Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

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Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

Message par Archange le Lun 29 Sep - 22:02

Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon



Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne



Rudolf Steiner ("Le Combat intérieur")



(...) Or, de constater l'absence d'une étincelle dans l'âme, c'est précisément une source d'indicible souffrance. Pourquoi? Parce que notre époque exige que les hommes soient saisis, soient touchés au cœur non seulement par ce qui est physique, mais encre par ce qui est spirituel. (...) L'élan hardi qui permet à l'homme de se hisser au point où il devient possible d'être aussi saisi par des pensées sur le spirituel que par n'importe quelle réalité physique: cela, c'est la force de Michaël!

(...) On pourrait dire que l'homme a renié la force de Michaël; le matérialisme obtus et rigide du XIXeme siècle est au fond une abjuration de la force de Michaël. Mais dans le monde objectif, celui du spirituel extérieur, la force de Michaël a remporté la victoire (contre le Dragon), et sa victoire remonte précisément au dernier tiers du XIXème siècle. Son objectif, ce qu'il visait à travers l'évolution de l'humanité, le Dragon ne l'atteindra pas. Mais aujourd'hui, c'est l'âme humaine qui se trouve devant une donnée capitale: il va falloir que l'être humain prenne seul, en toute liberté, la décision de collaborer à la victoire de Michaël sur le Dragon. Mais il y a une condition absolue: c'est que l'homme trouve vraiment le moyen de se défaire de la passivité qu'il entretient avec le monde spirituel, et d'engager avec ce monde une relation active, quelle qu'elle soit - pas même par la prière lorsqu'elle reste passive. Il n'y a qu'une seule manière de conquérir les forces de Michaël: il faut que l'homme se fasse lui-même, de son plein gré, de toute sa volonté aimante, l'instrument des forces spirituelles divines.(...) Il faut que l'homme puisse vraiment ressentir en lui la réalité du spirituel.

(...) Le printemps deviendra pour l'homme une expérience intérieure de la beauté, de la grâce du monde végétal, et tout ce bourgeonnement, cette éclosion de vie le combleront d'une joie profonde, mais il aura en même temps une perception intime de la spiritualité élémentaire qui est ensorcelée dans cette luxuriance. Un sentiment, une perception du cœur lui viendra, faisant de chaque floraison un témoignage de la présent d'un être élémentaire envoûté dans la plante en fleurs. Et une espèce de tact lui permettra de sentir la nostalgie de cet être élémentaire, qui aspire à être libéré par lui au lieu d'être livré au Dragon, auquel sa propre invisibilité l'apparente. Et lorsque les plantes se flétrissent et se fanent, l'homme aura le sentiment d'avoir quelque peu contribué à faire progresser l'esprit dans le monde en permettant à un être élémentaire de s'évader de la plante au moment où la fleur se flétrit et raidit, tombe et passe dans la semence. Et ce sera dans la mesure où l'homme se sera imprégné de la force de Michaël qu'il pourra conduire cet être élémentaire vers les hauteurs, vers la spiritualité à laquelle il aspire.

Et l'homme participera par la vie de son âme au cycle de l'année. Le printemps deviendra pour lui le moment de la naissance d'êtres élémentaires qui languissent après la spiritualité, et l'automne marquera leur délivrance hors des plantes et des fleurs en train de se flétrir. Il se passera alors que l'homme ne sera pas seulement cet ermite qui, dans sa solitude cosmique, aura vieilli de six mois entre le printemps et l'automne. Participant au devenir de la nature, il aura aussi fait avec elle un pas en avant. (...) Il aura pris part à l'évolution de la nature, il aura pris part à l'enchantement d'êtres spirituels dans la nature, puis à leur désenchantement. (...) la métamorphose de la nature deviendra pour lui partie intégrante de son destin. Il poussera avec ce qui pousse dans le monde extérieur, et il grandira dans son être du fait que l'individu en lui pourra librement s'offrir en sacrifice et se répandre dans le cosmos. Telle pourra être sa contribution à un dénouement favorable du conflit de Michael avec le Dragon.

Il est donc possible de dire que ce qui peut conduire à une fête de Michaël doit se passer dans l'intimité de l'âme humaine et être une expérience renouvelée de la réalité vivante du cours de l'année, de la manière que je viens d'évoquer. Mais n'allez pas croire que vous allez ressentir ces choses en plaçant cette pensée abstraite devant votre âme! (...) Ce que j'ai voulu faire, c'est vous donner une espèce d'image des préparatifs qui doivent se faire dans le cœur humain, afin que celui-ci se rende apte à ressentir la nature environnante comme son propre être.

(...) Pour préparer la fête de Michaël, ce qu'il faut, c'est ressentir la pulsation de l'existence extérieure tout comme on ressent sa vie intérieure, participer au cours de l'année tout comme on participe à la vie qui se déroule dans les limites de sa propre peau.

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Re: Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

Message par Archange le Lun 29 Sep - 22:33






DISCIPLES DANS LA LUMIERE DE MICHEL

TEXTES SUR L’HISTOIRE DE L’HUMANITE




- Résumé -

Par la doctoresse Ita Wegman, 1929 - 1960 © Editions « Tre Uno » - 175 pages (traduit de l’italien par Daniel Kmiécik)



- Les numéros de pages indiqués entre parenthèse à chaque chapitre correspondent aux pages de l’édition téléchargée (via Internet)  ©2001.



La première partie est tirée de : Ita Wegman, An die Freunde, Arlesheim 1960 (3ème édition, 1968).

La seconde partie est tirée de : Aus Michaels Wirken, aux soins de Nora Stein von Baditz, Stuttgart 1929 (5ème édition, 1983)





Essai introductif (Giancarlo Roggero) Sur les voies de l’Archange de l’époque


I.       MICHEL OU BIEN LE SECRET DU CŒUR QUI PENSE  Giancarlo Roggero

L’époque de Michel est venue. Les cœurs commencent à avoir des pensées ; l’enthousiasme n’afflue plus seulement d’obscurités mystiques, mais bien plutôt de la clarté de l’âme soutenue par la pensée.

Rudolf Steiner (Extrait des « Lettres aux Membres », 17 août 1924)



1. L’HOMME ET LE MONDE SUPRASENSIBLE  (p. 4)

Parler aujourd’hui d’une réalité suprasensible est une entreprise ardue… Grâce au caractère « non-organique » de son intelligence, l’homme est doté de liberté et il peut se sentir membre d’un monde suprasensible…

Maints exercices indiqués par les écoles qui cultivent l’intériorité de l’homme — nous nous référons ici en particulier à l’orientation anthroposophique de Rudolf Steiner — visent précisément, comme ascèse préliminaire, à une libération de l’intelligence comme elle est comprise ici.

Tout comme pour remonter au suprasensible, on part de l’activité pensante, en scindant en elle ce qui est sensible de ce qui ne l’est pas, on pourrait, par une opération analogue, intervenir sur les autres activités de l’âme, sur le sentir et sur le vouloir...



2. SAINT MICHEL DANS LA TRADITION CHRETIENNE  (p. 6)

L’humanité antique, quand elle tournait le regard vers le monde suprasensible, y percevait la présence des « dieux », à savoir des « êtres lumineux », à l’action desquels elle cherchait à accorder son existence. Si la révélation chrétienne préféra parler plutôt « d’anges », c’est-à-dire de « messagers », c’est parce qu’elle entendit souligner la dépendance des entités suprasensibles de l’Être suprême, duquel ils recevaient l’existence et auquel ils ordonnaient leur agir…

Ce qui différencie les « anges » de la révélation chrétienne des « dieux » de la sagesse païenne, c’est l’intention profonde du vouloir, la fin à laquelle est ordonné l’agir. Le caractère d’entité suprasensible est cependant le même…

Purification, illumination et perfection sont traditionnellement les trois degrés de l’initiation, à savoir de la voie par laquelle un sujet doué de spiritualité s’élève à une plus vaste participation de l’être. Cela signifie que les esprits supérieurs remplissent, vis-à-vis de ceux inférieurs, la fonction d’initiateurs…

Cette prémisse nous aidera à comprendre la fonction que remplit dans l’histoire de l’humanité cet être du monde suprasensible, connu de la tradition chrétienne comme Saint Michel Archange.

D’un être spirituel de nom Michaël, qui en hébreux signifie « Celui comme Dieu », l’Ancien Testament en parle déjà, même si c’est en peu d’endroits seulement du prophète Daniel, un livre comparable, dans son genre, à ce qu’est l’Apocalypse du Nouveau Testament. Là (Chapitre 10), Michel, par la voix d’un « homme vêtu de lin » et « au visage de foudre » qui apparaît en vision au prophète, il est dit : « votre prince qui résiste pour me donner force et aide » et plus loin (12, 1) « grand prince qui se tient dans la garde des fils de ton peuple ». Dans ce dernier passage, on parle d’un temps futur où « Michel surgira », caractérisé comme « un temps d’angoisse, comme il n’y en avait jamais eu dans la naissance des nations [...] ; dans ce temps-là de ton peuple sera sauvé quiconque se trouvera inscrit dans le livre ».

La rareté des références explicites à Michel dans l’Ancien Testament ne signifie pas, cependant, qu’il eut une place marginale dans la conscience des Israélites. Ceux-ci, au contraire, le ressentaient comme l’esprit-guide de leur peuple, et dans de nombreuses légendes, ils lui attribuèrent des actions ou des qualités, au sujet desquelles le texte sacré ne se prononce pas expressément. Ainsi apparaît-il comme celui qui connaît l’iniquité de Caïn, avant même encore que celui-ci accomplît son geste fratricide, ou comme l’Ange du Seigneur qui intervient sur le Mont Moría pour dispenser Abraham d’accomplir le sacrifice de son fils, ou encore comme celui qui lutte avec l’esprit mauvais de Samael pour avoir en garde l’âme de Moïse à sa mort.

Dans le Nouveau Testament, Michel apparaît en deux endroits, dans l’Épître de Jude…¸où reparaît le motif de la dispute pour l’âme de Moïse, et dans l’Apocalypse de Jean (Chap. 12), dans laquelle, le climat eschatologique déjà présent chez Daniel s’installant de nouveau, on parle explicitement d’une « guerre dans le Ciel » de Michel qui combat « avec ses anges contre le dragon », d’une précipitation de ce dernier sur la Terre, où il se déchaîne contre la « Femme » d’abord apparue dans le Ciel, et fait la guerre au « reste de sa descendance »…

Pour comprendre le rôle remarquable que Saint Michel assumera dans la tradition chrétienne, il faut tenir compte de ce que lui-même révélera de lui-même aux hommes au cours du temps, en se manifestant par des voies convenables à sa propre nature et à la leur, et en amenant ainsi une nouvelle lumière quant à ce qui est dit de lui, souvent sous une forme voilée dans les Écritures…

À celui du Mont Gargano, se reliront deux autres sanctuaires importants, dus eux-aussi à une apparition, localisés par rapport au premier sur une même ligne droite idéelle ; Mont Saint Michel en Normandie (début du huitième siècle) et le sanctuaire  Sacra de Saint Michel dans le Val de Susa (dixième siècle)…

p. 1/12  - Disciples dans la lumière de Michel


Cette tradition, dans son récit essentiel, parle d’une intervention de Michel pour libérer le monde céleste de la présence d’un esprit qui s’est rebellé contre Dieu — par pur orgueil ou, selon certaines versions, par jalousie à l’égard de l’homme à peine créé — et le précipiter dans l’abîme, d’où il aurait par la suite tenté l’homme lui-même. En faisant cela, Michel agit par pur amour à l’égard de l’ordre divin présent dans l’univers. Cependant son intervention ne résulte pas simplement de la « nature des choses », mais elle est le fruit d’une libre initiative de son vouloir. Le rôle exceptionnel qui lui sera dès lors réservé dans le Cosmos, ne dérive pas d’une de ses qualités de nature  — il est et reste un Archange —, mais de l’une des ses qualités morales qui lui sont propres. Elle laisse entrevoir une nouvelle attitude à l’égard du mal, qui n’est plus seulement évité, mais affronté et vaincu, non pas en son nom propre, mais au nom du Bien originaire…

Son acte le rapproche de l’homme, lui aussi contraint à se mesurer aux puissances du mal, et accorde son agir depuis les origines à l’agir de Celui qui, pour décider des sorts de l’homme, descendra jusqu’à lui, en en partageant la nature. Michel est donc l’esprit destiné à suivre Christ dans sa descente du Ciel sur la Terre pour venir à la rencontre de l’homme

Par son exceptionnelle position de conscience céleste intacte à la frontière du monde terrestre, Michel apparaît comme le « visage des Hiérarchies célestes »…

À la position de Michel, en tant qu’Ange de l’Occident, est connexe aussi une autre fonction qui lui revient, très ressentie durant le Moyen-Âge: celle de guide des âmes défuntes. Elle oriente son activité en polarité à celle de l’Archange Gabriel. Alors que celui-ci conduit l’âme humaine sur les voies de l’incarnation terrestre, Michel la relie à la dimension céleste, et après l’avoir prédisposée, la guide dans ses destinées posthumes, vers les buts ultimes…

L’attribut de la balance n’est pas une adjonction arbitraire, mais un complément de l’image de Michel. Il correspond à ses facultés passives, comme l’épée correspond à celles actives. Avec l’épée, il agit, avec la balance, il accorde son agir à l’ordre universel. À telle fin, il lui faut une capacité d’écoute pure et impartiale, c’est pourquoi l’aiguille de la balance est souvent située dans la région cardiaque ou au moins à la hauteur du cœur. L’acte de la pesée renvoie à une quiétude transcendante, dont le combat spirituel est l’équivalent dans la dimension du temps…

L’ère des cathédrales… Le visage de Michel est toujours plus un visage humain, dans lequel se reflète l’idéal de vertu et de beauté de la nouvelle humanité…

L’homme, rendu participant à un contenu de conscience supérieur, commencerait à percevoir dans l’expérience de la réalité sensible les intentions créatrices qui la sous-tendent. Sans renoncer à l’image scientifico-naturelle du monde, il la verrait se compléter de son côté intérieur. Ce ne serait pas un succédané de la religion, comme ne l’était pas non plus les arts libéraux au Moyen-Âge, mais le premier pas vers sa spiritualisation. Il réaliserait le processus initiatique avec celle que nous avons appelée la « seconde phase de la révélation de Michel » et l’idéal s’avérerait de l’ère gothique, dans un certain sens cependant à partir du côté opposé : tandis qu’à l’époque il était une nostalgie d’une expérience qui arrivait à échéance, à présent ce serait le prélude de sa présentation nouvelle.

La possibilité ici considérée s’est réalisée dans l’œuvre de Rudolf Steiner.



3. LA REVELATION DE MICHEL DANS L’ŒUVRE DE RUDOLF STEINER   (p. 15)

…  Les premières communications explicites de Steiner relatives à Michel remontent aux années 1905-1907…

En 1913… Michel apparaît comme l’esprit qui favorise dans l’humanité la compréhension du Mystère du Golgotha, en inspirant un ordre de pensées adéquates à la nature de cet événement. Comme à l’époque de l’Ancien Testament, en tant que « visage de Yahvé », il servait de médiateur à sa lumière ineffable, dans un degré accessible à l’intelligence humaine, ainsi à présent guide-t-il cette même intelligence vers la lumière qui émane du Christ…

À l’époque de Gabriel, caractérisée par l’avènement de la vision scientifique et spirituelle du monde, suit donc l’époque de Michel… L’action de Michel vise à affranchir l’intelligence humaine du lien exclusif au système neuro-cérébral, pour lui restituer la conscience de son caractère « non-organique », coïncidant avec  sa liberté essentielle… Michel promeut la « compréhension des vérités inspirées et intuitives »…, à savoir de ces contenus spirituels fondés sur sa propre essence et ne nécessitant pas pour être reconnues, le témoignage des sens….  

Entre novembre et décembre 1919, un cycle complet de conférences est consacré à La mission de Michel

Après avoir caractérisé le dragon comme l’image d’un penser qui  « dévore l’homme »,  en le concevant comme « l’animal le plus élevé » né d’une nature régie par la pure causalité matérielle, et qui trouve son expression dans certains verdicts de la science, indiscutés parce que en réalité non-pensés, Steiner met en garde : « La lutte de Michel avec le dragon est arrivé à son moment le plus intense justement à notre époque… De toute part le dragon nous assaille » (1)…

La force de Michel s’exprime à l’inverse dans la capacité d’insuffler une nouvelle vie dans l’univers au moyen de « nos impulsions morales ». Ce qu’il révèle à l’homme est la « réalité de l’ordonnancement moral du monde », dans laquelle est placé le germe de la future évolution humaine et cosmique. Le ton des conférences de cette période semble rendre Michel davantage proche de l’homme et de son âme. Cela s’avère évident lorsqu’à l’automne 1923, Rudolf Steiner s’apprête à reconstruire sur de nouvelles bases la Société Anthroposophique… L’accent est mis alors sur la particularité de la  fête de Saint Michel, sur son caractère « automnal », sur la possibilité qu’elle devienne la fête de la « résurrection de l’âme », si elle est vécue par des personnes capables de susciter activement dans leur âme le feu de la conscience spirituelle, celle-ci servant de complément à ce qui de cosmique est donné dans la festivité de Pâques. Une telle résurrection de l’âme presse dans la civilisation présente, si celle-ci ne veut pas périr dans l’évanescence d’un penser entièrement sujet au pouvoir de la sensation…

Le « Congrès de Noël » 1923-24… Michel apparaît à présent comme un esprit plus que jamais proche des hommes, sur lesquels il n’exerce pourtant aucune pression, en attendant avec vigilance la démarche de leur libre initiative spirituelle…

Michel, le tuteur de la liberté humaine, est cependant aussi l’esprit qui désapprouve, en face de la conscience des hommes éveillés, les idées qui discordent avec l’ordonnancement moral du monde…

A l’occasion des conférences de 1924, nous signalons seulement, puisque sans répétition ultérieure, celle sur « l’école suprasensible de Michel », en tant que coulisse de la vie spirituelle moderne et condition de la science actuelle du suprasensible… Le 28 septembre… dernière conférence publique, en cherchant à susciter une compréhension de « l’autre courant de Michel », qui gravite autour des personnages des « deux Jean », le Baptiste et l’Évangéliste…

p. 2/12  - Disciples dans la lumière de Michel

Les « Maximes » [titre très mal traduit en français par le terme de « Directives » typiquement centralisateur et français, ndt, par les éditions Triades en 1978, nde]… Au terme de cette ultime conférence, il prononçait certains versets méditatifs dédiés à l’Archange, à l’accent d’hymne, et qui probablement aurait dû constituer une partie intégrante d’un rituel pour la fête de Saint Michel, qui malheureusement ne peut être réalisée… Les Maximes anthroposophiques, en reformulant entièrement les contenus de la science de l’esprit, fournissent de nouveau les catégories pour la compréhension de l’être de Michel et de son action dans l’humanité… Dans la « Lettre aux membres » du 17 août 1924 intitulée : « L’avènement de l’époque de Michel »… : Steiner y écrit : « Autrefois, les hommes recevaient les pensées de Michel. Michel administrait l’intelligence cosmique.

À partir du neuvième siècle [ap. J.-C.] nous ne percevons plus l’influence de Michel dans leurs pensées. Celles-ci s’étaient soustraites à sa gérance et descendaient désormais du monde spirituel dans les âmes humaines singulières » (2)…  

Michel est ici caractérisé comme l’inspirateur des pensées humaines. Par son inconditionnel amour à l’égard de l’ordre originel de la création, il en garde l’image intacte et la transmet aux hommes comme une lumière formatrice de leurs pensées. Dans un tel sens, il « administre l’intelligence cosmique »…  

Leurs pensées [des hommes] se soustraient à la lumière inspiratrice de Michel. Ils ne pourront la retrouver que lorsque l’activité par laquelle elles naissent se sera convertie en amour, un amour pour les choses dans leur être, une adhésion profonde à leur vérité…

Telle est la grande occasion qui se présente à l’homme dans celle que Steiner appelle « l’époque de Michel », dont l’avènement est ainsi privé de bruit et tourné vers le pur et insondable sens de la vérité, au point de passer inaperçu. Quand l’activité par laquelle l’homme connaît les choses, coïncide avec l’amour pour leur être, il entre en syntonie avec Michel…

Il est significatif… que dans l’œuvre de Rudolf Steiner, et donc aussi dans les Maximes qui la récapitulent, l’approfondissement le plus grand des lois qui président à la formation du destin correspond à la plus complète révélation de l’être de Michel… L’affinité de l’action de Michel avec l’amour qui se réalise dans l’intelligence, fait en sorte qu’elle entrouvre à l’homme le rapport au Christ, lequel est la source d’un tel amour. Certaines des « Lettres aux membres » sont consacrées à ce thème. En elles, Michel apparaît comme l’être qui révèle à l’intelligence humaine, spécialisée dans l’investigation de la nature sensible, les liens cosmologiques qui ramènent les manifestations de cette nature à l’ordonnancement moral du monde. « Aujourd’hui, on doit parler de la nature, comme l’exige l’évolution de l’âme consciente. On doit accueillir en soi le mode de penser purement scientifico-naturel. Mais on devrait aussi, eu égard à la nature, apprendre à parler — à savoir à sentir — de manière conforme au Christ…. » (2)…

À faire obstacle à l’évolution de l’âme qui, au travers des voies entrouvertes par Michel, s’approche du Christ, c’est cet être spirituel que Steiner, se référant à l’antique tradition iranienne, désigne du nom d’Ahrimane. Dans les Maximes, il présente certaines caractérisations efficaces de son agir, opposé à celui de Michel. Ahrimane est l’esprit qui s’est approprié l’intelligence cosmique lorsqu’elle passait des mains de Michel à celles de l’homme, pour pouvoir la référer entièrement à lui…

Si le trait caractéristique de l’intelligence michaélienne c’est le don de soi, à la vérité des choses, celui de  l’intelligence ahrimanienne est l’affirmation de soi à travers leur négation. À l’amour pour le Cosmos fait pendant le mépris. Son existence se déroule donc étrangère à la vie du tout et c’est à une telle aliénation qu’il voudrait mener les intelligences qu’il assujettit à son influenceAvec ceci, nous savons ce que nous devons comprendre par le « dragon » que Michel, à son exemple, nous invite à combattre et à vaincre. Il est la puissance qui voudrait nous induire à croire que l’unique réalité soit celle sensible

La victoire du dragon s’accomplit donc sur le plan de la connaissance, dans la mesure où celle-ci s’accorde profondément avec les forces du cœur. Elle est un événement de l’âme, jamais définitif, fruit d’un combat à soutenir tant que dure la conscience terrestre…



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Re: Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

Message par Archange le Lun 29 Sep - 22:59

V.   ANCIENNE ET NOUVELLE REGENCE DE MICHEL  (p. 72)


… Une nouvelle époque de Michel a commencé. La compréhension de ce fait doit s’éveiller chez les hommes, l’être de Michel doit être compris. Rudolf Steiner l’a sans cesse répété à ceux qui voulaient l’écouter. Il fit l’annonce dans quelques conférences d’abord de l’action de Michel, lequel en 1879, assuma la régence [spirituelle,   ndt] jusque-là détenue par Gabriel…

Comment devons-nous nous comporter pour ne pas perdre la guidance de notre maître depuis le monde spirituel, afin que l’anthroposophie puisse continuer à fleurir ? Chers amis, dans ce cas, nous devons offrir à Michel la disponibilité à agir en partant de la liberté, sans cependant tomber dans l’égoïsme, par pur amour. Nous devons accueillir la liberté dans sa grandeur réelle. L’anthroposophie doit devenir, plus encore que dans le passé, cosmopolite, et ne pas se cloîtrer dans des groupes singuliers de personnes ou rester limitée à des pays singuliers, elle est pour tous les hommes du monde. Telle est la volonté de Michel. Il voudrait voir l’amour pour le monde répandu entre tous les hommes… 24 mai 1925.

p. 5/12  - Disciples dans la lumière de Michel

VI.      MICHEL ET SES ADVERSAIRES   (p. 75)


Si l’homme est prêt à servir Michel, il doit s’en approcher activement. Michel ne peut pas être rejoint au moyen d’une dévotion passive ou dans une attitude de prière, au contraire, on le rejoint en se portant activement dans le monde spirituel…

Dans le futur, il voudrait prendre demeure dans le cœur et dans les âmes des hommes terrestres. Il a besoin de la confiance spirituelle de la part de l’humanité. Si cette confiance lui est accordée, il peut alors agir comme inspirateur des hommes. Ceux qui vivent intensément dans l’âme rationnelle ou affective et instaurent un rapport avec Michel, peuvent facilement parvenir à ce monde spirituel dans lequel il vit, en en recevant les inspirations

La partie restante des ennemis de Michel sera vaincue, quand le Karma  sera compris des hommes.

Si celui-ci est compris avec les forces du cœur et de la tête, si, sans émotion ni frivolité, avec un profond sérieux, sont acceptées et comprises les vies terrestres répétées, alors ces ultimes démons anti-michaéliens pourront aussi être vaincus et l’époque de Michel, avec l’événement imminent du Christ, pourra suivre son cours
…  7 juin 1925.



VII.              IMPULSIONS MICHAELIENNES EN ORIENT ET EN OCCIDENT (p. 77)


… Quand l’impulsion de Michel agit dans l’humanité terrestre, ce qui était initialement enseigné dans un centre spirituel, est à présent transmis et diffusé à tous les peuples de la Terre, à toutes les régions dans lesquelles existent des possibilités pour une action spirituelle…

Sur un ton de mise en garde, Rudolf Steiner a souvent confirmé, et plus encore dans les ultimes années de sa vie, que nous nous trouvons au-dessus d’un volcan, lequel peut faire éruption d’un moment à l’autre, dans le cas où il n’y aurait pas assez de forces spirituelles sur Terre capables de l’en empêcher. Or, seront présentes suffisamment de forces spirituelles, si l’on peut exercer tout ce qui, grâce à Michel, afflue dans notre temps26 juillet 1925.



VIII.            LA CONNAISSANCE DU DESTIN A LA LUMIERE DE L’ARCHANGE MICHEL (p. 79)

… La nécessité de céder l’intelligence cosmique à la Terre dérivait du fait qu’à la Terre l’Entité du Christ s’était unie. La descente du Christ fut pour Michel le signal qu’il devait céder l’administration de cette intelligence. Cela le mit toutefois dans la situation singulière de ne plus pouvoir envoyer ses propres impulsions sur la Terre. Il dut attendre que le début de sa nouvelle période de régence, ce qui n’advint qu’en 1879, alors que dans le passé, même en dehors de ces périodes, il était en condition d’envoyer constamment ses propres impulsions depuis le Soleil. Ayant cédé l’administration de l’intelligence cosmique, Michel fut contraint à l’inactivité.

Sur la Terre, les hommes étaient désormais privés des impulsions de Michel et cela fut surtout perceptible à partir du quinzième siècle, alors que commençait à se développer l’âme consciente. Les hommes avaient bien des pensées propres, mais aucune impulsion de pouvait plus leur être donnée à partir du monde spirituel…

Normalement, dans la période qui s’étend entre une mort et une nouvelle naissance, les âmes humaines élaborent le Karma de leur destinée successive sous la direction des entités spirituelles. Toutefois, au monde, comme il advenait alors, rien n’avait jamais été élaboré au moyen des enseignements de cette école suprasensible. Jamais les âmes n’avaient été instruites de cette manière sur les lois du  Karma…

S’occuper désormais, dans le domaine de l’anthroposophie, des lois du Karma, signifie s’occuper des enseignements qui se sont déroulés dans les mondes spirituels, grâce à Michel. Une opposition terrestre à l’activité de l’Archange est constituée par l’oeuvre d’Ahrimane, lequel cherche à détruire, en l’extirpant du domaine terrestre, ce que Michel octroie comme doctrine de sagesse… C’est justement dans cette conscience plus élevée, qu’Ahrimane perçoit un danger majeur pour le déploiement de sa propre puissance. Tenir les hommes dans un état de sommeil, lui convient parfaitement puisque dans ce cas, l’action consciente du Karma n’est plus un objet d’expérience… Si la conscience du Karma est étouffée par Ahrimane, ce qui s’exprime dans la peur des hommes à s’en occuper, alors les impulsions de Michel seront perdues

Un autre danger pèse de toute sa menace, provenant lui, d’une autre direction, de celle de Lucifer. Si le plus grand sérieux n’est pas en vigueur dans les cœurs des hommes, si la modestie et la bonne volonté n’impriment pas la vie de l’âme de ceux qui s’occupent des ces grandioses vérités, alors Lucifer prend possession de leurs âmes

Ahrimane ne veut pas que les lois du Karma soient expérimentées consciemment dans les cœurs des hommes. Lucifer quant à lui se réjouit qu’ils s’occupent du Karma de manière frivole, avec suffisance et auto-complaisance…  2 août 1925.
(...)


XIII.  LE MOYEN DE LA PENSEE ET LA « PHILOSOPHIE DE LA LIBERTE »  (p. 95)


Michel guide la descente de l’intelligence cosmique, avec laquelle il se trouve en relation étroite… Michel fut toujours le grand inspirateur de l’humanité… Du penser actuel, si étroitement lié au corps physique, Michel ne peut malheureusement plus s’approcher… Les voix inspiratrices de Michel ne sont pas entendues. La satisfaction répandue par la connaissance de la nature, qui s’est emparée de l’être humain et le tient en son pouvoir, en est en cela le plus grand obstacle. Bien qu’aient été développées des idées significatives dans les divers domaines de la vie spirituelle par des hommes éminents, et bien que ces idées visassent à une expérience humaine intégrale, elles ne peuvent s’ouvrir à l’inspiration de Michel. Dans l’art éclatèrent encore çà et là les impulsions de Michel, par exemple à l’époque de la Renaissance et plus tard, dans la poésie de Novalis.  

Toutefois, ces forces ne purent rayonner à l’intérieur de l’âme consciente…

Michel veut mettre de nouveau les hommes, comme dans le passé déjà, en rapport avec les dieux, mais sans l’intromission de forces lucifériennes, lesquelles voudraient réaliser la même chose, mais en détachant les hommes de la Terre. Michel veut en outre donner à l’homme, quoique lié à la Terre, autant de spiritualité qu’il lui est nécessaire pour se soustraire à l’influence d’Ahrimane…


Les pensées ressuscitèrent dans le corps éthérique et La Philosophie de la Liberté  put être rédigée, qui devient un manuel de Michel. Rudolf Steiner expérimenta — comme il le dit lui-même — de 1889 à 1896 le monde éthérique confinant au monde sensible. Il perçut les mondes des pensées qui prennent de la substance dans le monde éthérique…

La mission de Michel put ainsi se déployer pour la première fois dans l’époque actuelle par l’entremise de Rudolf Steiner.  

Pour la première fois en lui des pensées revivifiées émergèrent, lesquelles étaient si puissantes que les âmes et les esprits du monde suprasensible s’inclinèrent sur elles. Lui, il fut l’Homme libre, en mesure de vivre avec les entités spirituelles, comme cela était advenu autrefois dans les Mystères… Michel devint le serviteur de son esprit…

Les forces de Michel avaient en effet agit jusqu’à la fin du Moyen-Âge chez les Rosicruciens… Les Rosicruciens étaient en réalité les derniers hommes qui, au seuil de l’époque de l’âme consciente, gardaient encore un rapport vivant avec le monde spirituel…  20 septembre 1925.



XIV.   LUMIERES ET OMBRES AUTOUR DU MYSTERE DE MICHEL   (p. 98)

… « Ces conférences ne me fatiguent absolument pas », répondait Rudolf Steiner, quand on le priait de se ménager. « Ce sont précisément ces conférences qui me tiennent en forme », disait-il, « ce qui me fatigue, ce sont les pensées mortes qui viennent à ma rencontre ; et l’absence d’intelligence, de compréhension des hommes m’épuisent »…



XV.    UN SOUVENIR DES MYSTERES D’ÉPHESE   (p. 100)

… Grâce aux investigations scientifico-spirituelles de Rudolf Steiner, nous possédons de nombreuses communications autour des centres les plus importants des Mystères de l’Antiquité. Chacun d’eux avait une tâche spécifique et dans leur ensemble on distinguait des tâches orientales et des tâches grecques.

Les centres des Mystères orientaux étaient ceux où dominait encore une vision réelle de l’esprit dans la nature, l’homme y était en étroite communion avec le Cosmos, les dieux étaient ses guides qui descendaient sur la terre et dirigeaient eux-mêmes les cérémonies cultuelles.

Dans les Mystères grecs, au contraire, l’homme était déjà plus lié à la Terre et les dieux n’envoyaient plus que leurs forces aux prêtres célébrant, c’est pourquoi ceux-ci agissaient comme des images reflets des dieux.

Éphèse, le centre des Mystères situé en Asie mineure, constituait une voie médiane entre les Mystères orientaux et ceux grecs… Et c’est de  Perséphone que parlait aux disciples d’Éphèses, hommes et femmes, celui qui, en tant qu’initié en avait assumé la direction… L’élève préparé à cela pouvait entendre ce qui suit…

Lorsque nous nous trouvons à l’état de veille, nous expérimentons la nature telle qu’elle apparaît à nos yeux. Mais elle présente aussi un autre aspect, dissimulé à la conscience ordinaire. On apprend à connaître cet autre aspect de la nature, quand on se trouve dans l’état du sommeil, cependant un sommeil dans lequel l’obscurité totale n’envahit pas la conscience.

Dans ce sommeil, Perséphone est autour de nous. Elle vit dans le devenir de la nature, dans la croissance des plantes, elle tisse en tout ce qui nous apparaît comme nature. Mais Perséphone n’est pas seulement autour de nous, plus encore, durant le sommeil elle pénètre en nous. Elle pénètre dans l’organisme physico-éthérique et nous, nous pouvons dans cet état en expérimenter l’action.

Perséphone se trouve ici dans le royaume de Pluton, à savoir dans le royaume de celui qui régit la condition du sommeil dans l’organisme physico-éthérique. Pluton est aussi le maître des forces des profondeurs terrestres du monde des Enfers, et c’est à ces forces qu’est à son tour relié le corps physico-éthérique.

Durant le sommeil, on peut donc expérimenter l’action conjointe de Perséphone et de Pluton. Le disciple réalise de cette façon un voyage dans le monde souterrain, démoniaque, ce qui en même temps joue un rôle dans la pénétration des secrets de la nature.

Pour parvenir à la connaissance de la nature, il ne suffit pas de laisser libre cours à ses sentiments : Perséphone œuvrant donc dans le monde céleste, mais il faut aussi la connaître aussi œuvrant dans le monde inférieur et pouvoir en faire l’expérience dans le corps physico-éthérique. Si le disciple expérimente aussi de la manière juste l’action de Perséphone, les régions souterraines ne pourront provoquer aucun dommage sur lui. Perséphone a en fait pour mère la déesse Déméter et c’est de cette manière qu’elle est reliée au monde céleste. Elle a gardé en elle les forces du monde céleste et ne peut donc se soumettre au pouvoir de Pluton, bien qu’elle est immergée profondément dans le domaine terrestre.

Dans l’état de veille, l’être humain vit dans le monde céleste, dans le sommeil dans celui inférieur…

Perséphone, qui fut appelée ensuite aussi « Nature », vit comme déesse terrestre dans la périphérie de la Terre et dans le monde inférieur. Les esprits de la Terre sont à son service [À savoir les êtres élémentaires, ndt], lesquels attendent avec la même nostalgie leur libération de l’enchantement des puissances terrestres dont ils sont les victimes. - Cela ne peut advenir que par l’entremise de Michel, lequel agit en l’être humain, en le conduisant vers une expérience vraie de la nature. Si Michel y parvient, avec l’aide de l’homme, ils pourront à leur tour se mettre au service de l’humanité. Viser à ce que cela soit possible, telle est la tâche des hommes inspirés par l’Archange. 23 octobre 1925.

p. 8/12  - Disciples dans la lumière de Michel



XVI.   LA PRESENCE ROSE-CROIX EN BOHEME (p. 103)

… Le terme  Praha signifierait aussi « seuil »… Prague peut s’avérer significative pour l’activité anthroposophique. Dans son voisinage se trouve le château de Karlstein, dont la construction fut initiée par Charles  IV [Rudolf Steiner parla de lui comme du dernier empereur européen « initié », ndt].en l’an 1348… En Bohême et dans les montagnes qui l’entourent, il y a une grande richesse de minéraux et de cristaux siliceux… En visitant ce château… un vrai joyau d’art, c’est la petite chapelle de Sainte Catherine… tandis que la voûte à croisées d’ogives a un fond bleu azur, ponctué de rosettes d’or et parsemé de  motifs des Rose-Croix… Nous parvenons ainsi au donjon… À son sommet, se trouve la Chapelle de la Sainte Croix. Le couloir de l’escalier qui y mène en escaladant le donjon, est décoré de peintures… De ces peintures, le docteur Steiner déclara qu’elles représentaient une forme primitive des Noces chymiques de Christian Rose-Croix… Sainte chapelle de la Croix, et dont nous savons d’après les paroles de Rudolf Steiner, qu’elle serait une sorte de chapelle du Graal.

Chez Saint Venceslas, le patron de Prague, mort en 936, le 28 septembre, donc la veille de la Saint Michel, vient à notre rencontre la figure lumineuse du vrai Rose-Croix. Son être se trouve aussi dans un rapport étroit avec Michel… 15 novembre 1925.



SECONDE PARTIE par Ita wegman


L’ACTION DE L’ARCHANGE MICHEL DANS L’HISTOIRE SPIRITUELLE DE L’HUMANITE   Ita Wegman




INTRODUCTION  

Tout ce qui sera exposé dans les pages qui suivent présuppose, pour être pleinement interprété, la reconnaissance d’un monde spirituel et d’entités qui sont actives dans ce monde… Dans l’image du monde de l’Anthroposophie, obtenue en suivant ces voies, on montre — seulement à un degré supérieur de connaissance, toutefois — que des entités cosmiques, hiérarchiquement ordonnées, régissent le devenir du monde. L’une d’entre elles est Michel. Avec le même sens du concret par lequel le scientifique de la nature parle des forces naturelles, l’investigateur de l’esprit, lui, parle de l’Archange Michel.

Cela était observable chez Rudolf Steiner.  I. W. (1929)



PREFACE    


Si l’on écrit aujourd’hui un livre sur Michel, cela advient parce que l’époque que l’humanité est en train de traverser, présente des caractéristiques, qu’aussi bien la tradition que l’investigation spirituelle vivante de Rudolf Steiner attribuent à l’Archange Michel. Une époque michaélique, donc, ainsi Rudolf Steiner a-t-il désigné l’époque présente...

L’histoire de l’humanité se déroule en époques successives… Sept époques clairement discernables, d’une durée de trois ou quatre siècles, se succèdent de manière telle qu’à chaque octave se représente celle régie par Michel…

Celles intermédiaires sont guidées par un choeur d’êtres spirituels, parmi lesquels chacun se trouve à l’origine de l’une des susdites attitudes de l’âme. La tradition médiévale les appelle, dans leur séquence : Oriphiel [ou Uriel, ndt], Azaël [ou Anaël, ndt], Zachariel, Raphaël, Samuel, Gabriel. Tels sont, avec Michel, les noms des sept Archanges régents. Une position singulière revient pourtant à Michel. Il agit durant les périodes de régence des autres Archanges par l’intermédiaire de ces derniers, de manière similaire au Soleil qui domine sur les planètes, de sorte que, en tant qu’Archange solaire, il détient constamment la guidance de l’humanité
. Il a toutefois la possibilité d’agir directement sur la conduite de l’humanité en ces périodes où la régence lui revient d’office. La période actuelle en l’une de celles-là…  I.W. (1929)



I — LA GENESE DES DEUX COURANTS DE MICHEL  (p. 108)  

Comment se fait-il que toujours, quand on parle de Michel, les cœurs de ceux qui ont une sensibilité pour le spirituel se mettent à battre plus fortement ? C’est parce que ceux-ci sentent, au plus profond de leur cœur, que Michel est un être à qui l’on doit une action, sans laquelle l’humanité aurait dû aller depuis longtemps droit à l’abîme. De même que Christ a accompli une action par laquelle la mort fut vaincue, ainsi Michel a fait en sorte, grâce à une autre action, que l’homme puisse se préserver d’un endurcissement total dans l’existence matérielle.

Lorsque, dans les figurations et sculptures anciennes, on trouve à représenter Michel comme celui qui combat le dragon, dans ce dragon se discerne la force qui veut conduire l’homme à l’endurcissement terrestre. Michel s’y oppose, mais sans aucune dureté, car il n’est que bonté et infinie mobilité… Tandis que les autres puissances divines se retirent, Michel continue à accompagner l’homme tel un guide fidèle

Un document de l’Inde antique transmet un reflet terrestre du combat grandiose dans les cieux que Michel dut soutenir contre ses adversaires : la Bhagavad-Gita, que Rudolf Steiner a traitée dans deux cycles de conférences…

Toutes ces images ont pour motif commun qu’une réalité inférieure est vaincue par une réalité supérieure. Dans la supérieure, c’est Michel qui agit, dans celle inférieure, on n’a pas seulement à faire avec le dragon, mais plutôt à côté de lui, on a également une entité qui se sacrifie volontairement et traverse la réalité du mal, sans être elle-même malveillante. Cet être qui choisit par sacrifice le passage dans la réalité inférieure est le “ Précurseur ” du Christ, dans sa descente progressive vers la vie terrestre. C’est l’Ange que Christ envoie au devant de Lui et qui prendra par la suite le nom d’Élie. L’Archange qui agit au travers de cet Ange, c’est Michel. Dans ce qui s’accomplit sur Terre grâce à des personnalités humaines inspirées par Élie est aussi présente également la force de Michel…

Il y a donc deux courants de Michel : l’un qui se relie directement à Lui en tant qu’esprit solaire, l’autre guidé par Élie.  

Leur rapport est celui qui existe entre un courant solaire et un courant lunaire, lesquels procèdent pourtant tous deux de Michel… L’histoire du peuple hébreu se révèle comme le récit de la préparation du corps terrestre du Christ dans le cours des générations. Connexe à l’impulsion du Je-Suis, qui agit dans le sang de génération en génération, Michel apparaît à l’intérieur de ce courant. Il est en effet la face de Jahvè. Le second courant, provenant de la Chaldée est plus occulte, parce qu’il procède selon des voies purement spirituelles. . Il mène lui de la Chaldée à la Grèce.


p. 9/12  - Disciples dans la lumière de Michel

II — LA CONFLUENCE DE LA SAGESSE DES MYSTERES DANS LES CATEGORIES D’ARISTOTE (p. 112)


Ce qui avait été expérimenté en Chaldée comme sagesse cosmique agissant dans le cours des étoiles, reparut en Grèce dans l’expérience de ce qui, des étoiles, est le reflet terrestre, dans la perception de la vie bourgeonnante de la Terre. L’homme grec était en effet entièrement consacré au vivant…



III — LE MYSTERE DU GOLGOTHA ET SES REFLETS AU MOYEN ÂGE   (p. 117)


IV — VERS LA NOUVELLE REGENCE DE MICHEL  (p. 121)



…  Michel est l’esprit qui garde la mémoire des Mystères du passé dans les époques ultérieures de l’humanité, afin que la vie du présent et de l’avenir puisse s’éveiller grâce à l’expérience et au sentiment conférés par les antiques magnificences divines…

Michel veut mener à une vraie connaissance du Christ qui se déploie dans un agir moral capable d’harmoniser la liberté de l’individu avec la vie d’ensemble de l’humanité.



V — L’IMAGE DE L’APOCALYPSE ET L’AVENIR DE L’HUMANITE   (p. 125)

Nous vivons dans une époque où, grâce à Michel, le dragon n’agit plus dans le Cosmos. Le dragon, qui était à l’origine une réalité cosmique, a été absorbé dans l’élément substantiel de la Terre. Il est la figure imaginative de ce qui est désigné comme monde astral, dans la mesure où ce monde comprend toutes les forces spirituelles qui rayonnent des étoiles dans l’univers restant

Cet élément de nature extérieur replié vers l’intérieur et agissant chez l’animal comme une force organisatrice, est appelé corps astral. Il est le porteur de sa vie émotionnelle. L’homme aussi possède un corps astral similaire, qu’il peut pourtant gouverner et dominer en agissant depuis son Je, dans la mesure où, dans la tranquillité de l’activité perceptive, il fait agir en lui ce qui est de nature divino-spirituelle

Chez l’homme l’activité astrale engendre la conscience, laquelle s’atténue par la déconstruction de la substance vivifiée par l’éthérique. Si l’astral agissait seul, l’homme serait constamment malade. Qu’est-ce qui fait en sorte que cela n’advienne pas ?  

La substantialité du fer présente dans son sang. Le fer, en attirant à lui l’oxygène et en produisant ainsi le sang artériel porteur de vie, assainit l’incessante maladie qui trouve une expression dans le sang veineux, porteur de mort…

Le fer est l’unique métal contenu comme substance dans le corps humain. Il a, comme tous les métaux, une origine cosmique…

L’homme introduit en lui, comme aliment terrestre, la substance ainsi imprégnée par le Christ et restitue au Cosmos ce qui déjà fut de nature cosmique. Dans l’activité du penser, dans l’activité du percevoir, par exemple dans ce qui émane de la vue, l’homme restitue au Cosmos ce qui appartient au Cosmos...

La Terre devient ainsi, pour la vision astrale, un Soleil, et un processus de solarisation commence à s’accomplir en l’homme…

Nous vivons dans une époque de Michel. L’humanité peut aujourd’hui le savoir, parce qu’elle doit chercher consciemment le chemin de sa propre évolution…

Là où est présente une expérience réelle de la liberté, l’homme est également libéré de tout ce qui fait de lui un être antisocial. Grâce à une connaissance spirituelle de l’entité humaine, il trouvera le chemin du cœur de l’autre homme. C’est justement ainsi que s’offre à Michel le domaine dans lequel il peut agir. Il veut en effet cultiver l’élément individuel, mais dans une humanité unitaire, liée par des liens d’amour…



TROISIEME PARTIE par Ita wegman


REUNIR CE QUI EST DIVISE Deux écrits sur les destinées du Christianisme   Ita Wegman




I — LA LEGENDE DU TEMPLE - PARADIGME DE LA VIE SPIRITUELLE DE L’HUMANITE   (p. 128)



Actuellement, le temps est venu de libérer le Je de la corporéité et d’en orienter l’activité de manière à ce que les composantes supérieures de l’homme puissent commencer à se développer

Pour cela, le principe de la liberté doit maintenant s’épanouir. Les hommes doivent être conduits à la liberté et à la compréhension et prendre en main, librement, leur propre évolution : non pas faire ce qui est juste parce qu’une loi extérieure le prescrit, mais parce que la voix de la conscience parle dans l’intériorité. C’est à ce type de développement que Rudolf Steiner voulait effectivement mener l’humanité…  (1933)



II — LA GRECITE ET LE MYSTERE DU GOLGOTHA  (p. 131)


Une affirmation du docteur Steiner a la teneur suivante : il y a deux choses importantes dont devraient s’occuper ceux qui s’intéressent à la science de l’esprit : la Philosophie de la Liberté et le Mystère du Golgotha.  

Le livre,  Philosophie de la Liberté, qui est né de l’esprit de l’Anthroposophie, a été écrit par Rudolf Steiner et conseillé par lui comme lecture et thème d’étude à ceux qui désirent s’élever au-delà de la pensée ordinaire et qui aspirent à la liberté. Le Mystère du Golgotha est un événement d’immense portée pour l’être humain, la Terre et pour le monde spirituel

Les Grecs considéraient l’art comme un processus curatif. Qu’est-ce que la science signifiait au contraire pour eux ? Ils ne possédaient pas une science comme la nôtre. Penser scientifiquement comme le font les docteurs de notre temps, leur aurait provoqué une souffrance physique. Mais ils avaient au contraire la perception d’une vie intérieure dans la tête, comparable à un penser vivant.  

Cette vie intérieure, ils l’appelaient Sophia et ceux qui aimaient cette Sophia, se considéraient philosophes. Philosophie signifie amour de la sagesse, ou bien « j’aime la Sophia »…  

Le désir ardent de l’initiation, qui était une chose évidente dans le christianisme des origines, dans l’école de Denys l’Aréopagyte, doit de nouveau être adopté avec sérieux.

p. 10/12  - Disciples dans la lumière de Michel



C’est ce que Rudolf Steiner avait en vue lorsque, tel au premier acte de notre époque de l’Archange Michel, il écrivit son livre La philosophie de la Liberté. Avec cet ouvrage, il voulait libérer les hommes de la pensée morte et les conduire à une imagination vivante, une fantaisie qui est morale parce qu’elle se contient dans des limites déterminées. Cette imagination contrôlée, qui ne se perd pas dans l’illimité, mais se laisse dominer par la volonté, acquérant de cette façon une qualité chrétienne, est de nouveau éveillée en l’homme, afin qu’il puisse faire l’expérience du Christ en lui. Expérimenter le Christ en soi, signifie devenir libre.

Christ est la vraie liberté. De cela Rudolf Steiner voulait rendre les hommes conscients lorsqu’il rédigea La philosophie de la Liberté et donna l’anthroposophie à l’humanité.  Ita Wegman (1938)



APPENDICE A  


SAINT-MICHEL AU MOYEN-ÂGE ET DANS LE PRESENT  



I — SAINT MICHEL - TIRE DE LA LEGENDE DOREE DE JACQUES DE VORAGINE   (p. 144)

La fête de Saint Michel [29 septembre] a pour objet de fêter la mémoire des apparitions, victoires et consécrations de Saint Michel…

C’est de trois manières que les Anges nous libèrent des tentations : en s’opposant aux puissances diaboliques, en réfrénant nos convoitises, en imprimant dans notre esprit le souvenir de la passion du Christ…

Enfin en ce présent jour, l’Église célèbre la commémoration de l’Archange Michel et de tous les Anges : en effet, il est nécessaire que nous les honorions et que nous les louions pour de nombreuses raisons. Ce sont en effet nos frères ambassadeurs ; sur leurs bras nos âmes sont transportées au ciel, sur leurs ailes volent les prières en présence de Dieu et leurs mains sèches nos larmes.

Ce sont, comme on le dit, nos gardiens parce que tout homme a auprès de lui un mauvais Ange pour l’éprouver et un bon Ange pour l’aider, à savoir l’Ange gardien auquel nous sommes confiés dès la sortie de l’utérus maternel afin que nous ne mourions pas sans être baptisés ; une fois nés, baptisés, et devenus grands, l’Ange gardien nous préserve du mal en nous éduquant contre les astuces du diable, en nous exhortant à demeurer fermes devant ses flatteries, en nous défendant de la violence infernale. Sur l’âme humaine, quatre sont les effets d’une telle garde angélique :

le premier effet, c’est de faire avancer l’âme dans la voie de la grâce, une chose qui nous vient de l’Ange qui éloigne de nous tout obstacle qui nous empêche d’accomplir le bien.

Le second effet, c’est l’incitation à ne pas tomber dans le mal, et cela l’Ange le fait de trois manières : en éloignant de nous les motifs du péché, et réprouvant celui déjà commis pour que nous éprouvions de l’horreur, en nous arrachant de celui que nous sommes sur le point d’accomplir.

Le troisième effet, c’est la possibilité de l’âme de se remettre debout et de sortir du mal, et l’Ange fait ceci de trois façons : en suscitant la contrition en nous, en nous invitant à la confession, en se réjouissant pour la rémission des fautes.  

Le quatrième effet est celui de ne pas nous faire tomber dans le péché toutes les fois que nous sommes poussés à cela par le démon et l’Ange fait ceci de trois façons : en réfrénant les pouvoirs diaboliques, en atténuant en nous l’ardeur de la concupiscence, en imprimant dans nos esprits la mémoire de la passion du Christ.

En second lieu, nous devons honorer les Anges comme nos ambassadeurs : en effet, ils sont chargés d’accomplir des missions auprès de nous, et c’est en cela que se manifeste la bonté divine qui envoie des esprits élus, qui lui sont étroitement familiers, pour venir en aide aux hommes dans leur lutte pour le salut éternel.

En troisième lieu, les Anges doivent être honorés par nous comme des frères et des concitoyens : en effet, tous les élus sont élevés au ciel parmi les légions angéliques ; certains parmi les Hiérarchies de degré moyen et d’autres parmi celles de grade inférieur, selon leurs mérites. Seule la bienheureuse vierge siège tout en haut, au-dessus de toute légion angélique.

Tout ce que nous avons dit est affirmé par Saint Grégoire dans une de ses homélies…



II — LE CLIMAT INTERIEUR DE LA FETE DE SAINT MICHEL de Rudolf Steiner  (p. 148)

1. Le combat de Michel avec le dragon


… Ce que l’être humain prend de la nature se déploie en lui comme convoitise, désir animal. Dans ce domaine l’esprit déchu a accès. Cela explique la « chute de l’homme ».

L’esprit rebelle a été transféré dans l’homme, à l’être duquel, toutefois, Michel est resté fidèle. Si l’homme s’adresse à ce dernier avec la part de son être qui tire son origine de la spiritualité supérieure, dans son âme s’instaure alors le « combat de Michel contre le dragon »…

Tels étaient les sentiments de ceux qui, nombreux dans les temps passés, célébraient la fête de Saint Michel en leur cœur.  

Qu’est-ce qu’a à dire à ce propos un homme de notre temps qui admet, à côté de la connaissance de la nature, une connaissance de l’esprit, c’est ce que nous allons développer dans les considérations suivantes.



2. Le combat de Michel face à la conscience contemporaine


… Goethe avait justement la sensation que dans la vie de la nature, il n’y a pas seulement une tendances ascendante, mais aussi une tendance descendante. Il ressentait bien la germination, la croissance, la floraison et la fructification, mais il ressentait tout autant le flétrissement, la décoloration, l’assèchement et la mort. Il ressentait le printemps, mais aussi l’automne. En été, il pouvait, avec son âme, participer à la vie de la nature en plein développement, mais avec une âme tout aussi ouverte, il pouvait participer à sa mort…

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Re: Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

Message par Archange le Lun 29 Sep - 23:23




Les Archanges dans le cours de l'année

Manfred Krüger



Selon l'enseignement des Hiérarchies de Saint Paul et la conception de l'évolution spirituelle de Rudolf Steiner, les Archanges se situent immédiatement en dessous des Esprits du temps ou Archées (“ Primautés ” dans le sens de “ tout premier commençant ”), qui au moment de la première étape d'incarnation planétaire, l'Ancien-Saturne, ont accompli leur degré d'évolution correspondant à celui de l'humanité actuelle. Les Archanges sont les messagers des Primautés, c'est ce que signale leur nom: “ Anges d'Archées ”.



Les Archanges ont accompli leur “ degré d'évolution humanité ” à l'époque de l'Ancien-Soleil, la seconde étape d'incarnation planétaire générale. Ils y acquirent alors leur “ Je ”, par un don des Esprits de la sagesse (Kyriotetes) qui accomplissaient alors leur étape d'évolution d'Esprit de la forme.

La sagesse est aussi à l'origine des Archanges et “  la sagesse rayonne dans la lumière  ”. Les Archanges sont rayonnants de lumière. On le nomme aussi “ Esprits du feu ”. L'Ancien-Soleil était une planète de lumière, comme l'Ancien-Saturne était une planète de chaleur.

De nos jours encore, la Terre reçoit sa lumière du Soleil. Les Archanges sont au service du Soleil. La position du Soleil détermine les saisons. Les Archanges sont les régents des saisons: printemps, été, automne, hiver, structurent le cours du temps rehaussé par les fêtes cardinales correspondantes: Pâques, Saint Jean, Saint Michel et Noël. Ces quatre saisons se tiennent sous la régence respective des Archanges Raphaël, Uriel (ou Oriphiel), Michaël (ou Michel) et Gabriel.

Leurs noms proviennent de la Tradition juive. Une ancienne prière juive dit en effet:

Vois, gardien d'Israël

Ne t'endors point ni ne t'assoupis;

À ma droite Michaël,

À ma gauche Gabriel,

Devant moi Uriel,

Derrière moi Raphaël,

Et au-dessus de moi

La présence de Dieu.



Gabriel, Raphaël, Uriel et Michaël font partie, avec Anaël, Zachariel et Samaël des sept Archanges « qui se tiennent devant le Seigneur ».



Dans la conférence donnée par Rudolf Steiner, le 13 octobre 1923, sur les relations réciproques des quatre Archanges des quatre saisons, le conférencier évoque d'abord le “ signe du Macrocosme ” tel qu'il est médité dans le Faust de Goethe:



Comme tout s'agite et se meut,

Pénètre tout, s'efforce, veut!

Mouvement des forces célestes,

Glissant puis reprenant l'essor

En se transmettant les seaux d'or,

Votre aile, avec de tendres gestes,

S'élance du ciel à travers

La Terre, emplissant d'ambroisie

Et d'universelle harmonie

De proche en proche l'univers! ”



(Traduction de Jean Malaplate: “ Goethe: Faust I & II ”, Ed. Flammarion)



Ou bien dans la version de Gérard de Nerval: “  Comme tout se meut dans l'univers! Comme tout, l'un dans l'autre, agit et vit de la même existence! Comme les puissances célestes montent et descendent en se passant de mains en mains les seaux d'or! Du ciel à la Terre, elles répandent une rosée qui rafraîchit le sol aride, et l'agitation de leurs ailes remplit les espaces sonores d'une ineffable harmonie  ”.

Aux environs de 1770, Goethe a pris connaissance de l' Opus magico cabbalisticum  ” de Georg von Welling. Ce livre renferme divers symboles de la Tradition occulte relatifs au Macrocosme. On admet qu'il connaissait aussi le “  Fama Fraternitatis R.C.  ” dans lequel il est dit: “  Que vaut l'or, pour celui à qui la nature dévoile ses secrets, qui ne se réjouit pas de pouvoir faire de l'or — ou bien comme dit le Christ — de mettre le diable à son service, mais découvre plutôt les secrets du Ciel, et les Anges de Dieu qui s'élèvent et descendent, et se réjouit d'avoir son nom inscrit dans le livre de la vie   ”.

Ce “ signe du Macrocosme ” reste un pâle symbole pour Goethe, par contre, il donna une forme concrète à l'Esprit de la Terre. L'Esprit de la Terre est une véritable imagination de Goethe.

Rudolf Steiner ne se contente pas d'une référence à Goethe; il saisit l'opportunité de cette imagination et la développe par la pensée. Le “ signe du Macrocosme ” devient pour lui une imagination concrète, aussi soigneusement construite que l'Esprit de la Terre.



L'Esprit de la Terre devient évident dans la changement des saisons: d'abord une image unique. Rudolf Steiner contemple la Terre dans son processus  sal ,  sulfur et  mercure , dans le processus de formation de la cendre, dans la polarité or-argent, dans la nature calcaire et l'activité du fer — et cela constamment en rapport avec chacune des entités archangéliques. Puis, en regard du “ signe du Macrocosme ”, tel qu'il fut artistiquement élaboré par Goethe, il donne la vue d'ensemble par cette immense imagination inspirée de l'activité des Archanges dans le cours de l'année.

Par cette activité imaginative-inspirative, l'esprit qui est en l'homme trouve un chemin vers l'esprit qui est dans l'univers. C'est alors que se manifeste la vérité suivante: ce qui est extérieur est intérieur.
Comme la Tradition occulte l'a toujours révélé. Mais Rudolf Steiner montre que l'extérieur au sein de l'intérieur est quelque chose de tout différent. Un processus de combustion extérieure naturel doit être différencié d'un processus de combustion à l'intérieur de l'être humain. L'extérieur se comporte vis-à-vis de l'intérieur comme la mort vis-à-vis de ce qu'est la vie. Le rapport est déterminé par l'Archange qui mène les événements de la saison, de manière telle que cette vérité vaut pour les mondes supérieurs: Extérieur comme Intérieur — Au-dessus comme en dessous.

L'homme microcosme est un être vivant pénétré d'âme et d'esprit. Sa nature s'enchevêtre dans le cours de l'année par les Êtres vivants pénétrés d'âme et d'esprit que sont Gabriel, Raphaël, Uriel et Michaël, membres du Macrocosme.



Gabriel

C'est l'Archange du temps de Noël. Un Annonciateur: il annonce à la Vierge Marie la naissance de l'Enfant Jésus. Après la naissance, il veillera à son alimentation. Selon un recueil de versets religieux du Moyen Âge, on le désigne comme “  l'Archange qui fait pousser les épis de Dieu  ”. La fête de Noël représente la fête de l'espoir, en même temps que la fête du souvenir de la “ chute ” de l'homme. Elle commence le 24 décembre, avec la fête d'Adam et Ève au Paradis. Gabriel chasse Adam et Ève du Paradis, en conséquence de la chute. Dans les jeux du Paradis de Oberufer, il leur crie: “ je vous rappellerai à travers la nuit des temps! ”. Pour cela, l'envoi du Fils était nécessaire. Sa naissance survint à Noël. Gabriel apporte le Message: “ Ave Maria gratia plena, Dominus tecum ” [Salut à toi, Marie, le Seigneur est avec toi!].

Auréolé des forces de la grâce, il apporte aussi le message aux bergers dans les champs et il veille sur les Rois. Il protège la fuite en Égypte et maîtrise de cette manière la totalité des événements de la naissance. Il est vraiment, à proprement parler, l'Archange de la naissance physique.



Rudolf Steiner décrit la Terre, la manière dont au printemps, elle inspire et en hiver, expire. Vue du Cosmos, elle apparaît telle un goutte de vif-argent (mercure). Il parle des processus  sulfur ,  mercure et  sal en liaison avec le langage alchymique. En hiver, le processus  sulfur se retire complètement, remplacé par la formation de cendre et sous le croûte de sel de la Terre, les forces de la Lune s'imposent et se chargent de caractère terrestre par l'entremise de la cendre.

Au temps de Noël, la Lune s'unit à la Terre et la Terre devient Lune. Marie, la Mère devient aussi Vierge lunaire. Rudolf Steiner insiste: elle devient Lune, “ afin qu'elle soit à même d'accepter en Elle l'activité du Soleil ”. Le Fils est Soleil. De même que l'activité de la Lune prendra un caractère terrestre, au travers de la formation de cendre, ainsi le Fils solaire acceptera la nature terrestre et l'incorporera au travers du lait maternel. L'homme, la Terre et le Cosmos sont considérés là par Rudolf Steiner dans leurs relations mutuelles.

L'accès historique de l'humanité à la fête de Noël prend corps dans cette Image des images: l'Imagination de la Mère et de l'Enfant, telle que la donna Raffael de manière archétype dans la Madone des Sixtines. À hauteur du visage, se manifeste l'activité des étoiles; à hauteur de sa poitrine, elle porte le Soleil; dans les plis de sa robe, se marque la pesanteur terrestre d'une Terre devenue lunaire.

Le grand peintre du monde qui permit cette imagination de Noël, c'est Gabriel, l'Archange de la lune. Tel un veilleur, il se campe sur le porche de la naissance. Son nom le désigne comme “ Héraut de Dieu ”.



Raphaël


Lorsque s'éloigne l'hiver, Raphaël apparaît. Son nom veut dire: “ Dieu guérit ”. C'est l'Archange de Pâques, par essence lié au Mystère du Golgotha, qui se renouvelle chaque année sous sa régence.

Rudolf Steiner construit l'imagination pascale en prenant d'abord en considération l'événement terrestre. Il évoqua à Dornach le sol calcaire [formé de craie du secondaire ou “ jurassique ” qui vient de Jura; il faut signaler que ce calcaire est en partie d'origine animale, ndt], et fit observer que le calcaire, au printemps, manifeste des propriétés différentes de celles de l'hiver. Il devient “ gourd ”, s'anime de convoitise et par là attire la nature du dragon. Au printemps, l'homme subit particulièrement les assauts d'Ahrimane. Cela renforce également d'un autre côté l'espoir et la force de l'être luciférien. Rudolf Steiner décrivit la polarité Lucifer-Ahrimane dans la nature printanière jusque dans les détails: “ Lorsque les plantes commencent à germer au printemps, alors l'acide carbonique [gaz carbonique dissous dans l'eau, ndt] est attiré par les entités lucifériennes. Et tandis que les êtres ahrimaniens s'efforcent de répandre une sorte de “ pluie astrale ”, afin d'astraliser l'activité vivante du calcaire, les entités lucifériennes, quant à elles, s'efforcent d'attirer l'acide carbonique vers le haut, en tentant de le vaporiser depuis la terre vers les hauteurs ”.

L'homme aussi peut vivre au printemps de manière particulièrement intense cette polarité Lucifer-Ahrimane et rechercher l'équilibre entre le chaud et le froid, la dissipation et le durcissement, la tête et les membres, le passé et le futur. Sur le Golgotha fut créé un centre. L'Imagination du monde est donc au printemps l'imagination de Pâques, que Rudolf Steiner représente dans le groupe en bois sculpté: Christ se dressant au centre, en tant que Représentant de l'humanité, entre une forme d'homme-larynx aux oreilles ailées et une forme d'homme-membres sclérosé. Du centre émane une force de guérison [d'où l'analogie entre “ santé ” et “ salut ”, ndt]: sur le Golgotha, Christ devint Sauveur. C'est pourquoi Raphaël édifie le fondement de cet événement. Raphaël avec le bâton de Mercure. Raphaël, comme son nom l'indique est l'Archange de l'Art de guérir.

La relation de Raphaël à l'homme est d'enseigner. Le contenu de son enseignement est la thérapie du monde qui émane du Christ comme Sauveur. La forme d'expression est dramatique. C'est pour cette raison que Rudolf Steiner composa pour la configuration de la fête de Pâque un Drame-Mystère: “ Dans la mesure où les forces lucifériennes et ahrimaniennes rendent l'homme malade, et dans la mesure où celui-ci peut se laisser guider par la puissance de Raphaël, qui lui enseigne le principe guérisseur, la grande thérapie du monde, alors l'homme peut la contempler et la reconnaître dans le principe du Christ ”. Dans le Drame-Mystère, l'action devient culte, dans lequel il n'y a pas de place pour un “ spectateur ”, car l'homme est inclus dans ce drame, il en est pour ainsi dire le personnage principal. Il devient lui-même, avec l'aide de Raphaël, un guérisseur.


Uriel

Uriel règne au plus fort de l'été, tandis que la conscience humaine s'engourdit et s'unit à la conscience de la nature.

Rudolf Steiner décrit le processus à l'oeuvre dans la nature en été comme la transformation de l'argent en or. Des fils d'argent organisent un décor sur fond bleu profond. Dans ces formes cristallines étincelantes de reflets argentés, il voit, en regardant vers le bas, l'expression de la volonté cosmique. En élevant le regard, il contemple là-haut une lumière d'or manifestant l'intelligence cosmique. Et “ l'argent de la Terre, cosmique-alchymique se transforme, là-haut, en or cosmique s'animant de vie et de mouvement: c'est un jaillissement continuel de reflets argentés vers le haut où les éclats d'argent se métamorphosent en lumière d'or ”.

Sur ce fond d'or, transparaît l'Archange Uriel dans son royaume. Il manifeste l'intelligence. Son nom peut se traduire par “ Lumière de Dieu ” (d'où parfois la variante “ Oriphiel ”, dans lequel “ l'on perçoit la trace de l'or et de la lumière ”, ndt]. Il incarne la compréhension du monde, expression de l'activité des planètes parcourant l'anneau zodiacal. Ses oeuvres sont des activité lumineuses, les “ pensées universelles ”.

Le geste d 'Uriel est décrit comme “ exhortant ” (“ mettant en demeure ”). Uriel contemple d'un regard sévère les manquements et les vertus humaines et suscite l'avènement de ce que Rudolf Steiner désigne comme la “ conscience historique ”. La sagesse d'Uriel conduit à la justice au travers du temps.

Pour ainsi dire littéralement inspirée par la sagesse d'Uriel, surgit la première affirmation de la philosophie occidentale, la phrase d'Anaximandre: “ Ce dont provient pour toutes choses leur naissance, leur mort aussi survenant les y ramène, par nécessité. Car elles se rendent mutuellement justice et se paient compensation pour les dommages dans l'ordre du Temps. ”

Et comme une expression de la pensée d'Anaximandre, résonnent les paroles mantriques de Rudolf Steiner, l'Imagination inspirée par la Saint Jean:

— les hauteurs:

Contemple notre trame

Agitation lumineuse,

Couvant la vie.

— les profondeurs:

Vis en pourvoyant au terrestre

Et structure en respirant

Comme essence régnante.

— le milieu, l'être humain:

Ressens ton squelette

Et son éclat céleste

Dans l'un universel régnant.

— le tout:

Les substances sont condensées

Les manquements sont jugés

Les coeurs sont scrutés.

Dans l'imagination de Rudolf Steiner, nature et moralité sont intimement liées et unies dans le grand concert de la Saint Jean. La musique y tient une place prépondérante car Uriel est, depuis la nuit des temps, l'Archange qui “ conduit les chanteurs qui chantent ses louanges jour et nuit ”.

Mais, comme imagination caractéristique de la Saint Jean, Rudolf Steiner décrit la Trinité: le Fils entre l'Esprit-Père et la Substance-Mère, et à l'arrière plan, l'Archange Uriel “ créant et exhortant ”, son regard sévère dirigé sur la colombe. Lorsque les hommes réaliseront la force spirituelle de la colombe, la Substance-Mère se transformera en Vierge-Sophia.

Cette Trinité comme Imagination de la Saint-Jean: le Fils entre Père-Esprit et Mère-Substance, et en arrière, Uriel fixant la colombe du regard, représente le reflet cosmique de la trinité humaine terrestre de Marie et de Joseph avec l'Enfant-Jésus, sous le geste de bénédiction de Gabriel.



Michel

Sur le porche de la naissance, se tient Gabriel, l'Archange de la Lune. Sur le porche de la mort se tient Michel, l'Archange du Soleil.

Le processus de la formation de la graine, en automne, mène à la formation de cendre. La nature montre alors des processus de mort, lorsque Michel domine le cours de l'année. À ce moment et en regard des processus de dépérissement qui se répandent dans la nature, l'homme est appelé à développer un état supérieur de conscience de soi.

Durant tout l'été, le dragon s'est sournoisement activé. Dans le déploiement des beautés de la nature, l'homme s'est laissé complètement charmer à son sujet. Sa conscience estivale s'oriente vers le Cosmos dominé par le processus  sulfur . Les processus de mort de l'automne sont l'inévitable conséquence de l'activité estivale du dragon, qui en ce moment d'automne, engendre la crainte.

C'est alors que l'homme peut tourner son regard vers Michel qui vainc le dragon. Cette imagination d'automne possède une origine très ancienne. Les Grecs évoquaient Apollon, qui tua le dragon Python à Delphes. Rudolf Steiner montre combien la chute des météorites de la fin de l'été est en rapport avec l'image des Mystères de ces événements de cette époque de l'année. Le processus  sulfur est combattu par les météorites cosmiques. Ce processus se reflète aussi au niveau microcosmique, dans la formation du Fer dans le sang [voir le dernier chapitre du texte d'Ita Wegman, dans ce document, ndt]. Dans les deux cas, s'y active l'épée de Michel. Le 15 octobre 1923, à Stuttgart, Rudolf Steiner parle d'une “ épée de sagesse ”, par laquelle Michel enseigne “ la nature humaine la plus élevée ”.

D'un côté, l'épée est forgée à partir du Fer des météorites, d'un autre côté, Rudolf Steiner évoque “ l'épée de feu ” et ensuite, dans la vue d'ensemble de l'imagination de la Saint Michel: l'épée du Fer flamboyant de Michel.

Dans la culture humaine extérieure, outre diverses commodités, le fer a toujours répandu la mort et la corruption. Le fer suscite la crainte. “ L'épée de Fer ” de Michel, de ce Fer “ tout puissant ”, désensorcelle la puissance en ôtant la peur qu'il inspire. Rudolf Steiner a formulé à ce propos ces quelques vers révélant d'une manière énigmatique le pouvoir du Fer:

Ô homme!

Tu le façonnes à ton service,

Et manifestes son mérite matériel

Dans nombre de tes oeuvres.

Mais il ne te sera salutaire

Que lorsque se révélera à toi

La haute-puissance de l'Esprit qui l'anime



Rudolf Steiner caractérise la Saint Michel comme la “ fête de la forte volonté ” et cela concerne l'homme; car le geste de Michel n'est pas “ exigeant ” à proprement parler, mais “ enseignant ” [indiquant et montrant le chemin, ndt]. Il nous montre une sorte de “ table d'orientation ”, faite de paroles, de pensées, qui sont à méditer. Tout cela afin de ne pas agir  directement sur le vouloir de l'homme, mais surtout sur son penser autonome. Il voudrait enflammer le Je en l'homme, tout d'abord dans le penser, à partir de l'activité duquel le sentir et le vouloir peuvent être appréhendés. Ainsi, son nom se comprend, tel un appel interrogatif permanent à l'égard de l'homme: “ Qui est comme Dieu ”. Ce questionnement qu'exprime son essence est pour lui la mesure d'après laquelle il pèse et juge les âmes [fonction psychopompe de l'Archange, ndt].

Ainsi se révèle “ l'autre ” imagination, l'imagination apocalyptique de Michel: l'Archange avec la Balance.

Dieu créa l'homme à son image; le corrupteur déséquilibra l'homme, en lui ôtant le centre. S'il veut recouvrer son équilibre, l'homme pourra peser sur l'autre plateau de la balance. Michel incarne la légitimité du Juge des Mondes: le Christ.

Qui surmonte l'épreuve de la pesée sera conduit par Michel dans la lumière divine. Cela ne vaut pas seulement pour le Jugement Dernier, mais dès à présent dans la vie de l'intelligence sur la Terre. À l'époque christique, Michel prend la place de l' hiérophante. Celui-ci conduisait les âmes immatures des temps antiques. Michel conduit en indiquant. Il représente un idéal pour les hommes, dans la mesure où ceux-ci cheminent vers la liberté par un penser et un agir autonome.



Actions sur les divers corps composants le Microcosme.

Gabriel prend soin de la naissance physique, au début de l'hiver, dans le moment le plus sombre de l'année, lorsque la Terre se retire en elle-même et devient de plus en plus physique, matérielle.

Raphaël veille au renouveau de la nature matérielle. Les forces de vie constituent la base de l'Art de guérir. Raphaël gouverne le corps éthérique.

Uriel , au plus haut de l'été, permet que les manquements soient transformés en vertus. En tant qu'Esprit de l'été, il agit sur le corps astral.

Michel vainc le dragon, afin qu'en automne l'homme renaisse à lui-même, pour un agir librement déterminé par la force de son Je.



Lieux d'action - Regards - Attitudes.

Tandis que les Archanges dans leur ensemble, du point de vue de leur Hiérarchie, habitent la sphère matérialisée par l'orbite de Mercure, les sept guides du temps, dont les quatre Archanges des quatre saisons, possèdent chacun en propre, un lieu d'origine de leur action cosmique: Michel agit depuis la région solaire; Gabriel depuis la sphère lunaire. Les “ grands luminaires ” ont une signification incomparablement plus importantes que les autres planètes. Dans la Bible, seuls Gabriel et Michel sont nommément cités. Ils se tiennent au plus près de l'homme. Le cours des événements de l'incarnation et de la lutte contre le mal nécessitent les énergies les plus fortes: Gabriel et Michel deviennent les puissances les plus élevées parmi les quatre Archanges.

Le lieu cosmique d'activité d'Uriel est la sphère de Saturne, que Rudolf Steiner a caractérisée par la formulation: “ ferveur spirituelle de la sagesse du monde ”. À l'encontre du Soleil, la sphère de Saturne, la planète aux confins, englobe à sa manière les totalité des anciennes sphères planètes [à savoir que nous sommes encore à la fois simultanément vivants dans l'incarnation de l'Ancien Saturne, celle de l'Ancien Soleil et dans l'incarnation de l'Ancienne Lune, quoique nous en soyons bien au quatrième stade planétaire, physique celui-là, sous la direction de Mars et Mercure, ndt]; c'est aussi la porte du monde des étoiles fixes. Rudolf Steiner a dit de l'intelligence cosmique représentée par Uriel, qu'elle est “ fondamentalement composée de l'entremêlement des forces des planètes de notre système solaire, soutenues par l'action des étoiles fixes principalement localisées sur la bande zodiacale ”.

Seul Raphaël exerce ses forces sur l'homme depuis la sphère de Mercure, qui correspond au lieu de la Hiérarchie des Archanges. De toutes les planètes, c'est la plus proche du Soleil et il ne s'en éloigne jamais durant toute l'année.

Les Archanges régents des saisons ont une expression personnelle du regard propre à chacun d'eux. Dans l'imagination, Rudolf Steiner décrit Uriel avec son regard de juge, Michel a un regard qui indique, le regard de Raphaël exprime une gravité mélancolique, Gabriel regarde avec amour. En effet, il lui a fallu une force d'amour particulièrement intense pour bannir l'humanité du Paradis; et une telle expulsion se renouvelle à chaque processus de naissance. Une telle force d'amour s'épanche dans le regard de Gabriel.

Raphaël est tout particulièrement lié au sens, au but du développement de l'humanité. Au travers de son être; le  Logos agit directement en Sauveur. Cette force de transformation du  Logos solaire dans les profondeurs de la Terre, Raphaël l'exprime dans son regard. C'est pourquoi Rudolf Steiner exprime le caractère de ce regard comme (profondément, intensément) gravement mélancolique.

Uriel exerce ses forces depuis le lieu le plus éloigné pour l'humanité. Il maintient cette distance au profit de ses jugements, qu'il incorpore dans la mémoire du monde, manquements et vertus y sont inscrits. Certes, tous les Archanges ont une attitude du regard sévère, mais Uriel exprime la sévérité la plus stricte: de son regard de Juge émane la “ conscience de l'histoire ”.

Le regard de Michel est le plus intense, c'est un véritable “ geste ” du regard exhortant l'être humain. Il agit par son regard même. Rudolf Steiner précise que son regard est “ comme un index qui montre ”.


Gabriel sert les Chérubins qui gardent le Paradis. Il mène l'expulsion à bonne fin. Il chasse les hommes du Ciel sur la Terre. Michel, lui, expulse le dragon sur la Terre. C'est pourquoi tous deux brandissent un glaive de feu. En plus de cela, Gabriel porte le lys ou la poutre de la Croix, comme Archange Annonciateur; Michel porte la balance, signe de justice, au nom et de la part du Christ, le Juge du monde. Raphaël, en tant qu'Archange de la guérison, porte le bâton de Mercure (caducée). Seul Uriel ne dispose d'aucun attribut objectif. Comme musicien du monde, il peut renoncer à la baguette du chef d'orchestre. Il dirige par son regard. A l'égard de manquements humains, Uriel fait un geste de mise en garde.

Gabriel bénit la descente de l'âme dans la matière; Michel montre l'ascension de l'âme hors de la matière; Raphaël crée l'équilibre à l'image de son caducée qui tient le centre.

Qu'ils agissent depuis le ciel, ou depuis l'autre hémisphère, à travers la Terre, leurs regards, gestes et attributs demeurent identiques. Lorsqu'ils se tiennent dans leur souveraineté saisonnière, ils influencent la totalité des événements naturels, moraux et spirituels. Lorsqu'ils agissent depuis l'autre hémisphère de la Terre, ils ne peuvent que faiblement influencer la nature; mais ils atteignent bien la nature subtile de l'homme. La nature terrestre relève toujours de l'influence du gouvernement de l'Archange de chaque saison. L'homme étant devenu largement indépendant de la nature, il se trouve constamment sous l'influence des quatre Archanges: l'influence de chacun d'eux prenant une coloration dépendante du lieu d'origine de leurs actions.



Actions concertées des Archanges.

La Terre tourne autour du Soleil. Les Archanges l'accompagnent dans sa révolution. Chacun dispose d'une saison déterminée pour développer sa tâche. La saison offre aussi l'apogée de l'influence de l'Archange correspondant, puis il se retire ensuite pour céder la place à l'Archange suivant. Goethe exprima cette image avec son âme de poète:

“  Glissant, puis reprenant l'essor,

En, se passant les seaux d'or.  ”

Puis il a vu comment leur action s'étend de proche en proche jusqu'à la Terre et comment leurs forces spirituelles

“  Votre aile, avec de tendres gestes,

S'élance du ciel à travers

La Terre, emplissant d'ambroisie

Et d'universelle harmonie

De proche en proche l'univers!  ”



Rudolf Steiner décrit aussi cela, avec plus de précisions.

Tandis qu'en été Uriel s'active depuis le Ciel, Gabriel envoie ses forces depuis l'autre hémisphère, là où règne l'hiver, au travers du globe. Son influence se modifie, non pas sa tonalité, mais plutôt dans le domaine d'existence concerné. En été Gabriel agit dans la nourriture: il fait “ pousser les épis de Dieu ”. C'est pour cette raison que Dionysius, moine-peintre du Mont Athos, représenta Gabriel tendant le pain céleste à Marie dans le temple, tout en le bénissant. La nourriture a bien pour base des substances physiques, mais les forces de la nourriture que génère Gabriel son essentiellement actives dans le domaine éthérique. Gabriel agit aussi, pendant l'hiver, jusqu'au niveau physique; en été, tandis que le globe terrestre s'interpose entre les hommes et lui, son action n'atteint plus que le niveau éthérique. Alors sa force d'incarnation devient force de nourriture. La nature produit et met à disposition la nourriture pendant l'été. Gabriel à ce moment, dispense la force intérieure d'élaboration des aliments. [Les bio-dynamistes qui connaissent bien la manière de faire un “ bon ” compost, tireraient facilement de tout cela, et avec raison, la conclusion que l'Archange Gabriel intervient directement dans le processus de compostage, c'est “ l'Archange du compost ”, ndt].

Décroissantes depuis le printemps, les forces de vie de Raphaël n'atteignent leur niveau le plus élevé qu'en automne, tandis que règne Michel; Raphaël envoie ses forces de guérison au travers de la Terre. Le lieu privilégié de l'impact des forces de guérison est, bien entendu, le corps éthérique sur lequel agit directement Raphaël, au printemps. En automne, il n'agit plus sur le corps éthérique, mais sur le corps astral qui trouve principalement son expression dans le rythme respiratoire. Rudolf Steiner insiste: “ Toutes les forces de guérison sont originellement présentes surtout dans le système respiratoire humain. Et qui comprend l'ensemble de la sphère respiratoire humaine, prend connaissance de ces forces de guérison qui émanent de l'homme. Les forces de la santé ne résident pas dans les autres systèmes organiques qui nécessitent eux-mêmes d'être guéris ”.

L'homme a un besoin tout particulier de ces forces intérieures de guérison que Raphaël lui envoie en automne, alors que la nature dépérit autour de lui. Elles contribuent au maintien de l'équilibre au sein de l'entité humaine, entre l'extérieur et l'intérieur, nécessaire fondement d'un agir libre, ce qu'encourage Michel au même moment. [On ne peut donc parler que de collaboration harmonieuse des Archanges. ndt]

En hiver règne Gabriel. La Terre cristallise. Les forces physiques manifestent leur prépondérance. C'est alors qu'Uriel, depuis l'autre hémisphère, agit sur le pôle tête, considéré comme l'organisme des pensées. L'été, il a agi dans la nature estivale depuis le Cosmos, sur le corps astral de l'être humain, l'inspirant de manière à ce qu'il [l'homme, ndt] métamorphose ses fautes et manquements en vertus. En hiver le voilà qui agit à l'intérieur de l'organisation des forces du penser, au sein duquel peut s'épanouir le Je de l'homme. Le Je vit dans le penser. Celui-ci nécessite une opposition, une résistance qu'il rencontre justement dans la cristallisation hivernale. [C'est ce qu'a voulu expliquer Rudolf Steiner en disant, un jour, que si l'huître ou l'escargot utilisait ses forces de cristallisation - qui lui permettent de construire simplement sa coquille - pour penser, elle ou il serait le plus grand génie de l'univers: il nous faut apprendre à considérer les animaux dits “ inférieurs ” de cette manière, ndt]. En hiver le Je humain élabore donc la sagesse, par laquelle Uriel combla son corps astral pendant l'été. La sagesse de l'été s'illumine l'hiver sous l'emprise des forces du penser.

Michel agit depuis l'autre hémisphère au printemps, tandis que Raphaël étend son influence sur les éléments naturels, et permet le développement des forces éthériques. L'action cosmique de Michel en automne concerne le libre développement du Je humain dans un agir conscient. Pour caractériser son action au printemps, Rudolf Steiner a recours au concept de mouvement, de “ mise en branle ”, comme manifestant la volonté: “ ce qui est à l'origine d'un ébranlement, d'un acte de préhension, d'implication dans le travail ”. Ainsi se s'agit-il pas de s'ébranler, ni de saisir, ni d'oeuvrer, mais plus précisément, de forces qui mènent à ce début d'agir. À ce moment-là, l'impulsion pour une action à partir du Je a déjà été donnée par ses soins en automne. Lorsque Michel agit au travers du globe [au printemps, ndt], ses forces son plus faibles, mais comme pour les autres Archanges, leur domaine d'action est plus élevé.



En été, Gabriel délivre la force de nourriture au corps éthérique; Raphaël comble le corps astral de forces de guérison en automne; Uriel donne des énergies de penser au Je en hiver; Michel agit sur les énergies d'impulsion, de mouvement, au printemps, condition nécessaire à un agir libre. Mais qui agit librement, n'agit pas seulement à partir du Je [purifié par catharsis des forces de l'ego, ndt], mais aussi à partir d'une vue d'ensemble que permet le Soi-Spirituel.

Si la considération du Soi Spirituel est encore profondément dissimulée à la conscience actuelle de l'être humain, Michel, lui, la perçoit très clairement. Tant que l'homme n'a pas édifié son soi spirituel, celui-ci est représenté par l'Ange, qui reçoit les impulsions de Michel au moment de Pâques pour les diriger vers le Je humain, à condition que celui-ci intègre ces impulsions michaëliques comme motifs de ses actions libres.

Chaque Archange, régent de saison, agit ainsi de concert avec l'Archange correspondant qui lui agit au travers du globe terrestre. Ils se “ tendent les seaux d'or ” successivement, l'un à l'autre dans le déroulement des saisons. L'été, Gabriel tend les forces de la nourriture à Raphaël qui atteint en automne son influence minimale. Raphaël transforme les forces de la nourriture en forces de guérison [que l'aliment soit ton médicament! ndt], qu'il tend à Uriel dont l'activité décline au même moment; puis Uriel façonne en hiver les forces de guérison en forces du penser. “ Le niveau inférieur de l'esprit ”, déclare Rudolf Steiner à ce propos, “ est une force qui guérit ”. C'est pour cela que le penser est si sain. Le penser épure, clarifie l'âme, car il procède d'une force thérapeutique. Uriel, quant à lui tend les forces du penser hivernales à Michel, dont l'influence décroît en hiver, qui les transforme à son tour en forces de mouvement et d'impulsion.

Cette impulsion qu'éveille la force du penser métamorphosée par Michel peut se développer dans deux directions: d'un côté, elle est une impulsion d'actes libres dans le domaine physique, au niveau duquel d'ailleurs se referme le cycle saisonnier; de l'autre, cette impulsion trouve une voie vers la connaissance, vers l'imagination, qui procède du Soi-Spirituel.



En tant qu'Archange le plus important pour le développement de l'humanité, Michel ne clôt pas seulement le cycle naturel annuel des saisons, il l'ouvre aussi vers un développement supérieur de l'homme. En effet, dans l'étape d'évolution qui va du Je au Soi Spirituel, le cycle saisonnier naturel se rompt, car cette étape présuppose avant tout un acte libre de l'homme. Il faut rappeler que le Je a été donné à l'homme. Certes, il devient actif par lui-même dans le cours de l'histoire, mais à l'origine, ce fut un  don des Esprits de la forme (Exusiaï) à l'homme. Le Soi Spirituel, par contre, l'homme doit l'acquérir par lui-même dès le début. Michel ne peut l'aider de manière directe, mais il peut bien plus lui en montrer l'imminence. Son geste “ montre ”.

Les forces de métamorphose de la nourriture, de la guérison, de la pensée et du mouvement se dispensent chaque année à nouveau, au moment où Michel tend “ son seau d'or ” de ses forces d'impulsion volontaire croissantes à Gabriel, dont les forces sont décroissantes. Lorsque les forces du vouloir s'emparent de la vie physique, Gabriel les métamorphose en forces de nourriture: et le cours naturel se poursuit.

Mais l'homme peut utiliser les forces d'impulsions volontaires mises à sa disposition par Michel pour entamer un développement supérieur des forces de connaissance, soulageant ainsi l'activité des Archanges. Par ce fait, l'homme devient coparticipant au développement de la Terre et de l'humanité.

Das Goetheanum,  n°52/53, 1990.


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Re: Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

Message par obsidienne le Mar 30 Sep - 2:05

Bonne trouvaille Archange ; merci cheers flower
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Re: Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

Message par Archange le Mer 1 Oct - 21:20

Very Happy quand on voit toute cette immense architecture cosmique cela inspire un profond respect, il n'y a que l'homme qui vive dans le désordre et tarde à s'adapter à son environnement naturel et cosmique, dans le livre "les êtres élémentaires" Steiner explique bien que ce qui vit en l'homme, ce qui se passe à l'intérieur de nous est d'une importance infinie pour l'univers, tout se répercute sur tout et finalement il n'y a pas lieu de croire que nous sommes des ermites inutiles malgré les apparences, comme le disait Krishnamurti: les enjeux sont bien trop immenses pour nous permettre de rester des êtres ordinaires qui ne se soucient de rien et ne font aucun effort! Ainsi la vie prend une signification si immense qu'on peine à en entrapercevoir les horizons infinis...

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Re: Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

Message par Graal le Jeu 2 Oct - 10:00

Pour moi, l'être que l'on rencontre après les épreuves du Néant est ce "Michaël". Mais cet être ne révèle ni son identité ni son nom... car on doit l'identifier et le reconnaître par soi-même comme toutes les entités qu'il m'ont été donné de rencontrer en décorporation et pour d'autres sans la décorporation.

Dès lors qu'on poursuit un chemin spirituel, un conflit s'engage véritablement en chacun qui est de se défaire des travers, des défauts, des immoralités, des méchancetés... d'un tas de déviances puis d'un autre le développement de ces facultés d'altruismes et de morales qui permettent de joindre toute notre attention qui aide, amplifie et amène à l'Eveil de conscience et de l'amour. Tout se fait progressivement ou plus rapidement suivant l'effort, les oeuvres , la motivation et la foi en Dieu qu'on y mets.

On a la représentation de l'archange Michaël affrontant et maîtrisant avec facilité le Dragon.
Il n'y a pas uniquement le Dragon mais aussi la Bête. Ce diable de la Bête est constitué de grandes têtes très colorées et alignées dont leurs visages ressemblent à des êtres humains mais sous une forme comme on pourrait en voir lors d'un dessin animé. Alors cette représentation de visages humains est plus caricaturés. A chaque base d'une de ces têtes était ligotée et ficelée par deux des petits enfants. Il y avait plusieurs têtes et lorsque je passais pour couper les liens de ces cordages,je déviais et j'évitais de me faire happer par une grande bouche. Une tête mesurait environ plus de 3 mètres de haut si mon souvenir est bon...
Ceci sera notre tâche d'effectuer personnellement ce combat qui consiste par sa propre volonté, par son amour et par sa compassion, à repousser ce diable du Dragon avec une "épée magique" pour délivrer son prochain des forces ténébreuses...
Cela s'effectue dans ce qu'on nomme le "bas-astral" ou plus précisément le lieu ou habite cette Entité en décorporation ou en sortie hors du corps. La condition et la situation doivent s'associer pour l'expérimentation de ce "combat spirituel"...voilà un peu Smile





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Re: Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

Message par obsidienne le Jeu 2 Oct - 11:36

Je pense que c'est en nous que s'opère le combat avant tout car il faut chasser nos mauvaise passions pour ne plus nourrir le dragon.

Le démon lui nous pousse vers le mal à notre insu il nous fait chuter, nous attire dans ses griffes que même sa gueule ouverte on l'a remarque pas ; il nous suggère que notre corps physique est le seul élément que nous avons.... ;
alors il est bon pour nous d'être toujours vigilant et d'avoir des pensées justes. C'est notre conscience qui nous sauvera et pour la faire évoluer il faut se servir de nos pensées sans relâche. Il faut investiguer sans cesse ; toujours se poser des questions et chercher les réponses d'arrache pied.

Michael envoie le fer cosmique dans nos tête pour nous ouvrir la conscience cheers
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obsidienne

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Re: Collaboration de l'homme à la victoire de Michaël contre le Dragon - Préparatifs pour l'institution d'une fête annuelle de Michaël au début de l'automne

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