébuleuses et des lointaines étoiles fixes. Lorsque nous posons le regard occulte sur une étoile fixe quelconque, nous rencontrons toujours, d’abord des Esprits de la Sagesse normaux. Or, si ces Esprits de la Sagesse normaux étaient seuls à l’œuvre, le ciel tout entier resterait invisible à l’œil physique et ne serait visible qu’à la conscience occulte. Mais ne sont mêlés partout aux Esprits de la Sagesse normaux les Esprits lucifériens qui rendent le monde des étoiles fixes capable d’avoir sa propre lumière physique. Lorsque nous voyons le ciel étoilé nous éclairer la nuit, c’est Phosphoros qui est à l’œuvre depuis d’innombrables points. Dans tout l’univers, nous trouvons que  la possibilité de création de formes exige la coopération d’opposés, la coopération d’esprits des hiérarchies normaux et de ceux qui sont devenus rebelles, c’est-à-dire retardés. Le ciel étoilé doit aux Esprits de la Sagesse normaux d’être visible à l’œil spirituel, mais obscur à l’œil physique. Mais grâce à Lucifer ou aux esprits lucifériens qui sont, et doivent être partout à l’œuvre, le ciel devint lumineux au regard physique, il se montre comme une maya.

Ainsi, mes chers amis, nous avons vu quelque chose de curieux dans le règne minéral. Et précédemment,  nous avons pour ainsi dire surpris la Lune comme étant théâtre d’où part l’action d’un Esprit de la Sagesse qui terrasse Lucifer, parce qu’il fallait créer un endroit  d’où l’influence luciférienne pourrait être contrebalancée pour rétablir l’équilibre.

Quelle importance tout cela a-t-il pour l’être humain ? Nous avons vu que les corps de l’être humain sont rassemblés sur le plan physique, tandis que ceux du minéral sont en quelque sorte dispersés dans les différents mondes. Nous avons trouvés des âmes-groupes aux minéraux, aux végétaux, aux animaux. Y a-t-il aussi une espèce d’âme-groupe pour le genre humain ? Oh oui.

Nous trouvons les âmes-groupes des minéraux dans la sphère des Trônes, les âmes-groupes des végétaux dans les sphères des Esprits de la Sagesse, les âmes-groupes des animaux dans la sphère des Esprits du Mouvement. L’être humain reçut lui aussi son âme-groupe qui était originellement une émanation des Esprits de la Forme, en même temps que son « Moi » était instillé en lui. C’était l’intention des Esprits de la Forme que cette âme-groupe de l’être humain soit l’âme-groupe unique de toute l’humanité. C’est l’influence d’autres esprits qui causa la différenciation de cette âme-groupe, sa division en différentes variétés qui donnèrent lieu aux différentes races, aux différentes tribus. Nous avons parlé brièvement déjà.

L’être humain fut créé sur la Terre comme une unité par laquelle se manifeste ce qui est général ; c’est le « Moi primordial », une âme-groupe, qui vit dans tous les êtres humains et qui est donc descendue jusqu’au plan physique. Ce furent les esprits de la Forme qui donnèrent uniquement leur forme extérieure aux minéraux ; ces mêmes Esprits de la Forme créèrent pour l’être humain le Moi-groupe, qui subit une différenciation produite par les autres êtres des différentes hiérarchies.

Ce qui, par la création de la Lune, donna un certain équilibre au règne minéral, donna en même temps un certain équilibre à l’être humain ; cependant, la Lune assure aussi l’équilibre physique du règne minéral. De même que le principe lunaire obscur s’oppose au principe luciférien dans le règne minéral, il y a un principe lunaire qui s’oppose à l’influence luciférienne sur la nature humaine. De même qu’il y a dans la Lune quelque chose qui influence le monde minéral pour faire équilibre au principe luciférien qui découle du Soleil, de même, un principe spirituel s’oppose de la lune à la tentation luciférienne qui s’est attaquée à l’humanité au cours de l’évolution terrestre. Nous avons vu que toutes les planètes, tous les corps célestes sont en rapport avec des êtres des hiérarchies supérieures, et il en est de même de la Lune. Les Esprits de la Sagesse fondèrent une colonie sur la Lune pour rétablir l’équilibre. Depuis la Lune, des esprits compensateurs influencent les êtres humains contre Lucifer, qui vint tenter l’humanité et, comme il répandit la lumière, il implanta aussi ses principes spirituels dans l’âme humaine.

Nous pouvons parler de la lune comme de l’astre porteur de l’adversaire de Lucifer, résidence des esprits obscurs qui doivent se trouver là pour contrebalancer la poussée des porteurs de lumière, qui sont en même temps les tentateurs de l’humanité. Au fond, c’est dans l’antiquité hébraïque que fut dévoilé pour la première fois à l’humanité le mystère de la Lune et son principe spirituel ; ce que l’antiquité hébraïque appelait le principe de Jahvé est l’aspect spirituel de la substance physique que nous trouvons sur la Lune.

L’adversaire de Lucifer prend la Lune pour ainsi dire comme point de lancement de ses forces vers l’humanité. C’est Jahvé ou Jehova qui est l’adversaire de Lucifer. L’antique doctrine occulte hébraïque regardait le Soleil et disait que les Esprits invisibles de la Sagesse y agissent ; ils ne sont visibles qu’au regard occulte et non au regard physique. C’est pour lui que le principe de Lucifer rayonne du Soleil, Lucifer est ce que nous pouvons voir du principe solaire. Tout ce qui peut être atteint par l’intermédiaire des Esprits de la Sagesse, qui en forment l’entrée, agit à l’intérieur secrètement, invisible au regard physique.

Un de ces Esprits de la Sagesse s’est éloigné, s’est sacrifié et a pris sa résidence sur la Lune. Là, il agit de manière à maîtriser la lumière, mais aussi afin d’extirper l’esprit de Lucifer. L’antiquité hébraïque voyait en Jahvé (Jéhovah) un envoyé des êtres spirituels supérieurs que le regard perçoit à travers les Esprits de la Sagesse, lorsqu’on dirige le regard spirituel vers le Soleil. Comme l’antiquité hébraïque se le représentait très justement, Jahvé devra continuer à agir depuis la Lune jusqu’à ce que l’humanité ait atteint la maturité voulue, au point de sentir ou au moins de pressentir ce qu’elle devra reconnaître de plus en plus clairement au cours de son évolution ; c’est que du Soleil nous recevons non seulement le rayonnement physique de Lucifer mais aussi la diffusion de ce à quoi les Esprits du la Sagesse donnent accès.

Ainsi pour l’antiquité hébraïque, Jahvé apparaissait de même nature que les Esprits de la Sagesse Solaires. Pour qui connaît bien l’antiquité hébraïque, de même que la lumière solaire est réfléchie dans l’espace par la Lune, Jahvé est le rayonnement réfléchi de l’être spirituel qui, un jour, lorsque l’humanité aura la maturité voulue, rayonnera du Soleil. C’est l’être dont la venue a été prophétisée par les Rishis, Zoroastre et les prêtres d’Osiris.
De même que la lumière solaire est réfléchie dans l’espace par la Lune, en Jahvé ou Jéhovah se montrait comme le rayonnement réfléchi du principe de l’Esprit Solaire. Vous pouvez désigner celui-ci du nom que vous voulez : Visvakarman comme il était appelé par l’Inde antique, Ahura Mazdao par Zorastre, Osiris par l’Egypte antique, Christ par la quatrième époque de civilisation post-atlantéenne.

La conception ésotérique de Jahvé est celle du Christ prophétisé et qui a été reflété dans le temps par le principe lunaire. Autrement le passage de l’évangile de saint Jean qui dit que Moïse parla du Christ, serait incompréhensible. En fait il s’agit de Jahvé, qui est le Christ qui a été prédit. Je vous signale ce passage où il est question de Jahvé parce que le porteur du Christ fit aussi allusion au fait que Jahvé n’est que le Christ prédit.

Nous voyons donc que toutes ces choses s’accordent et que la considération d’aujourd’hui s’enchaîne bien à celle d’hier ; dans ce que nous avons appelé la lumière extérieure et son porteur, nous devons voir quelque chose qui combat un principe spirituel normalement évolué qui nous apparaît comme le centre spirituel de notre système planétaire. Ainsi que nous l’avons vu hier et aujourd’hui, le nom que nous lui donnons est indifférent, pourvu que nous reconnaissions toute l’importance de ce principe.

Nous devons nous rendre compte que nous parlons du Christ dans le domaine spirituel, comme nous parlons du Soleil dans le domaine physique. De même, nous parlons des esprits planétaires et des planètes dans le domaine spirituel, comme nous parlons du principe de Bouddha par exemple dans l’évolution de la civilisation terrestre. Voilà encore un point sur lequel vous trouvez une des importantes révélations de H.P. Blavatsky.

Vous pouvez vous faire une idée de la grandeur des révélations que l’on trouve dans la Doctrine Secrète, par la façon dont Blavatsky traite la conception de Jahvé. Nous ne devons pas nous laisser rebuter parce qu’elle ne rend pas justice aux faits, en ayant une certaine antipathie envers le Christ et Jahvé. Mais la vérité se fait jour ; chez H.P. Blavatsky, on trouve une vérité mal exprimée, pourrait-on dire, qui représente Jahvé comme une divinité lunaire et Lucifer comme son adversaire.

Seulement, l’image que Blavatsky en donne a une coloration subjective, car elle avait l’impression que Lucifer était vraiment une divinité bienfaisante, elle le ressentait comme une divinité bienfaisante. Sous un certain rapport, elle le préférait au dieu lunaire, car pour elle Lucifer était un dieu solaire.

C’est bien d’ailleurs ce qu’il est. Mais il faut le placer dans son cadre pour bien comprendre l’aphorisme, courant autrefois : le Christ est le vrai Lucifer, « Christus verus Luciferus ». Aujourd’hui cela choque nos oreilles. Jadis cela sonnait bien, parce qu’on savait par la science occulte que Lucifer, le porteur de Lumière, se manifeste dans la lumière physique ; mais si nous remontons, à  travers la lumière physique, jusqu’aux Esprits de la Sagesse si nous pénétrons jusqu’à la lumière spirituelle, nous parvenons au porteur de la lumière spirituelle à Christus verus Luciferus.

En fait, l’exposé de chaque sujet devrait nous mettre à même de voir l’esprit, au-delà du monde physique. C’est là le but que nous nous efforçons d’atteindre par l’anthroposophie.

J’espère, mes chers amis, que cela vous est apparu à l’esprit malgré l’exposé si imparfait d’un sujet aussi vaste. Cela est particulièrement difficile dans le cas des corps célestes, qui brillent dans l’espace à l’image des merveilles de l’univers. En effet, dans les corps célestes, nous avons affaire à une coaction complexe d’êtres des différentes hiérarchies, et nous ne pouvons comprendre ce qui se passe dans l’espace cosmique que si nous trouvons l’esprit, ou les esprits, derrière toute substance matérielle, même la lumière matérielle.

Cette vie universelle, éternelle, toute divine, se divise en d’innombrables mondes de hiérarchies spirituelles pour finalement se manifester dans le monde physique. En levant le regard vers ces mondes, nous voyons en eux qui est à la base des merveilles célestes et qui agit jusque dans nos règnes de la nature. Car ce sont les hiérarchies elles-mêmes, ou leurs descendants, qui se manifestent dans nos règnes de la nature.

Lorsque nous levons le regard vers l’espace céleste, nous pouvons donc en recevoir une impression morale. Si nous nous laissons influencer au moins un peu par les œuvres gigantesques des hiérarchies dans l’espace céleste, l’impression morale que nous en ressentons doit nous soustraire aux passions, penchants, désirs et idées que la vie terrestre fait mûrir. Ce sont ces idées, désirs, pendants et passions qui inoculent à l’évolution terrestre ce qui divise les hommes en partis, d’un bout à l’autre de la terre, et qui rend les hommes ennemis, partisans des différentes tendances.

On atteint à la liberté, dans un sens moral supérieur, en cessant, au moins pour quelques moments, de penser aux choses terrestres pour méditer sur les mondes des esprits, dans l’espace cosmique. Alors on se libère de ce qui anime d’ordinaire nos penchants égoïste, qui ne sont que la cause de toutes les disputes et les mesquineries sur la Terre. C’est pourquoi le moyen le plus sûr d’atteindre les hauts idéals de la vie anthroposophique est de lever de temps en temps le regard vers les mondes des étoiles en leurs guides et conducteurs, les hiérarchies.

Si, comme nous avons essayé de le faire hier et aujourd’hui, nous recherchons là-haut l’origine des courants de civilisation et la signification des esprits inspirateurs des religions et des sages de l’humanité, nous  n’aurons plus envie de nous disputer sur terre, en tant qu’adeptes des différents systèmes. Nous ne mettrons pas notre foi en des noms ou dans les croyances des différents groupes d’êtres humains sur terre.

Pour que soit réalisé l’idéal de la science spirituelle, que toutes les religions et philosophies soient vues avec tolérance et sans parti pris, il faut que tous cherchent leurs connaissances communes là où elles sont à tous, et visibles à tous, connaissances qui unissent au lieu de désunir. Si les êtres humains pénètrent jusqu’à ce langage céleste qui révèle la signification des différents fondateurs de religions et inspirateurs de l’humanité, il n’y aura plus de querelles ; si tous recherchent, dans l’espace céleste les origines des différents fondateurs de courants de civilisation, religieux ou pas, au lieu de se réclamer de l’un d’entre eux pour un groupe particulier, cette manière d’envisager les choses pourra prendre une grande importance morale, apportant la paix et l’harmonie, au lieu de dissensions et de désaccords. Seulement, pour cela, nous devons apprendre à lire l’écriture grandiose des formes et des mouvements des corps célestes, apprendre à lire que ce sont les mêmes esprits, et non des esprits différents qui agissent pour chacun des êtres humains sur Terre, et leur appartiennent à tous.

On pourrait illustrer la situation par une image physique. Tant que des hommes resteront sur la Terre, un groupe d’êtres humains peut habiter indifféremment en haut ou en bas, à l’ouest ou à l’est. Maintenant regardons les mouvements de la Terre : comment elle tourne sa face vers les étoiles, lorsqu’elle change de position, que cela se fasse rapidement ou demande des millions d’années ; l’hémisphère sud se tournera vers le nord et verra notre ciel étoilé nord ; et l’hémisphère nord se tournera vers le sud et verra le ciel étoilé sud. Grâce aux idéals de l’anthroposophie, puisse l’humanité apprendre à regarder sans parti pris ce qui parle depuis l’espace cosmique ; tout comme, au cours des temps, la Terre, pour ainsi dire, tournera sa face vers toutes les étoiles qui brillent à nos yeux, depuis l’espace cosmique.

L’idéal anthroposophique sera atteint par cette manière de voir des faits positifs, plutôt que par des protestations d’amour et de paix. En fait nous aurons l’amour, la paix et l’harmonie intérieurs, si nous détournons le regard des préoccupations qui divisent l’humanité selon les races, nations et religions, pour le porter vers le ciel étoilé, là où des esprits parlent, si nous savons bien la comprendre, la même langue à toutes les âmes, à tous les cœurs, à travers tous les temps, même à travers les éternités.

L’anthroposophie s’efforce d’apprendre les faits de l’occultisme. Si nous apprenons à les connaître dans le vrai sens occulte, ils couleront en fin de compte dans notre cœur où ils deviendront force vitale, espoir vital et, avant tout, ils deviendront énergie morale et feront de nous ce que nous pouvons appeler des citoyens des mondes célestes.
Alors, par sa vie spirituelle, l’être humain portera le ciel dans les préoccupations terrestres et pourra donner, dans le cours de l’évolution de la civilisation, ce que nous pouvons appeler l’harmonie et la paix, dans leur sens le plus noble.

Et notre conscience percevra de plus en plus clairement qu’au début, comme à la fin de l’évolution de la civilisation, règne un esprit unique, un esprit de la Forme qui agit uniformément, assisté de ses frères, les autres Esprits de la Forme, pour exercer une influence uniforme sur toute l’humanité. La véritable science céleste donne ainsi une certaine unité à l’humanité en assure le progrès de la compréhension intellectuelle et morale de l’humanité sur la Terre.

Nos études ne seront pas abstraites, théoriques. Au contraire, chaque étude devrait être en même temps une source de force, et avant tout une source de force morale. Alors tous les chapitres nous seront utiles pour atteindre les buts et les idéals de l’anthroposophie, même s’ils nous en semblent d’abord très éloignés.
obsidienne
obsidienne

Messages : 3981
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum