Les stades du discipulat

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Les stades du discipulat

Message par Admin le Dim 20 Mai - 18:47

Ces textes sont des extraits des ouvrages d'Alice Bailey, ces derniers lui furent transmis par le Maître Djwal Khul, dit le "Tibétain"; extraits concernant les stades du discipulat :

Quand le disciple est prêt, le Maître apparaît...

DECLARATION PAR DJWAL KHUL, LE TIBETAIN, PUBLIEE EN 1934

Il suffit de dire que je suis un disciple Tibétain d'un certain grade, ce qui signifie peu de chose pour vous, car tous sont des disciples et y compris le Christ Lui-même, et au-delà. Je vis dans un corps physique comme d'autres hommes, aux confins du Tibet. Du point de vue exotérique, je préside parfois un groupe nombreux de lamas tibétains quand mes autres occupations me le permettent. C'est pourquoi on a rapporté que je suis un moine de cette lamaserie particulière. Mes associés dans le travail de la Hiérarchie (et tous les vrais disciples sont associés à ce travail) me connaissent par un autre nom et une autre fonction. A.A.B. sait qui je suis et me reconnaît par deux de mes noms.Je suis un de vos frères, un de ceux qui ayant cheminé sur le Sentier un peu plus longtemps que l'étudiant moyen ont assumé de ce chef des responsabilités plus vastes. J'ai lutté et frayé ma voie vers un domaine de lumière encore inconnu de l'aspirant qui lira cet article. Il faut donc à tout prix que j'agisse en transmetteur de lumière. Je ne suis pas un vieil homme selon l'âge attribué aux éducateurs.
Toutefois je ne suis ni jeune ni dépourvu d'expérience. Mon travail consiste à enseigner et à répandre la connaissance de la Sagesse Éternelle à tous ceux qui s'y intéressent, et je m'y suis adonné pendant de nombreuses années. J'essaye aussi d'aider le Maître M. et le Maître KH. à chaque occasion, car j'ai été longtemps en liaison avec Eux et avec Leur travail.
Dans tout ce qui précède, je vous ai dit beaucoup, tout en ne disant rien qui puisse vous inciter à me vouer cette obéissance aveugle et cette dévotion irraisonnée qu'un aspirant émotif offre au Guru et au Maître qu'il n'est pas encore en mesure de toucher directement. D'ailleurs, il ne pourra établir ce contact désiré qu'après avoir transmué sa dévotion émotionnelle en dévouement désintéressé au Service de l'humanité – non envers le Maître.







L'attention d'un Maître est attirée vers un homme par l'éclat de sa lumière intérieure et son service. Un Maître est seulement intéressé par un homme du point de vue de son utilité dans l'âme de groupe, et de sa capacité à aider.
LETTRES SUR LA MEDITATION OCCULTE - Djwal Khul et Alice BaileyLa relation du Maître et de l'élève
Ainsi qu'il vous l'a été souvent dit, l'attention d'un Maître est attirée vers un homme par l'éclat de sa lumière intérieure. Quand cette lumière a atteint une certaine intensité, quand les corps sont composés d'un certain degré de matière, quand la vibration est arrivée à un taux et à une fréquence déterminés, quand l'aura a acquis une certaine nuance et quand la vie de cet homme commence à résonner occultement dans les trois mondes, (ce son qui doit être entendu par la vie de service) un Maître déterminé commence à l'éprouver par l'application d'une certaine vibration supérieure, et par l'étude de sa réaction à cette vibration. Le choix d'un élève par un Maître est subordonné au karma passé, à leur ancienne relation, au rayon sur lequel tous les deux peuvent se trouver, et à la nécessité de l'heure. Le travail du Maître (autant qu'il peut être manifesté exotériquement avec sagesse) est varié et intéressant, et il est basé sur la compréhension scientifique de la nature humaine.


Que peut faire un Maître avec un étudiant ?


En énumérant les principales choses qui doivent être accomplies, nous pouvons avoir une idée de la portée de Son travail : Il doit habituer l'élève à hausser son taux de vibration jusqu'à ce qu'il puisse l'amener sans interruption à une certaine hauteur, et l'assister ensuite jusqu'à ce que cette vibration élevée devienne la fréquence stable des corps de l'étudiant.
Il doit aider l'élève à effectuer le transfert de polarisation des trois atomes inférieurs de la Personnalité à ceux plus [2@275] élevés de la Triade spirituelle. Il doit superviser le travail accompli par l'élève pendant qu'il construit le canal entre le supérieur et le mental inférieur, pendant qu'il édifie et emploie ce canal (l'antahkarana). Ce canal remplace finalement le corps causal en tant que moyen de communication entre le supérieur et l'inférieur. Le corps Causal est lui-même finalement détruit quand l'élève prend la quatrième initiation et peut créer librement son propre corps de manifestation.
Le Maître contribue définitivement à la vivification des différents centres et à leur éveil correct, et plus tard, Il aide l'élève à travailler consciemment par ces centres, amenant le feu circulant dans une juste progression géométrique, de la base de l'épine dorsale au centre de la tête. Il surveille le travail de l'étudiant sur différents plans et enregistre l'étendue du travail accompli, et de l'effet d'une longue portée du mot exprimé, tel qu'il est énoncé par l'étudiant. Ceci (dans le sens occulte) représente, sur les plans intérieurs, l'effet de la note de la vie exotérique de l'étudiant. Il élargit la conscience de l'élève de façons différentes et développe sa capacité d'inclure et de contacter d'autres taux de vibrations que la vibration humaine, de comprendre la conscience d'autres évolutions que l'évolution humaine, et de se mouvoir avec facilité dans d'autres sphères que la sphère terrestre.
Ces divers aspects du travail du Maître (et ce ne sont que quelques-uns des points qui ont pu être considérés) auraient pu être traités plus longuement, démontrant un intérêt à éclairer le lecteur. Les paragraphes ci-dessus pourraient être développés et prouver leur extrême intérêt. Mais le point principal que je cherche à développer ici est en connexion avec les premiers moments de ce travail, avant que l'élève ne soit admis dans les derniers stades d'une étroite intimité avec son Maître. Pendant cette période, le Maître travaille principalement avec son disciple :


a. La nuit quand le disciple est hors de son corps physique.
b. Durant les périodes de méditation du disciple. D'après le succès de la méditation, selon la faculté de l'étudiant d'exclure l'inférieur et de contacter le supérieur, le Maître aura ainsi l'opportunité d'accomplir heureusement le travail scientifique déterminé qui nécessite Son attention.


Les étudiants de la méditation seraient stupéfaits et peut-être découragés s'ils pouvaient se rendre compte combien ils réunissent rarement les justes conditions qui, par et au travers de la méditation, permettront à l'Instructeur qui les surveille de mener certains effets à bonne fin. La fréquence de la capacité de l'étudiant à agir ainsi est une indication de progrès et de la possibilité d'un autre pas. Accentuez ce point dans l'enseignement car il entraîne avec lui un stimulant pour une diligence et une application plus grandes. Si de son côté, l'étudiant ne réunit pas les justes conditions, les mains du Maître sont liées et Il ne peut faire que peu de choses. La clé du progrès est l'effort personnel associé à une consciente application englobante du travail établi. Quand cet effort est fait avec persévérance, vient alors l'opportunité du Maître d'amener en manifestation Sa part du travail.


Quand l'étudiant médite avec une exactitude occulte, il amène ses trois corps inférieurs en alignement, et je répète avec énergie que c'est seulement quand l'alignement est effectué que le Maître est capable de travailler avec les corps de son élève. Si, par la publication de ces lettres rien d'autre n'est effectué que l'intensification du désir de méditer correctement, l'objectif en vue sera largement atteint. Par cet effort, les justes conditions entre l'élève et le Maître, et une correcte inter-relation seront accomplies. La méditation correctement suivie procure ces conditions et prépare le champ pour le labour et le travail.
Considérons brièvement les diverses périodes telles qu'elles ont été énumérées hier en examinant la relation de l'élève par rapport à un Maître.


Dans la période où l'homme est en probation et sous contrôle... il est presque entièrement abandonné à lui-même et n'est conscient de l'attention du Maître qu'à des intervalles rares et irréguliers. Son cerveau physique n'est pas souvent [2@278] réceptif au contact supérieur, et bien que son Ego soit pleinement conscient de sa position sur le Sentier, le cerveau physique n'est pas encore dans un état de savoir. Mais sur ce point aucune règle rigide et fixe ne peut être établie. Quand un homme a été pendant plusieurs vies en contact avec son Ego ou avec son Maître, il peut en être conscient. Les individus sont tellement différents qu'aucune règle universelle précise ne peut être formulée.


Pendant la période dans laquelle un homme est un disciple accepté, le travail fait par le Maître présente un très réel intérêt. L'élève est assigné à des classes spéciales dirigées par des disciples plus avancés sous la supervision du Maître, et bien qu'il puisse suivre encore des classes générales dans l'Ashram (la salle du Maître pour l'enseignement), il est soumis à un entraînement plus intensifié... Dans les premiers stades, le Maître travaille de quatre façons principales :

a. A intervalles, et quand les progrès de l'élève le justifient, Il "prend l'étudiant sur Son Coeur". Ceci est une affirmation ésotérique d'une très intéressante expérience à laquelle l'élève sera soumis. A la fin de certaine classe dans l'ashram, ou pendant une méditation particulièrement fructueuse dans laquelle l'élève aura atteint un certain taux de vibration, le Maître le prendra près de Lui, l'amenant de la périphérie de Son aura au centre de Sa conscience. Il lui donne ainsi une temporaire expansion de conscience extraordinaire, qui lui permet de vibrer à un taux pour lui inhabituel. De là, la nécessité de la méditation. La récompense d'une telle expérience a de loin beaucoup plus de poids que n'importe quelle partie du travail intensif.


b. Le Maître travaille sur les corps de son élève avec la couleur, amenant dans ces corps les résultats qui permettent à l'élève de faire de plus rapides progrès. Vous verrez maintenant pourquoi tant d'accent est mis sur la couleur. Ce n'est pas seulement parce qu'elle détient le secret de la forme et de la manifestation, (ce secret qui doit être connu de l'occultiste), mais afin qu'il puisse consciemment coopérer au travail du Maître sur ses corps, et suivre intelligemment les effetsobtenus. Méditez ceci.


c. A intervalles fixés, le Maître prend en main Ses élèves pour les rendre capables de contacter d'autres évolutions, telles que les grands anges et les dévas, les constructeurs moins importants et les évolutions subhumaines. Ceci peut être fait sans danger par l'élève, à travers l'effet protecteur de l'aura du Maître. Plus tard, quand l'étudiant deviendra lui-même un initié, il lui sera enseigné comment se protéger et effectuer ses propres contacts.


d. Le Maître préside au travail de stimulation des centres dans les corps de l'élève et à l'éveil du feu intérieur. Il enseigne à l'étudiant la signification des centres et leur correcte rotation dans la quatrième dimension et, en son temps, Il conduira l'étudiant jusqu'à un point où il peut consciemment, et en pleine connaissance de la loi, travailler avec ses centres et les amener au point où ils peuvent être stimulés sans danger par la Baguette de l'Initiation. Il n'est pas encore possible d'en dire plus sur ce sujet...




L'image miniature du disciple

Comme vous le savez, le Maître construit une image miniature du novice qui est gardée dans certains centres souterrains des Himalayas. L'image est magnétiquement reliée avec l'étudiant en probation, et montre toutes les fluctuations de sa nature.
Etant composée de matière mentale et émotionnelle, cette image a des pulsations avec chaque vibration de ces corps. Elle révèle leurs nuances prédominantes, et par leur étude, le Maître peut rapidement jauger les progrès accomplis et juger quand le novice pourrait être admis dans une relation plus étroite.
Le Maître examine l'image à intervalles réguliers, rarement au début, car les progrès réalisés dans les premiers stades ne sont pas aussi rapides, mais avec une fréquence toujours croissante quand l'étudiant de la méditation comprend plus facilement et coopère plus consciemment.
Quand le Maître examine les images Il travaille avec elles, et certains résultats en sont obtenus. Tout comme plus tard la Baguette de l'Initiation est appliquée sur les corps et les centres de l'initié, ainsi à certains moments le Maître applique certains contacts aux images, et via celles-ci, stimule les corps de l'élève.
Le moment arrive où le Maître, par Son inspection de l'image, voit que le taux de vibration nécessaire peut être maintenu, que les éliminations requises ont été accomplies, et qu'une certaine intensité de couleur est atteinte. Il peut alors prendre le risque (car risque il y a), d'admettre le novice dans la périphérie de Sa propre aura. L'étudiant devient alors un disciple accepté.

Son but immédiat, en travaillant avec l'élève, est de le préparer pour la première initiation. Ceci a lieu quand la capacité de l'élève à maintenir un certain taux de vibration pendant une durée déterminée est développée, la durée correspondant à ce qu'il peut supporter devant le Seigneur de la première et de la seconde initiation. Ceci est accompli par une élévation progressive de la vibration à de rares et fixes intervalles, et plus tard plus fréquemment, jusqu'à ce que l'élève puisse vibrer avec plus de facilité et d'aisance au même taux de vibration que son Maître, et qu'il puisse maintenir la vibration [2@276] pendant une durée toujours croissante.
Quand il peut la tenir pendant cette période, (dont la durée est naturellement un des secrets de la première initiation), il est soumis à l'application d'une vibration encore plus haute qui, lorsqu'elle est maintenue, lui permettra de se tenir devant le Grand Seigneur pendant une durée de temps suffisante permettant la cérémonie de l'initiation. Alors l'application de la Baguette de l'Initiation effectue quelque chose qui stabilise la vibration et la rend plus facile pour progresser dans la tâche de vibrer à la mesure plus élevée des plans plus subtils.
Le Maître développe la capacité de l'élève à travailler en formation de groupe. Il étudie son action et son interaction sur le groupe auquel il est affilié. Il travaille avec le corps Causal de l'étudiant, son expansion et son développement, et enseigne à l'élève à comprendre la loi de son être. Par cette compréhension, il l'amène à celle du macrocosme.
J'ai seulement esquissé très brièvement peu de choses de ce qu'un Maître doit faire avec Ses élèves. Je ne m'occuperai pas des stades ultérieurs des progrès de l'étudiant. Nous avançons graduellement, et même actuellement les disciples acceptés sont encore rares. Si par la méditation, le service et la purification des corps, ceux qui sont maintenant en probation peuvent être amenés à faire de plus rapides progrès, alors le temps viendra de communiquer de plus amples informations.
A quoi sert de donner des faits dont l'étudiant ne peut pas encore se servir ? Nous ne gaspillons pas de temps en intéressant intellectuellement ceux que nous cherchons à aider. Quand l'élève s'est équipé, quand il s'est purifié et qu'il vibre à la fréquence désirée, rien ne peut éloigner de lui la connaissance. Quand il ouvrira la porte et élargira le canal, la lumière et la connaissance entreront.






LES SIX STADES DU DISCIPULAT
1. Le stade où un disciple est contacté par le Maître, par l'intermédiaire d'un autre chéla sur le plan physique. C'est le stade du "Petit Discipulat".

2. Le stade où un disciple plus avancé assure, du niveau égoïque, la direction du chéla. C'est le stade du "chéla dans la Lumière".

3. Le stade où, suivant les besoins, le Maître entre en contact avec le chéla au moyen : a. De la claire expérience d'un rêve. b. D'un enseignement symbolique. c. De l'utilisation d'une forme-pensée du Maître. d. D'un contact au cours de la méditation. e. Du souvenir très net d'une entrevue dans l'Ashram du Maître. C'est précisément le stade du Disciple Accepté.

4. Le stade où, ayant démontré sa sagesse dans le travail, ainsi que la valeur qu'il donne au problème du Maître, le chéla apprend comment, au besoin, il peut attirer l'attention du Maître et ainsi faire appel à Sa force, Sa connaissance et Ses conseils. Il s'agit là d'une chose qui se produit instantanément et qui, pratiquement, ne prend en aucune façon le temps du Maître. Ce stade porte le nom particulier de "Chéla sur le Fil", ou sur le sutratma.

5. Le stade où il est permis au chéla de connaître la méthode par laquelle il peut produire une vibration et un appel qui lui donne le droit d'avoir une entrevue avec le Maître. Cette autorisation n'est donnée qu'aux chélas éprouvés et dont on peut être certain qu'ils n'utiliseront cette méthode que pour les seuls besoins du travail : aucun motif, aucune anxiété de nature personnelle ne l'amènerait à en faire usage. A ce stade, le chéla est appelé "le Chéla dans l'aura".

6. Le stade où le chéla peut, à n'importe quel moment, obtenir l'attention du Maître ; il est tout le temps en étroit rapport avec Lui. C'est le stade où un chéla reçoit la préparation pour une initiation immédiate, ou, ayant déjà pris cette [5@674] initiation, il est chargé d'exécuter un travail spécial en collaboration avec son Maître. Le chéla, à ce stade, est décrit comme "le Chéla dans le cœur de son Maître".


Lorsqu'on en vient à examiner le stade du discipulat, deux questions se posent toujours : le problème de l'obéissance occulte et la nature de la vision. Je voudrais les traiter dès le commencement de l'aide que je cherche à vous apporter. Quelle est cette obéissance occulte qu'un Maître est supposé exiger ?
Aujourd'hui, les Maîtres ont affaire à des disciples de type mental qui croient à la liberté de la volonté et de la conscience humaines, et qui n'admettent pas que leur soit imposé l'absolutisme d'une prétendue autorité. L'intellectuel n'accepte pas que sa liberté soit limitée et en cela il a absolument raison. Il se refuse à obéir ; c'est aujourd'hui une chose évidente. De cette question fondamentale, d'autres questions sont soulevées que je voudrais vous signaler.
Le disciple doit-il obéir à la moindre suggestion que lui donne le Maître ? Toutes les demandes et toutes les suggestions doivent-elles être acceptées ? Faut-il accepter comme vrai et infailliblement juste tout ce qu'un Maître dit ? Le disciple a-t-il tort s'il refuse de reconnaître le point de vue du Maître et Ses déclarations ? Le Discipulat Accepté limite-t-il la liberté d'opinion ou de choix du disciple, déterminant ses jugements et faisant de lui une simple réplique de la pensée du Maître ? Ce sont là des questions importantes.
L'obéissance qui est requise est l'obéissance du Plan. Ce n'est pas l'obéissance au Maître, quoi qu'en pensent beaucoup d'écoles occultes d'ancien type.
L'obéissance qui vous est demandée est basée sur votre reconnaissance croissante du Plan pour l'humanité, tel qu'il émerge dans votre conscience par les processus de méditation et par un service bien déterminé, fondé sur un amour croissant de votre prochain.
L'obéissance demandée est celle de la personnalité à l'âme quand la connaissance de l'âme, la lumière de l'âme et la maîtrise de l'âme deviennent de plus en plus puissantes dans les réactions du mental et du cerveau du disciple.






LE PETIT DISCIPULAT

Ce stade est nettement si exotérique que bien des gens l'ont laissé loin derrière eux. La première indication qu'un homme a atteint ce stade, de l'angle du Maître, apparaît lorsque la "lumière flamboie" dans une certaine vie ;
l'attention du Maître est ainsi attirée sur cet individu. On peut dire que ce qui prélude à l'intérêt du Maître se divise en quatre parties, et que c'est seulement lorsque ces quatre parties se trouvent réunies que cela se produit : 1. L'intention d'aspiration de l'homme se trouvant sur le plan physique parvient soudainement à lui permettre [5@714] d'établir un contact avec l'âme. A ce moment-là, la lumière dans la tête est momentanément intensifiée.

2. L'agitation karmique dans la vie de l'homme augmente considérablement ; mis à part son karma individuel, pour la première fois, il prend consciemment part au karma du groupe et l'endosse. Le fait d'entreprendre ce double karma met en mouvement un véritable tourbillon de force dans l'aura du groupe ; l'attention hiérarchique est ainsi attirée.

3. Le point suivant n'est pas facile à expliquer ni à saisir. Il vous a été dit que l'âme se trouve en profonde méditation pendant la plus grande partie du cycle des vies de tout homme, et que c'est seulement lorsque une certaine mesure d'intégration de la personnalité est établie, que l'attention de l'âme est tirée de ses propres considérations intérieures et de ses affaires égoïques, et qu'elle se tourne vers son ombre.
Lorsque cela se produit, le groupe égoïque est nettement influencé ; le Maître, sur le même rayon que celui de l'âme en question, devient conscient de ce qu'on appelle ésotériquement "une âme qui regarde vers le bas". Sur le Sentier du Discipulat, l'égo est constamment conscient de la personnalité qui lutte ; il vient donc un stade, vers la fin du Sentier de l'évolution ou l'âme récapitule les processus évolutifs de l'involution et de l'évolution. L'énergie de l'âme descend et la forme de la personnalité monte ; le processus de descente et de montée se produit consciemment.
Je me réfère ici au processus entrepris par l'âme sous l'impulsion hiérarchique, et non pas au processus dans lequel la personnalité invoque l'âme, dans un besoin désespéré produit dans la conscience inférieure à la suite de la cessation graduelle du désir.

4. L'antahkarana est graduellement construit, et ainsi se trouvent consciemment reliées la "plus grande Lumière et la moindre lumière". Un sentier de lumière et d'énergie est établi ou créé entre ces deux aspects divins.
Avec le temps, apparaît dans le groupe égoïque ce qui est ésotériquement connu sous le nom de "lumière qui relie", ou de "rayonnement qui jette un pont". C'est le Sentier auquel on se réfère dans L'Ancien Testament, "Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante dont l'éclat va croissant jusqu'au milieu du jour". Dans les ouvrages ésotériques, il en est parlé dans les termes suivants : "Avant qu'un homme puisse fouler le sentier, il doit devenir lui-même ce sentier."
Lorsque les quatre aspects de l'activité de relation se manifestent, commencent alors à se former ce qu'on pourrait appeler des "habitudes spirituelles" ; elles s'établissent de plus en plus. Leur effet d'ensemble sert finalement à attirer l'attention du Maître.
Le contact est encore trop faible, et l'emprise de l'âme sur la personnalité encore trop peu solide, pour permettre au Maître de faire quoi que ce soit directement avec l'aspirant. Le stade est un stade de pur mysticisme et de dessein spirituel égoïque.


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Re: Les stades du discipulat

Message par Admin le Dim 20 Mai - 18:55



L'image vivante




Quand le Maître juge un homme comme un élève possible, il demande habituellement à quelqu'un avec qui il est étroitement lié, de lui amener astralement le candidat. Il y a, en général, peu de cérémonial pour ce premier pas; le Maître donne quelque avis, dit au nouvel élève ce qu'on attend de lui et souvent son amabilité trouve quelques raisons de le féliciter du travail qu'il a déjà accompli.


Il fait alors une image vivante de l'élève; autrement dit, il moule en matière mentale, astrale et éthérique une exacte contrepartie des corps causal, mental, astral et éthérique du néophyte, et garde cette image à sa portée afin de pouvoir l'observer périodiquement. Chaque image est reliée magnétiquement à la personne qu'elle représente, de telle manière que toutes variation des pensées ou sentiments s'y reproduit exactement par vibration sympathique; ainsi par un simple regard jeté sur l'image, le Maître peut voir tout de suite si depuis la dernière fois qu'il l'a vue, un trouble quelconque est survenu dans les corps qu'elle représente; il voit par exemple, si le sujet a perdu son égalité d'âme, est devenu la proie de sentiments impurs; s'il s'est abandonné au souci, au découragement ou à toute autre faiblesse de ce genre. C'est seulement après avoir constaté que, pendant une longue période, aucune agitation sérieuse n'a envahi les véhicules représentés par l'élève, qu'il laissera entrer l'élève en relation plus intime avec lui.


Quand l'élève est accepté, il doit entrer en union avec son Maître d'une manière plus intime que nous ne pouvons l'imaginer ou comprendre; de son côté le Maître s'efforce de fusionner l'aura de l'élève avec la sienne afin qu'à travers leur fusion ses forces soient constamment agissantes, sans attention spéciale de sa part. Mais un rapport aussi intime ne saurait agir dans une direction unique; si parmi les vibrations de l'élève il s'en trouvait quelques unes qui puissent amener des perturbations dans les corps astral et mental de l'Adepte, comme ces vibrations réagissent sur lui, l'union envisagée serait impossible. Dans ce cas, l'aspirant élève devrait attendre d'être débarassé de ces vibrations. L'élève probationnaire n'est pas nécessairement meilleur que d'autres personnes qui ne sont pas en probation, il est seulement plus apte sous certains rapports au travail du Maître, et il est sage de le soumettre à l'épreuve du temps. Beaucoup, en effet, emportés par l'enthousiasme et pleins d'ardeur pour le service semblent, au début, donner de belles espérances; mais malheureusement, après un certain temps, ils se lassent et retournent en arrière. Le candidat doit vaincre toutes les faiblesses émotionnelles qu'il peut avoir, et continuer à travailler sans défaillance jusqu'à ce qu'il devienne sufisamment calme et pur. Quand, après une longue période, il n'y a pas eu de sérieuses perturbations dans l'image vivante, le Maître peut se rendre compte que le temps est venu d'attirer utilement l'élève plus près de lui.


Il ne faut pas croire que l'image vivante n'enregistre que des défauts ou des perturbations; elle reflète la condition entière de la conscience astrale et mentale de l'élève; par suite elle devrait enregistrer aussi beaucoup de bonté et de joie et faire rayonner la paix sur la terre et la bienveillance sur les hommes. N'oublions jamais qu'une bonté passive ne suffit pas, mais que pour avance, une bonté active est aussi nécessaire. Ne rien faire de mal est déjà beaucoup; mais rappelons nous qu'il est écrit de notre grand Modèle: 'Il allait, faisant partout le bien".
Et lorsqu'on demanda au Seigneur Bouddha de résumer son enseignement en un seul verset, il commença par dire "Cessez de faire le mal", précisant toutefois aussitôt "Apprenez à faire le bien".


Lorsqu'un élève en probation fait quelque chose d'exceptionnellement bien le Maître porte à l'instant un peu plus d'attention sur lui et, s'il le juge opportun, lui envoie un flot d'encouragements d'un certain genre ou encore place sur son chemin quelque tâche pour voir comment il la remplit. Plus souvent néanmoins, il délègue ce soin à l'un de ses élèves plus âgés. On pense que nous offrons au candidat des occasions d'agir. Ce serait assumer une sérieuse responsabilité, car si le candidat met à profit l'occasion d'aider, c'est bien; s'il ne le fait pas, c'est un mauvais point pour lui. Nous aimerions souvent offrir des occasions aux intéressés, cependant nous hésitons malgré le bien qu'ils pourraient en retirer, parce que s'ils les laissaient échapper, leur tâche ultérieure deviendrait un peu plus difficile la fois suivante. On voit, par conséquent, que le lien unissant l'élève à son Maître consiste, principalement de la part de ce dernier, à observer l'élève et à l'utiliser peut-être de temps à autre. Les Adeptes n'ont pas pour habitude de recourir à des épreuves spéciales ou sensationnelles, et généralement, quand un adulte est mis en probation, on le laisse suivre le cours ordinaire de sa vie et la manière dont l'image vivante reproduit sa réponde aux épreuves et problèmes du jour fournit une indication suffisante de son caractère et de ses progrès. Quand le Maître conclut, de cette observation, que la personne fera un disciple satisfaisant, il l'attire plus près de lui et l'accepte. Parfois quelques semaines suffisent pour amener cette décision; d'autres fois, la période nécessaire se prolonge plusieurs années.


Charles W. Leadbeater, "Les Maîtres et le Sentier"
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