Le Portail de l'Initiation
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

La vie résultant du Service

Aller en bas

La vie résultant du Service  Empty La vie résultant du Service

Message par Archange le Dim 30 Sep - 19:24

(Extrait "Lettres sur la méditation occulte" Alice Bailey)




LA VIE RESULTANT DU SERVICE




1. Les motifs pour le service
2. Les méthodes de service
3. L'attitude suivant l'action


En terminant ces séries de lettres, je cherche à vous apporter aujourd'hui
certaines suggestions d'un emploi général. Je désire vous parler de ce qui
concerne le service et de sa parfaite interprétation, et ce que je vous donne dans
cette connexion peut être d'un usage capital. Rappelez-vous toujours que si un
gain matériel dans la connaissance n'est pas passé aux autres avec un juste
discernement, il provoque, pour l'individu, stagnation, obstruction, mauvaise
assimilation et douleur. Si la nourriture absorbée par le corps humain n'est pas
assimilée en passant à travers l'organisme, elle causera exactement les
conditions ci-dessus, et l'analogie est correcte. Les enseignements se
multiplient actuellement, mais c'est pour un monde qui en a bien besoin, et non
pour un bénéfice exclusif.


Dans l'interprétation du service, trois choses sont d'importance :


1. Le motif.
2. La méthode.
3. L'attitude suivant l'action.


Je ne traite pas des motifs et des méthodes erronées ; j'indique la vérité, et
en ajustant la vie de service selon mes indications, la correction et l'inspiration
se manifesteront. Une vie de grand service s'ouvre actuellement pour beaucoup
d'entre vous ; veillez à ce qu'elle commence correctement. Un bon départ tend
à se poursuivre correctement, ce qui aide beaucoup dans la tentative. Dans le
cas d'un échec persistant, seulement le réajustement est nécessaire ; dans celui
d'un échec provoqué par un mauvais départ (et qui était inévitable), il est
nécessaire de reconsidérer les motifs intérieurs de l'action.



1. Les motifs pour le service


Ces motifs sont triples ; ce sont, dans l'ordre de leur importance :

a. Une conception du plan d'évolution de Dieu, une compréhension des
besoins immenses du monde, une conception intelligente du point
immédiat de réalisation du monde, et un don de toutes ses ressources
pour la réalisation de ce dessein.

b. Un but personnel défini de réalisation, un grand idéal, comme une
sainteté de caractère, qui provoque la meilleure tentative de l'âme ; ou
une perception de la réalité des Maîtres de la Sagesse, et une ferme
détermination intérieure d'aimer, de servir et de Les atteindre à tout
prix. Quand vous possédez cette intelligente compréhension du plan
de Dieu, associée avec le puissant désir de servir les Grands Etres,
l'accomplissement se manifestera dans les activités du plan physique.

c. Une prompte réalisation des capacités innées ou acquises et leur
adaptation au besoin reconnu. Il existe plusieurs sortes de service, et
celui qui le rend sagement, qui cherche à trouver sa sphère particulière
et qui, l'ayant trouvée, accomplit joyeusement l'effort pour le bénéfice
du tout, est l'homme dont le propre développement s'effectue
fermement, mais le but de progrès personnel demeure néanmoins
secondaire.



2. Les méthodes de service


Elles sont nombreuses et variées, et je ne peux indiquer que celles
d'importance primordiale.
Comme je l'ai souvent inculqué, la faculté de discernement vient en
premier lieu. Celui qui considère qu'il peut tout entreprendre, [2@345] qui ne
se dérobe devant aucun obstacle se trouvant sur son chemin, qui s'élance
violemment là où les plus sages s'abstiennent, qui se croit capable de faire face
à tout ce qui se présente, qui manifeste du zèle mais pas d'intelligence pour
solutionner ce problème de service, celui-là ne fait que dissiper sa force. Il se
livre souvent à une activité destructrice, et fait perdre le temps de ceux plus
sages et plus avancés pour corriger ses fautes cependant bien intentionnées, et
il ne sert alors aucun but en dehors de ses propres désirs. Sa bonne intention
peut mériter une récompense, mais elle est souvent annulée par les résultats
d'une action ridicule.
Celui qui aperçoit sagement où se trouve sa place, grande ou petite, dans
l'ordre général, sert avec discernement ; il évalue sobrement ses capacités
mentales et intellectuelles, son état émotionnel et ses moyens physiques,
appliquant alors l'ensemble pour bien remplir sa tâche.
Celui qui juge avec l'aide de son Soi supérieur et de son Maître la nature et
l'ampleur du problème à résoudre, sert avec discernement celui qui n'est guidé
ni par les suggestions bien intentionnées, quoique souvent mal jugées, ni par
les requêtes et les demandes de ses compagnons de service.
Celui qui se rend compte de l'élément temps dans l'action, sert avec
discernement. Celui qui se rend compte aussi que chaque jour ne renferme que
vingt-quatre heures et qui comprend qu'il est seulement capable de dépenser
une certaine force et pas davantage, ajuste sagement sa possibilité et le temps
disponible.

Un sage contrôle du véhicule physique vient ensuite. Un bon serviteur ne
cause aucune anxiété au Maître pour des raisons physiques, et on peut compter
sur lui pour garder et ménager sa force physique, afin de rester toujours
disponible pour exécuter les requêtes du Maître. Il ne fait pas défaut par
incapacité physique, car il veille à ce que son véhicule inférieur ait un repos
suffisant et un sommeil adéquat. Il s'éveille de bonne heure, se retire à une
heure appropriée et se relaxe chaque fois qu'il en a la possibilité. Il prend une
nourriture saine et raisonnable et s'abstient de mets trop lourds. Des aliments
légers, bien choisis et bien mastiqués sont de loin meilleurs qu'un repas
copieux.

La race humaine, en général, mange actuellement quatre fois plus qu'il est
nécessaire. Le serviteur cesse de travailler quand (par accident ou retour d'une
incapacité physique héréditaire) son corps physique réagit contre l'activité et
réclame son attention. Il cherche alors le repos et le sommeil ; il surveille son
régime et se soumet à un contrôle médical nécessaire, obéissant à tout conseil
avisé et prenant le temps de se rétablir.

Le pas suivant consiste en une ferme surveillance et un contrôle du corps
émotionnel. Il est bien connu que c'est le véhicule le plus difficile à diriger.

Aucune émotion excessive ne lui est permise, quoique de forts courants
d'amour pour tout ce qui respire soient admis à le parcourir. Etant la loi du
système, l'amour est constructif et stabilisant, il entraîne tout en harmonie avec
la loi. Nulle crainte, nul souci ou ennui ne doit troubler le corps émotionnel de
celui qui aspire à être le serviteur de tous. Il doit cultiver la sérénité, la stabilité
et un sentiment de confiance tranquille dans la loi de Dieu. Une joyeuse
assurance caractérise son attitude habituelle. Il ne nourrit ni jalousie, ni sombre
dépression, et nulle avidité ou compassion personnelle mais, se rendant compte
que tous les hommes sont frères et que tout existe pour tous, il avance
calmement sur sa voie.

Le développement de son véhicule mental vient ensuite. Dans le contrôle
du corps émotionnel, le serviteur prend une attitude d'élimination. Son but est
d'entraîner le corps émotionnel afin qu'il devienne incolore, vibre calmement et
qu'il devienne clair, pur et limpide comme un étang par un paisible jour d'été.
En préparant le corps mental pour le service, le travailleur lutte à l'opposé de
l'élimination ; il cherche à édifier un savoir, à procurer la connaissance et les
faits, à entraîner ce corps mental intellectuellement et scientifiquement afin
qu'il puisse se révéler, à mesure que le temps passe, comme une stable
fondation pour la sagesse divine.

La sagesse supplante la connaissance, mais exige cependant cette
connaissance comme un pas préliminaire. Vous devez vous rappeler que le
serviteur passe par la Salle de l'Enseignement avant d'entrer dans la Salle de la
Sagesse. En entraînant le corps mental, il cherche donc à acquérir une
connaissance disciplinée, à suppléer à ce qui peut faire défaut, à saisir la faculté
mentale innée résultant de ce qui a été accumulé dans des vies précédentes, et
en dernier lieu, à stabiliser le mental inférieur, afin que le supérieur puisse
dominer et que la faculté créatrice de la pensée puisse être projetée à travers le
silence. C'est du silence de l'Absolu qu'a été projeté l'Univers. C'est des
ténèbres que la lumière a jailli, et du subjectif que l'objectif a émané. Le calme
négatif du corps émotionnel le rend réceptif à l'impression d'en haut. Le calme
positif du corps mental mène vers une inspiration supérieure.

Ayant cherché à contrôler et à utiliser sagement sa personnalité dans ses
trois départements, celui qui aime l'humanité recherche la perfection dans
l'action. Aucun rêve magnifique de martyr, ni les chimères glorieuses mais

éphémères d'un service spectaculaire ne retiennent son attention, mais une
application immédiate de toutes ses facultés au prochain devoir oriente son
effort. Il sait que la perfection mise au premier plan de sa vie et dans les détails
de son travail courant se reflétera aussi exactement dans l'arrière-plan,
produisant un ensemble d'une rare beauté. La vie progresse pas à pas, mais
chaque pas fait au bon moment, et chaque moment sagement occupé
permettent de parcourir une longue distance et une vie bien employée. Ceux
qui guident la famille humaine mettent à l'épreuve tous ceux qui aspirent au
service dans les petits détails de la vie quotidienne, et celui qui prouve une
activité digne de confiance dans ce qui apparaît non essentiel sera transféré
dans un champ d'action plus élevé. Dans des circonstances critiques ou en cas
de crise, comment pourraient-Ils avoir confiance en celui qui agit
négligemment et sans jugement dans son travail quotidien ?

Une autre méthode de service se manifeste dans l'adaptabilité. Ceci
implique une facilité à se retirer quand d'autres êtres plus compétents sont
envoyés pour prendre la place qu'il peut occuper, ou (inversement) une
possibilité de quitter sa situation pour une activité plus importante, quand un
travailleur moins capable peut accomplir cette tâche avec une facilité égale et
un bon jugement. C'est une partie de la sagesse, pour tous ceux qui servent, de
ne pas se surestimer ni se sous-estimer. Quand un incapable remplit un emploi,
un mauvais travail en résulte, mais c'est également une perte de temps et de
forces quand des travailleurs expérimentés se maintiennent dans des situations
où leur capacité ne s'exprime pas pleinement et où des hommes et des femmes
moins bien équipés agiraient aussi bien.

Soyez donc prêts, vous tous qui servez, à rester toute votre vie dans un
poste peu spectaculaire et apparemment peu important, car telle peut être votre
destinée et la place où vous pouvez le mieux servir ; mais soyez également
prêts à vous diriger vers un travail plus important quand le Mot du Maître sera
prononcé, et quand les circonstances, et non le plan du serviteur, indiqueront
que le moment est venu. Méditez sur cette dernière phrase.


3. L'attitude suivant l'action


Que devrait être cette attitude ? Une impassibilité absolue, un oubli de soi
absolu et une attention absolue sur le prochain pas à entreprendre. Le serviteur
parfait est celui qui, au maximum de ses possibilités, accomplit ce qu'il croit
être la volonté du Maître, et le travail qu'il doit faire pour coopérer au plan de
Dieu. Ayant alors accompli sa part, il poursuit le travail sans se soucier du
résultat de son action. Il sait que des yeux plus sages que les siens perçoivent la
fin depuis le commencement ; qu'une compréhension plus profonde et plus
aimante que la sienne pèse le résultat de son service ; et qu'un jugement plus
profond que le sien éprouve la force et la portée de la vibration provoquée et
ajuste cette force au motif.

Le serviteur ne doit pas succomber à l'orgueil de ce qu'il a accompli, ni à
une dépression indue sur le manque de réalisation. Il doit en toutes
circonstances agir de son mieux, ne pas perdre de temps en contemplation
rétrograde, mais avancer fermement vers l'accomplissement de son prochain
devoir. Rêver aux actions passées et se remémorer d'anciennes réalisations est
de nature involutive, et le serviteur s'efforce de travailler avec la loi
d'évolution. Ceci est une chose importante à noter. Après l'action, celui qui sert
avec sagesse ne fait aucune attention à l'opinion de ses compagnons de travail,
pourvu que ses supérieurs, êtres incarnés ou Grands Etres eux-mêmes, soient
satisfaits ou silencieux.

Peu lui importe si le résultat envisagé n'a pas été atteint, pourvu qu'il ait
fidèlement accompli l'action la plus haute qu'il pouvait faire ; peu lui importe si
les reproches ou les remontrances l'assaillent, pourvu que son Soi intérieur
reste calme et n'accuse pas ; peu lui importe s'il perd des amis, des parents, des
enfants, une popularité dont il jouissait autrefois ainsi que l'approbation de ses
proches, pourvu que le sentiment du contact intérieur avec Ceux Qui guident et
conduisent reste intact ; peu lui importe s'il lui semble travailler dans
l'obscurité et s'il est conscient du peu de résultat de son labeur, pourvu que la
lumière intérieure s'accroisse et que sa conscience ne lui reproche rien.


Le motif peut être précisé en ces quelques mots :

Le sacrifice du soi personnel pour le bien du Soi Unique.
La méthode peut être aussi brièvement énoncée :
Un sage contrôle de la personnalité et un discernement dans le travail
et dans le temps.


L'attitude en résultant sera :
Un détachement absolu et un amour croissant de l'invisible et du réel.
Tout ceci sera accompli par une constante application de la méditation occulte.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
Archange
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum