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Vers le Temple (purification, entraînement mental, construction du caractère)

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Message par Archange le Dim 30 Sep - 19:16

(D'après le livre "vers le Temple" d'Annie besant)





Vers le Temple



Purification


Ce qu'atteindra l'Humanité dans un temps excessivement long, en se laissant porter par l'Evolution, le disciple peut l'atteindre beaucoup plus rapidement, en suivant certaines règles, de purification et de construction du caractère. Le Seuil de l'Initiation, nulle âme ne peut le franchir si elle ne s'est à tout jamais vouée à l'Eternel, si elle n'a cessé de s'intéresser aux choses éphémères qui l'entourent ici-bas.
Quelle est donc la tâche dans l'enceinte extérieure, avant d'être accepté au sein du Temple? Car une fois franchi le seuil du Temple, jamais l'âme n'en sortira. Elle se voue au service de l'Eternel, a tourné sa face vers l'Eternel, l'a détournée du monde illusoire des phénomènes.
L'âme doit échapper au terrible danger de la séparativité, d'orgueil, au désir d'être à part, de croître pour elle-même, de posséder. Pour entrer dans le Temple, il faut y apporter tout ce qui a été rassemblé dans le passé, ce qui a été transformé en puissance et en faculté; c'est là le sacrifice qui doit être offert au seuil même de l'initiation.Toutes les leçons qu'on enseignées la vertu et le vice constituent la somme d'expériences cueillie dans le passé de son pèlerinage. L'âme conserve l'essence de chaque qualité developpée dans le brasier de l'expérience, non pour elle-même mais pour le service.
Tous les actes doivent être marqués par l'impersonnalité; sans se soucier du fruit de ses actes, l'âme effectue son devoir sans être liée par le fruit de ses actes. Toute faiblesse doit être éliminée, rien ne doit être laissé au moi inférieur séparatiste; l'âme se compare aux Grand Etres qui sont au-dessus d'elle et travaille, jour et nuit, à se rendre absolument diaphane. Parvenue au Seuil du Temple, il reste encore des replies cachés où la Lumière n'a point pénétré, et leur purification finale, avant l'entrée au Temple, vient des flammes vivantes du Seigneur Lui-même.



Entraînement mental


Les passions et les appétits du corps, les émotions qui vous entraînent précipitamment sans réflexion ni pensée (où se trouve le mental en ces moments, on ne saurait le dire), tout ce côté de la nature humaine qui subit des influences extérieures et se manifeste par des actes inconscients et irréfléchis, doit être dominé et dirigé. Le terme "maître de soi" désigne un homme qui exerce sur sa nature inférieure le contrôle mental sur les désirs, dominés par l'intelligence. Le développement mental doit faire en sorte que l'action ne doit être déterminée ni par les circonstances extérieures, ni par les attractions diverses qui peuvent nous entourer, mais par un fonds d'expériences accumulées dans la mémoire, l'intelligence ayant élaboré ces expériences, classées et comparées; ce résultat est conservée par l'intelligence et lorsque l'homme se trouve ensuite dans des circontances troublantes, qui triompheraient d'une volonté faible, son intelligence plus forte et mieux développée le guide sur une règle de conduite formulée dans un moment de calme, à l'abri de la tentation, et ne se laisse pas détourner par l'attrait ou l'impulsion du moment. Contrairement aux natures déréglées, son jugement sain, sa pensée nette, son caractère élevé. Mais il existe un stade plus élevé que celui-là. On peut commencer à se rendre compte des influences énormes de ses pensées; se rendre compte que la pensée crée des existences, des entités déterminées, et que ce pouvoir créateur peuple à tout instant l'espace ambiant d'êtres actifs qui travaillent pour le bien ou pour le mal, et agissent fréquemment sur la pensée et sur la vie des gens avec qui leur créateur n'a jamais eu de rapports personnels. On commencera à comprendre que, pour affecter l'esprit de ses semblables, notre pensée n'a nul besoin d'être proférée ou écrite. Elle n'a même pas besoin de s'exprimer par l'action; on commence à comprendre qu'on peut, même isolé (dans le monde physique), exercer une action puissante pour le bien ou pour le mal, qu'on peut être occupé à purifier les âmes de sa génération ou à les souiller, contribuer au progrès du monde ou y faire obstacle, influencer l'esprit de son époque par ces énergies subtiles de la pensée, par ces formes agissantes qui se répandent à travers le monde des hommes, produisant des effets d'autant plus certains qu'elles travaillent sans être vues.

Ainsi, à mesure que l'homme acquiert des connaissances plus étendues, sa pensée revêt pour lui un aspect nouveau. Il commence à comprendre la responsabilité immense que le simple exercice de ses facultés mentales fait peser sur ses épaules. Il comprend que cette responsabilité s'etend bien au-delà de son horizon visuel, et qu'il participe souvent de manière très réelle aux crimes qui déshonorent la société dans laquelle il vit, comme aux actes d'héroisme qui l'exaltent. Il saisit enfin ce principe que la responsabilité pleine et entière d'un acte n'incombe pas toujours à celui qui en est l'auteur, mais qu'au contraire tout acte est la manifestation d'une idée, son incarnation et que quiconque prend part à la génération des idées participe à la responsabilité des actes qui en découlent.

Muni de cette compréhension nouvelle et de ce sens plus large de la vie, l'homme commence à surveiller attentivement son activité mentale. Il doit gouverner sa pensée; il s'aperçoit de plus que la nature des pensées qu'il attire à lui du monde extérieur est déterminée dans une large mesure par la nature des pensées qu'il engendre lui-même. En sorte qu'il joue le rôle d'un aimant, non seulement parce qu'il rayonne des lignes de force-pensée sur toute l'aire de son champ magnétique, mais encore parce qu' il attire à lui les substances qui répondent à la force magnétique émise. Il commence à comprendre qu'en engendrant une bonne pensée, non seulement il s'acquitte d'un devoir suprême envers ses semblables, mais qu'il profite lui-même de ce qu'il donne.

A mesure qu'il apprend à connaître cette fraternité mentale qui relie tous les hommes entre eux, le penseur modifie profondément son attitude mentale. Il comprend que c'est dans cette région mentale du monde invisible que sont d'abord générées toutes les forces, qui se manifestent ensuite dans la vie psychique et physique.

Par la suite l'homme reconnaît qu'il y a derrière sa mentalité un principe plus élevé, jouant vis-à-vis d'elle le rôle qu'elle-même jouait vis à vis de sa nature inférieure. Après avoir reconnu le mental comme supérieur aux désir, l'homme reconnaît qu'il s'est trompé en croyant en la suprématie définitive du mental. Ses yeux se dessillent, et il voit qu'il y a dans l'univers quelque chose de plus grand que cette mentalité qu'il prenait pour le sommet de l'échelle humaine, quelque chose de plus vaste, de plus sublime, qui brille un instant en lui, puis se voile et semble disparaître. L'homme reconnaît, qu'il a eu une vision fugitive de l'âme, qu'en son intellect a pénétré un rayon de Lumière issue d'une région plus haute, Lumière qui lui donne en même temps une impression érange d'identité, comme si elle était en quelque sorte l'essence même de son intelligence.
L'âme peut être définie comme le principe qui individualise l'Esprit Universel, qui concentre en un foyer unique la Lumière Universelle. L'âme est comme un réceptacle dans lequel l'Esprit Universel se déverse, apparaissant dès lors comme séparé en manifestation, bien qu'il reste toujours universel et identique en son essence. Cette séparation est produite afin qu'une individualité puisse naître et se développer, et que cette vie individualisée puisse acquérir le pouvoir et le savoir-sur tous les plans de l'Univers dans le monde physique et psychique comme dans le monde spirituel, sans aucune solution de continuité dans son état conscient; afin qu'elle puisse se fabriquer les véhicules dont elle a besoin pour acquérir la conscience su ries plans autres que le sien, et qu'elle puisse purifier graduellement ces véhicules l'un après l'autre jusqu'à ce qu'ils n'agissent plus comme des voiles opaques ou des entraves, mais comme des milieux de transmission purs et transparents, à travers lesquels toute connaissance sur chaque plan puisse être obtenue.
L'âme est donc perçue comme l'être véritable, et l'intellect comme une manifestation passagère. Si le corps et la nature du désir doivent être soumis à l'intelligence, fragment emprisonné de l'Ame réelle, l'intelligence, à son tour, doit être soumise à la grande Ame dont elle n'est que la représentation temporaire. L'intelligence est un instrument, un organe de l'âme, sans autre raison d'être que les services qu'il rend, destiné à receuillir des expériences dans le monde extérieur, pour les rapporter ensuite à l'âme.
La sagesse, c'est l'essence extraite du tout, le bénéfice net que l'âme a recueilli de ses expériences. C'est en Dévachan (l'existence céleste qui succède à la phase purgatorielle (kâmaloka) de la vie posthume) que s'père cette transmutation de l'expérience en sagesse.
Le disciple doit faire la distinction entre le Soi qui persiste et l'intelligence qui n'en est qu'une manifestation passagère dans le monde de la matière. Il doit discerner le vrai du faux, le "toujours changeant" de l'éternellement durable. Il se souvient d'un précepte étrange, qui parle du "Rajah des sens", gouverneur de la nature inférieure, mais point ami du disciple. Ce Rajah des sens est le producteur des pensées, qui éveille l'illusion; "l'intellect est le grand meurtrier du Réel. Que le disciple tue le meurtrier" ("La Voix du Silence" (HPB)).
Ce Rajah des sens, ou roi des sens, est le générateur de la pensée; il éveille l'illusion et tue le Réel. A mesure que la différenciation se poursuit, l'illusion prend naissance; c'est l'intelligence, qui engendre continuellement des images, voilà le vrai créateur de l'illusion.
Le disciple doit également détruire son corps lunaire et purifier son corps mental. Par corps lunaire, on entend corps de désir, ou corps astral, car tant qu'il n'a pas accompli ceci, il ne pourra s'unir à l'âme. L'intelligence est remuante et inquiète, turbulente et difficile à tenir en main. Il s'agit de l'entraîner afin d'en faire un instrument et plus un obstacle. Il s'agira de penser avec suite et netteté, ne plus disséminer son énergie mentale dans toutes les directions. Toute activité mentale non consentie sera impitoyablement rejetée. Il faut fermer les portes et protéger son esprit.
Le disciple cherchera à se retirer totalement de sa nature mentale, à penser sans elle, la vie devenant en lui si intense que son cerveau ne suffit plus à la contenir. Il doit parvenir à un état où la pensée n'est plus la pensée de l'intellect, mais la pensée de l'âme... au cours de son entraînement, des forces terribles vont l'assaillir, du côté sombre et non du côté lumineux; car ces forces destructives proviennent de ceux qui veulent tuer l'âme. Comment tenir tête aux assauts des légions de Mâra, le Mauvais? L'homme doit sentir en lui la force qui procède de la fixité de l'esprit; rester inébranlable, quelle que soit la tourmente lâchée autour. Alors est atteinte, la phase glorieuse où les pensées mauvaises ne sont même plus tuées par la volonté, mais tombent mortes d'elles-mêmes en touchant le sanctuaire de l'âme. L'intelligence et l'âme commencent à s'unifier; toute pensée discordante tombe morte d'elle-même au premier contact. Li'intelligence devient un miroir poli qui reflète parfaitement.
Alors commence pour le disciple cette adoration qui signifie l'identification graduelle de sa conscience avec l'Etre Suprême. Alors il apprend que, dans sa vie quotidienne, l'âme peut être sans cesse en adoration, quelle que soit l'occupation de l'intelligence, quelle que soit l'activité du corps. Il comprend enfin que la vie du disciple est une adoration absolument ininterrompue incessante du Très Haut, une contemplation qui n'aura pas de fin. Il pénètre dans le Temple de son Dieu.



Construction du caractère


Il n'est pas permis à l'homme d'apporter pour sa construction au sein du Temple, des pierres brutes. La taille doit s'être poursuivie à travers bien des vies passées, le caractère doit avoir été longuement travaillé avant de pouvoir être employé. Après toutes les tergiversations préliminaires de vies sans reconnaître le but de l'existence, l'immensité de la tâche, le but de l'effort une fois l'objet de la vie reconnu, est nettement déterminé, il s'agit d'une construction délibérée. Le disciple tisse dns la substance même de son individualité et rien de ce qu'il aura tissé ne pourra lui être ravi. Lorsqu'il choisit ses pensées lorsqu'il les édifie, ce n'est plus inconsciemment et de manière désordonnée mais avec un mobile, celui de l'influence de ces pensées sur les autres. Il est candidat au service des mondes, et non à la perpétuation de la grande hérésie de la séparativité. Il surveillera de près ses pensées, formant des pensées hautes et nobles, et les forces pures et bonnes entreront à flot (l'énergie suit la pensée). Il deviendra un canal de secours providentiel grâce aux pensées qu'il reçoit, vivifie et tranmet.
Il devra également surveiller ses paroles. La parole doit être vraie, vérité dans l'observation des faits, vérité dans la transmission, vérité dans la pensée, vérité dans la parole, vérité dans l'action. La véracité est un guide et une armure. La pratique de la vérité en pensée, parole, action, éveille graduellement l'intuition, qui transperce les voiles de l'illusion. L'intuition traverse, de sa vision directe et impeccable, tous les masques des choses... au coeur même des choses, la vérité et la compassion vivent éternellement. La parole doit donc être également douce.
Maîtrise de la pensée, de la parole, de l'action. Le disciple contemple l'idéal qu'il se propose et édifiera d'après cet idéal, son caractère afin de faire de lui-même, de ses véhicules, une parfaite réflexion de la vérité et non plus obstruction et distorsion.
Le disciple doit également accomplir chacun de ses devoirs, si trivial soit-il, dans une parfaite concentration et attention exclusive. Son intelligence doit pouvoir se concentrer en un point uique. Il doit réunir ses forces éparpillées; en présence d'une grande chose, toutes les énergies de l'âme sont appelées à agir; il doit pouvoir en être de même, une même concentration, dans les occupations de la vie quotidienne.

Dans la Baghavad Gita, nous avons une liste des traits de caractère divin : "l'absence de toute crainte, la pureté du coeur, la constance dans le Yoga de la Sagesse, la charité, la maîtrise de soi, le sacrifice et l'étude des écritures, l'austérité et la franchise, la véracité, l'absence de colère, le reconcement, la paix, l'absence de calmonie, la compassion envers tous les êtres vivants, l'absence de tout désir, la douceur, la modestie, l'absence de caprice, l'audace, la clémence, la magnanimité, la droiture, l'affection, l'absence de tout orgueil."

S'harmonisant avec le Tout, la vie Réelle prend racine en un lieu où il n'y a point de tempêtes, en un lieu où nul changement ne peut l'atteindre. Cette indifférence, synonyme de force, comment la développer? Il faut acquérir un juste sens des proportions, où toute chose prend sa place qui lui revient, en proportion avec le cycle immense de la vie de l'âme. La force accumulée donne un regain d'intensité et d'activité vitales, l'âme se sent trop forte pour pouvoir être ébranlée, tout en restant sensible à chaque vibration de l'extérieur; elle voit sa vie s'élargir merveilleusement. Elle voit sa conscience s'élargir et s'identifier avec l'ensemble dont elle fait partie. A mesure que s'évanouit le sentiment di'isolement, l'âme est inondée de la joie qui réside au coeur des choses. Là même où il y a des peines, plus rien n'est pénible pour le disciple; car ces peines il les sent, comme faisant partie de la Vie Universelle. Elles ne sont pour lui qu'une syllabe dans l'immense langage de la Manifestation. Le disciple pénètre toujours plus avant au coeur même des choses, qui est Amour.
Le Soi en nous est plus fort que les événements extérieurs. Le Soi veut que les contacts extérieurs trouvent un écho en lui, mais il ne veut pas se laisser troubler par eux.Tout doit être ramené dans le cercle de l'Amour. Peu importent les dehors repoussants: au coeur de toutes choses sont la Vie et l'Amour.
Alors vient, avec l'identification graduelle avec le Tout, l'absence de désirs, le détachement graduel de toutes les chaines qui nous lient au monde extérieur. Les hommes reviennent sur la terre parce qu'il y sont retenus, liés par cette chaîne de désirs.

Il faut parler d'une épreuve que l'aspirant doit affronter avant d'entrer dans le Temple. Doit arriver un moment où l'âme, qui se détourne du monde éphémère, commence à se tourner vers l'Eternel, mais encore couverte d'un épas voile d'illusion, ressente une angoisse, un vide, où nulle main ne semble tenir la sienne, où l'obscurité l'enveloppe et où ses pieds ne recontrent plus d'appui. Elle ne sent pas encore, les mains qui se tendent pour l'accueillir; elle se croit délaissée et ne sait à qui demander secours. C'est le vide; mais pourtant cette crainte est sans raison. Jetez-vous hardiment dans le vide et vous y trouverez la plénitude! Lâchez les mains qui vous retiennent, et des Mains puissantes saisiront les vôtres et ne vous abandonneront jamais. Les étreintes terrestres faiblissent quelquefois, mais les Amis qui sont sur l'autre bord ne lâchent jamais prise; vous trouverez que votre solitude est la plus profonde des illusions. Cette épreuve, une fois franchie, semblera complètement illusoire, et le disciple, s'il ose s'avancer, se trouvera sain et sauf sur l'autre rive.


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