Le symbolisme du Caducée

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Le symbolisme du Caducée

Message par Archange le Mar 6 Mai - 19:32




Le symbolisme du caducée




Le grand Robert de la langue française [1] donne deux définitions du caducée :

1 – Attribut de Mercure [Hermès], constitué par une baguette entourée de deux serpents entrelacés et surmontée de deux courtes ailes. Le caducée est le symbole de la paix, de l’éloquence, du commerce.
2 – Emblème des professions médicales et paramédicales (un seul serpent).
Nous ajouterons qu’il est aussi l’emblème d’Iris, et d’Esculape. Il est nommé « bâton d’Arcadie » car c’est en Arcadie qu’Hermès sépara les deux serpents qui se combattaient (v. plus bas). Emblème de l’éloquence, il est indispensable pour maintenir la concorde. Les serpents symbolisent la ruse, la prudence, la diplomatie. Les petites ailes sont là pour signifier l’élégance et la subtilité de la diction de l’orateur [2].
Le symbolisme du caducée est parfois ambigu comme beaucoup de symboles et d’archétypes. Si l’on est touché par sa partie la plus épaisse, l’on meurt. Au contraire, un mort revient à la vie s’il est touché par l’extrémité la plus fine [3]. C’est un bâton de vie et de mort. D’un point de vue psychanalytique, le caducée est un emblème du phallus auquel s’enroulent les deux serpents, mâle et femelle, du désir.
 
Esculape / Asclépios
La ligne qui ondule est un symbole de la Déesse primordiale, qu’elle soit sous la forme de la déesse-oiseau préhistorique, de Déméter, de Ghé ou encore de Gaïa. Elle signifie énergie vitale, matrice humide, liquide amniotique, terre féconde et régénératrice. Le serpent possédait la même signification ; c’était « une créature des plus bienveillantes » [4] mais l’hégémonie des religions monothéistes et patriarcales en a fait un animal néfaste. L’ignorance et les névroses ont amplifié ce caractère négatif.
 
Origines
On rencontre le serpent, dans la Genèse hébraïque, sur l’arbre de la Connaissance. L’arbre est l’axe du monde. Ses racines plongent dans la terre féconde qui le nourrie, son feuillage atteint le ciel. A ses deux extrémités, s’opposent le pôle céleste et le pôle souterrain. De part et d’autre du tronc de l’arbre, Adam et Eve représentent les deux principes opposés mais complémentaires, mâle et femelle (ils ne sont pas encore homme et femme car il leur manque la conscience). Le serpent va les rendre humains en leurs faisant goûter au fruit de la connaissance. Leur conscience va s’ouvrir mais elle va entraîner leur chute douloureuse dans la matière. Le conscient (le jour, le ciel) engendre automatiquement son opposé, l’inconscient (la nuit, le monde souterrain).
La chute d’Adam et Eve du paradis à la terre matérielle entraîne le serpent avec eux. De la station verticale, sur l’arbre, il rampera sur le sol, à l’horizontal (symbolisme de la croix).
Le serpent suit, de l’arbre au sol, le lien entre le ciel et la terre, entre le Père et la Mère, entre l’Esprit et la Matière. Mais l’Esprit, personnifié  par le serpent, n’est pas encore fixé à la matière ; il rampe à la surface de la terre, dans l’Entre-deux, c’est-à-dire dans le monde de l’Incarnation. Il faudra attendre le christianisme et le texte de l’apocalypse pour que la Vierge écrase sa tête [5] et le rende immobile, fixe, mort. Or la mort est un mariage avec la terre [6].
Dans la suite de la bible, nous rencontrons deux épisodes qui nous rapprochent très près du caducée. Le premier se trouve dans l’Exode, le second dans les Nombres :
(Exode IV, 2-5) Yahvé, alors, lui demanda [à Moïse] : « Qu’as-tu en main ? » — « Un bâton », dit Moïse. — « Jette-le à terre », lui ordonna Yahvé. Moïse jeta donc à terre le bâton qui devint un serpent devant lequel il eut un recul. Sur ce, Yahvé lui dit : « Avance la main et prends-le par la queue ! » Il avança la main, le saisit et, dans sa main, le serpent redevint un bâton.
Le bâton de Moïse n’est rien d’autre qu’un caducée et ce serpent est la manifestation de Yahvé lui-même, comme Zeus se manifesta à Hermès sous la forme d’un serpent pour séduire Rhéa transformée en vipère. N’oublions pas que Dieu, selon la genèse, fit l’homme à son image, c’est-à-dire mâle et femelle. Etant mal et femelle, il se suffit à lui-même, raison pour laquelle il n’y a qu’un seul serpent.
 
Dans les (Nombres XXI, 8-9), Yahvé dit à Moïse : « Façonne-toi un Brûlant que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera, restera en vie ». Moïse façonna un serpent d’airain qu’il plaça sur un étendard et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d’airain et restait en vie.
Ce serpent d’airain enroulé sur un étendard, c’est-à-dire un bâton, et qui guérit les morsures de serpent, ressemble fortement au caducée d’Esculape, dieu de la médecine.
 
 J. Boulnois nous dit du bâton : « Le caducée est associé à l’arbre sacré…Le caducée mésopotamien montre une baguette centrale. Elle semble bien être le souvenir de l’arbre… On est donc en droit de regarder la baguette du caducée d’Hermès (et celui, d’ailleurs, le bâton du caducée d’Esculape) comme le symbole de l’arbre, associé, demeure, ou substitut de la divinité. Que cette baguette ait pris par la suite une autre signification, la puissance de la divination ou le pouvoir guérisseur, il n’en reste pas moins qu’elle symbolise l’efficience de la divinité de l’arbre. » [7]
 
En Inde, plus ancien qu’en Grèce, le caducée est le bâton du chantre ou du poète. On l’a retrouvé sur des tablettes datant de la première moitié du IIIe millénaire avant notre ère [8].
Dans le yoga de la Kundalini, le caducée est développé en tant que symbole de l’énergie vitale. Trois des nadi (rivières) qui irriguent le corps subtil, retiennent l’attention : l’une se dresse de la base du tronc à la tête (le long de la colonne vertébrale), les deux autres s’entrelacent autour d’elle à la façon des deux serpents du caducée [9].
 
Hermès / Mercure
Le mot latin caduceus provient du grec kêrukeion  qui est l’« insigne de héraut » ou « bâton du héraut ».
Un héraut est un officier chargé de porter des messages, un annonciateur. Pour le récompenser de lui avoir offert sa lyre et de lui avoir fabriqué sa syrinx (flute de Pan), Apollon (personnification du soleil) donna à Hermès le caducée, une baguette en or (métal solaire) afin qu’il soit le messager des dieux [10], de l’Olympe aux Enfers, en passant par le monde des humains. Dans certaines versions du mythe, Hermès reçoit un bâton d’olivier, arbre sacré, et parfois, c’est un bâton blanc.  Son mythe montre qu’il est un coursier du soleil. Un de ses attributs est le coq. Or le coq est également le héraut du soleil.
 
Alors qu’il parcourait les pentes du mont Cithéron, le jeune dieu Hermès (Mercure) vit deux serpents se combattre. Aussitôt, il jeta entre eux le bâton qu’il avait reçu d’Apollon, pour les séparer. Les serpents s’enroulèrent tous deux autour du bâton et, cessant de combattre, ils s’immobilisèrent face à face [11].
On raconte aussi que Rhéa prit la forme d’une couleuvre (ici dans le sens de serpent femelle) pour échapper aux ardeurs amoureuse de Zeus. Mais celui-ci se changea en serpent. Hermès les réconcilia en plaçant le bâton entre les deux [12].
Les opposés complémentaires (mâle-femelle, ciel-terre, etc.) s’unissent alors que les semblables (jumeaux) se combattent. Les deux serpents d’Hermès sont, à l’origine, des jumeaux symboliques. Le seul moyen de faire cesser le conflit est de les séparer. Dans le mythe des Dioscures Castor et Pollux, l’un est mortel, l’autre immortel : l’un d’eux périra, mais Zeus les fera vivre à tour de rôle dans l’Olympe et aux Enfers. Dans la mythologie biblique, le conflit entre Abel et Caïn va aussi jusqu’à la mort de l’un des frères. Dans les deux cas, la mort de l’un constitue une séparation pour les deux protagonistes. L’un vivra sur terre ou dans le monde céleste, et l’autre dans le royaume des morts ; l’un sera maître du jour, l’autre de la nuit. Cette séparation est en fait une distinction. L’un devient mâle (animus) et l’autre, femelle (anima), c’est-à-dire des opposés complémentaires qui peuvent s’unir (jour-nuit, ciel-terre, etc.) ; parce qu’ils sont différenciés — condition sine qua non pour un retour à l’unité —, la dualité est annulée. Non seulement le caducée est un symbole solaire, mais il est aussi un symbole de paix.
D’après Claude Gétaz, le prototype d’Hermès était un « dieu oriental d’origine babylonienne, principe de la fécondité » … «  agent et messager de la Grande Mère », il engendrait la vie chaque année, au printemps… « A une époque fort ancienne, peut-être 4 000 ans avant J.-C., les Babyloniens vénéraient le caducée »…« comme un dieu de la fécondité »... « Il reçut parfois le nom de Ningishzida » [13] (v. site de l’auteur)
 
Astronomie
Hermès est l’inventeur de l’astronomie. Il correspond à la planète Mercure. Il est maître des planètes, des astres, et des corps célestes. Les luminaires du ciel, les constellations, etc. sont les lampes des dieux et des déesses. Le sabéisme fut sans doute l’une des premières religions après celle de la déesse-mère.
 
Le temps qui passe
Les deux serpents ondulants sur le bâton sont une synthèse du temps linéaire (passé-présent-futur) associé au temps cyclique (naissance-mort-renaissance). Le cycle d’évolution n’est donc pas refermé sur lui-même. Il s’élève à chaque tour en spiritualité.
Dans la Préhistoire puis dans l’Antiquité, les événements liés au temps cyclique étaient en réalité perçus ou imaginés comme des lieux. Les humains venaient au monde à la surface de la terre ; à leur mort, ils étaient rendu à la déesse-terre ; elle les régénérait à l’intérieur de ses entrailles et ils renaissaient par la réincarnation. Dans les temps les plus reculés, la Déesse est auto-génératrice, mâle et femelle. Les divinités du ciel n’interviennent pas dans la procréation, ni dans la régénération. Ciel et Terre sont séparés. Entre-les deux — à la surface de la terre — vivent les humains. La surface de la terre est le lieu de l’incarnation végétale, animale et humaine. Plus tard, les divinités ouraniennes (du ciel) se marient avec les divinités chthoniennes (de la terre profonde, des Enfers). La surface de la terre est poreuse ; les dieux et déesses circulent librement entre les deux pôles céleste et terrestre (v. Ouroboros).
D’un point de vue astronomique et géocentrique, le soleil se lève à l’Est (sur le schéma, à gauche) de la ligne d’horizon, et se déplace en arc de cercle vers l’Ouest où il meurt (il disparaît sous la surface de la terre), puis ressuscite à l’aube suivante, à l’Est. Il a effectué un cercle (cycle) complet en vingt-quatre heures. Symboliquement, on représente ce cycle par l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue. Sur le caducée d’Hermès, chacun des deux serpents figure la moitié du parcourt. Ils se partagent alternativement le jour et la nuit. Chacun d’eux croise la ligne du bâton. Cette ligne représente l’horizon. Mais les serpents sont deux et avancent aussi de façon linéaire, d’un point de vue temporel, c’est-à-dire du passé vers le futur (v. Janus).
A l’alternance des jours et des nuits se superpose un autre cycle, celui des saisons, et l’alternance des solstices et des équinoxes. A midi et à minuit correspondent les solstices d’été et d’hiver. Le solstice d’été est le jour le plus long de l’année ; le solstice d’hiver est le jour le plus court. Tandis que les solstices sont totalement opposés entre eux — un jour long et un jour court —, les équinoxes, eux, sont semblables (comme nos deux serpents à l’origine, avant qu’ils n’aient été rendus l’un mâle et l’autre femelle). Ce sont, en effet, les deux jours de l’année où le jour et la nuit sont d’égales longueurs. L’un est printanier, l’autre est automnal ; l’un ouvre les beaux jours, l’autre les jours sombres. Ils partagent l’année en deux grandes saisons qui correspondent au jour et à la nuit. Le bâton d’Hermès symbolise l’équilibre entre ciel et terre, entre deux forces antagonistes (v. le symbolisme du boiteux). Cet équilibre annule, nous l’avons vu plus haut, les tensions entre les deux serpents et permet leur union, c’est-à-dire leur croisement sur le bâton.
 
Iris
La déesse de l’Aurore, Iris, est l’équivalent féminin d’Hermès. Elle est la messagère de Zeus et porte le caducée. Elle emprunte la voie de l’arc-en-ciel, pont entre le Ciel et la Terre, pour transmettre les missives divines [14].
 
Alchimie
Pour les alchimistes, le caducée est le sceptre d’Hermès, dieu de l’alchimie. En alchimie les deux serpents symbolisent le soufre et le mercure, couple de forces opposées en équilibre, alliance du Feu et de l’Eau [15], du soleil et de la lune, les principes antagonistes, à priori, impossibles à réunir et qui pourtant sont la base de la réalisation de l’Œuvre. Ils seront unis et scellés par le Sel (scelle, sceau).
 
Articles connexes : boiteux, jumeaux, serpent, ouroboros, coq, Janus, arbre.
 
Notes et références
____________________
[1] Edition 2001.
[2] Belfiore, Jean-Claude, Croyances et symboles de l’Antiquité, Larousse, Paris, 2010, p. 196.
[3]  Ibid.
[4] Gimbutas, Marija, Le langage de la déesse, Des femmes, Paris, 2005.
[5] Cf. iconographie mariale.
[6] Daraki, Maria, Dionysos et la déesse terre, Flammarion, Paris, 2003, p. 152.
[7] Boulnois, J. Le caducée et symbolique dravidienne indo-méditerranéenne de l’arbre, de la pierre, du serpent, et de la déesse-mère, Paris, 1939, p. 166, cité in Chevalier, Jean ; Gheerbrant, Alain, Dictionnaire des symboles, Laffont / Jupiter, Paris, 1982, (caducée).
[8] Colin, Didier, Le dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes, Marabout / Hachette, 2000, p. 77.
[9]Normand, Henry, Dictionnaire des symboles universels, Dervy, Paris, 2005, tome 1, p. 271.
[10] Mavromataki, Maria, Mythologie et cultes de la Grèce, éditions Haïtalis, Athènes, 1997, p. 78.
[11] Charbonneau-Lassay, Louis, Le Bestiaire du Christ, Albin-Michel, Paris, 2006, p. 799.
Bayard, Jean-Pierre, Le symbolisme du caducée, Guy Trédaniel, Paris…
Daraki, Maria, Dionysos et la déesse terre, Flammarion, Paris, 2003.
[12] Belfiore, Jean-Claude, Croyances et symboles de l’Antiquité, Larousse, Paris, 2010. p.195.
[13] Gétaz, Claude, Quand les dieux et les hommes étaient des planètes, des étoiles ou des constellations, tome II, p. 42. http://www.quand-les-dieux-et-les-hommes-etaient-des-astres.net/
[14] Belfiore, Jean-Claude, op. cit., p. 270.
[15] Cazenave, Michel (sous la direction de), Encyclopédie des symboles, Librairie Générale Française, Paris, 1996 : Caducée.
Chevalier, Jean ; Gheerbrant, Alain, Dictionnaire des symboles, Laffont / Jupiter, Paris, 1982 : Caducée.
 

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Re: Le symbolisme du Caducée

Message par obsidienne le Sam 10 Mai - 14:19

Un grand symbole utilisé pour le mal de nos jours il me semble .... Cette forme rappelle celle de l'adn, la spirale ..... (voir le sujet sur la puce dans la carte d'identité).

Merci Archange je vais lire ce texte à tête reposée   
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Re: Le symbolisme du Caducée

Message par obsidienne le Dim 11 Mai - 0:07

J'ai trouvé ceci : http://bm7.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=1010604

La bobine du Caducée, la lévitation des pierres

Les  Egyptiens  auraient   acquis  une science qui  leur  permettait  probablement  de  faire  léviter  les  pierres  .   Leurs  poids  étaient  alléger  ce  qui  permettait  aux  esclaves  de  les  soulever sans  trop  de  difficultés  . Le  principe  de  fonctionnement   d'  une  tel  technologie  reposerait  en  fait  sur  la  découverte  de  l'  ingenieur   Wilbert  Brockhouse  Smith  .  La  Bobine  du  Caducée  .

Certains  hieroglyphes  Egyptiens  montreraient   en  fait  la  Bobine  du  caducée  .



La bobine en Caducée


Le bobinage en caducée consiste à reproduire avec un fil conducteur le schéma en double hélice, bien connu  comme l'emblème des médecins.


En pratique on utilisera un tube de carton ou de PVC et du fil de cuivre émaillé de 3/10 à 5/10 mm. Il faut en  plus se procurer un noyau cylindrique de ferrite. On peut en trouver par exemple dans les boutiques

Selectronic ; on peut aussi démanteler l'antenne d'un vieux poste de radio grandes ondes/ondes moyenne. Pour effectuer des comparaisons qualitatives, on peut utiliser n'importe quel solénoïde ou inductance du  commerce. On peut également en bobiner un « à la main » sur un tube identique à celui du caducée, utilisant  grosso modo la même longueur de fin. Le bobinage s'effectue en gros selon un angle de 45° par rapport à l'axe. En fin de course on effectue un demi  tour pour repartir en sens inverse, effectuant ainsi des croisements de part et d'autre du cylindre.  

La  bobine   de  Caducée   transmettrait   des  vagues  électromagnetiques   qui  dépasseraient  la  vitesse  de  la  lumière  .  Ce  qui   confirmerait  la  théorie  développé par  Le  docteur  Pagès  ci - dessous  .

En 1958 un physicien américain avait réussi en libérant un anneau de ferrite de la pesanteur à le faire tourner dans un champ magnétique à 15000 tours minute. L'allégement était de 1%, impossible d'imaginer le déplacement des pyramides, de Notre-dame ou du Sacré Cœur. Le docteur Pagès (1) préconise de faire tourner un champ électrostatique par l'intermédiaire d'un champ magnétique à la vitesse de la lumière c'est à dire l'inverse de ce qu'avait trouvé le physicien américain en 1958. Avec ce principe par polarisation des champs de pesanteur, il devient possible de soulever et de déplacer des pierres de plusieurs tonnes.

Mais  revenons  un  peu  à     l'  inventeur  du  caducée  magnétique  "  Wilbert  Smith "  .

Après avoir reçu le mémo de Wilbert Smith le 21 Novembre 1950, le Département du Transport canadien ne tarde pas à suivre la recommandation de Smith : le 2 Décembre, le commandant C. P. Edwards, alors Délégué du Ministre des Transport aux Services de l'Air, met en place le projet Magnet. Smith est nommé ingénieur en charge du projet, avec 2 autres ingénieurs et 2 autres techniciens y travaillant à temps partiel. La section diffusion et mesure de la Division des Télécommunications reçoit l'ordre de mener à bien le projet avec toute l'assistance nécessaire de sources telles que le DRB (le docteur O. M. Solandt, président du DRB offre sa pleine coopération) et le CNRC.

Dans un rapport préliminaire du projet daté du 25 juin 1952, Wilbert Smith indiquait :

Si, comme il semble évident, les Soucoupes Volantes sont les émissaires d'une quelque autre civilisation, et opèrent en fait sur les principes magnétiques, nous avons avant nous le Fait que nous avons manqué quelque chose dans la théorie magnétique mais avons une bonne indication de la direction où regarder pour les aspects manquants. Il est donc fortement recommandé que le travail du Projet Magnet soient poursuivis et étendus pour inclure des experts de chacun des divers domaines impliqués dans ces études.

LA   BOBINE  DU CADUCEE  .

Un peu d'histoire au sujet de la bobine du caducée ( la bobine du tenseur): Son principal partisan, et inventeur, Wilbert Brockhouse Smith a développé un jour cette bobine pendant les années 50 (Smith est mort en 1961). Originairement, le Dr. Smith a été impliqué dans le programme top secret Magnet .

Ce projet, était un programme du gouvernement pour produire un avion fonctionnant  sur les mêmes principes de propulsion que les OVNIs. "Officiellement", le programme avait  été  arreté  .

Smith bricolait avec de nouveaux styles de bobinages . C'était pendant cette période qu'il a développé la bobine du caducée. La bobine  produit  des vagues électromagnétiques qui voyagent en parallèle au bobinage de la bobine. Cela violait  certaines  lois  de  la  physique  conventionnelle .

Les   vagues elecytromagnétiques  magnétiques  sont produites perpendiculairement à  la bobine .

Aussi, une bobine du caducée transmet soi-disant, ces vagues électromagnétiques à une vitesse   super-luminique (vitesses plus rapide que la lumière).

le  principe  de  fonctionnement  de  la  bobine du caducée  a  très  probablement  été  utilisée  dans  la  construction   des  pyramides   . Les  pierres  étaient  allégés  .  A  se  sujet   le Dr Philip Callahan, dira  que  le  granit rose - qui avait   été utilisé dans la construction de la Chambre des Rois de la Grande Pyramide - est l'une des substances les plus paramagnétiques. Il a mesuré le calcaire, qui a couvert la Grande Pyramide, il  est diamagnétique”.

Paramagnétique se dit d'une substance qui acquiert une aimantation de même sens que le champ magnétique dans lequel on la plonge, mais qui perd cette aimantation lorsqu'on la sort du champ.Si le moment magnétique résultant est nul : le matériau est diamagnétique . Lorsqu'on le soumet à un champ magnétique extérieur , il réagit faiblement en créant un champ magnétique contraire ( ceci est dû à la déformation des nuages électroniques )


Pour approfondir un peu plus : http://rustyjames.canalblog.com/archives/2013/11/14/28433223.html

Article à voir : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/prehistoire-antiquite/resonance-dans-les-pyramides-de-la-mana.html
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Re: Le symbolisme du Caducée

Message par Archange le Lun 12 Mai - 19:01

Merci pour ces compléments d'infos obsidienne    je lirai cela à tête reposée aussi encore mal au crâne aujourd'hui   


obsidienne a écrit:Un grand symbole utilisé pour le mal de nos jours il me semble ....  


Ca tu l'as dit! Que vient faire ce serpent enroulé mangeur d'homme dans ce logo?!!  Twisted Evil :




"Regardez par exemple le symbole de la marque Alfa Roméo : un serpent enroulé  , ça ne vous rappel rien ? (même pas le médecin ?)  combiné à la croix de saint George : quel rapport avec une marque de voiture ? (l’explication lombarde ne nous convainc pas, mais surtout, nous aurions pu prendre des dizaines d’autres exemples…)  Le serpent étant l’un des symboles les plus ancien  de science, aussi lié a ces illuminatis ….  quant à  la croix de saint George, l’histoire est longue, et remonte au moins, aux croisades… "


https://resistanceauthentique.wordpress.com/2013/09/27/de-la-symbolique-de-secret-story-aux-messages-des-illuminatis/

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Re: Le symbolisme du Caducée

Message par Archange le Lun 23 Juin - 19:51

L’Homme doit devenir un cercle


Spirituellement, l’homme doit devenir un cercle. Avant de naître, l’enfant est roulé en boule dans le ventre de sa mère. Vous direz que c’est une solution économique trouvée par la nature pour qu’il prenne moins de place ? C’est possible… Après sa naissance, il se redresse. Mais spirituellement, il doit prendre à nouveau la forme du cercle, c'est-à-dire sortir de sa conscience personnelle, limitée, pour vivre la vie cosmique, la vie universelle, la vie de l’éternité.


Le serpent qui se mord la queue est un symbole de la force sexuelle sublimée. Tout d’abord, le serpent rampe sur le sol, et s’il vous mord, il vous empoisonne et vous êtes perdus ; il doit donc se transformer, c'est-à-dire monter. Et le serpent qui monte dans la colonne vertébrale, c’est le mouvement de la force Kundalini qui s’élève en spirale pour atteindre le chakra de la tête, Sahasrara. Quand il a atteint le sommet, le serpent devient un cercle parce que, symboliquement, la tête et la queue sont réunies. Le travail de l’Initié consiste donc à maîtriser la force sexuelle pour la diriger jusqu’au cerveau. A ce moment-là, il entre dans le mouvement parfait de l’éternité. Toutes ses énergies sont transformées en lumière, en amour, et il en fait bénéficier l’humanité entière.


Quand l’homme se contente de l’amour sensuel, la ligne droite, il vit dans le temps, c’est à dire dans les changements ; il est tour à tour heureux et malheureux, dans l’espoir et dans les déceptions, ils aimaient et ensuite ils n’aiment plus. Mais lorsqu’il entre dans le cercle, dans le véritable amour, il échappe aux changements et goûte la vie éternelle. C’est là une question très profonde que vous comprendrez plus tard… Il ne faut pas brimer l’énergie sexuelle ; il ne faut pas tuer le serpent, mais rendre son venin curatif et il guérira toutes les maladies. Cette idée est encore exprimée par le caducée d’Hermès qui était aussi le symbole d’Esculape, le dieu guérisseur, et qui est resté celui des médecins et des pharmaciens. Le caducée représente le serpent qui a transformé son venin pour guérir les maux de l’humanité. Comme le serpent qui avale sa queue, le caducée est le symbole de l’énergie sexuelle sublimée qui devient curative. C’et la panacée universelle que cherchaient les sages. Oui, la panacée universelle dont parlent les livres d’alchimie est la force cosmique de l’amour sublimé.


Dans le domaine des métaux, le temps est représenté par le plomb et l’éternité par l’or, parce que l’or ne ternit jamais. L’or est sous l’influence du Soleil et le plomb sous l’influence de Saturne. Saturne est aussi une personnification du temps ; c’est le dieu grec Chronos qui dévore ses enfants. Pour échapper à cet engloutissement, il faut entrer dans l’éternité. Le passage du temps à l’éternité est donc aussi une application du processus alchimique de la transmutation du plomb en or. Transmuter le plomb en or, c’est transformer la vie dans le temps en vie éternelle, c’est transformer le vieil Adam en Christ. Vous voyez toutes les correspondances qui existent entre ces symboles.


Vous connaissez de nombreux symboles, mais, pour le moment, ils restent pour vous comme des objets éparpillés, c’est pourquoi vous ne les comprenez pas toujours. Pour les comprendre, vous devez les vivifier, c'est-à-dire découvrir dans votre expérience quotidienne les rapports qui existent entre eux. Pour votre évolution, le moment vient où tous ces symboles doivent être animés, vivifiés. Ceux qui aiment ce domaine et qui en ont les possibilités mentales trouveront là un matériau très riche pour leur travail, pour leur épanouissement et pour leur joie.



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Re: Le symbolisme du Caducée

Message par Archange le Sam 24 Jan - 13:30






Il y a certes une grande différence entre le serpent Python, qui se traînait dans la fange du déluge et que le soleil perça de ses flèches ; il y a, disons-nous, une grande différence entre ce serpent et celui qui s’enroule autour du bâton d’Esculape, de même que le serpent tentateur de l’Eden diffère du serpent d’airain qui guérissait les malades dans le désert. Ces deux serpents opposés figurent en effet les forces contraires qu’on peut associer, mais qui ne doivent jamais se confondre. Le sceptre d’Hermès, en les séparant, les concilie et en quelque sorte les réunit ; et c’est ainsi qu’aux yeux pénétrants de la science, l’harmonie résulte de l’analogie des contraires.


Commentaires :


Dans cet extrait de son Grand Arcane Eliphas Lévi, ce brillant et très inspiré occultiste moderne, nous fait une synthèse d'une grande précision des deux forces antagonistes qui constituent l'essence du magnétisme. Magnétisme qui est l'énergie qui alimente tous les mouvements de la création.

Ces deux forces qui se manifestent dans l'univers et sur tous les plans, sont symbolisées par la lame 2, du livre de Thoth, la Papesse, celle qui représente l'énergie sexuelle par excellence ; d'où la subtile référence que fait Eliphas Lévi au serpent tentateur de l'Éden. Cette énergie sexuelle est celle qui va avoir la puissance nécessaire pour rapprocher pendant le temps voulu deux forces contradictoires afin que de leur union temporaire puisse naître une progéniture complexe et contradictoire, comme l’est par exemple l’être humain…

Pour comprendre l’importance et la puissance de ces deux forces, n’oublions pas que le Nombre 2, est la division du tout puissant Nombre 1, le Bateleur ; et que cette dualisation du Nombre 1, sera une constante de l’univers manifesté, que ce soit sous l’aspect de la Providence et du Destin, du Soleil et de la Lune, de l’homme et de la femme, etc…

La représentation symbolique de ces deux forces sous forme de serpents, doit être entendue sous l'analogie de puissances qui serpentent, comme le font les fleuves sur terre, au travers de l'ensemble de la création. Dans l'ancienne Égypte, ces forces étaient représentées d’une part par le terrible serpent Apophis le destructeur, et d’autre part par l'Uræus, ce cobra dressé, qui protège de ses ennemis celui qui le porte au front, et dont la morsure confère à celui qui le maîtrise l'immortalité.

Pour unir ces deux puissances antagonistes, celle de la Providence et celle du Destin, qui sont résolument incompatibles entre elles pour cause de manifestation du Nombre 1, il faut le solide bâton magique autour duquel ces deux forces viennent s'enrouler tout en restant différenciées ; ce bâton aux puissants pouvoirs magiques est celui de la faculté volitive expression de la Conscience.

Il est d'ailleurs intéressant, de constater que sur l'image du symbole du Grand Arcane d'Eliphas Lévi qui illustre ce texte dans le Temple d'Hermès Trismégiste, ce dernier a placé le sceptre d'Hermès à l'emplacement des organes sexuels ; signifiant par là que la fécondité de la création (croissez et multipliez-vous) vient du croisement de ces deux forces essentielles de la Nature sans lesquelles rien ne pourrait se manfister.

Eliphas Lévi nous indique d'ailleurs fort justement que ces deux forces peuvent être associées, mais qu'elles ne peuvent jamais se confondre. La seule chose qui permet de les associer c'est justement le bâton de la Conscience qui étant compatible avec l'une et avec l'autre de ces forces, leur sert de truchement. Ceci nous indique que c'est aussi cette faculté volitive qui est la seule à pouvoir pratiquer l'harmonie qui résulte de l'analogie des contraires.

Le Père le Fils et le Saint-Esprit, ne sont pas autre chose que la symbolisation de ces trois forces...

Il est utile d'observer que l'énergie magnétique (le Kundalinî) descend pour se concentrer dans les organes sexuels de l'animal égotique, mais lorsque ces deux forces serpentent dans un sens ascensionnel le long du bâton de la colonne vertébrale et de la volonté, c'est pour atteindre les ailes du Caducée, ce qui nous renvoie à l'axiome de la Table d'Émeraude : tu sépareras le subtil de l'épais...

Les ailes étant dans toutes les traditions le symbole de ce qui se rapporte à l’esprit et la spiritualité.

La connaissance et la maîtrise du Magnétisme qui serpente dans la création sont bien la base de toute véritable Magie, et c'est en grand Maître des choses occultes qu'Eliphas Lévi place le Magnétisme en première place de son Grand Arcane.


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Re: Le symbolisme du Caducée

Message par Archange le Sam 24 Jan - 13:40




Nécessité et Liberté, telles sont les deux grandes lois de la vie ; et ces deux lois n’en font qu’une, car elles sont indispensables l’une à l’autre.

La nécessité sans liberté serait fatale comme la liberté privée de son frein nécessaire deviendrait insensée. Le droit sans devoir, c’est la folie. Le devoir sans droit, c’est la servitude.

Tout le secret du magnétisme consiste en ceci : gouverner la fatalité de l’ob par l’intelligence et la puissance de l’od afin de créer l’équilibre parfait d’aour.




Commentaires :


Nous avons vu lors du précédent article sur ce sujet dans le Grand Œuvre d'Hermès Trismégiste, que les deux forces de mouvements de la Création se caractérisaient par des polarités contraires qui serpentent sous forme d'énergies antagonistes qui se repoussent et s'attirent sans cesse. Ce que symbolise admirablement le Caducée d'Hermès. Cela se traduit d'abord par une puissante sexualité de tout acte créateur, qui pour permettre d'unir ces contraires en vue de donner naissance à une progéniture doit avoir la force de vaincre la répulsion qui les tient éternellement séparés. Cette union provisoire n’est possible que par la puissance de l'attraction sexuelle, qui, ici, doit s'entendre dans le sens d'un principe, et non uniquement dans l'expression d'un sens organique génésique. Cette puissante attraction sexuelle se manifestera d'abord par l’attirance de pensées différentes, de forces contraires, ou d'états qui sont fondamentalement incompatibles entre eux comme : le visible et l'invisible, le mortel et l'immortel. Si la forme organique visible et mortelle s'anime, c'est justement parce qu'elle a su s'unir, pendant la durée nécessaire, à une forme invisible inorganique et immortelle, l'union de ces deux forces produisant le mouvement de la vie manifestée.

Eliphas Lévi terminait son précédent extrait par : Le sceptre d’Hermès, en les séparant, les concilie et en quelque sorte les réunit ; et c’est ainsi qu’aux yeux pénétrants de la science, l’harmonie résulte de l’analogie des contraires. Cette analogie des contraires qui est l'essence même de la Science Hermétique et dont Fabre d'Olivet disait qu'elle était la voie du juste milieu sur laquelle se trouvait la Sagesse et la Vérité, et uniquement sur cette voie, demande dans sa pratique une longue, très longue pratique volontaire. Car rien n'est plus facile que de se laisser attirer par l'une ou l'autre des polarités, comme celles que constituent la Foi aveugle et ignorante, et la Raison purement intellectuelle et stérile.

L'analogie des contraires demande de la part de ceux qui la pratiquent, l'activation d'une volonté farouche de ne jamais se laisser entraîner par l'un des deux pôles, et pour y parvenir il faut bien évidemment cultiver la première des Vertus cardinales qu'est la Force. Prendre le contrôle de son intelligence et saisir le sceptre du pouvoir divin, implique que nous ne soyons pas constamment le jouet de l'une ou l'autre force, mais que par notre maîtrise, notre rigueur, notre volonté et notre endurance nous soyons le rigide bâton d'Hermès autour duquel viendront s'enrouler les deux serpents de ces puissances antagonistes, qui s’y trouveront domestiqués.

La nature humaine est naturellement faible, et cette faiblesse se manifeste sous des formes et des manifestations multiples. Prenons par exemple l'émotion, qui contrairement à l'idée que se plaisent à répandre les serviteurs (et pour le coup, ils sont bien asservis) du Destin, l'émotion n'est pas et ne sera jamais une Vertu, mais, lorsqu'elle est livrée à elle-même, toujours un Vice qui engendrera des pensées de même nature. Pour ne pas permettre au Roi de monter sur son trône de pouvoir et de s'y maintenir, les maires du palais ont donc tout intérêt à laisser croire à ce dernier que l'émotion est une "vertu" car c'est grâce à cette capacité de réagir aux émotions, qu'ils vont aliéner littéralement et durablement leur monarque. Qu'il vous suffise, en reprenant le contrôle de votre libre arbitre et de votre intelligence, de constater que dans la sphère du Destin de votre quotidien, par le truchement de médias qui ne passent leurs temps qu'à cet exercice, on essaie sans cesse de vous faire partager des émotions. Soit pour vous faire adhérer à un courant de pensées politique, religieux, économique, social ou culturel ; soit pour vous faire acheter une multitude de choses qui n'auraient pas grand intérêt pour votre intelligence et votre libre arbitre si elles étaient placées en dehors de l'apparence de l'émotion dans laquelle ou vous la baigne pour mieux vous la refiler. Que dire de toutes ces campagnes médiatiques larmoyantes qui font appel à la générosité du bon peuple attendri émotionnellement devant d'habiles reportages catastrophiques, histoire de permettre aux états et gouvernements de ne pas avoir à amputer les immenses ressources qu'ils gaspillent pour leurs secteurs militaro-industriels..

Une faible partie de ces budgets militaires pourrait suffire à subvenir aux besoins planétaires qu'engendrent les catastrophes naturelles, et apaiser les tourments des personnes qui en sont victimes. Qu'il suffise de faire le parallèle entre les coûts estimés pour reconstruire la Louisiane après le passage de l'ouragan qui l'a dévasté, et dont les USA n'ont pas encore trouvé le moyen de financement, et dans le même temps les sommes astronomiques que ce pays consacre à sa guerre en Irak et dont les fonds considérables qui y sont gaspillés en pure perte, ne lui font jamais défaut...

Terrible révélation à faire aux généreux donateurs, que celle qui consiste à leur dire qu’en réalité, par leurs dons et grâce à leur naïveté et leur romantisme benêt, ils financent indirectement des sous marins nucléaires et des armes de destructions massives…

L'émotion, les états, comme d'ailleurs les religions l'ont tous bien compris, est un puissant moyen de gouvernance et de manipulation des foules. C'est par l'émotion que l'on engage des individus à se dresser contre d'autres qu'ils ne connaissent pas, mais qu'ils soient prêts à tuer, ou à se faire tuer par eux. C'est toujours par l'émotion (l'amour d'un dieu sectaire, jaloux et pas très charitable) que des foules entières ont été massacrées et le seront encore probablement ; que des richesses culturelles inestimables ont été détruites, que des fils ont dénoncé leurs pères, et que des fonctionnaires très ordinaires et appliqués ont prêté leurs concours à la réalisation d'une imbécile "solution finale".

La pratique de l'analogie des contraires, passe donc par la domestication de l'émotion, sans pour autant subir l'attraction de sa force contraire qu’est l'indifférence... Je vous avais dit que l'exercice était subtil et difficile... pour y parvenir, il convient de comprendre que là encore, une pensée juste est l'outil indispensable. Il s'agit de ne pas de se faire refiler des émotions de basse intensité, sans que nous ayons fait l'effort d'en vérifier les causes, les effets et les implications. Pour cela il faut rigueur discipline force de caractère, car l'émotion est ce qui est le plus facilement partagé par le plus grand nombre, car elle fait appel à la faiblesse je le rappelle qui est naturelle ; ce plus grand nombre n'admettra jamais que vous n'adhériez pas à cette émotion commune qui correspond à sa « normalité ». Il faut aussi de la Connaissance, car comment avoir un jugement éclairé sans que ce dernier s'adosse sur une base solide de connaissances éprouvées.

Rien que dans cette petite étude sur l'analogie des contraires, qui est très loin d'être exhaustive, j'espère vous faire sentir les puissances magnétiques qui déjà y circulent, et qui sont à l'origine de tant de passions, bonnes comme mauvaises. Une pensée d'un magnétisme puissant, en basse ou haute intensité, fera le magnétisme de la personne qui l'exprimera en parole. Et ce magnétisme ne sera pas nécessairement une bonne chose surtout s'il véhicule des émotions de basse intensité.

Les deux grandes lois de la vie, nous dit Eliphas lévi, sont la nécessité et la liberté, et ces deux lois ne font qu'une. Pour comprendre comment ces deux lois ne font qu'une il faut intégrer ces deux polarités avec l'analogie des contraires qui est le troisième élément indispensable à tout ternaire. Et Eliphas Lévi nous révèle le secret du magnétisme par la maîtrise de ces deux lois par la troisième... Mais, comme il était dans les pratiques de ce grand initié, il ne révélait jamais l'intégralité de la Science Hermétique, laissant le soin à son lecteur, s'il en manifestait la volonté et le courage, de découvrir par ses propres efforts la ou les parties volontairement voilées ou occultées.

Pour éclairer ceux qui suivent sérieusement les études du Grand Œuvre d'Hermès Trismégiste, je dirais donc que la Providence et le Destin l'une des trois forces de l'univers, comme se plaisait à le dire Fabre d'Olivet, ont leur analogie des contraires dans la Conscience, et si vous appliquez à ceci les dispositions de la Table d'Émeraude qui veut : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; afin que les miracles d’une seule chose ; il vous sera plus facile d'en suivre les déclinaisons multiples qui vont de ce haut vers le bas.

Connaître un principe relevant d'une loi de la Providence évite d'avoir à en maîtriser tous les effets, qui peuvent dans certains cas être quasiment infinis. Pour l'instant je n'ouvrirai pas plus grand la petite porte de la grande salle de la Haute Magie...


https://sites.google.com/site/grandoeuvre/eliphas-l%C3%A9vi/le-grand-arcane/le-grand-arcane-1/le-grand-arcane-2

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Re: Le symbolisme du Caducée

Message par Archange le Lun 16 Fév - 20:49









Eliphas Levi



La double chaîne du Caducée d'Hermès



Le mouvement des serpents autour du Caducée indique la formation d’une chaîne.
 
Cette chaîne existe sous deux formes : la forme droite et la forme circulaire. Partant d’un même centre elle coupe d’innombrables circonférences par d’innombrables rayons. La chaîne droite c’est la chaîne de transmission. La chaîne circulaire c’est la chaîne de participation, de diffusion, de communion, de religion. Ainsi se forme cette roue composée de plusieurs roues tournant les unes dans les autres, que nous voyons flamboyer dans la vision d’Ezéchiel. La chaîne de transmission établit la solidarité entre les générations successives.
 
Le point central est blanc d’un côté et noir de l’autre.
 
Au côté noir se rattache le serpent noir ; au côté blanc se rattache le serpent blanc. Le point central représente le libre arbitre primitif, et à son côté noir commence le péché originel.
 
Au côté noir commence le courant fatal, au côté blanc se rattache le mouvement libre. Le point central peut être représenté allégoriquement par la lune et les deux forces par deux femmes, l’une blanche et l’autre noire.
 
La femme noire c’est Eve déchue, c’est la forme passive, c’est l’infernale Hécate qui porte le croissant et la lune sur le front.
 
La femme blanche, c’est Maïa ou Maria qui tient à la fois sous son pied le croissant de la lune et la tête du serpent noir.
 
Nous ne pouvons nous expliquer plus clairement, car nous touchons au berceau de tous les dogmes. Ils redeviennent enfants à nos yeux, et nous craignons de les blesser.
 
Le dogme du péché originel, de quelque façon qu’on l’interprète, suppose la préexistence de nos âmes, sinon dans leur vie spéciale, du moins dans la vie universelle.
 
Or, si l’on peut pécher à son insu dans la vie universelle, on doit être sauvé de la même manière ; mais ceci est un grand arcane.
 
La chaîne droite, le rayon de la roue, la chaîne de transmission rend les générations solidaires les unes des autres et fait que les pères sont punis dans les enfants, afin que par les souffrances des enfants, les pères puissent être sauvés.
 
C’est pour cela que, suivant la légende dogmatique, le Christ est descendu aux enfers d’où ayant arraché les leviers de fer et les portes d’airain, il est remonté vers le ciel entraînant après lui la captivité captive.
 
Et la vie universelle criait : Hosannah ! Car il avait brisé l’aiguillon de la mort !
 
Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Osera-t-on l’expliquer ? Pourra-t-on le deviner ou le comprendre ?
 
Les anciens hiérophantes grecs représentaient aussi les deux forces figurées par les deux serpents sous la forme de deux enfants qui luttaient l’un contre l’autre en prenant un globe de leurs pieds et de leurs genoux.
 
Ces deux enfants étaient Éros et Anteros, Cupidon et Hermès, le fol amour et l’amour sage. Et leur lutte éternelle faisait l’équilibre du monde.
 
Si l’on n’admet pas que nous ayons existé personnellement avant notre naissance sur la terre, il faut entendre par le péché originel une dépravation volontaire du magnétisme humain chez nos premiers parents, qui aurait rompu l’équilibre de la chaîne, en donnant une funeste prédominance au serpent noir, c’est-à-dire au courant astral de la vie morte et nous en souffrons les conséquences comme les enfants qui naissent rachitiques à cause des vices de leurs pères, portent la peine des fautes qu’ils n’ont pas personnellement commises.
 
Les souffrances extrêmes de Jésus et des martyrs, les pénitences excessives des saints auraient eu pour but de faire contrepoids à ce manque d’équilibre, assez irréparable d’ailleurs pour devoir entraîner finalement la conflagration du monde. La grâce serait le serpent blanc sous les formes de la colombe et de l’agneau, le courant astral de la vie chargé des mérites du rédempteur ou des saints.
 
Le diable ou tentateur serait le courant astral de la mort, le serpent noir taché de tous les crimes des hommes, écaillé de leurs mauvaises pensées, venimeux de tous leurs mauvais désirs, en un mot LE MIAGNÊTISIME DU MAL.
 
Or, entre le bien et le mal, le conflit est éternel, Ils sont à jamais inconciliables. Le mal est donc à jamais réprouvé, il est à jamais condamné aux tourments qui accompagnent le désordre, et cependant dès notre enfance il ne cesse de nous solliciter et de nous attirer à lui. Tout ce que la poésie dogmatique affirme du roi Satan s’explique parfaitement par cet effrayant magnétisme d’autan plus terrible qu’il est plus fatal, mais d’autant moins à craindre pour la vertu qu’il ne saurait l’atteindre, et qu’avec le secours de la grâce elle est sûre de lui résister.
Eliphas Levi. Chapitre IV, « La double Chaîne », extrait de Le Grand Arcane ou l’Occultisme Dévoilé, Paris Chamuel Editeur, 1898.

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