La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

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La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Mer 19 Fév - 21:21

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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Mer 23 Avr - 16:25

si je dis : quel monde nous préparons maintenant pour notre décénnie et suivante  ce qui est sur c'est qu'à court terme et sans doute à long terme lEurope sera le dindon de la farce et la france particuliéremnt ,avec sa logistique bien connue.

c'est que la confrontation entre ceux qui vont s'écrouler et ceux qui vont se redresser ,se fait maintenant  en ce moment si l'on veut bienpréter attention  à ce que fait le grand satan dans le monde.
Ca tend à aller mal.

Obama, Poutine et la géopolitique. Les dangers d’une guerre mondiale…nucléaire?

Il ne s’agit pas de présenter une énième analyse des responsabilités des uns et des autres au sujet des récents événements en Ukraine. Comme toujours, il faudra attendre la fin de cette crise et aussi une révolution copernicienne des méthodes des journalistes-analystes travaillant pour les médias traditionnels pour qu’un plus large public puisse être informé de tous les actes de subversion dont ce pays a été victime. Le retour des journalistes à la déontologie de leur profession serait aussi le bienvenu, surtout en France.

Il est plus intéressant d’analyser ces événements dans le contexte beaucoup plus large des rapports géopolitiques entre les États-Unis et le bloc sino-eurasien qui est en train de se former.

Pour cela, il s’agit avant tout de comprendre quel est l’objectif poursuivi depuis 25 ans par les États-Unis vu que ce sont eux les maîtres du jeu.

Les objectifs étasuniens.

Évoquons d’abord la théorie du Heartland publiée en 1904 par le britannique Halford Mackinder. Cette théorie peut se résumer ainsi :

« Qui contrôle l’Europe de l’Est contrôle l’Heartland (le centre du continent eurasiatique) ;

Qui contrôle l’Heartland contrôle l’Île Monde (l’Eurasie et l’Afrique) ;

Qui contrôle l’Île Monde contrôle le Monde »


Zbigniew Brzezinski reprend cette théorie et publie Le Grand Échiquier en 1997, au moment où la Russie était la plus faible et qu’on évoquait même son éclatement en plusieurs entités indépendantes. Il réalise que les États-Unis n’ont plus de rival dans le monde et il détaille la méthode qu’ils doivent utiliser pour devenir la seule superpuissance globale qui interdirait dorénavant l’émergence de toute autre puissance concurrente.

Les attentats du 11 septembre 2001 écarteront cette théorie qu’on pouvait qualifier de méthodique et progressive. Ce sera alors une politique néo-conservatrice plus radicale et surtout basée sur la suprématie militaire qui émergera et grisera les États-Unis pendant la première partie du mandat présidentiel de Georges W Bush. Les circonstances semblaient favorables à un contrôle accéléré du Heartland grâce à l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak ainsi que par l’influence grandissante des États-Unis dans les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale et du Caucase.

Plusieurs raisons, liées à une résistance asymétrique, au désinvestissement militaire des principaux alliés des États-Unis dans les année 1990-2000 et au jeu obscur des monarchies du Golfe, ont rendu ces actions ruineuses pour leur budget.

Leurs désastreux retraits d’Irak et d’Afghanistan s’apparentent à une défaite et oblige les États-Unis à changer leurs objectifs aujourd’hui..

Les objectifs actuels des États-Unis.

La doctrine Brzezinski de contrôle du centre du continent asiatique n’est plus réalisable aujourd’hui. La Russie, premier réserve de matières premières du monde et en pleine modernisation militaire et la Chine devenant une puissance économique et militaire incontournable ne le permettraient pas. Washington en est parfaitement conscient.

Le nouvel objectif est de consolider le rôle central des États-Unis dans le monde grâce à des traités (TTIP, TPP, ALENA et ZLÉA) (1) dont l’objectif est de soumettre les pays concernés aux intérêts d’un système économique que les États-Unis ont mis en place dans le monde et dont ils sont les bénéficiaires presque exclusifs. Grâce à des partenariats contraignants qui seraient arbitrés par des tribunaux privés supranationaux en cas de litiges, les gouvernements n’auraient plus que des rôles marginaux dans les orientations économiques de leur pays. Chaque décision pouvant engendrer un préjudice à une société privée pourrait être contestée et les états pourraient être contraints de payer de lourds dédommagements. Cela concernent tous les domaines qu’ils soient économiques, culturels, écologiques ou sanitaires.

Les pays qui ne s’associeront pas à ces partenariats seront menacés de déstabilisation : contestation des élections, accusation de crimes, financement de mouvements révolutionnaires ou pression économique par exemple.

Les entités trop puissantes pour être renversées seront contenues et menacées aux marches de leurs frontières. Il s’agit évidement des républiques caucasiennes et de l’Ukraine pour la Russie et du Tibet, du Xinjang et des mers de Chine pour l’Empire du Milieu.

Le rôle de Barack Obama.

Barack Obama a été élu grâce aux voix des minorités et des couches populaires les plus démunies pour réaliser un programme social. Il avait pour objectif de retirer son pays des conflits qui avaient été déclenchés par son prédécesseur et aussi de mieux répartir les tâches de sécurité dans le monde entre ses alliés.

Il n’avait pas d’expérience dans les relations internationales et il a laissé le département d’État à sa rivale, Hillary Clinton, pour son premier mandat et à l’expérimenté John Kerry (2) pour le deuxième.

Il doit gérer le déclin de son pays tout en veillant à maintenir l’idée du caractère exceptionnel des États-Unis sans laquelle ce pays ne pourrait justifier ses innombrables interventions dans le monde.

Comme tout président étasunien, il est soumis aux pressions des lobbies.

Ce qui semble être des hésitations dans ses prises de décision n’est en fait que le résultat des perpétuelles luttes entre ses conseillers. Il doit constamment évaluer les risques économiques de chacune de ses décisions et faire les bons arbitrages.

Il est évident que les «sanctions» des États-Unis contre la Russie pour le rattachement de la Crimée ne nuiront que très peu à leurs intérêts. Ce sont les économies européennes qui seraient principalement touchées. La Russie aussi mais elle a la possibilité de se tourner vers l’Asie pour l’exportation de ses matières premières. Le gaz par exemple se vend plus cher sur le marché asiatique qu’en Europe.

Cela explique pourquoi nous avons vu un Barack Obama pour une fois offensif lors de son récent voyage en Europe.

Le rattachement de la Crimée à la Russie rend l’Ukraine beaucoup moins stratégique pour les États-Unis. Barack Obama en était dépité au point de traiter la Russie de puissance régionale qu’on peut punir sans conséquences. La réponse cinglante du journaliste russe Dmitri Kiselyov (3) ce 17 mars «la Russie est le seul pays dans le monde qui est réaliste, susceptible de transformer les États-Unis en cendres radioactives» remet un peu les pendules à l’heure. On peut se demander au passage comment Barack Obama considère les alliés européens et le Canada : peut-être «des puissances insignifiantes ?»

La géostratégie et Vladimir Poutine.

Si on fait abstraction de l’éphémère opposition française à la guerre en Irak en 2003, les États-Unis sont pour la première fois confronté à une résistance frontale contre leurs volontés depuis la fin de l’ère soviétique.

Les autorités russes savent faire preuve de fermeté quand leurs intérêts géopolitiques majeurs sont mis en danger. On a pu le constater en Géorgie (2008), en Syrie (2013) et actuellement en Ukraine. L’indignation des gouvernements occidentaux et les diatribes de leurs médias témoignent de leur désappointement devant les ripostes inattendues qui les surprennent chaque fois.

L’opération «Crimée» a surpris tout le monde, même les experts les plus avisés. Personne n’avait cru que la Russie oserait une intégration si rapide. On a l’impression que les Occidentaux sont KO debout et qu’ils attendent la fin du round pour reprendre leurs esprits.

Cela vaut la peine de revenir 14 ans en arrière, quand Vladimir Poutine hérita de la présidence d’un pays en faillite économique, militaire et morale qui semblait destiné à tomber dans le chaos.

Lentement, méthodiquement, sans chocs, il a su redresser la situation et a fait de son pays une puissance incontournable de ce début de XXIe siècle.

On qualifie souvent Vladimir Poutine de grand stratège échiquéen et la comparaison est certainement pertinente.

Dans cette situation désespérée qu’il hérita en 2000, il a su réorganiser sa défense et éviter une défaite qui lui était inéluctablement promise.

Une pièce majeure, bloquée dans un coin de l’échiquier, Sébastopol, semblait devoir être inévitablement perdue. Il a non seulement réussi à la dégager mais l’a aussi placée dans une position menaçante par une manœuvre surprenant son adversaire. On reparlera certainement encore longtemps de ce coup.

Oui, on peut dire que Vladimir Poutine et ses conseillers (4) sont de brillants géostratèges mais considérons bien qu’ils restent dans une position défensive et que l’initiative reste du coté étasunien.

Il faut faire ici une remarque qu’on n’entend que rarement chez nous sur la durée des mandats des chefs d’État.

Nous avons l’habitude de voir des alternances politiques dans nos démocraties. Rares sont les chefs d’États qui gardent encore une confiance importante à la fin de leur deuxième mandat.

Vladimir Poutine mais aussi Alexandre Loukachenko (Belarus) ont des cotes de popularité extrêmement élevées confirmées par des instituts de sondage neutres et cela malgré la longue durée de leur mandat. On estime la cote de Vladimir Poutine à plus de 80 % actuellement malgré toutes les tentatives de décrédibilisation menées par ses opposants souvent soutenus par des ONG pro-occidentales.

Il serait peut-être temps pour les Occidentaux de changer de stratégie avec la Russie parce que Vladimir Poutine pourrait garder le soutien de ses citoyens pendant encore 10 ans et rester à la tête de la Russie jusqu’en 2024… un vrai cauchemar pour ses détracteurs de l’Ouest.

Imaginons bien qu’il sera encore là durant la fin du mandat de Barack Obama et durant presque les deux mandats de quatre ans de son successeur.

Il faut se rendre à l’évidence, l’usure du pouvoir concerne surtout les démocraties occidentales et cela sans doute parce que les élus ont un manque d’égards pour les intérêts de leurs concitoyens.

Et la Chine ?

S’il n’y a pas de conflit majeur dans le monde, la Chine a vocation à devenir la première puissance économique de la planète dans la prochaine décennie. Ce pays est conscient qu’il est aussi menacé par la politique d’endiguement des États-Unis.

La Chine a compris que son intérêt est d’avoir un partenariat économique stratégique avec la Russie avec qui elle a des complémentarités mais sans pour cela conclure une alliance militaire.

Des synergies dans le domaine de l’armement sont en revanche probables.

Ce ne sera pas un choix de cœur pour la Russie mais les contraintes géopolitiques et la faiblesse politique de l’Europe forceront sans doute la Russie à faire ce choix.

Il n’y a plus de litige territorial entre les deux pays. Leur seul motif de désaccord pourrait être au niveau des zones d’influence sur les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale.

L’énorme contrat de fourniture de gaz en voie d’être signé entre Gazprom et la Chine est dans sa dernière phase de conclusion. La Russie exportera 38 milliards de m³ de gaz par an et la quantité passera à 60 milliards de m³ dans un deuxième temps (5). La durée du contrat est de 30 ans, c’est dire la confiance que les deux parties ont entre elles.

Conclusion.

Nous entrons dans une période instable et dangereuse pour la paix mondiale. Les États-Unis n’ont qu’une fenêtre de deux ou trois ans pour mener leur projet à bien. Après, il sera trop tard. La Chine et la Russie auront comblé leur retard technologique et ne craindront plus une guerre conventionnelle.


D’un autre coté, la défense antimissile n’est pas encore déployée en Europe et en Orient. Les phases 3 et 4 (interception de missiles de moyenne portée) sont toujours à l’étude et les problèmes semblent très difficiles à résoudre étant donné les caractéristiques des missiles russes.

Une guerre nucléaire semble improbable pour la majorité des Européens. Qu’ils se détrompent cependant parce vu le déséquilibre militaire entre la Russie et l’OTAN, la Russie a modifié ses règles d’engagement de première frappe nucléaire tactique en cas d’invasion de son territoire national et la Crimée en fait désormais partie.

Nous avons entendu la conversation entre Victoria Nuland (6) et l’ambassadeur Geoffrey Pyatt dans laquelle elle disait « Fuck the UE ! ». Cela démontre le peu de cas que les intérêts européens ont pour les États-Unis. On pourrait aussi penser qu’une guerre en Europe est aussi exotique pour les États-Unis qu’un guerre en Papouasie.

Si les Européens ne prennent pas rapidement leur destin en mains et les futures élections européennes sont une bonne occasion pour lancer un message à leurs dirigeants, il y a gros à parier que le continent deviendra un appendice de l’empire étasunien.

Les Européens pourraient même être dépendants du gaz étasunien qu’ils achèteraient au prix du marché évidement, c’est à dire 30 % plus cher qu’actuellement.

Oui, la fin du mandat de Barack Obama risque d’être tumultueuse surtout si le dialogue avec la Russie devait s’interrompre.

Pierre Van Grunderbeek







(1) TTIP. Le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement.

TPP. L’Accord de Partenariat Trans-Pacifique.

ALENA. L’Accord de libre-échange nord-américain.

ZLÉA. La Zone de libre-échange des Amériques.

(2) John Kerry a été président du Comité des Affaires étrangères du Sénat des États-Unis pendant quatre ans.

(3) Dmitri Kiselyov a été nommé par le président Vladimir Poutine en décembre à la tête d’une nouvelle agence de nouvelles de l’État dont la mission sera de représenter la Russie de la meilleure façon dans le monde.

(4) Les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne contre des proches conseillers de Vladimir Poutine ont mis leur noms en lumière. Tout le monde connaissait l’infatigable Sergueï Lavrov mais les sanctions nous ont maintenant aussi fait connaître Sergueï Glaziev et surtout Vladislav Sourkov, l’idéologue du Kremlin.

(5) Gazprom a écoulé un volume de 162,7 milliards de m³ de gaz vers l’UE et la Turquie en 2013.

(6) Victoria Nuland est l’actuelle sous-secrétaire d’État pour l’Europe et l’Eurasie. Elle est l’épouse de l’historien-politologue néo-conservateur étasunien Robert Kagan, l’auteur de The World America Made, un ouvrage dont Barack Obama s’inspire beaucoup.

On ne devrait retenir que les trois premières lettres de son patronyme pour sa manipulation de l’information dans l’attentat terroriste contre l’ambassadeur des États-Unis à Benghazi en 2012 et pour ne rien avoir prévu contre la réaction russe en Crimée.
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Sam 26 Avr - 14:52

Voici un article qui représente assez bien ce qui se passe en Ukraine .
Pourquoi y a t il une telle tension sur ce qui se passe en Ukraine  ?
Pourquoi en faire si grand cas ,au point de simuler le risque d'une 3éme guerre mondiale ?

l'enfumage cauteleux des rats de l'information annone médiocrement  la propagande otanesque en attendant le titanesque ou le titaniphile sort de l'europe.

Le monde change  : les rats de l'information suivent
les traits de craies des poules mouillées d'européens qui ont atteint le niveau de stupidité des etasunisiens.ils sont devenus des IIM ,des imbéciles idéologiquement modifiés alors que la Russie vient d'interdire sur son territoire les Ogm.
Tout un symbole.


Ukraine : gaz, pétrole et laboratoire néonazi
Et la pièce maîtresse Venezuela    1ére Partie


Quand ils sont venus chercher les communistes,  je n’ai rien dit,  je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,  je n’ai rien dit,   je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,  je n’ai pas protesté,  je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,  je n’ai pas protesté,  je n’étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,  et il ne restait personne pour protester .

Martin Niemoeller
Pasteur protestant, 1892-1984


“Tout à ses limites, et dans le cas de l’Ukraine nos associés occidentaux ont dépassé la ligne, ils se sont comportés de manière grossière, irresponsable et peu professionnelle” … “Saint Petersburg fut la tête de la Russie, Moscou son cœur, mais Kiev en est la mère.

Vladimir Poutine Discours sur la Crimée 2014




Les tambours qui annoncent les prémisses d’une grande guerre mondiale continuent de résonner en Ukraine. L’ingérence totale de la part de l’USA/UE/OTAN dans la déstabilisation de l’Ukraine entraîne des répercussions géopolitiques qui vont au-delà du coup d’état induit pour installer un régime/laboratoire néonazi aux portes de l’Europe. Les événements permettent de prévoir que le but visé par cette agression, c’est de dériver le cap de l’ordre international multipolaire qui est en gestation depuis la dernière décennie et d’empêcher qu’il se consolide, pour imposer à sa place un ordre international hégémonique, oppresseur, militaro-mercenarisé et violent dirigé par la ploutocratie des USA.

L’agression politico-militaire menée par les USA/UE/OTAN pour imposer un nouvel ordre international qui corresponde aux intérêts des USA indique qu’inévitablement tous les chemins mènent à
une guerre frontale avec la Chine.
Pour mener à bien de rêve impérial aventureux, Washington et Bruxelles doivent contrôler/dérouter trois lieux emblématiques : La place Maidán, La Place Rouge et la Place Tiananmen (et la place Altamira de Caracas, comme on le verra par la suite NdT). Tâche difficile, mais le désespoir peut mener à n’importe quelle aventure démentielle, ainsi qu’à un conflit inter capitalistes.


Ce jeu dangereux de la part de l’USA/UE/OTAN est le résultat de la perte d’influence et de pouvoir global des USA, dont le déclin accéléré s’accompagne d’une profonde crise économique et énergétique irréversible.
Le modèle capitaliste de production dégrade, détruit et épuise les ressources naturelles et énergétiques de la planète et contamine tous ses écosystèmes dans sa quête d’accumulation.
La croissance économique appartient au passé. Sans énergie, il lui est impossible de croître.  Pour croître économiquement il est indispensable d’augmenter la consommation d’énergie et à l’inverse sans augmentation de la consommation d’énergie, il est impossible de croître économiquement.

Et donc, si un système est basé sur la croissance économique indéfinie quand il ne peut plus croître, il est voué à l’effondrement sociétal. Le modèle capitaliste est arrivé à son point limite et a commencé son implosion entraînée par une crise multidimensionnelle inhérente à son propre modèle. « La décadence et la chute de l’empire global des USA est le fait le plus important de la géopolitique dans le monde actuel »(1)
l’effondrement est en chemin et son impact a de grandes répercutions telluriques au niveau global.
,
L’Ukraine est un révélateur symptomatique de l’obligation d’éviter l’effondrement le système. Ce carrefour montre que les appétits impériaux des USA dans leur fuite en avant pour le contrôle des territoires et des ressources qui restent nous conduisent à une guerre mondiale nucléaire.


Le système capitaliste frappé à mort dans l’âme hégémonique de l’empire est entré de plein pied dans une rotation accélérée de l’axe géographique/Asie. Les événements internationaux attestent que la transition de paradigme post impériale-USAméricaine se précipite, à pas de géant, laissant de profondes empreintes et de graves crises économiques, sociales, écologiques, politiques, culturelles, éthiques et humanitaires. Aucune transition ni dissolution impériale hégémonique ne pourra se produire sans crise, violence, ni guerre, pourtant ce scénario n’est pas souhaité par la majorité de l’humanité. L’idéal serait que cela se produise pacifiquement mais un pouvoir hégémonique érigé sur fondement de violence et de destruction ne va pas céder la place de manière pacifique pour que d’autres occupent ce vide.

L’actuelle offensive géopolitique mise en marche en Ukraine par l’USA/UE/OTAN pour remodeler l’ordre international – en dehors de ces dangereux coûts et dénouements finaux – a laissé à découvert deux lignes remarquables en interactions qui doivent être analysées avec attention : l’instauration d’un régime/laboratoire néonazi à Kiev, et une grande crise énergétique en particulier du gaz et du pétrole.

Pourquoi Kiev est au Centre de rivalités ?


L’Ukraine joue depuis toujours un rôle stratégique dans les intérêts et dans les aspirations hégémoniques des USA, dans sa volonté de contrôler le monde. Ces tendances remontent à loin dans le passé. Au début du 20ème siècle la théorie de « Heartland » de Halford Mackinder « Qui contrôle l’Europe de l’Est contrôle l’Heartland;

Qui contrôle l’Heartland contrôle l’Île Monde;

Qui contrôle l’Île Monde contrôle le Monde »*

Et plus concrètement qui domine le Heartland domine le monde   en particulier s’il contrôle l’Ukraine.



La situation géopolitique spécifique du début du 21ème siècle ranime et donne une nouvelle impulsion et valeur fonctionnelle à la région euro-asiatique comme segment particulier à contrôler pour dominer le monde, laquelle entre en collision frontale avec la vision géopolitique de l’euro-asiatisme russe et de l’alliance sino-russe pour faire revivre la route de la Soie. Une nouvelle impulsion en « occident » est issue des prétentions impériales dessinées par la stratégie de sécurité des USA. Zbigniew Brzezinski, souligne la doctrine qui veut que l’État qui domine ce vaste continent, – lequel constitue un axe géopolitique – de fait contrôle deux des trois régions économiques les plus productives et avancées du monde, mettra en subordination l’Afrique et rendra l’hémisphère occidental et l’Océanie géopolitiquement périphériques.


75% de la population mondiale vit en Eurasie et elle est dépositaire des ¾ des sources d’énergie connues dans le monde entier. Et plus concrètement il affirme que « La Russie sans l’Ukraine cesse d’être un Empire, mais la Russie avec l’Ukraine se convertit automatiquement en un empire ». Ces paramètres exposés montrent pourquoi l’USA/UE/OTAN est disposé à jouer ses dernières cartes pour mener une aventure belliqueuse en Ukraine, et en plus pourquoi dans son objectif de parvenir à ses fins de domination et contrôle de l’Eurasie, il n’existe aucune prescription d’aucune espèce qui les empêche de recourir aux méthodes et alliances exécrables, comme le soutien à des groupes néonazis et violents d’extrême- droite.

Dans le complot dirigé et patronné par l’USA/UE/OTAN pour faire tomber le gouvernement de Victor Yakounovitch et implanter un régime néonazi à Kiev, il utilise une série d’éléments entrelacés qui doivent être analysés.


Laboratoire néonazi à Kiev

En Ukraine, le classique coup d’état doux prôné par le modèle des “révolutions de couleur” de l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp n’a pas été utilisé
, dans ce cas, ils ont eu recours à l’application de différents instruments pour mener à bien le coup d’état. Ceci va de l’utilisation de la protestation sociale pacifique jusqu’aux méthodes ouvertement radicales, dans lesquelles prévalent des formes de violence extrême avec à leur tête des groupes néonazis,des extrémistes nationalistes et des mercenaires francs-tireurs.

Des évolutions et variantes du modèle de Gene Sharp ont été observées en Egypte, Lybie, Syrie. Là, il a eu un recours, ouvertement, à des djihadistes islamistes comme complément central. Dans l’actuel complot en Ukraine à cause de son importance géostratégique se sont synchronisés, actualisée et ont été exécutés 9 mécanismes. D’une part nous avons un modèle de « coup d’état doux » avec toute sa panoplie. Les mass médias corporatistes de l’ « occident » accusant du pire et démonisant jusqu’au paroxysme le gouvernement de Yakounovitch, la Russie et en particulier Poutine (Note : l’auteur n’affirme pas ici que Yakounovitch ou Poutine sont des saints, il analyse le déroulement d’événements de rivalité inter capitalistes) ; les ONG ont agit à fond pour veiller sur les “droits humains” et “les libertés civiles et démocratiques”. En plus nous avons constaté alors que les ambassades, parlements et institutions des USA, Union Européenne, Canada, OTAN, OSCE ont eu une nouvelle mission diplomatique qui consista à participer ouvertement et en masse aux révoltes de la place Maidán de Kiev, étreignant les néonazis de Svoboda partisans de Stepan Bandera et ceux de Pravy Sektor.

D’autre part, ceci a été accompagné par la participation de multinationales comme Chevron dirigées dans le sens de l’appropriation du gaz de schiste de la région orientale de l’Ukraine – dans toute analyse en relation avec l’Ukraine, il est fondamental de prendre en compte le rôle joué par les multinationales dans la crise-. La signature d’un accord de 10 milliards de dollars pour la production conjointe de gaz de schiste entre le gouvernement Ukrainien et Chevron est prise depuis Washington comme un pas en direction de l’indépendance énergétique d’avec la Russie et se trouve dans la tradition qui consiste à placer les intérêts des corporations transnationales sous le parapluie et le prétexte de la sécurité nationale des USA. A ce sujet, l’International Business Times affirme que l’accord de Chevron avec l’Ukraine fut appuyé par les USA comme partie de sa stratégie de sécurité nationale pour aider à réduire la dépendance énergétique de l’Europe et de Kiev vis-à-vis de la Russie.

En plus de cela, la multinationale Cargill vise le contrôle de la production  des aliments renforçant la position commerciale de la corporation par plus de 200 millions de dollars d’investissements dans les actions de UkrLandFarming (Financial Times, janvier 2014). Cette entreprise Ukrainienne qui possède 500 mille hectares de terre est la huitième cultivatrice de terre la plus grande du monde et le second plus grand producteur d’œufs. Cargill possède également en Ukraine des intérêts dans des usines de traitement et des terminaux d’exportation dans la Mer Noire. Elle a forcément besoin d’un port pour augmenter son degré de contrôle du marché.

Il ne faut pas perdre de vue l’importance mondiale agricole de l’Ukraine et de la tranche de terre de grande fertilité qui englobe la plus grande partie des dites “terres noires » ou chernozem, au centre et à l’ouest du pays. Et pour compléter le tableau, Monsanto, l’entreprise de semences transgéniques la plus grande du monde, a aussi conquis de l’espace en Ukraine, où elle contrôle 40% du marché des semences. Un jeu commercial de contrôle agricole qui cherche à soustraire à la Chine des espaces dans le marché Ukrainien. Lequel peut s’inscrire dans le cadre de la guerre pour les terres fertiles et l’alimentation qui se déchaîne à l’échelle mondiale.


Le tableau se complète pas les mesures que le gouvernement néonazi fantoche de Kiev a commencé à prendre pour préparer le pays « afin qu’il affronte les douloureuses mais nécessaires réformes sociales et économiques” imposées par la médecine du FMI. Une des premières exigences du FMI fut que les subsides de gaz aux ménages soient réduits de 50%. Une autre exigence douloureuse du FMI inclus les diminution des pensions, de l’emploi de l’état et la privatisation des actifs et propriétés du gouvernement (traduction : que les corporations occidentales puissent acheter à des prix dérisoires les biens publics) ainsi que d’autres réductions dans les programmes de défense sociale de l’Ukraine ( Voix de la Russie Ukraine’s economic crisis: Who benefits? Who pays?).

Le laboratoire néonazi/néofasciste de Kiev n’est pas un simple fait conjoncturel de l’Ukraine ou destiné à des citoyens de troisième ou quatrième zone. Ceci est le modèle que les USA, l’UE et le Canada et les pays auto proclamés de l’ « occident » sont en train d’adapter et d’affiner pour les implanter dans leurs propres pays. La perte et la restriction continuées des libertés civiles, politiques et sociales et des droits démocratiques avancent à pas de géants. Les demandes sociales et politiques sont réduites au silence. De ceci les médias ne parlent pas parce que ceci n’entre pas dans le cadre de la désinformation corporative. La protestation citoyenne est criminalisée et sévèrement pénalisée. Le démantèlement de l’état de bien-être avance à marche forcée et à coup de décrets. Tout le domaine public et de bien commun sont pillés.


Le contrôle et l’interception de toutes les sources d’information et le contrôle de tous les citoyens, malgré que ce soit une des plus aberrantes attaques à la liberté, n’est rien d’autre que la peur affichée de cette ploutocratie et ses serviteurs. Les législations nationales de l’auto proclamé occident sont ajustées à un modèle néofasciste qui est en préparation pour être appliqué à ses citoyens. C’est pour cela que les USA/Obama, le gouvernement du Canada et les gouvernements d’Europe se sont montrés aussi pressés d’affirmer et de ratifier que le gouvernement néonazi fantoche à Kiev constitué après le coup d’état serait un « gouvernement légitime ».

Cette expérimentation mise en scène à Kiev est en soi un laboratoire néonazi/néofasciste qu’ils espèrent transposer, affiné, dans leurs propres nations. Un exemple flagrant de ce qui pourrait se produire dans l’avenir immédiat est la destitution du journaliste finlandais Jari Saravuo (voirhttp://rawnata.blogspot.se, Känd finsk programledare Jari Sarasvuo fick sparken; y en Helsingin Sanomat www.hs.fi/   ) et de la fermeture de son programme pour qu’il ait interviewé le professeur de l’Université d’Helsinki, Joan Beckman qui exigeait la libération de l’Europe de la junte fasciste Ukrainienne et accusait le Ministre des Affaires Etrangères de Finlande de soutenir des nazis

Que personne ne s’y trompe. Qui pourrait croires que les USA, l’Union Européenne, le Canada, l’OTAN remettraient 5 milliards de dollars à des groupes ukrainiens sans savoir qui ils sont (somme confirmée par la Secrétaire d’état adjointe Victoria Nuland), Sans savoir qui sont ceux qui composent ces groupes, et encore moins qui sont leurs leaders ? Bien sûr que tous savaient que leurs pupilles/marionnettes chargées du coup d’état étaient membres de groupes néonazis et d’extrême-droite. Le montant économique transmis, ce n’est pas des clopinettes, mais ce n’est pas non plus un don gratuit. Face à l’ampleur des objectifs occidentaux, on peut imaginer que ce sont des montants bien supérieurs qui ont été transmis. Les infrastructures et les niveaux de coordination entre les intéressés dans le chaos et le complot contre le gouvernement de Yakounovitch ainsi que le contrôle de l’Ukraine pourraient receler des aspects bien plus obscurs que ce que n’importe quel esprit pourrait imaginer. Ce soutien de l’USA/UE/OTAN est un jeu politique téméraire, mais la crise multidimensionnelle qu’ils traversent les conduits inévitablement à des comportements aventureux.
.

Crise énergétique : gaz et pétrole

La crise mondiale galopante depuis 2007/2008 et en particulier, dans les pays développés (mal-développés est une meilleure définition) à pour cause la rareté et le déclin des hydrocarbures. De ne pouvoir disposer de quantités d’énergie illimitées sur le marché, principalement du pétrole, fait que le complexe système industriel et technologique, alimenté par cette source d’énergie, ne peut pas fonctionner et encore moins croître. Par conséquence, le système, qui ne peut poursuivre sa croissance et sa consommation illimitée entre en crise. Le système s’est heurté à la finitude du monde, réalité physique à laquelle il ne peut échapper : le zénith du pétrole.

Ce zénith pétrolier que nous avons déjà dépassé, et que l’Agence Internationale de l’Energie elle-même dans son rapport annuel de 2010 (War Energy Outlook 2010) finalement reconnaît, elle affirme que cela eu lieu en 2006. En plus de nombreux experts et études signalent que le pic « des hydrocarbures plus l’uranium » aura lieu en 2018 et du coup nous sommes donc face à un très gros problème. Ce graphique issu de différents rapports le ratifie, celui le premier est de Energy Watch Group: Fossil and Nuclear Fuels, the Supply Outlook 2013 et l’autre vient de The Future.














Ceci change le paysage et entraîne un revirement total des politiques de sécurité et des relations internationales des pays aux économies (mal) développées, puisque dans leur désir de garantir les accès, disposition, transport et contrôle des ressources énergétiques, ils rencontrent en choc frontal les intérêts des autres pays et puissances qui sont aussi en compétition pour les mêmes ressources rares.
A cause de cela l’USA/UE/OTAN a été mêlé dans la dernière décennie à quantité d’agressions et d’invasions de pays qui comptent encore des ressources comme le gaz et le pétrole ou d’abondantes ressources d’eau douce et de terres fertiles.


Dans le cadre de la situation contemporaine de crise internationale, l’Ukraine est une porte cruciale dans la recherche du contrôle des hydrocarbures de Russie, des régions de la Mer Caspienne et d’Asie Centrale. L’Ukraine est une zone géostratégique qui joue un rôle central dans la stratégie des USA et dans ses convoitises d’hégémonie globale. Avec cette offensive, Washington cherche, en premier lieu à enlever l’Ukraine à la Russie et donc à lui enlever ses possibilités d’accès à la Mer Noire et aux eaux de la Méditerranée. Deuxièmement, à porter les frontières de l’OTAN, si c’est possible, au centre de la Place Rouge. Troisièmement, à démembrer la Russie pour contrôler ses hydrocarbures et son vaste territoire. Quatrièmement à étrangler la Chine par ses flancs nord et occidental comme renforcement de la politique dite du pivot Asie-pacifique » d’Obama, pour enfin parvenir à lui assener le coup de grâce.

Pour ces raisons, personne ne doit s’auto-leurrer ou se laisser duper. Ici tout a à voir avec le pétrole et le gaz ; énergie. Pétrole est quasi synonyme de pouvoir. La trame Ukrainienne de l’USA/UE/OTAN obéit aux impératifs de l’accès et du contrôle du pétrole et du gaz de Russie, de la Mer Caspienne et d’Asie Centrale. Sans énergie et sans pétrole, il n’y a pas de possibilité de maintenir la machine de domination et il est impossible d’arrêter la chute de l’Empire.  Sans pétrole le dollar sera relégué à la ferraille, parce qu’il n’y a pas de forces armées, ni de missiles menaçants qui puisse l’imposer comme monnaie globale.










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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Admin le Lun 28 Avr - 16:44

N'oublie pas de bien indiquer la source de l'article sur chaque post Tchektuf  Exclamation  Wink   



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Jean-Michel Vernochet sur la situation Ukrainienne



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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Lun 28 Avr - 21:37

l'article Ukraine : gaz, pétrole et laboratoire néonazi
Et la pièce maîtresse Venezuela 1ére Partie
peut être lu sur
http://agropolis.se/ucrania-laboratorio-neonazi-gas-y-petroleo/
http://www.mondialisation.ca/ukraine-gaz-petrole-et-laboratoire-neonazi-et-la-piece-maitresse-venezuela/5379191

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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Lun 28 Avr - 22:26

avant de passer à la 2éme partie de
Ukraine : gaz, pétrole et laboratoire néonazi
Et la pièce maîtresse Venezuela  


voici l'avis de  Paul Craig toujours aussi pertinent et percutant sur les usa  connaissant bien la musique puisqu'il a travaillé comme sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan.


L' ingérence occidentale en Ukraine améne le monde au bord de la guerre



Le régime Obama qui se complaît dans le mépris et l’arrogance a poussé par témérité imbécile la crise ukrainienne en une crise avec la Russie. Que ce soit intentionnellement ou stupidement, les mensonges propagandistes de Washington mènent la crise à la guerre.

Sans plus aucune volonté d’écouter plus avant les menaces dénuées de sens de Washington, Moscou ne prend plus aucune communication téléphonique d’Obama et des hauts fonctionnaires américains.




   La crise en Ukraine a pour origine le renversement par Washington du gouvernement démocratiquement élu et son remplacement par des sbires choisis par Washington.

Ceux-ci ont procédé en paroles et en actions contre les populations des anciens territoires russes que des leaders du parti communiste soviétique ont rattaché à l’Ukraine.

La conséquence de cette politique idiote est une agitation provenant de la population d’origine russe et/ou parlant le russe, poussant pour un rattachement à la Russie. La Crimée a déjà rejoint la Russie et l’Est de l’Ukraine ainsi que d’autres parties du pays ont pas mal de chance de faire de même.

 Au lieu de comprendre son erreur, le régime Obama a encouragé les marionnettes de Washington installées à Kiev à utiliser la violence contre ces zones russophones qui s’agitent pour un referendum de façon à ce qu’elles puissent voter pour leur rattachement à la Russie. Le régime Obama a encouragé la violence et ce malgré la claire prise de position du président Poutine de ce que l’armée russe n’occuperait pas l’Ukraine à moins que la violence ne soit utilisée contre les manifestants.

   Nous pouvons donc en conclure de manière quasi certaine que soit Washington n’écoute pas quand on lui adresse la parole ou bien qu’il désire la violence.

   Comme à la fois Washington et l’OTAN ne sont pas positionnés en ce moment précis pour bouger des forces signifiantes en ukraine avec lesquelles elles confronteraient l’armée russe, pourquoi donc le régime Obama essaie t’il de provoquer une action de la part de l’armée russe ? Une réponse possible à cette question est que le plan de Washington de virer la Russie de sa base navale de la Mer Noire (à Sébastopol) ayant foiré, son plan B est de sacrifier l’Ukraine à une invasion russe de façon à pouvoir diaboliser la Russie et ainsi forcer de plus grandes dépenses pour l’armée des membres de l’OTAN ainsi que d’obtenir plus de persuasion pour le déploiement des troupes de l’organisation.

   En d’autres termes, le gros lot du plan B est une nouvelle guerre froide et des milliers de milliards de dollars de bénéfices pour le complexe militaro-industriel et de la sécurité américain.


   La poignée d’hommes (600) et d’avions que Washington a envoyé pour “rassurer” les régimes incompétents de ces endroits fauteurs de troubles permanents que sont la Pologne de l’Ouest et la région de la Baltique, ainsi que les quelques navires lance-missiles envoyés en Mer Noire ne ressemblent à rien d’autre que de la provocation symbolique.

   Les sanctions économiques appliquées à des individus officiels russes ne signalent rien d’autre que l’incapacité de Washington. De véritables sanctions toucheraient les états marionnettes de l’empire menbres de l’OTAN bien plus que ces mêmes sanctions ne toucheraient la Russie.

   Il est très clair que Washington n’a absolument aucun désir de traiter quoi que ce soit avec le gouvernement russe. Ses demandes ont rendu cette conclusion inévitable. Washington demande que le gouvernement russe retire le tapis de dessous les pieds des populations qui manifestent en Ukraine et qu’elles se soumettent à Washington et ses sbires de Kiev. Il demande aussi que la Russie réfute la réunification avec la Crimée et rende la Crimée à Washingrton de façon à ce que le plan de virer les russes de leur base navale de Sébastopol puisse être entériné et aller de l’avant.

   En d’autres termes, Washington demande que la Russie raffistole Rondu-Pondu et le lui rende.

   Ceci est tellement irréaliste que cela surpasse toute définition de l’arrogance. Le fou de la Maison blanche dit à Poutine: “J’ai foiré ma prise de votre pré carré, je veux que vous arrangiez tout çà pour moi et que vous assuriez le succès de la menace stratégique que j’avais l’intention d’amener dans votre jardin.”

   La pressetituée occidentale et les états européens marionnettes de Washington soutiennent cette demande irréaliste. En conséquence, les leaders russes ont perdu toute confiance dans la parole et les intentions de l’occident et c’est de cette façon que commencent les guerres.

   Les politiciens européens sont en train de mettre leurs pays en grand péril et à quelle fin ? Les politiciens européens sont-ils menacés, corrompus, les fait-on chanter, sont-ils achetés avec des sacs d’argent ou sont-ils tellement habitués à suivre Washington comme de bons toutous, qu’ils sont incapables de quoi que ce soit d’autre ? Comment l’Allemagne, la GB et la France vont-ils bénéficier d’être forcés à une confrontation avec la Russie par Washington ?

   L’arrogance de Washington est sans précédent et est capable de mener le monde à la destruction totale. Où est le sens de la préservation, l’instinct de survie de l’Europe ? Pourquoi l’Europe n’a t’elle pas déjà émis des mandats d’arrêts pour tous les membres du régime d’Obama ? Sans la couverture offerte par l’Europe et les médias pressetitués, Washington serait incapable de mener le monde à la guerre.

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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Lun 28 Avr - 23:18

cet article cidessus peut être consulté à
http://www.paulcraigroberts.org/2014/04/26/moving-closer-war-paul-craig-roberts/
traduit en français par
http://resistance71.wordpress.com/category/3eme-guerre-mondiale/

ce site est à consulter car il a etoffé le dossier sur les dessous de l'affaire; bien au delà des dessous de la voisine du dessus de raymond Devos, qui par ailleurs n'a pas parlé des dessus de la voisine d'en dessous; manque de symétrie !!! les scorpions aiment peu la symetrie.
Mais dans le monde de la tranparence où il est maintenant, cela n'a plus d'importance.


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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Sam 3 Mai - 19:03


Les peuples doivent dire non et résister au lavage de cerveaux opéré par les merdias... hélas outre atlantique le conditionnement va bon train pour faire accepter la nécessité de la guerre:



Ukraine : provocation à la guerre mondiale ?


La guerre ouverte, européenne voire mondiale, est-elle désormais à l’ordre du jour ? Tous en parlent et tous en agitent le spectre sinistre. Gesticulations verbales sans doute, reste que chacun sait que les mots peuvent entraîner plus loin que voulu. Les mots sont des pièges que l’on se tend parfois à soi-même bien au-delà des intentions. Autant dire que l’escalade verbale n’est jamais ni bonne ni gratuite. Une étincelle peut alors suffire pour faire passer l’un ou l’autre de la parole à l’acte. Et les provocateurs ne manquent pas. Les forces spéciales ukrainiennes envoyées encercler le 24 avril le bastion pro-russe de Slaviansk à l’est de l’Ukraine – cause de cinq morts chez les dissidents russophiles 1 - dans le cadre d’une offensive « anti-terroristes », peut très bien se comprendre comme une action visant à tester leur adversaire moscovite. Évaluer le degré de motivation ou de résilience, ou encore le sang froid des décideurs russes, leur aptitude à ne pas réagir à mauvais escient, c’est-à-dire à ne pas tomber dans le piège qui leur est peut-être tendu. Parce qu’à Kiev il est assuré que certains n’hésiteraient pas à précipiter un conflit Est/Ouest – qu’ils imaginent, à tort ou à raison, comme forcément limité – leur permettant de réduire au silence voire d’éliminer politiquement parlant, les minorités russophones du Donbass.


Provocation à la guerre générale


C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter les propos tenus lors d’un conseil des ministres retransmis en direct sur les écrans ex cathodiques vendredi 25 avril, par le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, lequel accusait sans vergogne la Russie de vouloir provoquer un conflit général. Affrontement pouvant s’étendre au reste de l’Europe si la Fédération persistait à occuper « militairement et politiquement l’Ukraine  ». Allant plus loin, il précisait : « Les velléités de conflit militaire en Ukraine mèneront à un conflit militaire en Europe... Le monde n’a pas encore oublié la Deuxième Guerre mondiale que déjà la Russie veut déclencher la Troisième ».

Le ministre ukrainien de l’Intérieur, Arsen Avakov, faisait savoir quant à lui que l’opération de sécurité lancée contre les séparatistes pro-russes des régions orientales se poursuivait, Kiev disposant selon ses dires « des ressources militaires suffisantes pour agir 24 heures sur 24  » ! Ce qui signifie que Kiev n’a pas respecté et ne respecte pas les termes de l’accord passé à Genève le 17 avril précédent, agrément suivant lequel les unités spéciales ukrainiennes devaient se retirer des provinces russophones en effervescence… « Il n’y a eu aucune suspension de l’opération antiterroriste en lien avec la menace d’une invasion des forces armées russes... L’opération se poursuit. Les terroristes devraient se tenir en permanence sur leurs gardes. Les civils n’ont rien à craindre » Avakov dixit. Resterait finalement à savoir qui sont et où sont véritablement les terroristes ? Le maire de Kharkiv - second centre urbain ukrainien après Kiev - n’a-t-il pas été grièvement blessé par balles ce 28 avril par des « inconnus » ? L’échevin Guennadi Kernes est un homme controversé, secrètement haï parce qu’en dépit de son récent ralliement à Kiev il était connu pour son indéfectible soutien au président déchu Ianoukovitch [LeMonde.fr28avr14].

Bref, une montée de tension telle que la Fédération de Russie a évoqué l’éventualité d’une intervention militaire pour défendre les intérêts de la population d’origine russe, et à ce titre a engagé des manœuvres le long de la frontière ukrainienne… survolée ou franchie à plusieurs reprises par ses aéronefs de combat [latribune.fr25avr14].


Logique asymétrique des occidentalistes


Armé d’une certaine mauvaise foi et fort d’une logique toute « asymétrique », le Secrétaire d’État américain ne s’est pas privé, par le truchement d’un communiqué, d’accuser Moscou de consentir « des efforts démesurés pour saboter activement le processus démocratique par le biais d’une campagne d’intimidation grossière  ». Cela en ne prenant pas « la moindre initiative »… en vue d’appliquer concrètement le compromis de Genève, exprimant « son inquiétude relative aux mouvements de troupes russes provocateurs à la frontière ukrainienne, au soutien de la Russie aux séparatistes et à sa rhétorique incendiaire, lesquels sapent la stabilité, la sécurité et l’unité de l’Ukraine » [huffingtonpost26avr14].
 
En conséquence de quoi Washington vient de renforcer ses sanctions à l’encontre de Moscou. Des mesures vexatoires spécifiquement dirigées contre vingt-et-une personnes physiques et morales supplémentaire (par rapport à la première liste adoptée)… sept personnalités russes et dix-sept entreprises. Bruxelles se contentant de sanctionner seulement quinze proches du Kremlin. Mais comme la Russie n’est pas l’Iran ces mesures de rétorsion ne sont pas de « niveau 3 », les dommages économiques collatéraux qui s’en suivraient étant jugés trop importants, la Cité [City] s’y est fermement opposée. Ce pourquoi, contrairement à ce qui était prévisible ou attendu, le secteur énergétique – le gazier Gazprom et le pétrolier Rosneft - n’a pas été encore visé.

À Kiev, le gouvernement transitoire cherche pour sa part à organiser coûte que coûte des élections présidentielles le 25 mai afin de doter le pays d’une représentation légitimée par le suffrage universel, ceci afin de remplacer le président évincé, Viktor Ianoukovitch, réfugié en Russie et, le cas échéant se réfugier aussitôt dans le giron de l’Otan, accroissant du même coup le risque d’une confrontation armée. Subsiste un seul hic, et de taille, car selon un sondage - récent - les autorités de transition ne sont pas reconnues par quelque 70% des habitants de la région de Donetsk.


Simulation de guerre nucléaire

Sans y voir très précisément une quelconque relation de cause à effet, il est cependant utile de noter qu’à l’occasion de la Sommet sur la Sécurité nucléaire du 25 mars dernier à La Haye, les participants au nombre de 53 ont participé à un exercice de simulation d’une attaque à la bombe radiologique [lemonde.fr26mars14]. « La Voix de la Russie » précise que quelques dirigeants occidentaux, M. le président américain Obama, le Premier ministre anglais Cameron, la chancelière allemande Merkel ainsi que le président chinois Xi Jinping, mais non la Russie, auraient aussi participé à un « jeu de simulation informatique » d’une frappe nucléaire terroriste contre une grande ville européenne [ruvr.ru25mars14]. Bombe sale ou frappe kilotonnique, les hasards du calendrier international n’en sont peut-être pas… pas tout à fait certainement puisque l’Ukraine fut à la marge au cœur des débats d’une conférence dont elle n’était pas a priori l’objet !

Dans la même veine et pareillement inquiétant, mentionnons Dmitri Kisselev 2, voix officieuse du président Poutine et l’un des spécialistes des questions internationales de la chaîne publique Russie 24, qui statuait le 16 mars dernier dans un studio où s’affichait l’image en grand d’une explosion thermonucléaire, que la Fédération possédait la faculté de transformer les États-Unis « en cendres radioactives ». Un bémol prémédité intervenu au cours d’une émission consacrée aux grincements de dents américains suite au référendum ayant décidé du rattachement de la Crimée à la Russie [rtl.fr16mars14].


Complexe obsidional et conditionnement des foules

Or, sans séjourner aux É-U, par conséquent sans en être le témoin direct, il est difficile d’ignorer que de l’opinion s’y trouve savamment préparée à la guerre. Que ce formatage et/ou ce lavage des cerveaux fait partie du paysage médiatique normal et quotidien outre-Atlantique. Le terrain psychologique y est en effet labouré et sarclé de longue date afin que l’opinion soit en permanence habitée par un complexe obsidional, celui-ci largement cultivé et entretenu depuis les belles années de la Guerre froide… et plus encore depuis un certain et tragique 11 Septembre. Travail de sape et de conditionnement remis au goût du jour à présent que la Russie a retrouvé son statut d’ogre universel. Le golem islamiste ayant fait long feu, la culture de la peur venu du froid lancée d’abord moderato cantabile, va maintenant crescendo.

Certes cette peur de l’Ennemi essentiel de la Démocratie ne se comparera sans doute pas avec les sommets atteints au cours de l’année 2002, celle qui a précédée l’invasion de l’Irak, quand le spectre chromatique - du vert à l’écarlate - informait chaque heure les populations, par le truchement des grandes chaînes télévisuelles nationales, du niveau d’alerte terroriste. L’Amérique se déclarait assiégée et se préparait à la confrontation – showdown – avec le « tyran » Saddam Hussein. En fait l’opinion était soigneusement travaillée et chauffée à l’instar des publics de salles de concert. Chaque bulletin d’information était destiné à faire monter la tension, à tendre le ressort des passions aveuglantes, à faire désirer la délivrance cathartique. Celle qui interviendra finalement avec le déluge de feu du 20 mars 2003 qui s’est abattu sur Bagdad, avec ses maléfiques champignons embrasés s’élevant dans le ciel nocturne de la Mésopotamie au-dessus des eaux livides du fleuve Tigre. Au reste le danger d’un embrasement est aujourd’hui beaucoup plus grand et possiblement plus imminent que jamais depuis octobre 1962 et la crise des missiles soviétiques prépositionnés sur l’île de Cuba.


Notes

(1) Outre les cinq morts de Slaviansk, cette « stratégie de la tension » s’est manifestée par une explosion qui a fait 7 blessés le lendemain, le 25, également à un barrage près d’Odessa suivant un modus operandi tout à fait comparable… à savoir attaquer un groupe isolé posté à l’extérieur de la ville pour y causer assez de perte pour obtenir un effet psychologique maximal. Simultanément 13 « observateurs » de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE], étaient retenus justement à Slaviansk en tant qu’« invités » dixit le maire autoproclamé de la ville dissidente. Autoproclamé certes, mais pas plus que les autorités aux commandes à Kiev ! Ces « observateurs », en réalité tous des militaires gradés étaient en mission d’évaluation de la situation et d’espionnage au service de Bruxelles et de l’Otan. L’un d’entre eux légèrement diabétique a d’ailleurs été libéré.

(2) Nommé en décembre dernier par le président Vladimir Poutine, Dmitri Kisselev dirige actuellement un pôle [équivalant de pool mais d’étymologie différente] regroupant l’ancienne agence de presse RIA Novosti, la chaîne de télévision Russia Today et la radio Voix de la Russie, l’Agence internationale Rossia Segodnia … « L’objectivité, c’est un mythe qu’on veut nous imposer. La politique rédactionnelle doit être liée à l’amour de la Russie » avait-il déclaré en guise de profession de foi lors de sa nomination. Fait unique dans les annales des démocraties européennes, le journaliste, victime d’une fatwa eurocratique, est interdit d’entrée dans l’Union européenne [prorussia.tv9avr14].




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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Sam 3 Mai - 19:27





Ce n’est pas la Russie qui a poussé l’Ukraine au bord de la guerre !

 
Superbe papier du Guardian, qu’on vous a traduit ; Et  si des mainstreams comme The Guardian s’y mettent aussi, c’est car en tant qu’humains ils sentent le grand danger qui nous menace tous, et ils le disent dans ce papier d’ailleurs : mais alors sur qui va s’appuyer la propagande occidentale si même leurs médias mainstreams les désavouent ?! Un papier d’une haute symbolique donc, car parmi les élites (ou plutôt l’intelligentsia) Anglo-saxonnes , il existe encore quelques personnes, lucides …  


La tentative de lever Kiev dans le camp occidental en évinçant un dirigeant élu rend le conflit certain . Ce pourrait être une menace pour nous tous 
La menace de guerre a augmenté en Ukraine. Alors que le gouvernement non élu à Kiev se déclare incapable de contrôler la rébellion dans l’est du pays, John Kerry   dépeint la Russie comme un État voyou . Les États-Unis et l’Union européenne  intensifient les sanctions contre le Kremlin, l’accusant de déstabiliser l’Ukraine. La Maison Blanche est prête pour une nouvelle politique de la guerre froide avec l’objectif de transformer la Russie en un «Etat paria». 
Ce serait peut-être plus explicable si ce qui se passe dans l’est de l’Ukraine maintenant n’était pas le reflet de ce qui s’est passé à Kiev il y a quelques mois. Et puis, il y eu les manifestants armés place Maidan  saisissant les bâtiments gouvernementaux et exigeant un changement de gouvernement et de constitution. Les dirigeants américains et européens ont défendus les “militants masqués” et dénoncés le gouvernement élu pour sa répression,  alors qu’ils  protègent maintenant le gouvernement non élu qui utilise la force contre les rebelles qui occupent les postes de police et les mairies dans des villes comme Slavyansk et Donetsk. 
«L’Amérique est avec vous”, avait alors déclaré le sénateur John McCain aux manifestants (de Maidan)  , coude à coude avec le leader du parti d’extrême-droite Svoboda avec lequel l’ambassadeur américain a marchandé,  sur ​​qui composera le nouveau gouvernement ukrainien. 
Lorsque le président ukrainien a été remplacé par une administration sélectionnée par les US, dans une prise de contrôle entièrement inconstitutionnelle , des hommes politiques comme William Hague, ont effrontément trompé le Parlement à propos de la légalité de ce qui s’était vraiment passé : l’imposition d’un gouvernement pro-occidental au voisin  le plus névralgique et politiquement divisé de la Russie ;
Poutine à réagit, en répondant coup pour coup aux États-Unis, et aux protestations des partisans étasuniens dans la rue même si, comme à Kiev, les manifestations, qui se sont propagées de la Crimée à l’Ukraine orientale, ont évidemment reçu un soutien  massif. Mais ce qui avait été un cri pour la liberté à Kiev est devenu de l’infiltration et de l’agression insatiable à Sébastopol et a Luhansk.
Après, la Crimée a voté massivement pour rejoindre la Russie, la majeure partie des médias occidentaux ont abandonné toute velléité de couverture de l’évenement, même en solitaire. Donc, Poutine est désormais systématiquement comparé à Hitler, tandis que la réalité du fascisme, dans les rues et à l’intérieur même du nouveau régime ukrainien a été dépeint par la plupart des médias, comme de la propagande Poutiniste.  
Donc, vous n’avez pas beaucoup entendu parler du gouvernement ukrainien, qui vénére les collaborateurs de guerre nazis et les pogroms, des incendies criminels sur les maisons et les bureaux des dirigeants communistes élus, ou encore de l’intégration de l’extrême droite (parti “right sector”) dans la garde nationale, tandis que l’antisémitisme et le suprématisme blanc de ce gouvernement ultra-nationaliste,  est assidûment minimisé, et que de fausses identifications des forces spéciales russes sont relayées comme un fait. 
La réalité est que, après deux décennies d’expansion de l’OTAN vers l’est, cette crise a été déclenchée par la tentative de l’ouest d’attirer décisivement l’Ukraine dans sa structure et son orbite, dans sa défense, par l’intermédiaire d’un accord explicite d’association “anti-Moscou”,  mis en place par l’UE . Son rejet a entraîné des protestations a Maidan et à l’installation d’une administration anti-russe – rejeté par la moitié du pays – qui se sont dépêchés de signer les accords de l’UE et du Fonds monétaire international, indépendamment
Aucun gouvernement russe n’aurait acquiescé à une telle menace d’un territoire qui était au cœur de la Russie et de l’Union soviétique. L’absorption par Poutine de la Crimée et le soutien à la rébellion dans l’est de l’Ukraine est clairement défensive, et la ligne rouge maintenant établie : l’est de l’Ukraine, au moins, ne sera pas  engloutie par l’OTAN ou l’UE . 
Mais les dangers se multiplient également . L’Ukraine a montré qu’elle était à peine en état de fonctionnement : l’ancien gouvernement a été incapable de nettoyer Maidan, et le régime soutenu par l’Occident est “impuissant” contre les manifestations dans l’est industriel , nostalgique de l’union soviétique . Hormis  les discours sur les paramilitaires (ndlr : les militants pro russes , dans l’est, assimilés par le gouvernement de kiev aux russes eux mêmes), les  ”hommes en verts” (qui se révèlent être majoritairement ukrainiens), la rébellion a également des revendications sociales et démocratiques fortes : qui s’opposerait à un référendum sur l’autonomie et les gouverneurs élus ?   
Pendant ce temps, les États-Unis et ses alliés européens imposent des sanctions et dictent leurs conditions à la Russie et a leurs protégés, à Kiev, en encourageant la répression militaire contre les manifestants, après la visite de Joe Biden et du directeur de la CIA, John Brennan. Mais de quel droit les États-Unis participent à tout ça, en intégrant sous son parapluie stratégique, un état qui n’a jamais été membre de l’OTAN, et dont le dernier gouvernement élu est arrivé au pouvoir sur une plate-forme de neutralité explicite ? Il n’y en a pas (de “droit”), bien sûr – ce qui explique pourquoi la crise en Ukraine est considérée sous un jour différent  dans la plupart du monde. Il peut y avoir quelques  voix discordantes au niveau mondial sur le conservatisme et le nationalisme oligarchique de Poutine, mais le contrepoids de la Russie à l’expansion impériale des États-Unis est accueilli favorablement, de la Chine au Brésil.
En fait, une issue de la crise est susceptible d’être une alliance plus étroite entre la Chine et la Russie, les Etats-Unis poursuivant son combat anti chinois “pivot” de l’Asie. Et malgré la violence de plus en plus grande, le coût en vies de la participation de la Russie en Ukraine a jusqu’à présent été minime par rapport à toutes les interventions significatives de l’Ouest  pendant des décennies. 
Le risque de guerre civile est néanmoins de plus en plus élevé, et avec elle les chances de voir des puissances extérieures  intervenir dans le conflit. Barack Obama a déjà envoyé des forces symboliques en l’Europe de l’Est , qui est sous pression, à la fois des Républicains et des faucons de l’OTAN tels que la Pologne,  pour envoyer beaucoup plus de moyens. Les troupes américaines et britanniques vont prendre part à des exercices militaires de l’OTAN en Ukraine cet été. 
Les États-Unis et l’UE ont déjà surestimé leur main en Ukraine. Ni la Russie ni les puissances occidentales ne peuvent vouloir intervenir directement, et les tours de passe passe du Premier ministre ukrainien menaçant d’une troisième guerre mondiale n’est  sans doute pas autorisé par ses sponsors de Washington. Mais un siècle après 1914, le risque de conséquences involontaires devrait être assez évident –  et la menace d’un retour  des grandes puissances dans les conflits, se développe. Maintenir la Pression pour une fin négociée à la crise est essentiel
Rappel : Toutes nos traductions sont libres d’êtres reproduites à condition de mentionner le blog

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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Sam 3 Mai - 21:11

les articles sont clairs et sugestifs pour comprendre ce qui se pass surtout celui du guardian qui se mouille etonamment .

Peut être que la honte de participer à cette tragicomédie est trop fortepour être supportée.
Il est dommage que les essayistes ne fassent pas le paralelle
avec ce qu'on fait les usa en metant l'économie mondiale au ralenti au début des années 1970 pour masquer leur faillite.

Cette fois si la situation est bien plus grave et ils sont préts à tout pour faire plonger le monde entier dans leur failite.

cette décennie mettra sur le tapis les conséquences de la
demission vis à vis de ce que doit être l'être humain sur
terre.Beaucoup pesnesent que le rdv est encore loin.

Les astres confirment les faits c'est déjà en cours.
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Dim 4 Mai - 13:03

Jacques Attali situait l'hyper conflit mondial pour les environs de 2050 dans un de ses bouquins, il y a un petit coup d'accélérateur l'étau semble en effet se resserrer sérieusement... si même the guardian se réveille c'est que l'alerte est sévère, pourvu qu'un grand nombre se réveille avant le réveil forcé à coups de bombes nucléaires...



Ukraine : la Douma appelle l’Europe à condamner le génocide




La Douma appelle les autorités des pays européens à condamner le génocide en cours en Ukraine et à traduire en justice tous ceux qui ont aidé la junte à arriver au pouvoir à Kiev, a déclaré à RIA Novosti le vice-président de la chambre basse du parlement russe, Sergueï Jelezniak.

"Quant aux événements tragiques qui se déroulent actuellement dans l’est et le sud de l’Ukraine - à Odessa, à Slaviansk et dans d’autres villes et villages du pays - les autorités des États occidentaux non seulement ferment les yeux sur les crimes en masse et sur le génocide visant les civils ukrainiens, mais encouragent par leurs déclarations les commandos armés et les services spéciaux à poursuivre des meurtres", a indiqué l’homme politique.

Selon lui, la Russie a moult fois prévenu que toute "coquetterie" avec le nazisme et le fascisme, toutes les tentatives de l’Occident de justifier les actes de la junte arrivée au pouvoir en Ukraine pouvaient aboutir à un lourd bilan des victimes.

D’après M.Jeleznyak, la débauche des nationalistes radicaux en Ukraine risque de déraper et de se propager à l’intérieur de l’UE.

"Nous exigeons que les autorités européennes non seulement condamnent le génocide contre les civils en Ukraine, mais qu’elles traduisent en justice ceux qui ont favorisé l’arrivée de la junte fasciste au pouvoir en Ukraine", a-t-il noté.

Depuis vendredi matin, les forces ukrainiennes mènent de vastes opérations spéciales dans la ville de Slaviansk, dans la région de Donetsk, impliquant des hélicoptères et des blindés de l’armée régulière.

Le but de l’offensive est de réprimer les militants réclamant la fédéralisation de l’Ukraine, que Kiev qualifie de "terroristes".



Source : fr.ria.ru

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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Jeu 8 Mai - 18:33

il faut voir la crise ukrainienne comme l'application d'un plan global  de l'axe du mal ancré au fief d'ahriman. Fief qui a servi de guide à la planéte. depuis quelques générations ,sans doute parce que c'est le pays qui à les gisements de plomb le plus important de la planéte. et que l'occident aime bien l'avenir plombé comme l'obamania l'avait encore confirmé en europe et maintenat par dessus  le marché, son taité Trance_Atlante qui viendra  mettre, sous peu  , l'europe au régime usa, bien plombé en jungle sociale de 7 à 77 ans, avec des bons alimentaires .

Son plan se déroule .bon an Mal An comme  prévu.

Dans cet article on parle un  peu de cette perspective qui prépare le cahos et l'intauration du N.O.M.



Stratégie US de la guerre froide: De l’Ukraine aux Philippines





Le président Obama et son équipe pour la sécurité nationale, regardant au-delà de la crise ukrainienne, sont engagés à « forger une mise à jour de la stratégie de la guerre froide pour contenir la Russie ». C’est ce que font savoir des fonctionnaires de l’administration, en spécifiant que l’objectif sur lequel le président se concentre est d’ « isoler la Russie de Poutine en coupant ses liens économiques et politiques avec le monde extérieur ».

Le premier pas est de réduire toujours plus, jusqu’à l’interrompre, la fourniture de gaz russe à l’Europe pour le remplacer par celui fourni surtout par des compagnies étasuniennes exploitant les gisements moyen-orientaux, africains et autres, y compris ceux des Etats-Unis qui se préparent à exporter du gaz liquéfié extrait de schistes bitumineux.
Ici Washington découvre ses cartes. La marge de supériorité économique des Etats-Unis à l’échelle mondiale se réduit de plus en plus. La
Chine est montée au second poste mondial avec un pil en forte croissance déjà équivalent à la moitié de celui des USA, suivie par le Japon et l’Allemagne, et le pil total des 28 pays de l’Ue a dépassé celui des Etats-Unis.
Pour conserver la suprématie économique, ils se basent toujours plus sur le secteur financier, dans lequel ils gardent un net avantage, et sur la capacité de leurs multinationales à conquérir de nouveaux marchés et sources de matières premières. Dans ce but Washington jette sur le plateau de la balance l’épée de sa propre supériorité militaire et de celle de l’OTAN sous commandement USA. Entrent dans ce cadre la démolition systématique, avec des instruments militaires, d’Etats entiers (Yougoslavie, Libye et maintenant Syrie) et l’annexion par l’intermédiaire de l’OTAN de tous ceux de l’ex Pacte de Varsovie, plus deux de l’ex Yougoslavie et trois de l’ex URSS.

Quatre même, parce que l’Ukraine était déjà de fait sous contrôle OTAN avant la crise. Il suffisait d’attendre les élections de 2015 pour avoir en Ukraine un président qui aurait accéléré son entrée officielle dans l’Alliance. Pourquoi alors la décision, prise à Washington, d’organiser le putsch qui a renversé le président élu Ianoukovytch (qui était loin d’être hostile à l’Occident), en installant à Kiev les représentants les plus hostiles à la Russie et aux Russes de la Crimée et de l’Ukraine orientale ?  A l’évidence pour pousser Moscou à réagir et pour lancer la stratégie d’isolement. Chose non aisée : l’Allemagne, par exemple, est le plus grand importateur de gaz russe et subirait des dommages d’une interruption de l’approvisionnement. Washington a cependant décidé de ne pas attendre les gouvernements européens pour imposer à la Russie des sanctions plus dures. Il a déjà l’ok de Rome (dont la « fidélité » est connue) et il est en train de s’accorder avec Berlin et d’autres capitales. L’objectif stratégique est celui d’un front anti-russe USA-Ue, consolidé par un accord de libre échange qui permettrait aux Etats-Unis d’accroître leur influence en Europe. Même stratégie de la tension dans la région Asie/Pacifique, où les USA visent le « containment » de la Chine. Celle-ci, qui s’est rapprochée de la Russie, exerce un poids croissant à l’échelle non seulement régionale mais aussi globale et peut rendre vaines les sanctions contre Moscou, en lui ouvrant des débouchés commerciaux ultérieurs à l’est, en particulier pour les exportations énergétiques.




[color:7cf0=#993366]Du coup le président Obama vient d’effectuer une visite officielle en Asie. Mais le Japon a refusé de signer l’accord de libre échange qui aurait ouvert son marché aux produits agricoles étasuniens. En compensation, les Philippines ont conclu avec Washington un nouvel accord décennal qui permet aux USA d’accroître leur présence militaire dans l’archipel, dans une fonction clairement anti-chinoise.

Où le dollar échoue, l’épée réussit.



Edition de mardi 29 avril 2014 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Article original inaccessible –au moment de cette diffusion- sur le site Internet du journal il manifesto : http://ilmanifesto.it/
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Jeu 22 Mai - 18:03

pendant qu'auront lieu les elections européennes dont la grande majorité n'ont aucune idéee du défi :refuser l'union transatlantique;  auront lieu les elections en Ukraine  pour élire de nouveaux représentants.

voici le témoignage  d'un candidat qui s'est présenté à l'election de maire à  Odessa  et qui parle du terrorisme fachiste nazi que soutient l'occident .

C'est pour que ce  fachisme nazi là n'existe plus, que l'europe à été créée principalement et que soutient maintenant  l'europe.

Karmiquement cela montre que les Européens sont indécrotables et qu'ils faudra encore un coup de karcher dans cette banlieue des usa qu'est devenue l'europe.
Un coup de karcher,nous le valons bien,karmmiquement.

"Délinquants planétaires", tonnait ashtar sheran, maitre de la flotte galctique dans les années 1970 ; mais prétendants aux RTT,ça change tout !!!.
c'est un bon motif pour l'incarnation, les RTT



Déclaration de A. Albu, dirigeant de Borotba à Odessa  .





Après le coup d’Etat qui a vu l’arrivée de la junte d’ oligarques et de néo nazis au pouvoir, la résistance populaire spontanée a commencé à Odessa, le centre de laquelle étaient les manifestations pacifiques sur la place Kulikovo.

Le mouvement de protestation était pacifique et respectueux de la légalité. Nous n’étions pas séparatistes, et nous avons combattu pour un changement de gouvernement en Ukraine, d’un système unitaire trop centralisé à une organisation fédérale.
Nous voulions que les régions aient plus d’autorité pour l’organisation de la vie nationale, et plus de droits, y compris le droit à officialiser la langue parlée par la grande majorité de la population de la région d’Odessa – la langue russe.
Nous voulions un gouvernement régional qui ne s’engagerait pas dans le génocide social de ses propres citoyens sous la dictée des institutions financières internationales.
Nous voulions rendre nos rues paisibles et tranquilles en interdisant les gangs néo- nazis, comme le Secteur Droit.

Avec ces slogans, je suis entré dans la campagne pour la mairie d’Odessa comme le candidat de la place Kulikovo. J’ai décidé de participer à cette campagne électorale, non pour la gloire personnelle, mais pour promouvoir les idées que mes camarades et moi partageons : les idées de l’amitié des peuples, l’internationalisme, l’anti-fascisme , et la lutte contre les inégalités monstrueuses établies par le capitalisme oligarchique des 20 années de la soi-disante « indépendance ».

J’insiste encore : notre mobilisation était exclusivement pacifique.

Le 2 mai, la junte a répondu à notre manifestation pacifique en envoyant des fascistes armés de bâtons, de balles et de cocktails Molotov. Des dizaines d’habitants d’Odessa ont été tués.

Le massacre a été suivi par des arrestations. Mes amis et moi avons dû quitter Odessa, parce que nous étions menacés d’arrestation ou de violence. Ceux qui sont restés ont rejoint la clandestinité.

J’ai eu une réunion avec mes camarades de lutte, et nous avons estimé qu’il n’y avait plus de possibilité de participer à ces élections sanglantes. La junte élimine sans ménagement tous les droits démocratiques, en complément des actions répressives de la police et de la terreur de rue des néo-nazis.
Dans ces circonstances, nous ne pouvons pas mener une campagne électorale ou un travail politique légal.

En outre, les soi-disant élections qui auront lieu le 25 mai ne seront ni libres ni démocratiques. Il est impossible d’organiser desélections libres au bout des canons des fascistes du « Secteur Droit ».

Le 1er mai, mon ami, le conseiller régional d’Odessa Vyacheslav Markin, avait accepté de devenir mon directeur de campagne. Le 2 mai, il a été tué. Des patrouilles néo-fascistes ont attaqué nos activistes et les ont battus. Le SBU (police de sécurité d’Etat) exerce une pression sur les gens proches de moi.

Participer à ces élections serait rentrer dans le jeu de la junte, donnant l’impression d’un semblant de démocratie, qui de fait, a été détruite depuis longtemps.

Dans ces circonstances, j’ai décidé de me retirer de l’élection municipale. J’ai exhorté tous mes supporters et tous les honnêtes gens, tous ceux qui ne tolèrent pas la résurgence du fascisme dans notre pays, à boycotter ces « élections du sang ».

L’élection n’est qu’un épisode dans notre lutte commune. Et cet épisode n’est pas le principal.

Nous sommes confrontés à un certain nombre de problèmes : la consolidation et la coordination des poches de résistance disparates, perturber les élections, lutter pour saper la base économique de la junte en organisant une grève politique en Ukraine, que nous allons préparer très bientôt.

La junte sera brisée, nous allons gagner !

Extrait d’une déclaration donnée lors d’une conférence de presse à Simferopol , le 19 mai 2014, par Alexei Albu (traduit de l’anglais) : borotba.org

Galérie photo de Ria Novosti montrant des manifestants devant le commissariat de police pour la relaxe de ceux qui, parmi leurs amis et parents, ont été arrêtés lors du massacre du 2 mai à Odessa. On reconnaît Alexei Albu portant un bandeau autour du front à cause des blessures reçues dans la Maison des Syndicats : visualrian.ru



http://www.wikistrike.com/2014/05/declaration-de-a-albu-dirigeant-de-borotba-a-odessa.html
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Jeu 22 Mai - 19:31

Pauvre Europe! Jamais 2 sans 3! (coups de karcher)

Nous sommes privés d'une réelle démocratie, et subissons les vilenies, veuleries et traîtrises de nos gouvernants; comme disait Rousseau "Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe."

Le peuple est tout de même corrompu par son inertie, son aveuglement, mais les maîtres du jeu, les responsables directs, actifs et décisifs de ces catastrophes, sont très peu nombreux et ne feront pas partie des victimes de la prochaine probable boucherie... il est temps que le monde se réveille... le mal est extrêmement organisé et actif, le bien ne doit plus rester passif, inerte, les moutons, les masses humaines, ceux qui, ni vraiment bons ni vraiment mauvais, n'ont pas choisi leur camp dans cette bataille spirituelle, et continuent de s'abreuver aux distractions les plus diverses, sont appelés à l'éveil et à prendre une part consciente et active à la résolution des problèmes, on ne fait que payer le prix de notre inertie, des millénaires de guerres et nous voilà maintenant face à une situation décisive, face au monstre auto-engendré; l'humanité est une et paie le prix de ses illusions, de ces divisions, de son conditionnement aussi, à défaut de réaliser notre unité nous risquons peut-être l'anéantissement, la névrose n'a que trop duré...

"Le monde est dangereux à  vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.." Einstein

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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Lun 26 Mai - 13:37

 

Ukraine : un important Think Tank reconnaît la défaite de l'occident



http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2014/05/ukraine-un-important-think-tank.html#more



l n'y a tout simplement pas d'alternative pour l'Ukraine: elle doit coopérer avec la Russie et payer le prix nécessaire pour ce faire. C'est pourquoi la Russie ne fait rien et attend tranquillement que cette simple vérité devienne une évidence pour tous.


   L'Institut Brooklin qui soutient généralement la politique d'Obama a enfin admis que l'Ukraine ne peut pas vivre sans la Russie et que par conséquent la collaboration entre l'Ukraine et la Russie est la seule issue possible. C'est encore une fois une question d'argent. La perte du marché russe se fait déjà sentir et va détruire l'industrie lourde et l'industrie de l'armement de l'est de l'Ukraine. Cela va coûter cher :

   "L'estimation minimale est de 276 milliards de dollars pour racheter l'est. L'occident n'a pas les moyens de le faire.

   Le problème c'est que l'Ukraine ne peut pas être viable sans une sérieuse contribution à la fois de la Russie et de l'Occident. Un avenir exclusivement en Occident est inenvisageable pour l'Ukraine. Une Ukraine entièrement sous contrôle russe et sans aucun lien avec l'occident, peut par contre -malheureusement- survivre."
.

   Une Ukraine "occidentale" est impossible. Une Ukraine intégrée dans la Fédération russe est possible mais cela serait très lourd pour la Russie du moins dans un premier temps. Une Ukraine finlandisée sous influence russe serait la meilleure solution pour tous les camps.

   Le simulacre de la prochaine élection du roi du chocolat Poroshenko sur qui la Russie a beaucoup de prise -ses débouchés et une partie de ses usines sont en Russie - servira de prétexte à "l'Occident" pour se désengager. Poroshenko va être envoyé à l'est pour prêter allégeance à la Russie et signer un traité de reddition complète. Il n'a pas le choix:

   "Des relations normales avec la Russie sont naturelles à l'Ukraine car c'et son intérêt. C'est pour cela que les politiciens ukrainiens ne peuvent pas ignorer leurs liens passés, présents et futurs avec la Russie même s'ils en rêvent."


   Il devra ensuite débarrasser l'ouest de l'Ukraine des nazis. La partie politique de l'Accord d'Association avec l'UE que le gouvernement issu du coup a signé sera révoquée et la partie économique ne sera pas signée du tout.

   Tout cela prend l'allure d'une défaite majeure pour les néocons qui n'ont rien compris à ce qui se passait :

   "Les stratèges étasuniens n'ont sans doute pas imaginé que, du fait du délicat équilibre des nombreuses forces en présence, l'état ukrainien puisse tout simplement se désintégrer sous le coup d'un drastique tournant géopolitique, comme c'est actuellement le cas.
   ...
   Les Etats-Unis se trouvent encore une fois dans la délicate situation d'avoir contribué de façon décisive au développement d'une certaine phase critique [...] où toutefois les partenaires et les alliés sur le terrain [...] sont successivement abandonnés au moment crucial..."

   Les néocons ont planifié cette attaque contre la Russie au moyen de l'Ukraine et de la Crimée et à nouveau ils ont échoué. Cela ne signifie pas que la crise soit terminée. Lorsque la défaite s'annonce, les néocons adorent faire assaut de puissance et se livrer à l'escalade. Mais comme on l'a vu en Irak et en Afghanistan ces assauts de puissances ont peu de chance de modifier l'issue inéluctable.

 
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Dim 1 Juin - 18:56




George Soros revendique avoir joué un rôle dans la crise ukrainienne


Invité de CNN le 25 mai dernier, George Soros a revendiqué son rôle dans les événements qui secouent actuellement l’Ukraine. Il a également désigné Vladimir Poutine comme l’ennemi à abattre. Les deux plus grandes menaces, selon le milliardaire étasunien, seraient une Europe des populismes recentrée sur la Russie et l’alliance entre Pékin et Moscou contre les États-Unis.





Transcription complète


CNN : George Soros a construit une des grandes fortunes du monde en pariant sur les tendances mondiales. Et il est profondément préoccupé par l’évolution politique des événements, en Ukraine en particulier et en Europe en général. De retour de cette région, il me rejoint pour parler de ce qu’il a vu, de ce qu’il pense, et d’où il place son argent. George Soros, c’est un plaisir de vous recevoir.

George Soros : Pareillement…

D’abord l’Ukraine : l’une des choses que beaucoup de gens reconnaissent sur vous, c’est que, pendant les révolutions de 1989, vous avez financé un grand nombre d’activités dissidentes, des groupes de la société civile en Europe de l’Est, en Pologne, en République tchèque. Faites-vous des choses similaires en Ukraine ?

Eh bien, j’ai créé une fondation en Ukraine avant que l’Ukraine ne devienne indépendante de la Russie. La fondation a fonctionné depuis lors et a joué un rôle important dans les événements actuels.

Pensez-vous que l’Ukraine sera en mesure de faire valoir une sorte d’indépendance vis-à-vis de la Russie, un alignement avec l’Occident, peut-être pas un alignement spécifique comme membre de l’OTAN, mais une sorte d’orientation vers l’Ouest ? Ou alors les Russes seront toujours là pour les arrêter ?

Non. Poutine va essayer de déstabiliser l’Ukraine. Mais les Ukrainiens, la grande majorité des Ukrainiens, sont déterminés à être indépendants de la Russie. Ce ne sera pas facile, parce que Poutine a orienté son régime pour déstabiliser l’Ukraine, parce que c’est une menace pour la Ru … pour son régime en Russie. Si vous avez la liberté, la liberté des médias et ainsi de suite, et une économie florissante, cela rendrait son régime insoutenable.
Il accuse les Ukrainiens d’être antisémites, et de compter dans leurs rangs plein de fascistes antisémites. Vous opérez en Ukraine. Vous êtes d’origine juive. Avez-vous détecté un antisémitisme virulent en Ukraine ?

Eh bien, l’antisémitisme fait partie de l’ADN de cette partie du monde. Donc, il y a de l’antisémitisme. Mais il y en a beaucoup plus à l’est, dans la partie dominée par la Russie. C’est cette … cette soi-disant république indépendante où il y a eu réellement… en fait des atrocités contre... contre les Juifs et… et les Tziganes.

Vous avez été très pessimiste ou… sombre à propos de l’Europe. Pensez-vous que dans la situation de l’Ukraine, on peut voir un autre aspect de la tragédie de l’Europe, le manque d’action collective ?

Malheureusement, l’Europe est très faible. Elle est préoccupée par ses problèmes internes, qui sont en suspens. L’euro, la crise de l’euro n’est plus une crise financière et se transforme en une crise politique. Et vous allez le voir dans les élections. Et… et Poutine...

Expliquez ce que cela signifie. « Vous allez voir dans les élections », parce que vous allez voir la montée des nationalistes, des forces anti-européennes ?

Oui. Et curieusement, ils sont pris en charge par la Russie et les pro-russes. Donc, la Russie a émergé comme une alternative à l’Union européenne. Poutine est en quelque sorte sorti du placard en Ukraine avec une idéologie qui est nationaliste, basée sur le nationalisme ethnique. On pourrait appeler cela le « russisme »...

D’accord…

C’est un nouveau mot pour le décrire, parce que je ne veux pas l’appeler nazi, car il est très similaire à ce que vous aviez dans l’entre-deux-guerres... Le fascisme, vous savez...

En protégeant les groupes ethniques par la force militaire, si nécessaire...

Eh bien, c’est plus que cela. C’est comme une idéologie, une nouvelle sorte de mythe de la supériorité russe. Si vous… ceux qui regardent les discours de Poutine, il a effectivement révélé ce nouveau mythe de la supériorité génétique russe. Vous pourriez avoir entendu précédemment cela venant de quelqu’un d’autre. C’est un… une nouvelle idéologie basée sur la supériorité ethnique russe.

Et comme vous le dites, beaucoup de ces nationalistes qui nous… qui réussissent dans ces élections européenne… à l’échelle européenne semblent très pro-russes...

Oui.

... que ce soit sur la gauche ou la droite. Pensez-vous que ce nationalisme pourrait briser l’Union européenne ?

Oui. C’est une menace réelle. Et l’Europe doit le reconnaître. Et nous devons le reconnaître, en fait. Nous avons besoin d’une politique étrangère bipartite. Nous avions l’habitude d’en avoir une et nous l’avons perdue. Nous avons donc besoin de la rétablir, car c’est une menace réelle. C’est une menace pour l’Amérique, aussi, parce que ce qui se passe en Ukraine et en Europe va avoir des répercussions en Asie. Vous savez, le forage chinois qui établit les faits sur le terrain ...

D’accord.

... au Vietnam...

(Inaudible ) avec le Vietnam.

... est une conséquence directe. Et Poutine est en Chine. Et ils ont un intérêt commun. Ils sont en train d’en établir un, qui est en fait anti-américain.

Des mots qui font réfléchir ! George Soros, je vous remercie beaucoup d’être venu.



Voir aussi, sur E&R :

George Soros et la crise ukrainienne

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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Lun 23 Juin - 22:48

des vidéos sur le torpillage de l'ukraine étaient dispo expliquant le programme validé par bush  pour s'implanter en ukraine  c'est une histoire ancienne qui est arrivée à terme avec le conflit actuel   qui montre la réalité de l'opération




Slaviansk : « Ce qui se passe chez nous en ce moment, c'est un génocide »
Inna Doulkina

Le Courrier de Russie
ven., 20 juin 2014 04:00 CDT



Deux femmes pleurent dans leur maison détruite par un bombardement à Slaviansk, le 20 mai dernier. Crédits: Mikhaïl Potchouev, ITAR-TASS
Le Courrier de Russie a pu joindre par téléphone un habitant de Slaviansk - Andreï Khartchenko, un garagiste de 51 ans qui vit à Slaviansk depuis sa naissance et élève cinq enfants. Témoignage bouleversant depuis une ville assiégée par l'armée ukrainienne.

Le Courrier de Russie : Quelle est la situation à Slaviansk en ce moment ?

Andreï Khartchenko : Dimanche dernier, nous avons encore été bombardés, 20 personnes ont péri. Hier, ils ont visé les hôpitaux. Il n'y a plus de cercueils dans la ville. La morgue ne fonctionne plus parce qu'il n'y a pas d'électricité. Nous enterrons les gens dans des fosses communes. Ce qui se passe chez nous en ce moment, c'est un génocide - je n'ai pas d'autres mots.

LCDR : Qui sont ces gens qui ont péri ?

A.K. : Ce sont tous des civils. Les insurgés meurent moins, ils peuvent toujours se réfugier dans les tranchées, mais les civils n'ont nulle part où se cacher. Ils ont déjà bombardé toutes nos usines, et maintenant ils tirent sur les stations-service et les supermarchés. Et même sur les hôpitaux ! On dirait qu'ils visent exprès les lieux peuplés, comme s'ils voulaient nous exterminer tous Il y a quelques jours, les gens sont allés chercher de l'eau à un puits, une foule nombreuse s'est accumulée, mais la pompe s'est cassée, et les gens se sont dispersés. Eh bien, quelques minutes plus tard, une bombe a atterri précisément là-bas. Sans cette pompe cassée, ils auraient tous péri ! .

Récemment, encore, nous avons enterré une infirmière : elle a été tuée par un obus en rentrant chez elle. Un père a perdu sa petite fille lors d'un bombardement. Il y a une famille que je connais qui a une petite maison à proximité de Slaviansk, ils y sont allés et ils se sont retrouvés sous les bombes. Ils ont passé la nuit dans la cave et lorsqu'ils sont sortis le matin, il n'y avait plus rien autour. Leur maison a été entièrement détruite, il ne restait que des ruines.

LCDR : Qui sont les gens qui tirent sur Slaviansk ?

A.K. : C'est l'armée ukrainienne, notre ville est située dans une cuvette, ils nous pilonnent de long en large. Moi, je m'occupe de livrer l'aide humanitaire qui nous arrive de partout, je la livre aux insurgés qui stationnent aux abords de la ville, mais aussi aux soldats ukrainiens, je leur donne du saucisson car ils n'ont pas grand-chose à manger. J'ai un fils de leur âge, j'ai beaucoup de pitié pour eux, ce sont des conscrits, de jeunes gars qui viennent de toutes les régions d'Ukraine. Ils ne voulaient pas spécialement venir nous tuer, mais on les oblige à le faire, sinon, on leur tire dessus. On n'en parle pas à la télévision, mais eux aussi meurent en grand nombre - leurs chefs les laissent ici, parfois, ils ne sont même pas enterrés.

LCDR : Qui sont les insurgés ?


A.K. : Ce sont des gens d'ici. Tous les hommes de Slaviansk, sauf les plus jeunes qui ne s'intéressent qu'aux filles et à la bière, qui ne comprennent rien à la vie. J'ai discuté avec beaucoup d'insurgés, ils viennent principalement de notre région, de Gorlovka, de Makeevka, de Kramatorsk. Ils disent souvent : « Il faut que j'aille voir les miens », « J'ai ma femme et mes gosses qui sont restés dans tel ou tel endroit, il faut que je trouve le moyen de les faire partir ». Il y en a aussi qui viennent de Russie, mais souvent, ce sont en réalité des gens originaires de la région ou qui ont de la famille ici. En revanche, il n'y a pas de mercenaires parmi les insurgés : ce n'est pas vrai ce qu'on raconte. Moi, par exemple, je les aide, mais personne ne me paie. Et c'est pareil pour tous les gens que je connais. Ces hommes, ce n'est pas pour l'argent qu'ils se battent.

LCDR : Pourquoi alors ?

A.K. : Vous savez, si on m'avait dit un jour que ma ville allait se soulever comme ça, je n'y aurais jamais cru. Nous avons toujours été très passifs, je me souviens, une fois, nous avions eu un conflit avec le directeur d'un marché - seulement six personnes sont venues pour exiger sa démission. Mais là, tout le monde s'est levé, je n'en reviens pas moi même, je ne m'y attendais absolument pas. En fait, nous faisons la même chose que les gens sur la place Maïdan, nous luttons pour la même chose : nous sommes contre le vol, les oligarques, la corruption, nous voulons avoir de l'influence sur le pouvoir, nous voulons être entendus ! Mais les gens qui sont descendus sur Maïdan ont été dupés, ils ont protesté contre les oligarques, et maintenant, ce sont les oligarques qui règnent sur tout le monde. Certes, Ianoukovitch était un escroc, mais comparé à Porochenko, c'était un petit voleur. Oui, il pillait le pays - mais il ne l'a pas apporté sur un plateau aux Américains, comme est en train de le faire Porochenko.

LCDR : Que voulez-vous dire par là ?

A.K. : Il y a une compagnie américaine qui veut extraire du gaz de schiste dans la région, mais nous, nous sommes contre, nous ne voulons pas que nos terres soient abîmées, que nos eaux soient souillées, que les Américains nous prennent nos gisements. Nous ne voulons pas non plus que l'Ukraine signe un accord d'association avec l'Union européenne, nous ne voulons pas refaire tous nos chemins de fer selon leurs normes, fermer nos usines parce qu'elles ne seront pas conformes à leurs standards. S'ils signent, il n'y aura plus de travail en Ukraine, mais moi, je suis ukrainien, je veux que l'Ukraine soit florissante, qu'elle se développe, mais je veux vivre et travailler ici, sur cette terre, je ne veux pas partir travailler en Espagne, par exemple, comme le font beaucoup de mes compatriotes. Les Européens n'ont pas besoin de nous, c'est ridicule de croire le contraire. Je veux que l'Ukraine décide elle-même de son sort. Et nous, avec nos armes, nous sommes le dernier rempart, nous sommes comme un os dans la gorge de tous ces gens qui veulent que l'Ukraine cesse d'exister, qu'elle devienne une colonie américaine. Ils veulent nous anéantir pour, ensuite, faire ici tout ce qui leur chantera.

LCDR : Qui pourrait améliorer les choses en Ukraine, selon vous ?

A.K. : Avant l'élection, j'ai étudié les programmes de tous les candidats, et à mon avis, il n'y en a qu'un qui peut vraiment redresser le pays, c'est Olga Bogomolets. Elle était aussi sur la place Maïdan, elle est médecin, elle vient d'une famille de médecins très connue, c'est quelqu'un de profondément honnête, et je crois beaucoup en elle. Elle n'a recueilli que 5 % à la présidentielle, mais vu qu'elle ne croule pas sous le fric et qu'elle n'a pas pu se payer tous les espaces publicitaires, comme certains, c'est déjà un très bon résultat.

LCDR : On dit que Slaviansk est déserte en ce moment, que les gens partent en masse. Est-ce vrai ?

A.K. : Ils partent, mais pas vraiment en masse. J'ai discuté récemment avec le directeur de notre usine de pain, il m'a dit que ses ventes ont baissé de 20 % - on peut en conclure que 20 % des gens sont partis. Le problème, c'est que beaucoup n'ont nulle part où aller, ils n'ont pas de famille prête à les accueillir, pas d'argent pour louer un appartement dans une ville qui ne soit pas bombardée tous les jours comme la nôtre. Je connais une famille qui a loué un appartement à Sviatogorsk, ce n'est pas loin d'ici, mais leurs économies s'épuisent, et ils vont devoir revenir. Et là, un autre problème surgit : on peut encore quitter Slaviansk, mais c'est extrêmement difficile d'y revenir, les militaires ukrainiens ne laissent entrer personne.

LCDR : Que pense-t-on de la Russie, à Slaviansk ? Les gens espèrent-ils une intervention ?

A.K. : La Russie n'interviendra pas, c'est certain. La vérité, c'est que personne ne veut de nous, pour que la Russie intervienne, il faudrait qu'ils nous exterminent tous ici, qu'ils laissent à la place de Slaviansk une terre brûlée, mais alors, l'intervention n'aura plus aucun sens. C'est surtout par les Ukrainiens que je voudrais que nous soyons entendus. Je sais que même à Poltava, une ville pourtant pas loin d'ici, les gens ne savent rien sur notre situation. À la télévision, ils racontent que nous sommes tous des terroristes : c'est-à-dire que les sept millions d'habitants de la région sont des terroristes ?! Nous avons des idées différentes sur l'Ukraine, sur son avenir, mais nous n'allons pas les imposer à l'Ouest du pays par les armes, que je sache. Alors pourquoi viennent-ils, eux ? Pourquoi est-ce qu'ils nous assassinent ? Parce que nous ne pensons pas comme eux ? Mais c'est quoi, ce gouvernement fasciste ?! J'appelle souvent mon fils qui vit à Poltava, je lui dis : « Alors qu'est-ce que tu crois ? Tu ne penses quand même pas que ton père est un terroriste, hein ? » Je veux que les gens de là-bas m'entendent, que les Ukrainiens de l'Ouest m'entendent ! Je suis né à Slaviansk, j'ai étudié à Kharkov, et dans mon groupe, tous les étudiants venaient d'Ukraine de l'Ouest justement - et je peux dire que ce sont des gens formidables ! Pourquoi nous fait-on nous entretuer ? Qui fait ça ? Mais c'est notre gouvernement qui fait ça !

LCDR : On raconte aussi que Moscou contrôle les insurgés. Qu'en dites-vous ?

A.K. : Je ne le pense pas. Nous n'avons pas de commandement unique, il y a des groupes dispersés, pas toujours très bien organisés, chacun agit selon sa propre initiative... Si les ordres venaient de Moscou, l'organisation serait meilleure, croyez-moi ! Les gens agiraient avec bien plus de coordination. Mais je vous le dis - nous en sommes loin.

LCDR : Comment la situation va évoluer, d'après vous ?

A.K. : Pour Kiev, nous sommes des condamnés. Quand nous nous adressons à Kiev, on nous répond clairement « Slaviansk, connais pas ». Nous n'existons pas pour eux. Ils ne nous laisseront pas en vie, ils vont tous nous exterminer, nous en sommes à peu près certains. Mais nous continuerons de nous battre. Pourquoi devrais-je quitter ma terre, cette terre où je suis né ? Nous nous battrons comme à Stalingrad, pour chaque rue et pour chaque maison. Dans tous les cas, nous n'avons plus rien à perdre. Ils disent qu'ils épargneront peut-être ceux qui n'ont pas pris les armes, mais chez nous, ici, tous les hommes ont pris les armes, alors...
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Ven 4 Juil - 23:08

bien des vidéos sont disponibles sur les 2 personnages qui symbolisent les forces en présences dans le conflit ukrainien : Obama et poutine.
quand on a visionné ces vidéos on sait à quoi s'en tenir sur les 2 personnages

voici une vidéo parmi d'autres de Frère Nathanael
qui traite de La Guerre juive contre Vladimir Poutine





pour comprendre qui est Frère Nathanael
consulter le lien ci dessous
Frère Nathanael: Pourquoi j'ai quitté le Judaïsme pour le Christ


http://www.altermedia.info/france-belgique/gnral/frere-nathanael-pourquoi-jai-quitte-le-judaisme-pour-le-christ_37073.html
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Dim 20 Juil - 15:52

Washington utilise la chute de l’avion de Malaysian Airlines en Ukraine pour menacer la Russie


Comme toujours dans ces cas là, la question à se poser est: à qui profite le crime?...


Avant qu’aucune enquête n’ait été effectuée, des politiciens en vue et des organes médiatiques américains se sont emparés du terrible crash, de l’avion de Malyasian Airline dans l’est de l’Ukraine le 17 juillet, qui a coûté la vie à 295 personnes, pour accentuer les menaces vis-à-vis de la Russie, créant le risque d’une guerre ouverte avec cette dernière.

L’épave du Vol MH 17 se trouve dispersée sur une zone d’environ 15 kilomètres dans une région contrôlée par les milices pro russes qui combattent le régime de Kiev appuyé par l’Occident. Des experts de la sécurité aérienne ont expliqué que le crash pouvait être du à une panne mécanique, à une bombe se trouvant à bord de l’avion ou au fait que l’avion ait été abattu en vol.

Moins d’une heure après le crash cependant, avant même que les dimensions et l’endroit exact de la zone où s’est écrasé l’avion n’aient été connus, des politiciens américains de premier plan, des organes médiatiques américains et le régime fantoche de Kiev insistaient pour dire que la Russie et ses alliés en Ukraine orientale avaient abattu l’avion à l’aide d’un missile BUK. Un responsable du ministère de l’Intérieur ukrainien, Anton Gerashchenko, dit auWall Street Journal: « Ils ont de toute évidence pensé qu’ils tiraient sur un avion militaire. Ce sont eux qui ont fait cela. »

Les agences américaines de renseignement ont également affirmé que l’avion avait été abattu par un missile, citant des donnés satellites, mais sans dire qui avait tiré le missile. Ni Kiev ni Washington n’ont présenté de preuves comme des images satellites, des données radar ou des témoignages de témoins oculaires pour soutenir leurs allégations.

Le premier ministre malaisien, Najib Razak pour le pays duquel c’est la deuxième catastrophe aérienne cette année après la disparition de 239 personnes à bord du vol MH 370 de Kuala Lumpur à Beijing, a demandé à ce que l’enquête se poursuive. Il a dit : « Les autorité ukrainiennes pensent que l’avion a été abattu. Mais il est encore trop tôt pour que la Malaisie soit capable de confirmer la cause de cette tragédie… S’il transpirait que l’avion a effectivement été abattu, nous insisterions pour que les auteurs soient rapidement traduits en justice. »

Si le vol MH17 a été abattu par une batterie de missiles BUK
– un système développé à l’époque soviétique et utilisé tant par l’armée russe (250 unités) et l’armée ukrainienne (60 unités), il existe trois possibilités quant à ceux qui l’ont abattu. Cela a pu être le régime de Kiev ou les diverses milices d’extrême droite qui luttent aux côtés de ses forces armées, des séparatistes pro russes ukrainiens ou les forces armées russes elles-mêmes.

Les médias russes ont rapporté mercredi 16 juillet que Kiev avait déployé des batteries de missiles anti-aériens aux alentours de la ville de Donetsk, la plus grande ville tenue par les milices pro russes. Depuis là, des systèmes avancés de missiles comme les BUK ou les S-300 auraient pu abattre un avion dans la région.

Moscou ou des milices séparatistes d’Ukraine orientale auraient également pu atteindre l’avion au moyen de missiles BUK et avec l’assistance technique de l’armée russe. Les forces séparatistes d’Ukraine orientale ont, comme il a été rapporté, saisi des batteries de missiles BUK quand elles ont capturé une base militaire ukrainienne au début de la semaine dernière et ont affirmé avoir abattu un avion ukrainien peu avant que le vol MH17 ne s’écrase.

Quant à savoir si c’est Kiev, Moscou ou ses milices alliées qui ont abattu MH17, on ne peut qu’attendre qu’une enquête ait lieu, en supposant que les combats dans l’Est de l’Ukraine vont permettre à celle-ci de s’effectuer. Quelle que soient ceux qui ont abattu l’avion de ligne malaisien, s’il a vraiment été abattu, la principale responsabilité de cet acte horrible est à chercher dans la catastrophe déclenchée en Ukraine par Washington et des alliés européens.

Le crash a eu lieu un jour après que Washington et l’Union européenne a imposé de nouvelles sanctions contre la Russie, en plein milieu d’une guerre civile où Washington a appuyé un régime d’extrême-droite, anti-russe, à Kiev, parvenu au pouvoir en février par un putsch à la tête duquel se trouvaient des fascistes. La semaine dernière, on a découvert des fosses communes dans les villes de l’est de l’Ukraine capturées par le régime de Kiev, et l’artillerie ukrainienne a bombardé les villes proches de la frontière russe.

Washington a sans arrêt cherché à intensifier les tensions politiques et militaires dans le but d’encercler la Russie. En rendant la situation de plus en plus violente, il a cherché à contrer les éléments en Allemagne qui, pour des raisons qui leur sont propres, éprouvent de la nervosité à voir la politique allemande subordonnée aux intérêts américains. Les responsables américains, et les médias se sont donc emparés du crash pour exiger une escalade militaire en Ukraine, une capitulation russe aux intérêts américains en Ukraine et un alignement complet des pouvoirs européens sur la politique américaine.

Le New York Times a fait porter toute la responsabilité du crash au président russe Vladimir Poutine, tout en admettant ne pas savoir qui en était responsable. Remarquant que « cela prendra probablement un moment pour trouver qui est vraiment responsable » le journal demanda qu’on mette fin au conflit en Ukraine, et affirme : « Il n’y a qu’un homme qui puisse l’arrêter – le président russe Vladimir Poutine, en disant aux sécessionnistes soutenus par la Russie en Ukraine d’arrêter leur insurrection et en stoppant le flux d’argent et d’armement qui va vers ces groupes. »

Le sénateur républicain Lindsay Graham a qualifié le crash de quelque chose « qui change la donne » ajoutant : « Il faudrait prendre les sanctions que nous avons imposées unilatéralement, les rendre plus dures, et faire en sorte que le monde les soutienne. Commencez à armer l’armée ukrainienne, voilà ce que je ferais. »

Son collègue républicain au Sénat John McCain dit : « Je pense qu’il va y avoir une facture terriblement lourde à payer et ce sera bien ainsi…Si ce sont des séparatistes, qui sont aussi Russes ; Vladimir Poutine devrait payer un prix très élevé. »

Celle qui aspire à être candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, a dit que les pouvoirs européens avaient la responsabilité d’imposer à la Russie les lourdes sanctions économiques que Washington a exigé qu’ils imposent. « Ils doivent dire ‘Poutine a été trop loin et nous n’allons pas rester les bras croisés’. » a-t-elle dit. « On devrait être indigné en Europe ».

Une telle politique de la provocation délibérée et incessante vis-à-vis d’un pouvoir militaire majeur disposant d’armes nucléaires comme la Russie est extrêmement dangereux. Dans l’état d’alerte militaire avancée et l’incertitude provoquée par la guerre civile ukrainienne mise en route par les occidentaux, un avion de ligne a été détruit et près de 300 vies perdues.

Il faut se poser la question : quel sera le prochain « événement inattendu » dans la spirale de l’escalade ukrainienne et déclenchera-t-il un affrontement militaire direct, où l’on se servira d’armes nucléaires, entre les Etats-Unis, l’UE et la Russie?




Source: WSWS

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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Lun 21 Juil - 12:59

Ce sont toujours les mêmes méthodes grossieres de mensonges utilisées pratiquuées par les mêmes voies.
Il n'y a pas eu d'enquête  que déjà les sous éminences noires savent le secret des serviteurs des démons qui ont perpétrer l'affaire.

Que ce soit encore et toujours possible montre que le cordon sanitaire éthique de la collectivité est détruit depuis  des décénnies et qu'il n'y aura rien pour endiguer les conséquences dévastatrices du mensonge accumulé dans les sphéres invisibles entourant la terre.

Il ne s'agit pas d'en rester au fait que chacun s'illustre par ses attitudes dans le type d'humanité dans laquelle il s'inscrit sans le savoir.

il faut développer la force de la divine indifference qui nous permmetra de vivre au mieux les conséquences de ce qui a été accumulé comme mensonge.

R.Steiner  en faisant ses conferences sur les raisons de la 1ére guerre mondiale a parlé du " karma du mensonge"   de la grande majorité des acteurs qui étaient en position d'influencer le cours des événements dans la direction mondialement destructrice.

Depuis lors ce " karma du mensonge"  a été colossalement amplifié au fil des décénnies et les contremesures ont échoué.
Aucun maitre n'a décrit l'ampleur vertigineuse de cette contre_évolution.
Aucun coup d'arrêt, pour le moment n'a été prédit   et signifié.
les astre indiquent que le contexte est favorable à cela et je pense qu'il viendra  avant la fin de cette décénnie.





Vol MH 17 : Un faisceau d'indices indique un false flag




Le verdict de l’interprétation guerrière est tombé : la tragédie ayant frappé la Malaysian Airlines – la seconde en quatre mois – est l’œuvre du « terrorisme » perpétré par les « séparatistes prorusses » armés par la Russie, et Poutine en est le principal responsable. Fin de l’histoire. Quiconque pense autrement doit se taire.

Pourquoi ? Parce que la CIA l’a dit. Parce qu’Hillary « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort » Clinton l’a dit. Parce que l’exaltée Samantha « Responsabilité de protéger » Power l’a annoncé avec fracas à l’ONU, tout cela évidemment repris par le Washington Post, qui est infesté de néoconservateurs.

Pourquoi ? Parce que les médias institutionnels anglo-américains, de CNN à Fox (qui a tenté d’acheter la Time Warner, propriétaire de CNN), l’ont dit. Parce que le président des États-Unis l’a dit. Mais surtout parce que Kiev l’a dit avec véhémence dès le départ.

D’entrée de jeu, ils attendaient leur tour : toute la lignée « d’experts » de la « communauté du renseignement étatsunien », invariablement hystériques, crachant littéralement de leur illustre bouche tout leur venin sur la « méchante » Russie et le « méchant » Poutine ; ces mêmes « experts » incapables d’identifier un convoi de rutilantes Toyota blanches traversant le désert irakien pour aller prendre Mossoul. Mais leur jugement est déjà prononcé, inutile d’aller plus loin, ils ont tout de go résolu le mystère du vol MH17.

Qu’importe que le président Poutine souligne que l’enquête sur la tragédie du vol MH17 doit être « objective ». Il ne faut pas s’attendre à grand-chose de la part de la « communauté internationale », cette notion fictive définie par Washington qui regroupe sa congrégation habituelle de vassaux et jobards dociles.

Qu’en est-il de Carlos ?

Une simple recherche révèle que le vol MH17 a en fait été détourné 200 km plus au nord du couloir aérien habituel qu’avait pris la Malaysian Airlines les jours précédents, plaçant ainsi l’avion au beau milieu d’une zone de guerre. Pourquoi ? Quel type de communication le vol MH17 a-t-il reçu de la tour de contrôle de Kiev ?

Kiev est resté muet à ce sujet. Pourtant, la réponse aurait été simple si Kiev avait rendu publics les enregistrements du contrôle de la circulation aérienne faisant état de l’échange entre la tour et le vol MH17. La Malaisie l’avait d’ailleurs fait lorsque le vol MH370 a disparu à tout jamais.

Mais cela n’arrivera pas, parce que le Service de sécurité d’Ukraine (SBU) les a confisqués. C’en est donc fait de la version non châtrée des raisons pour lesquelles le vol MH17 s’est écarté de sa trajectoire et de ce que les pilotes ont vu et dit avant l’explosion.

Pour sa part, le ministère de la Défense russe a confirmé qu’une batterie de missiles antiaériens Buk sous le contrôle de Kiev était opérationnelle près du lieu où l’avion s’est écrasé. Kiev a déployé plusieurs batteries de ce système de missiles sol-air comptant au moins 27 lanceurs, tout à fait capables de faire tomber des avions à réaction volant à 10 000 mètres d’altitude.

Les militaires russes ont aussi détecté une activation du radar Kupol du système antiaérien Buk-M1 près de Styla [un village à quelque 30 km au sud de Donetsk]. Selon le ministère, le radar a pu fournir des informations de repérage à une autre batterie à une distance de tir de la trajectoire du vol MH17.

La portée de repérage du radar d’un système Buk est d’au plus 80 km. La vitesse du vol MH17 était de 800 km/h. Si l’on suppose que les « rebelles » avaient une batterie de missiles Buk opérationnelle et qu’ils s’en sont servi, ils auraient disposé tout au plus de cinq minutes pour scruter le ciel à toutes les altitudes possibles, puis verrouiller la cible. Ils se seraient aussi aperçus qu’un avion-cargo ne peut voler aussi haut.

(Pour avoir des preuves appuyant la possibilité d’une opération sous fausse bannière, lire l’article en note [1] traduit par nous).

Il y a aussi cette histoire, de plus en plus curieuse, de Carlos, un contrôleur aérien espagnol travaillant à la tour de Kiev, qui suivait le vol MH17 en temps réel. Pour certains, Carlos est bel et bien réel et non pas un personnage fictif. Pour d’autres, il n’a jamais travaillé en Ukraine. Chose certaine, il a « twitté » frénétiquement. Son compte Twitter a été fermé par la suite – de façon non accidentelle – et il a disparu. Ses amis le recherchent désespérément depuis. J’ai pu lire tous ses messages en espagnol lorsque son compte Twitter était encore actif. Mais des copies circulent depuis.

Voici quelques-uns de ses messages les plus troublants :


« Des chasseurs ukrainiens ont accompagné le Boeing 777 trois minutes avant sa disparition de l’écran radar (17 h 48). »


« Si les autorités de Kiev veulent admettre la vérité, 2 chasseurs volaient très près quelques minutes avant l’incident, mais n’ont pas tiré sur l’avion (17 h 54). »


« Dès que le Boeing 777 de la Malaysia Airlines a disparu, les autorités militaires de Kiev nous ont dit qu’il avait été abattu. Comment le savaient-ils ? (18 h 00). »


« Tout a été capté sur radar. Pour les incrédules, Kiev l’a abattu. Nous le savons ici (centre de contrôle aérien), tout comme le centre de contrôle aérien militaire (19 h 14). »


« Le ministère de l’Intérieur savait qu’il y avait des chasseurs dans le secteur, mais pas le ministère de la Défense (19 h 15). »


« Les militaires confirment que c’était l’Ukraine, mais ne savent pas d’où vient l’ordre (19 h 31). »

L’évaluation de Carlos est la suivante (pour une compilation partielle de la version anglaise de ses messages sur Twitter, voir l’article en note [2]) : le missile a été lancé par les militaires ukrainiens sous les ordres du ministère de l’Intérieur ET NON PAS du ministère de la Défense. Les questions de sécurité au ministère de l’Intérieur relèvent de Andrey Paruby, qui a travaillé étroitement avec les néoconservateurs étatsuniens et les néo-nazis du Banderastan à Maidan.

Si Carlos existe réellement, son évaluation tient la route. Les militaires ukrainiens sont divisés entre le roi Chocolat [président Petro] Poroshenko, favorable à une détente avec la Russie, essentiellement pour faire avancer ses intérêts commerciaux douteux, et sainte Yulia Tymoshenko, qui ne se fait pas prier pour prôner le génocide de la population d’origine russe dans l’est de l’Ukraine. Les néoconservateurs et les « conseillers militaires » étatsuniens sur le terrain protègent leurs mises en appuyant simultanément les factions Poroshenko et Tymoshenko.

À qui cela profite-t-il ?

La principale question qui se pose est, bien sûr, cui bono ? Il faut être en état de mort cérébrale pour croire que tirer sur un avion de passagers avantagera les fédéralistes dans l’est de l’Ukraine ainsi que le Kremlin.

Du côté de Kiev, on disposait des moyens, du motif et d’une occasion unique d’appuyer sur la gâchette, d’autant plus que ses milices avaient été mises en déroute et battaient en retraite du Donbass. C’est que Kiev est demeuré fermement résolu à attaquer la population de l’est de l’Ukraine et à les bombarder même du haut des airs. Pas étonnant que les fédéralistes aient cherché à se défendre.

Le choix du moment est aussi des plus douteux. La tragédie du vol MH17 a eu lieu deux jours après que les BRICS ont annoncé la découverte d’un antidote au FMI et à la Banque mondiale faisant abstraction du dollar US. Elle s’est aussi produite comme Israël avance « prudemment » dans sa nouvelle invasion de Gaza et la poursuite de son nettoyage ethnique au ralenti. Soit dit en passant, c’est en Malaisie que se trouve le siège de la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur, qui a reconnu Israël coupable de crimes contre l’humanité.

Washington en profite aussi, bien entendu. Ce que l’Empire du Chaos gagne, c’est un cessez-le-feu (pour réapprovisionner les milices de Kiev usées et désorganisées) ; l’étiquette « terroristes » collée de facto aux Ukrainiens de l’Est (comme Kiev l’a toujours voulu à la Dick Cheney) ; et de la boue à profusion jetée sur la Russie et sur Poutine en particulier ad vitam aeternam ! Pas mal pour un travail de quelques minutes seulement. Et pour l’OTAN, c’est carrément Noël en juillet.

À partir de maintenant, tout repose sur les services du renseignement russes. Ils surveillent et répertorient tout ce qui se passe en Ukraine 24 heures par jour, 7 jours sur 7. Dans les 72 prochaines heures, après avoir épluché un tas de données de repérage par télémétrie, radar et satellite, ils sauront de quel type de missile il s’agissait et d’où il a été lancé, et pourront même fournir les communications de la batterie d’où il provenait. Ils auront aussi accès à la preuve médico-légale.

Contrairement à Washington, qui sait déjà tout sans la moindre preuve (le 11 septembre, ça vous dit quelque chose ?), Moscou prendra le temps qu’il faut pour établir les données factuelles fondamentales du journalisme (Quoi ? Où ? Qui ?), puis faire la preuve de la véracité des faits et (ou) réfuter l’interprétation de Washington.

Les documents historiques démontrent que Washington ne publiera tout simplement pas les données si elles signalent que le missile provenait de ses vassaux de Kiev. Les données pourraient même suggérer la présence d’une bombe dans l’appareil ou un bris mécanique, mais c’est peu probable. S’il s’agit d’une erreur terrible des rebelles de la Novorossia, Moscou devra le reconnaître à regret. Si Kiev est le responsable, la révélation sera instantanée. De toute façon, peu importe ce qui arrivera, nous savons déjà que l’Occident hystérique dira que c’est la faute de la Russie.

Vladimir Poutine a tout à fait raison quand il dit que cette tragédie aurait pu être évitée si M. Poroshenko avait accepté de prolonger un cessez-le-feu proposé par lui, Mme Merkel et M. Hollande à la fin juin. En fait, Kiev est déjà coupable, car il est responsable des vols au-dessus de l’espace aérien qu’il contrôle, en théorie du moins.

Mais tout cela est déjà embrouillé dans le cafouillis de la guerre, du drame et du battage médiatique. Quant aux revendications de crédibilité hystériques de Washington, je vous signale un seul numéro : Air Iran 655.


Notes :

[1] Partie II : Les éléments de preuve qui émergent ici et là indiquent que l’affaire du vol MH17 est une opération ukrainienne sous faux drapeau (No Limit to Our Anger © V.M. Molotov)

[2] FINAL – Spanish Air Controller @ Kiev Borispol Airport: Ukraine Military Shot Down Boeing #MH17 (No Limit to Our Anger © V.M. Molotov)

Pepe Escobar


Source :
It was Putin’s Missile (Asia Times)

Traduit par Daniel pour http://www.vineyardsaker.fr/

source 1ére
http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2014/07/vol-mh-17-un-faisceau-dindices-indique.html#more    
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Lun 21 Juil - 13:12


Vol MH17, les 10 questions de Moscou à Kiev


Alors que la presse occidentale regorge d’hypothèses, d’accusations et de supputations sur la tragédie du vol MH17, force est de constater qu’aucun des titres phares de la presse atlantiste n’a jugé bon de porter à la connaissance de son public les 10 questions que le vice-ministre russe de la Défense, Anatoly Antonov, a posées aux autorités ukrainiennes sur certains aspects de cet incident.

Dans ses déclarations à la chaîne russe de télévision Russia Today [1], diffusées dès le 18 juillet 2014, le vice-ministre russe de la Défense s’est demandé, entre autres, par quels moyens certains pays occidentaux étaient-ils arrivés, « seulement 24 heures après les faits », à la conclusion que la Russie serait impliquée dans le crash de l’avion malaisien de ligne qui a coûté la vie à près de 300 personnes le 17 juin.

Ayant observé qu’aucune preuve n’est venue étayer ces allégations, le vice-ministre russe de la Défense a estimé qu’elles sont le fait « d’une guerre médiatique déclenchée à l’encontre de la Fédération russe et de ses forces armées ».
 
Le vice-ministre Anatoly Antonov a formulé, à l’adresse de Kiev, 10 questions « simples » sur lesquelles les medias atlantistes gardent le plus profond silence :

   1- Immédiatement après la tragédie, les autorités ukrainiennes en ont tout naturellement attribué la responsabilité aux forces d’autodéfense [des fédéralistes]. Sur quoi fondent-elles ces accusations ?

   2- Kiev peut-il fournir tous les détails sur l’utilisation des lanceurs de missiles Bouk [un système de défense antiaérienne composé de missiles sol-air couplés avec un module complexe de radar permettant de suivre plusieurs cibles aériennes en même temps] dans la zone des hostilités ? Et – ce qui est essentiel – pourquoi a-t-il déployé ces systèmes [de défense antiaérienne] alors que les insurgés n’ont pas d’avions ?

 3- Pourquoi les autorités ukrainiennes ne font rien pour mettre en place une commission internationale ?

   4- Les forces armées ukrainiennes accepteraient-elles que des enquêteurs internationaux dressent un inventaire de leurs missiles air-air et sol-air, y compris de ceux qui ont été utilisées ?

   5- La commission internationale aura-t-elle accès aux données sur les mouvements des avions de guerre ukrainiens correspondant au jour de la tragédie ?

   6- Pourquoi les contrôleurs aériens ukrainiens ont-ils autorisé l’avion à s’écarter de la route utilisée normalement vers le nord et à s’approcher de la dénommée « zone de l’opération antiterroriste » ?

   7- Pourquoi l’espace aérien sur la zone de guerre n’avait-il pas été fermé aux vols civils alors que cette zone n’était même pas entièrement couverte par les radars des systèmes de navigation ?

   8- Que peut dire officiellement Kiev sur les commentaires postés sur les réseaux sociaux par un contrôleur aérien espagnol travaillant en Ukraine sur la présence de 2 avions militaires ukrainiens qui auraient volé aux côtés du Boeing 777 sur le territoire de l’Ukraine ?

   9- Pourquoi le Service de sécurité d’Ukraine [SBU] a-t-il commencé à travailler sur les enregistrements des communications entre les contrôleurs aériens ukrainiens et l’équipage du Boeing ainsi que sur les systèmes de stockage de données des radars ukrainiens sans attendre la participation d’enquêteurs internationaux ?

   10- Quelles leçons l’Ukraine a-t-elle tirées de l’incident similaire survenu en 2001, lorsqu’un avion russe [de ligne] Tu-154 s’était écrasé en mer Noire ? À l’époque, les autorités ukrainiennes avaient nié toute implication des forces armées ukrainiennes jusqu’au moment où une évidence irréfutable avait démontré officiellement la responsabilité de Kiev.

Avant les déclarations du vice-ministre, le ministère russe de la Défense avait révélé que 27 systèmes de défense antiaérienne Bouk M1 appartenant à l’armée ukrainienne étaient déployés dans la région avant l’incident.

Le ministère russe de la Défense avait annoncé aussi que l’itinéraire de l’avion et l’endroit du crash se trouvent dans le rayon d’action de 2 batteries ukrainiennes de DCA à longue portée et de 3 systèmes de missiles sol-air Bouk-M1, également ukraniens, et que des installations russes avaient enregistré le fonctionnement d’un radar ukrainien de défense antiaérienne le jour même du crash.

Or, aucune de ces informations diffusées officiellement par la Russie n’ont été mentionnées dans la presse atlantiste. Celle-ce n’a pas non plus cru intéressant de reprendre les déclarations du procureur général ukrainien Vitaly Yarioma lorsque ce dernier a révélé, quelques heures après la catastrophe, que les militaires ukrainiens avaient fait savoir au président Porochenko que les rebelles fédéralistes n’étaient jamais arrivés à s’emparer de systèmes ukrainiens de missiles antiaériens.

Entre-temps, on ne peut que constater aussi que le battage médiatique autour de la catastrophe du vol MH17 et les images du site du crash diffusées en boucle sur les chaînes occidentales et la presse mainstream servent maintenant à occulter le fait que Kiev poursuit son offensive sur les villes Lougansk et Donetsk, où de nombreux civils ont déjà trouvé la mort sous le feu de l’artillerie ukrainienne.







http://www.voltairenet.org/article184808.html
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Jeu 31 Juil - 15:04

http://www.mondialisation.ca/les-medias-russes-rapportent-que-le-vol-mh17-a-ete-abattu-par-une-batterie-de-missiles-ukrainienne/5393690

Les médias russes rapportent que le vol MH17 a été abattu par une batterie de missiles ukrainienne

Selon l’agence de presse russe Ria Novosti qui cite une source anonyme au sein de l’appareil de sécurité ukrainien, l’avion de ligne malaisien MH17 aurait probablement été abattu le 17 juillet par une unité anti-aérienne durant des exercices. Ces nouvelles allégations circonstanciées parues dans les médias russes arrivent au moment où les accusations par les Etats-Unis et l’Union européenne faisant porter à la Russie la responsabilité d’avoir abattul’avion de ligne sont en train de se multiplier.

Selon ce rapport, le commandant du 156ème régiment lance-roquette de défense aérienne avait reçu le 17 juillet l’ordre d’assurer la couverture des unités terrestres près de Donetsk. L’unité fut chargée de la surveillance et de la destruction de cibles « au moyen d’une roquette de type Buk-M1 en mode d’entraînement. »

Deux appareils de combat SU-25 de la base aérienne de la 229ème brigaded’aviation tactique Kulbakino basée à Nikolaev auraient servi de cible témoin. L’un de ces avions avait été repéré près de Sarostschenskoje par un système de missiles anti-aériens Buk.

« Un malheureux hasard aurait pu faire que la trajectoire du vol du Boeing malaisien et celle du SU-25, qui se trouvaient à des altitudes différentes, se croisent en apparaissant sur l’écran radar comme un seul gros point; ce qui aété fatal pour l’avion civil étant donné que le système de ciblage choisit automatiquement la cible la plus grande, » a indiqué cette source àRia Novosti.

Le lancement d’une roquette ne semblerait pas avoir été prévu. La source n’a pas été en mesure d’expliquer pourquoi elle a néanmoins été tirée. « C’est la question qui se pose au personnel du service de sécurité ukrainien qui a été chercher le chef de batterie et son équipedans la soirée vers 20 h 30, » a-t-elledit.

Le côté ukrainien a immédiatement réfuté cette information comme étant fausse. « Cette information, selon laquelle le Boeing a été abattu durant un exercice de défense aérienne est absolument insensé, » a dit un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense.

Cette information émanant de la source de Ria Novosti ne peut pas être vérifiée tout comme les affirmations faites par le gouvernement américain disant que les séparatistes pro-russes ont abattu l’avion. Jusque-là, Washington n’a pas apporté la moindre preuve pour étayer ce scénario et ne parle que d’une façon générale « d’informations provenant des services secrets ».

Le ministère russe de la Défense a cependant déjà fourni lundi des informations précises, dont la présence à proximité du Boeing malaisien d’un avion de combat ukrainien SU-25 au moment du crash.

Lors de la conférence de presse, le lieutenant-général Andrei Kartopolov, a dit que le SU-25 aurait été en mesure de détruire le Boeing malaisien à l’aide d’un missile. Il a aussi montré des photos satellite de batteries de missiles Buk ukrainiennes se trouvant près de la zone où ont lieu des combats, ainsi qu’une hausse d’activité électronique enregistrée par des stations radar au moment du crash et qui transmettaient l’information sur les cibles aux batteries de missiles Buk. Le rapport de Ria Novosti confirme cette affirmation.

Bien qu’il n’y ait aucune certitude quant à qui a abattu l’avion de ligne malaisien et que les preuves d’une implication ukrainienne s’accumulent, Washington, Berlin et l’Union européenne continuent d‘exploitersystématiquement la catastrophe aérienne dans le butd’intensifier leur offensive irresponsable contre la Russie.

De sanctions aggravées risquent de plonger l’économie de la Russie, de l’Europe et du monde dans une nouvelle crise. Le déploiement, sur le site de la catastrophe, d’unités armées, commele souhaitent les Pays-Bas et l’Australiegrâce au vote d’une résolution de l’ONU, comporte le risque d’une escalade militaire qui serait susceptible de culminer dans une confrontation nucléaire avec la Russie.


Les puissances occidentales comptent sur un régime droitier imprévisible à Kiev qui considère une intensification de la guerre comme le seul moyen des’accrocher au pouvoir. C’est ce qui est apparu clairement jeudi lorsque le premier ministre Arseniy Iatseniouk a démissionné de ses fonctions.

Iatseniouk a démissionné après que plusieurs projets de loi relatifs à l’économie ne furent pas votés au parlement. En faisait partie un projet de loi permettant la vente partielle du système d’acheminement du gaz du pays à des investisseurs étrangers pour fournir aux caisses de l’Etat des fonds dont celui-ci avait un besoin urgent. Un peu plus tôt, le parti Udar du maire de Kiev, l’ancien boxeur professionnel Vitali Klitschko, et le parti fasciste Svoboda,avaient quitté la coalition gouvernementale formée avec le Parti de la Patrie de Iatseniouk.

Iatseniouk a condamné cela comme un «crime moral et éthique » ayant des «conséquences catastrophiques pour notre pays.» Dans un discours furieux prononcé devant le parlement, il a accusé ses anciens alliés de « faire passer de façon irresponsable les intérêts politiques individuels avant le sort du pays.» Le travail du gouvernement serait désormais bloqué des mois durant, a-t-il dit. « Il n’y a pas de réponses à des questions comme celle de savoir avec quoi payer demain les salaires, comment faire le plein des chars, comment financer notre armée. »

La véritable cible de la virulente tirade de Iatseniouk était le président Petro Porochenko qui avait manifestement arrangé l’éclatement la coalition, qu’il a salué, en vue d’organiser des élections anticipées. « Ceci prouve qu’au moins une partie des membres du parlement ne collent pas à leur siège et se sentent obligés d’affronter la volongé des électeurs, » a-t-il déclaré. «Tous les sondages montrent que la société veut un renouvellement total de la direction. »

Après la démission de Iatseniouk, Porochenko a nommé un proche confident, Vladimir Groisman, 36 ans, au poste de premier ministre par interim.

Iatseniouk, un banquier qui avait dirigé pendant un moment la Banque nationale ukrainienne, craint la faillite de l’Etat si le travail du gouvernement est bloqué par des élections. L’économie ukrainienne est en chute libre. Elle secontractera cette année de l’ordre de cinq à sept pour cent.

Les carnets de commandes des entreprises sont vides, les investisseurs internationaux se retirent et la Russie a suspendu les livraisons de gaz en juin. Iatseniouk avait entre autreprojeté de lever 2,3 milliards d’euros grâce à des hausses d’impôts et des réductions de subventions dans le but de financer l’intervention militaire en Ukraine orientale.

L’oligarque milliardaire Porochenko espère toutefois pouvoir élargir la base deson pouvoirlors des élections parlementaires qui se dérouleront dans une situation exceptionelle de guerre civile et de dure confrontation avec la Russie. C’est pour cette raison qu’il impose une offensive brutale contre les villes de Donetsk et de Lugansk, qu’il n’a pas interrompue après le crash de l’avion de ligne malaisien pour permettre la récupération des corps des victimes etsécuriser le site du crash.

L’armée ukrainienne a pilonné des régions fortement peuplées par des tirs d’artillerie et des frappes aériennes. Jeudi 24 juillet, l’ONG Human Rights Watch a publié un rapport documentant quatre cas d’usage de missiles Gradpar l’armée ukrainienne dans des attaques contre des civils durant la période du 12 au 21 juillet.

Ces missiles – surnommés orgues de Staline durant la Seconde Guerre mondiale – tirent leursroquettes en rafale causant d’énormes dégâts lorsqu’ils sont dirigés sur des quartiers habités. Au moins 16 personnes sont mortes dans les cas qui ont été documentés. Human Rights Watch a accusé l’armée ukrainienne de violations des droits de l’homme qui pourraient faire l’objet de poursuites comme crimes de guerre.

Les fascistes du parti Svoboda se sont donné pour tâche d’intimider les adversaires politiques de Porochenko à l’intérieur. Ils justifient leur soutien de nouvelles élections – auxquelles ils étaient initialement opposés craignant une perte de voix – en affirmant qu’un parlement dans lequel siègent des «criminels d’Etat » et des « agents de Moscou » ne devrait plus exister. Par «criminels » et par « agents » ils entendent le Parti des régions du président déchu Viktor Ianoukovitch et le Parti communiste qui avaient obtenu 30 et 13 pour cent de votes respectivement lors des dernières élections parlementaires, il y a deux ans.

Le président du Parti communiste a été tabassé en plein parlement par un député de Svoboda après avoir exigé la fin de l’opération militaire en Ukraine orientale. Il fut par la suite expulsé de la salle par le président du parlement. Le statut de groupe parlementaire du parti lui futretiré et des demandes pour le faire interdire ont été déposées.

Les nouvelles élections parlementaires, fixées au 2 octobre, rappellent l’élection du Reichstag sous Hitler en mars 1933 et les élections présidentielleségyptiennes de mai 2014 - tenuesdans des conditions d’état d’urgence et de répression de l’opposition.

Peter Schwarz

Article original, WSWS,paru le 26 juillet 2014
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Ven 1 Aoû - 13:41

30-07-2014
Commentaire du Ministère des Affaires étrangères de Russie en lien avec les nouvelles sanctions anti-russes, adoptées par l’Union européenne (Source)

Suite à la mise en place des sanctions antirusses du 29 juillet convenues par l’Union européenne, la Russie ne peut que constater l’absence évidente de volonté politique et de désir de cette Union à s’investir dans le règlement de la crise en Ukraine. L’UE, de son côté, ignore toujours aveuglément les causes du tragique  développement des événements du Sud-Est de ce pays, où, dans le cadre de la prétendue « opération antiterroriste » du pouvoir de Kiev, des dizaines de citoyens pacifiques meurent chaque jour, et où des centaines de milliers d’habitants ont été contraints de devenir des réfugiés. Une région immense se trouve désormais au bord d’une catastrophe humanitaire de grande échelle.

L’ensemble des événements est en grande partie dû aux décisions irresponsables de l’Union européenne elle-même, qui se montre indulgente envers l’actuel gouvernement de Kiev. L’UE a  en somme donné carte blanche à la « pacification » du pays, et démontre un lourd manque de scrupule politique en acceptant de facto de qualifier l’opération punitive de Kiev contre son propre peuple « d’approche modérée dans la conduite des opérations de rétablissement de la loi et de l’ordre ».
Nous avons honte pour l’Union européenne, qui après avoir longtemps cherché « à parler d’une seule voix », parle désormais de la voix de Washington et a pratiquement abandonné les valeurs européennes fondamentales, y compris la présomption d’innocence.    


La politique de l’UE n’est plus fondée sur des faits vérifiés mais s’écrit sous la dictée de Washington, entre deux visionnages de vidéos “Youtube” douteuses. Moscou est déçu par l’incapacité de l’UE à jouer son propre rôle dans la politique mondiale.

L’UE est apparemment prête à sacrifier son économie pour permettre la réalisation d’enjeux géopolitiques équivoques, contraires à ses intérêts. Les économies russe et celle de l’UE sont étroitement liées et la « troisième vague » de sanctions qu’entreprend Bruxelles sera aussi fortement ressentie en Europe qu’en Russie. Il faut cependant souligner le zèle avec lequel certains pays européens soutiennent cette politique, qui est inversement proportionnelle auxconséquences sur leur bien-être.

Les citoyens des États membres de l’UE savent-ils ce qui résultera de ces jeux en termes de pertes d’emplois et de gains commerciaux ?
Nous tenons également à rappeler que des sanctions sectorielles sont en contradiction avec les normes de l’OMC.

Des mesures restrictives touchant les milieux financiers auront également des conséquences négatives pour les banques des États membres de l’Union européenne actives en Russie. Pourtant, certaines d’entre elles tirent à ce jour le plus grand profit de leurs filiales en activité  dans notre pays.

Nous sommes consternés par la décision d’instaurer un embargo sur le commerce d’armes et d’équipements militaires avec la Russie. A la différence de Kiev pour qui, au contraire, ces limitations ont été levées dernièrement, la Russie ne prend pas part au conflit militaire.

Dans son empressement à introduire des sanctions, Bruxelles met de son propre chef des barrières à la collaboration avec la Russie, dans des domaines aussi cruciaux que l’énergie. Il s’agit là d’un mouvement irréfléchi et irresponsable qui aura pour conséquence une hausse des prix sur le marché européen de l’énergie.

Concernant les difficultés qui pourraient survenir dans certains secteurs de l’économie russe, elles seront assurément surmontées. L’efficacité et l’autosuffisance de notre économie s’en trouveront accrues.

[color:57e6=#cc3300 ]Il va de soi que nous allons prendre en considération le comportement non constructif et non indépendant de l’Union européenne dans le futur développement de nos relations
.

30 juillet 2014
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Sam 23 Aoû - 22:53

Alors que l'occident  ne peut que projetter ce ,qu'il est ,comme un marmot mal éduqué, sur la russie qui lui renvoie une image opposée ,le marmot dans son autisme infantile persévere dans on caprice tyrannique .

C'est une grande preuve de sénilité que la vieille europe  devenue gâteuse se laisse mener par le bout du nez par le marmot Usa qui n'a pas encore été corrigé par une raclée .

Mais les Dieux sont bienveillants ,ils attendent
que le marmot grandisse pour qu'il comprenne le sens de la raclée quand elle viendra.

Quant à la vieille europe ,elle a fait son temps,elle est retombée en enfance et c'est pour cela qu'elle s'entend bien avec le marmot.

si l'on suit les conseils du ministre balte de la santé:

« l’euthanasie est une bonne solution aux problèmes, pour les couches faibles de la société, n’ayant pas les moyens de se payer les soins médicaux«

Examen pour le libéralisme réussi !!!!!

comme l'europe est devenue pauvre d'esprit ,ce sera bien de l'inclure dans le  programme « d'euthanasie«.

Quant au marmot Usa il a un chakra  si puissant :new York, qu'il s'en remettra et qu'une nouvelle liza Minelli chantera toujours "New York " .........
à moins que le prophetie de Ned Dougherty,l'ex fêtard,retourné par une Nde, se réalise.... le chakra new york devra checher fortune ailleurs car tsunamisé "force_one" ainsi que la cote est des Usa

pour les curieux  c'est ici

http://www.neotrouve.com/?p=1174

le pays Balte, État-membre de l’union européenne, dont il faut rappeler qu’il verse des pensions aux anciens combattants des unités de supplétifs nazis, alors qu’il les a coupé aux combattants de l’armée rouge. La Lituanie redevient donc adepte de la « solution finale » pour ses citoyens malades et pauvres. Il y a des filiations qui ont la vie dure !

Est il étonnant dans ces conditions qu'il ait pris parti pour la coalition fachiste d'Ukraine qui inclue des nazis.

aprés cette digression Voici l'objet du post

Le conflit ukrainien expliqué dans son contexte historique : interview de Sergei Glaziev, conseiller du président Poutine


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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par obsidienne le Lun 15 Déc - 0:13

La marine russe dans les eaux américaines

A force de crier au loup et de voir des ennemis partout, les Etats-Unis ont fini par créer une situation dans laquelle les menaces, clamées sur tous les tons par les ténors du Pentagone pour augmenter les budgets de l’armée, ne seront plus fictives, mais bien réelles.

Pour faire un clin d’œil à leur cher Hollywood, la nouvelle situation pourrait s’appeler : « l’encercleur encerclé ».

Il y a quelques jours, le gouvernement russe a approuvé la signature d’un accord entre la Russie et le Nicaragua pour une procédure simplifiée de l’arrivée de navires de guerre russes dans les ports de ce pays d’Amérique centrale. Rappelons qu’en Juillet 2014, le président russe Vladimir Poutine s’était rendu au Nicaragua dans le cadre d’un voyage en Amérique latine, où il avait rencontré le président Daniel Ortega. Lors de la visite, ils ont discuté, entre autre, de coopération militaire et de l’installation de stations au sol de GLONASS sur le territoire du Nicaragua, ainsi que de la participation de la Russie dans la construction du canal du Nicaragua qui relie les océans Atlantique et Pacifique.

Par ailleurs, la Russie continue de négocier pour établir des bases militaires dans d’autres pays de l’Amérique latine, notamment Cuba et le Venezuela. En Février 2014, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait annoncé des plans pour étendre la présence militaire russe, y compris l’utilisation des ports étrangers d’escale de navires de la flotte russe, et la création de bases aériennes. Et depuis lors, la Russie et ces pays mènent des négociations intensives, selon le journal La Nacion.

En Octobre 2014, l’Argentine a accepté le déploiement de bases militaires russes sur son territoire. Même si, officiellement, les accords avec Cuba et le Venezuela ne sont pas encore signés, on a déjà vu des navires russes dans le port de la Havane. A un jet de pierre de la Floride.

Il semble peu probable que les gesticulations des Etats-Unis et de l’OTAN aux portes de Moscou aient pour réel objectif d’attaquer la Russie un jour. Mais, si tel était le cas, les russes sont déterminés à porter la guerre sur le sol étatsunien.

Avic – Réseau International


http://reseauinternational.net/la-marine-russe-dans-les-eaux-americaines/
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Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par obsidienne le Ven 26 Déc - 1:30

Le piège en or du maître d’échecs Poutine

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-piege-en-or-du-maitre-d-echecs-Poutine-29277.html

Les accusations de l’Occident envers Poutine sont traditionnellement basées sur le fait qu’il est issu du KGB ; il serait donc une personne cruelle et immorale. Poutine est blâmé pour à peu près tout, mais personne ne l’a jamais accusé de manquer d’intelligence. Toutes les accusations portées contre lui ne font que mettre en valeur sa capacité à produire une analyse rapide et à prendre des décisions politiques et économiques claires et mesurées. Les médias occidentaux comparent souvent cette habileté à celle d’un maître d’échecs en pleine démonstration publique ; les récents développements de l’économie étasunienne et de l’Occident en général nous permettent de conclure qu’ils ont totalement raison.

Contrairement à ce qu’affirment les nombreux reportages propagandistes dans le style de FOX News et de CNN, aujourd’hui, l’économie occidentale, menée par les États-Unis, est tombée dans le piège de Poutine, d’une manière que personne à l’Ouest n’est en mesure de voir ou de comprendre. Et plus l’Occident essaye de s’en échapper, plus il se retrouve pris au piège.

Quelle est donc cette situation délicate dans laquelle se retrouvent l’Occident et les États-Unis ? Et pourquoi l’ensemble des médias et des principaux économistes occidentaux sont-ils silencieux à ce sujet, comme pour un secret militaire bien gardé ? Essayons de comprendre l’essence des événements économiques actuels en mettant de côté les considérations morales, éthiques et géopolitiques.

Après avoir réalisé son échec en Ukraine, l’Occident, mené par les États-Unis, s’emploie à détruire l’économie russe en abaissant les prix du pétrole et du gaz, ce qui représente la première ressource de revenu à l’exportation de la Russie et la principale source de réapprovisionnement des réserves d’or.

Il est important de noter que le principal échec de l’Occident en Ukraine n’est pas militaire ou politique. Il réside en réalité dans le refus de Poutine de financer ce projet occidental pour l’Ukraine au détriment du budget de la fédération de Russie. Ce qui rend inévitablement ce projet non-viable dans un futur proche.

La dernière fois, sous le président Reagan, les actions de l’Occident pour baisser les prix du pétrole furent un succès et menèrent à l’effondrement de l’URSS. Mais l’histoire ne repasse pas les plats. La donne est différente cette fois. La réponse de Poutine ressemble à un mélange d’échecs et de judo, quand la force de l’ennemi est retournée contre lui, mais avec un coût minimal en termes de force et de ressources pour celui qui se défend. La véritable politique de Poutine n’est pas publique, ce qui lui permet de se concentrer sur son efficacité plus que ses apparences. Très peu de personne comprennent ce que fait Poutine en ce moment. Et presque personne ne comprend ce qu’il fera dans le futur.

Ainsi, aussi étrange que cela puisse paraître, en ce moment Poutine vend le gaz et le pétrole russes contre de l’or physique.

Poutine ne le crie pas sur tous les toits. Et bien sûr, il accepte les dollars étasuniens comme un intermédiaire de paiement. Cependant, immédiatement, il s’empresse d’échanger ces dollars obtenus de la vente du gaz et du pétrole contre de l’or physique.

Pour comprendre, il suffit de regarder la croissance des réserves d’or russes et de comparer ces données avec les revenus des exportations de la Fédération de Russie issus des ventes d’hydrocarbures sur la même période.

En outre, au troisième trimestre les achats d’or physique de la Russie sont à des niveaux jamais atteints. En effet, la Russie a acheté, rien que pour ce troisième trimestre, le montant incroyable de 55 tonnes d’or. C’est plus que toutes les banques centrales du monde réunies sur cette période. Au total, les banques centrales de tous les pays du monde ont acheté 93 tonnes du métal précieux au troisième trimestre de 2014. C’est le quinzième trimestre consécutif d’achat net d’or par les banques centrales. Sur ces 93 tonnes, le montant sidérant de 55 tonnes revient à la Russie.

En ce moment, les Occidentaux dépensent tous leurs efforts et leurs ressources via des manipulations des marchés pour abaisser le prix de l’or et des hydrocarbures. Ainsi, ils distordent les réalités économiques existantes au profit du dollar afin d’augmenter son pouvoir d’achat. Et dans le même temps, ils cherchent à détruire l’économie de la Russie, qui refuse de jouer le rôle du vassal obéissant de l’Occident.

La suppression du prix de l’or par le département spécial du gouvernement étasunien appelé ESF (Exchange Stabilization Fund ), avec pour objectif de stabiliser le dollar, a été retranscrite dans la loi des États-Unis.

Ainsi, aujourd’hui, les actifs tels que l’or ou les hydrocarbures paraissent proportionnellement affaiblis et excessivement sous-évalués par rapport au dollar. Cependant, Poutine, en vendant les hydrocarbures russes en échange de dollars artificiellement appréciés, qu’il s’empresse ensuite d’échanger contre de l’or artificiellement déprécié, neutralise les effets négatifs des manipulations occidentales.

Il n’y a pas si longtemps, des scientifiques britanniques ainsi que les principales études géologiques américaines étaient arrivés à la conclusion que l’Europe ne serait pas capable de survivre sans l’approvisionnement énergétique russe. Ainsi, le monde occidental, construit sur l’hégémonie du pétrodollar, est dans une situation catastrophique. Il ne peut survivre sans l’offre russe de gaz et de pétrole, mais la Russie n’est maintenant disposée à vendre ses hydrocarbures à l’Occident uniquement contre de l’or physique.

Le tour de force de ce jeu poutinien est que le mécanisme de vente des hydrocarbures russes à l’Occident contre de l’or fonctionne quoi qu’en pensent les Occidentaux ; de facto, ceux-ci payent leur importation énergétique en bradant leur or. Ainsi, Poutine, grâce à la richesse des réserves naturelles russes et aux manipulations occidentales, soutire progressivement l’essentiel de leur or physique aux pays occidentaux. Cette stratégie économique menée par Poutine met l’Occident, États-Unis en tête, dans la position d’un serpent dévorant avec agressivité et application sa propre queue.

Dans le monde financier il est établi comme donné que l’or est par essence un antidollar.
- En 1971, le président étasunien Richard Nixon ferma la fenêtre de l’or, mettant fin aux échanges de dollars contre de l’or, garantis par les États-Unis depuis 1944 par le traité de Bretton Woods.
- En 2014, le président Russe Vladimir Poutine, à rouvert la fenêtre de convertibilité du dollar en or sans demander la permission de Washington.

L’idée de ce piège économique basé sur l’or provient probablement du conseiller pour les Affaires économiques de Poutine, le docteur Sergey Glazyev. Comment comprendre autrement le fait qu’il soit sur la liste des personnalités russes sous sanctions étasuniennes, bien qu’il ne fasse pas partie de la communauté des hommes d’affaires russes ? Cette idée de l’économiste Glazyev est brillamment exécutée par Poutine, avec le soutien total de son homologue Xi Jinping.

Très intéressante, dans ce contexte, est la déclaration de novembre dernier du premier adjoint du président de la Banque centrale russe (BCR), Ksenia Yudaeva, soulignant que la BCR pouvait utiliser l’or de ses réserves pour payer ses importations, si besoin était. Il est évident que dans un climat de sanctions de la part de l’Occident, cette déclaration est adressée aux BRICS, et plus particulièrement à la Chine.

Pour la Chine, la volonté russe de payer les biens importés avec de l’or venu d’Occident est très pratique. En voici la raison. La Chine a récemment annoncé qu’elle cesserait d’accroître ses réserves de devises et d’or libellés en dollars. Considérant le déficit croissant entre les États-Unis et la Chine (cinq fois favorable à la Chine), cette déclaration traduite du jargon financier doit se comprendre ainsi : « La Chine arrête de vendre ses marchandises contre des dollars. »

Les médias ont choisi de ne pas relayer cette information capitale de l’histoire monétaire récente. L’enjeu n’est pas que la Chine refuse de vendre ses biens contre des dollars. La Chine, bien sûr, continuera à accepter les dollars comme intermédiaire de paiement pour ses marchandises. Mais une fois les dollars obtenus, la Chine s’empressera de s’en débarrasser pour les remplacer par d’autres supports au sein de ses réserves d’or et de devises. Autrement la déclaration faite par les autorités monétaires Chinoises perd de son sens : « Nous stoppons l’augmentation de nos réserves en or et en devise libellés en dollars. » Cela veut dire que la Chine n’achètera plus de bons du trésor étasuniens à partir des dollars obtenus dans ses échanges commerciaux avec d’autres pays, comme elle le fit par le passé.

Ainsi la Chine va remplacer tous ses dollars qu’elle recevra en échange de ses marchandises, non seulement des États-Unis mais de tout le reste du monde. La question est donc de savoir par quoi la Chine va les remplacer. Quelles devises ou actifs ? Une analyse de la politique monétaire chinoise montre que cet actif semble bien être l’or et que la tendance à déjà commencé.

Sous cet angle, le partenariat sino-russe est extrêmement profitable pour Moscou et Pékin. La Russie achète des marchandises à la Chine avec l’or à son prix actuel, pendant que la Chine achète les hydrocarbures russes avec de l’or, là aussi à son prix actuel. Dans cet échange fructueux, il y a de la place pour tout : les marchandises chinoises, l’énergie russe et l’or comme moyen de paiement. Seul le dollar étasunien n’a pas sa place. Cela n’est pas surprenant. Le dollar n’est ni une marchandise chinoise, ni une ressource énergétique russe. C’est uniquement un intermédiaire financier de paiement pour les règlements – un intermédiaire inutile qui plus est. Et il est de coutume de supprimer les intermédiaires inutiles dans les interactions entre deux partenaires économiques indépendants.

Il est a noter que le marché mondial de l’or physique est extrêmement petit comparativement au marché mondial du pétrole. Plus spécifiquement, le marché de l’or physique est microscopique comparé à ceux des livraisons physiques de gaz, de pétrole, d’uranium et de marchandises.

Par ailleurs, il faut bien distinguer l’or physique de l’or papier ; c’est la raison pour laquelle l’accent est ici mis sur le caractère physique de l’or.

Pour information : le turnover du marché de l’or papier, uniquement des contrats à terme, est estimé à 360 milliards de dollars par mois. Mais les livraisons physiques d’or sont de seulement 280 millions de dollars. Ce qui nous fait un ratio de transaction papier contre transaction physique de 1000 pour 1.

L’Occident espère que la Russie et la Chine vont accepter comme paiement pour leurs énergie et marchandises l’or papier ou d’autres sortes de devises non-tangibles. Mais ces deux pays ne sont intéressés que par des moyens de paiement en or et autres métaux physiques. Ainsi, en échangeant des dollars artificiellement appréciés contre de l’or physique dont le prix est artificiellement dévalué, Poutine a déclenché le compte à rebours de la fin de l’hégémonie mondiale du pétrodollar et met l’Occident dans une impasse.

L’Occident peut dépenser tous ses efforts et ses ressources pour augmenter artificiellement le pouvoir d’achat du dollar, abaisser le prix du pétrole et de l’or ; le problème est que le stock d’or physique en possession de l’Occident n’est pas illimité. Par conséquent, plus il dévalue le prix de l’or et du pétrole contre le dollar, plus rapidement ses réserves d’or se vident.

Cette stratégie économique de Poutine fait que l’or physique des pays occidentaux est rapidement en train de se déverser vers la Russie, la Chine, le Brésil, le Kazakhstan, l’Inde, en bref, les pays des BRICS. Au taux actuel de réduction des réserves, l’Occident n’a simplement pas le temps de faire quoi que ce soit contre la Russie de Poutine avant l’effondrement du pétrodollar. Au jeu d’échec, la situation dans laquelle Poutine a mis l’Occident s’appelle « zeitnot ».

Le monde occidental n’a jamais fait face à des événements et phénomènes économiques tels que ceux qui se passent en ce moment. L’URSS vendit rapidement son or à l’époque pour faire face à la chute des prix du pétrole ; aujourd’hui la Russie fait l’inverse, elle achète de l’or. Ainsi, la Russie pose une sérieuse menace au modèle américain de domination du monde par le pétrodollar.

Le principe essentiel du modèle du pétrodollar est de permettre aux pays occidentaux menés par les États-Unis de vivre aux dépens du travail et des ressources des autres pays et peuples, grâce aux rôle de la monnaie étasunienne, dominante dans le système monétaire mondial. Le rôle du dollar dans ce système est d’être le moyen de paiement ultime. Cela veut dire que la monnaie nationale étasunienne, dans la structure du système monétaire mondial, est l’ultime actif utilisé comme réserve de valeur et comme moyen d’échange, ce qui par rapport à n’importe quel autre actif n’a aucun sens.

Les pays des BRICS, menés par la Russie et la Chine, sont en train de changer le rôle et le statut du dollar dans le système monétaire mondial. Du moyen ultime de paiement et de réserve de valeur, la monnaie nationale étasunienne, par les actions conjointes de Moscou et de Pékin, est en train d’être réduite à un simple moyen de paiement. Ainsi le dollar perd ses privilèges, les cédant à l’actif dénationalisé et dépolitisé que représente l’or.

Traditionnellement, l’Occident utilise deux méthodes pour éliminer les menaces sur l’hégémonie du pétrodollar et les privilèges qu’il confère à l’Occident. La première est ce que l’on appelle les « révolutions colorées ». La seconde, qui est habituellement appliquée par l’Occident quand la première échoue, est l’agression militaire et les bombardements. Cependant, dans le cas de la Russie, aucune de ces méthodes n’est possible ou acceptable pour l’Occident.

Premièrement, la population Russe, au contraire de beaucoup de pays, n’a pas envie d’échanger sa liberté et le futur de ses enfants contre de simples promesses. Ceci est évident au vu des records de popularité de Poutine, régulièrement publiés par les agences de notations occidentales. L’amitié personnelle du protégé de Washington, Navalny, avec le sénateur McCain joua pour lui et Washington un rôle très négatif. Ayant appris ce lien par les médias, 98 % des Russes perçoivent maintenant Navalny comme un vassal de Washington et comme un traître aux intérêts russes. Par conséquent les professionnels occidentaux de l’agitation ne peuvent encore rêver d’une révolution colorée en Russie.

Quant à la deuxième méthode, l’agression militaire, la Russie n’est certainement pas la Yougoslavie, ni l’Irak ou la Libye. Toute opération militaire non-nucléaire contre la Russie sur son territoire menée par l’OTAN est vouée à l’échec. Les généraux du Pentagone exerçant un vrai pouvoir au sein de l’OTAN sont conscients de cela. Similairement, une guerre nucléaire contre la Russie est sans espoir, même en incluant le concept de frappe préventive de désarmement nucléaire. L’OTAN n’est techniquement pas capable de frapper d’un coup tel qu’il désarmerait le potentiel nucléaire russe dans toutes ses manifestations. Une réponse massive de l’ennemi ou d’un groupe d’ennemis serait inévitable. Un échange de frappes nucléaires avec la Russie n’est donc pas une solution pour le problème imminent de l’effondrement du pétrodollar.

Les principaux économistes occidentaux sont certainement au courant du sérieux et du désespoir de la situation dans laquelle se retrouve aujourd’hui le monde occidental, pris dans le piège doré de Poutine. Après tout, depuis les accords de Bretton Woods, nous connaissons tous la règle d’or : « Qui a le plus d’or définit les règles du jeu. » Cependant tout le monde à l’Ouest est silencieux. Silencieux parce que personne ne sait comment sortir de cette situation.

Si vous expliquez à l’opinion publique occidentale tous les détails de l’imminent désastre économique qui s’annonce, le peuple posera aux supporteurs du pétrodollar les questions suivantes : Combien de temps l’Occident sera-t-il capable d’acheter du pétrole et du gaz à la Russie en échange d’or physique ? Et qu’arrivera-t-il au pétrodollar lorsque l’Occident sera à court d’or physique pour payer le pétrole, le gaz et l’uranium russes ainsi que les marchandises chinoises ?

Personne en Occident ne peut apparemment aujourd’hui répondre à ces simples questions.

Cela s’appelle « échec et mat ». La messe est dite.
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