Même la conscience est illusion

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Même la conscience est illusion

Message par Archange le Dim 18 Jan - 17:44



« La conscience ? Une illusion ? Oh non, pas elle ! Pas elle aussi ! »


Rassurez-vous, ce que Siddharameshwar Maharaj entendait par « conscience » était naturellement la conscience cognitive.

Siddharameshvar Maharaj nous dit donc bien que ce que nous appelons conscience est une illusion.



Qui était Siddharameshwar Maharaj ?




De lui, Ranjit Maharaj et Nisargadatta Maharaj affirmaient qu’il était le plus grand des Maîtres méconnus. Mais il faut dire que c’était leur Maître. Celui à qui ils devaient tout.

Né en 1888 à Pathri, un petit village du district de Sholapur dans l’état du Maharashtra, en Inde, Siddharameshwar Maharaj fut tout de même le grand réformateur de la Navnath sampraya (la Tradition des neuf sages) puisqu’il transforma cette Voie progressive séculaire en une Voie abrupte résolument moderne.
« Tout ce qui est perçu par le biais du mental et de l’intellect doit être dépassé. Le monde matériel, lui-même produit d’une perception, autrement dit d’un concept, doit être transcendé. Il ne restera plus alors que la conscience. Mais cette conscience est elle aussi née de l’ignorance.


C’est à cause de l’ignorance que nous sommes conscients.


A l’origine, Vidyamaya, la connaissance-illusion, est une impulsion spontanée qui donne naissance à un concept en quelque sorte latent, manifesté sous une forme subtile.

Puis, lorsque ce concept revêt une forme objective, plus grossière, cette vidyamaya est transformée en avidyamaya, l’ignorance-illusion, qui, à son tour, donne naissance à ce que l’on appelle habituellement la connaissance objective.

La pureté, elle, est un état dans lequel n’existe aucune trace du sentiment « je suis le corps ». Votre identification au corps n’aurait jamais eu lieu si l’intelligence ne s’était associée au physique. Débarrassez-vous donc des pensées qui concernent votre corps, et de l’idée que vous êtes ce corps.

Alors la pure connaissance de votre Soi brillera dans toute sa splendeur, et vous-même en serez le témoin.



Atman, Brahman et Parabrahman





Quel que soit l’état que traverse votre corps, la veille, le rêve, ou le sommeil sans rêve, le Soi reste inchangé.
A l’état de veille, l’âme du mortel est appelée vishwabhimani atman, le Soi conditionné par le monde et qui en retire l’orgueil du « je ». Dans l’état de rêve, l’âme est appelée tejas ; c’est le Soi lumineux.

Quand vous sortez du sommeil profond, vous devenez conscient de vous-même en tant que « je suis ». Cette conscience est naturelle et spontanée ; mais elle varie d’intensité selon les personnes et les moments.

Ainsi, parfois, vous ne savez pas où vous êtes quand vous vous réveillez. Mais presque aussitôt vous reprenez conscience de vous-même, au sens profane du terme ; vous concevez « je suis un tel, une telle ».

Cette conscience d’être quelque chose ou quelqu’un est la connaissance individuelle.

Quand vous vous réveillez, vous oubliez Paramatman, celui qui est au-delà de l’atman, au-delà du soi individuel. Vous descendez ainsi du sat-chit-ananda (existence-conscience-félicité), c’est à dire du plus haut niveau de la conscience, au niveau le plus bas. Une telle descente est naturelle et inévitable ; et elle se produit pour toutes les créatures.

Cette conscience, limitée par le corps, est appelée atman.

Mais dès que vous abandonnez votre identification au corps, votre conscience est Parabrahman et vous êtes transfiguré.

Vous devenez le Suprême, l’Absolu, celui qui est au-delà de Brahman.



De l’état d’observateur à la pure Connaissance





Aussi bien ce qui est expérimenté par les sens, que le mental et l’intellect, tout cela est non seulement éphémère et imprégné de souffrance, mais ce n’est pas vous, ce n’est pas réel.

Le Soi est le témoin de tout ce qui est vu par le mental.

Aussi considère-t-on que Turya, cet état de conscience dans lequel on a le sentiment d’être l’observateur, est supérieur aux trois états communs : le sommeil sans rêve, le rêve et l’état de veille. Pourtant, même dans ce quatrième état, la dualité existe encore.

En effet, l’observateur reste celui qui voit, face à ce qui est vu. L’observateur et la chose observée sont tous deux présents. Il y a donc bien toujours dualité.

L’observateur n’est qu’une idée, un concept. Ce n’est pas la véritable Connaissance. Celle-ci ne peut être atteinte que dans l’état d’unité totale qui n’inclut rien qui serait autre. En fait, tout état de conscience est altéré ; alors que Paramatman n’est affecté par rien.

Mais votre pur Paramatman s’est à présent transformé en un « je » particulier, imprégné d’ego ; et tant que vous échouez à comprendre que le monde matériel, dans sa totalité, est illusoire, l’ego persiste et vous reprenez naissance.

Oui, c’est l’ego qui est responsable de votre venue au monde, c’est lui, le « je » qui prend naissance.
Et dès que vous avez un corps, recommence le cycle du désir et de la peur, du « je » et du « mien »… Bien que ce corps soit impur, Rama le Seigneur réside en lui. Etant omniprésent, Il se trouve aussi dans l’impur, dans ce corps plein de désirs et de peurs.

Mais la présence du Seigneur n’empêche que vous ne trouverez la paix et n’atteindrez la Connaissance qu’en vous débarrassant du désir et de la peur.

Autrefois, les gens à l’automne de leur vie se retiraient de l’activité du monde profane et s’isolaient dans la forêt pour trouver la paix. Isolez-vous avant qu’il ne soit trop tard, avant que la conscience qui est en vous ne fasse le saut final !



L’état naturel





L’aspirant doit toujours rester centré sur sa recherche, garder en lui l’étincelle vivante qui suffira à embraser le feu de la connaissance. La Connaissance « je suis le Brahman » peut être atteinte. Mais comment ?

Méditez sur le « comment peut-on être Brahman ? ».

Si vous y réfléchissez profondément, ce que vous trouverez sera vous-même, votre Soi. C’est un exercice qui vous sera grandement bénéfique. Le fait que vous vous soyez oublié est l’obstacle que vous devez surmonter par la réflexion et la méditation. La connaissance s’ensuivra automatiquement. Alors vous serez définitivement transformé, uni à jamais au Soi.

Le mental n’existe qu’en présence de changement ; sinon, il n’y a pas de mental, ou plutôt pas de mouvement, de séparation, dans le mental.

La connaissance est atteinte lorsque l’on a exploré et compris l’origine des êtres… puisque cette origine réside dans la connaissance elle-même. La connaissance est l’origine du monde, mais vous ne pouvez l’acquérir que lorsque vous vous immergez totalement dans l’état naturel.



  • « L’état naturel est le summum
  • « Méditation et pratique viennent ensuite,
  • « Vaine est l’adoration de l’idole, et
  • « Le pèlerinage est ce qu’il y a de plus bas ».





Le Soi est le tout-puissant





Lorsque la connaissance est atteinte, vous transcendez l’espace. Autrement dit, quand vous retrouvez l’origine des êtres, vous n’êtes plus limité par l’espace. Vous comprenez alors la nature de votre Soi, car vous êtes vous-même sous la forme de la connaissance du Soi.

C’est grâce au Soi que vous pouvez connaître.


  • « Dieu m’est redevable, à moi, le Soi, de sa nature divine qui est ma propre expression.
  • « La pluie également tient sa propriété intrinsèque de moi, le Soi ».



C’est Lui aussi qui anime le corps. Si votre jambe peut se mouvoir, c’est grâce à Lui. Ainsi, le Soi est le tout-puissant, il est Dieu.

L’humain – en qui le Soi demeure – est investi du pouvoir absolu de qualifier et de mesurer tout ce qu’il perçoit. Il ne tient qu’à lui également de considérer ce qu’il voit comme vrai ou faux.
S’il se concentre sur ce qui est irréel, il en sera profondément affecté car le monde illusoire revêt un masque de réalité. Mais si, au contraire, il se concentre sur ce qui est vrai, il se focalisera automatiquement sur le tout-puissant sans même le savoir, et le rencontrera inévitablement.


  • « Le tout-puissant demeure à l’intérieur.
  • « Si vous le cherchez ailleurs,
  • « Vous vous trompez de chemin,
  • « Vous vous égarez », dit Dnyanadeva.


Il demeure dans le Cœur de chacun, Il est en tous.



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Quand on a la compréhension de soi-même on devient omniscient et éternel. C’est alors seulement que l’on a la connaissance de la création de l’univers, de son équilibre et de sa destruction.

Nous comprenons le tout car nous sommes alors la connaissance elle-même. Nous expérimentons que nous sommes la manifestation de la connaissance.

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Re: Même la conscience est illusion

Message par Archange le Dim 18 Jan - 17:47

Quand notre être profond, notre existence, brille de la connaissance, notre suffisance vole en éclats. Le sens aigu de notre importance est réduit à néant.

Au temple nous tournons autour de la statue de Shiva dans l’intention de plaire à la déité et de nous élever jusqu’à elle pour parvenir à l’état de Shiva.

Dans le sens des aiguilles d’une montre nous faisons tout d’abord la moitié d’un tour, puis nous revenons sur nos pas à notre position initiale et nous continuons dans le même sens jusqu’à ce que l’autre moitié soit parcourue.

Enfin nous revenons encore à la position initiale.
Ceci est bien entendu symbolique : parcourir la moitié d’un cercle dans le sens des aiguilles d’une montre signifie œuvrer pour atteindre le but de la connaissance.

Mais finalement cette connaissance doit aussi être éliminée de manière à ce que l’ego ne puisse resurgir, c’est la signification du parcours de la deuxième moitié dans le sens inverse.

Le tour complet de Dieu signifie que la créature mortelle est transfigurée en Shiva immortel.

Vous êtes le Soi



Dans la pratique le Maître explique toute chose mais vous devez vous abandonner à lui. Acceptez et pratiquez ce qu’il vous dit, la connaissance de soi s’ensuivra automatiquement.

Cette connaissance a, malgré tout, des réminiscences d’ego qu’il faut éliminer complètement. C’est alors, seulement, que vous êtes transfiguré en Shiva, l’immortel.

Le soleil ne sait pas quelle heure il est, si c’est le matin, l’après-midi ou le soir, il ne sait même pas ce qu’est un jour. C’est nous qui l’avons décidé et de plus nous l’avons déterminé en fonction de notre tête ! Midi c’est le moment de la journée où le soleil est juste au-dessus de notre tête.

Mais le soleil n’est pas limité par le temps, tout comme Brahman n’est pas limité par l’espace. Brahman ne peut être défini en termes d’espace, il n’appartient à aucun lieu en particulier, il est omniprésent.
Il est plus petit que la plus petite des choses et plus grand que la plus grande ! Il est parfait et se suffit à lui-même, mais ce que vous êtes réellement est antérieur au Brahman et le dépasse infiniment.

« La créature mortelle qui appartient au monde est une partie de moi, le Soi immortel », dit la Bhagavad Gîta, « c’est parce que je suis, que le mortel existe, il m’est redevable, à moi, le Soi, de tous ses pouvoirs ».


L’impulsion de son pouvoir limité vient du pouvoir illimité du Soi.
D’où la mangue tient-elle ce goût si suave si ce n’est du Soi ?
Dès que vous comprenez et expérimentez que vous êtes le Soi, le sentiment d’être ceci ou cela s’évanouit totalement.
Le Soi est altéré lorsqu’il revêt la forme mortelle.

Les premiers pas sur le chemin spirituel débutent par la répétition du Naam mantra donné par le maître. Au sens littéral naam signifie : je (l’ego) ne suis pas (Na : négation ; aham : je). Le maître nous donne un mantra tout en nous expliquant que « je n’existe pas ».

De cette source jaillira la vérité ultime.

Réaliser que tout est irréel



Si le Soi n’illumine pas l’intelligence de l’homme, il reste dans l’ignorance. Celui qui s’immerge totalement en Dieu est le véritable dévot, la séparation entre le je et le vous est illusion.
Si vous rencontrez le guide qui vous dévoile la nature éphémère et futile du désir pour les choses du monde, vous réaliserez que l’existence mondaine est sans valeur. Vous serez alors détaché.

Qu’est-ce que le détachement ?

C’est le sentiment que tout, du plus insignifiant comme une brindille d’herbe par exemple, jusqu’au créateur lui-même, le seigneur Brahma, est irréel.

Vénérez le Soi comme la femme dévouée vénère son mari. Ne vénérez rien ni personne d’autre ou cela vous conduira à l’infidélité et votre vénération sera feinte.

Le septique se demande toujours comment le divin Brahman peut être identique à l’individu limité et mortel.

L’ignorant est en proie à ces doutes qui envahissent son esprit et il finit par conclure qu’il est impossible que le Brahman s’avilisse en devenant une créature mortelle.

Pour corriger cette notion erronée vous devez écouter attentivement la parole spirituelle et y réfléchir profondément.

Votre intérêt pour la parole du Maître doit être si intense qu’il en devient une obsession, et votre pratique également doit être soutenue. C’est alors seulement que l’expérience suivra.

Le Maître opère un changement radical, une transformation incroyable de notre condition misérable de mortel (jiva) en Shiva immortel. Il nous élève à un état supérieur.

Vous êtes affligé d’une maladie, puisque vous avez oublié votre véritable nature, c’est la maladie de l’existence mondaine.

Je ne suis pas le corps



Il y a deux obstacles majeurs à votre progrès spirituel.
C’est tout d’abord la notion d’impossibilité : « je ne peux pas être le tout puissant, c’est impossible, impensable que je puisse être le Soi ! ».
Le deuxième obstacle est l’idée bien ancrée que je suis le corps : « comment est-ce possible que tout d’un coup je ne sois plus le corps ? ».
Pour vous aider à atteindre l’océan de félicité et vous immerger en lui, le Maître a élaboré une méthode en trois phases :


  • Pramata (l’aspirant, le sujet connaissant) : Celui qui cherche une preuve.
  • Prameya (l’objet de connaissance, la théorie) : L’hypothèse « je suis Parabrahman » doit être prouvée par la réalisation de soi.
  • Pramana (la preuve) : Vous devez ici vous défaire des deux phases précédentes qui, maintenant, deviennent illusoires.


La seule méthode que l’on doit suivre pour obtenir une preuve consiste à écouter la parole spirituelle et à la méditer profondément jusqu’à l’obsession. Être obsédé par sa recherche est le signe d’un désir intense d’atteindre la réalité finale.

Répétez « je ne suis pas le corps », des centaines de fois ! La répétition d’un acte de nombreuses fois finit par le rendre naturel car, comme vous le savez, l’habitude est une seconde nature. Vous serez alors totalement possédé par le désir intense de l’expérience directe ; d’expérimenter le Soi par vous-même.

Quand l’obsession pour le Soi est telle, l’expérience est sûre de se produire, vous avez alors accès à la perception « directe ».
Mais vous êtes dévoré par l’inquiétude et le tourment qui vous harcèlent sans relâche pour la seule raison que vous vous êtes identifié au corps.

Les cinq éléments qui constituent le corps ont aliéné le Soi, ils doivent être maîtrisés.

Laissez le sentiment « je ne suis pas le corps » grandir en vous.
Avant de manger un fruit vous le pelez, c’est l’intérieur que vous consommez, mais quand il s’agit du fruit de l’homme vous ignorez totalement son cœur pour ne vous concentrer que sur l’apparence extérieure, le corps grossier.

Abandonnez l’orgueil que vous nourrissez pour ce corps et cherchez qui vous êtes avec détermination et persévérance en éliminant au passage tout ce que vous n’êtes pas.

Se libérer du mental



Votre mental et vos désirs font obstacle à la recherche de votre véritable nature. Le mental n’est qu’une accumulation de mémoire qui concerne les expériences passées et le désir consiste à entretenir leur souvenir dans l’espoir d’en jouir encore et toujours.

Pour vous libérer du mental vous devez le réorienter vers le Soi, en détournant votre attention des désirs.

Quand le but du mental est pur, il devient pur lui-même. C’est le seul remède pour se libérer du mental.

Vous n’atteignez le détachement que lorsque votre attitude est ferme envers les désirs et votre attention réorientée du désir vers le Soi.
C’est seulement lorsque vous vivez dans la constante félicité du Soi que plaisirs et douleurs ne vous affectent plus.

Lorsque l’on dit que le seigneur Rama prend forme dans la matrice de sa mère Kaushalya (la dextérité), cela signifie que Rama, le Soi, s’épanouit en ceux qui écoutent attentivement les conseils du Maître et les appliquent avec justesse et dextérité à la réalisation de soi.
Alors que les objets excitent les sens, l’Atman (le Soi) pressent que le plaisir est dans leur sillage. S’étant oublié lui-même, il est stimulé dans leur poursuite par le désir de les posséder.

Le Soi qui, par nature est pur, se cristallise en concepts et convictions qui le rendent impur, il prend alors la forme du mental. Ces désirs ne sont que concepts conçus par le Soi via le mental.

Ainsi le mental et les pensées qu’il produit ne sont que le Soi.
Ayant produit ces pensées, le Soi se lance à leur poursuite.
Le Soi est appelé pur avant que les concepts ne surgissent, mais dès qu’un concept jaillit, on l’appelle « mental ».

L’éveil



Puisque les « dix sens » sont à l’origine de cette déviation du Soi, ils doivent être vaincus, et pour cela vous devez être le seigneur Rama, le vainqueur de Ravanna, le monstre à dix têtes (les dix sens).
Le Seigneur Rama est omniprésent, il embrasse l’univers entier, il est le tout-puissant, l’origine même de tous les pouvoirs. Il prédomine parmi les dieux, il est Atmaram, celui qui se réjouit en lui-même, le Soi.
De lui s’élève le pouvoir imaginatif qui prend spontanément la forme de concepts qui, à leur tour, vont le distraire et le divertir. Son attention est alors captivée par les concepts et détournée de lui-même.
Dès que son attention est divertie les concepts arrivent au galop, et d’Atmaram il devient l’Atman altéré, absorbé dans le processus des concepts. Ces derniers prolifèrent et enveloppent le Soi pour le recouvrir. Le Soi est désormais défini comme « mental ».
Les concepts ont alors une forme définie. Le monde illusoire est né.
Ainsi le monde perçu et vécu par l’ignorant n’est que l’extension de l’imagination projeté par le Soi. C’est une illusion, un simple vagabondage du Soi, rien de plus.

Dans le processus de développement du mental, le Soi commence à imaginer les sens et, peu à peu, ces fantasmes se cristallisent en convictions.

Maintenant, seul un grand bouleversement pourra rétablir le Soi et permettre de passer au crible du discernement sa production fantasque. Ce grand bouleversement est appelé « éveil », ce qui signifie se rappeler de soi-même.

Ainsi, celui qui comprend que le monde est illusion est le conquérant du monde. Il est Dieu, le tout-puissant, le vainqueur, ou tout autre nom que vous choisissez pour lui.

Dans les Puranas, le mental est symbolisé par le personnage de Narada, un grand sage, dévot de Vishnou. Il provoquait habilement toutes sortes de situations pour convaincre l’homme de prendre le chemin de la dévotion, l’aidant ainsi à atteindre la réalisation de soi.
C’est par un manque singulier de discernement que le Soi (atman) se tourne vers le royaume des concepts. Des ondes de concepts s’élèvent alors dans le Soi. C’est ainsi que naissent les désirs.

Tandis que nous sommes concentrés sur la gratification des désirs, vague après vague les concepts surgissent et nous noient dans l’illusion.

Ainsi le Soi est limpide et paisible lorsqu’il n’est pas altéré ni obscurci par les effluves des concepts que l’on appelle mental. L’atman altéré est le mental. »



http://vous-y-etes.com
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