Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

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Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par Archange le Lun 22 Déc - 19:30

La fête de Noël







S’il existe quatre fêtes cardinales : Noël, Pâques, la fête de saint Jean et celle de saint Michel, ce n’est pas par hasard ou parce qu’il a plu à certains religieux de les instituer ; elles correspondent à des phénomènes cosmiques. Au cours de l’année, le soleil passe par quatre ponts cardinaux : 21 mars, équinoxe de printemps ; 21 juin, solstice d’été ; 21 septembre, équinoxe d’automne et 21 décembre, solstice d’hiver. Durant ces quatre périodes, il se produit dans la nature de grands afflux et circulations d’énergies qui influencent la terre et tous ses habitants. Alors, si nous sommes attentifs, si nous nous préparons à recevoir ces effluves, de grandes transformations peuvent se produire en nous.

D’après la tradition chrétienne, Jésus est né le 25 décembre à minuit. Le 25 décembre, le soleil vient d’entrer dans la constellation du Capricorne. Symboliquement, le Capricorne est lié aux montagnes, aux grottes et c’est justement dans l’obscurité d’une grotte que l’enfant-Jésus peut naître ; pendant le reste de l’année, la nature et l’homme ont eu une grande activité, mais à l’approche de l’hiver beaucoup de travaux s’arrêtent, les jours diminuent, les nuits s’allongent, le moment est à  la méditation, au recueillement, ce qui permet à l’homme de pénétrer dans les profondeurs de son être et de trouver les conditions pour la naissance du Christ en lui.
Quand il sort du Capricorne, le soleil entre en Verseau, et le Verseau c’est l’eau, l’eau lustrale du baptême, la vie pure qui jaillit, créant de nouveaux courants. Au sortir du Verseau, le soleil entre dans les Poissons, et là a lieu cette pêche miraculeuse dont Jésus parlait quand il disait à ses disciples qu’ils seraient des pêcheurs d’hommes.

Donc, chaque année, le 25 décembre à minuit, la constellation de la Vierge monte à l’horizon, c’est pourquoi astrologiquement aussi on peut dire que Jésus est né de la Vierge. A l’opposé, apparaissent les Poissons, et au milieu du ciel on aperçoit la magnifique constellation d’Orion avec, au centre, l’alignement des trois étoiles qui, selon la tradition populaire, représentent les trois Rois Mages. Nous laisserons de côté la question de savoir si Jésus est réellement né le 25 décembre à minuit. Ce qui nous intéresse, c’est qu’à cette date a lieu dans la nature la naissance du principe christique ; cette lumière et cette chaleur qui vont tout transformer. Et dans le Ciel aussi, on célèbre cet événement : les Anges chantent et tous les saints, les grands Maîtres et les Initiés se réunissent pour rendre gloire à l’Eternel et fêter la naissance du Christ, le principe cosmique, qui naît réellement dans l’univers.

Et pendant ce temps, sur la terre, que font les humains ?
Ils sont dans les cabarets, les dancings, les boîtes de nuit où ils mangent, boivent et s’amusent. Et ce qui est le plus extraordinaire, c’est que même les gens les plus intelligents trouvent normal de fêter Noël de cette façon. Au lieu d’être conscient de l’importance d’un événement qui se produit une seule fois par an, quand toute la nature est attentive à préparer la nouvelle vie, l’homme a la tête ailleurs. C’est pourquoi il n’en reçoit aucun bienfait, au contraire, il perd la grâce et l’amour du Ciel. Car que voulez-vous que le Ciel puisse donner à un être qui reste insensible à ces courants divins ? Le disciple, lui, se prépare ; il sait que, la nuit de Noël, le Christ naît dans le monde sous forme de lumière, de chaleur et de vie, et il prépare les conditions convenables pour que cet Enfant divin naisse aussi en lui.

Il y a deux mille ans, Jésus est né en Palestine ; mais cela, c’est l’aspect historique de Noël, et l’aspect historique, vous le savez, pour les Initiés c’est secondaire. Avant d’être un événement historique, la naissance du Christ est un événement cosmique ; c’est la première manifestation de la vie dans la nature, le commencement de tous les jaillissements. Ensuite, cette naissance est un événement mystique, c'est-à-dire que le Christ doit naître dans chaque créature humaine comme principe de lumière et d’amour divin. C’est cela, la naissance du Christ : tant que l’homme ne possède pas la lumière et l’amour, l’Enfant-Christ ne naîtra pas en lui. Il peut le fêter, il peut l’attendre… rien ne se produira.

Jésus est né il y a deux mille ans ; alors, en souvenir, certains vont à l’église et chantent qu’il est venu pour les sauver, et puisqu’ils sont sauvés, n’est-ce pas, ils peuvent continuer à pêcher, à boire et à manger, ils sont tranquilles pour l’éternité. Voilà comment les chrétiens comprennent la naissance de Jésus. Très peu sont prêts à étudier, à faire des efforts pour préparer cette naissance en eux. S’il suffisait que Jésus soit venu sur la terre il y a deux mille ans, pourquoi le Royaume de Dieu n’est-il pas encore arrivé ? Non seulement cela ne suffit pas, mais la vérité, c’est que Dieu a envoyé sur la terre plusieurs de ses fils. Comment peut-on s’imaginer que la venue du Christ dans le monde est un événement qui s’est produit une seule fois il y a deux mille ans ? d’abord, c’est incompatible avec l’immensité de l’amour de Dieu. On dit que Dieu est amour : et alors qu’il y a des millions d’années que des humains vivent sur la terre, Dieu n’aurait envoyé son Fils qu’une fois, et pour prêcher pendant seulement trois ans dans un tout petit pays ?... Mais alors, avant la naissance de Jésus, cet amour-là, où était-il, que faisait-il ? Et ensuite Il aurait abandonné le monde pour l’éternité ?... Vraiment, c’est insensé !

La vérité, c’est que sous différentes formes, le Christ est apparu de nombreuses fois sur la terre et même sur d’autres planètes, dans tout l’univers, et il apparaîtra encore dans l’avenir. Si vous ne pouvez pas accepter cela, c’est qu’en réalité vous n’êtes ni religieux, ni chrétien, ni rien du tout. Vous croyez à des choses invraisemblables, mais ce qui est sensé, vous refusez de le croire. On ne fait que répéter : « Dieu est amour, Dieu est amour »… mais à quoi cela sert-il, si on fait tout pour prouver le contraire ? On vous raconte qu’une fois seulement dans l’histoire cet amour s’est manifesté sur la terre… et vous n’étiez même pas là !

On ne peut pas nier l’importance historique de la naissance de Jésus ; mais l’essentiel, ce sont les aspects cosmique et mystique, parce que la naissance du Christ, dont la naissance de Jésus ne représente qu’un aspect, est un événement qui se produit chaque année dans l’univers, et qu’à chaque instant le Christ peut naître aussi en nous. Pour quelques-uns il est déjà né, pour certains il naîtra bientôt, et pour d’autres on ne sait quand. Tout est dans la préparation des conditions. Voilà pourquoi il est très important de se préparer longtemps à l’avance pour cette fête de Noël, afin d’en comprendre toute la signification.

La naissance de Jésus doit être comprise dans les trois mondes, c'est-à-dire comme un phénomène historique, comme un phénomène psychique, mystique, et enfin comme un phénomène cosmique. Aujourd’hui, c’est surtout le phénomène mystique qui m’intéresse. Dans son récit de la naissance de Jésus, saint Luc n’a retenu que les images des événements qui se répètent dans chaque être humain, et c’est sur ces images symboliques que nous allons nous arrêter. Pour que l’enfant naisse, il faut un père et une mère. Le père, Joseph, représente notre intellect, et à un niveau supérieur, notre esprit. La mère, Marie, c’est notre cœur, et à un niveau supérieur, notre âme. Quand le cœur et l’âme sont purifiés, alors l’enfant naît ; mais il ne naît pas de l’intellect et de l’esprit, il naît du Saint Esprit, cette pure flamme qui vient féconder l’âme et le cœur humains. L’intellect et l’esprit représentent le principe masculin en nous, qui prépare les conditions pour que le Saint Esprit prenne possession du principe féminin, le cœur et l’âme, afin de mettre au monde l’Enfant-Christ.

Rien n’est plus important que de travailler à faire naître l’Enfant divin en nous. a ce moment-là, la terre et le Ciel chanteront ; des quatre coins du monde des êtres comprendront qu’une nouvelle lumière est née et ils viendront nous visiter et nous apporter des présents. Bien sûr, il y aura Hérode (il y a toujours eu des Hérode) qui sera furieux et qui, voulant tuer Jésus, demandera aux Rois Mages : « Aller, renseignez-vous sur cet enfant, et quand vous l’aurez trouvé, faites-le moi savoir pour que, moi aussi, j’aille l’adorer ». Mais heureusement, il y aura aussi un ange qui viendra donner des avertissements, comme celui qui a dit à Joseph : « Prends l’enfant et sa mère et fuis en Egypte, parce qu’Hérode va le faire chercher pour le tuer. » Un ange du Seigneur vint donc auprès des Rois Mages pour leur dire de ne pas retourner auprès d’Hérode, et ils repartirent dans leur pays par un autre chemin. Cela signifie que tous ceux qui viendront auprès de Jésus, auprès du principe christique, ne pourront pas retourner par le même chemin, ils devront prendre une autre direction.

Et maintenant, savez-vous pourquoi existe cette coutume de faire un repas de nuit de Noël ? C’est aussi symbolique. Quand l’enfant est né, il faut célébrer sa venue par des champs, par un festin (sans dépasser les limites, bien sûr), car l’enfant a besoin de nourriture ; et la première nourriture de l’enfant quand il est né, c’est le lait de sa mère. Quand elle le portait, elle le nourrissait de son sang, et maintenant elle le nourrit de son lait ; il y a là deux couleurs, le rouge et le blanc, et ces deux couleurs sont symboliques. Elles sont déjà présentes pendant la conception, puisque la femme donne le rouge et l’homme le blanc, et elles le sont encore, plus tard, lorsque la femme nourrit l’enfant pendant neuf mois avec son sang, puis avec son lait ; et ce sont ces mêmes couleurs que l’on retrouve dans le sang lui-même, avec les globules rouges et les globules blancs. Le rouge et le blanc représentent les deux principes sur lesquels est fondée la vie. Le rouge, le sang, c’est la force vitale, l’amour, et c’est grâce à ce sang, à notre amour, que l’Enfant-Christ peut devenir chair et os en nous. Après sa naissance l’enfant est nourri avec le lait, c'est-à-dire avec la pureté, la lumière. De même que la mère ne cesse de s’occuper de son enfant après la naissance, de même une fois que l’Enfant-Christ est né, le travail continue, mais sous une autre forme. C’est pourquoi nous allons le matin contempler le lever du soleil, afin de nous nourrir de sa lumière…

Et n’oubliez pas que Noël dure encore quelques jours après le 25 décembre. En haut, dans le Ciel, on célèbre une fête, et cette fête vous devez y participer [size=13]au moins par la pensée. De même que la naissance d’un enfant contient tout l’espoir de la vie, la naissance du Christ chaque année dans l’univers, c’est l’espoir que Dieu n’a pas abandonné les hommes. Bien qu’ils transgressent sans cesse ses lois, Il leur fait crédit en leur envoyant toujours un Sauveur, parce qu’Il ne veut pas qu’une seule âme se perde.


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Re: Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par Archange le Lun 22 Déc - 19:48








Noël et son Message




Mrs Heindel


Noël est une période d’universelle festivité ; l'esprit de générosité anime chacun, juif ou gentil, chrétien ou païen, i1 est dans l’air que l'homme respire. Qui peut expliquer cette mystérieuse vague qui touche la terre entière ? Le prêtre orthodoxe peut-il donner la véritable interprétation de ce fait par l'histoire de la naissance de l’enfant Jésus ? Cherche-t il même à se rendre compte pourquoi l’infidèle et l'agnostique participent à cette fête avec le même zèle et le même intérêt que le Chrétien ? Pourquoi cette célébration devient plus universelle et plus forte chaque année ? Le christianisme se répand graduellement par tout le globe et n'est plus une religion occidentale mais une religion universelle.

La poétesse mystique Elsa Wheeler Wilcox l'explique dans une de ses poésies : "La religion à venir"



"Nos pensées moulent des sphères en devenir
Et, comme une bénédiction ou une malédiction
Hérauts des années encore sans forme,
Elles résonnent à travers le monde entier".



Ces préparations pour Noël deviennent de plus en plus populaires, et toutes égoïstes et peu chrétiennes qu'elles sont, la joie qu'elles apportent n'en a pas moins un effet sur la pensée universelle, tout acte d'amour, toute pensée de don ajoutée à sa force, aide à purifier le Corps du Désir de la Terre et apporte la joie à l'esprit emprisonné du Christ.

Pour le bénéfice des lecteurs qui ne sont pas familiers avec ce sujet, et pour élucider la remarque précédente au sujet de l'esprit emprisonné du Christ, nous citerons le passage suivant pris d’un article écrit par Max Heindel dans les Echoes (ancien nom du Rosicrucian Magazine) :

"Avant les 2000 dernières années, Jéhovah avait charge de la Terre qu’il guidait de l’extérieur, à peu près de la même façon que les Esprits-groupes guident maintenant les animaux. Ainsi la Terre est-elle maintenue dans son orbite par son pouvoir, et il fut, jusqu’à cette époque, le Dieu Suprême. Mais au sacrifice du Golgotha, l’esprit du Christ pénétra dans notre planète afin de nous aider à évoluer les facultés que Jéhovah ne pouvait nous donner. Jéhovah nous a donné des lois propres à nous brider, mais le Christ nous a donné l'amour. L’un est une force restrictive du dehors, l'autre, une énergie impulsive qui est appliquée du dedans, et qui subsistera jusqu'à ce que nous ayons appris à vibrer à ce grand attribut : l’Amour, par lequel nous serons capables d’appliquer ce même pouvoir à notre Terre, et la guider ainsi dans son orbite, du dedans".

Le matérialisme, l’agnosticisme, le chrétien et l’humanité en général, font, comme nous l’avons dit, une bonne œuvre par la seule pensée de donner, bien qu’ils soient inconscients du merveilleux travail accompli par la Grande Force Cosmique de l’Esprit du Christ qui entre dans notre Terre de douleur chaque année.
C’est là un sacrifice annuel qui rend la Terre capable de produire afin que l’homme et l’animal puissent se nourrir, Son corps (le grain), Son sang (le raisin) sont offerts à l’homme comme nourriture, mais Sa vie aussi est donnée, afin que l’humanité puisse évoluer spirituellement.

A l’automne, après que la conception immaculée a eu lieu, alors que le Soleil passe par le signe de la Vierge, les forces de la Terre se retirent graduellement jusqu’à la nuit la plus longue et la plus sombre de l’année, La Nuit Sainte. L’Eglise a fixé cette date au 25 décembre, mais au point de vue cosmique, la nuit où le Soleil atteint sa latitude la plus méridionale, est celle du 21 décembre. Alors, le Soleil entre dans le signe du Capricorne et commence réellement la naissance mystique du Soleil qui apporte l’impulsion d’une nouvelle vie, impulsion spirituelle aussi bien que renouvellement physique de toutes les créatures vivantes de notre terre. A l’époque où le Soleil a atteint sa déclinaison la plus méridionale, l’Esprit du Christ, Fils de Dieu, a pénétré le cœur de notre planète de Sa Force, de Sa Vie et de Sa chaleur ; lorsqu’il remonte vers le nord, il envoie cette force à travers la sombre et froide terre, ce qui amène la germination des semences endormies dans le sol. Sans cette nouvelle force vitale, il n’y aurait ni germination, ni croissance.

Lorsque vient l’Equinoxe du printemps (après que le Soleil ait traversé les signes du Capricorne, du Verseau et des Poissons, et atteint le sommet de la Croix Cosmique, qu’il est crucifié et ressuscité), toute cette force vitale qui a été emmagasinée dans la Terre est dégagée et l’Esprit emprisonné du Christ est libéré.

Cette naissance et cette mort sont des évènements cosmiques : en conséquence, le Christ, chaque année, naît de nouveau comme une force présente à jamais et chaque année, consomme de nouveau son sacrifice afin que l’homme puisse vivre. Chaque année a lieu sur terre une inspiration et une expiration de la grande force vitale qui est la Lumière et la Vie du Monde.

(...)

La Terre, par précessions des équinoxes, est maintenant à 600 années environ de son entrée dans le signe du Verseau et nous pouvons nous attendre à des évènements du même genre. Le Christ, derechef, marchera en esprit parmi nous, inspirant de grandes âmes à prêcher le Royaume à venir, afin de préparer l’humanité aux changements inhérents à l’introduction de l’âge avancé de l’air et de l’électricité, de la nouvelle terre de Jean l’Evangéliste : "Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre n’existaient plus" (Apocalypse 21.).

Pour être capable de reconnaître ces apôtres et ces prophètes, de prendre contact avec eux et, selon le désir de notre esprit de les aider à faire connaître le Nouvel Age, il faut que le Christ enfant naisse dans notre cœur. Nous devenons des instruments appropriés pour cette tâche, par un amour désintéressé envers nos semblables et un vif désir de servir, notre esprit restant toujours en alerte dans sa recherche des réalités éternelles. L’opportunité de devenir ambassadeurs du Christ, dans l’esprit est le pouvoir souverain derrière tout progrès, tant physique que spirituel, est présentée à tous. Mais si nous préférons la vie et que, délibérément, nous restions dans les ténèbres et cherchions les plaisirs d’une existence charnelle, lorsque nous rencontrerons ces instructeurs spirituels, nous manquerons de les reconnaître, et un esprit de critique et d’antagonisme nous animera contre eux. Le monde n’est que trop enclin à persécuter ces ambassadeurs de l’Esprit ; consultez plutôt l’Histoire, plusieurs ont payé de leur vie le courroux de ceux qui ont été incapables de reconnaître leur grandeur et la sublimité de leur tâche.

Chercher la perfection dans ces personnages est dangereux. Si les Seigneurs de la Destinée devaient ne se servir que de parfaits instruments pour accomplir leur œuvre, le progrès courrait le risque de rester dans le statu quo. Par exemple, notre grand Socrate, un des plus grands philosophes qui n’ait jamais existé, était peu avenant, sarcastique et satirique, ce qui ne l’empêchait pas d’être un grand esprit. Si nous devions juger de ses enseignements par son apparence et par sa personnalité, nous les rejetterions avec empressement.



"Dieu demeure dans une lumière loin de la portée humaine.
Mais deviens cette lumière et tu le verras alors".
Angélius Silesius

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Re: Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par Archange le Lun 22 Déc - 20:24




L'Homme et la Terre à Noël



R. Chevriot


Lorsque nous voyons arriver la saison d’hiver et que nous ressentons les premières morsures du froid, nous avons immédiatement la vision de la grisaille avec son cortège de gel, de neige, et regrettons le soleil de l’été. Pourtant l’hiver est nécessaire car s’il n’y avait pas d’hiver, il n’y aurait pas d’été. Et, nous avons l’espérance, qu’à l’hiver succédera le renouveau du printemps.

Même si nous étions perdus, seuls, sur une île déserte, nous ressentirions ce pincement au cœur et le besoin impérieux d’être avec des hommes et de manifester notre joie, notre désir de donner, notre soif de vie spirituelle.

Que se passe-t-il donc en nous, autour de nous sur la terre et dans le Cosmos à l’époque du solstice d’hiver, de Noël ?

L’homme de la rue répondrait que la terre, dans sa course autour du Soleil, s’en est approchée, mais qu’inclinée sur son axe, elle en reçoit les rayons obliquement, alors qu’en été elle les reçoit perpendiculairement. Pour un observateur plus minutieux, regardant le soleil tous les jours à midi, il lui semblerait qu’après être descendu chaque jour un peu plus bas sur l’horizon il s’arrête de décroître, pour ne reprendre sa course qu’après trois jours.

Depuis des millénaires, tous les peuples ont consacré leur plus belle fête à célébrer la fin de l’ancien soleil et la naissance du nouveau. Le phénomène inverse se produit à la Saint Jean qui marque le commencement de l’été. Il y a ainsi deux solstices et deux positions intermédiaires qui déterminent les saisons, et que la tradition avait marqué par quatre fêtes découpant l’année en quatre temps de force différente.

Au solstice d’hiver on éprouve un besoin de réflexion, de vie au foyer, alors qu’en été nous sommes poussés à nous extérioriser : rythme qui démontre un temps pour la vie intérieure, un autre pour la vie extérieure. Comme l’indique le Kybalion, que ce soit dans le macrocosme ou le microcosme, tout est rythme.

Si l’on considère les végétaux, on constate qu’à l’automne la graine tombe en terre, le fruit se détache de l’arbre, les feuilles jaunissent et s’envolent : tout semble mourir. Au printemps tout s’éveille. De jeunes pousses sortent de terre, des fleurs par milliers colorent la nature, les animaux s’accouplent.

Les savants essaient d’expliquer ces phénomènes mais ne peuvent répondre au « pourquoi ? ». Ils finissent par buter sur un mystère lorsqu’ils arrivent à la limite de ce qui est observable pour des yeux physiques : la frontière entre l’inerte et la cellule vivante.

Pour nous qui connaissons l’enseignement rosicrucien, il n’en est pas de même ; nous bénéficions de la richesse des doctrines de l’Orient, passées par le point de focalisation et d’activation qu’a été le Sacrifice Christique.

Si Adam et Eve furent chassés du Paradis après avoir goûté les fruits de l’Arbre de la Connaissance avant ceux de l’arbre de la Vie, et si les Frères Aînés gardèrent leurs secrets, c’est que l’homme risquait de ne pas les comprendre. On peut imaginer ce qui arriverait si, au lieu de jouer à l’apprenti sorcier avec de la matière inerte, nos contemporains intervenaient dans le monde vivant.

Nous savons que les expériences par lesquelles passe notre civilisation sont nécessaires, mais nous pouvons regretter le matérialisme intense qui nous fait oublier les réalités spirituelles. Nous sommes sur terre non pour réaliser notre volonté mais pour accomplir celle de Dieu. Grâce aux clés que nous donne l’ésotérisme chrétien et au message des Frères Aînés, nous pouvons mieux comprendre les mystères qui nous entourent et essayer de répondre à la question précédemment posée. La notion de Rythme qui anime la Terre et cette respiration annuelle se traduisent par les saisons. Admettre cela, implique de regarder notre planète non comme un support inerte mais comme un Etre vivant. Or, si nous sommes en présence d’un corps, d’un organisme, c’est qu’il y a une âme. Le fondateur de notre astronomie moderne, le grand Kepler, a écrit : "le globe terrestre est le corps d’un être vivant".

Mais nous avons beaucoup de difficulté à imaginer qu’il puisse y avoir au cœur de la Terre un grand Esprit, dont l’enveloppe solide (les minéraux) serait les os, tandis que le règne végétal en serait le système circulatoire. Pour mieux comprendre cette matière dont nous sommes faits, il est nécessaire de remonter à la Genèse et de suivre l’évolution de notre système solaire.

Nous avons en nous une étincelle de la divinité, pour son évolution elle devait passer par une succession de formes constituées par de la matière devenant de plus en plus condensée, puisqu’elle descendait chaque fois d’un plan pour atteindre son maximum dans notre humanité actuelle.

Suivant notre terminologie, la période où apparut la forme s’appelle Saturne. C’était un monde en germe sans autres substances que la chaleur, émanation des sept grandes Hiérarchies Créatrices, qui allaient accomplir le travail d’amener l’homme à l’état où il est. Cette période était à peu près identique à ce que nous éprouvons quand un sentiment de bonheur nous traverse. Il y avait de la chaleur mais pas de lumière. Considérons un feu, sa flamme n’est ni du solide, ni du liquide, ni de l’air, ni de la lumière. Pour que celle-ci soit visible, il faut qu’il y ait une division de l’espace avec de la matière sur laquelle la lumière peut se réfléchir.

Héraclite disait aussi « tout provient du feu ». Il avait raison puisque la Terre, elle aussi, est sortie de l’état saturnien. Le Feu est l’essence de l’être humain.

A cette première période succède celle du Soleil. La chaleur se sépara en lumière et en air : l’air rayonnant la lumière. Le soleil devenait visible grâce à l’espace extérieur sombre. On peut donc dire que le soleil est né.

La troisième période fut celle de la Lune. L’élément Eau provenant de la réaction entre la nuée du feu et l’espace extérieur.

Puis la période actuelle où quatre éléments coexistent. Elle reçut le nom de Terre puisque le dernier élément apparu fut la terre.

Tout est bien né du feu, tout est bien du feu condensé, que nous considérions les flots, les rochers, l’or ; mais dans toute condensation il y a une entité spirituelle. Parallèlement à l’apparition des quatre éléments, se produisit l’évolution des Hiérarchies supérieures et des règnes inférieurs.

Chacune des trois périodes précédant la nôtre permit à une Hiérarchie qui évoluait de passer par un stade humain, alors que d’autres se dévouaient pour les aider. Depuis le début des temps, il y a eu une chaîne sans fin d’Etres sublimes qui ont volontairement fait des sacrifices pour notre évolution. Il ne faut pas croire que cette conception structurée, hiérarchisée du Monde de Dieu est propre à l’enseignement rosicrucien. Saint Denys l’Aréopagite, disciple de l’apôtre Paul, écrivait : « Il n’y a pas que de la matière dans l’espace, il y a des entités spirituelles qui ont précédé l’homme dans son évolution. Et l’âme humaine le sait quand son sentiment la soulève et l’emporte dans l’univers stellaire ». Pendant son stade humain, chaque Hiérarchie prend conscience du caractère spécial qui est le sien, c’est ce qui lui donne sa vertu et sa qualité profonde.

Dans la Période du Soleil, les Archanges sont devenus conscients de leur rôle, et ils ont appris à modeler la substance de cette période. Pendant la Période de la Lune, ce furent les Anges qui entrèrent en activité.

En ce qui nous concerne, le but de ce jour de manifestation est d’amener l’homme à un état de conscience tel qu’il devienne lui-même un Logos. Pour ce faire, il était nécessaire que nous suivions progressivement la spirale de l’évolution. Ce développement nous le devons à toutes les Hiérarchies qui nous ont permis de construire des formes adaptées aux expériences par lesquelles nous devons passer. Chaque Esprit s’incarnant sur notre Terre depuis de sa constitution, amasse les matériaux nécessaires à la construction de son corps physique actuel, jusqu’au jour où, n’ayant plus besoin de corps dense, il sera capable de continuer son évolution dans un véhicule éthéré.

Pour nous rappeler le travail effectué par les Hiérarchies, nous devons considérer les planètes et les signes du zodiaque. Les anciens connaissaient leur importance, lorsqu’ils regardaient le ciel ils voyaient l’astre physique, mais aussi les Hiérarchies dont il est le centre, le support matériel. C’est pourquoi chez les Grecs, les dieux et les astres avaient les mêmes noms.

Depuis le commencement de notre jour de manifestation, il y a eu des pionniers et des retardataires, comme dans toutes les vagues de vie qui se sont succédées. Les singes sont nos frères inférieurs, il est nécessaire qu’ils nous rejoignent faute de quoi ils seront rejetés sur une Lune. Nous devons les aider. Les retardataires des animaux ont donné les arbres. Bien que nous le sachions, lorsque nous sommes devant un chêne séculaire ou un noisetier, nous n’en avons pas le sentiment. Les pionniers du règne végétal ont donné les fleurs et les herbes; les retardataires donnèrent les limons, les sables, les terres meubles. Si nous nous enfonçons davantage dans la cristallisation, nous en arrivons aux roches les plus dures, dans lesquelles l’Esprit de la Terre souffre réellement.

Lorsqu’on effectue des fouilles, des tranchées, on extrait de la pierre, on perce le minéral cristallisé, on allège la matière, et l’Esprit de la Terre ressent comme une joie, un soulagement.

Il ne suffit pas d’envisager la naissance de la Forme et de considérer le chemin parcouru par la conscience, par l’Esprit Vierge. Il faut aussi s’intéresser à ce qui permet de vivifier la Forme et lui donner la Vie. Il faut envisager l’existence des différents éthers. Si nous ne connaissions que la Forme, nous ne pourrions pas comprendre dans quel état se trouve la Terre au solstice d’hiver. A chaque descente dans la matière, il y a eu une contrepartie éthérique, c’est pourquoi dans le Monde Physique, l’homme a un corps physique et un corps éthérique ou corps vital. Tout ce qui vit, trouve l’origine de sa vie dans les forces éthériques, qui elles-mêmes sont le siège d’Entités.
En effet, pour accomplir les ordres du Père, les Hiérarchies se servent des Esprits des Eléments dont les plus importants sont :


  • les Gnomes, Esprits du monde souterrain qui accomplissent la fécondation des graines et dont le royaume d’activité est l’éther chimique,
  • les Ondines, changeantes et fluides comme l’eau où elles se tiennent qui agissent dans l’éther vital,
  • les Sylphes, semblables aux papillons, vibrant avec le vol des oiseaux, ce sont les éléments de l’air, actifs dans l’éther lumière,
  • les Salamandres, indispensables à chaque fois qu’on désire allumer un feu, elles se trouvent dans l’éther réflecteur.


Chez l’homme, on retrouve dans ses os le poids du règne minéral. Dans ses forces vitales les fonctions éthériques de la vie végétale. Dans ses instincts, les impulsions du Monde du Désir. Il est un microcosme portant les vestiges de tous les états de la Terre. Tous ces souvenirs d’un passé cosmique, il les actualise par la conscience de son individualité, qu’il ne peut manifester que parce qu’il y a la matière, qui est de l’Esprit en puissance, mais emprisonné. Il nous appartient de l’aider à sortir de cet état.

Il existe probablement plusieurs moyens pour cela, et nous insistons sur une qualité qui, d’après Max Heindel, est très importante et dont on ne saisit pas toute la valeur. Il s’agit de la faculté d’Observation. Pourquoi devons-nous la développer ? Que fait un observateur ? : il regarde intensément, il se pose des questions, il cherche le pourquoi des choses, il développe son esprit critique, sa connaissance et il augmente son degré de conscience. Il pourra mieux juger ses actes et mieux effectuer son exercice de rétrospection.

Que fait le rêveur ? Il passe, rien ne le frappe, rien ne le retient : un arbre est un arbre, sans plus, il est a côté de la réalité. Le sacrifice divin passe en lui sans l’effleurer, le sacrifice des Esprits reste stérile.

Chaque acte, quel qu’il soit, devrait être le résultat d’une pensée consciente. L’observateur raisonne les informations qu’il reçoit. A chaque instant il est en contact avec le spirituel.

Si nous résumons ce qui vient d’être exposé, nous avons :


  • que notre chute dans la matière eut de divines raisons,
  • que les phénomènes cosmiques sont le témoignage de la vie des Hiérarchies,
  • qu’à chaque état de condensation de la matière, des êtres se trouvent enfermés,
  • qu’entre l’homme et Dieu il y a des myriades d’entités et que l’homme est la douzième hiérarchie,
  • que la matière physique est à l’état de conscience où nous en étions à l’époque de Saturne.


Le mouvement de la Terre autour du Soleil a les saisons comme conséquence. Notre connaissance s’est suffisamment enrichie pour que nous puissions affirmer que le soleil n’est pas seulement une boule de feu, mais il est :


  • un soleil physique, un globe rayonnant la chaleur,
  • un soleil spirituel, rayonnant une énergie spirituelle,
  • le soleil du Père dont il est la sphère d’activité dans l’espace.


La loi qui permet de trouver une explication à bien des mystères c’est la loi de l’Inversion. Quand on passe du Monde physique aux Mondes spirituels, les phénomènes sont inversés : le soleil spirituel est à son maximum, quand le soleil physique est à son minimum et, inversement, le soleil spirituel est à son minimum quand le soleil physique est à son maximum.

Il en est de même pour la Lune : à la Pleine Lune, rayonnement maximum de la lumière physique, à la Nouvelle Lune, rayonnement maximum de la lumière spirituelle. La zone sombre croît quand la Lune décroît et elle tend à former comme une hostie dans un calice de lumière. C’est dans la nuit la plus longue que sont nés les Sauveurs, l’intensité spirituelle étant alors à son maximum.

Vers le milieu de la période Atlantéenne, Jéhovah voulant aider les hommes à sortir de la matière leur donna la Loi. L’homme se mit à craindre Dieu et eut besoin d’une récompense, pour se maîtriser il dut s’armer contre les pièges du corps du Désir.

Les religions de race séparèrent les hommes en groupes antagonistes, ce qui retarda leur évolution, il fallait que l’individualisation soit poussée au maximum et que l’homme sorte de la conception tribale et nationaliste. Il fallait que chacun considère l’autre comme son propre frère, respecté dans tous ses droits. Les religions de race devaient être remplacées par une religion universelle permettant d’agir par amour. Comme Jéhovah était le Régent de la Lune, c’était cette influence spirituelle qui agissait sur la masse et, seuls ceux qui suivaient l’enseignement des temples, pouvaient voir briller le Soleil spirituel, le Soleil de minuit, une fois par an, lors de la nuit sainte.

La sagesse résultant d’un entraînement poussé était nécessaire ainsi que la protection d’un instructeur. A cette époque, l’influence spirituelle venait uniquement de l’extérieur de la Terre. Depuis, le plus important événement spirituel dont nous ayons connaissance s’est produit : un Archange, le plus grand, s’est enfermé dans un corps limité, alourdi par la matière afin d’apporter aux hommes un message, qu’ils sont libres d’admettre ou de refuser car la liberté est respectée.

Il fallait que cet Esprit prit un corps de chair afin qu’il puisse réellement passer par l’expérience de l’homme et il est normal qu’il ait choisi le corps d’un être né dans la nuit la plus longue. Jésus est né quand la constellation de la Vierge est à l’horizon oriental. L’image de Jésus dans la crèche, né d’une vierge, entre deux animaux, a un sens astrologique, faisant intervenir le Soleil et trois signes zodiacaux.

Christ a fait trois sacrifices : jusqu’à lui, ceux-ci étaient des actes hors de l’homme, sur un autel, et avaient pour but de le purifier. Enfin, Christ est venu racheter ce qui était perdu.
Voici les trois sacrifices :


  • l’incarnation de l’Esprit solaire dans un corps,
  • la mort sur la croix du corps de Jésus,
  • l’incarnation du Grand Esprit Christ dans la Terre afin d’alléger le corps du Désir de la planète.


Ainsi l’impulsion spirituelle n’est plus extérieure, elle est intérieure. Il n’est plus nécessaire d’être préparé par des Maîtres pour être initié, chacun est libre de le devenir s’il le désire. Pour la plupart des chrétiens le Christ s’est incarné une fois. Pour le Rosicrucien c’est un phénomène annuel. A chaque Noël Christ naît dans la terre, à Pâques il s’élève, à la Saint Jean Il rejoint le Père, à la Saint Michel, il retourne vers la Terre pour y renaître à Noël. A chaque naissance terrestre le Christ meurt au ciel. Ainsi Noël est, pour le Christ, le début d’un Jour de manifestation dans le Monde Physique.

Dès le début de l’hiver les arbres se dépouillent et la vie végétale va s’endormir en profondeur. En réalité ce sont les deux éthers inférieurs (surtout l’éther chimique) qui ont reflué vers les racines. La terre devient SEL, suivant la terminologie alchimiste. Les deux éthers supérieurs planent au-dessus du globe, dans l’hémisphère nord. Trois mois plus tard, l’éther vital et l’éther chimique s’élèveront dans l’atmosphère entraînant avec eux les liquides, la sève et rejoindront les deux éthers supérieurs, encore trois mois et ce sera la Saint Jean, l’été où toutes les plantes sont imprégnées par les éthers supérieurs.

Les feux de la Saint Jean annoncent la venue du Christ. Jean le Baptiste dit : "Il faut qu’il croisse et que je diminue". C’est dire qu’il faut que le soleil visible décroisse pour que la lumière spirituelle rayonne.

L’hiver les plantes reçoivent leur plan de structure, leur mode d’éclosion, de fructification. Tous les Esprits interfèrent entre eux et avec le Christ. Ceci a lieu chaque année, et si par sa triple mission le Christ n’avait pas agi, nous serions perdus dans une impasse évolutive.

Il nous a sauvé de l’hiver, de la mort spirituelle, au prix de sa liberté. Nous sommes responsables de son emprisonnement et nous nous devons de hâter la purification de nos véhicules pour le libérer.

Nous vous invitons à profiter des quatre semaines qui nous séparent de Noël pour intensifier nos efforts, pour aspirer avec encore plus de volonté à la naissance de Christ dans nos cœurs.

Pour cela, il faut sacrifier notre nature inférieure à notre Moi supérieur alors seulement Noël prendra pour nous toute sa pleine signification et le Christ intérieur brillera en tant que Lumière du Monde, à travers notre corps devenu transparent.

Nous, rosicruciens, nous avons une possibilité d’agir plus activement en lisant les soirs des 21, 22 et 23 Décembre, l’office du Temple et, avant de nous endormir, penser à la Lumière et à l’Amour du Christ. Toute la création, tout ce qui est sur terre se prépare à recevoir le suprême cadeau qui ait pu lui être offert et qui nous permettra de devenir, à la fin de ce Jour de la manifestation, un Logos.

Quelle que soit notre tâche, quel que soit le moment, tout ce qui nous entoure, tout ce que nous touchons, nous respirons, nous ressentons, est de la VIE en évolution et celle-ci attend de nous un rôle de rédempteur.

Si nous trouvons le chemin du développement et de la faculté d’observation trop difficile, trop intellectuel, il faut se souvenir simplement que le Christ a dit, lors de la Cène :

"Ceci est Mon Corps
Ceci est Mon Sang"


Conférence basée sur l'Enseignement rosicrucien
légué à Max Heindel par les Frères Aînés de la Rose-Croix.

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Re: Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par Archange le Lun 22 Déc - 20:48




La Fête de Noël




Pour le plus grand nombre de chrétiens, la fête de Noël est simplement la Commémoration de la naissance sur Terre de l’Enfant-Dieu. Elle est l’occasion d’une grande piété et d’une grande générosité envers ceux qui nous entourent.

La fête de Noël est bien cela, mais c’est bien plus encore. Pour saisir tout ce qu’elle représenta, il est absolument nécessaire de l’examiner sous les 3 aspects suivants :



1) Naissance de Jésus-Christ sur Terre, il y a environ 2000 ans, qui est un fait historique.

2) Célébration de son anniversaire, le 25 Décembre, qui est un fait cosmique.

3) Naissance du Christ en Nous, qui est un fait mystique.



Avant d’étudier chacun de ces 3 aspects, je crois nécessaire pour la bonne compréhension du sujet, de rappeler très succinctement la période préalable à la Naissance physique de Jésus. Cette période appelée « l’Avent » a duré, nous disent les Ecritures, 4000 ans environ.


Sens du mot "Avent"

Pendant cette longue période de temps, de nombreux prophètes sont venus annoncer au "Peuple Elu" "La Venue d’un Sauveur" et leur "Prêcher la Pénitence", c’est-à-dire la "Conversion".
Dans la liturgie romaine, le Temps de l’Avent est symbolisé par les 4 dimanches précédant la Fête de Noël. L’Eglise enseigne à ses fidèles que ce Temps de l’Avent doit être consacré à leur Purification pour qu’ils soient prêts à accueillir le Christ le 25 Décembre. C’est reconnaître que l’homme ne peut accueillir le Christ que s’il est pur. Dans le Temple des Atlantes, les Prêtres devaient aussi se purifier dans la Mer d’Airain avant de prétendre entrer dans le Lieu Saint.

Remarquez bien au passage le sens du mot "Avent" et le symbolisme du nombre 4 (4000 ans de la Bible et 4 dimanches dans la liturgie romaine) nombre qui indique une réalisation terrestre. Et effectivement, l’avènement du Christ, qui, vint en son temps, comme toutes choses d’ailleurs, marque la fin d’un cycle (la fin des religions de race) et inaugure un cycle nouveau, la Religion du Fils, c’est-à-dire celle de l’Amour Universel.

Il est encore un autre point précédent la Naissance de Jésus sur lequel nous allons jeter un rapide regard. C’est celui de l’Immaculée Conception que est mélange de vérité et de symbolisme.



Immaculée Conception

Cette conception immaculée est annoncée par l’Ange Gabriel à la Vierge Marie. Elle exige pour se réaliser deux qualités essentielles chez cette dernière. Tout d’abord, la pureté obtenue pendant la période de l’Avent, comme nous l’avons vu, et en outre la disponibilité ou consécration qui n’en est que la conséquence. Elles permettent à Marie de répondre à l’Ange "Qu’Il me soit fait selon Votre Parole". Et très peu après, Marie "se met en marche" vers Elisabeth manifestant ainsi les autres qualités qu’elle possédait déjà mais qui seront développées intensément par la descente de l’Esprit Saint en Elle : "L’Amour et le Service".

Ce petit préambule nous permet d’énumérer les qualités indispensables à l’accueil du Christ, à la Naissance du Christ en Nous.


• D’abord : pénitence ou purification
• Ensuite : disponibilité ou consécration
• Enfin et toujours : amour et service


Nous y reviendrons plus loin.

Et nous allons pouvoir maintenant examiner le premier aspect de la Fête de Noël, c’est-à-dire la naissance physique de Jésus qui, telle que nous la donne l’Evangile, est encore un mélange de vérité historique et de symbolisme, celui-ci l’emportant néanmoins de beaucoup sur celle-là.




Naissance de Jésus sur Terre (fait historique)

Les Evangiles nous donnant de nombreux détails sur cette naissance. La tradition et la piété populaire en ont ajouté bien d’autres, tous plus ou moins symboliques.
Il est question de crèche ou de grotte. Une grotte est une excavation. Elle représente les ténèbres de la Terre, pour nous le plus profond de notre cœur. Elle est aussi l’intérieur de la Terre où descend l’initié, le lieu de l’initiation.

La naissance eut lieu, nous dit-on, le 24 Décembre dont la nuit est la plus longue de l’année, à minuit, au moment le plus sombre de la nuit, mais aussi au moment du passage des ténèbres à la Lumière du jour c’est-à-dire au commencement d’un jour qui est justement le 1er d’une nouvelle année, d’un nouveau cycle.

Toutes les vagues de vie rendent hommage au nouveau-né ou sont présentes à sa naissance, car toutes, sans exception, de façon certes différente, bénéficieront pour leur évolution du sacrifice du Christ.
- La grotte ou la crèche représente le règne minéral.
- La paille représente le règne végétal.
- Le bœuf et l’âne, animaux paisibles et utiles à l’homme représentent le règne animal.
- Le règne humain est représenté par les bergers, êtres doux et aussi conducteurs d’hommes et par les Rois Mages, prêtres et rois à la fois, symbolisent les initiés.
- Les règnes supérieurs font également entendre des hymnes de gloire dans le ciel.

Les Rois Mages appelés "Gaspard, Balthazar et Melchior" symbolisent dit-on, les trois races humaines. En réalité, ce sont les représentants des initiés de chaque race, conduits au Christ par son Etoile, l’Etoile de Minuit, qu’ils sont seuls capables de voir et de suivre. Ils offrent à Jésus, l’or, la myrrhe et l’encens, c’est-à-dire l’esprit, l’âme et le corps ou la totalité de leur être. Ils représentent cette partie de l’humanité consacrée au Seigneur, capable d’accomplir sa Volonté et travaillant avec Lui à son Règne.

Je me dois de faire ici une remarque importante. Nous venons de voir que les offrandes des Rois Mages vont au petit enfant Jésus, homme de notre vague de Vie et non au Christ-Dieu qu’Il deviendra par son Baptême dans le Jourdain.

Nous critiquons parfois certains de nos frères qui ne savent pas toujours distinguer entre l’Homme Jésus et le Christ-Dieu. Et pourtant, nous commettons souvent nous-mêmes une erreur identique en oubliant que Jésus est le plus grand initié de notre vague de vie et que c’est Lui qui conduit au Christ dans son Royaume.

Nous préciserons tout à l’heure la nature exacte de Jésus et du Christ. J’ajoute que les qualités que montre cette naissance sont la pauvreté et l’humilité. Cette dernière vertu n’est pas toujours appréciée dans notre Association. C’est pourtant elle qui apporte la gloire dans le Monde de Dieu. Je vous rappelle simplement à ce sujet le passage du sermon sur la Montagne connu sous le nom "Des Béatitudes".

Avant d’aller plus loin, nous allons encore, mais toujours très succinctement comparer la naissance de Jésus et celle d’un aide invisible.


Comparaison avec la naissance de l’aide invisible


Les deux naissances sont précédées d’une conception virginale. La conception du corps de l’âme est obligatoirement une conception virginale, une espèce de métamorphose en nous, due à la pureté et à l’amour ; et en se montrant dans le corps virginal de l’âme, la Sainte Vierge a pu déclarer en vérité : "Je suis l’Immaculée Conception".

La naissance des aides invisibles a lieu dans la nuit la plus longue, à la fin du cycle qui les concerne, comme la naissance de Jésus. Et les réjouissances, à l’occasion de ces naissances ont lieu également aussi bien au Ciel que sur la Terre.

Mais revenons à notre sujet et pour bien comprendre celui-ci suivons Jésus jusqu’à son baptême dans le Jourdain, bien entendu très rapidement. Saint Luc nous précise que Jésus fut présenté au Temple où ses parents le consacrèrent à Dieu, et offrirent un sacrifice. Ces précisions nous indiquent l’importance de la pratique de la religion, de la consécration, du sacrifice et de la prière.



Jésus au Temple

Nous retrouvons ensuite Jésus au Temple approfondissant la Religion avec les docteurs de la Loi et nous montrant par suite la nécessité d’une étude sérieuse de la Religion et du développement de l’intellect, mais aussi la valeur relative de celui-ci. En effet, les docteurs de la Loi ne reconnaissent pas Jésus et se montrent sur ce point inférieurs à Jean-Baptiste, à Sainte Elizabeth, à Simon et Anne tous pourtant moins instruits qu’eux.

Saint Luc nous explique aussi comment les parents de Jésus le cherchèrent pendant trois jours, pour enfin le retrouver ou Temple. Ce n’est qu’à partir de la troisième révolution de la période de la Terre que nous fut donné l’intellect nous permettant de trouver Dieu en nous. Ceci n’est donc que symbolique comme l’est aussi la traditionnelle galette des rois où la fève est au fond de la pâte comme l’étincelle divine est au plus profond de nous-mêmes. Celui qui trouve le Dieu en lui devient roi.
Mais le symbolisme est partout dans l’Evangile.


Généalogies

Saint Matthieu donne pour la généalogie de Jésus trois fois quatorze générations, c’est-à-dire quarante deux.
Je vous signale que quatorze représente la valeur numérique des trois consonnes qui forment le nom hébreu de David, Or, si on compte les êtres cités on s’aperçoit qu’il y en a en réalité quarante et un et si on compte pour une génération l’intervalle entre chacun de ces êtres il y en a quarante.
Ce nombre quarante est très souvent cité dans les Ecritures et nous l’avons retrouvé au début de cette conférence. Il représente la généalogie de Jésus selon la chair, le côté matériel.

Saint Luc, Lui, nous donne une généalogie différente, I1 remonte de Jésus à Dieu et indique soixante dix-sept générations. C’est là le côté spirituel bien précisé par le nom de Dieu d’une part, et le nombre soixante dix-sept qui est un nombre divin.

Les deux généalogies diffèrent d’ailleurs après le roi David. Dans celle de Matthieu, il est dit que David, engendra Salomon (qui était roi et représentait donc le côté matériel) alors que dans celle de Luc, c’est Nathan (le prêtre, c’est-à-dire le représentant du côté spirituel) qui est indiqué comme fils de David.

Ce double aspect : homme/Dieu ; esprit/ matière ; ou positif/négatif se retrouve dans d’autres textes. Ainsi dans Matthieu, c’est toujours Joseph (le Père) qui reçoit les annonces, les songes, etc. Dans Luc, c’est toujours Marie (la Mère).

Il en est également de même pour la naissance de Jean-Baptiste et la naissance de Jésus. Pour la première, l’Ange apparaît au Père, Zacharie. Pour le second, l’Ange apparaît à la Mère, Marie.

Le symbolisme, existe encore dans l’âge du Christ : 30 ans ; dans la durée de son ministère : 3 ans ; et dans la durée qui s’est écoulée entre sa mort et sa résurrection : 3 jours.
Dans ces trois cas, le nombre trois a également un sens particulier
.
Quoi qu’il en soit, Jésus-Christ présente un double aspect, il est à la fois, comme le soutient l’Eglise :


Vrai Dieu et vrai Homme


Baptêmes

Et ceci nous amène à l’examen du double baptême. Le baptême est un commencement. Le baptême de l’air par exemple, signifie qu’on vole pour la première fois.

Le baptême de Jean-Baptiste ou baptême d’eau est un baptême de purification. Nous avons vu quand nous avons parlé de l’Avent que la purification est la condition préalable et nécessaire à tout progrès spirituel.

Le baptême d’eau est un souvenir de l’époque atlantéenne. Il est obtenu par la pénitence qui lave l’homme de ses péchés en effaçant les images gravées sur son atome germe.

Il est symbolisé par le baptême donné par l’Eglise au petit enfant qui de ce fait devient membre d’une fraternité spirituelle.

Mais ce baptême de pénitence ou purification doit être suivi d’un second baptême, le vrai baptême, celui du feu ou de l’Esprit.

Ce baptême n’était pas donné par Jean-Baptiste. Il le proclamait lui-même quand il disait "Il vient derrière moi celui qui est plus fort que moi, et je ne mérite pas de me courber pour délier la courroie de ses chaussures. Moi, je vous ai baptisé avec de l’eau, mais Lui vous baptisera avec l’Esprit Saint".

C’est ce baptême de feu ou de l’Esprit que Jésus reçut au Jourdain, aussitôt subi le baptême d’eau. Saint Luc nous dit : "Le Ciel s’ouvrit l’Esprit Saint descendit sur Lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du Ciel, c’est toi, mon Fils, le bien-aimé, tu as toute ma faveur".

Et à partir de ce moment-là, l’Esprit du Christ s’étant emparé des corps inférieurs de Jésus, celui-ci devint un Homme Dieu.

Je veux rappeler ici le cantique de Zacharie qui chante "La visite de l’Astre d’en Haut" et encore "Le Soleil levant nous a visités".

Je veux rappeler également l’attitude de Jésus qui avant le baptême s’incline devant Jean Baptiste, alors qu’après le baptême, ce dernier se déclare même indigne de délier la courroie de ses souliers.

Ce même baptême de feu, le Christ ressuscité l’a accordé à ses apôtres et à la Vierge Marie, réunis au Cénacle le jour de la fête de Pentecôte. Les Ecritures symbolisent ce baptême par des langues de feu qui se posèrent sur chacun des baptisés.

L’Eglise le symbolise par le sacrement de Confirmation (confirmation du premier baptême) qui ne peut être donné que par l’évêque lui-même en donnant au Confirmé un nom particulier qui est censé représenter sa vibration propre.

Le baptême est conféré par le prêtre. Le baptême de feu (ou confirmation) ne peut être conféré que par l’évêque. I1 y a là, la même analogie que pour les baptêmes de l’Evangile (Jean-Baptiste pour le premier, Dieu Lui-même pour le second). Ce baptême de feu ou d’esprit est réellement accordé par le Christ à tout homme quand celui-ci en est jugé digne comme Il l’a accordé le jour de la Pentecôte au Cénacle à ses Apôtres et à la Sainte Vierge.
Nous verrons plus tard ce que ce baptême représente pour son heureux bénéficiaire.
Examinons maintenant sa conséquence obligatoire : "La tentation".



La tentation

Il est impossible d’échapper à cette tentation. Quand le Saint Esprit pénètre dans les corps du baptisé, ne pouvant cohabiter avec le péché, il chasse vers la périphérie toutes les vibrations mauvaises dues aux péchés non encore effacés, aux impuretés pouvant encore exister. Ces vibrations grossières viennent toutes en foule à la surface et l’homme est dans l’obligation de les détruire rapidement. Cette situation est symbolisée par la "tentation de Jésus au désert". Saint Luc s’exprime en ces termes : "Jésus rempli d’Esprit Saint s’en retourna du Jourdain et il était conduit par l’Esprit à travers le désert (le désert du monde bien entendu) où pendant 40 jours il fut tenté par le diable".

Là encore il est question de 40 jours, ce qui signifie que la tentation dure jusqu’à ce qu’elle ait été totalement vaincue. Le Christ est né en nous. Il doit devenir tout en nous "vivre entièrement en nous". Jusqu’à la formation du Christ en nous, nous sommes soumis à La Loi.

Quand le Christ est formé en nous, La Loi se trouve dans notre cœur. Elle est en nous.
Au point de vue astrologique, cet état se traduit par la suppression des maisons de notre thème. Tant que nous sommes soumis à La Loi, les divers aspects planétaires qui se forment ne peuvent nous influencer que dans la maison désignée par la Lune seule distributrice de notre karma. Quand le Christ est formé en nous les divers aspects planétaires nous atteignent tous directement et la Lune ne peut plus nous protéger. Nous devons alors les vaincre tous par des efforts redoublés car nous devons le plus tôt possible devenir des collaborateurs du Christ, des Co-rédempteurs.
Avant de passer à l’examen du 2ème volet de cette conférence, je vais terminer cette première partie en vous donnant quelques précisions sur les deux grands Etres :



Jésus de Nazareth et le Christ.
Jésus et Jésus-Christ



Quand on dit Jésus-Christ, la plupart d’entre nous pensent à la double nature de cet Etre exalté qui Est venu se sacrifier de son plein gré pour notre bien à tous.
Jésus représente la nature humaine et le Christ la nature divine. Jésus de Nazareth est le seul homme à avoir reçu toutes les initiations données sur terre. Nous savons qu’il existe les Initiations mineures et quatre Initiations majeures permettant de parvenir finalement jusqu’au Libérateur. La première de ces quatre Initiations représente pour son heureux bénéficiaire l’expansion de conscience qu’obtiendra l’humanité ordinaire à la fin de la période de la Terre.
La deuxième grande Initiation, celle obtenue par la même humanité à la fin de la période de Jupiter.
La troisième grande Initiation, celle obtenue à la fin de la Période de Vénus et la quatrième grande Initiation, celle obtenue à la fin de la période de Vulcain. C’est-à-dire une expansion de conscience égale à celle actuelle des Seigneurs de l’Intellect.

Jésus aurait donc la possibilité actuellement de donner la vie à un être possédant un corps physique, un corps vital, un corps du désir et un intellect, c’est-à-dire à un homme.

L’humanité ordinaire devra attendre la fin de la période de Vulcain pour en faire autant.
Combien bas ne devrions-nous pas nous incliner devant un Etre tel que Jésus de Nazareth !

Par ailleurs, il nous a été enseigné que le Christ était le plus grand Initié de la Période Solaire. Alors que nous étions semblables à des végétaux, le Christ atteignait donc la quatrième Initiation. La première le faisait égal à un Archange, sa propre vague de vie ; la deuxième l’égalait aux Seigneurs de l’Intellect, par la troisième, il s’identifiait aux Seigneurs de la Forme et la quatrième il atteignait à l’expansion de conscience des Seigneurs de la Sagesse qui est la plus grande hiérarchie active pendant la période de la Terre.

Son Expérience n’a cessé de grandir. Et Son Evolution a probablement dépassé celle des Seigneurs de la Sagesse, malgré et peut-être même à cause du fait qu’Il est resté avec nous pour nous servir.


Son Aura englobe tout le système solaire. C’est vraiment Dieu. Et c’est Jésus que nous retrouvons avec notre corps de l’âme qui nous introduit dans le Royaume du Christ comme des enfants adoptifs que nous sommes.
- Nous sommes en effet une cellule de Son Corps.
- Et tous nous sommes vraiment Un.
- Il Est la Tête. Nous sommes Ses Membres.




Célébration de la fête de Noël
Le 25 décembre de chaque année (fait cosmique)



La fête de Noël est célébrée à date fixe, contrairement à la fête de Pâques. Et pourtant, ce sont les mêmes raisons qui ont déterminé ce choix. Il est possible que Jésus soit venu au monde le 25 décembre, mais cela est contesté par certains exégètes et astrologues dont quelques uns ont avancé que l’évènement aurait pu se passer lorsque le Soleil traversait le signe des Gémeaux.

Quoi qu’il en soit, la date du 25 décembre cadre avec les religions anciennes et avec les lois astronomiques ou cosmiques. Il était normal qu’il en fût ainsi pour la naissance d’un sauveur qui inaugurait une ère nouvelle.

Pour la religion exotérique, le 25 décembre est uniquement l’anniversaire de la naissance de l’Enfant-Dieu. La crèche rappelle l’évènement qui s’est passé il y a 2000 ans, l’humilité dans laquelle Jésus a voulu se placer, la joie du Ciel et de la Terre. Et pour commémorer les offrandes des rois mages, les chrétiens s’offrent entre eux et offrent particulièrement aux déshérités et aux enfants, les plus beaux cadeaux de l’année. Ces divers cadeaux symbolisent le sacrifice que nous devons offrir au Christ, notre Sauveur, le sacrifice de nous-mêmes que nous ferons un jour.

Pour l’étudiant ésotérique, le 25 décembre rappelle non seulement la venue sur Terre d’un Homme-Dieu, mais aussi la descente de l’Esprit christique dans notre Planète, la Terre, dont Il est devenu l’Esprit intérieur depuis qu’Il l’a pénétrée pour la première fois lors de Sa Mort au calvaire après avoir subi sa Passion.

On sait que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et que chaque année le Christ répète avec la Terre ce que notre esprit répète chaque jour avec notre corps.

Un an dans le monde physique équivaut à un jour dans le Monde du Désir. Le temps en effet progresse à raison de 360 fois, pour chacun des mondes successifs de notre cosmos. Ainsi donc, pour le Christ dont le véhicule le plus bas est dans le Monde du Désir, le jour et la nuit représentent chacun 6 de nos mois. Notre va et vient se poursuit chaque jour de 24 heures, du Monde Physique au Monde du Désir. Pour le Christ, ce va et vient se poursuit en un an, du Monde du Désir au Trône de Dieu. Le 25 décembre, l’Esprit Christique a pénétré entièrement la Terre. Et dès le 13 décembre, l’Eglise fête la Sainte Lucie, la fête de La Lumière.
Le Christ reste "emprisonné" dans la Terre de Noël à Pâques, époque à laquelle il remonte vers le trône de Dieu pour en redescendre à la Noël suivante.

Nous allons rapidement examiner ce processus.



1) Situation de l’Esprit christique au début de l’Automne, au 23 septembre, alors que le Soleil entre dans le signe de la Balance

A cette date, l’Esprit de la Terre qui est un rayon de l’Esprit christique pénètre dans son corps physique. Il vivifie immédiatement la partie superficielle de l’hémisphère qu’Il traverse, ce qui provoquera avec l’aide de la chaleur des rayons solaires, la renaissance de toute la nature dans l’hémisphère austral. C’est le printemps pour cet hémisphère. C’est l’automne chez nous.


2) Situation au 25 décembre, date de la célébration de la fête de Noël, commencement de l’hiver

L’Esprit de la Terre a pénétré entièrement dans son Corps physique. L’activité spirituelle est à son maximum sur toute la Planète. La Nuit sainte de La Noë1 est fêtée sur toute la Terre. Chez nous, c’est la nuit la plus longue de l’année.
Dans l’hémisphère austral, aux antipodes, c’est le jour le plus long. Car si le soleil physique traverse le signe du Capricorne, c’est-à-dire le premier signe de l’hiver, il atteint dans l’hémisphère opposé le maximum de puissance. Pourtant la fête de la Nativité y est célébrée en même temps.

L’Esprit est effectivement né ce jour-là, puisque ce jour-là il possède un corps physique. Trois mois plus tard il quittera la Terre pour rejoindre son Père dans les Cieux.



3) Situation au 22 mars, commencement du printemps

A cette époque, l’Esprit christique croise l’équateur, la ligne horizontale de la Croix. Le Soleil entre dans le signe du Bélier. Et le Christ meurt : il quitte son corps physique. La Semaine Sainte clôturée par la fête de Pâques a lieu à cette époque. Et l’Ascension qui la suit marque la remontée de l’Esprit du Christ vers son Père qui est dans les Cieux.

L’Esprit christique quitte la Terre par le même point où il y était entré six mois avant. Ce point peut être considéré comme la tête de notre Planète. Il joue le même rôle que notre propre tête par où pénètre et sort notre esprit individuel.

En passant à la surface de l’hémisphère boréal, le Christ la vivifie, de sorte que dans cet hémisphère la nature renaît aussitôt. C’est notre printemps, puis notre été, alors que dans l’hémisphère opposé c’est l’automne puis l’hiver.



4) Situation au 24 juin, commencement de l’été

Le Soleil entre dans le signe du Cancer et les rayons du Soleil participent à l’éclosion de la vie que Notre Seigneur a répandue en se sacrifiant une fois encore. L’Esprit christique, Lui, a quitté définitivement le corps de la Terre depuis le 22 Mars. Il trône maintenant à la droite du Père.

Et chaque année le même mouvement recommence. Saint-Jean croit pendant que le Christ diminue et inversement. C’est l’application pure et simple de l’axiome d’Hermès : "Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut".



En résumé :

Nous passons la moitié d’une journée de 24 heures dans notre corps physique (c’est le jour) et l’autre moitié hors de ce même corps (c’est la nuit). Le Christ agit de la même façon et passe six mois consécutifs dans notre planète et les six autres mois au plus haut des Cieux. Cette durée égale à un an dans notre Monde Physique représente un seul jour dans le Monde du Désir, où se trouve le véhicule le plus bas du Christ. Pendant ces deux périodes nos activités comme celles du Christ sont différentes, mais elles sont toutes en vue de notre évolution.

Sans ce mouvement de va et vient il n’y aurait pas de progrès pour nous, il n’y aurait même plus de vie possible sur Terre. Nous dépendons tous, sens exception, de l’activité du Christ qui continue à se sacrifier pour nous tant au point de vue matériel qu’au point de vue spirituel. Car, si nous venons d’examiner uniquement le côté matériel, il n’en est pas moins vrai que Christ par ses vibrations constantes nous attire sans arrêt à Lui en nous faisant évoluer par le son comme un diapason fait vibrer d’autres diapasons pourvu qu’ils soient accordés.

Le Soleil visible n’est qu’une partie du Soleil. Il y a un Soleil invisible et spirituel dont les rayons favorisent le développement de l’âme successivement sur chaque partie de la Terre. C’est pour cela que tout est grâce. Nous pensons évoluer par nos propres moyens, alors que nous devons tout ou presque tout aux êtres plus avancés intermédiaires entre le Christ et nous, vivant comme nous de la vie du Christ. Que notre attitude à l’égard de ces êtres et de notre grand chef soit toute d’humilité et de profonde reconnaissance !



Naissance du Christ en nous (fait mystique)

Nous allons examiner maintenant la troisième partie de cette conférence, partie que je considère comme la plus importante pour chacun de nous.
En effet, « le Christ serait-Il né 1000 fois à Bethléem, s’Il ne naît en nous, notre âme est solitaire » a dit avec raison Angelus Silésius, Mais pour dresser au fond de notre cœur la Croix indispensable à notre progrès spirituel, il nous faut vivre la vie supérieure ; c’est ce que nous allons étudier en passant une nouvelle fois en revue tous les évènements de la vie du Christ que nous venons d’examiner. Notre premier devoir est de nous purifier.



Purification - Baptême d’Eau

Cette période de purification préalable correspond à l’Avent, époque de Pénitence, symbolisée dans l’Evangile par le baptême d’eau ou du désir et du temps des Atlantes, par la cuve d’airain.
Dans l’Apocalypse, Saint Jean nous précise que pour avoir droit à l’Arbre de nos Vies, nos "Robes doivent être lavées".



Baptême de feu

Le Saint Esprit ne peut pénétrer en nous si nos vibrations s’y opposent. Et le Christ nous a prévenu en nous disant : "Mon Père et Moi établirons notre demeure chez celui qui fera Sa Volonté".
Lorsque notre purification est assez avancée, le Christ naît en nous
. C’est notre propre Noël. Notre baptême de feu ou d’Esprit, ce qui est identique. L’Esprit de Dieu, pour la première fois (et c’est ça le baptême) s’empare de notre être, La Loi pénètre en nous. Le baptême nous consacre prêtres et victimes à la ressemblance du Christ.



Tentation

Comme je l’ai dit tout à l’heure, en évoquant le baptême de Jésus au Jourdain, l’Esprit ne peut appréhender le peu de mal qui est encore en nous. Il le chasse donc à l’extérieur en purifiant complètement nos véhicules, tous nos véhicules. Ce mal revient à la surface de notre être. Il provoque obligatoirement la tentation qu’il nous faut vaincre pour acquérir notre Liberté. Nous sommes en présence du gardien du seuil. La protection des maisons astro1ogiques est annulée puisque l’Esprit agi en nous sans l’intermédiaire et la protection lunaire. Nous sommes face à notre destin. Si nous remportons la victoire, nous ajoutons à l`illumination de l’âme, le pouvoir de l’âme et nous devenons de vrais enfants de Dieu, co-rédempteurs du Christ. Saint-Jean a dit : "A tous ceux qui l’ont reçu, II a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu".

L’illumination de l’âme se reflète en partie dans le corps physique. Nous avons les exemples notamment de Bouddha, de Moïse, à leur mort respective et surtout du Christ lors de sa Transfiguration. La Noël est suivie de l’Epiphanie, c’est-à-dire de la manifestation de Dieu. Quant au pouvoir de l’âme, il ne peut se manifester en toute plénitude que par l’intermédiaire du corps de l’âme ou corps glorieux dont parle Saint-Pau1.

Pour les hommes, le travail d`élaboration parait plus délicat que pour les femmes. Le corps vital des premiers est en effet négatif et ils doivent le sensibiliser pour lui faire acquérir les mêmes qualités que possède celui positif de la femme.

Voyons un peu plus en détail les conditions nécessaires à la naissance du corps de l’âme. La première des qualités exigées du disciple est la pureté qui comprend aussi la chasteté. Il s’agit bien entendu de la pureté de tous les corps.
Le corps physique doit être nourri sainement et sans trop d’abondance, conservé dans la propreté et dans la mesure du possible dans la meilleure santé.

Il doit être apporté également tous les soins voulus aux corps subtils : par la prière, la concentration, les pensées les plus élevées en ayant en vue l’idéal le plus haut possible.

Un proverbe occulte dit "on devient ce à quoi on pense".

La pratique de la chasteté finit par allumer le feu spinal au bas de la colonne vertébrale. La force vitale non utilisée pour procréer monte et met en mouvement les divers centres ou organes qu’il rencontre. L’éther vital non utilisé se transforme en éther lumière et crée finalement l’organe créateur que l’homme utilisera plus tard.

Matthieu, dans son Evangile (19-3-12) nous parle des "Eunuques en vue du royaume de Dieu" et Saint-Paul nous recommande de "garder notre semence".
C’est en application de cette loi ignorée de la masse que l’Eglise a exigé le célibat (si contesté maintenant) de ses prêtres et des religieuses. C’est également pour la même raison que les fruits sans pépins sont bien plus savoureux que ceux contenant beaucoup de pépins (les pépins sont de la force vitale concentrée).

A ces qualités de pureté et de chasteté qui pourraient être considérées comme négatives, le disciple doit ajouter l’amour et le service. L’amour et le service doivent aller de pair comme la pureté et la chasteté. Par eux l’homme transforme des corps subtils. Souvenez-vous des services de Lune et des pains de proposition de l’ancien temple.

Mais l’amour est insuffisant, s’il n’est pas suivi du service et le service est insuffisant s’il n’est pas accompagné de l’amour. Au sujet de la valeur de l’amour, je vous rappellerai simplement le service du temple où les citations si merveilleuses de Saint-Paul et de Saint-Jean nous édifient sur le peu d’importance de la connaissance par rapport à l’amour. Je vous rappellerai en outre le Lavement des Pieds par Jésus Christ tout d’amour et d’humilité.

Bien entendu, l’amour et le service doivent être entourés de discernement. Souvenez-vous de la parabole des cinq Vierges sages et des cinq Vierges folles et aussi celle des talents.
Il est d’ailleurs normal que l’amélioration porte sur tous nos corps. Et si les qualités précédentes s’appliquent particulièrement à nos corps inférieurs, le discernement concerne notre intellect.

Voici maintenant la raison pour laquelle l’amour doit accompagner le service.
D’après la loi des conséquences, on récolte sur le plan où l’on sème. Si nous rendons service à quelqu’un pour en recueillir de la reconnaissance, automatiquement la nature nous rendra tôt ou tard ce que nous avons donné sur le plan où nous avons agi. Nous pouvons avoir oublié les services rendus, nous pouvons recueillir le fruit de notre action dans une vie ultérieure, mais la loi des conséquences elle, ne l’oublie pas et nous paie au moment voulu.

Pour supprimer notre "karma" il nous faut abandonner à Dieu le fruit de l’action. Nous devons si possible agir en Son Nom. De sorte que, avec le temps nous éliminons notre passif. Nous sommes devenus impersonnels. Les vibrations de notre amour désintéressé, atteignent les mondes supérieurs et Dieu nous le rend au centuple, sous une forme bien supérieure à celle de la loi des conséquences.
Nous avons appliqué une loi qui est supérieure à cette dernière.
Mais il est une condition supplémentaire qui doit s’ajouter, tout au moins dans une certaine mesure, au discernement, j’ai nommé la maîtrise de soi. Sans un minimum de maîtrise de soi, le disciple ne peut aller bien loin dans la voie du progrès spirituel. Ce progrès spirituel jusqu’à son achèvement, c’est-à-dire jusqu’à notre propre Pâque, fera l’objet d’une autre conférence. Nous y envisageons notamment la constitution du corps de l’âme et son utilité.

Je me contente de vous dire ici que les conditions de cet achèvement sont symbolisées par la Passion du Christ qui est un résumé de Sa Vie en même temps qu’un résumé de l’initiation.
La flagellation symbolise la maîtrise des corps.
La couronne d’épines symbolise la maîtrise de l’intellect et le portement de la Croix : le service désintéressé qui va jusqu’au crucifiement. Ce dernier aboutit au détachement du corps glorieux et la résurrection est le couronnement qui permet de devenir citoyen des deux mondes
. L’Eglise est fière de posséder quelques stigmatisés parmi ses saints. En réalité les stigmatisés sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense.

Je vous développerai ces divers points dans la conférence annoncée sur la Fête de Pâques.



Conférence basée sur l'Enseignement rosicrucien
légué à Max Heindel par les Frères Aînés de la Rose-Croix

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Re: Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par Archange le Lun 22 Déc - 20:54






La Mission du Christ




Notre Père des cieux nous donne toujours ce dont nous avons besoin. Avant même que nous le lui demandions. Mais il nous laisse disposer de notre libre arbitre et il ne nous oblige jamais à bien agir contre notre volonté.

Dans son infinie bonté, il a envoyé son Fils, le Rédempteur, pour sauver le monde du péché, de la souffrance, de la maladie et de la mort.

Mais les hommes ont rejeté le Christ et lui ont préféré Barabbas, un brigand.

Lorsque Pilate, ne trouvant aucun mal en Jésus, proposa à la foule des Juifs de le libérer, ceux-ci crièrent : A mort ! Crucifie-le ! Délivre-nous plutôt Barabbas !

Si vous méditez profondément sur ce récit, vous comprendrez tous les événements qui se déroulent à la fois dans le monde et dans votre propre vie. Car nous choisissons le plus souvent Barabbas.

Malgré l'incompréhension et la méchanceté des hommes, notre Père des cieux ne nous a pas retiré son affection. Il n'a pas repris le don qu'il nous avait fait. Son Fils, le Sauveur, est toujours parmi nous.

Il a pénétré à l'intérieur de notre Terre à la suite des événements du Golgotha, et il purifie sans cesse la substance Désir de la planète, régulièrement polluée par les passions et les mauvaises pensées des hommes.

C'est de cette manière qu'il «efface le péché du monde», pas celui des individus.

Sans son intervention bienfaisante, la Terre se cristalliserait peu à peu (comme notre corps physique) en une lourde masse de pierre et notre évolution serait arrêtée.

En mettant à notre disposition une substance émotionnelle et éthérique plus pure et en rayonnant en nous l'amour divin, le Christ nous permet de construire le corps vivant et immortel dans lequel il s'est montré à ses disciples lors de la résurrection.

Le Christ ne nous quittera pas avant d'avoir régénéré l'humanité. En attendant, il peine, cloué à la croix de notre Terre par le péché des hommes. Ce même péché qui retient chacun de nous à la croix de notre corps physique.

Mais lorsque nous aurons parcouru le sentier de la régénération, indiqué dans les Evangiles, nous pourrons abandonner notre corps physique, malade et mortel, pour ressusciter, en vrais fils de Dieu, dans notre corps christique composé des deux éthers supérieurs.

La mission du Christ sera accomplie, et notre glorieux Sauveur s'élèvera, triomphant, vers son Père.

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Re: Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par Archange le Mar 23 Déc - 19:35

INTERPRÉTATION MYSTIQUE DE NOËL

par Max Heindel







Une fois de plus, nous voici sur le point de fêter Noël, une fête considérée sous des points de vue très divers, selon l'optique de chacun de nous. Pour le vrai croyant, c'est une période sainte, chargée d'un mystère qui, pour incompréhensible qu'il soit, n'en est pas moins sublime. Aux yeux de l'athée, ce ne sont que balivernes et superstitions. Pour le pur intellectuel, c'est une énigme, car ce mystère dépasse les limites de la raison.

Dans les églises, on raconte comment, en cette nuit sainte entre toutes, notre Seigneur et Sauveur, conçu sans péché, est né d'une vierge. On ne nous fournit aucune autre explication, nous laissant accepter ou refuser ce récit, selon nos tendances. Ceux chez qui l'intelligence et la raison l'emportent sur la foi, qui ne sont capables de croire à rien de ce qui n'est immédiatement démontrable à leurs sens, ne peuvent que rejeter cette histoire comme absurde et sans rapport avec les lois immuables de la nature.

Des interprétations diverses ont été proposées en vue de satisfaire l'esprit, la plupart d'entre elles étant basées sur l'astronomie. On a fait remarquer que, dans la nuit du 24 au 25 décembre, le soleil commence son ascension du sud au nord. Il est la "Lumière du monde" (Jean 9:5), et le froid et la famine extermineraient inévitablement une bonne partie de la race humaine si le soleil restait au sud. C'est donc pour nous une cause de grande réjouissance qu'il change de direction et commence à remonter vers le nord. Il est donc salué du nom de Sauveur", car il vient "sauver le monde" et lui donner le "pain de vie" lorsqu'il fait croître le blé et la vigne. Par conséquent, il "donne sa vie" au moment où il traverse la "croix" de l'équinoxe de printemps et où il s'élève (ascension) dans le ciel boréal. Pendant la nuit où le soleil recommence à se diriger vers le nord, le signe zodiacal de la Vierge, "Reine du Ciel", se lève à minuit à l'horizon oriental, et il se trouve par conséquent, en langage astrologique, "à l'ascendant". C'est de cette manière que le Soleil "naît d'une Vierge", sans autre intermédiaire, donc par "conception immaculée".

Cette explication peut satisfaire l'intelligence en ce qui concerne l'origine de cette prétendue superstition, mais le vide angoissant qui demeure dans le coeur de tout sceptique - qu'il s'en rende compte ou non - subsistera jusqu'au moment où il atteindra l'illumination spirituelle qui lui donnera une explication acceptable à la fois pour le coeur et l'intelligence.

Nous allons donc nous efforcer, dans les pages qui suivent, de jeter quelque lumière sur ce sublime mystère. L'"Immaculée Conception" fera l'objet d'une autre leçon (voir chapitre 8 février 1911), mais pour le moment, nous allons montrer l'alternance des forces matérielles et spirituelles, dans leur flux et leur reflux au cours de l'année, afin de faire comprendre pourquoi Noël est réellement une "Nuit sainte".

Disons d'emblée que nous souscrivons à l'interprétation astronomique, considérant qu'elle est aussi vraie, du point de vue scientifique, que celle qui suit est valable lorsque l'on envisage ce mystère sous un autre angle. D'année en année, le soleil renaît pendant la nuit la plus sombre, et les Christs Rédempteurs, eux aussi, naissent au moment où les ténèbres spirituelles de l'humanité sont à leur maximum.


Cette question présente encore un troisième aspect d'une grande importance. L'Apôtre Paul y fait allusion lorsqu'il parle du Christ "formé en vous" (Galates 4:19). Loin d'être une absurdité, cette affirmation est une réalité de caractère sublime. Nous sommes en effet tous des "Christs en devenir", et plus tôt nous comprendrons qu'il nous faut cultiver le Christ intérieur avant d'être capables de percevoir le Christ extérieur, plus nous hâterons le jour de notre illumination spirituelle. A ce sujet, nous répétons une fois de plus notre aphorisme préféré, celui d'Angelus Silesius, dont la sublime perception spirituelle lui fait dire:

"Le Christ serait-il né mille fois à Bethléem
S'il ne naît en toi, ton âme reste solitaire
.
La Croix du Calvaire tu contemples en vain,
Tant qu'en toi-même elle ne s'élève point."


C'est au solstice d'été , en juin, que la Terre est la plus éloignée du Soleil, mais ses rayons frappent la Terre presque perpendiculairement à son axe dans l'hémisphère nord, il en résulte une activité physique considérable. A ce moment, les radiations spirituelles solaires tombent obliquement sur cette partie de la Terre, ce qui les affaiblit.

D'autre part, au solstice d'hiver , la Terre est au point le plus proche du Soleil, et les rayons spirituels solaires arrivent à angle droit sur l'hémisphère nord, où ils favorisent la spiritualité . En même temps, les activités matérielles sont ralenties par le fait que les rayons physiques du Soleil nous arrivent obliquement
.

Par conséquent, dans la nuit du 24 au 25 décembre, les activités physiques sont à leur point le plus bas et les forces spirituelles atteignent leur maximum, ce qui en fait la nuit la plus "sainte" de l'année. Le solstice d'été, au contraire, marque l'époque des divertissements des gnomes et autres entités qui s'occupent de l'évolution matérielle de notre globe, ainsi que le montre Shakespeare dans son oeuvre, "Le Songe d'un nuit d'été".

Si nous nageons en suivant la marée montante, nous couvrirons une plus grande distance avec moins d'efforts que si nous luttons contre le courant. Pour ceux qui s'intéressent aux sciences ésotériques, il est important de connaître et de comprendre les conditions particulièrement favorables qui s'offrent à Noël. Suivons donc les conseils de Paul qui, dans le douzième chapitre de l'Epître aux Hébreux, nous exhorte à rejeter tout fardeau, ainsi que le font ceux qui rivalisent dans une course. Battons donc le fer pendant qu'il est chaud, bandons toutes nos énergies dans un grand effort spirituel, et nous en récolterons des fruits plus abondants qu'à toute autre époque de l'année.

Rappelons-nous, cependant, que notre avancement personnel ne doit pas avoir la priorité. Nous sommes disciples du Christ, et si nous aspirons à monter, rappelons-nous ses paroles; "Celui qui veut être le plus grand parmi vous, qu'il se fasse le serviteur de tous" (Marc 9:35). Nous sommes environnés de beaucoup de souffrances et de peines; il y a, parmi nos connaissances, de nombreux coeurs solitaires et affligés. Tâchons, discrètement, de les découvrir, car ils nous seront plus accessibles qu'à toute autre époque de l'année. Efforçons-nous donc de leur apporter un peu de soleil, de manière à mériter leurs bénédictions et celle de nos Frères Aînés. Les vibrations qui en résulteront nous vaudront une croissance spirituelle impossible à atteindre d'une autre manière.


LUMIÈRE SPIRITUELLE : LE NOUVEL ÉLÉMENT ET LA NOUVELLE SUBSTANCE


L'an dernier, nous avions considéré l'époque de Noël d'un point de vue cosmique, en expliquant que les solstices d'hiver et d'été, ainsi que les équinoxes de printemps et d'automne, marquent autant de tournants dans la vie du grand Esprit terrestre. Il en est de même de la Conception , qui marque le début de la descente de l'esprit de l'homme dans un corps de chair, suivie de sa naissance , puis d'une période de croissance jusqu'à sa maturité , où commence un processus de mûrissement et d'adoucissement, accompagné par le lent déclin des énergies physiques, lequel se termine par la mort . Cette dernière libère l'homme des entraves de la chair et marque le début d'une période de métabolisme spirituel, par lequel notre moisson d'expériences terrestres est transmuée en pouvoirs de l'âme, tendances et talents destinés à nous servir au cours des vies suivantes, tout en accroissant notre abondance de ces trésors, afin que nous soyons trouvés dignes, comme les "fidèles serviteurs" de la parabole des talents, de remplir des charges de plus en plus importantes parmi les serviteurs de la maison du Père.

Cette comparaison est fondée sur l'importante loi de l'analogie, si admirablement exprimée dans la concision de l'axiome d'Hermès: "En bas comme en haut". Notre présente leçon de Noël sera aussi fondée sur cet axiome, clé maîtresse de tous les problèmes spirituels. Il sera le "Sésame, ouvre-toi" qui, nous l'espérons, rectifiera, confirmera ou complétera, si besoin est, les données que possèdent déjà nos étudiants.

Nos corps, qui s'étaient cristallisés sous l'influence de la terrible chaleur de la Lémurie étaient trop brûlants et ne pouvaient contenir suffisamment d'humidité pour que l'esprit puisse accéder librement à toutes les parties de son anatomie, comme cela se produit actuellement grâce à la circulation du sang. Plus tard, au début de l'époque Atlantéenne, les corps avaient bien ce qu'on pourrait appeler du sang, mais ce sang ne circulait qu'avec difficulté. Sans l'abondance d'humidité dans l'atmosphère brumeuse de cette époque, il se serait rapidement coagulé à cause de la température encore très élevée des corps. L'inhalation de l'eau - ce dissolvant universel - contenue dans cette atmosphère, a fait diminuer la température du corps et l'a rendu plus malléable. Peu à peu, cette baisse de température a permis au corps de conserver suffisamment d'humidité pour pouvoir respirer l'air comparativement sec de notre ère Aryenne.

Le corps des premiers Atlantéens était fait d'une substance granuleuse, fibreuse, assez semblable à nos tendons et présentant l'aspect du bois. Avec le temps, la consommation de viande nous a permis d'assimiler suffisamment d'albumine pour la formation des tissus élastiques dont sont faits nos poumons et nos artères, qui permettent la libre circulation du sang à l'heure actuelle.

A l'époque où se sont produits ces changements internes et externes, l'arc-en- ciel est apparu dans toute sa magnificence dans un ciel pluvieux pour marquer l'avènement du "royaume de l'homme", dans lequel les conditions allaient être aussi diverses que toutes les teintes réfléchies par notre atmosphères à partir de la couleur uniforme des rayons solaires. C'est ainsi que la première apparition de l'arc-en-ciel dans les nuages a marqué le début de l'ère de Noé, avec l'alternance de ses saisons, et aussi de ses périodes, dont celle de Noël. Les conditions qui prédominent durant notre ère n'ont pas un caractère plus permanent que celles des ères précédentes. Le processus de condensation qui a transformé le brouillard de feu de la Lémurie en la dense atmosphère humide de l'Atlantide et l'a ensuite liquéfiée en pluie qui a rempli les bas-fonds de notre globe en chassant les humains vers les hauteurs, est toujours encore à l'oeuvre. Notre atmosphère se modifie, les conditions physiologiques également, annonçant aux yeux des observateurs et aux esprits clairvoyants l'aube d'un nouveau jour qui pointe à l'horizon du temps, une ère d'unité, que la Bible appelle "Royaume de Dieu" (Matthieu 6:33).

La Bible ne nous laisse aucun doute au sujet de ces changements. Le Christ a déclaré qu'à ce jour il en serait comme à l'époque de Noé (Matthieu 24:36-39). La science et la recherche rencontrent toutes deux des conditions jusqu'ici inconnues. Il est notoire que l'oxygène se consume, pour les besoins de l'industrie, à une allure alarmante. Les incendies de forêts diminuent également la provision de cet élément important, tout en accélérant le processus naturel d'assèchement de notre atmosphère. D'éminents hommes de science nous ont avertis que le jour viendra où les êtres qui dépendent de l'air et de l'eau pour vivre ne pourront plus subsister sur notre globe. Jusqu'ici, ces pronostics n'ont pas causé beaucoup d'inquiétude, car le jour auquel ils font allusion est encore très éloigné. Mais si lointain que soit ce jour, il n'en sera pas moins aussi inévitable pour notre "Aryana" que l'a été le déluge qui a noyé l'Atlantide.

Si un Atlantéen pouvait être exposé à notre atmosphère, il serait asphyxié comme un poisson sorti de son élément. Certaines scènes aperçues dans la Mémoire de la Nature montrent que les pionniers parmi les aviateurs de cette époque perdaient connaissance quand ils rencontraient un de ces courants aériens descendant peu à peu vers la terre qu'ils habitaient. Cette expérience a donné lieu à maintes interprétations et conjectures. De nos jours, les aviateurs qui atteignent une certaine hauteur rencontrent un élément nouveau qui les asphyxie comme l'ont été leurs ancêtres atlantéens. Ce cinquième élément qui descend du ciel est appelé à remplacer l'oxygène qui se raréfie dans notre atmosphère. On constate également qu'une substance nouvelle entre dans la composition de notre corps, tendant à y remplacer l'albumine.

Tout comme les aviateurs de l'ancienne Atlantide se trouvaient mal et ne pouvaient pénétrer prématurément dans l'Aryana, la Terre promise, à cause de ces courants aériens descendant du ciel, les aviateurs de notre époque et l'humanité dans son ensemble ne peuvent monter sans appareillage adéquat dans le ciel, et encore moins vivre dans les hauts-lieux à cause de cet élément nouveau qu'il leur faudra d'abord apprendre à assimiler sous ses divers aspects matériels.

De même que les Atlantéens qui, faute d'avoir développé leurs poumons, ont péri dans le déluge, ceux qui n'auront pas tissé leur "robe nuptiale" seront laissés dehors, comme dans la parabole (Matthieu 22:12), et devront se rendre aptes à entrer dans la nouvelle ère lors d'une existence ultérieure. Il est par conséquent essentiel que chacun connaisse ce qui concerne le nouvel élément (voir aussi chapitre 9, page 71), ainsi que la nouvelle substance . Ensemble, la Bible et la science nous renseignent à ce sujet.

Nous avons déjà expliqué que, dans la Grèce antique, la religion et la science étaient enseignées dans les Temples des Mystères, en même temps que les arts et métiers, comme une doctrine unique de l'existence de l'être. Par la suite, ces conditions ont été temporairement abolies en vue de faciliter certaines phases du développement humain. La science et la religion se servaient, dans l'ancienne Grèce, du même langage, ce qui en rendait la compréhension relativement aisée. Mais aujourd'hui des complications ont surgi du fait que la
religion a traduit les termes grecs, alors que la science les a transcrits (Exemple de ce désaccord : Romains 12:6, les mots grecs "kata tên analogian" sont correctement traduits par "selon la mesure", ou "la proportion", alors que le terme "savant" transcrit est "analogie"). Il en est résulté, tout au moins en apparence, de nombreux désaccords dus au manque de coordination entre les découvertes scientifiques et les enseignements religieux.

Pour comprendre les changements physiologiques en train de se produire dans notre organisme, nous devons rappeler le fait que, selon la science, les lobes frontaux du cerveau sont l'une des plus récentes acquisitions du corps humain. Ils ont largement augmenté, toutes proportions gardées, le volume de notre cerveau par rapport à celui de toute autre créature. Les questions qui se posent sont: Existe-t-il dans le cerveau une substance particulière à cet organe? S'il en est ainsi, quel rôle joue cette substance?

Il nous est facile de répondre à la première question en consultant n'importe quel traité élémentaire de chimie organique, mais la "Cosmogonie des Rose- Croix" nous donne sur ce sujet (chapitre 17, "La Science de l'Alimentation") des renseignements plus complets. Nous en citons quelques passages:

"Le cerveau (...) a été construit avec les mêmes matériaux que les autres parties du corps, avec, en plus le phosphore , qui est particulier à cet organe. On peut en conclure que le phosphore est l'élément spécial qui permet à l'Ego d'exprimer sa pensée (...) Cette substance varie en quantité et en qualité avec le degré d'intelligence de l'individu. Les idiots ont très peu de cette substance et les grands penseurs en ont beaucoup (...) Il est donc très important, pour l'aspirant qui veut utiliser son corps pour un travail mental et spirituel, de fournir la substance nécessaire à cet effet."

La ferveur religieuse incontestable des Catholiques est en partie due au fait que, tous les vendredis et durant le Carême, ils mangent du poisson, aliment riche en phosphore.

Bien que le poisson appartienne à un ordre inférieur de vie, la "Cosmogonie des Rose-Croix" n'approuve pas leur destruction pour nos besoins alimentaires, et recommande aux étudiants divers légumes permettant d'obtenir physiquement cette substance. Il existe cependant d'autres moyens bien préférables, non mentionnés dans la "Cosmogonie", mais que l'on trouvera ci-après.

Ce n'est pas par hasard que les Instructeurs de l'Ecole grecque des Mystères ont appelé "phosphore" cette substance lumineuse. Pour eux, il était évident que "Dieu est Lumière ", et le mot grec désignant ce terme est "phôs". Ils ont donc judicieusement appelé "phôs-phoros", littéralement "porteur de lumière", la substance qui, dans le cerveau, permet l'entrée de la force divine.

Dans la mesure où nous sommes capables d'assimiler cette substance, nous donnons accès à la lumière et notre aura commence à briller, à partir de l'intérieur, comme une sorte d'auréole, de "marque de sainteté". Toutefois, le phosphore n'est qu'un moyen physique permettant à la lumière spirituelle de s'exprimer par l'intermédiaire du cerveau physique, la lumière elle-même étant un produit de la croissance de l'âme. En effet, cette croissance peut permettre au cerveau d'assimiler davantage de phosphore. Le moyen d'y parvenir ne tient donc pas à un métabolisme chimique, mais à un processus alchimique de développement de l'âme que le Christ a très clairement expliqué à Nicodème en ces termes:

"Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde (...) Celui qui croit en lui ne sera point condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné (...) Et cette condamnation, c'est que la lumière est venue dans le monde et que les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière (...) Car quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient point à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient blâmées. Mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière afin que soit manifesté que ses oeuvres sont faites en Dieu" (Jean 3:17-21).


Noël est la période de la plus vive lumière spirituelle. Pendant notre ère de cycles alternés, il y a un flux et un reflux de lumière spirituelle, comparable aux marées de l'océan. En ses débuts, l'Eglise chrétienne a fixé le moment de la "Conception" en décembre. Jusqu'à nos jours, cet événement est célébré quand la grande vague de vie et de lumière a commencé sa descente vers le centre de la Terre. Cette pénétration atteint son maximum à Noël qui est, en conséquence, la période vraiment sainte de l'année, le moment où il est le plus facile de prendre contact avec cette lumière spirituelle et de la rendre manifeste par des actes de compassion, de bonté et d'amour. Même les plus pauvres d'entre nous ne manquent pas d'occasions de rendre service, car, ainsi que le font ressortir les enseignements rosicruciens, les services ont plus de valeur que l'aide financière, laquelle peut nuire au bénéficiaire. Toutefois, "il sera beaucoup redemandé à qui il a été beaucoup donné" et si une personne a reçu les biens de ce monde en abondance, une prudente dispensation de ses biens devra accompagner les services rendus. Rappelons-nous les paroles du Christ: "Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait". Ainsi, nous pourrons marcher sur ses traces comme de vives et brillantes lumières montrant la route vers l'Ere nouvelle.


LE SACRIFICE ANNUEL DU CHRIST


Etes-vous déjà demeurés au chevet d'un ami ou d'un parent sur le point de quitter ce monde pour l'au-delà? Cette expérience, la plupart de nous l'ont faite, car où est la demeure où ne soit entré le Temps avec sa faux? La phase de ce passage sur laquelle nous voudrions attirer votre attention n'est pas rare non plus. La personne qui va mourir entre souvent dans une sorte de coma, puis il arrive qu'elle se réveille et voie non seulement ce monde-ci, mais également celui dans lequel elle est sur le point d'entrer. Elle voit alors, chose très significative, des personnes qui ont été ses parents ou ses amis, bref, qui lui ont été chères et qui l'ont précédée dans l'au-delà. Elles se tiennent à son chevet, attendant son passage. Nous avons vu une mère mourante tendre les bras dans un geste de tendresse en disant: "Tiens, voilà Jean...comme il a grandi! Quel superbe garçon!" Et de saluer encore d'autres personnes qui l'accueillent et l'attendent avec la même joyeuse espérance que celle qui nous possède quand nous attendons la naissance d'un nouveau-né, en nous réjouissant parce que nous avons l'intuition qu'il s'agit d'un ami s'apprêtant à venir parmi nous.

Ainsi, ceux qui se trouvent déjà de l'autre côté du voile se rencontrent lorsqu'un ami est sur le point de les rejoindre. Par conséquent, nous voyons que la naissance dans un monde est une mort du point de vue de ceux qui sont de l'autre côté. L'enfant qui naît chez nous est mort au monde spirituel, alors que ceux qui nous quittent pour l'au- delà et meurent à notre monde naissent à un monde nouveau et y rejoignent leurs amis.

"En bas comme en haut" dit l'axiome d'Hermès, et la loi d'analogie qui est la même pour le microcosme que pour le macrocosme, nous dit que ce qui advient aux humains sous certaines conditions doit aussi s'appliquer aux êtres surhumains sous des conditions analogues.

Nous approchons maintenant du solstice d'hiver, des jours les plus sombres de l'année, où la lumière du soleil est presque éteinte, où notre hémisphère nord est froid et lugubre. C'est alors, dans la nuit la plus longue et la plus sombre de l'année, que le soleil dirige sa course vers le haut et que renaît la lumière Christique sur la terre, ce dont chacun se réjouit. Toutefois, en vertu de cette même loi d'analogie, lorsque le Christ naît sur la terre, il meurt au ciel. De même que, dès l'instant de la naissance, l'esprit de l'homme est irrévocablement et solidement enfermé dans une enveloppe de chair qui l'entravera durant toute sa vie terrestre, ainsi l'esprit du Christ est retenu captif et entravé chaque fois qu'il naît sur terre. Ce grand sacrifice annuel commence lorsque sonnent les joyeux carillons de Noël, lorsque nos chants et nos actions de grâces montent vers les cieux. Au sens le plus littéral du terme, le Christ est emprisonné de Noël jusqu'à Pâques.

On peut se gausser de l'idée qu'il y ait un influx de vie et de lumière spirituelle à cette époque de l'année, mais le fait demeure, que l'on y croie ou non. Il n'est pas un être qui, en ces journées, ne se sente plus léger, ne se sente "changé", comme si un poids était ôté de ses épaules. Règne alors sur terre l'esprit de paix et de bonne volonté envers tous, esprit qui nous incite à donner , nous aussi , et s'exprime à travers les cadeaux de Noël. Quiconque est quelque peu observateur peut sentir cette ambiance, qui est le résultat de la grande vague du don divin. "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique..." C'est à Noël que commence ce don divin, lequel n'est complètement accompli qu'à Pâques, qui marque le tournant, le point crucial, le moment où nous sentons qu'il s'est produit un événement qui assure à notre monde sa prospérité et sa continuité.

Combien est différent le sentiment qui nous envahit à Noël, de celui qui se manifeste à Pâques! En ces journées de printemps, nous éprouvons un élan physique de tout notre être, lequel s'exprime par le désir de procréer et de se perpétuer. Combien cet amour-là est différent de celui qui, à Noël, nous inspirait le besoin de donner plutôt que de recevoir! Jamais non plus les bougies des arbres de Noël n'ont autant brillé que dans ce jour le plus court et le plus sombre de l'année. Jamais les cloches ne retentissent avec un son plus joyeux que quand elles apportent, au monde en attente, ce message "Le Christ est né".

"Dieu est Lumière" écrit l'Apôtre inspiré, et aucune description ne saurait mieux décrire la nature de Dieu que ces trois mots. La lumière invisible qui se revêt de la flamme de l'autel représente excellemment Dieu le Père. Les cloches sont le symbole du Christ, du Verbe, car leurs battants d'airain proclament le message évangélique de la paix et de la bonne volonté. Enfin, l'encens, qui ajoute à notre ferveur intime, représente le pouvoir du Saint- Esprit. Ainsi, la Trinité est symboliquement représentée dans la fête qui fait de Noël l'époque de la plus grande joie spirituelle pour toute la race humaine qui peuple le monde physique et qui y travaille.

Toutefois, comme nous l'avons déjà dit, la naissance du Christ sur la Terre est en même temps la mort du Christ à la splendeur du Ciel. Gardons-nous donc d'oublier qu'au moment où nous nous réjouissons de sa venue annuelle, il est de nouveau revêtu de la lourde charge que nous avons cristallisée et qui est maintenant notre demeure, la Terre. Retenu à l'intérieur de ce corps pesant, il languit dans l'attente du jour de sa libération.


Vous comprenez bien, sans doute, que pour les Esprits supérieurs, il y a des jours et des nuits comme pour les humains. Tout comme, durant le jour, nous agissons dans notre corps dense, vivant dans ce monde physique la destinée que nous nous sommes préparées, et que nous sommes libérés la nuit pour récupérer nos forces, l'Esprit du Christ subit aussi un rythme analogue. Il habite une partie de l'année notre globe, et ensuite il se retire dans le mondes supérieurs. Ainsi, pour lui, Noël est comme le début d'un jour physique, le commencement d'une période de restrictions.

A quoi donc devrait aspirer le mystique éclairé et dévoué qui se rend compte de la grandeur de ce sacrifice, de ce don de Dieu à l'humanité en cette époque de l'année? Quel doit être le suprême désir de celui qui comprend toute l'étendue du sacrifice du Christ au genre humain, cet assujettissement à une mort virtuelle pour nous permettre de vivre, ce merveilleux amour qui se déverse sur la Terre en cette époque bénie? Que pouvons-nous faire, sinon essayer d'imiter, si faiblement que ce soit, les magnifiques oeuvres de Dieu? D'être un serviteur toujours plus digne de la Croix, d'imiter le Christ en toutes choses en nous sacrifiant à notre prochain, en cherchant à élever l'humanité dans la modeste sphère où s'exerce notre action, afin de hâter le jour de libération que le Christ attend "en gémissant et en peinant". Il s'agit de sa libération définitive, du jour où le Christ reviendra dans toute sa gloire.

Pour travailler le mieux possible à cette réalisation, allons de l'avant dans cette nouvelle année, avec foi et assurance. Si nous avons, par le passé, douté de nos capacités de travailler pour le Christ, chassons de nous ce découragement. N'a-t-il pas déclaré: "Celui qui croit en moi fera les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes" (Jean 14:12). Celui dont l'essence était parole de vérité, aurait-il affirmé cela si ce n'était pas possible de le réaliser? Tout est possible à celui qui aime Dieu. Si nous voulons faire un travail réel dans notre petite
sphère personnelle, sans nous préoccuper de travaux plus importants avant d'avoir fait notre devoir immédiat, nous ne tarderons pas à constater une certaine croissance spirituelle, si bien que ceux que nous côtoyons verront en nous quelque chose d'indéfinissable, mais de certain; ils verront que la lumière de Noël, celle du Christ nouveau-né, brille dans notre sphère d'action.

C'est chose possible; il ne dépend que de nous de prendre au mot notre Sauveur et de suivre son commandement: "Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait" (Matthieu 5:48). Cette perfection peut nous paraître très éloignée; en levant nos yeux vers lui, nous voyons encore davantage combien nous sommes loin de vivre selon notre idéal. Néanmoins, c'est en faisant des efforts quotidiens, et même heure par heure, que nous pourrons finalement l'atteindre; nous pouvons chaque jour faire un petit progrès, accomplir quelque chose, faire luire quelque peu notre lumière autour de nous, pour qu'elle puisse guider ceux qui tâtonnent dans les ténèbres. Puisse Dieu nous venir en aide, dans l'année qui vient, et nous permettre d'atteindre à de plus hautes qualités Christiques, de manière à nous rapprocher quelque peu de notre modèle. Puissions-nous vivre de telle manière qu'une fois l'année écoulée, quand nous allumerons de nouveau les bougies de Noël et que nous entendrons l'invitation des sonneries de cloches, nous puissions nous dire que nous n'avons pas vécu en vain.

Chaque fois que nous faisons le don de nous-mêmes par le service, nous accroissons le rayonnement de notre corps de l'âme, lequel est fait d'éther. Actuellement, c'est l'éther du Christ qui guide la Terre sur son orbite, et si nous voulons hâter le jour de sa libération, nous devons être nombreux à avoir suffisamment développé nos corps de l'âme pour qu'ils puissent équilibrer la marche de notre globe. Nous pouvons ainsi soulager notre Sauveur de son fardeau et mettre fin aux souffrances qu'il doit subir de par son existence physique.



http://www.rosicrucian.com/foreign/mi/ti02fre27.htm

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Re: Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par Archange le Mar 23 Déc - 19:46




LE SOLEIL MYSTIQUE DE NOËL



Exotériquement, le Soleil a été adoré de temps immémorial comme le donneur de vie, parce que la multitude était incapable de voir au-delà de ce qui n'est que le symbole d'une grande vérité spirituelle. Mais à côté de ceux qui adoraient ce que voyaient leurs yeux de chair, il y a toujours eu une petite minorité, aujourd'hui croissante (sorte de sacerdoce consacré par le mérite plutôt que par les rites), de gens qui ont vu et qui voient les éternelles vérités spirituelles, derrière les formes temporaires et éphémères revêtant ces vérités de diverses façons, les accompagnant d'un cérémonial adapté aux époques et aux peuples qui les ont reçues. Pour cette élite éclairée, l'étoile légendaire de Bethléem resplendit à nouveau d'année en année. Elle est le soleil mystique de minuit qui pénètre notre planète au moment du solstice d'hiver et qui commence à irradier, du centre de la Terre à la périphérie, des vibrations de Vie, de Lumière et d'Amour, les trois attributs de Dieu.

Ces rayons de gloire spirituelle et de pouvoir remplissent notre globe d'une lumière surnaturelle qui enveloppe indifféremment toutes les créatures de la Terre, de la plus humble à la plus évoluée. Mais tous ne sont pas

capables de bénéficier dans la même mesure de ce don merveilleux. Certains en obtiennent davantage, d'autres moins, et quelques-uns, hélas! semblent ne pas participer à ce grand influx d'amour que le Père nous a envoyé avec son Fils unique, parce qu'ils n'ont pas développé en eux l'aimant spirituel qu'est l'enfant-Christ intérieur, seul capable de nous guider vers la Voie, la Vérité et la Vie.


"A quoi me servirait la clarté du soleil,
Si je n'avais pas des yeux pour voir?
Comment reconnaîtrais-je que le Christ est mort pour moi,
Si ce n'était par le Christ en moi?
Une voix silencieuse, tout au fond de mon coeur,
Est le gage du pacte entre le Christ et moi,
Avec la certitude qui affermit ma foi."
Il s'agit-là d'une expérience mystique, dont beaucoup de nos aspirants reconnaîtront la réalité, car elle est littéralement aussi vraie que la venue du jour après la nuit, ou celle de l'hiver après l'été. A moins d'avoir le Christ en nous, avant que ne soit réalisé ce merveilleux pacte de fraternité par le sang, nous ne pouvons participer à l'activité du Sauveur, et les sonneries de cloches de Noël restent sans effet sur nous.

Mais lorsque le Christ sera formé en nous (Galates 4:19), lorsque l'Immaculée Conception sera devenue réalité dans notre propre coeur, lorsque nous aurons assisté à la naissance de l'enfant-Christ et que nous lui aurons offert nos présents, consistant en la consécration de notre nature inférieure au service du Moi supérieur, alors seulement, la fête de Noël se renouvellera d'année en année pour nous. Plus nous aurons travaillé dur dans la vigne du Maître, plus clairement et plus distinctement nous pourrons alors entendre la voix silencieuse qui, dans notre coeur, nous invite: "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Chargez-vous de mon joug (...) car mon joug est doux et mon fardeau léger" (Matthieu 11:28-30).

Pour nous, les cloches de Noël auront alors un accent nouveau, jamais perçu auparavant, car aucun autre jour terrestre ne peut paraître plus heureux que celui où le Christ naît de nouveau à la Terre en apportant ses dons aux enfants des hommes, des dons qui sont la continuation de la vie physique. Sans l'influence revitalisante de l'Esprit Christique, la Terre resterait froide et morne; nous n'entendrions plus, au printemps, les chants des oiseaux qui nous réjouissent en nous annonçant la venue prochaine de l'été. L'étreinte glacée des vents du nord s'opposerait à tout développement de notre Terre devenue muette pour toujours, rendant impossible notre évolution matérielle, tellement nécessaire pour nous enseigner à diriger notre pensée dans des voies créatrices.
L'esprit de Noël est donc, pour tous ceux qui ont développé le Christ intérieur , une vivante réalité. La plupart des gens ne ressentent guère ces sentiments qu'aux jours de fête, mais le mystique illuminé voit et sent cette influence plusieurs mois avant et après le point culminant de la Nuit sainte. Dès septembre, un changement s'opère dans l'atmosphère terrestre; une lumière spéciale commence à être perçue dans le ciel; elle paraît se répandre dans tout le système solaire et gagner peu à peu en intensité; elle enveloppe notre planète et se concentre graduellement en son centre, où les esprits-groupes des végétaux ont leur demeure. C'est dans la Nuit Sainte que cette lumière atteint son maximum de concentration et d'intensité. Ensuite, elle commence à s'irradier et à faire revivre la surface terrestre, permettant ainsi à la nature de poursuivre ses activités au cours de l'année qui commence.

Tel est le début du grand drame cosmique, qui se joue chaque année durant les mois d'hiver et que l'on pourrait intituler "De la Crèche à la Croix".

C'est donc, au point de vue cosmique, dans la nuit la plus longue et la plus sombre de l'année que naît le Soleil et qu'à minuit la constellation de la Vierge se trouve à l'horizon oriental pour donner naissance à l'enfant immaculé. Pendant le mois suivant, le Soleil parcourt le signe violent du Capricorne, où toutes les puissances des ténèbres sont rassemblées dans un effort désespéré pour anéantir le "porteur de lumière", phase mystique
du drame solaire, représenté par l'histoire du roi Hérode et celle de la fuite en Egypte pour échapper à la mort.

Lorsque le soleil parcourt, en février, le signe du Verseau, nous avons une période de pluie et de tempêtes. De même que le baptême consacre mystiquement le Sauveur à son oeuvre de service, ainsi les pluies qui descendent sur le sol l'amollissent et le rendent plus meuble, afin de lui permettre de produire de quoi préserver la vie des créatures terrestres.

Vient ensuite le passage du soleil dans le signe des Poissons. A ce moment de l'année, les provisions sont presque épuisées et la nourriture se fait rare. C'est alors que nous avons le long jeûne du Carême qui a pour l'aspirant un sens mystique; il montre le même idéal que le Soleil sur le plan cosmique. Cette période commence par le carnaval (carne vale, signifiant adieu à la chair) car quiconque aspire à la vie supérieure doit un jour dire adieu à sa nature inférieure avec tous ses désirs, et se préparer à la Pâque prochaine.

En avril, lorsque le Soleil vient de croiser l'équateur céleste et d'entrer dans le Bélier, ou agneau, la croix se présente comme un symbole mystique du fait que l'aspirant à la vie supérieure doit apprendre à dépouiller le vieil homme et commencer à gravir le Calvaire, ou place du crâne , la croix étant le seuil des mondes invisibles. Finalement, à l'exemple du Soleil qui monte dans l'hémisphère boréal, il doit apprendre que sa place est auprès du Père et que son but ultime est l'Ascension vers ce lieu élevé. En outre, de même que le Soleil ne s'arrête pas à son plus haut degré de déclinaison, mais redescend vers l'équinoxe d'automne et le solstice d'hiver pour reprendre encore et encore sa marche cyclique au profit de l'humanité, ainsi celui qui aspire à devenir un être cosmique, un sauveur de l'humanité, doit être prêt à s'offrir sans relâche en sacrifice à ses semblables.

Telle est la grandiose destinée promise à chacun de nous, car nous sommes tous des Christs en devenir, et il ne tient qu'à nous de le devenir, car le Christ a dit à ses disciples: "Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les oeuvres que je fais (...) et même de plus grandes". En outre, selon la maxime "La détresse de l'homme ouvre une porte à Dieu", jamais il n'y a eu davantage d'occasions d'imiter le Christ, de "faire les oeuvres qu'il fait", qu'aujourd'hui, où le continent européen est déchiré par une lutte sans merci et où le sublime chant de Noël "Paix sur la terre et bonne volonté envers les hommes" semble plus éloigné que jamais de sa réalisation.

Nous avons, en nous-mêmes, le pouvoir de hâter le jour de la PAIX en vivant en elle, en parlant d'elle, en y pensant sans cesse, car l'action concentrée de milliers de personnes peut impressionner les esprits de race quand elle est dirigée vers eux, surtout quand la Lune est dans les Signes du Cancer, du Scorpion et des Poissons, qui sont les trois grands signes psychiques, dont les plus appropriés à une tâche de cette nature.
Employons donc les deux jours et demi pendant lesquels la Lune est dans chacun de ces signes à méditer sur la paix, sur la "paix sur la terre et bonne volonté envers les hommes". Mais faisons bien attention, en même temps, de ne pas prendre parti pour ou contre l'une ou l'autre des nations en guerre. Rappelons-nous sans cesse que chacun de leurs membres et notre frère, et que les uns ont autant droit à notre amour que les autres. Gardons présent à l'esprit notre désir de voir la Fraternité universelle vécue dans le monde, autrement dit la paix sur la terre et la bonne volonté envers les hommes, quelle que soit leur naissance d'un côté ou de l'autre d'une ligne imaginaire tracée sur la carte, quelle que soit leur manière de s'exprimer dans une langue ou dans une autre.

Prions donc pour que la paix vienne dans le monde, une paix permanente, avec la bonne volonté envers tous, sans distinction de race, de couleur, de religion ou de langage. Dans la mesure où nous parviendrons à formuler avec nos coeurs et non seulement avec nos lèvres, cette prière impersonnelle pour la paix, nous aiderons à la réalisation du Royaume du Christ, car rappelez-vous qu'avec le temps nous devrons tous accéder à un Royaume des Cieux , où le Christ est "Roi des rois et Seigneur des seigneurs" (I Timothée 6:15).


LA MISSION DU CHRIST ET LA GRANDE FÊTE DES FÉES


Chaque fois que nous nous trouvons en face d'un de ces mystères de la nature que nous sommes en peine d'expliquer, nous nous contentons d'inventer un mot nouveau qui est ensuite ajouté au dictionnaire. Nous jonglons habilement avec ces termes nouveaux pour cacher notre ignorance, tel l'ampère servant à mesurer l'intensité du courant électrique, le volt qui sert à désigner sa tension, et l'ohm qui indique la résistance qu'un conducteur donné oppose au passage d'un courant.

C'est ainsi que, après beaucoup d'études et de chiffres, les sommités de la science de l'électricité essaient de convaincre et de persuader les autres qu'ils sont arrivés à sonder le mystère de cette force qui joue un rôle si important dans notre monde. Mais quand tout a été dit et qu'ils sont en veine de confidences, ils admettent que les plus brillants cerveaux parmi eux n'en savent guère plus que l'écolier qui commence à expérimenter avec les éléments de ses piles et de ses batteries.

Il en est de même en ce qui concerne bien d'autres sciences; par exemple, il faut assez longtemps aux anatomistes pour distinguer un embryon humain de celui d'un chien, et même si le physiologiste parle savamment du métabolisme, il ne peut nier que les essais entrepris en laboratoire pour imiter le processus de la digestion diffèrent sensiblement des transformations subies dans notre tube digestif par notre nourriture.
Ceci ne vise pas à dénigrer les savants, ni à minimiser les merveilleux résultats obtenus par la science, mais à souligner le fait que, derrière toutes les manifestations de la nature, il existe certains facteurs, certaines intelligences plus ou moins conscientes, bâtisseuses et destructrices, qui jouent un rôle important dans l'économie de la nature. Tant que ces agents n'auront pas été reconnus et que nous n'aurons pas étudié leurs fonctions, il nous sera impossible de concevoir la façon dont les forces de la nature opèrent, qu'il s'agisse de ce que nous nommons chaleur, électricité, pesanteur, réactions chimiques, etc.

Pour ceux qui ont développé la vision spirituelle, il est évident que les prétendus "morts" passent une bonne partie de leur temps à construire des corps sous la direction de certaines hiérarchies spirituelles. Ce sont eux qui sont les agents des processus du métabolisme, les facteurs invisibles des fonctions d'assimilation, et il est rigoureusement exact que nous ne pourrions vivre sans leur importante aide. Un exemple nous fera mieux comprendre quels rapports nous avons avec eux.

Supposons qu'un artisan façonne une table et qu'un chien, qui est un être appartenant à une vague de vie différente soit en train de l"observer. Il le verra d'abord couper ses planches, les assembler, ajuster les pieds. Peu à peu, la table prendra forme, mais bien que le chien ait observé la manière dont elle s'est construite, il n'a pas une idée claire des procédés employés, ni de l'usage qui sera fait de cette table.

Supposons maintenant que le chien n'ait pas une vue lui permettant de voir l'artisan et ses outils. Il verrait alors le bois se scinder en divers éléments, qui seraient ensuite assemblés d'une autre manière et deviendraient

finalement une table. Il verrait donc uniquement le procédé de formation jusqu'à ce que les diverses pièces utilisées soient devenues un meuble, mais sans comprendre que le travail d'un artisan a été nécessaire pour transformer la matière première et en faire une table. S'il pouvait parler, peut-être expliquerait-il l'origine de la table comme la petite Topsy expliquait la sienne par "j'ai seulement grandi".

Notre relation avec les forces de la nature est comparable à celle du chien envers l'invisible artisan, et nous sommes également enclins à expliquer les mystères de la nature comme le faisait Topsy. Nous expliquons gravement comment la chaleur solaire fait s'évaporer l'eau des rivières et des étendues d'eau, comment cette vapeur s'élève vers des hauteurs plus froides, où elle se condense en nuages qui deviennent ensuite tellement chargés d'humidité qu'ils redescendent sous forme de pluie pour remplir à nouveau les étendues d'eau et s'évaporer ensuite. C'est simple comme tout; n'est-ce pas charmant de voir avec quel automatisme fonctionne ce mouvement perpétuel? Mais est-ce bien tout? N'y aurait-il pas quelques lacunes dans cette simple théorie?

Sans fournir d'autres explications qui nous entraîneraient trop loi de notre sujet, nous pouvons affirmer, cependant, que ces lacunes existent. A la base de cette théorie, en effet, il manque une notion qui la rendrait tout à fait explicite, en faisant connaître l'action semi-intelligente des sylphes qui, soulevant des particules préparées à la surface des eaux par les ondines, les emportent aussi haut que possible avant qu'une condensation partielle ne s'opère, donnant naissance aux nuages. Les sylphes conservent ces particules d'eau tant que les ondines ne les obligent pas à les restituer.
Quand nous disons "qu'il fait de l'orage", c'est que, à la surface des océans se livrent de véritables combats, auxquels participent souvent les salamandres qui allument des éclairs entre l'oxygène et l'hydrogène au moment où ces éléments se séparent, et qui les précipitent en fracassants zigzags à travers les ténèbres qu'ils illuminent soudain. C'est alors que retentissent les coups de tonnerre assourdissants se répercutant de proche en proche, tandis que les ondines triomphantes renvoient à terre les gouttes de pluie qui rentrent dans leur élément tout en fertilisant le sol.

Les petits gnomes, eux, aident à construire les plantes. Ils prennent un soin tout particulier à colorer les fleurs de ces teintes infiniment variées et délicates qui enchantent nos yeux. Ils cisèlent également les cristaux des diverses roches. Habillement taillées par les lapidaires, les plus précieuses d'entre elles font ces joyaux admirables qui scintillent dans l'or des bijoux et des diadèmes. Sans les gnomes, nous n'aurions ni le minerai de fer qui alimente nos machines, ni l'or pour nous le procurer. L'abeille n'est pas plus industrieuse que ces petites entités qui sont partout. La seule différence, est qu'on ne les voit pas. Tout le monde connaît le travail des abeilles. Personne n'ignore qu'on leur doit le miel, mais on ne sait rien des mille travaux accomplis par ces petits esprits de la nature. Seuls savent les reconnaître quelques clairvoyants exercés considérés comme de doux rêveurs, ou, tout simplement, comme des fous.

Au solstice d'été, l'activité de la nature atteint son point culminant; et le "Songe d'une nuit d'été" de Shakespeare évoque la grande fête annuelle des fées qui ont travaillé à façonner notre univers matériel, nourri le bétail, fait pousser le blé, et qui accueillent avec joie et reconnaissance l'immense vague d'énergie qui leur sert à façonner les fleurs en formes exquises, selon leurs archétypes, et à leur donner ces coloris divers, ravissement et désespoir des peintres qui tentent de les reproduire sur la toile.

Au cours de cette grandiose nuit d'été, du fond des vallons et des ravins, les fées accourent et se rassemblent au milieu des forêts. Elles préparent et consomment réellement leur nourriture éthérique; ensuite, elles dansent des rondes folles, dans la joie d'avoir rempli le rôle qui leur est dévolu dans l'économie de la nature.
La science dit à bon droit que la nature ne tolère rien d'inutile; en effet, elle a horreur des parasites et des bourdons. Tout organe devenu inutile, tel que le membre ou l'oeil inutilisé s'atrophie. La nature a du travail à accomplir, aussi exige-t-elle de chacun qu'il justifie son existence en travaillant. Cela s'applique aussi bien à la plante qu'à la planète, à l'homme qu'à l'animal, et aux fées également. Ce sont des êtres très occupés, et leur rôle explique plus d'un des nombreux mystères de la nature.

Nous nous trouvons maintenant au point opposé du cycle annuel, au solstice d'hiver, où les jours sont courts et les nuits longues. Les ténèbres sont littéralement suspendues sur l'hémisphères nord, mais la grande vague de lumière spirituelle et de vie qui sera à la source de la croissance et du progrès de l'année qui approche, atteint en ce moment sa plus grande puissance et son plus haut sommet. Pendant la nuit de Noël, alors que le signe céleste de la Vierge immaculée se profile à l'horizon oriental à minuit, le soleil de l'année nouvelle renaît pour sauver l'humanité du froid et de la famine qui seraient notre lot si sa lumière bénéfique nous était refusée. A cette époque de l'année, l'esprit Christique est né à l'intérieur de la Terre et commence à fertiliser le sol et à pénétrer les millions de semences que les fées font lever et arrosent en vue de nous fournir une nourriture physique.

Mais, comme il est écrit, "l'homme ne vit pas de pain seulement". Si important que soit le travail des fées, il est minime si on le compare à la mission du Christ qui nous apporte, chaque année, la nourriture spirituelle nécessaire à nos progrès sur le sentier de l'évolution, afin que nous puissions, comme lui, développer l'amour dans sa plénitude, avec tout ce que cette ascèse comporte de sacrifices.

C'est la venue de cette merveilleuse lumière d'amour spirituel que nous symbolisons par les bougies des arbres de Noël et des crèches, et aussi par les sonneries de cloches qui, chaque année, annoncent la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur. En effet, au point de vue spirituel, le son et la lumière sont inséparables. La lumière se colore et le son se modifie selon les taux de vibration de chacun d'eux. La lumière de Noël qui éclaire la Terre est dorée et donne naissance aux sentiments d'altruisme, de joie et de paix que la grande guerre elle-même n'a pu entièrement étouffer.

Cette guerre est maintenant terminée, et comme nous apprécions toujours le plus ce dont nous avons été privés, il est permis d'espérer qu'en ce Noël, l'humanité va s'unir dans ce chant sublime: "Paix sur la terre, et bienveillance envers les hommes".

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Re: Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par Archange le Ven 18 Déc - 14:55

https://www.lucistrust.org/fr/arcane_school/talks_and_articles/an_esoteric_view_christmas




Une vision ésotérique de Noël

LE CHRIST ET LA PROCHAINE VENUE DU NOUVEL ÂGE
(La Destinée des Nations pp.147-52)




Alors que s'achève notre examen de la situation mondiale actuelle et des rayons qui prédominent, oeuvrant à travers les nations et conditionnant les individus, il y a un point final auquel j'aimerais faire allusion ; il s'agit du domaine de la religion et concerne la signification de Noël. Depuis la nuit des temps, ainsi que vous le savez, la période à laquelle le mouvement (apparent) du soleil reprend la direction du Nord, a été regardée comme une époque de Fête ; depuis des millénaires elle a été associée à la venue du Dieu-Soleil sauvant le monde par sa lumière et fertilisant la terre, et à l'oeuvre d'un Fils de Dieu apportant l'espoir à l'humanité. La période de Noël, pour ceux qui n'en savent pas plus long, est considérée uniquement comme la Fête du Christ. C'est ce que les prêtres affirment, et toutes les Eglises Chrétiennes sont d'accord là-dessus. C'est à la fois vrai et faux. Le Fondateur de l'Eglise Chrétienne, Dieu dans la chair, utilisa cette période et vint à nous à cette époque obscure de l'année pour inaugurer une ère nouvelle dont la note distinctive devait être la lumière. Ceci a été vrai à tous les points de vue, même au point de vue purement physique, car aujourd'hui nous avons un monde éclairé, l'obscurité profonde des nuits d'antan disparaît rapidement, on voit partout des lumières. La lumière est aussi descendue sur la terre sous la forme de la "lumière de la connaissance". De nos jours l'éducation, dont l'objet est de conduire tous les hommes sur un "chemin éclairé", est la note dominante de notre civilisation et constitue la préoccupation principale de tous les pays. La suppression de l'analphabétisme, le développement de la vraie culture et la recherche de la vérité dans tous les domaines de la pensée et de l'expérience, sont d'une importance capitale dans tous les pays.

Ainsi lorsque le Christ, ainsi que tous les Sauveurs et les Dieux Solaires, déclara (comme Il le fit assurément) qu'Il était la Lumière du Monde, Il inaugura une période dans laquelle l'humanité a été largement et universellement éclairée. Cette période date du jour de Noël, il y a deux mille ans, en Palestine. C'était le plus grand de tous les Noëls et l'influence qui en émana fut plus puissante que celle due à la venue de tous les précédents Porteurs de Lumière, parce que l'humanité était plus prête à recevoir la lumière. Le Christ vint dans le signe des Poissons, les Poissons, signe du Divin. Intermédiaire dans son acception la plus haute, et dans son acception inférieure, signe du médium. C'est le signe de nombreux Sauveurs du Monde et de ces Révélateurs de la divinité qui établirent des relations mondiales. Je voudrais que vous notiez cette phrase. L'impulsion majeure qui poussa le Christ à l'accomplissement d'un travail spécial, fut le désir d'établir de correctes relations humaines ; nous savons que c'est également le désir de l'humanité, quoique celle-ci n'en soit pas toujours consciente, et nous savons aussi qu'un jour viendra où le désir de toutes les nations se réalisera et que de correctes relations humaines s'établiront partout. L'instrument de cet accomplissement conduisant à la paix dans tous les pays et parmi tous les peuples est la bonne volonté.

A travers les âges, le jour de Noël a été reconnu comme une époque de nouveaux commencements, de meilleurs contacts humains et de rapports plus heureux dans les familles et les communautés. Toutefois, de même que les églises ont rendu la présentation du christianisme des plus matérielles, ainsi le simple jour de Noël qui eût réjoui le coeur du Christ, a dégénéré en une orgie de dépenses et d'achats de bonnes choses et il est considéré comme une période "favorable au commerce" Il faut donc nous rappeler que lorsque toute religion vivante est parvenue au stade d'interprétation purement matérielle, que toute civilisation et toute culture ont perdu tout sens des valeurs spirituelles et sont réduites aux seules valeurs matérielles, elles ont cessé d'être utiles et doivent disparaître, dans l'intérêt de la vie même et du progrès.

Le Message de la naissance du Christ sonne toujours nouveau mais n'est pas compris de nos jours. Pendant l'Ere du Verseau, dans laquelle nous entrons rapidement, l'accent passera de Bethléem à Jérusalem, du Sauveur Enfant au Christ Ressuscité. L'Ère des Poissons a vu, pendant deux mille ans, la diffusion de la lumière ; l'Ère du Verseau verra l'Ascension dans la Lumière. De l'une comme de l'autre le Christ est le symbole éternel.

L'ancienne histoire de la Naissance deviendra universelle et sera considérée comme l'histoire de chaque disciple et de chaque initié prenant la première initiation et devenant, en son temps et place, un serviteur et un porteur de lumière. Au cours de l'Ère du Verseau, deux développements
importants auront lieu :

L'Initiation de la Naissance conditionnera partout la pensée et l'aspiration humaines.
La religion du Christ Ressuscité et non du Christ Nouveau-né ou du Christ Crucifié sera la note dominante.
L'on conçoit rarement que dans tous les pays, des centaines de milliers de personnes ont pris ou se préparent à prendre la première initiation appelée la Naissance à Bethléem, la Maison du Pain. L'humanité, en tant que disciple mondial, est maintenant prête pour cet accomplissement. On trouvera des indications de l'exactitude de cette déclaration dans la réorientation générale vers les choses de l'esprit, dans l'intérêt que l'on porte au bien et au bien-être humain, dans la recherche persévérante de la lumière, comme dans le désir d'une paix véritable à laquelle tous aspirent, une paix fondée sur les correctes relations humaines et sur la bonne volonté. On peut voir cet "esprit christique" dans la révolte contre la religion matérialiste et dans l'effort que l'on constate en Europe et ailleurs pour restituer la terre (la Mère-Terre, la Véritable Vierge Marie) au peuple. On peut le voir également dans le mouvement constant des gens allant de place en place dans le monde, mouvement symbolisé dans les Evangiles par le voyage de Marie avec l'Enfant Jésus en Egypte.

Du cycle de trente ans qui suivit, tout ce que nous savons par le Nouveau Testament est que Jésus passa de l'enfance à l'âge d'homme. Il put alors prendre la seconde initiation, celle du Baptême dans le Jourdain, et Il commença Son ministère public. Aujourd'hui, ceux qui ont pris dans cette vie la première initiation, et ils sont nombreux, entrent dans le long silence de ces trente ans symboliques, pendant lesquels ils atteindront l'âge adulte ; ils pourront alors prendre la seconde initiation. Cette initiation est caractérisée par la maîtrise complète de la nature émotionnelle et de toutes les caractéristiques du signe des Poissons. Ces trente ans peuvent être considérés comme une période de développement spirituel pendant les trois divisions du Verseau, soit de l'Age Nouveau. Je fais allusion ici à ce qui est connu comme les trois décans de chaque signe. Dans l'Ère régie par ce signe, les eaux de l'Ère des Poissons seront recueillies symboliquement dans la jarre à eau sur l'épaule du Verseau, selon le symbole distinctif de ce signe, car le Verseau est le porteur d'eau apportant l'eau de la vie au peuple. Une vie plus abondante.

Dans l'Ère du Verseau, le Christ Ressuscité sera Lui-même le Porteur d'Eau ; cette fois Sa vie ne sera pas la démonstration de la vie parfaite d'un Fils de Dieu, ce qui était auparavant. Sa mission, cette fois Il apparaîtra comme le Chef Suprême de la Hiérarchie Spirituelle, venant apaiser la soif des nations du monde, soif de vérité, soif de correctes relations humaines et de compréhension aimante. Cette fois Il sera reconnu par le monde entier et sa Propre Personne témoignera du fait de Sa résurrection et démontrera parallèlement le fait de l'immortalité de l'âme, de l'homme spirituel. Pendant les derniers deux mille ans on a mis l'accent sur la mort ; elle a coloré tout l'enseignement des églises orthodoxes ; un seul jour de l'année a été dédié à la pensée de la résurrection. Dans l'Ère du Verseau, on mettra l'accent sur la vie et sur la libération du tombeau de la matière ; ce sera la note qui distinguera la nouvelle religion mondiale de toutes celles qui l'ont précédée.

La Fête de Pâques et la Fête de la Pentecôte seront les deux journées marquantes de l'année religieuse. La Pentecôte est, comme vous devez le savoir, le symbole des correctes relations humaines par lesquelles tous les hommes et toutes les nations se comprendront et, quoique parlant des langues différentes, ne connaîtront qu'un langage spirituel.

Il est significatif que soient rapportés, dans la partie finale des Évangiles, deux épisodes importants, l'un précédant la mort du Christ, l'autre la suivant. Ce sont :

L'histoire de la chambre haute à laquelle l'homme porteur de la jarre à eau, et représentant le Verseau, conduit les disciples, et dans laquelle a lieu le premier service de communion auquel tous ont part, présageant les relations étroites parmi les membres de la grande famille humaine qui caractériseront l'âge qui vient, faisant suite aux épreuves de l'Ère des Poissons. Une telle communion n'a pas encore eu lieu, mais le Nouvel Age la verra.
L'histoire de la chambre haute dans laquelle se rencontrèrent les disciples et où ils arrivèrent à une véritable reconnaissance du Christ Ressuscité et à une complète, une parfaite compréhension les uns des autres, en dépit de la diversité symbolique des langages. Ils eurent un bref aperçu prophétique de ce que serait la merveille de l'Ère du Verseau.
Aujourd'hui, la vision de l'Ère du Verseau est dans l'esprit des hommes, même s'ils ne s'en rendent pas compte. L'avenir verra les relations justes, la véritable communion, le partage de toutes les choses (vin, sang, vie et pain, satisfactions économiques) et connaîtra la bonne
volonté. Nous avons ainsi le tableau de l'humanité future, lorsque toutes les nations seront unies dans une complète compréhension et que la diversité des langages, symbolisant les différentes traditions, cultures, civilisations et points de vue, ne mettront plus d'obstacle aux relations justes. Au centre de chacun de ces tableaux se trouve le Christ.

Ainsi les buts déclarés des Nations Unies seront finalement atteints, leurs efforts porteront des fruits, et une nouvelle église de Dieu, quintessence de toutes les religions et de tous les groupes spirituels, mettra fin à la grande hérésie de la séparation. L'amour, l'unité et le Christ Ressuscité seront avec nous, et Il nous montrera la voie de la vie parfaite. (La Destinée des Nations pp.147-52).


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Re: Comprendre la fête de Noël - La naissance du Christ, phénomène historique, mystique, cosmique

Message par SirQriS le Dim 26 Nov - 19:57

SirQriS
(o*o)

Bonjour Archange et autres personnes qui parlent au nom du Christ Vivant...
J'ai créer un Site Web pour expliquer ma compréhension du travail de ma vie sur le comment Glorifier devant Dieu selon les Enseignements de Jésus et plusieurs autres Écoles de Pensées...
http://sirqris.xooit.com/index.php

Puis aujourd'hui 26 novembre 2017, c'est la Fête du Christ Roi sur Toute la Planète et l'évangile du Jour était très inspirant au sujet de la Venue du Christ Glorieux.

***********************
Solennité du Christ, Roi de l'Univers

Livre d'Ézéchiel 34,11-12.15-17.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles.
Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées.
C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu.
La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit.
Et toi, mon troupeau – ainsi parle le Seigneur Dieu –, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.

Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.
Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l'honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m'accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j'habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,20-26.28.

Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,
mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent.
Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.
Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.
Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,
Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,31-46.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
*************************************

Sur Mon Sous-Forum j'ai créé un lien avec votre page web ici...
http://sirqris.xooit.com/t425-LA-NAISSANCE-D-UN-ANGE.htm#p1026

Parce qu'en fait je n'ai rien à redire de vos propos car ils me comblent de Joie Immense et que je diffuse votre Message sur mon Forum.

Merci pour votre témoignage...

Et aussi il y a quelque temps j'ai coupé la tête du Père Noel....
http://sirqris.xooit.com/t421-PERE-NOEL-POLE-NORD.htm

SirQriS
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