"Lorsque tous les nœuds du corps sont dénoués, alors, même ici, dans cette vie humaine, le mortel devient immortel. C'est l'enseignement suprême."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

"Lorsque tous les nœuds du corps sont dénoués, alors, même ici, dans cette vie humaine, le mortel devient immortel. C'est l'enseignement suprême."

Message par Archange le Dim 7 Sep - 22:10

Lorsque tous les nœuds du corps sont dénoués, alors, même ici, dans cette vie humaine, le mortel devient immortel. C'est l'enseignement suprême.



Katha Upanishad











LE DÉNOUEMENT DES LIENS




Dans l'entrelacs, le fil se replie sur lui-même sous l'effet des forces de condensation, de cristallisation, d'agglomération. Il se produit alors un nœud qui va en quelque sorte bloquer l'énergie qui circulait dans le fil.


Sans ce processus, y aurait-il d'ailleurs manifestation ? Elle est la conséquence du premier désir, celui de se manifester, et tous les autres désirs en découlent. « Sur tes désirs-à-toi, les Dieux font des Nœuds et ce que tu croyais obtenir est “pas cela” ou “pas tout à fait ainsi”.(1) » Il y a toujours un décalage entre le désir et sa réalisation tant que toute chose n'est pas faite « pour le plaisir des Dieux.(1) »


A l'origine de notre manifestation, le désir premier est donc tout d'abord celui de naître. Nous avons vu, dans la première partie de ce livre, que l'âme était alors tissée dans le corps. Selon les légendes et les traditions de l'Ile de Pâques, on coupait le cordon ombilical du nouveau-né en suivant un rite précis, en récitant les chants sacrés, puis on le nouait « pour permettre à la force vitale, le Mana, de résider en son corps.(2) » « Le cordon ombilical incarne le lien par lequel la force de la création va emplir un être. Il est coupé d'une manière traditionnelle, propre à chaque famille. Un nom évoquant un principe est attaché à l'enfant, alors que le placenta nourricier est remis dans le Grand Océan primordial.(3) ». Et l'Ile de Pâques est elle-même le Nombril du Monde !


Mais le lien qu'est le nœud enchaîne ou unit selon le point de vue qu’on adopte.
Le Fidèle d’Amour laisse là toute raison pour suivre son Bien-Aimé qui l’unit à Lui :
« Quand il pille la caravane de la raison,



De Ses propres mains, il l’attache avec des nœuds.(4) »

L'extension indéfinie du Lien universel fait « Un le Tout (5) ». C'est pourquoi le Prophète ordonne :


« Ne rompez pas vos liens, ne vous détournez pas les uns des autres.
Soyez, ô serviteurs de Dieu, frères comme Dieu vous a ordonné de l'être ! (6) »


En revanche, le dénouement du lien qui enchaîne est une nécessité vitale, même si l'être dans son attachement à ce qui l'attache peut considérer cela comme un mal apparent. Dans le second, le Lien avec la Source ne peut être totalement rompu ; toute tentative en ce sens est vaine et souffrance inutile...


Le nœud du désir est une limitation. « Le mot chinois pour exprimer la limitation désigne proprement les nœuds qui partagent une tige de bambou (7) » et ces nœuds évoquent en Chine les états multiples de l'être. Ils sont aussi, sur la tige de bambou à neuf nœuds, les neuf chakras (8) à dénouer, à percer, à revivifier (9). Au bambou noueux s'oppose d'ailleurs le palmier idéalement sans courbure et sans nœud, dont le cœur est dirigé vers le haut. C'est l'arbre au pied duquel accouche l'être Vierge, sans notion ni désir, et au sommet de cet arbre le Phénix, sans cesse renaissant de ses cendres, fait son nid.


L'un des désirs naturels est celui du mariage en vue de la naissance des enfants. L'union de l'homme et de la femme est souvent comprise comme un lien devant, en principe, dans beaucoup de coutumes religieuses, rester indissoluble. Le nœud sacré du mariage est une expression qui a longtemps imagé cette croyance. L'homme et la femme qui s'épousent sont ainsi liés et leurs destins sont associés pour la vie entière. En Orient, on noue aux poignets des mariés un fil de coton blanc. En Extrême Orient les fils des destinées des deux époux deviennent un seul fil. Dans le Moyen Atlas marocain, on peut voir encore de nos jours des nœuds de branchage dans les arbustes ; ils correspondent à des promesses de mariage. Mais très souvent le mariage ne peut durer toute l'existence ; il faudrait pour cela que l'homme et la femme ne soient pas liés par des désirs compensatoires mais forment véritablement un couple qui réalise la totalité de l'amour (10).
Dans certaines civilisations, le vêtement même n'échappe pas à la symbolique. Chez les Dogons du Mali : « Le pantalon est fermé à l'aide d'une cordelette, car le sexe de l'homme est clos. Le nœud de fermeture est un symbole de l'amour, le bout droit de la corde étant l'homme, le gauche la femme.(11) »


Plus profondément, « de la tête au pied nous sommes nœud sur nœud (12) » ; ces nœuds maintiennent les liens. « Et doubles sont les manifestations de ces liens : liens de connivence et liens d’opposition. Peu importe l’un ou l’autre, chaque lien capte l’Energie pour des fins personnelles qui te dévient de la conscience du Flux. (13) » Les nœuds sont des imbroglios. « Conçois les imbroglios comme des déperditions d'Energie dont l'origine est justement le souhait de déperdition d'Energie car la Force de l'Energie peut effrayer par ses conséquences celui qui n'est pas prêt à l'admettre, à la respecter, à l'authentifier avec sa personne.(14) » Nous nous privons nous-mêmes de la Force de la Vie !


Comment revenir à l'état initial ? Qui a su nouer doit savoir dénouer.
La liberté, dans le concept védique, naît du relâchement des liens, des nœuds, des lacets
... Il s'agit d'être son propre fil : « si nous “connaissons notre soi” nous ne sommes pas, alors, le nœud, mais le fil sur lequel est fait un nœud ou sur lequel les perles sont enfilées (...) L'esprit est entravé seulement là et quand les nœuds de l'individualité sont noués ; celui-ci, comme notre vrai Soi, est la continuité du fil sur lequel les entités individuelles sont enfilées.(14) »


Le Bouddha, raconte-t-on, lorsqu'on lui demanda comment atteindre l'état qui était le sien, prit une ficelle, y fit quelques nœuds et la tendit à son interlocuteur. Que faut-il faire ? Dénouer ce qui est noué. C'est le dénouement des liens, mais les nœuds doivent être défaits dans l'ordre inverse qui les a produit(15), « ainsi nœud après nœud tu t'échappes du filet (16) ».


Le maître soufi Rumî enseigne que le joueur de naï taillant un roseau pour fabriquer son instrument doit creuser l'intérieur de la tige, qui est bouchée au niveau des nœuds, pour que le souffle puisse passer. Il en est ainsi des voiles de l'ego à enlever, les nafs.


Nous avons vu précédemment l'extrême beauté des entrelacs imaginés par les artistes de la Renaissance, entrelacs que l'on appelait nœuds. Au vrai, il n'y a point de « noeud » dans les tracés des entrelacs de Dürer (Knoten) et de Léonard de Vinci ou il y en a un seul ! Il y a un fil unique sur lequel il ne faut surtout pas tirer sous peine de transformer tout ce tracé en un nœud gordien incompréhensible et indémaillable que seule l'épée d'Alexandre le Grand pourrait trancher, faute de pouvoir procéder à son dénouement. Gordias, roi de Phrygie, avait attaché le timon de son char avec un nœud si compliqué que nul ne pouvait le défaire. Son fils Midas l'avait consacré dans le temple de Jupiter à Gordium et l'oracle avait prédit l'empire d'Asie à celui qui saurait le défaire ; nul n'y était parvenu. On ne pouvait en percevoir ni le début ni la fin avant qu'Alexandre ne le tranchât de son épée. Et en effet l'Empire lui revint, mais pour un temps si bref qu'il laisse à penser que sa méthode n'était pas juste !


La violence est-elle le meilleur moyen de parvenir au dénouement ? L'éclair de l'épée d'Alexandre, comme celui de son génie, avait-il pris la juste mesure de la question ? Le nœud gordien, représentant l'ensemble de la manifestation, est « sans commencement, ni fin ; c'est un nœud cosmique, de nature végétale, en relation avec un dieu céleste de la foudre, du tonnerre, de la lumière. On peut dire aussi bien que c'est un nœud de nature sociale, psychologique, culturelle (17). »


La violence coupe l'homme de l'Unité du Tout. La « Vie-haut-lance » peut-on décrypter. Ce qui donne une très grande amplitude à la vibration, mais ne retombe-t-on pas d'autant plus bas que l'on est monté plus haut ? Cela, très souvent, réveille la peur et provoque le désir du repli. Guerres et drames en naissent.


« L'homme, qui est la continuation organique du Logos, pense qu'il peut trancher cette continuité et exister séparé d'elle.(18) » C'est la racine de l'erreur, de l'ennuagement et l’origine des souffrances inutiles que l’homme s’impose à lui-même. « L’humain a une double tâche devenue maintenant, par l’oubli, celle de :
- "Re-trouver" le Lien perdu avec le Créateur dans et par son Microcosme, alors qu’il n’avait qu’à le faire fructifier selon Nature, et
- Découvrir et Créer le Lien avec le Macrocosme, car il fait partie du même Univers
.(19) »


L'attitude juste ne serait-elle pas de suivre le fil d'Ariane relié à la Source et reliant toutes choses à travers le nœud cosmique, que le mental humain transforme de simple spirale ou de simple labyrinthe à voie unique en dédale inextricable.


« Le Fil ainsi justement choisi de la Trame ne génère plus de Drames, mais est le Juste Conducteur : et ce Fil, d'ailleurs, est la Ducte.(20) »
L'Alchimie ne permet-elle pas de transmuter ce qui enchaîne en ce qui unit, de réconcilier les opposés ?

« Accéder au Brahman, c'est simplement franchir le nœud de l'individualité qui fait dire “le mien, moi ...”.(21) » Et les Uppanishad enseignent que, pour atteindre l'immortalité, il faut défaire le nœud (granthi) du cœur. Dans le langage populaire, « filer son nœud » signifie partir, mourir. Le dernier nœud dénoué, la mort survient, selon Abraham Aboulafia (22), tandis que dénouer les nœuds dans l'ordre inverse de celui dans lequel ils ont été élaborés est le chemin vers la libération pour le Bouddha, le dénouement ultime de cette intrigue qu'est la Vie en l'existence. La Mort à soi-même est le terme ultime des morts et ré-incarnements successifs. « C’est dans ce sens que la Mort est l’Alliée de la Vie lorsque naturellement et inévitablement le séjour sur Terre se termine : la mort délivre l’être du corps passager, le corps biologique aux cellules programmées selon la nécessité pour l’être d’un séjour sur la Terre et personne, aucun ré-incarné, ne peut échapper à cette alternance des cycles vie-mort, même les Bouddhas n’ont sur Terre qu’un droit de passage et doivent, à la Terre, restituer la part de matière qui les a fait naître visibles, même si leur corps en Esprit demeure toujours vivant et présent.(23) »

La Vie est, selon Shakespeare, « une pièce de théâtre » qui mène au dénouement final. Comment l'imager ? Dans la Langue Diplomatique, une étroite parenté n'est-elle pas frappante entre les mots dénouement et dénuement ? De « noue » à « nue » se résorbe et disparaît la lettre O, symbole de la manifestation, semblable au zéro représentant l'absence de quantité. L’être a assumé son eau, c’est-à-dire ses émotions. Etre nu, n'est-ce pas être sans nœud, sans désir, sans ce œ qui signe la manifestation ? O et E liés imagent la manifestation cyclique se déployant depuis l'axe du I sur les trois plans de l'être humain physique, émotionnel et mental symbolisés par les traits horizontaux du E (24).


Nœud peut donc se décrypter : l'énergie (N) se manifestant (Œ) ou D, quatrième lettre de l'alphabet, lettre terrestre par excellence avec sa panse rebondit qui vient enfler l'axe du I. Le passage se fait en quelque sorte de la « nœudité » à la nudité. Et Nu, l'Energie dans la totale ouverture au Ciel. Adam et Eve, au Paradis terrestre, n'étaient-ils pas nus, dans la totale nudité, leur nu-déité, c’est-à-dire sans concept, sans notion de bien ou de mal (25) ?


Par le dépouillement de tout ce qui est autre que Lui, le Seigneur de tous les Seigneurs, par la nudité, se fait le retour au divin ! Plus de tenue, si ce n'est toi nu ! Et moins encore de re-tenu, mais la chose de toi nue. Nudité du corps en dénouant cette honte d'être animal ; nudité du cœur dénouant tout ce qui est émotivité malsaine ; nudité mentale de celui qui n'a plus de notions ! C'est là le véritable a-boutissement de l'existence, car le dénouement (d'E-nouement) montre bien que le nœud est immédiat dès que se fait la manifestation, dès que la Vie jaillit qui se mue en existence...


Encore faut-il distinguer le nœud juste qui ne lie pas du lien qui enchaîne !





Le nœud d'Isis. Egypte, Basse Epoque. British Museum de Londres.



Parmi toutes les représentations symboliques, le nœud d'Isis, dans l'ancienne Egypte, a une place particulière par sa forme et sa signification. Il a la forme de la croix ansée de l'ancienne Ta-meri, la « terre aimant », l'Egypte actuelle ; il symbolise l'immortalité. Ce nœud magique est appelé Nem Ankh, ce qui signifie “Le Vivant”. « Les trois lettres du signe ânkh, â n kh expriment la vie manifestée.(26) » Les rois et reines qui la portent ou qui la reçoivent des dieux reçoivent ainsi en présent, selon l'expression consacrée, le « renouvellement de millions d'années » de vie. Ce n'est donc pas un nœud ordinaire !


« Cette boucle symbolise l'essence infinie de l'énergie vitale, identifiée à Isis, d'où découle toute manifestation de vie.(27) » Lors de leur intronisation, de leur baptême, les Pharaons « Maîtres des deux Terres », c'est-à-dire symboliquement de la dualité, accédaient au rang d'immortels parce qu'ils suivaient le modèle cosmique ; ils recevaient alors une pluie de croix de vie que déversaient sur eux Thot (28), le dieu à tête d'Ibis (29), et Horus (30), le dieu à tête de Faucon (31).


« Le nœud d'Isis, avec cette sorte de lacet qui entoure les branches et l'anneau de la croix, comme des cheveux entrelacés ou tressés, est d'une signification plus complexe. Il ajoute au sens de signe de vie et d'immortalité le sens des liens qui rattachent à la vie mortelle et terrestre et qu'il importe de dénouer pour accéder à l'immortalité.(32) » Le nœud est la clef de la porte du tombeau et le « dénouement » est la Libération puisque l'Energie circule alors tout comme les chakras dénoués de la colonne vertébrale permettent la juste inspiration, l'illumination.


Comment faire retour à Atoum, l'Un primordial, le « jamais né » « au nom caché » dont « Râ (33) est la tête » et dont « Ptah (34) est le corps (35) » ?





La croix ansée tenant dans chacune de ses mains le ouast ou ushabti.


Détail d'un bas-relief. Temple d'Amon-Rê à Karnak.[/center
 

Correspondance au sujet de la Croix Ansée :

“En visitant votre site, j'ai découvert un bas-relief qui m'intéresse beaucoup et je me demandais si vous ne pourriez pas me fournir un peu plus de détails concernant l'image suivante. Dans votre article, il n'y a rien concernant le symbolisme qui se rattache à cette croix ansée, présenté d’une façon tout à fait inhabituel. Alors, si vous pouviez m'éclairer davantage ou alors me fournir une référence sur l’origine de cette image, ce serais grandement apprécié.


Merci d'avance, »


[b]J. L. 933]« Bonjour Madame,

Cette photographie a été prise il y a quelques années à Karnak lors d'un voyage en Égypte (photo Mnémosyne). Je ne suis pas "égyptologues" et ce que je peux vous dire provient d'Enseignements qui m'ont été communiqués.

Le Trou de la Croix Ansée, c'est le vide intérieur, le Rien, Source de l'Axe unitaire. La personnification de la croix par les deux bras, indique que le Connaissant, résidant dans l'Unité, dans l'Unique-sans-second, tien bien en main le binaire de la Manifestation. Le Soufi dirait que, résidant dans l'Unique, Il voyage dans l'Unicité, dans le "Multiple -Unitif".

Les deux bras semble lestés aux coudes : il peut s'agir d'une évocation de la peséé des âmes.

La grande barre horizontale forme avec l'axe vertical, le Tau. A ce sujet, voici un extrait de mon prochain livre, La Vie Re-Suscité" (à paraître) :

"Le Tau (T) sur lequel les criminels, ou ceux considérés comme tels, étaient suppliciés au temps de l’incarnation terrestre du Rabbi Iéshoua‘, est différent de la représentation conventionnelle qu’on fait de la croix. Ce n’est pas pour rien que le dernier Signe de l’alephbeith hébreu est le Tâv, dont le kabbaliste nous dit qu’elle est, cette auth, « la Résistance universelle à la vie universelle, qui s'oppose à elle-même pour se contenir, qui engendre la non-conscience, et se perçoit ainsi dans sa sublime totalité. »

Dit encore autrement dans le même esprit, « Le Taw, cette dernière lettre de l’alphabet, est une position de résistance totale, irréductible. [2] » Cette auth est à rapprocher du T dont la barre horizontale marque, dans la hiéroglyphie française, la coupure d’avec le Ciel et l’axe vertical coupé ainsi du Principe.

Avec son image inversée, il donne la croix + et, dans les graphies anciennes, le Tâv était une croix. La valeur de cette auth est 400 : Nous entrons profondément dans le mystère de la crucifixion et de la résurrection à travers ce processus cosmique décryptable par le Kabbaliste : « L’absorption du Yod [10] par l’action de la pensée est un aspect de l’inertie, et la force d’inertie est un aspect de la puissance omniprésente du 2 : c’est le 4. Le 400 est le poids et la masse en quoi l’existence transforme la vie. Car ce qui existe tend à se sentir exister davantage, et à cet effet, accumule, absorbe et transforme à sa mesure l’immesurable. C’est par l’inexorable résistance du 2 à l’échelle cosmique : le Taw, le 400, que la vie est faite de tout ce qui meurt. » Dans la hiéroglyphie, la barre de l’axe qui joint le Ciel à la Terre, le I, est isolé de la Source céleste par la barre horizontale du T. C’est sur le Tau que les gnostiques représentaient le Christ crucifié sous l’aspect du Serpent d’airain . "


Le 3 avril 2008


« Voici, vous dite : La personnification de la croix par les deux bras, indique que le Connaissant, résidant dans l'Unité, dans l'Unique-sans-second, tient bien en main le binaire de la Manifestation. Je comprends l'idée du binaire toutefois, le fait qu'il y ait deux sceptres ouas et que le symbolisme de ce dernier est justement le passage de l'unique au binaire, serait-il possible que le fait d’avoir deux sceptres puisse évoquer le nombre 4. On aurait donc le cercle zéro évoquant le vide infini, tenant en main le carrée 4 évoquant le fini. Ainsi on pourrait parler d'une image de fusion entre l'esprit et le corps. Si on ajoute l’idée de la justice, avec l’image de la pesée, alors on aurait quelque chose comme : seule la justice peut réunir les opposés. » J. L.


réponse le 4 avril 2008 :

« Oui, effectivement, "Tout est nombre" et votre interprétation est tout à fait juste à mon point de vue. Le 4, le quadrangle, le carré symbolise traditionnellement la Terre. C'est ainsi l'image de l'Unité-Duelle du Fini et de l'Infini qui est donné. La conclusion est correcte et je la partage en soulignant que les opposés sont en réalité complémentaires, le créateur n'ayant d'existence que par la créature, le Un par le Tout et le Vide par la Plénitude.

Il serait intéressant de connaître la traduction des deux inscriptions hiéroglyphiques qui accompagnent cette représentation. L'une est coupée, mais sans doute cette image a-t-elle été répertoriée par les spécialistes. La coupelle en bas semble représenter une barque voguant sur les flots. Cette croix ansée pourrait être une représentation symbolique d'Osiris... R. R. M. »


8 avril 2008

« Formidable, je crois que vous avez raison concernant le personnage d'Osiris, je ne m'étais pas arrêté à cet aspect et je suis de votre avis. Évidemment, moi aussi, j’aimerais bien connaître la signification des hiéroglyphes, et tous ce qui se trouvent aux alentours, mais ou se trouve le répertoire ?… J. L.»

« Dénoue tes liens, délie les boucles de Nephtys » dit Le Livre des Morts égyptien (36). Nephtys, l'un des quatre principes féminins de la nature, est l'épouse de Seth, le principe destructeur, séparateur. Dans une longue quête, Isis a rassemblé les morceaux du corps d'Osiris tué par Seth et dispersés sur toute l'Egypte. Elle lui a réinsufflé la vie et a conçu de lui Horus, futur vainqueur de Seth. Les rites osiriens enseignaient le moyen d'obtenir l'immortalité, mais pour que l'étincelle divine innée emprisonnée au plus profond du corps périssable transforme celui-ci en corps conscient, en « chair d'or (37) », il faut que Râ « dénoue les câbles », « dénoue les nœuds ». Râ, l'âme solaire universelle (38), doit absorber, dissoudre la partie osirienne de l'âme humaine magnétisée à la terre et cause de la dualité. Toute l'alchimie est incluse dans cet enseignement né dans le pays de la terre noire, Kemit, appelé Khimia par les Grecs, El Kymia en arabe, et nous avons là la racine même du mot alchimie.

Cette vérité s'est ensablée dans le cœur de l'homme dans le même temps où les dieux incompris se taisaient, où les temples disparaissaient sous les sables et que les hiéroglyphes devenaient muets.

La croix de vie, cette boucle liée, n'est pas rompue par la mort, « la mort ne coupe point la corde, dont le déroulement se continue dans la Douat, préparant la prochaine boucle jusqu'à la dissolution finale de la corde (39) », c'est-à-dire la volonté d'existence du moi. Ainsi cette volonté est-elle cause des successifs « ré-incarnements (40) » de l'âme jusqu'à la Libération, la dissolution finale de la corde que l'on voit si souvent représentée dans les tombeaux funéraires de la Vallée des Morts. C’est pourquoi : « il ne faut pas confondre la Mort à l’Actif de la Vie, c’est-à-dire la restitution du véhicule de chair, avec le Mal "qui fait mourir à tout de qui Est la Vie"… !

La Mort en tant que restitution du corps d’expérience, le corps de chair, ne fait pas mourir… le Mal fait mourir avant même la restitution.(41) »





Détail d'un bas-relief. Temple d'Amon-Rê à Karnak.



Sma, représente l'union du cœur et du poumon ; l'Artère représente sans doute le Nil au bout duquel se trouve, comme un delta, le cœur. L'ensemble forme l'axe unitaire de la manifestation et l'unité de l'Egypte. Le lien unit le papyrus et le lotus, c'est-à-dire les Deux Terres, la Basse et la Haute Egypte, symbole du dualisme de cette manifestation. Sma taoui est l'alliance des Deux-Terres ainsi représentée. Le dieu du Nil en crue, Hapi, est androgyne, il possède un corps d'homme mais des seins de nourrice et un ventre maternel. Il est équivalent en cela à la Nature naturante. Il est représenté de chaque côté tenant d'une main le papyrus ou le lotus et serrant le lien de l'autre main.




Karnak, sanctuaire d'Amon.

Détail des bas-reliefs qui ornent les murs.

Thot et Orus déversent des Croix de Vie au-dessus de la reine Hatchepsout (XVIIIe dynastie)

dont le dessin a été martelé probablement par son successeur Thoutmosis III.
Additif



Marie qui défait les noeuds.


Dans le christianisme populaire, il existe une prière à "Marie qui défait les noeuds" :


"...Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les noeuds de la vie de tes enfants, je dépose le ruban de ma vie dans tes mains.
Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à ton aide miséricordieuse.
Dans tes mains, il n'y a pas un seul noeud quine puisse être défait..."



Peut-être vaudrait-il mieux demander la force et la tenacité pour défaire soi-même les "noeuds" qui sont la conséquence d enos erreurs!


(1) Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage - Le Point d'Eau, 1990, p. 333.

(2) LE CALVEZ François, MONCONDUIT Daniel et VAN DEN HEEDE Patrick - Ile de Pâques : à la rencontre du Mana - A. Michel, 1993, p. 25.

(3) Ibidem, p. 45.

(4) SHABESTARI, Mahmûd – La Roseraie du Mystère – Sindbad, 1991, p. 75.

(5) Apophtegme gnostique.

(6) AL SULAMI - Futuwah : traité de chevalerie soufie - A. Michel, 1989, p. 130.

(7) Yi King - 60 : Tsie / La limitation.

(8) Les 9 chakras du corps subtil (Bhâvanrâ-Upanishad).

(9) Voir GRANET, P. - La pensée chinoise.

(10) Voir MONIN, Emmanuel-Yves - La Voie du Couple - Op. cit.

(11) GRIAULE, Marcel - Dieu d'eau - Ed. Fayard, p. 88.

(12) 'ATTAR - Le Livre des Secrets - Op. cit., p. 38.

(13) MONIN, Emmanuel-Yves - Conférence inédite.

(14) COOMARASWAMY, Ananda - The Iconography of Dürer's Knot and Leonardo's Concatenation - Détroit Institute of Art.

(15) Surangama-sûtra.

(16) 'ATTAR - Le Livre des Secrets - Op. cit., p. 102.

(17) DÉONNA - Revue des études grecques - Paris, 1918, p. 55.

(18) HÉRACLITE - Fragment 2.

(19) PLATON, le Karuna – Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de Demain – Nice : Les Editions de la Promesse, 2000, p. 54.

(20) Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage - Op. cit., p. 167.

(21) BHARTRHARI - Vakya padiya bhammakanda.

(22) L'Epître des sept voies - Ed. de l'Eclat, 1985.

(23) PLATON, Karuna - Extrait du Livre Précieux de la Vie et de la Mort, p. 12. Cité dans Lettre ouverte à l’Ami sur le Chemin - Nice, Les Editions de la Promesse, 1998, p. 95.

(24) Voir Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux - Op. cit. ; et Le Miroir, symbole des symboles - Op. cit.

(25) Nœud se prononce pratiquement comme la négation ne. En Anglais knot marque aussi cette négation. En Espagnol, nœud se dit nudo, et nu, desnudo, équivalent à dénouer.

(26) SCHWALLER DE LUBICZ - Her-Bak “Disciple” - Flammarion, 1956, p. 464.

(27) CHEVALIER, Jean et GHEERBRANT, Alain - Dictionnaire des Symboles - R. Laffont, 1982, p. 49.

(28) Thot enseigna aux hommes le jeu des nombres, les lois de la géométrie, de l'arpentage et de la musique. On lui doit la transcription des lois, la science des symboles et les secrets des hiéroglyphes. Intermédiaire entre le ciel et la terre, il est le « messager d'Horus », la « langue de Ptah » qui formule les paroles de la « bouche créatrice ».

(29) I-bis : le dualisme de la manifestation.

(30) Cœur et verbe immanent de Râ.

(31) Voir par exemple cette scène représentée dans le temple d'Amon-Rê à Karnak. Un détail des bas-reliefs nous montre la reine Hatchepsout (XVIIIe dynastie), dont le corps a été martelé par la suite, sur laquelle les deux dieux déversent les croix de vie. Ce rite royal a été usurpé ensuite par des personnages subalternes. On peut voir la même scène peinte sur un papyrus (Musée du Caire) avec, recevant cette pluie, la chanteuse d'Amon, Herouben (XXIe dynastie). Voir sur ce sujet DAUMAS, Françoise - La Civilisation de l'Egypte pharaonique - Arthaud, 1971.

(32) CHEVALIER, Jean et GHEERBRANT, Alain - Dictionnaire des Symboles - Op. cit., p. 49.

(33) Le Réel, c'est Râ-El, le Soleil de Dieu. La coupe du Saint Graal est celle du « SanG? Réal, du SanG? Réel » (Emmanuel-Yves Monin - Conférence inédite). Graal : Génére le Soleil de Dieu, G-Ra-Al. Al, El, Il sont des Noms de Dieu.

(34) Le créateur de la terre, le feu céleste descendu en terre originelle surgit du chaos.

(35) « Amon-Râ-Ptah, trois en un », triade imageant le Principe créateur. Voir La Métaphysique des Chiffres - Op. cit.

(36) KOLPAKTCHY, Grégoire - Livre des Morts des Anciens Egyptiens - Stock, 1996.

(37) « Les chairs des immortels sont en or ». (Inscription de Redesiyeh. Nouvel Empire).

(38) Râ-Atoum, celui « qui se crée lui-même » (Livre des Morts égyptien - Op. cit.).

(39 SCHWALLER DE LUBICZ - Her-Bak “Disciple” - Op. cit., p. 266.

(40) Expression employée par Karuna Platon- Op. cit .

(41) PLATON - L’Articulation du Monde - Nice, Les Editions de la Promesse, 1999, p. 112.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: "Lorsque tous les nœuds du corps sont dénoués, alors, même ici, dans cette vie humaine, le mortel devient immortel. C'est l'enseignement suprême."

Message par Archange le Dim 7 Sep - 22:20

LE SENS DES ENTRELACS




Dans les loges maçonniques véritables, les cordons entrelacés peints sur les murs ou sur les habits symbolisent les liens qui unissent entre eux les membres de la loge jusqu'à la mort ; ils sont dénommés justement lacs d'amour. Amor, A privatif de mort comme le disent les trouvères de tous les temps en maintenant la Langue véritable.
Quant aux familiers de cette Langue, en prononçant entrelacs, ils entendront justement « entre là », dans cette manifestation ! Cela s'adresse-t-il à l'âme précipitée dans la Matière dense et qui tourne en rond dans l'univers des sens sans jamais trouver de fin à ce qui n'a pas de début ?
Pour décrocher dans ce centre-trou autour duquel tournent les boucles entrelacées, faut-il entendre « entre lassé » ? Lac s'épelle justement L-A-C : est lassé ! Ou encore « est le assez ». Jeux de mots de la Langue Diplomatique qu'entendra peut-être celui qui souffre de trop de maux dans le tourbillon des entrelacs de son existence !

Ou bien encore peut-on décrypter entre-lacs, ce qui est entre les lacs, les lacets de l'entrelacs, non point les nœuds eux-mêmes, mais l'espace blanc entre le noir déroulement du lacet, comme les intervalles entre les rayons de la roue. Ils sont de même nature que ce cercle central que l'on peut voir comme un trou, un abîme, un risque, alors que le déroulement du lacet reste rassurant, sécurisant.

Dans l'entrelacs simple à un fil, la pelote dévidée peut être simplement rembobinée et mieux encore, le tricot peut être détricoté ! La forme transitoire disparaît pour une nouvelle réutilisation du fil. Mais la complexité est à l'œuvre, dans les représentations graphiques, dans les arts comme dans l'existence.

Les enluminures irlandaises (1) et l'art celtique en général ont fait un important usage des représentations (re-présent-é) d'entrelacs. Toutes sont précédées de l'observation de la Nature. Le lierre tisse ses entrelacs autour du tronc de l'arbre qu'il finira tôt ou tard par étouffer.





Entrelacs de racines dénudées par l'érosion.

 

Dans le végétal, la puissance du pulsif de vie qui monte de la terre se fige dans les entrelacements des racines, dans la souplesse ou la rigidité des lierres, des glycines et des lianes de toutes sortes. Tout végétal matérialise cette force de vie attirée irrésistiblement par le ciel. Qui n'a vu les racines particulièrement tourmentées et impressionnantes des arbres du Mont-Beuvray, haut lieu de l'antique Gaule où l'énergie de la Vouivre, encore appelée Wivre ou Guivre, est d'une force particulière.

L'animal, lui, dans sa mobilité, se déplace en suivant tout naturellement les ondes d'énergie qui sillonnent la Terre-Mère, les courants telluriques de la Vouivre. L'homme agit de même dans ses migrations, au cours de ses nomadismes lorsque, non encore dénaturé, il reste ouvert aux appels de la vie.

La complexité extrême de la nature transforme l'entrelacs en enchevêtrement et l'être alors ne peut plus s'élever du terrestre au céleste, il reste prisonnier de ses liens. Dans l'ancienne Egypte, les osiris végétants étaient pétris avec des grains qui, en germant, montraient combien ce dieu était alors lié au cycle végétal, au cycle des morts et des renaissances.

Ce stade est souvent illustré par des enchevêtrements de lianes, de branches, et même de serpents comme ceux de la chevelure de la Gorgone semblable à ceux des rassemblements de serpents à la saison des amours !

Qui n'a observé les entrelacs de la glycine ?

« En général les Sages considérant les entrelacs comme des préoccupations ont tendance à faire des études pour couper la racine des Entrelacs et ils n'apprennent pas à couper les Entrelacs d'avec les entrelacs.
Ils ignorent aussi que les Entrelacs s'entrelacent avec les entrelacs.
Comment sauraient-ils par hasard que les événements se transmettent d'Entrelacs à Entrelacs ?
Rares sont ceux qui savent que les événements transmis sont des Entrelacs de Glycine.
Personne n'y prête l'oreille.
Nul ne l'exprime encore.
Peu en font la preuve (2) »

Cet enseignement actuel reprend, en parlant des entrelacs de la glycine, l'enseignement zen de Dôgen, moine japonais du XIIIème siècle, qui parle, lui, des lianes :

« En général, l'étude à laquelle s'adonnent tous les sages consiste à trancher la racine des “lianes”, mais ils ne réalisent pas que trancher signifie séparer les lianes les unes des autres. Comment, dès lors, pourraient-ils comprendre que la transmission se fait continuellement par les lianes, et dans les lianes ? Rares sont ceux qui savent que la transmission de la Loi n'est pas distincte de ces lianes.(3) »

La libération des liens nécessite-elle de couper à la racine les attachements humains, entrelacs dommageables et aliénants ?
Rien n'est moins sûr...

Cela est peut-être impossible d'ailleurs, ou traumatisant, voire stérilisant. Car en effet, le jeu de la vie implique ces entrelacs de lianes, de lierres ou de glycines. Tout est dans le discernement. Certains êtres peuvent à l'évidence, aux yeux du Maître véritable, ne rien avoir à faire effectivement ensemble. Mais s'agit-il alors de couper brutalement les lianes pour les séparer ? Le respect profond de la vie l'interdit. Il suffit peut-être de les écarter simplement l'une de l'autre pour leur permettre de vivre leurs justes entrelacs avec d'autres lianes, du moins le temps nécessaire à l'enrichissement de chacun. Et les racines ne sont pas à trancher puisqu'elles puisent dans l'humus humain la nourriture pour la vie, la croissance, l'épanouissement et la floraison. Alors, « les lianes serpenteront, les sources jailliront (4) ».

Si l'on veut bien considérer le déroulement d'une vie humaine comme un entrelacs, que se passe-t-il lors d'une rencontre ? L'entrelacs de l'un s'entrelace à celui de l'autre dans l'instant, puis chacun suit le chemin de sa propre vie. Les vies riches et passionnées se nourrissent ainsi de multiples entrelacs qui dessinent leurs orbes dans un foisonnement grandiose. Lorsqu'une relation est durable et continue, deux entrelacs se marient, excluant parfois d'autres entrelacs possibles qu'ils évitent, pauvre dessin sans ampleur, réduction peut-être du souffle de la vie, ou bien justesse. C'est selon. Qui peut savoir ? Il arrive cependant assez souvent que l'un des deux étouffe l'autre, se nourrisse de sa substance en le parasitant comme « la liane maluva, étranglant un arbre sal ».
Ou bien encore les deux entrelacs s'écartent et se rejoignent tour à tour.

Comme l'énonce la chanson :
« Nul ne sait où il va

Dans tous ces entrelacs
Mais c'est le Jeu de la Loi
Qui vous guidera (5). »


Lorsque les choses sont vues de haut, du point cinq qui s'extrait du quaternaire terrestre (6), le sommet de la pyramide à base carrée, le jeu de tous ces entrelacs révèle son dessein, son intelligence. Alors, contrairement à l'affirmation sommaire de cette chanson, se révèle le but ultime de cette danse, le retour au Point Source de cette multitude d'entrelacs, l'arrêt de la manifestation, de la Roue, pour la juste Manifestation depuis « l'Ego Centre de l'Unique (7) ».

« Rien n'est à retrancher de la divine cause (8). » C'est pourquoi, il n'y a rien à couper, rien à trancher, mais il y a au contraire à remettre chaque chose, chaque être à sa juste place. Le jeu de la Loi, la transmission de la Loi, les Evénements qui prennent apparence de hasard, tout cela n'est qu'entrelacs d'entrelacs, tissage de lianes...

Le petit ego, pris dans les nœuds des entrelacs d'entrelacs et qui ne peut s'en extraire pour accéder à l'Intelligence qui en tisse la trame, s'affole, veut couper la racine de l'entrelacs de l'autre, veut l'empêcher de suivre le mouvement qui l’éloigne et l'amène vers d'autres entrelacs qu'il jalouse. Il ne voit pas que celui qui s'éloigne aujourd'hui sera ramené demain par le mouvement de la vie pour un nouvel entrelacement encore plus beau peut-être, si cela doit être. Et si cela ne doit pas être, l'effort est vain, la souffrance inutile... Qui peut aller contre le dessein de la Vie ? La Vie Est Intelligence manifestée.

L'ego nomme la multitude de ses entrelacs d'entrelacs, chaos, puisqu'il n'en perçoit pas l'ordre. Ce chaos que les physiciens perçoivent au cœur du déterminisme des lois parcellaires qu'ils énoncent, est la sublime liberté de la création... Et la mathématique du chaos découvre un ordre caché derrière cette apparence...

Qui voit les choses de haut joue le jeu des entrelacs et danse sa vie, ou mieux encore laisse la Vie se danser. Les pas de danse sont entrelacs et seule la danse compte. On s'enlace, puis on s'en lasse, dit l'humoriste ! Qui voudrait danser éternellement le pas répétitif de la même danse, et qui plus est, avec un seul et unique partenaire ? La Vie est toujours neuve, foisonnement d'entrelacs nouveaux...

Très souvent, l'ego affolé tire sur le fil et cela fait « un beau sac de nœuds », comme le dit l'expression populaire ! Il ne faut pas trop tirer sur la ficelle, elle casse, et c'est souffrance inutile. La vie est dénouement des liens pour la danse qui traverse l'être, trans-en-dans(c)e dit la Langue sacrée !

Pris au jeu, sans la conscience du jeu, chacun est comme grisé par le mouvement de l'entrelacs et n'en cherche plus ni le sens, ni le centre, ni la raison d'être. Il succombe au vertige sans rester, comme le Derviche Tourneur, dans le centre immobile de soi-même, au cœur du tourbillon, dans l'œil du cyclone, capable d'un arrêt immédiat. Le grand Art étant de savoir arrêter !

Ce qui est primordial, ce n'est pas l'histoire individuelle de chaque entrelacs, c'est la Source d'où jaillissent ces entrelacs. Jamais la compréhension du processus ne sera le fruit d'une recherche, d'un raisonnement, d'une mentalisation. Les pensées humaines, au contraire, loin de simplifier les choses, par elles-mêmes ordonnées, ne font qu'embrouiller encore davantage l'écheveau. « Les pensées humaines se transformant sans cesse par effet de Nature, tout paramètre déclenchant de nouveaux paramètres qui s'enchevêtrent les uns aux autres, quels inextricables “entrelacs de la glycine”, quel “nœud gordien”, quelles inextricables têtes de l'Hydre de Lern (9) ! » Alors, ces têtes de l'Hydre, il s'agit de les couper toutes d'un seul coup, ou bien de les faire dépérir toutes ensembles. Entre ces deux méthodes, c'est le Nagual, le Guide, le Serviteur de Lumière qui choisit... Ou plutôt, l'une des méthodes s'impose à lui.

Cependant, il suffit de savoir que chaque chose a sa raison d'être, sa nécessité. C'est pourquoi il est dit : « voyez le Liage entre les choses : ne perdez pas le Fil de l'Entrelacs : les Entrelacs ont Raison d'Etre pour le Retour conscient à l'Entière Conscience.(10) »
Mais la complexité de l'entrelacs créationnel peut affoler celui qui n'accepte pas humblement d'être une goutte d'eau dans l'océan et qui borne son horizon à l'étroitesse de son mental conditionné.

Lorsque l'entrelacs n'est plus harmonie mais enchevêtrement, que faut-il faire ?

« “Dévidez la pelote de fil de son enchevêtrement”

Voyez-là déjà, au départ, bien enroulée et voyez dans cet enroulement le travail de yoga de Kundalini, celui du Serpent.
Ne supportez pas un seul instant d'être enchevêtrés et de vivre à travers les barrières de ce champ d'enchevêtrement.(12) »
La voix intérieure est souvent le guide le plus sûr, ou bien son relais passe par celle du Guide extérieur.

« Certes il est des moments où, venue des profondeurs de lui-même, une Voix Divine sait lui conseiller l'Activité juste à faire, la Parole juste à dire, le Lieu juste où aller : mais cette Voix se perd dans la multitude des voix qui s'enchevêtrent pour l'enchevêtrer.(13) »
Du Point central immobile, la Roue de l'univers manifesté révèle ce qui est : « l'Unité est permanente, quels que soient les entrelacs qu'Elle présente pour imager les moyens de l'apercevoir, de la percevoir. »
Et qu'est l'Unité ?
Les aborigènes australiens nous le disent : « L'UN est essence, créativité, pureté, amour, énergie illimitée et sans frein
.(14) »

Quel est le Principe unificateur?
« Le "Je suis" Unifie tous les êtres à Lui... le Vivant. (15) »



(1) Voir HENRY, François - L'Art irlandais - Ed. Zodiaque, 3 vol., 1963-1964.
(2) MONIN, Emmanuel-Yves - Le Livre des Evidences - Inédit.
(3) DOGEN - La Vision immédiate - Le Mail, 1987, p.34.
(4) BÂ, Hamadou-Hampaté - L'Eclat de la grande étoile - Classiques africains, diffusé par Les Belles Lettres, 1974, p.137.
(5) Entrez dans la Danse - Paroles de Merilla LAVENANT et de Kinthia APPAVOU.
(6) KARUNA - L'Instruction du Verseur d'Eau - Op. cit.
(7) MONIN, Emmanuel-Yves - Confèrence inédite.
(8) MONIN, Emmanuel-Yves - La Voie du Couple - Op. cit., p. 183.
(9 Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage - Op. cit., 1990, p. 133.
(10) KARUNA - Les Paroles du Cœur Céleste - EIPACIAUM, p. 7.
(11) Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage - Op. cit., p. 21.
(12) MONIN, Emmanuel-Yves - Le Clan des Femmes Sauvages - Auto-édition, 1994, p.154.
(13) MORGAN, Mario - Message des Hommes Vrais au monde mutant - Editions J'ai lu - 1995, p. 194.
(14) PLATON, le Karuna, Livre Précieux de la Vie et de la Mort, à paraître, cité dans Cahier de Noël 2000, Nice : Editions de la Promesse, 2000, p. 34.







_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: "Lorsque tous les nœuds du corps sont dénoués, alors, même ici, dans cette vie humaine, le mortel devient immortel. C'est l'enseignement suprême."

Message par Archange le Dim 7 Sep - 22:48





Les noeuds



Lorsque la kundalinî atteint l'âjnâ-chakra, la personne est au-delà des tattvas ou éléments, installée dans son propre Moi. Le risque de retomber dans le piège des hauts et des bas émotionnels disparaît. Dans la terminologie tantrique, les trois noeuds :


-        Brahrnâ granthi (noeud de Brahrnâ)

-        Vishnu granthi (noeud de Vishnu)

-        Rudra granthi (noeud de Rudra ou Shiva)


Sont désormais dénoués.
La réalité phénoménale est envahie par l'Énergie divine, et le Moi s'installe dans une enveloppe de béatitude (Ânandamayi kosha).


Brahmâ granthi,


Le premier noeud, est situé dans le premier chakra, le mûlâdhara. Bien que cet emplacement soit celui indiqué par le Jâbâla upanishad et par la Yogashikhaupanishad, d'autres textes tantriques le placent dans la région du nombril, puisqu'il s'agit du noeud de samsâra, le monde des « noms et des formes » (nârnarûpa). Ce monde représente le premier obstacle dans la croissance de la spiritualité du Moi individuel, ou jîva. C'est là que se trouve agni tattva (l'élément feu), produit de la sous catégorie appelée rûpa (forme) tanmatra. Ce noeud représente le premier obstacle dans l'ascension de la kundalinî dont il bloque l'ascension vers les centres plus élevés. Brahrnâ est le créateur de ce monde de noms et de formes, et c’est la raison pour laquelle ce noeud est appelé noeud de Brahmâ.

Le monde des noms et des formes pénètre en nous par les cinq organes des sens (les yeux, les oreilles, le nez, la langue et la peau), que l'on appelle en langage tantrique les « cinq fenêtres ». Ce monde occupe une grande partie de notre conscience il crée les ambitions et les désirs et il prend l’esprit au piège. En déliant ce noeud, on se libère des attachements; il est impossible de méditer de manière efficace tant qu’on ne l’a pas fait. Ce noeud est source de nervosité et empêche l'esprit de se concentrer (ekagra). En fermant les cinq fenêtres par la pratique constante de pratyâhâra (retrait volontaire des organes des sens), on peut maîtriser l'esprit. Lorsque le fonctionnement chimique de)'organisme est purifié par la pratique du nâdi shodhana, l'énergie s'élève et Ion peut alors dénouer le noeud. Avant d'atteindre ce stade, toutefois, il faut pratiquer les cinq yamas et niyamas ou « contraintes », et parvenir à une

: Âsana (position) stable, dans laquelle on peut rester pendant un long moment. Lorsque le pratiquant est devenu adepte de nâdi shodhana et de praryâhâra, il peut commencer à méditer sur les chakras. En partant du premier chakra, on doit pratiquer la visualisation en reconstruisant mentalement les dessins des chakras. Cela doit être fait dans un environnement naturel adapté, la présence d'un gourou expérimenté, correctement initié, dont la présence : procure calme et tranquillité d'esprit. La foi dans le gourou ou la grâce de : kundalinî peut produire des miracles, et permettre de dénouer le noeud. Une fois que la kundalinî est passée et a dénoué le noeud de Brahmâ, le yogi est centré et les images du monde des noms et des formes ne viennent pas interrompre sa méditation.

Vishnu granthi est situé dans la zone de l'anâhata-chakra (ou chakra du coeur). Il constitue l'obstacle suivant au passage de la kundalinî. Ce noeud produit de la compassion (karuna), un attachement au bien cosmique et un sincère désir de venir en aide à 1 'humanité souffrante. Cet attachement à la compassion favorise le lien avec les organisations et ordres spirituels. Vishnu est le dieu de la préservation, et Vishnu granthi est le noeud qui engendre le désir de conserver la sagesse séculaire, les traditions, les institutions et les ordres spirituels. Cet attachement est encore renforcé par le chakra du coeur, celui de la dévotion, de la foi et de l'amour. Mais même la dévotion aux écritures et le respect des ordres spirituels représentent un lien. Ce n'est qu'en faisant preuve de discrimination, de connaissance et de foi véritables que l’on peut dénouer le noeud de Vishnu et comprendre l’objectif, partie intégrante du projet divin, que renferme le cosmos. Cette prise de conscience permet de dépasser l'attachement à la préservation. Le pratiquant peut se libérer des liens traditionnels, profondément ancrés dans le code génétique de chaque individu. Le yoga permet de transcender le code génétique et d'accéder à la liberté (svatantrya). Après avoir délié le noeud de Brahmâ, on évolue au-delà du monde des noms et des formes; après avoir dénoué de noeud de Vishnu, on dépasse l'attache- ment émotionnel aux traditions et aux engagements, témoignage de la loyauté à un ordre spécifique. L’ego individuel se dissout alors et la volonté de Dieu s'impose. Ayant pleinement saisi la nature illusoire du monde des noms et des formes, on ne s’en sent plus responsable. On comprend la lîlâ (le jeu divin) et on remplit son rôle sans plus engendrer de semences de karmas, qui ramèneraient à cet univers de mâyâ. On commence à entendre anahad naad (anâhata nâda, le son cosmique) et les shrutis (fréquences cosmiques). Les yogis perçoivent les shrutis et les livrent au monde sous forme de mantras. Constitués en unité, les shrutis forment le corps du Veda.

Vishnu granthi est difficile à dénouer en raison de son lien avec le code génétique. Cette difficulté est à l'origine de l'institution sannayasa en Inde, qui prône l'ascétisme. En entrant dans cet ordre, on meurt pour la société; la nouvelle naissance a lieu dans un ordre spirituel et la personne est appelée « née deux fois ». La famille du pratiquant qui entre dans l'institution sannayasa est supposée lui rendre tous les rites funèbres. Ce dernier est ainsi libéré des liens profonds du code génétique. L'initiation qu'il reçoit à ce moment-là l'aide à dénouer le vishnu granthi.

Rudra granthi est situé dans la zone du troisième oeil. C'est le dernier noeud et, une fois qu'il l'a dénoué, le pratiquant s'installe dans l'enveloppe de béatitude. Après avoir annihilé le monde des noms et des formes, il faut détruire les derniers liens qui bloquent le passage de la kundalinî vers le soma chakra. Lorsque la kundalinî, remontant le vishuddha chakra, atteint l'âjnâ  chakra, le sujet, désormais yogi, devient tattvatita ; il se trouve au-delà des cinq éléments, terre, eau, feu, air et âkâsha. Le monde des noms et des formes provient des tattvas. Ce sont eux qui modifient en permanence la structure chimique du corps et qui engendrent les fluctuations émotionnelles et les attachements du Moi. Après avoir traversé le cinquième chakra, la kundalinî se dirige vers le sixième où les tattvas fusionnent en leur source, le mahat ou maha tattva. Là, les nâdis Ida et Pingala se croisent et se désintègrent respectivement dans les narines droite et gauche. En tant que canaux lunaire et solaire, Ida et Pingala sont liées au temps. Mais dans l'âjnâ-chakra, la conscience liée au temps se dissout et le yogi accède à l'infini. Le noeud alors se dénoue et le yogi, fort de son énergie motrice, peut s’élever dans le soma-chakra.

Les écrits tantriques affirment que lorsqu'un yogi atteint l'âjnâ-chakra, il a le pouvoir de percevoir très clairement le passé, le présent et l’avenir. Il devient trikaladarshi (tri, « trois » ; kala, « temps » ; darshi « voyant »), c'est-à-dire visionnaire. Il peut voir clairement ce qui se passe et être présent en tout lieu, à tout moment. Pour lui, les barrières du temps et de l'espace n’existent plus. Mais c’est à ce stade que le rudra granthi devient un obstacle, car le yogi risque de se perdre dans ses intuitions, les siddhis et les miracles. S ' il ne prête pas attention à de telles visions et dépasse l' attachement aux siddhis, il peut progresser et transcender les trois gunas ; il devient ainsi gunatita (au-delà des aspects ou qualités) et atteint la béatitude éternelle, l'union totale et la conscience non dualiste.

En résumé, le brahma granthi est associé au corps physique et au monde des noms et des formes. Le vishnu granthi est relié au corps astral et au monde des émotions, tandis que le rudra granthi concerne le corps causal et le monde de la pensée, des idées, des visions et des intuitions.

Tout en travaillant pour se libérer des différents noeuds, le yogi écoute dix sortes de sons, lui permettant d ' accéder à un état de méditation profonde :


1. Le gazouillis des oiseaux

2. Le son des grillons

3. Le son des cloches

4. Le son de la conque

5. Le son de la vînâ (luth indien)

6. Le son du mridangam (tambour à deux faces)

7. Le son de la flûte

8. Le son du pakhavaj (autre tambour)

9. Le son de la trompette

10. Le rugissement d'un lion.




_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: "Lorsque tous les nœuds du corps sont dénoués, alors, même ici, dans cette vie humaine, le mortel devient immortel. C'est l'enseignement suprême."

Message par Archange le Dim 7 Sep - 23:08

Les Energies



Notre système énergétique est constitué de 3 éléments fondamendaux :


- les corps subtils ou éthérique ou corps énergétiques ou koshas ou auras
- les chakras ou centres énergétiques
- les nadis ou canaux énergétiques ou méridiens.



Les Chakras, les corps subtils et les nadis font partie de la tradition énergétique de l'inde décrit dans les védas et textes tantriques.


Les corps subtils

Les corps subtils ou aura est l'enveloppe du corps physique. Elle est la partie subtile de notre être. Elle est constituée d'énergies vitales plus ou moins denses. Cette énergie protège et nourris le corps physique. Les corps subtils permettent aussi l'échange de l'énergie avec tout notre environnement immédiat.
En partant de l'intérieur vers l'extérieur, l'aura de l'homme comprend :

- Le corps éthérique ou grossier,
- Le corps émotionnel ou astral,
- Le corps mental,
- Le corps spirituel ou corps causal.

Ces différentes couches coordonnent l'ensemble comme enveloppes. Une théorie des corps subtils, des Chakras, des Nadis, des corps dits "éthériques" est exposée dans le Satcakra Nirûpana.


Nâdi ou méridien

Nâdi ou méridien signifie mouvement, vibration, racine. Les Nadis sont les vecteurs de l'énergie personnelle reliée à l'énergie externe de l'univers. Les Nadis est  le système nerveux de l'éthérique et innerve l'aura.
Les trois principaux nadis sont

- Ida dit lunaire,
- Pingala dit solaire et
- Susumna central (soit le feu, le soleil et la lune).

Le mot nâdi vient du sanscrit et signifie le tuyau, le réceptacle ou la veine. leur rôle consiste à véhiculer le prâna ou énergie vitale à travers le système énergétique subtil. Dans certains testes anciens indiens ou tibétains, on parle de 72000 nâdis; d'autres écritures anciennes vont jusqu'à 350 000 nâdis.


Les Chakras

Les Chakras sont décrits comme tourbillons d'énergie, centres, roues et dessinés sous forme de lotus avec des pétales. Ils sont étagés, en rapport avec les plexus, les centres nerveux de la colonne vertébrale.
Le nombre des  Chakras sont variables selon les écoles de 5 chakras dans la tradition Tibétaine j'usqu'a 14 pour d'autre.Les Chakras possèdent chacun une ou plusieurs divinités ou énergie particulière.
Un Chakra est le croisement de plusieurs Nadis.
Les chakras majeurs au nombre de sept sont le croisement de vingt et un nadis.
Les chakras mineurs sont le croisement de quatorze nadis.
Il existe également des centres encore plus petits créés par le croisement de sept nadis et dont le nombre est de plusieurs centaines.


Chemin de l'énergie

Nous sommes entourés d'énergie

1 - énergies célestes, cosmique, universelle
2 - plus proche, énergie du soleil
3 - sous nos pieds, l'énergie tellurique, de la terre


Les chakras sont les portes d'entrée de ces énergies

1 - Sahasrara, le chakra couronne capte les énergies célestes, cosmique, universelle
c'est une petite dépression au niveau de la fontanelle
le taoisme le relie a la grande ourse et à l'étoile polaire

2 - Ajna, le 3e oeil, petite dépression entre les 2 arcades sourcilières
c'est par là que rentre l'énergie du système solaire
agya est le point central ou fusionnent les consciences supérieure et intérieure, psychologique, manas.
il y a toujours cette dualité qui ancre l'être humain dans sa souffrance, le yoga est fait pour çà.
l'ego est un diviseur qui nous partage en deux, créé des conflits, c'est l'ennemi du yogi

3 - Muladhara capte les énergies telluriques de la terre, monte par les jambes, entre par la porte de vie, muladhara et active les chakras

Rencontre de ces énergies dans Manipura

il y a un mouvement en spirale de l'énergie tellurique qui monte
il y a un mouvement en spirale de l'énergie cosmique qui descend

Le yoga a pour but de faire rencontrer ces énergies au niveau de manipura, lieu de l'énergie ancestrale donnée à la naissance, lié au sexe et aux reins

toute cette energie entre le bassin et le plexus solaire sont liées entre elles et liés a l'émotionnelle. C'est le lieu de notre cerveau émotionnel, de notre cerveau inférieur, qu'il faut absolument purifier

Le travail sur Ida/pingala est avant tout un travail de purification psychique et émotionnel


Purification

1 - par la méditation
ne pas tricher avec soi même, se voir comme on est, s'accepter, agir, transformer le négatif en positif
en faisant une méditation sur différents lotus, en récitant les bija mantras, mais si on a des blocages psychique, cela ne sert à RIEN

2 - par le nettoyage des nadis
nadi sodhana, qui est une purification des nadis, donc de manas, c'est la panacée pour notre purification intérieure, il nettoie nos cerveaux archaiques, il libère notre système limbique cerveau émotionnel de toutes nos mémoires de toutes nos vies passées et présentes

une pratique assidue, regulière, longue, fini par effacer la dualité ida pingala

passer d'une narine a l'autre fait travailler le cerveau de la même façon que le travail des yeux dans la méthode EMDR (voir cours Coudron)

3-nettoyage des chakras et des koshas
mano maya kosha, tout encombré de vieilles émotions de rancoeurs, de doute, d'humiliation, colere jalousie et bloque le prana qui déteste cela

Le prana n'accepte de venir que dans un corps purifié

- au niveau physique
- et au niveau psychique, dans un corps subtil purifié, même dans nos vies antérieures

4 - déblocage des grantis

les noeud psychiques qui empèche la shakti de rejoindre shiva
les grantis correspondent a des niveaux d'ignorance (chakra=niveau de conscience)

- Brahma granthi - le granthi de muladhara - du chakra racine, porte de l'incarnation - la peur de la mort
- Vishnou granthi - le granti du coeur - l'ego, orgueil, révolte
- Shiva granthi - le granthi de ajna - encore l'orgueil - on est bloqué par buddhi, ahamkara et manas




_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: "Lorsque tous les nœuds du corps sont dénoués, alors, même ici, dans cette vie humaine, le mortel devient immortel. C'est l'enseignement suprême."

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum