"Si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des Cieux"

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"Si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des Cieux"

Message par Archange le Dim 2 Mar - 20:14




SI VOUS NE DEVENEZ COMME LES PETITS ENFANTS


Matthieu 18.1-4
Yves I-Bing Cheng, M.D., M.A.
www.entretienschretiens.co



Jésus a utilisé dans ses discours l'exemple d'un enfant pour dépeindre le chrétien authentique. Le passage le plus connu est sans doute celui qui se trouve en Matthieu 18 où il demande à ses disciples de 'devenir comme des enfants.' Lisons ce texte. Matthieu 18.1-4.
Matthieu 18.1. A ce moment même, les disciples vinrent demander à Jésus : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?
2 Il appela un enfant, le plaça au milieu d’eux
3 et dit : Amen, je vous le dis, si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des cieux.
4 C’est pourquoi quiconque se rendra humble comme cet enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.


Poussés par l'orgueil, les disciples interrogèrent Jésus sur les places de choix dans son royaume. Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux, demandèrent-ils. Cette question surgit peu de temps après l'annonce de Jésus de sa mort prochaine. Il leur avait révélé en Matthieu 16.21 qu'il subirait toutes sortes de mauvais traitements qui l'entraîneront jusqu'à la mort. Tout n'est pas noir cependant. Il ajouta qu'il ressuscitera le troisième jour.

Convaincus de la messianité de Jésus mais ne comprenant pas comment il pouvait véritablement ressusciter, les disciples s'attachaient à l'idée que leur Maître allait bientôt établir son règne et qu'ils y joueraient un rôle important. Ils voulaient savoir qui occupera le premier rang.

Mais le Seigneur, voyant se manifester dans leur question une préoccupation égoïste, pensait d'une autre façon. 'Vous allez dans la mauvaise direction. Vos ambitions sont aux choses de ce monde. La gloire humaine vous promet la puissance, la richesse, la renommée et c'est à cela que vous semblez vous attacher. Je m'en vais dans la direction opposée. J'ai pris le chemin de la mort et de l'humiliation.'

Dieu a une perspective bien différente de celle des hommes sur la notion de grandeur. Ce qui est glorieux à ses yeux est perçu autrement par les hommes. C'est pourquoi les disciples n'arrivaient toujours pas à comprendre que l'instauration du royaume exigeait l'abaissement de Jésus jusqu'à la mort. Le Seigneur devait passer par ce qu'il a appelé le 'chemin resserré' dans le Sermon sur la montagne (Matthieu 7).

La règle de la vraie grandeur

La question des disciples fut pour Jésus l'occasion d'enseigner une leçon tout à fait frappante. Il énonce ce paradoxe: Si vous voulez être le plus grand dans le royaume céleste, vous devez chercher à être le dernier. Quiconque se rendra humble comme cet enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Je pense que le meilleur qualificatif pour décrire l'enseignement du Christ est le mot 'révolutionnaire' . L'enseignement de Jésus est tout simplement révolutionnaire. Nous utilisons souvent le terme 'révolution' pour parler de choses qui, dans les faits, ne constituent pas réellement une 'révolution.' Les apparences ont peut-être changé, mais le fond demeure le même.

Le Seigneur Jésus montre ici que les normes ayant cours dans le royaume des cieux sont opposées à celles du monde. Les places de choix dans le royaume ne s'obtiennent pas en subjuguant les autres. Bien au contraire, elles s'obtiennent en se soumettant à autrui. Toute notre façon de penser doit donc s'inverser. Pour s'élever, il faut s'abaisser.

Comment s'abaisse-t-on? Jésus l'explique en prenant comme exemple un enfant. Quiconque se rendra humble comme cet enfant... Pour s'abaisser, il faut devenir semblable à un petit enfant, 'se rendre humble comme un enfant.' Cela ne veut pas dire que les enfants sont par nature des êtres humbles. On peut difficilement affirmer que l'humilité est un trait caractéristique de l'enfant. La question n'est d'ailleurs pas là. Les paroles de Jésus s'adressent aux gens d'âge mûr et leur demandent de retourner à l'état des enfants. Pour un adulte, cela exige une réorientation complète de sa vie. L'idée n'est donc pas de définir en quoi un enfant est humble et de l'imiter. L'humilité dont il est question concerne la disposition de celui qui renonce à son statut d'adulte et accepte de retourner au statut inférieur d'enfant. Cet esprit d'humilité est indispensable pour atteindre la grandeur dans le royaume des cieux.

Vous voyez pourquoi j'ai dit que l'enseignement de Jésus a un caractère révolutionnaire. Il va à l'encontre de nos inclinations naturelles. Durant toute notre enfance, nous avions hâte de grandir afin d'accéder au monde des adultes. Et maintenant que nous y sommes, le Seigneur nous demande d'en sortir et de 'redevenir comme de petits enfants.'

L'humilité de Christ

J'aimerais vous faire remarquer que cette notion d'humilité, cet esprit qui cherche à s'abaisser plutôt qu'à s'élever, se voit aussi dans la section précédente, en Matthieu 17.24-27. Lisons ce passage et regardons comment cela se présente.

Matthieu 17.24. Lorsque Jésus et ses disciples arrivèrent à Capharnaüm, ceux qui percevaient les didrachmes vinrent demander à Pierre : Votre maître paie-t-il les didrachmes ?
25 -- Oui, dit-il. Quand il fut entré dans la maison, Jésus, prenant les devants, lui dit : Simon, qu’en penses-tu ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou la capitation ? De leurs fils, ou des autres ?
26 Il répondit : Des autres. Jésus lui dit : Alors les fils sont exemptés.
27 Mais pour que nous ne causions pas leur chute, va à la mer, jette l’hameçon et tire le premier poisson qui viendra ; ouvre-lui la bouche et tu y trouveras un statère. Prends-le et donne-le-leur, pour moi et pour toi.

La taxe en question n'est pas celle que Rome percevait mais la taxe annuelle exigée de tout Juif pour les besoins du temple. Le paiement pouvait y être fait en personne pendant les activités de la Pâque. Plusieurs collecteurs de cette taxe parcouraient la Palestine pour s'assurer que chacun payait son dû.

Ceux-ci firent leur vérification auprès de Pierre. 'Est-ce que ton Maître paye le tribut pour le temple?' demandèrent-ils. L'apôtre répondit, 'Oui, il le paye.' Rien dans le texte ne laisse sous-entendre que Pierre s'était montré hésitant. Sa réponse semble indiquer qu'il parlait en connaissance de cause. Il savait que Jésus s'acquittait de cette obligation. Autrement je doute que Pierre se soit donné le droit de répondre au nom de son Maître sur la base d'une simple supposition.

Jésus se servit de cette situation pour poser une question. 'Dis-moi, Pierre, de qui les rois de ce monde tirent-ils des impôts? De leurs propres fils? Ou des étrangers (i.e. ceux qui ne font pas partie de sa famille)?'

La réponse est évidente. Les rois de la terre ne prennent pas des taxes des membres de leur propre famille. Pourquoi le feraient-ils? Pourquoi leur donneraient-ils de l'argent d'une main pour le leur retirer de l'autre main avec un impôt? Ce serait absurde. Manifestement ils font payer leurs sujets, et non pas leur famille.

Pierre, bien sûr, savait cela.

'Par conséquent,' dit Jésus, 'les enfants sont libres. Ils n'ont rien à payer.'

Comprenez-vous le raisonnement? Considérez ceci. De qui relève le temple? Qui en est le maître? Il n'y a qu'une réponse possible. Aucun être humain ne pouvait réclamer ce titre. Le temple appartient à Dieu seul. Qu'en est-il des 'fils' qui sont exemptés de la taxe? Qui sont-ils? Ce mot s'applique en premier lieu à Jésus, le Fils de Dieu. Jésus n'est pas tenu de payer un impôt destiné à la maison de son Père. Mais notez que le mot 'fils' est au pluriel. On peut en conclure que Jésus associe ses disciples à ce privilège. Ceux-ci sont aussi des fils du Père, même si c'est par adoption, et ils partagent le même droit d'exemption de taxe.

Regardez maintenant l'attitude de Jésus. Même si les fils ne sont pas assujettis à l'impôt, Jésus se désiste de son droit et décide de l'acquitter. Il savait qu'il ne serait pas compris et ne voulait pas offenser inutilement les Juifs.

Vous avez senti son humilité? Le Seigneur n'a pas dit aux collecteurs, 'Savez-vous qui je suis? Savez-vous que le temple est la propriété de mon Père? Et vous me demandez de payer les didrachmes!' Il dit plutôt à Pierre, 'Même si je suis le Fils de Dieu, même si tu es un fils par adoption, nous allons régler l'impôt.' Dans l'acte même de soumission éclate l'humilité du Christ. Le Fils de Dieu s'est abaissé au niveau de ceux qui sont assujettis à l'impôt du temple et accepte d'être soumis à la même obligation, même s'il en était exonéré.

Remarquez aussi jusqu'à quel point il a consenti à s'abaisser. Le Fils de Dieu, par qui toute chose a été créée, n'avait même pas les deux drachmes nécessaires au paiement de la taxe. Deux drachmes correspondaient au salaire versé pour deux journées de travail. Le Seigneur Jésus ne possédait pas cet argent. Il est fort probable que le trésorier était absent à ce moment-là. C'est lui qui avait le soin de la bourse dans laquelle les disciples mettaient en commun leurs avoirs (Jean 12.6; 13.29). En l'absence de Judas, l'argent n'était pas disponible.

C'est la raison pour laquelle Jésus envoya Pierre à la pêche. 'Va pêcher à la mer de Galilée. Dans la bouche du premier poisson que tu ramèneras, tu trouveras une pièce de monnaie. Utilise-la pour payer à la fois mon dû et le tien.'

Ce miracle nous surprend, car il ne porte pas les mêmes caractères que ceux accomplis par Jésus d'ordinaire. Dans quel sens? D'abord, on a l'impression qu'il sert uniquement les intérêts du Seigneur. Or Jésus n'a jamais fait de miracle pour lui-même. Par ailleurs, il semble que ce miracle soit inutile vu la facilité de se procurer d'une autre façon cette petite valeur de quatre drachmes. Jésus aurait pu dire à Pierre, 'Va pêcher quelques poissons. Puis vends-les au marché et donne l'argent aux percepteurs.' Certes l'impôt aurait pu être payé de cette manière. Mais pensez-y bien. S'il avait fait cela, il aurait porté atteinte au principe d'exemption des fils qu'il venait lui-même d'énoncer.

Il faut comprendre le geste de Jésus de cette façon. Puisque les fils sont libres, il n'a pas à payer la taxe. Le Père la paiera. Dieu procurera miraculeusement le statère requis dans la bouche d'un poisson. Ainsi Jésus pouvait soutenir d'une part qu'il était libre à l'égard de cette obligation religieuse et d'autre part éviter de choquer les Juifs sans se contredire.

Ce récit montre la grandeur de Jésus à qui tout dans la nature doit servir. Dans sa science divine, il savait qu'une pièce d'argent se trouvait dans la bouche de ce poisson. Mais il renferme aussi une précieuse leçon d'humilité. Deux aspects nous frappent: La pauvreté de Jésus, qui ne possédait pas quatre drachmes, et son abnégation avec laquelle il renonce à son droit divin pour remplir un simple devoir de citoyen.

Vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux

C'est à la suite de cet incident que les disciples approchèrent Jésus avec la question, 'Qui sera la plus importante personne dans le royaume?'  Ils étaient pressés de régner dans le royaume mais de toute évidence, ils n'avaient pas saisi en quoi il consistait. Il n'avait certainement pas compris l'humilité de Christ.

Vous savez, je me demande si Jésus avait été tenté de leur dire, 'Je désespère de vous voir ainsi. Pendant tout ce temps j'ai cherché à vous enseigner, par les mots et par l'exemple, les normes du royaume. Et vous me demandez aujourd'hui, 'Qui est le plus grand dans le royaume?' Vous ne comprenez rien! Vous perdez votre temps à me suivre. Vous devriez tous retourner dans vos familles.'

Heureusement il n'a pas dit cela. Voici sa réponse. Il appelle un petit enfant et dit à ses disciples, 'Vous parlez d'occuper la première place. J'aimerais vous montrer en quoi consiste la vraie grandeur. Regardez cet enfant. Le plus grand dans le royaume de Dieu est celui qui se rend humble comme cet enfant. Mais il y a une autre chose. Si vous ne vous abaissez pas comme lui, vous n'entrerez même pas dans le royaume. Amen, je vous le dis, si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des cieux.

'Oubliez vos idées de grandeur. Assurez-vous au moins d'être admis dans le royaume. Je vous le dis, celui qui n'est pas disposé à prendre la position d'un enfant, à être le plus petit de tous, s'exclut de la communauté du royaume.'

Ce qui semblait être au début un bon conseil moral (i.e. être humble) devient une question de vie ou de mort spirituelle. Jésus déclare ici que l'humilité est indispensable pour entrer dans le royaume.

'Entrer dans le royaume,' cela vous rappelle quelque chose? Jésus avait employé ces mots plus tôt dans l'évangile de Matthieu.

Matthieu 5.20. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez jamais dans le royaume des cieux.

Matthieu 7.21. Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : « Seigneur ! Seigneur ! » qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Dans ces deux passages, l'expression 'entrer dans le royaume' concerne ceux qui risquent de ne jamais voir le royaume. Le fait d'être un scribe ou un pharisien ou encore de dire 'Seigneur! Seigneur' ne garantit pas une place au ciel. Mais son utilisation en Matthieu 18.3 où Jésus s'adressait à ses propres disciples est plutôt surprenante. Il semblait leur parler comme si leur entrée dans le royaume n'était pas assurée non plus. Jésus voulait-il dire que les disciples n'étaient pas entièrement sauvés?

À l'évidence, la recherche d'être le plus grand est tout à fait incompatible avec la pensée de Dieu. Le chrétien doit se défaire de cette tendance humaine. Sachant qu'il n'y a aucune place pour la complaisance, il renonce de bonne foi à s'élever dans la voie des honneurs terrestres.

Mais regardez à nouveau les paroles de Jésus, particulièrement les mots 'faire demi-tour.'  Il me semble qu'en disant, Si vous ne faites pas demi-tour, Jésus obligeait ses disciples à une inversion totale de leur attitude, sans quoi les conséquences risquent d'être désastreuses. Ils étaient en train de marcher sur le chemin spacieux qui mène à la perdition. S'ils ne bifurquaient pas vers une voie opposée, ils couraient un risque réel de ne pas atteindre le royaume. Il leur fallait prendre le chemin resserré en retournant à l'état des enfants.

Devenir comme les enfants

Quel est alors le sens de ce commandement, 'devenir comme les enfants'? Retournons au v. 3. Si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants. Le premier geste à faire pour entrer dans le royaume est de 'faire demi-tour.' Le mot grec pour 'faire demi-tour', strepho, signifie 'tourner le dos à quelqu'un ou quelque chose.' Dans son sens métaphorique, le détournement se fait par rapport à son ancienne conduite. Il y a un changement radical d'esprit, d'attitude. Plusieurs traductions bibliques utilisent le verbe 'se convertir'. Si vous ne vous convertissez. Ce terme est en effet relié au concept de la repentance. On peut dire que 'faire demi-tour', 'se convertir' et 'se repentir' sont ici des synonymes. Le demi-tour à faire concerne donc notre attitude à l'égard du péché. Notre façon de voir le péché doit s'inverser. Notre lien au péché doit fondamentalement changer.

C'est ce que l'apôtre Paul voulait indiquer en 1Corinthians 14.20. Il écrit, Pour ce qui est du mal, soyez des enfants. Les enfants ne connaissent pas les arts de la malice. Ils sont inexpérimentés dans l'exercice du mal. Paul disait aux Corinthiens, 'Lorsqu'il s'agit de pratiquer le mal, restez à un niveau infantile. Soyez innocents.' Devenir comme un enfant signifie donc que vous avez tourné le dos à la malice. Vous ne vous intéressez pas au mal et vous n'avez aucune envie de vous y intéresser.

Si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants. Remarquez cette fois-ci le mot 'devenir'. Être chrétien, c'est devenir un certain type de personne. Il ne suffit pas de faire certaines choses. Il ne suffit d'avoir certaines croyances religieuses. C'est d'abord et avant tout devenir un individu, et nous lisons ici que cet individu est semblable à un enfant.

Voici alors mon deuxième point: Pour devenir semblable à un enfant, il est nécessaire que Dieu intervienne dans notre vie. Car nous ne sommes plus des enfants. Nous sommes des hommes et des femmes adultes. Or devenir une personne dont la nature est si différente de la nôtre implique une métamorphose que Dieu seul peut opérer.

Nous rencontrons une situation semblable en Jean 3.3-5. Écoutez cette déclaration de Jésus. 'À moins de naître de nouveau, tu ne peux pas voir le royaume de Dieu.' Nicodème répondit en montrant son scepticisme et son incompréhension. 'Est-ce que cela signifie que je dois retourner dans le sein de ma mère pour naître une deuxième fois? Comment cela est-il possible?' Nicodème n'a pas saisi qu'un tel phénomène ne peut se concevoir par un processus naturel. Il faut une intervention divine. Dieu doit nous transformer entièrement.

La question de Nicodème peut très bien s'appliquer à Mathieu 18:3. Comment puis-je redevenir un enfant quand j'ai déjà atteint l'âge adulte? Et la réponse est la même. Par nous-mêmes, nous ne pouvons pas le faire. Quelque chose est fait en nous et pour nous, et ce quelque chose doit venir du ciel. Il faut naître de nouveau.

Donc, nous devons faire demi-tour. C'est une action que nous accomplissons. Mais cela ne suffit pas. Il nous faut devenir comme un enfant. Aucune image plus forte ne pouvait être choisie pour signifier un aussi grand et si remarquable changement d'état et de caractère. Ce remodelage de notre être porte le nom de régénération dans la Bible.

Le troisième et dernier point est le suivant. Devenir comme un enfant, c'est renoncer à ses projets de promotion personnelle. C'est prendre la position d'un petit enfant et accepter d'être au bas de la position sociale.

Sur le plan légal, le statut des enfants dans la société juive ressemblait à celui des esclaves. On ne leur accordait aucune place. Sur le plan pratique, un enfant était considéré comme un fardeau, une responsabilité dont il faut s'occuper. Jésus avait un point de vue bien différent. Il le voit comme un modèle à imiter. Il dit, 'Vous devez changer votre attitude pour devenir comme les enfants, i.e. insouciants de la place que vous occupez dans la hiérarchie sociale.' Voilà tout un défi! Nous voulons tous être respectés. Nous voulons tous être bien vus. Or Jésus nous appelle ici à ne chercher ni faveur ni place. À cet égard, nous devons être semblables aux enfants.




SOURCE: http://www.entretienschretiens.com/Si%20vous%20ne%20devenez%20comme%20les%20petits%20enfants%20-%20Mt%2018(1-4).htm

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