La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Page 1 sur 4 1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Mer 19 Fév - 21:21



Dernière édition par Archange le Jeu 27 Fév - 21:46, édité 1 fois

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Jeu 20 Fév - 17:04

cheminade tjs aussi direct  et exhaustif



Moscou, soutenue par Pékin, dénonce (enfin) un coup d'État américain en Ukraine






« Les Etats-Unis misent sur un coup d'Etat (...) les Américains dépensent 20 millions de dollars par semaine pour financer l'opposition et les rebelles, y compris pour les armer »
- Sergueï Glaziev, conseiller du Président Poutine.

« Le soutien occidental à l'économie ukrainienne ne sera pas une montagne d'argent »
- Lady Ashton, commissaire 'européen'.

Les Occidentaux - USA - NATO - UE - tentaient à nouveau ce jeudi de faire pression en faveur du pseudo « dialogue en Ukraine » (sic) avec la visite à Kiev d'une haute responsable américaine, Victoria Nuland, sommée par Moscou de ne pas "faire du chantage" à Kiev...

Au lendemain d'un avertissement russe contre tout changement de cap en Ukraine, la secrétaire d'Etat américaine adjointe, Victoria Nuland, est arrivée à Kiev et a immédiatement rencontré les trois principaux dirigeants de l'opposition, Vitali Klitschko, Arseni Iatseniouk et le leader néofasciste Oleg Tiagnybok. Elle devait rencontrer dans la journée le président Viktor Ianoukovitch, a-t-on appris auprès de l'ambassade des Etats-Unis.

Sa visite, venant après celle, coordonnée, de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton mercredi, s'inscrit dans ce que les médias de l'OTAN nomment « les efforts de l'Occident en faveur du dialogue en Ukraine pour mettre fin à la longue crise politique déclenchée en novembre par l'opposition de milliers de manifestants à la volte-face pro-russe du pouvoir ». Nuland présentera les résultats de ses entretiens vendredi lors d'une conférence de presse à Kiev, a indiqué l'ambassade des Etats-Unis.

Mise en garde de Moscou qui dénonce une tentative de « coup d'État »

Ce Jeudi, au moment même de l'arrivée de Mme Nuland, le Kremlin a haussé le ton, sommant les Etats-Unis de cesser de "faire du chantage" vis-à-vis de l'Ukraine et de financer "les rebelles" dans ce pays. "L'Occident doit arrêter le chantage et l'intimidation dont l'exemple est la rencontre de Nuland avec les oligarques, les représentants du président et de l'opposition", a déclaré le conseiller du Sergueï Glaziev dans une interview au quotidien Kommersant Ukraine

"Autant que nous sachions, elle a menacé les oligarques de les placer sur une liste noire américaine si le président Ianoukovitch ne cède pas le pouvoir à l'opposition. Cela n'a rien à voir avec le droit international", a-t-il poursuivi.

"Il semble que les Etats-Unis misent sur un coup d'Etat", a dit encore M. Glaziev en affirmant que les Américains dépensent "20 millions de dollars par semaine pour financer l'opposition et les rebelles, y compris pour les armer". M. Glaziev dénonce aussi "une tentative de coup d'Etat en Ukraine" que le pouvoir doit, selon lui, combattre par la force pour éviter "le chaos".

La veille déjà, le porte-parole du président Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a déclaré que Moscou maintiendrait son aide de 15 milliards de dollars à l'Ukraine et la baisse de 30% du prix du gaz à condition que Kiev respecte de son côté ses engagements.

Un document audio confirme les accusations de Moscou

A noter qu'un document choc diffusé depuis ce matin confirme les accusations de Moscou.
Il s'agit de l'enregistrement de l'interception de conversations téléphoniques entre les chefs de l'opposition ukrainienne et le trio Victoria Nuland, l'ambassadeur US en Ukraine Jeffrey Payet and la commissaire européenne. Qui coordonnent un renversement du gouvernement ukrainien.

Voir cette bombe politique :
http://www.lucmichel.net/2014/02/06/lucmichel-net-breaking-news-us-coup-in-ukraine/

Soutien total de Pékin à la position russe sur le coup d'État rampant en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont sévèrement condamné ce jeudi à Sotchi l'ingérence extérieure dans la situation actuelle en Ukraine qui est en proie à des troubles massifs depuis la mi-janvier, a annoncé Dmitri Peskov, porte-parole du chef de l'Etat russe.

"La situation en Ukraine a été abordée. Les deux parties ont insisté sur l'inadmissibilité de toute ingérence extérieure dans les événements en cours dans ce pays. Une telle ingérence a été très sévèrement condamnée", a déclaré M.Peskov. Et de préciser que cette condamnation avait été exprimée par la partie chinoise, geste diplomatique fort, et soutenue par la partie russe.

Le président de la République populaire de Chine (RPC) Xi Jinping se trouve à Sotchi du 6 au 8 février pour assister à la cérémonie d'ouverture des JO. C'est le premier déplacement de Xi à l'étranger en 2014. C'est aussi pour lui une visite de travail en Russie.

Un « Plan Marshall » occidental pour arracher Kiev à la Russie... Mais les caisses sont vides

Pendant ce temps, les Occidentaux complotent. Mercredi, Lady Ashton a demandé à l'Ukraine de « faire plus pour sortir de la crise qui secoue le pays » (sic) depuis plus de deux mois. Elle a souhaité que "le mouvement s'accélère" ...

Les Occidentaux, USA et ses valets de Bruxelles main dans la main, tentent de mettre sur pied un « plan marchall » pour arracher Kiev à la Russie et contrer l'aide russe. Mais les caisses sont vides à Washington comme à Bruxelles.

Lady Ashton a donc du préciser que « l'UE était prête à soutenir les réformes et à contribuer à l'enquête sur les violences du mois dernier ». Mais que « le soutien occidental à l'économie ukrainienne, actuellement à l'étude, ne sera pas une montagne d'argent », a-t-elle cependant prévenu. Au grand poker menteur ukrainien, les Occidentaux bluffent mais n'ont pas les moyens de leurs arrogantes prétentions. Moscou les a et a déjà mis 3 milliards de dollars sur la table.

Ajoutons que Gazprom a aussi remis les pendules à l'heure à Kiev. La dette ukrainienne pour ses fournitures de gaz impayées va atteindre 4 milliards de dollars. Qui les payera sans une aide russe compréhensive ?

Luc MICHEL

http://www.scoop.it/t/pcn-spo

http://www.alterinfo.net/MOSCOU-SOUTENUE-PAR-PEKIN-DENONCE-ENFIN-UN-COUP-D-ETAT-AMERICAIN-EN-UKRAINE-_a99459.html
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Jeu 20 Fév - 22:02

tchektuf a écrit:cheminade tjs aussi direct  et exhaustif

En effet et ça plaît pas trop aux merdias et notamment au journaleux de LCP Frédéric Haziza qui a commis une "interview" de Cheminade sur cette chaîne assez lamentable le harcelant comme un roquet et lâchant des insinuations nauséabondes...



Florian Philippot sur l'Ukraine: "Partout où va BHL les missiles tombent"
"Il faut sortir de cet esprit de guerre froide"







Discours de l'imposteur BHL à Kiev en Ukraine 09/02/2014:






Ukraine : lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy


Cher Bernard-Henri,

Mon ami de trente ans, te voilà reparti en croisade, cheveux en bataille et verbe haut, pour défendre les gentils manifestants ukrainiens qui se battent contre le méchant président Ianoukovitch, soutenu par l’affreux Poutine. Tu dénonces les crimes de la « soldatesque » de Kiev, raille le manque de détermination des Européens, réclame des sanctions, le boycott temporaire des JO de Sotchi, bref, tu sors ton plus beau costume d’amoureux de la Révolution qui sert partout où tu passes quelques jours, dans quelque contexte politique et géopolitique qu’elle se déroule. Je ne veux pas croire, cher Bernard-Henri, qu’à force de te shooter à l’adrénaline révolutionnaire, tu aies perdu toute distance critique. Je ne suis pas non plus de ceux qui te soupçonnent de faire de ces événements tragiques ton fonds de commerce. Et du coup, je t’avoue que je ne comprends pas du tout cette emphase aveugle qui t’a déjà valu, dans le passé, de terribles déconvenues. Tu as joué un rôle prépondérant, chacun le sait, dans l’engagement de l’armée française en Libye et la chute de Kadhafi. Aujourd’hui, règnent le désordre et la violence dans ce pays pourtant bien doté par la nature, la charia y est devenue la référence, et toi-même, qui t’es tant investi au côté de l’opposition au vilain colonel, tu n’es plus désiré à Tripoli.

Mais revenons à la crise ukrainienne, aux assauts contre le Maïdan dont on a compris qu’il est entré dans ton panthéon sémantique personnel. Parmi les hommes qui sont tombés sur cette vaste Place de l’Indépendance, il y a des manifestants mais aussi des policiers. Au moment où j’écris ces lignes, tu dois savoir que certains ont été capturés par des manifestants. Des membres des unités anti-émeutes qui ne sont pas des anges, loin s’en faut, lancent des grenades assourdissantes et tirent sur les émeutiers à coups de flash-balls mais les manifestants chargent avec les mêmes boucliers qu’eux, essayent de leur fracasser le crâne avec d’énormes pavés, dressent des murs de flammes pour tenir leurs positions. Certaines sources font états de snipers qui tirent sur les flics à balles réelles.

Lorsque l’Ukraine a choisi de ne pas signer d’accord avec l’Europe pour ne pas froisser Moscou, les premiers rassemblements sur le Maïdan semblaient plutôt pacifiques. Les gens demandaient plus de liberté et moins de corruption. Mais actuellement, de la même manière que les printemps arabes ont été instrumentalisés par les islamistes, ce mouvement a été infiltré par les activistes du parti pro-nazi Svoboda, qui brandissent fièrement leurs drapeaux et leur idéologie ultra nationaliste. Tu ne peux pas dénoncer avec autant de flamme l’inquiétante poussée de l’extrême droite en Europe et faire comme si Svoboda n’existait pas. Idem pour les JO. Tu appelles Jean-Claude Killy et toute la délégation française à quitter Sotchi. Mais défendre un boycott anti-russe quand, dans le même temps, tu critiques avec raison les activités du Bureau du boycott des produits israéliens, le farouchement anti sioniste BDS, ne procède d’aucune logique politique.


Cher Bernard-Henri, le régime ukrainien mérite d’être stigmatisé, incité à lâcher du lest, sortir de l’autoritarisme d’inspiration soviétique. La corruption de tous les gouvernements qui se sont succédés à Kiev depuis la Révolution orange doit cesser. Mais une élection présidentielle est prévue en janvier 2015. Elle pourrait être avancée. Le rôle des Européens, des Etats-Unis, d’intellectuels comme toi est de tout faire pour qu’elle se déroule dans les meilleures conditions possibles. Si le peuple ukrainien décide alors de chasser Ianoukovitch du pouvoir, il le fera de manière démocratique. Et si la majorité de la population, russophone et pour partie russophile, décide finalement de le garder, il faudra faire avec.



http://www.atlantico.fr/decryptage/ukraine-lettre-ouverte-bernard-henri-levy-yves-derai-988115.html

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Ven 21 Fév - 23:11

je ne suis plus habitué à  regarder le talkshow usuel avec bourdin, le spécialiste de la bourde permanente.
ce bourdin fait partie de ce que les quebecquois appellent les gamelleurs ,ceux qui sont la pour la gamelle comme les chiens qui sont capables de faire
l'éléphant qui barrit dans un trou de souris pour avoir le nonos.

Philippot  se défend bien et se montre plus sociable ,à coté du cerbere de service avec la hargne pavlovienne qui dégouline sur le bavoir.

Asselineau a montré pourquoi ce jeu est sterile.

l'addiction à la décadence ne peut être guerie que par le sevrage, lorsque le frigo sera vide.

Le franchouillard aura beau chialler la tête dans le frigo vide; tout ce qu'il risque d'y gagner c'est de rester la tête coincée dans les glaçons de ses larmes de crocodile.
Trop tard pour le reptilien  !!!


quand à bhl la caravanne passe
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Sam 22 Fév - 17:05

Un résumé des faits:



Entretien avec Roman Halauniov : Roman Halauniov est le rédacteur du site « Observateur du monde russe ». Pour ERTV, il revient sur les derniers développements et les enjeux géopolitiques de la crise ukrainienne.








__________________________________





Les députés ukrainiens destituent le président Ianoukovitch




Viktor Ianoukovitch, le 21 février à Kiev. | AFP/SERGEI SUPINSKY


Les députés ukrainiens ont destitué, samedi 22 février, le président Viktor Ianoukovitch et fixé au 25 mai la tenue de la prochaine élection présidentielle. Les députés de la Rada ont déclaré le chef de l'Etat, qui a quitté Kiev, dans l'incapacité constitutionnelle d'exercer ses fonctions.

Le chef de l'Etat avait auparavant dénoncé un « coup d'Etat » et refusé de démissionner, alors que l'Ukraine traverse actuellement une crise politique sans précédent. Samedi, l'opposition, dénoncée par Moscou, s'est en effet emparée des leviers du pouvoir tandis que le Parlement a voté la libération immédiate de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.
Suivez la situation en direct


Ianoukovitch ne « démissionnera pas »

Depuis vendredi soir, des rumeurs circulaient sur un possible départ du président. Un diplomate américain avait évoqué une « réunion » à laquelle devait se rendre Ianoukovitch dans l'est du pays. Samedi matin, l'une des collaboratrices du chef de l'Etat ukrainien avait confirmé cette information, précisant que le président se trouvait dans la ville de Kharkiv, le fief politique du chef de l'Etat.
Invisible pendant quelques heures, M.Ianoukovitch s'est finalement exprimé à la télévision, dans une allocution télévisée sans doute enregistrée. Il a exclut de démissionner. « Ce qui se passe aujourd'hui est du vandalisme, du banditisme, un coup d'Etat », a-t-il lancé. « Je n'ai pas l'intention de quitter le pays », a souligné M. Ianoukovitch, qui a affirmé que sa voiture avait été visée par des coups de feu à Kiev. « Mais je n'ai pas peur », a-t-il ajouté.
« Les décisions que prend le Parlement sont illégitimes. Je ne vais rien signer avec les bandits qui terrorisent le pays », a-t-il poursuivi en commentant la série de résolutions votées au cours de la journée par les députés.




Des opposants prennent le contrôle de la Rada, le parlement ukrainien, le 22 février 2014. | REUTERS/VASILY FEDOSENKO


Dans la capitale, les lieux symboliques du pouvoir de Ianoukovitch sont peu à peu investis. De nombreux journalistes ont pénétré sans difficulté dans la résidence du président — dans la banlieue de Kiev —, d'habitude sous très haute protection. L'opposition explique que les gens se rendent nombreux vers ce lieu « afin de constater dans quelles conditions vivait Ianoukovitch ces dernières années ».


Moscou dénonce l'opposition et une menace sur la souveraineté de l'Ukraine

La Russie a dénoncé l'attitude de l'opposition ukrainienne après l'accord conclu la veille avec le président Viktor Ianoukovitch et mis en garde contre une menace sur la souveraineté du pays. « L'opposition n'a non seulement pas rempli une seule de ses obligations mais avance de nouvelles exigences, se soumettant aux extrémistes armés et aux pillards dont les actes constituent une menace directe pour la souveraineté et l'ordre constitutionnel de l'Ukraine », a déclaré le ministère russe des affaires étrangères dans un communiqué.

A Kiev, le pouvoir bascule


Par ailleurs, la majorité de Viktor Ianoukovitch semble se déliter au lendemain de l'accord de sortie de crise signé vendredi entre le président et plusieurs chefs de file de l'opposition. Dans la matinée, le président de la rada a quitté ses fonctions. Dès l'ouverture de la séance, Volodymyr Rybak, membre du Parti des régions et proche de Viktor Ianoukovitch, a annoncé sa démission pour « des raisons de santé ». Plusieurs députés du Parti des régions, au pouvoir, ont également annoncé qu'ils quittaient leur formation.




Au centre (assis), Volodymyr Rybak, l'ancien président de la Rada entouré par plusieurs députés ukrainiens, le 21 février 2014. | REUTERS/STRINGER


Dans la foulée de la démission de M. Rybak, l'assemblée ukrainienne a élu Olexandre Tourtchinov, bras droit de l'opposante Ioulia Timochenko, à la tête de la présidence de la Rada. « Le pouvoir en Ukraine reprend son travail pour stabiliser la situation », a-t-il déclaré après avoir été désigné par 288 voix sur un total de 450. Puis la Rada a élu Arsen Avakov, un autre proche de l'opposante emprisonnée, ministre de l'intérieur, avant de voter la libération de l'opposante Ioulia Timochenka, enfermée depuis trente mois pour « abus de pouvoir ».

Par ailleurs, la police ukrainienne a apporté son soutien à l'opposition en publiant un communiqué rédigé au nom de l'ensemble des effectifs du ministère de l'intérieur : « La police est au service du peuple et partage entièrement ses aspirations aux changements rapides… »

De nouveaux changements pourraient avoir lieu ce week-end. Les meneurs de l'opposition vont en effet chercher samedi à convaincre les parlementaires d'adopter un texte qui exige la démission du chef de l'Etat. « Nous allons présenter une résolution qui demande à Ianoukovitch de démissionner », a déclaré Oksana Zinoviyeva, porte-parole de l'Oudar — Alliance démocratique ukrainienne pour les réformes — la formation de l'ancien boxeur Vitali Klitschko, qui a, lui, réclamé la convocation d'une élection anticipée « d'ici au 25 mai ».


A l'est, la légitimité du parlement de Kiev remise en cause

Dans l'Est, russophile, ces changements ne semblent pas au goût de tous les politiques. Le gouverneur de la région de Kharkiv, Mikhaïlo Dobkine, a ainsi révélé qu'un congrès des régions ukrainiennes pro-russes s'était ouvert samedi à Kharkiv, en présence de députés et de gouverneurs russes. 
Les dirigeants des régions majoritairement russophones, partisans du président Viktor Ianoukovitch, ont remis en cause samedi la légitimité de la Rada et déclaré qu'ils conservaient le seul contrôle de leurs territoires.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Sam 22 Fév - 23:30

La situation en Ukraine revelle un fois de plus la décadence de l'europe  , toujours gouvernée par la même clique qui par sa corruption et son incomptéence,  a mené à la 1ére guerre  mondiale.
Cela fait un moment que je pense que l'on retourne à l'avant 1ére guerre  mondiale et bien là on y est.
Le désastre des révolutions commence à se condenser sur l'europe et cela deviendra de plus en plus contagieux .

Je ne pense pas que les leçons qu'améneront les evénements futurs seront proportionés à l'importance de la mutation de civilisation nécessaire maintenant.

l'aiguiillon de la souffrance devra peser assez lourdement pour que le sillon qu'il gravera ne soit pas éffaçable,cette fois ci;
C'est la prochaine étape qui nous attend.
la disparition des matiéres 1eres a déjà annoncé   la nécessaire mutation de civilisation qui ne se fait pas car elle est l'hotage des oligarchies bancaires.

la video sur roman alauniov fait allusion à la nouvelle stratégie allemande de survie  clairement  et publiquement affichée maintenant qui est symptome flagrant que le monde se réorganise vite avec les gagnants et les perdants au prix de beaucoup de sacrifiés



voici un article qui donne un autre éclairage



Alors qu’on vient d’apprendre qu’un accord  aurait été conclu entre l’"opposition" et le pouvoir ukrainien, accord qui prévoit une élection présidentielle anticipée, une réforme de la Constitution, on apprend aussi des plus belles. En effet, les médias ukrainiens ont rapporté qu’un ancien officier de l’armée israélienne joue un rôle de premier plan dans les manifestations anti-gouvernementales dans l’ancienne république soviétique.

Selon les rapports, l’ israélien anonyme commande un groupe de 20 militants ukrainiens ultra-violents. Quatre autres Israéliens, qui avaient déjà servi dans l’armée israélienne, Tsahal, ont aussi pris part à des rassemblements de l’"opposition" dans la capitale ukrainienne, Kiev.

Ces officiers israéliens sont nés en Ukraine, mais ont émigré en Israël et ont rejoint les forces armées avant de revenir au sein de leur pays de naissance pour mener des manifestations .

Bien plus, toujours selon les médias ukrainiens, un magnat israélien fournit un soutien financier à l’opposition en Ukraine et ajoutent même que l’agence de renseignement israélien, le Mossad, est l’un des instigateurs de l’agitation dans le pays .

>>>Rejoignez-nous sur Facebook

Comme vous le savez, l’Ukraine est secouée par des manifestations anti-gouvernementales depuis que le président Viktor Ianoukovitch s’est abstenu de signer un accord d’association avec l’Union européenne le 29 Novembre 2013, privilégiant des liens plus étroits avec la Russie . Par ailleurs, et à juste titre, la Russie accuse l’Occident d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Ukraine et alimente la crise dans le pays.

Souvenez-vous, au début du mois de février, une vidéo de quatre minutes avait été postée sur YouTube par un utilisateur anonyme. Dans cette dernière, la sous-secrétaire d’Etat, Victoria Nuland, et l’ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt discuté qui des dirigeants de l’opposition de l’Ukraine qu’ils aimeraient voir dans le gouvernement et elle avait lancé un "Fuck the EU". Le coup d’état semble avoir marché. Il ne reste plus qu’on demande la tête du président Viktor Ianoukovitch.

activer affichage soustitres et tradcution  pour lire les commentaire en fraçais


avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Lun 24 Fév - 19:20

Décidément, quand on veut remonter jusqu'à la source d'un désastre on arrive souvent à ce pays... ah ça, le chaos partout c'est bon pour Israel, c'est BHL himself qui l'a déclaré sur BFM...


_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Lun 24 Fév - 22:00


Alain De Benoist sur les évènements en Ukraine



_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Jeu 27 Fév - 21:06

la réponse de la russie qui n'est pas dupe des agissements de l'axe du mal
les faits :
Washington peut-il renverser trois gouvernements à la fois ?    par Thierry Meyssan





La puissance d’un État se mesure à sa capacité à se défendre et à celle d’attaquer sur un ou plusieurs fronts. Dans cette optique, Washington tente pour la première fois de montrer qu’il peut renverser trois gouvernements simultanément, en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. S’il y parvenait personne ne serait plus en mesure de lui résister.
Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 23 février 2014  
عربي  Deutsch  English  русский  فارسى  Español  italiano  Português  Armenian  Türkçe  ελληνικά  

Depuis quand les révolutions sont-elles soutenues par l’impérialisme ? (ici : place Maidan, Kiev).


Washington, qui a échoué en 2011 à bombarder simultanément la Libye et la Syrie, est en train de tenter une nouvelle démonstration de sa force : organiser des changements de régime dans trois États à la fois, dans des régions du monde différentes : la Syrie (CentCom), l’Ukraine (EuCom) et le Venezuela (SouthCom).

Pour ce faire, le président Obama a mobilisé presque toute l’équipe de son Conseil de sécurité nationale.

D’abord la conseillère Susan Rice et l’ambassadrice à l’ONU, Samatha Power. Ces deux femmes sont des championnes du parler « démocratique ». Elles se sont fait une spécialité, depuis de nombreuses années, de préconiser l’ingérence dans les affaires intérieures des autres États sous prétexte de prévenir des génocides. Mais derrière ce discours généreux, elles se moquent des vies non-états-uniennes comme l’a montré Mme Power lors de la crise des armes chimiques de la ghoutta. L’ambassadrice, qui connaissait parfaitement l’innocence des autorités syriennes, était partie avec son époux assister en Europe à un festival de cinéma consacré à Charlie Chaplin, tandis que son gouvernement dénonçait un crime contre l’humanité dont il rendait responsable le président el-Assad.

Puis, les trois responsables régionaux : Philip Gordon (Proche-Orient et Afrique du Nord), Karen Donfried (Europe et Eurasie) et Ricardo Zuñiga (Amérique latine).

Phil Gordon (ami personnel et traducteur de Nicolas Sarkozy) a organisé le sabotage de la Conférence de paix de Genève 2, tant que le dossier palestinien ne serait pas réglé à la manière US. Durant la seconde session de la conférence, alors que John Kerry parlait de paix, il réunissait à Washington les chefs des services secrets jordaniens, qataris, saoudiens et turcs pour préparer une énième attaque. Les comploteurs ont réuni une armée de 13 000 hommes, dont seul 1 000 ont reçu une brève formation militaire, pour conduire des blindés et prendre Damas. Le problème est que la colonne risque d’être détruite par l’Armée syrienne avant d’arriver sur la capitale . Mais ils ne parviennent pas à s’entendre sur la manière de la défendre sans distribuer des armes anti-aériennes qui puissent ultérieurement servir contre Israël.

 Karen Donfried est l’ancienne officier national de renseignement pour l’Europe. Elle a longtemps dirigé le German Marshall Fund à Berlin. Aujourd’hui, elle manipule l’Union européenne pour masquer l’interventionnisme de Washington en Ukraine. Malgré la fuite d’une conversation téléphonique de l’ambassadrice Victoria Nuland, elle est parvenue à faire croire aux Européens que l’opposition à Kiev voulait les rejoindre et se battait pour la démocratie. Pourtant, plus de la moitié des émeutiers de la place Maidan sont membres de partis nazis et arborent des portraits du Collaborateur Stepan Bandera.

Enfin Ricardo Zuñiga est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane où il recruta des agents et les finança pour former l’opposition à Fidel Castro. Il a mobilisé l’extrême gauche trotskiste vénézuélienne pour renverser le président Nicolás Maduro, accusé d’être stalinien.

L’ensemble des opérations est médiatisé sous la houlette de Dan Rhodes. Ce spécialiste de la propagande a déjà écrit la version officielle du 11-Septembre 2001, en rédigeant le rapport de la commission d’enquête présidentielle. Il a réussi à faire disparaître toute trace du coup d’État militaire (le pouvoir a été retiré des mains de George W. Bush vers 10h du matin et ne lui a été restitué que le soir ; tous les membres de son cabinet et ceux du Congrès ont été placés dans des bunkers sécurisés pour « garantir leur sécurité ») pour que l’on ne se souvienne que des attentats.

Dans les trois cas, la narration US repose sur les mêmes principes : accuser les gouvernements d’avoir tué leurs propres citoyens, qualifier les opposants de « démocratiques », prendre des sanctions contre les « meurtriers », et en définitive opérer des coups d’État.
Chaque fois, le mouvement débute par une manifestation au cours de laquelle des opposants pacifiques sont tués, et où les deux camps s’accusent des violences. En réalité des forces spéciales US ou de l’Otan, placées sur les toits, tirent à la fois sur la foule et sur la police. Ce fut le cas à Deraa (Syrie) en 2011, à Kiev (Ukraine) et à Caracas (Venezuela) cette semaine. Manque de chance, les autopsies pratiquées au Venezuela montrent que deux victimes, un opposant et un pro-gouvernement, ont été tuées par la même arme
.

Qualifier les opposants de démocratiques est un simple jeu rhétorique. En Syrie, ce sont des takfiristes soutenus par la pire dictature de la planète, l’Arabie saoudite ; en Ukraine quelques pro-européens sincères entourés de nombreux nazis ; au Venezuela de jeunes trotskistes de bonnes familles entourés de milices patronales. Partout le faux opposant US, John McCain, vient apporter son soutien aux vrais et faux opposants locaux.
Le soutien aux opposants incombe à la National Endowment for Democracy (NED). Cette agence du gouvernement états-unien se présente mensongèrement comme une ONG financée par le Congrès. Mais elle fut créée par le président Ronald Reagan, en association avec le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie. Elle est dirigée par le néoconservateur Carl Gershman et la fille du général Alexander Haig (ancien suprême commandeur de l’Otan, puis secrétaire d’État), Barbara Haig. C’est la NED (en réalité le département d’État) qui emploie le sénateur d’« opposition » John McCain.
À ce dispositif, il faut ajouter l’Albert Einstein Institute, une « ONG » financée par l’Otan. Créé par Gene Sharp, il a formé des agitateurs professionnels à partir de deux bases, en Serbie (Canvas) et au Qatar (Academy of change).
Dans tous les cas Susan Rice et Samantha Power prennent des airs outragés avant d’arrêter des sanctions —bientôt relayées par l’Union européenne—, alors qu’elles sont les commanditaires des violences.
Reste à réussir les coups d’État. Et ce n’est pas gagné
.


Washington tente ainsi de montrer au monde qu’il est toujours le maître. Pour être plus sûr de lui-même, il a lancé les opérations ukrainiennes et vénézuéliennes durant les Jeux Olympiques de Sotchi. Il était certain que la Russie ne bougerait pas de peur de voir sa fête troublée par des attentats islamistes. Mais Sotchi a pris fin ce week-end. C’est désormais au tour de Moscou de jouer.
Thierry Meyssan

REPONSE RUSSE




La Guerre Froide II? Poutine envoie des troupes à la frontière ukrainienne, en Crimée et à La Havane
27 févr. 2014   par Mylène Vandecasteele



Un navire de guerre russe est amarré dans le port de la capitale cubaine de La Havane, rapporte l’AFP. Aucune explication n’a été fournie par les autorités cubaines, ni les médias d'Etat, alors qu’habituellement, les visites des navires de guerre russes sont justifiées.

Il s’agit du Viktor Leonov CCB-175, un navire de type Vishnya de 91,5 mètres de long et 14,5 mètres de large. Il est équipé de canons de 30 mm, de matériel d'espionnage et de missiles anti-aériens, et il peut embarquer 200 marins à son bord. Il est amarré dans la section du port réservée aux navires de croisière.

Pendant les 30 ans de Guerre Froide, Cuba était une alliée de la Russie, mais ces dernières années, elle est devenue une nation amie du Venezuela, et c’est plus probablement sa proximité avec ce dernier qui explique la présence de ce navire. Cuba et le Venezuela entretiennent des relations d'aide et de coopération mutuelles. Or, actuellement, le gouvernement socialiste vénézuélien du président Nicolas Maduro est confronté à des manifestations de rue depuis plusieurs semaines.

La présence de ce navire, à quelques centaines de miles de la côte des États-Unis, a fait monter la tension au plan international d'autant que, simultanément, Vladimir Poutine vient de décider subitement d’envoyer une troupe de 150.000 hommes à la frontière avec l'Ukraine. Selon Moscou, il ne s'agirait que d’un « exercice d’entraînement» qui aurait été planifié depuis plusieurs mois et n’aurait aucun lien avec la situation en Ukraine.

Au début de cette semaine, des témoins ont rapporté avoir vu l’arrivée de deux camions Oural-4320 avec des soldats russes dans le port de Yalta sur la Mer Noire, dans la presqu’ile de la Crimée, en Ukraine. Depuis mercredi, on assiste à des affrontements ethniques devant le parlement régional de Crimée, entre des Tatars musulmans et des manifestants pro-russes.

Aujourd’hui, une soixantaine d’hommes armés ont investi le siège du parlement du gouvernement régional de la Crimée dans la ville de Simferopol. Les assaillants, qui seraient des séparatistes d’ethnies russes, ont hissé le drapeau russe. Aucun blessé n’est à déplorer.

Les services du renseignement américains affirment qu'ils ne savent pas quel est le but de ces mouvements, mais ils envisagent la possibilité d'une future opération militaire russe.

Les États-Unis ont déjà déclaré qu'une intervention militaire en Ukraine serait « une grosse erreur ».

R.Steiner avait prévu un triste sort pour l'Europe complice de sa décadence .
Depuis elle dresse toujours plus haut le drapeau de sa vassalité à l'axe du mal.
les démons se mariérent et urent beaucoup d'enfants ....
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Jeu 27 Fév - 21:44

L'Europe a déjà assez dérouillé comme cela, hélas les peuples n'ont aucune prise sur leurs destinées et paieront les erreurs et l'infâme traîtrise de leurs dirigeants...   



Ukraine : la Russie prépare-t-elle une intervention militaire ?


Manœuvres militaires, intervention de groupes pro-russes, rhétorique agressive… Dans le dossier ukrainien, Moscou fait monter la pression. Jusqu'à la guerre ?


Des manifestants défilent avec un drapeau russe en république autonome de Crimée, à Simferopol (Ukraine), le 27 février 2014. (DAVID MDZINARISHVILI / REUTERS)




Washington, Londres, l'Otan… Moscou reçoit des mises en garde de partout contre une intervention en Ukraine. Car la tension est montée d'un cran, jeudi 27 février. D'abord avec le drapeau russe hissé sur des bâtiments officiels en Crimée, une république autonome ukrainienne. Puis avec la réapparition de l'ex-président Ianoukovitch, introuvable depuis samedi, qui a demandé la protection de la Russie.

Certes, la Russie a promis de respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine, annonce jeudi le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Mais Moscou montre ses muscles et cultive une certaine ambiguité. 

De troublantes manœuvres militaires

Malgré la destitution de Viktor Ianoukovitch le week-end dernier, Vladimir Poutine ne relâche pas la pression. Le président russe a réuni mardi son conseil de sécurité pour étudier la situation en Ukraine avant d'ordonner, mercredi, des manœuvres militaires d'urgence dans l'ouest du pays, pour vérifier l'aptitude de ses troupes au combat.

Au total, 150 000 militaires sont concernés, mais le ministère de la Défense assure qu'il n'y a aucun lien avec la crise en Ukraine. "Certes, ce n'est pas la première fois que de tels exercices sont réalisés, explique à francetv info Anne de Tinguy, professeure à l'Inalco et chercheuse au Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po. Mais la coïncidence entre les deux est troublante."

Donner des passeports russes aux Ukrainiens ?

Moscou laisse planer une autre menace. Anecdotique en apparence, elle serait pourtant lourde de conséquences : un député de la majorité pro-Poutine a évoqué la possibilité de faciliter l'octroi de la nationalité russe aux Ukrainiens, explique Libération. Autrement dit, leur accorder des passeports russes, comme cela avait été fait par le passé en Abkhazie et en Ossétie du Nord, deux provinces séparatistes de Géorgie. Histoire de souffler le chaud et le froid, cette annonce a été suivie d'un démenti d'un autre élu russe à l'agence de presse Ria Novosti.

"Les autorités russes font dire via les médias que bien sûr, elles reconnaissent l'intégrité territoriale de l'Ukraine, mais ajoutent que des Russes sont en danger", souligne Anne de Tinguy. Et c'est là que les passeports auraient leur intérêt : "Si la Russie veut intervenir, le scénario est tout prêt : comme en Géorgie en 2008, elle dira qu'elle doit porter secours aux Russes qui sont en Ukraine, et particulièrement en Crimée."

Un discours bien rodé

A l'époque, une courte guerre avait éclaté entre la Russie et l'ancienne république soviétique. Cinq ans plus tard, Le Monde (article payant) note que les services du Kremlin resservent le même discours, multipliant les références à la seconde guerre mondiale pour évoquer la situation en Ukraine.

En 2008, rappelle le quotidien, les médias russes n'hésitaient pas à comparer le président géorgien de l'époque, Mikheïl Saakachvili, à un "nouveau Hitler". Aujourd'hui, le ministre des Affaires étrangères russe dénonce la tendance "nationaliste et néofasciste""les extrémistes armés et les pillards" dans l'ouest de l'Ukraine.

Des groupes pro-russes mobilisés

Dans l'est du pays en revanche, Moscou peut compter sur des populations acquises à sa cause. La situation s'est ainsi tendue en république autonome de Crimée, un bastion pro-russe situé à l'extrême sud-est de l'Ukraine. Après des heurts mercredi entre pro-Russes et partisans de la révolution, des manifestants se sont introduits jeudi dans le siège du gouvernement et du parlement local. Autant de signes qui alimentent, à Kiev, les craintes d'une sécession de la région.

"Il existe encore quelques associations locales, quelques partis régionaux en Crimée qui continuent d'évoquer un rattachement à la Russie", confirme Emmanuelle Armandon, politologue et spécialiste de l'Ukraine à l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales). "Moscou espère remobiliser les populations à l'est du territoire, estime Anne de Tinguy. Elle peut encourager ces mouvements séparatistes, attiser les tensions." Mais la chercheuse évoque un "jeu dangereux" pour Moscou : "Dans le climat de tension actuel, il peut y avoir des dérapages."

Plutôt qu'une intervention, l'arme de l'économie

Selon les deux expertes, le Kremlin n'a pas intérêt à reproduire le scénario géorgien et à envoyer ses troupes sur place. "L'Ukraine n'est pas un petit pays comme la Géorgie, elle est aux frontières de l'Europe", explique Emmanuelle Armandon. "Une intervention aurait des conséquences extrêmement graves sur le plan international", confirme Anne de Tinguy.

La Russie pourrait préférer utiliser une autre arme : celle des rétorsions économiques. "Ce qu'elle fait déjà depuis des mois, sinon des années, explique la chercheuse. Par exemple, l'Ukraine ne verra pas la couleur de la seconde tranche du prêt que lui avait promis Moscou. La Russie peut aussi augmenter les prix du gaz ou les droits de douane." Peut-être au fond l'arme la plus efficace, tant l'Ukraine est dans une situation financière critique.



_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Ven 28 Fév - 19:11

Le Kremlin a mené hier des exercices militaires de grande ampleur le long de sa frontière avec l’Ukraine, tandis que les tensions s’intensifient avec le régime ukrainien, soutenu par l’occident, qui a pris le pouvoir au cours du putsch mené par des fascistes samedi à Kiev.

En annonçant ces exercices, le ministre russe de la Défense Sergei Shoigu a déclaré : « Conformément à un ordre du président de la fédération de Russie, les forces du district militaire ouest ont été mises en alerte à 14 heures aujourd’hui. »

L’alerte militaire a été présentée comme un « test d’interopérabilité surprise de grande ampleur » des forces armées des districts militaires occidental et central et le commandement de sa force aérienne. 150 000 soldats, 90 avions de combats, 120 hélicoptères d’attaque, 880 chars et 90 navires y auraient participé.

Même si Shoigu a affirmé que cette mobilisation était « largement déconnectée » des événements de Kiev, il a fait remarquer de manière significative que les exercices ont eu lieu « à la frontière avec plusieurs pays, dont l’Ukraine. » Cette alerte a été largement rapportée comme la première réaction publique à la crise ukrainienne du président russe Vladimir Poutine qui, jusqu’à présent, était aux Jeux Olympiques de Sotchi et n’avait pas fait de commentaire sur ce sujet.

Shoigu a ajouté que Moscou « veille attentivement » à la situation dans la péninsule de Crimée, une région à majorité russe de l’Ukraine qui comprend une base navale russe très importante à Sébastopol.

Des milliers de gens ont manifesté hier pour et contre le nouveau régime ukrainien à Simferopol, capitale régionale de la Crimée. Une personne a été tuée et beaucoup ont été blessés au cours de heurts entre les opposants russes au régime de Kiev, dont beaucoup sont des Cosaques et des Tatars, partisans du régime soutenu par l’occident. Les manifestants russes ont demandé l’organisation d’un référendum sur la sécession de l’Ukraine, auquel se sont fermement opposés les manifestants tatars.

Ces heurts soulignent la manière dont le soutien irréfléchi accordé par Washington et l’Union européenne (UE) aux groupes d’opposition de droite et fascistes à Kiev ont poussé l’Ukraine au bord de la guerre civile, menaçant de se développer en un affrontement direct entre la Russie et l’OTAN.

Les tensions s’intensifient fortement depuis que le putsch de samedi a fait tomber Viktor Yanukovitch, le président ukrainien soutenu par la Russie. Le régime de Kiev a déclaré que le russe n’est plus une langue officielle de l’Ukraine, tandis que des responsables en Crimée et dans plusieurs provinces du Sud et de l’Est, ont dit qu’ils ne reconnaissent pas l’autorité du nouveau régime.

Les conflits se développent en particulier au sujet de la Crimée. Mardi, le président par intérim de Kiev soutenu par l’occident, Oleksander Turchynov, a convoqué une réunion d’urgence pour discuter du fait de « n’autoriser aucun signe de séparatisme ni menaces contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine [ce qui désigne les événements qui ont eu lieu en Crimée] et de punir les gens qui s’en rendent coupables. »

Les groupes d’extrême-droite qui soutiennent le nouveau régime de Kiev ont menacé d’envoyer de prétendus « trains de l’amitié, » qui sont en fait des gangs de voyous armés, pour prendre Sébastopol. Les responsables là-bas établissent des barrages routiers et des milices de défense pour s’opposer à un éventuel assaut sur la ville. Témoignant du caractère réactionnaire des forces pro-russes, le maire de Sébastopol Aleksey Chaly a soutenu les membres des « Berkut », police anti-émeutes, détestée par la population et dissoute par les autorités de Kiev, et les a invités à venir à Sébastopol pour défendre la ville.

Des responsables russes de la sécurité ont déclaré sous le couvert de l’anonymat au Financial Times hier que, bien qu’ils n’aient pas l’intention de démembrer l’Ukraine, ils se sentiraient « obligés » de soutenir militairement la péninsule de Crimée si elle décidait de faire sécession du reste de l’Ukraine.

Des responsables occidentaux qui auraient, ces dernier jours, échangé des appels téléphoniques tendus avec les autorités militaires russes ont signalé leur opposition. Qualifiant l’Ukraine de partenaire « proche », le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a déclaré qu’il « suppose que tous les Etats respectent la souveraineté, l’indépendance, et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, et nous avons indiqué cela clairement à tous ceux que cela pourrait concerner. »

Le ministre des Affaires étrangères américain John Kerry a publié une menace à peine voilée jeudi soir, mettant en garde, dans un entretien accordé à NBC News, contre tout usage de la force militaire par Moscou. Il a aussi averti que l’impérialisme prépare le même sort au régime de Poutine que celui qu’il a infligé au gouvernement de Viktor Yanukovitch en Ukraine.

« La rapidité avec laquelle il s’est déroulé [le coup en Ukraine] devrait être un message pour la Russie, » a dit Kerry. « La Russie doit faire très attention aux jugements qu’elle fait à partir de maintenant… »


Ces événements soulignent non seulement l’absolue criminalité et la témérité de la politique impérialiste, mais aussi l’effet politique et géostratégique désastreux de la dissolution de l’URSS par la bureaucratie stalinienne. La restauration du capitalisme en URSS a produit des niveaux d’inégalité sociale obscènes – les 50 oligarques les plus riches d’Ukraine ont une fortune après impôts de 112,7 milliards de dollars, soit les deux tiers du PIB annuel de l’Ukraine – et a laissé les ex-républiques soviétiques dévastées par les antagonismes ethniques et régionaux.

La base sociale des régimes existants est tellement étroite que tous ces pays sont vulnérables à la subversion par les puissances impérialistes qui travaillent avec des groupes fascistes déterminés. Dans une situation où les puissances impérialistes poursuivent une campagne impitoyable pour isoler et démembrer la Russie, les tensions ethniques et régionales alimentées par ces luttes de pouvoir créent directement un risque de guerre.

La position des factions pro-russes qui cherchent à s’allier avec Moscou pour préserver leur position par un conflit qui pourrait déclencher une guerre mondiale avec l’OTAN est en faillite et réactionnaires. La seule voie progressiste est la lutte pour la mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre l’impérialisme, ses assistants fascistes, et les régimes corrompus créés par la restauration du capitalisme en URSS.

La réaction de la population est la principale inquiétude pour le régime soutenu par les fascistes à Kiev, qui a annoncé la composition de son gouvernement hier. Il sait très bien que son mandat des puissances impérialistes consiste à repayer les dettes de l’Ukraine envers les grandes banques et protéger la richesse des oligarques ukrainiens en imposant des mesures d’austérité impopulaires à la population, dont des coupes profondes dans les subventions énergétiques publiques.

En conséquence, au cours d’une cérémonie bizarre, il a présenté la liste des ministres à sa seule base populaire : les quelques milliers de manifestants d’extrême-droite sur la place de l’indépendance à Kiev. Il leur a demandé de crier leur approbation aux divers ministres quand ils étaient présentés sur la place.

Arseniy Yatsenyuk, que les responsables américains ont identifié comme leur dirigeant préféré avant le putsch en raison de ses liens étroits avec l’oligarque Yulya Timoshenko, a été choisi comme premier ministre. (lire également :L’opération américaine de changement de régime révélée par la divulgation d’un appel téléphonique).

Il a déclaré, « Nous allons prendre des décisions extrêmement impopulaires, étant donné que le précédent gouvernement et le précédent président étaient si corrompus que le pays est dans une très mauvaise passe financière. Nous sommes au bord du désastre et c’est un gouvernement de suicidés politiques ! Alors bienvenue en enfer. »

De telles remarques soulignent le fait que le putsch de Kiev n’a rien à voir avec la démocratie, comme l’affirment cyniquement les médias occidentaux ; c’est une tentative évidente d’imposer une dictature pour défendre les intérêts financiers et stratégiques de l’impérialisme occidental.

Parmi les autres ministres présentés, il y avait Andriy Parubiy, nommé à la tête du Conseil de sécurité et de défense. Coordinateur de la sécurité pour les manifestants sur la place de l’indépendance à Kiev, il est un associé politique d’Oleh Tyahnybok, le chef du parti Svoboda, fasciste et violemment antisémite, avec lequel il avait fondé le Parti social-national d’extrême-droite dans les années 1990, peu après l’effondrement de l’URSS.

Alex Lantier

Article original, WSWS, paru le 27 février 2014
R.Steiner disait que sur terre il y a équilibre entre les souffrances et les plaisirs.

la France en a été un bel exemple. puisque les classes dépravées qui profitaient outrageusement pour le plaisir ,du labeur du petit peuple ont été racourcies .
cela ne veut pas dire pour autant que cela sert l'évolution.L'état du monde en témoigne aujourd'hui, du moins pour celui qui en est conscient.
il y a tout de même encore des journalistes qui osent montrer un peur de dignité en parlant de la réalité et non de la propagande ? Pour combien de temps encore ?
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Sam 1 Mar - 21:51

les pionts continuent à être déplacés  sur le grand échiquier du karma mondial.le choc en retour est déjà en route pour les populations des béligérants.
mais l'imposture au sommet n'en a cure par ce que ceux qui l'organisent seront les derniers touchés.

Comme au début du 2à éme siécles les populations ne comprennent pas qu'il faut une transformation individuelle radicale pour amener l'émergence d'un réferentiel nouveau.
Faute d'une détermination éthique contagieuse, les recettes usuelles auront de nouveau cours : Devastation économique et psychologique qui ne seront pas limiées à l'ukraine mais aussi grossiront celles déjà présentes en Europe

L'extraordinaire médiocrité et et décadence  des religions est depuis longtemps les signe que les hommes doivent se révéillé au courage, plutot que continuer à ronfler dans la lacheté.

la priere synchronisée d'un million de personnes individualiseés déterminées, demandant que justice soit faite sur les conflits qui égrainnent depuis des décennies le fil des evenements du monde, suffirait à construire l'escalier qui pemettrait au royaume de justice de descendre orienter les populations vers une nouvelle civilisation.

la sénilisation de la foi atrophiée a laissé le monde filer vers sa destruction et les populations sont tombées dans le mirage de la non responsabilité.

c'est la raison pour laquelle despuis des siécles les aveugles conduisent les aveugles et tous tous tombent dans le même trou, comme l'évangile l'a clamé ,il y a 2000 ans. Et Générations. aprés générations les populations se conditionnent à retourner au trou de stagnation ,comme les saumons retournent
inexorablement à leur lieu de naissance pour pondre une nouvelle Génération.

C'est ce que montrent les guerres du 21éme siecle et la derniére en cours l'ukraine


Ukraine: les combattants de Kiev formés en Lituanie et Pologne (sénateur)
http://fr.ria.ru/world/20140301/200619831.html

Les combattants de Kiev financés par les Etats-Unis et formés en Lituanie et en Pologne pourraient étendre leurs actions vers l'est de l'Ukraine, a déclaré samedi à Moscou le vice-président du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) Iouri Vorobiev.

"Selon les médias, le président des Etats-Unis a déclaré que la Russie payerait cher pour sa politique. Nous savons que les combattants ayant opéré à Kiev ont été formés en Lituanie et en Pologne grâce aux fonds américains. A présent, ils comptent étendre leurs actions vers les régions orientales de l'Ukraine et la Crimée", a indiqué M.Vorobiev.

Le Conseil de la Fédération, réuni en séance extraordinaire, a autorisé samedi l'envoi de troupes en Ukraine en raison de la situation extraordinaire dans ce pays, de la menace pesant sur la vie des citoyens russes et des effectifs du contingent militaire russe qui sont déployés dans la république autonome ukrainienne de Crimée conformément à un accord russo-ukrainien.
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Sam 1 Mar - 22:41

L’Ukraine est au bord du gouffre et la Russie pèse les différentes options. (Indian Punchline)
MK BHADRAKUMAR


Tous les politiciens occidentaux, du président des Etats-Unis, Barack Obama, au plus petit d’entre eux sont des hypocrites lorsqu’ils appellent la Russie à la "réserve". Un peu de réserve de leur part ces derniers mois, aurait certainement évité la catastrophe qui s’annonce en Ukraine. On entend de sinistres craquements, comme quand la glace se fissure, dans la mosaïque ethnique qui aura bien du mal à résister au déchirement.

L’Occident a fait une grave erreur en alimentant le feu des manifestations avec les officiels venus tout droit des capitales européennes et des Etats-Unis qui se sont succédés à Kiev pendant des semaines pour soutenir les manifestations. Des manifestations contre quoi ?

Essentiellement contre la décision du président Viktor Ianoukovitch de ne pas signer l’Accord d’Association avec l’Union Européenne parce que le pays en faillite avait besoin des 15 milliards de dollars de la Russie pour s’en sortir. L’Occident s’est trouvé confronté à la nécessité d’aider l’Ukraine dans les mêmes proportions.

Mais l’Occident veut l’Ukraine pour rien ou presque. Au lieu de relever le défi en faisant une contre proposition, l’Occident a décidé de renverser Ianoukovitch pour mettre Moscou devant le fait accompli *.


C’est une "révolution colorée", à la différence près que Ianoukovitch est un président démocratiquement élu et que l’Occident a reconnu que l’élection de 2010 avait été "libre et régulière". De fait la campagne électorale avait été gérée par une célèbre firme de relations publiques américaine.

En somme, la cinquième colonne de l’Occident en Ukraine orientale a créé une structure de pouvoir illégitime et inconstitutionnelle à Kiev, dirigée par des gens garantis "pro-occidentaux" et, plus important encore, viscéralement "anti-russes".

Il n’a pas fallu 24 heures à l’Occident pour "reconnaître" le nouveau pouvoir à Kiev. Le projet occidental est d’organiser au plus vite, c’est à dire en mai, de nouvelles élections qui donnent une légitimité constitutionnelle à ses hommes de main pour qu’ils puissent signer l’Accord d’Adhésion à l’Union Européenne. Autrement dit, l’Occident a répondu au challenge de la Russie en exigeant d’elle qu’elle avale la pilule amère que constitue une Ukraine hostile à sa porte, une Ukraine qui tôt ou tard serait intégrée à l’OTAN, amenant l’alliance occidentale aux frontières russes pour la première fois dans l’histoire.

On s’attend à une décision cruciale de la part du Kremlin. Elle a peut-être déjà été prise. Les mouvements de troupes ne semblent pas de bonne augure. D’un, le président Vladimir Poutine a immédiatement ordonné un exercice militaire aux frontières entre la Russie et l’Ukraine. De deux, le Minsk et le Kaliningrad, deux navires russes de débarquement de la classe Ropucha, qui avaient été envoyés en Méditerranée orientale au large de la Syrie la semaine dernière ont traversé le Bosphore et sont revenus en mer Rouge. Et de trois, le Vishnya, un navire de renseignement de la classe Meridian hérissé de matériel d’espionnage électronique et de missiles air-sol vient, semble-t-il, de se positionner à la Havane à Cuba.

Cependant la diplomatie est aussi à l’oeuvre. D’un, les ministres russes et étasuniens de la Défense devaient avoir une conversation téléphonique hier soir. Les remarques, jeudi à Bruxelles, du secrétaire général à la Défense, Chuck Hagel sur l’Ukraine semblaient raisonnables. Et de deux, le secrétaire d’Etat étasunien, John Kerry, a dit, jeudi au téléphone, à son homologue russe, Sergey Lavrov, qu’il privilégiait un dialogue russo-étasunien pour stabiliser la situation en Ukraine.

Le problème c’est de savoir sur quoi portera le "dialogue". La Russie soutient que l’accord de paix du 21 février devrait faire référence (ce que d’ailleurs avait aussi suggéré Obama à Poutine au téléphone). Tandis que les Etats-Unis ont évolué depuis, ont vite "reconnu" le renversement de Ianoukovitch et se préparent à faire des affaires avec les individus qui ont usurpé le pouvoir.

De fait, le vice-président Joe Biden s’est empressé de traiter le nouveau "premier ministre" ukrainien, Arseny Iatseniouk comme son homologue à Kiev.

Il n’y a aucun doute que le fossé est profond entre les Russes et les Américains - peut-être qu’ils ne sera pas facile à combler et les deux camps vont s’en rendre compte. Moscou va penser que Washington exige virtuellement que la Russie change de position et accepte la réalité géopolitique : à savoir que l’Ukraine est en passe de rejoindre l’orbite occidentale. Mais la Russie ne peut pas accepter une telle défaite stratégique.

La Russie a non seulement reconnu que Ianoukovitch était en Russie mais elle a souligné clairement que Moscou continuait à le considérer comme la tête légitime de l’état. C’est une affront indéniable pour Washington et le début d’une situation aberrante (et dangereuse) dans laquelle les Etats-Unis et la Russie traiteraient avec deux interlocuteurs différents représentant l’état souverain d’Ukraine et pourraient se prévaloir l’un comme l’autre du droit international pour légitimer leurs actions.

Les derniers rapports en provenance de Moscou indiquent que Poutine a "demandé au gouvernement russe d’étudier la question d’une aide humanitaire pour la Crimée". Une boîte de Pandore s’ouvrira si Ianoukovitch demande l’aide de la Russie pour calmer la situation en Crimée. Ianoukovitch doit tenir une conférence de presse ce soir.

Où aura lieu la conférence de presse ? Eh bien, à Rostov sur le Don. Oui, la ville du "Don paisible", le roman épique de Mikhail Sholokov, un des monuments les plus sacrés de la littérature russe, qui a pour toile de fond la guerre de Crimée (1853-86) ; il décrit la vie des Cosaques du Don qui vivent dans la vallée du Don et qui sont les défenseurs traditionnels du peuple russe et de leur foi. Invoquer la mémoire des Cosaques dans la situation actuelle est hautement significatif - principalement pour ceux qui n’ont peut-être pas conscience de la profondeur des liens qui unissent l’Ukraine à l’âme russe.

M K Bhadrakumar

Note :

* En Français dans le texte.

Pour compléter, voir l’analyse de cet article par Philippe Grasset : http://www.dedefensa.org/article-juste_et_claire_vision_de_mk_bhadraku...

Traduction : Dominique Muselet
SOURCE : »» http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2014/02/28/ukraine-on-the-brink-...
URL de cet article 24693
http://www.legrandsoir.info/l-ukraine-est-au-bord-du-gouffre-et-la-russie-pese-les-differentes-options.html




MK BHADRAKUMAR
25/08 L’Occident contre-attaque en Syrie
25/12 Ce que signifie la nomination de Kerry par Obama (Indian Punchline)
30/11 La Palestine fait un grand bond en avant (Indian Punchline)
06/11 Pourquoi Poutine suscite-t-il l’hostilité de l’Occident ? (Indian Punchline)
suite..
Articles associés
Ukraine
28/02 Ukraine : Retour sur les luttes des mineurs du Donbass dans les années 1990
26/02 L’Union Européenne et les Etats-Unis complices du fascisme ukrainien (Resumen (...)
26/02 Géopolitique du conflit ukrainien : le dessous des cartes
26/02 Ukraine - Les ouvriers n’ont pas encore parlé.
suite..
Russie
17/02 La presse est-elle devenue folle ?
13/02 Résurrection de la Russie millénaire : de Catherine II à Dostoïevski, à Poutine et à (...)
06/02 Comment éviter la manipulation sur l’Ukraine ?
22/01 L’Occident et la croisade anti-Russe
suite..
Commentaires
L’Ukraine est au bord du gouffre et la Russie pèse les différentes options. (Indian Punchline)
01/03/2014 à 16:42 par El Sinsé

Bonjour à tous

En complément, histoire de satisfaire notre curiosité, 2 articles :

- En Crimée, « j’y suis, j’y reste » par Philippe Leymarie (Les blogs du Diplo) :
http://blog.mondediplo.net/2014-02-28-En-Crimee-j-y-suis-j-y-reste

- " Carnival in Crimea " By Pepe Escobar :
http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-05-280214.html

Cré-@ctivement votre

Sinsé
L’Ukraine est au bord du gouffre et la Russie pèse les différentes options. (Indian Punchline)
01/03/2014 à 17:51 par mandrin

teuh teuh teuuh tout ça c’est de l’agitation repris a foison par tout les pisses vinaigre de la propagande atlantiste...

la seule partition a l’ordre du jour est celle de la Galicie oblast ou région de Lviv, quand au putschiste leur valise son déjà plié pour fuir a toute jambe le moment venu pour une destination inconnu, car il se peut qu’avec la tournure des événement leur commanditaire ne soit pas vraiment enclin a les recevoir surtout avec des logo fasciste sur leur bagage, ou bien leur sort serait d’être condamné par un tribunal a la prison a vie avec leur complice d’ oligarques !
L’Ukraine est au bord du gouffre et la Russie pèse les différentes options. (Indian Punchline)
01/03/2014 à 18:07 par Anonyme

La Russie accorde l’asile à Viktor Ianoukovitch

"Je me suis trouvé obligé de demander aux autorités russes de protéger ma sécurité face aux extrémistes" aurait-il écrit dans un communiqué.
L’Ukraine est au bord du gouffre et la Russie pèse les différentes options. (Indian Punchline)
01/03/2014 à 18:10 par SEPH

le droit doit revenir au droit. La décision de Poutine d’intervenir en Ukraine est légitime.

Il s’agit de rétablir le droit face au coup d’état des fachos. Il est temps d’arrêter l’impérialisme dans ses agressions perpétuelles contre les peuples.
L’Ukraine est au bord du gouffre et la Russie pèse les différentes options. (Indian Punchline)
01/03/2014 à 18:54 par Letzte Ölung

.Les Américains prennent l’Irak l’Afghanistan, la Libye ,ils tentent le coup en Syrie et échouent, maintenant il tentent en Ukraine...
C’était a prévoir V. POUTINE n’est pas une mauviette ceci est peut être une réponse a l’Europe et particulièrement aux yankees qui installent des rampes lance missiles en Pologne et ROUMANIE de plus ils ont fait venir dans leurs bases navales espagnole 4 destroyers lance missiles d’autres sont attendus les ricains un brun provocateur n’aime pas être contrarié et le font voir au risque que ça pète pour de bon.....!
Si nous voulons vivre et non survivre il faut sortir de l’OTAN ne plus avoir à faire avec le FMI & Cie. virer les dirigeants laquais des USA.....! (Chris.....)
« Les Français savent que la Russie soviétique "URSS" a joué le rôle principal dans leur libération (phrase de Charles De Gaulle à Moscou en 1966) »
L’Ukraine est au bord du gouffre et la Russie pèse les différentes options. (Indian Punchline)
01/03/2014 à 20:38 par latitude zero

Prière au Camarade Poutine :

Camarade Poutine, s’il te plait, pousse jusqu’à Kiev et fous les dehors.
Fachos, putschistes, occidentaux , poursuis les jusque dans les chiottes.
Ils , l’auto-proclamée "communauté internationale" et leurs médias aux ordres, gesticuleront , pousseront des cris d’orfraies , s’offusqueront en bande, mais ils ne bougeront pas.
Ils ne s’attaquent qu’en meute ou par procuration qu’aux pays les plus faibles. Cette vermine s’agitera vainement en rond et sera morte de trouille devant la Grande Russie.
RSS Commentaires

AGENDA
lundi 3 mars 2014
PARIS 13èME - Colombie, sortir enfin de la violence ? - Institut des Amériques
jeudi 6 mars 2014
LYON - Réunion publique - ISRAËL : LE NOUVEL APARTHEID ! - Avec : Frank Barat, Michel Warschawski, Guy Fischer - Collectif69 Palestine
vendredi 7 mars 2014
PARIS 17èME - Expériences de recherche et politiques de mémoire en conflit armé : le cas colombien - CNRS
samedi 8 mars 2014
BRUXELLES - Laïcités et intégrismes XXVI - Colloque de la Laïcité 2014 au Karrelveld - Le CAL et la FAML
samedi 15 mars 2014
PARIS - Rassemblement pour l'Abrogation des Lois Islamophobes - A.L.I.
mercredi 19 mars 2014
TOULOUSE - Lectures croisées : Marguerite Duras - GREP MP
mercredi 19 mars 2014
GENEVE - conférence : Israël et les Palestiniens : pourquoi le droit international est-il important et quelles responsabilités en découlent ? - BDS Genève et BADIL
samedi 22 mars 2014
TOULOUSE - Conf-débat : Chine d'hier et Chine d'aujourd'hui - GREP MP
La Désobéissance éthique, par Élisabeth Weissman
Bernard GENSANE

Le livre d’Élisabeth Weissman fait partie de ces ouvrages dont on redoute de poursuivre la lecture : chaque page annonce une horreur, une bonne raison de désespérer, même si, de ci delà , l’auteur nous concède une ou deux flammèches d’espoir.
Un livre de plus qui nous explique magistralement, avec rigueur et humanité, pourquoi et comment la classe dominante française met à mort l’État, les valeurs républicaines, la citoyenneté, la solidarité, la société au sens classique du terme.
Préfacé par ce grand (...)
voir bibliographie



Puisque le commerce ignore les frontières nationales, et que le fabricant insiste pour avoir le monde comme marché, le drapeau de son pays doit le suivre, et les portes des nations qui lui sont fermées doivent être enfoncées. Les concessions obtenues par les financiers doivent être protégées par les ministres de l’Etat, même si la souveraineté des nations réticentes est violée dans le processus. Les colonies doivent être obtenues ou plantées afin que pas un coin du monde n’en réchappe ou reste inutilisé.

Woodrow Wilson
Président des Etats-Unis de 1913 à 1921
Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation "à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet" sur un site alter.
Question : Est-il possible de rédiger un article accusateur qui fait un buzz sur internet en fournissant des "sources" et des "documents" qui, une fois vérifiés, prouvent... le contraire de ce qui est affirmé ? Réponse : Oui, c’est possible. Question : Qui peut tomber dans un tel panneau ? Réponse : tout le monde - vous, par exemple. Question : Qui peut faire ça et comment font-ils ? Réponse : Marie-Anne Boutoleau, Article XI et CQFD, en comptant sur un phénomène connu : "l’inertie des (...)
86
L’UNESCO et le « symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
16
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
46

Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Dim 2 Mar - 15:01

Pour completer le dossier ukraine
qui est un pas de plus pour encercler la russie

Comment l’OTAN a creusé sous l’Ukraine
par Manlio Dinucci

http://www.voltairenet.org/article182340.html

Bien creusé, vieille taupe ! » : ainsi Marx décrivait-il le travail préparatoire de la révolution au milieu du 19ème siècle. La même image peut être utilisée aujourd’hui, en sens inverse, pour décrire l’opération conduite par l’OTAN en Ukraine.

Elle commence quand en 1991, après le Pacte de Varsovie, l’Union Soviétique se désagrège aussi : à la place d’un seul État, il s’en forme quinze, dont l’Ukraine. Les États-Unis et leurs alliés européens s’activent immédiatement pour tirer le plus grand avantage de la nouvelle situation géopolitique. En 1999 l’OTAN démolit par la guerre la Fédération Yougoslave, État qui aurait pu faire obstacle à la nouvelle expansion à l’Est, et englobe les premiers pays de l’ex-Pacte de Varsovie : Pologne, République Tchèque et Hongrie. Puis, en 2004 et 2009, elle s’étend à l’Estonie, Lettonie, Lituanie (ex partie de l’Urss) ; Bulgarie, Roumanie, Slovaquie ; Slovénie et Croatie (républiques de l’ex-Yougoslavie) et Albanie.

L’Ukraine —dont le territoire de 600 000 km2 fait tampon entre l’Otan et la Russie, et est traversé par les couloirs énergétiques entre la Russie et l’Union européenne— reste par contre autonome. Mais elle entre dans le « Conseil de coopération Nord-Atlantique » et, en 1994, dans la « Partenariat pour la paix », en contribuant aux opérations de « maintien de la paix » dans les Balkans.

En 2002, est adopté le « Plan d’action Otan-Ukraine » et le président Kuchma annonce son intention d’adhérer à l’Otan. En 2005, dans le sillage de la « révolution orange », le président Yushchenko est invité au sommet de l’Otan à Bruxelles. Immédiatement après est lancé un « dialogue intensifié sur l’aspiration de l’Ukraine à devenir membre de l’Otan » et, en 2008, le sommet de Bucarest donne le feu vert pour son entrée. En 2009, Kiev signe un accord permettant le transit terrestre en Ukraine des approvisionnements pour les forces de l’Otan en Afghanistan. Désormais l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan semble sûre mais, en 2010, le président nouvellement élu Ianoukovytch annonce que, tout en continuant la coopération, l’adhésion à l’UE n’est pas dans l’agenda de son gouvernement.

Entre temps cependant l’Otan est arrivée à tisser un réseau de liens à l’intérieur des forces armées ukrainiennes. Des officiers supérieurs participent depuis des années à des cours du Collège de Défense de l’Otan à Rome et à Oberammergau (Allemagne), sur des thèmes concernant l’intégration des forces armées ukrainiennes à celle de l’Alliance. C’est dans ce cadre que s’insère l’institution, auprès de l’Académie militaire ukrainienne, d’une nouvelle « faculté multinationale » avec des enseignants Otan.

Notablement développée aussi la coopération technico-scientifique dans le domaine des armements pour faciliter, à travers une plus grande interopérabilité, la participation des forces armées ukrainiennes à des « opérations conjointes pour la paix » sous conduite de l’Otan.

En outre, étant donné que « de nombreux Ukrainiens manquent d’informations sur le rôle et les objectifs de l’Alliance et gardent à l’esprit des stéréotypes dépassés de la Guerre froide », l’Otan a institué à Kiev un Centre d’information qui organise des rencontres et séminaires, et même des visites de « représentants de la société civile » au quartier général de Bruxelles.

Et comme n’existe pas que ce qui se voit, il est évident que l’Otan a un réseau de liaisons dans les milieux militaires et civils beaucoup plus étendu que celui qui est apparent. Comme le confirme le ton de commandement avec lequel le secrétaire général de l’Otan s’adresse le 20 février aux forces armées ukrainiennes, en les avertissant de « rester neutres », sous peine de « graves conséquences négatives pour nos relations ».

L’Otan se sent désormais sûre de pouvoir accomplir un nouveau pas dans son extension à l’Est, en englobant probablement la moitié de l’Ukraine, tandis qu’elle continue sa campagne contre « les stéréotypes dépassés de la guerre froide ».
Manlio
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Mar 4 Mar - 1:34

La Pologne, nouvelle tête de pont d’un plan de déstabilisation de l’Otan
par Andrew Korybko  


Un serviteur zélé des intérêts US, la Pologne endosse officiellement, dans sa relation avec l’Ukraine, le rôle du Turc de service  . À l’instar de la Turquie, qui s’est révélée être une plate-forme d’un intérêt géopolitique évident pour le transit des armes et le soutien en hommes et en matériel à destination des terroristes syriens, la Pologne fournit désormais le même type d’appui à leurs homologues ukrainiens. Donald Tusk, le Premier ministre polonais, a déclaré le 22 février 2014 que son pays assurait d’ores et déjà les soins nécessaires aux insurgés blessés de Kiev, des ordres ayant été effectivement donnés au ministère de l’Intérieur et aux Forces armées pour renforcer cette aide en mettant des hôpitaux à disposition [1]. Le ministre délégué à la Santé a confirmé les contacts de Varsovie avec les rebelles de Kiev pour « organiser la prise en charge des soins aux blessés ukrainiens. ». Il en découle que la Pologne a, de fait, élargi jusqu’à près de 500 kilomètres à l’intérieur de l’Ukraine la zone sur laquelle elle entend exercer son influence, tant par l’action souterraine que par la diplomatie. En Ukraine, les services de renseignement polonais ne se contentent manifestement pas « d’aider les blessés » [des groupes terroristes]. On peut à plus forte raison présumer que les régions ukrainiennes frontalières de la Pologne —Lvov et Volyn— sont plus fortement encore sous l’emprise de Varsovie. Coïncidence ou pas, la région de Lvov a déjà tenté de déclarer son indépendance. Comme Varsovie l’a fait (et le fait en ce moment) en Ukraine, Ankara a exercé son influence en profondeur à l’intérieur du territoire syrien au plus fort de la crise qui a affecté ce pays. N’oublions pas que la Turquie a, elle aussi, abrité et soigné sur son propre territoire les combattants (terroristes) blessés en Syrie.

Il convient d’examiner de plus près la similitude des rapports qu’entretiennent la Pologne et la Turquie avec leurs voisins respectifs, l’Ukraine et la Syrie, pour mieux comprendre comment a été appliquée, dans l’un et l’autre cas, la méthode d’intervention du « pilotage par l’arrière » .

Notons d’abord que la stratégie du « pilotage par l’arrière » a été définie comme « un appui militaire des USA qui restent dans l’ombre et laissent à d’autres les slogans et la propagande ». C’est la stratégie adoptée pour les guerres menées sur des théâtres d’opération où, pour diverses raisons, les États–Unis répugnent à s’engager ouvertement. Elle s’appuie sur l’utilisation d’alliés, de « caciques » régionaux en charge de l’avancement des objectifs géopolitiques et géostratégiques des États-Unis, à travers un dispositif de guerre asymétrique, tandis que Washington redéploie ses forces en Asie où il souhaite opposer à la Chine une dissuasion de type conventionnel. Sur la scène européenne comme au Proche-Orient, ce sont les USA qui tirent les ficelles : pour Washington, la Pologne et la Turquie sont les marionnettes rêvées, l’une et l’autre dressées contre leurs voisins respectifs, l’Ukraine et la Syrie. Les États-uniens prennent principalement en charge l’entraînement des bandes de « l’opposition » et le renseignement. La Pologne et la Turquie font leur part du travail en apportant un soutien direct au déploiement de ces groupes sur le territoire des pays attaqués.

En Ukraine, les États-Unis ont infiltré les ONG pendant plus de dix ans pour entrer dans la place, leur allouant entre autres cinq milliards de dollars pour « aider le pays à instaurer des institutions démocratiques » [2]. Dans la campagne de propagande menée contre Kiev, la NED (Fondation nationale pour la démocratie) [3]a joué un rôle majeur pour faire avaler au public ukrainien une version relookée de la vidéo fumeuse Kony 2012 utilisée auparavant comme prétexte au renforcement de la présence militaire US en Afrique centrale [4]. Les reportages effrayants de « Danny », sur CNN, ont de la même façon été utilisés en Syrie en 2012 pour discréditer le régime de Damas [5]

Mais les ressemblances ne s’arrêtent pas là.

La Pologne et la Turquie sont toutes deux des États frontaliers de l’Otan, la Pologne étant présentée comme « le plus important de tous les pays frontaliers de l’Alliance en terme de puissance économique, politique et militaire ». Comparés à leurs voisins ukrainiens et syriens, ces deux pays d’un intérêt géostratégique majeur bénéficient d’une supériorité écrasante en matière de démographie. Ils souffrent, l’un comme l’autre, de complexes d’infériorité hérités de la gloire impériale perdue (perte de l’Union avec la Lituanie pour la Pologne et perte de l’Empire ottoman pour la Turquie) . Ils partagent tous deux une frontière terrestre étendue avec les pays qui sont dans le collimateur pour « une transition démocratique ». Ils ont pareillement en commun des liens culturels et politiques importants avec leurs voisins, hérités des empires perdus, qui remontent loin en arrière, avant le déclenchement de leurs crises respectives. Cela leur confère des atouts de premier ordre, intangibles, pour intervenir sur le futur champ de bataille, de manière officielle et non officielle, et pour mener les opérations de renseignement.

La Pologne et la Turquie abritent aussi l’une et l’autre des installations militaires importantes : l’US Air Force dispose d’une base aérienne à Incirlik, au sud de la Turquie, un radar de la défense anti-missile étant positionné à l’Est. Pour sa part, la Pologne a mis à la disposition des USA la base aérienne de Lask et un avant-poste de la défense anti-missile dans le Nord-Est, près de Kaliningrad. Quand on observe les développements de la campagne menée par les insurgés qui s’acquittent, en Ukraine, de la tâche qui leur a été confiée, on fait un constat inquiétant : les méthodes des fascistes ukrainiens ressemblent de plus en plus à celles des djihadistes en Syrie. Comme à Damas en 2011, où des tireurs embusqués (identifiés comme des rebelles) tiraient à l’aveuglette sur la foule, des balles ont commencé à s’abattre sur les civils à Kiev, où même un reporter de la télévision russe RT a essuyé des tirs. On peut comparer la revendication par Lvov de son indépendance à la déclaration d’autonomie des Kurdes du Nord de la Syrie. Ces régions jouxtent, l’une comme l’autre, les frontières de l’État qui s’immisce dans les affaires intérieures de son voisin pour le compte du commanditaire US. On retrouve le même parallélisme dans la prise de contrôle, par les rebelles ukrainiens et syriens, des postes frontières assurant la liaison avec l’État qui les soutient. Ces manœuvres ont, pour Ankara et Varsovie, le mérite évident de faciliter le transit des armes, des hommes et du matériel à destination de la lignée de terroristes qu’ils ont engendrée. Quand les insurgés s’avèrent incapables de garder le contrôle des zones frontalières, ils recourent au pillage des entrepôts des forces gouvernementales qu’ils ont réussi à investir ; ils volent les armes, soit en les confisquant aux agents des forces de l’ordre qu’ils capturent, soit en les dérobant dans les bâtiments dont ils prennent le contrôle  [6]. Les djihadistes qui combattent en Syrie sont coutumiers des prises d’otages et des exécutions sommaires. Leurs épigones ukrainiens marchent dans leurs pas comme en atteste leur capture de soixante policiers à Kiev.

Les exemples relevés plus haut démontrent clairement que les opérations de déstabilisation menées en Ukraine et en Syrie suivent un plan bien établi Les États Unis sont aux commandes et appliquent leur stratégie du « pilotage par l’arrière ». Ils manipulent des États ébranlés par l’écroulement des empires dont ils faisaient partie. Ils ciblent des territoires d’intérêt majeur, situés là où ils préfèrent ne pas intervenir directement, tenir leur rôle secret, et nier à leur guise toute implication. Une autre pratique est de plus en plus largement répandue : l’utilisation de groupes extrémistes régionaux fanatisés pour soutenir une entreprise de déstabilisation au long cours. Au Proche-Orient, ce sont les radicaux islamistes qui ont été choisis pour organiser et exporter le chaos. En Ukraine, les « wahabistes locaux » sont, semble-t-il, recrutés de plus en plus souvent parmi les groupes d’extrême droite, voire nazis, pour la conduite de certaines opérations. L’Ukraine peut fort bien devenir le terrain d’entraînement des autres groupes d’extrême droite européens. On peut aussi redouter que les groupes de factieux qui opèrent actuellement en Ukraine décident de vendre leur savoir-faire au plus offrant dans les autres pays européens. Tout comme la Turquie fait le lit des extrémistes islamistes à travers le soutien qu’elle apporte à ceux qui combattent en Syrie, la Pologne courtise dangereusement l’extrême droite nationaliste ukrainienne, comme l’attestent ses déclarations de soutien aux groupes qui utilisent la violence, et la décision récente d’évacuer et de soigner les insurgés (sans parler des autres formes de soutien tenues secrètes, dont on ignore l’étendue). Tout comme les extrémistes islamistes ont échappé à ceux qui en tiraient les ficelles, et mettent à présent en danger tout le Proche-Orient, les groupes nationalistes d’extrême droite risquent de devenir incontrôlables en Ukraine et peuvent mettre en danger l’Union européenne toute entière. Quand on compare la Pologne à la Turquie, et l’Ukraine à la Syrie, on est obligé de constater que le « Printemps arabe » est désormais inscrit, beaucoup plus profondément qu’il n’y paraît, dans le paysage européen.
Andrew Korybko

Traduction
Gérard Jeannesson

Source
Oriental Review

       

 Note de l’Oriental Review : La féroce campagne anti-Assad que la Turquie a menée tout au long de ces trois dernières années s’est soldée par un désastre politique pour ce pays. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, s’efforce maintenant de rééquilibrer sa politique fort mal inspirée à l’égard de la Syrie. Il tente de retrouver des appuis régionaux et de reconquérir les faveurs de l’opinion publique, sa popularité s’étant effondrée en raison de son implication calamiteuse dans la tragédie syrienne. Sa dernière visite à Téhéran atteste du revirement spectaculaire opéré par la Turquie, aussi bien en ce qui concerne le raisonnement suivi que la manière d’aborder le problème syrien. Il semble bien que la Turquie ait tiré les leçons amères de l’expérience et compris ce qu’il en coûte de jouer le jeu de gouvernements étrangers dans ses relations avec un pays voisin. La Pologne sera-t-elle capable de réévaluer elle aussi, avec discernement, le rôle qui est le sien dans la crise abominable que traverse l’Ukraine ? La question reste ouverte .

[1] « Poland on standby to receive Ukraine’s wounded » by Mathew Day, The Telegraph 20 February 2014.

[2] “Remarks by Victoria Nuland at the U.S.-Ukraine Foundation Conference”, by Victoria Nuland, Voltaire Network, 13 december 2013.

[3] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Однако/Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

[4] Kony 2012 est une vidéo de propagande de l’association Invisible Children en vue de faire arrêter le chef de l’Armée de libération du Seigneur, Joseph Kony. Visionnée sur Internet par plus de 100 millions de personnes, notamment aux USA, elle a touché émotionnellement un large public sur la base d’affirmations simplistes et d’amalgames.

[5] « Danny » était le nom d’un activiste syrien, correspondant d’Al-Jazeera et de CNN, depuis Baba Amr (Homs) assiégé. En réalité, il s’agissait d’un jeune voyou rémunéré par les services secrets du Qatar pour faire accroire que la population de Homs était bombardée par le gouvernement syrien. Durant trois mois, il utilisa divers trucages pour que l’on entende et voit des bombardements imaginaires.

[6] “Rioters seize over 1500 guns in Ukraine mayhem –securty services” RT , 19 February 2014.
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Mar 4 Mar - 1:54

Les décideurs aiment bien mettent des jalons qui occultement pré_incarnent les objectifs  visés.

les chevrotants de l'anti_conspirationisme  diront mon oeil !!!!!!

et bien oui ; il faut regarder Ci-dessous un billet de banque ukrainien (il date de 2006).
l'oeil était dans le billet et regardait Caïn




avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Mar 4 Mar - 20:01

tchektuf a écrit:Les décideurs aiment bien mettent des jalons qui occultement pré_incarnent les objectifs  visés.

les chevrotants de l'anti_conspirationisme  diront mon oeil !!!!!!

et bien oui ; il faut regarder Ci-dessous un billet de banque ukrainien (il date de 2006).
l'oeil était dans le billet et regardait Caïn  



Ah ouais quand même!! tant pis pour les estropiés de l'anticonspirationnisme qui s'acharnent à ne rien voir...



Vladimir Poutine dénonce un coup d’État en Ukraine



Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a donné une conférence de presse à Moscou, ce matin. Il s’est notamment exprimé sur :


- L’éviction de l’ancien président Viktor Ianoukovitch :





« Le 21 février, sous la médiation des chefs de diplomatie de trois pays européens, la Pologne, l’Allemagne et la France, et en présence de mon représentant, le délégué russe aux droits de l’homme Vladimir Loukine, le président Ianoukovitch et l’opposition ont signé un accord en vertu duquel M. Ianoukovitch a pratiquement abandonné son pouvoir. Il a accepté tout ce que l’opposition exigeait. Nous avons joué un rôle dans son sort pour des raisons exclusivement humaines. À mon avis, il aurait été assassiné. J’ai du mal à le dire. Je pense toutefois qu’il n’a pas d’avenir politique. »


- Le changement de régime à Kiev :


« Il ne peut y avoir qu’une seule évaluation de ce qui s’est passé en Ukraine : c’est un coup d’État anticonstitutionnel et une prise de pouvoir par les armes. Les autorités ukrainiennes sont-elles légitimes ? Le Parlement est partiellement légitime, mais les autres ne le sont pas. Et le président ukrainien par intérim n’a pas la moindre légitimité. Il y a un seul président légitime du point de vue juridique. Il est clair qu’il n’a aucun pouvoir. Mais M. Ianoukovitch est bien sûr le seul président légitime du pays. »




- Les sanctions des Occidentaux :


« Ceux qui envisagent de décréter ces sanctions doivent songer en premier lieu aux conséquences qu’elles pourraient entraîner. Je pense que dans le monde actuel où tout est lié et où tous les pays dépendent les uns des autres, il est bien entendu possible de causer un préjudice, mais ce serait un préjudice réciproque. Quant au G8, je ne sais pas. Nous nous préparons au G8 et sommes prêts à accueillir nos collègues chez nous. S’ils ne veulent pas venir, c’est leur affaire. »


http://www.egaliteetreconciliation.fr/Vladimir-Poutine-denonce-un-coup-d-Etat-en-Ukraine-23849.html


Dernière édition par Archange le Lun 10 Mar - 20:46, édité 1 fois

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Ven 7 Mar - 20:29

Thierry Meyssan sur la demande de rattachement de la Crimée à la Russie



_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Sam 8 Mar - 0:43

et bien Archange  tu prends gout à l'intervention meyss(i)anique.
mais je crois que c'est pas le bon.

Il permet souvent d'y voir clair et l'essentiel dans le théatre géopolitique  qui est souvent là pour distraire et cacher les manoeuvres pour atteindre les objectifs non affichés .
Il réitere souvent cette évidence ,comme le fait M.Colon.
Cette obscénité outagreante du mensonge ne peut que hâter la feuille de route de l'apocalypse  et la recrudescence des vapeurs de la grande prostituée
n'incitent pas  à être un multi récidiviste de la réincarnation.
Guerrir le mal par le mal !!!!

la basses dilutions utilisées dans cette décennie font subodorer  une résurgence du 20éme siécle avec ses coups de semonces mondiales qui n'ont pas
fait plus d'effet qu'un pet d'âne mort, malgré les cents millions de victimes au bas meilleurs des mondes.

Et dire qu'il y a des garnements  qui sont toujours prêts à un tour de manége .
il faut chausser un 2éme cerveau pour immaginer  que la terre est encore le ciel de l'évolution pour ceux qui reviennent du ciel sur terre (dixit Steiner).

Pour sortir des tranchées pour combatrre, les soldats de 14_18 lampaient en larges rasades l'alcool qu'on leur distribuait.
je subodore que les 7 émes compagnies ont un peu abusé des barils de sagesse dans les campements du ciel avant de livrer la bataille, sur terre.
Il suffirait d'un Pierre Tornade à jeun sur son piafant tornado, tel un des cavaliers de l'apocalypse , pour impressionner l'ennemi et lui faire déposer les larmes de reptiliens.
Aprés tout, hitler a bien pleuré quand son canari favori est mort !!!

"Avec la foi gros comme un grain de   sénevé on peut déplacer des montagnes "
Matthieu,13_31 &32
l'essentiel est d'en avoir un grain, voire essuyer un grain

pour les avis de tempêtes tu peux aussi consulter

http://www.mondialisation.ca/region/fr-asie

http://www.mondialisation.ca/

http://www.mondialisation.ca/recherche?q=Europe+orientale

.
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Lun 10 Mar - 20:44

En fait je vais quasiment jamais sur le site de Meyssan, mais très souvent sur le site de Soral, qui le relaie régulièrement de toute façon. Ca permet de diversifier les points de vue pour ne pas gober trop vite ce que nous pondent les médias officiels; je suis pas pour autant systématiquement en phase avec certaines de ces infos "alternatives" (ils ont la censure facile sur les commentaires sur e&r ) mais c'est primordial de diversifier les sources d'info, parfois on pourrait se sentir presque optimiste à ce sujet quand on voit l'affluence qu'il y a sur ces sites mais on n'est jamais à l'abri de grandes désillusions dans le réel - ainsi la teneur des dialogues sur l'actualité au cours de mon dernier repas dans la belle-famille    No

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Lun 17 Mar - 20:03

Ukraine : l’Union européenne juge le référendum illégal et annonce des sanctions




L’Union européenne a officiellement condamné dimanche le référendum de dimanche en Crimée, le jugeant « illégal et illégitime », et a annoncé que des sanctions seraient décidées lundi.


« Le référendum est illégal et illégitime et son résultat ne sera pas reconnu », ont déclaré les présidents du Conseil européen et de la Commission, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, dans un communiqué commun. Ce scrutin est, aux yeux des Européens, « contraire à la Constitution ukrainienne et aux règles internationales », ajoutent-ils.

À la lumière des derniers développements, les ministres des Affaires étrangères vont « examiner la situation demain à Bruxelles et se prononceront sur des mesures additionnelles conformément à la déclaration des chefs d’État et de gouvernement le 6 mars », indique le communiqué.

Les dirigeants européens s’étaient entendus ce jour-là pour appliquer des sanctions ciblées, sous forme de gels d’avoirs et restrictions de visas, si la Russie n’engageait pas rapidement une « désescalade » de la tension.

Les ambassadeurs des 28 auprès de l’UE devaient se réunir dimanche en fin d’après-midi pour établir une liste de responsables russes et ukrainiens pro-russes visés par ces sanctions, a-t-on indiqué de source diplomatique. Cette liste ne s
era pas dévoilée avant la tenue de la réunion des ministres, qui doit débuter lundi à 09H30.

« Une solution à la crise ne pourra être trouvée qu’en travaillant ensemble sur le plan diplomatique, y compris par des discussions directes entre les gouvernements ukrainiens et russes », réitèrent MM. Barroso et Van Rompuy.
Cette solution « doit être basée sur l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine », soulignent-ils.
« Nous appelons la Russie à retirer ses forces armées pour les réduire aux effectifs d’avant la crise et dans leurs casernements permanents, en accord avec les accords existants », ajoute le communiqué.




_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Lun 17 Mar - 20:42

Référendum en Crimée

"Qualifier le référendum d’illégal du point de vue de la loi ukrainienne est une profonde sottise"



16 mars 2014
Par Jacques Sapir


Les résultats du référendum ont confirmé la volonté d’une majorité de la population de la Crimée de rejoindre la Russie. Ils ont aussi confirmé l’incapacité des dirigeants, qu’ils soient français ou de l’UE et des Etats-Unis, de saisir la nature de ce vote. On rappelle donc dans le texte qui suit quelques points d’importance.

1.La Crimée fut attribuée administrativement de la Russie à l’Ukraine dans le cadre de l’URSS en 1954. Ceci ne fit l’objet d’aucun vote des populations concernées. Lors de la dissolution de l’URSS en 1991, il fut admis que la Crimée resterait dans l’Ukraine, moyennant la reconnaissance de son statut de république autonome et le respect de la constitution.

2.Il y a eu, à la suite de 21 février 2014, une interruption de l’ordre constitutionnel en Ukraine. Ceci est reconnu par les pays occidentaux qui qualifient le gouvernement de « révolutionnaire ». Ceci découle surtout du fait que nulle autorité qualifiée (la Cour Constitutionnelle étant dissoute par le nouveau pouvoir) n’a constaté la vacance du pouvoir. Le nouveau gouvernement est d’ailleurs loin de représenter tous les Ukrainiens, comme on aurait pu s’y attendre logiquement. C’est donc une autorité de fait.

3.À la suite de cela, les autorités de la République Autonome de Crimée ont considéré que cela créait une nouvelle situation, dans laquelle les droits de la Crimée n’étaient plus garantis, et ont décidé la tenu du référendum du 16 mars. Leur décision est donc une réaction à la rupture de l’ordre constitutionnel à Kiev. Elle n’est ni légale ni illégale dans la mesure où cet ordre constitutionnel n’existe plus. Qualifier le référendum d’illégal du point de vue de la loi ukrainienne est donc une profonde sottise et montre de la part des dirigeants qui utilisent cet argument une incompréhension totale des principes du Droit.

4.Du point de vue du Droit international, deux principes s’opposent, l’intangibilité des frontières et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Si les pays qui aujourd’hui s’opposent au référendum avaient fait pression pour que le gouvernement de Kiev remette son pouvoir à un gouvernement de concorde nationale, réunissant toutes les parties en présence, ils auraient eu quelques droits à faire valoir le principe de l’intangibilité. Mais, ayant choisi de reconnaître unilatéralement un gouvernement ne représentant qu’une partie de la population, ils ne peuvent plus user de cet argument sans contrevenir directement au second argument, celui sur le droit des peuples. L’argument d’une illégalité du point de vue du droit international tombe alors de lui-même en raison de la carence des pays soulevant cet argument à faire valoir la nécessité d’un gouvernement de concorde national en Ukraine qui seul, avec une assemblée constituante, aurait été en mesure d’offrir une issue légale à cette crise.

5.Dans ces conditions, la seule position possible était de demander la présence d’observateurs officiels pour ce référendum. Cela ne semble pas avoir été fait. Les observateurs (députés du Parlement Européen) présents le sont donc en leur nom personnel. Ils disent ne rien avoir vu de scandaleux. Cela laisse cependant planer un doute sur les conditions de tenue du scrutin, mais ce doute provenant de l’attitude même des pays occidentaux, il doit profiter aux autorités de la République Autonome de Crimée. Ce vote, dans les faits, semble s’être tenu dans les conditions habituelles pour l’Ukraine.

6.On notera dans le cas de la France que les dirigeants qui aujourd’hui contestent le référendum en Ukraine sont ceux qui n’ont pas voulu reconnaître le résultat du référendum de 2005 et l’ont remplacé par un traité (le Traité de Lisbonne) qui ne fut pas présenté au peuple. Ces mêmes dirigeants on accepté le referendum séparant Mayotte des Comores et rattachant cette île à la France. Ces deux faits soulignent que la légitimité de la position de ces dirigeants sur la question du référendum de Crimée pourrait être facilement mise en doute.

7.Il convient maintenant de regarder l’avenir. Il ne fait guère de doute que la Russie reconnaîtra le référendum, même si – en théorie – elle peut toujours refuser l’adhésion de la Crimée. Le problème qui va être posé dans les semaines qui viennent est celui des provinces de l’Est de l’Ukraine ou des incidents mortels se multiplient. Toute tentative d’imposer une solution par la force risque de conduire à la guerre civile. Il est donc urgent que toutes les parties prenantes à cette crise, et ceci vaut pour les pays européens comme pour la Russie, exercent une pression conjointe sur les autorités de Kiev pour qu’elles constituent un gouvernement de concorde nationale réunissant tous les partis, pour qu’elles désarment les groupes extrémistes et qu’elles mettent sur pied les élections à une assemblée constituante. La signature de tout accord international par ce gouvernement ne saurait engager que lui-même. L’Union Européenne irait contre le droit si elle signait avec lui un quelconque traité.



http://russeurope.hypotheses.org/2116

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Mar 18 Mar - 10:17

comme je le pensais  l'ukraine ressmble un peu
au probleme des balkans qui a été le pretexte pour déclancher la ére guerre mondiale avec  ses conséquences.
la contagion pour la contestation du pouvoir central d'ukraine obligera ce qui couve à émerger plus clairement notamment les alliances géopolitiques entre les blocks. la progression des investissements militaires en Inde et en chine et dans les pays émergeants est assez révélateur,tandis qu'en europe elle stagne alors que  l'europe sert d'auxiliaire à l'impérialisme Usa.

voici un tableau  éloquent


Rang Pays; Depenses (en milliards USD) ; Part mondiale (%) ; Changement 1999-2008
1. Etats-Unis; 607,0 ; 41,5 ; +66,5%  
2. Chine*; 84,9 ; 5,8 ; +194,0%
3. France; 65,7 ; 4,5 ; +3,5%
4. Royaume-Uni; 65,3 ; 4,5 ; +20,7%
5. Russie*; 58,6 ; 4,0 ; +173,0%
6. Allemagne; 46,8 ; 3,2 ; -11,0%
7. Japon; 46,3 ; 3,2 ; -1,7%
8. Italie; 40,6 ; 2,8 ; +0,4%
9. Arabie Saoudite; 38,2 ; 2,6 ; +81,5%
10. Inde; 30,0 ; 2,1 ; +44,1%
11. Coree du Sud; 24,2 ; 1,7 ; +51,5%
12. Bresil; 23,3 ; 1,6 ; +29,9%
13. Canada; 19,3 ; 1,3 ; +37,4%
14. Espagne; 19,2 ; 1,3 ; +37,7%
15. Australie; 18,4 ; 1,3 ; +38,6%
TOTAL G1; 1188 ; 81 ; non disponible
TOTAL MONDE; 1464 ; 100 ; +44,7%




Washington et Bruxelles préparent quatre scénarios de sanctions contre Moscou

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Washington-et-Bruxelles-preparent-quatre-scenarios-de-sanctions-contre-Moscou-24047.html

Les États-Unis et l’Union européenne ont défini un éventail des sanctions éventuelles contre la Russie en cas d’escalade de la crise ukrainienne. Les mesures concrètes dépendront de l’évolution des événements autour de la Crimée et de l’Ukraine, écrit vendredi le quotidien Kommersant.

Selon les sources diplomatiques occidentales, Washington et Bruxelles préparent au moins quatre scénarios. La Russie a déjà promis de réagir à toutes les sanctions.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontre aujourd’hui à Londres son homologue américain John Kerry, qui espère faire revenir Moscou sur son soutien au référendum prévu en Crimée le 16 mars. Le secrétaire d’État a laissé entendre que les négociations pourraient durer jusqu’à samedi soir.

Kerry insistera sur la création d’un groupe de contact sur l’Ukraine, le retrait des "unités militaires supplémentaires" de Crimée et l’envoi d’observateurs internationaux sur place, l’ouverture de négociations entre la Russie et le nouveau gouvernement de Kiev et l’arrêt du soutien aux forces séparatistes en Crimée.

Selon les sources diplomatiques, cette liste correspond aux conditions avancées par Kerry au cours des entretiens avec Lavrov à Paris et à Rome la semaine dernière. Le week-end dernier le secrétaire d’État américain avait mentionné les mêmes points dans sa lettre adressée au gouvernement russe. Comme l’a déclaré Washington par la suite, la réponse de Moscou prouve que les autorités russes n’ont pas l’intention de changer leur position.

Sergueï Lavrov, à son tour, insistera sur l’application des accords du 21 février entre Viktor Ianoukovitch et les leaders de l’opposition, y compris la remise des armes illégales, la formation d’un gouvernement d’unité nationale et la réforme constitutionnelle. "Nous avions déjà parlé de la nécessité de remplir les accords signés par les ministres des Affaires étrangères européens. Nos homologues européens insistaient en disant que ces accords étaient du passé et nous appelaient à nous résigner en menaçant de conséquences", a expliqué la source diplomatique russe.

Selon les sources diplomatiques américaines et européennes, l’Occident a défini un éventail de sanctions contre la Russie mais la situation ne sera claire que quand la Russie exprimera sa position vis-à-vis des résultats du référendum. Washington et Bruxelles préparent plusieurs scénarios de sanctions pour réagir aux actions de Moscou. Ces mesures pourraient être réparties en quatre scénarios.

Le premier scénario, "le moins plausible" selon les diplomates occidentaux, serait le report du référendum de Crimée et l’acceptation par la Russie des conditions des USA et de l’UE. Dans ce cas les sanctions déjà adoptées contre la Russie seraient retirées. Rappelons que l’UE a suspendu ses négociations avec la Russie sur la libéralisation du régime de visas et l’élaboration d’un nouveau traité de coopération. Les États-Unis ont limité la coopération militaire et ont suspendu les négociations sur le renforcement des liens économiques avec la Russie.

Le deuxième scénario est baptisé "abkhaz" en Occident : la Crimée voterait pour l’adhésion à la Russie et Moscou reconnaîtrait simplement son indépendance. Cette démarche serait un facteur irritant considérable dans les relations entre la Russie et l’Occident mais les sanctions américaines et européennes seraient limitées. Les lignes de coopération déjà gelées ne seraient pas rétablies, les dirigeants occidentaux ne viendraient pas au sommet du G8 à Sotchi et des sanctions financières et de visas seront adoptées contre des personnalités officielles russes.

Le troisième scénario et le plus probable, selon les Occidentaux. En cas d’adhésion de la Crimée à la Russie des sanctions seraient adoptées contre des députés et des sénateurs russes, des hauts fonctionnaires de l’administration présidentielle, des hauts responsables de compagnies publiques russes et des entrepreneurs proches du Kremlin sous forme de restrictions de visas et de sanctions financières. La coopération militaire serait complètement interrompue et des restrictions sur les livraisons d’armes seraient à prévoir. La Russie serait probablement exclue du G8. Il est fort probable que les États-Unis et l’UE boycottent également les futurs événements internationaux en Russie.

Certaines sources occidentales mentionnent un quatrième scénario : l’annexion à la Russie d’autres régions ukrainiennes hormis la Crimée. Dans ce cas, Washington pourrait adopter des sanctions très sévères contre la Russie visant son isolement maximal. D’après les sources européennes, Bruxelles ne pourrait pas adopter de telles sanctions immédiatement au vu de la forte interdépendance des économies russe et européenne.

La Russie a déjà laissé entendre que toute sanction était inadmissible et ne resterait pas sans réponse.


Voir également sur E&R Ukraine et mer Noire : les véritables enjeux


La Russie prête pour la guerre économique

http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-Russie-prete-pour-la-guerre-economique-24093.html


Les différents ministères et structures économiques russes potentiellement concernés par de lourdes sanctions économiques ont été mobilisés pour préparer une riposte massive le cas échéant. La décision russe d’intégrer la Crimée est désormais irrévocable. Avec la quasi-totalité de la population russe et des forces politiques derrière lui, Vladimir Poutine s’apprête à affronter un Occident divisé, appauvri et contesté au sein même des nations qui le composent.

]La riposte russe sera totale en effet :
- ventes des bons du trésor des pays sanctionnant ;
- non-remboursement des prêts contractés par la Russie ou par les entreprises russes ;
- confiscation des actifs occidentaux ;
- achat de devises asiatiques en remplacement des devises occidentales ;
- fin du commerce avec l’Occident et virage asiatique vers la Chine et la Corée du Sud qui ont déjà été contactées dans ce sens et seront les premiers bénéficiaires de cette rupture ;
- fin de l’utilisation du dollar dans les échanges commerciaux

Les conséquences de cette riposte représentent une véritable catastrophe potentielle pour les économies européennes, notamment pour l’Allemagne, la Pologne et la France. Il est évident que cette riposte aura également des conséquences dramatiques pour l’économie russe, le temps qu’elle se réoriente massivement vers l’Asie.
.
La différence est, encore une fois, que Vladimir Poutine n’hésitera à en appeler à la solidarité nationale russe, contre le diktat occidental. Les gouvernements ouest-européens ne pourront pas, en revanche, compter sur la compréhension de leur population. En France, les médias « mainstream » ont essuyé leur première défaite face aux médias alternatifs. Décidés à passer sous silence la compromettante conversation de Catherine Ashton, ils ont été contraints au bout de cinq jours – et sous la pression des sites Internet alternatifs – d’évoquer le sujet.

La force de Vladimir Poutine reposent aujourd’hui sur la confiance qu’il inspire à la population russe, ainsi que sur son trésor de guerre. Ces deux atouts lui permettront d’amortir les conséquences d’une guerre économique, bien mieux que ses adversaires.

Les États-Unis ont une nouvelle fois sous-estimé la détermination de la Russie. Ils tentent de faire payer aux Européens leur nihilisme stratégique. Il y a tout lieu de croire que les Européens ne vont pas pousser la Russie dans une guerre que leurs économies exsangues, pour la plupart, ne leur permettront pas de mener. La France, plus que toutes les autres nations européennes, doit se libérer du joug malfaisant de Washington. Il est heureux de constater que l’incorruptible Jean-Pierre Chevènement se trouve en première ligne pour rappeler où se situe l’intérêt supérieur de la France, et palier les idioties de l’histrion BHL. Ce dernier s’efforce une nouvelle fois, d’entraîner le gouvernement français dans de nouvelles errances libyennes, où il ne trouvera que le ridicule qui s’est déjà abattu sur lui en Syrie. À ses côtés, nous trouvons désormais François Fillon, appelé à devenir le candidat souverainiste de l’UMP. Le Front de gauche a su, dès le début de la crise, définir les enjeux exacts, tout en étant lucide sur les forces en présence. Il en va de même pour le Front national, qui se situe dans une ligne purement gaullienne, mettant au centre l’intérêt supérieur de la Nation, en dehors de toute idéologie.

Le choix de l’Europe, et par conséquent du partenariat russe, contre le choix de l’Occident, et par conséquent de l’Union européenne, est désormais un thème qui dépasse les clivages politiques traditionnels. Les Français rejettent massivement l’ingérence nocive des États-Unis dans les affaires européennes, comme ils rejettent totalement son modèle civilisationnel.

Xavier Moreau
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Archange le Mar 18 Mar - 20:54

On a beau jeu de qualifier la Russie de dictature quand nous avons en France un président qui a une côte de popularité de 16%!!!   





Russie : Poutine de plus en plus populaire

13 mars 2014   François Dereims

https://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/russie-poutine-de-plus-en-plus-populaire

La cote de popularité du président russe Vladimir Poutine a atteint son plus haut niveau depuis trois ans, s’établissant à 71,6 %, phénomène lié au succès des JO de Sotchi et aux troubles en Ukraine. C’est ce que révèle ce jeudi le Centre russe d’étude de l’opinion publique (VTsIOM).

« Ces dernières années, plus de 60 % des Russes approuvaient le travail du président. Le record de popularité précédent [de M.Poutine] a été enregistré en mai 2012 (68,8 %), juste après son investiture à la tête de l’État russe », indiquent les sociologues. Les experts ajoutent que ces dernières semaines, la cote de popularité du président russe a augmenté de 9,7 %.
Les données du VTsIOM corroborent les résultats de l’enquête récemment réalisée par la Fondation opinion publique (FOM) révélant une hausse considérable de la cote de popularité du président Poutine.
Le sondage du VTsIOM a été mené les 8 et 9 mars 2014 auprès de 1.600 personnes vivant dans 130 agglomérations de la Fédération de Russie, la marge d’erreur statistique ne dépassant pas 3,4 %.

Source : RIA Novosti




--------------------------------




Xavier Moreau sur le référendum en Crimée

Source: ERTV







-----------------------------------





En direct- Crimée : l'Ukraine a subi des «coups inacceptables» à son intégrité






A Moscou, des partisans du Kremlin fêtent le rattachement de la Crimée à la Russie, le 18 mars 2014. (Photo Dmitry Serebryakov. AFP)



DIRECT


Obama et Merkel se sont entretenus par téléphone et ont estimé que la déclaration d’indépendance unilatérale de la Crimée et l’intégration à la Fédération de Russie était inacceptable.


L’essentiel


• Le président russe, Vladimir Poutine, a signé un traité sur le rattachement de la Crimée à la Russie et assuré que Moscou ne cherchait pas à intégrer à la Russie d’autres régions d’Ukraine.

• Le texte entre en vigueur dès ce mardi, mais une loi devra néanmoins être prochainement ratifiée à la Douma.

Kiev a immédiatement fait savoir que l’Ukraine ne reconnaissait pas un tel rattachement. Paris, Londres, Berlin, ou encore Washington dénoncent l’attitude du Kremlin.




19h50. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a prévenu mardi qu’une éventuelle incursion de la Russie dans l’est de l’Ukraine représenterait un acte «scandaleux» et a fait le lien entre la crise actuelle avec Moscou et l’avant Seconde guerre mondiale. John Kerry a dit devant un parterre d’étudiants réunis au département d’Etat qu’il ne pouvait pas imaginer «un geste aussi scandaleux dans le monde contemporain» et que cela représenterait un «énorme défi pour la communauté internationale».

«Cela serait une violation majeure et j’espère qu’on n’en viendra pas là», a insisté John Kerry interrogé sur la réponse qu’apporteraient les Etats-Unis en cas d’entrée de la Russie dans l’est de l’Ukraine.

19h30. Von Rompuy annule son voyage à Moscou. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a annulé la visite qu’il devait effectuer mercredi à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine sur la crise en Ukraine, a-t-on appris mardi de sources européennes. «La mission a été annulée parce que les Russes l’ont rendue publique», selon cette source.

Plusieurs sources européennes ont assuré que la visite devait rester confidentielle, mais que la partie russe l’avait révélée. «L’UE a décidé de ne pas effectuer cette visite dans ces conditions», a expliqué une source, en soulignant que le but était «l’affirmation de notre refus de l’annexion» de la Crimée et «des discussions sur la désescalade et la prévention de nouvelles initiatives déstabilisatrices».

18h55. Les militaires ukrainiens en Crimée peuvent désormais faire usage de leurs armes. Les militaires ukrainiens en Crimée ont été autorisés mardi à utiliser leurs armes à la suite d’une attaque contre une unité à Simferopol qui a coûté la vie à un militaire, a annoncé le ministère de la Défense. «Pour protéger les vies de nos soldats, les unités militaires ukrainiennes en Crimée ont été autorisées à utiliser leurs armes», selon un communiqué du ministère.

18h50. La Russie menace à son tour. Les sanctions prises contre la Russie par l’Union européenne et les Etats-Unis sont «inacceptables» et auront des conséquences, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à son homologue américain John Kerry.

«Les sanctions introduites par les Etats-Unis et l’Union européenne sont absolument inacceptables et ne resteront pas sans conséquences», a déclaré Sergueï Lavrov, selon un communiqué du ministère russe, qui précise que la conversation téléphonique a eu lieu à l’initiative de John Kerry.

18h20.«Des coups inacceptables» à son intégrité pour Obama et Merkel.«La déclaration d’indépendance unilatérale de la Crimée et l’intégration décrétée ce jour à la Fédération de Russie sont des coups inacceptables portés à l’intégrité territoriale de l’Ukraine», ont souligné les deux dirigeants, selon ce communiqué. Ils ont également souligné que le «soi-disant référendum» organisé dimanche en Crimée allait «à l’encontre de la Constitution ukrainienne et du droit international».

Ils ont toutefois fait part de «leur disposition à vouloir poursuivre la voie du dialogue politique et de la communication», selon la même source.

L'«annexion» jugée illégale par les Occidentaux

18h05.L’UE va renouveler sa condamnation de ce qu’elle estime être une «annexion illégale». Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, doit se rendre mercredi à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine. Ce déplacement interviendra à la veille du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, qui, selon Van Rompuy, doivent renouveler leur condamnation d’une «annexion illégale» et y apporter une réponse «dans l’unité».

17h50.«C’est un crime de guerre». Le Premier
ministre ukrainien Arseni Iatseniouk (photo AFP) a estimé mardi que le conflit avec la Russie en Crimée entrait dans une phase militaire, après des tirs sur des soldats ukrainiens. «Le conflit passe de la phase politique à une phase militaire», a déclaré Iatseniouk. «Aujourd’hui les troupes russes ont commencé à tirer sur nos soldats. C’est un crime de guerre», a-t-il affirmé. Iatseniouk a demandé la convocation d’une réunion des ministres de la Défense ukrainien, russe, américain et britannique «pour éviter la poursuite de l’escalade».

17h45. Olexandre Tourtchinov compare Poutine à Hitler. Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a accusé Vladimir Poutine de suivre l’exemple de l’Allemagne nazie en «annexant» la péninsule ukrainienne de Crimée. «Les autorités russes ont lancé aujourd’hui un sale jeu pour annexer la Crimée. C’est avec l’annexion de territoires d’autres Etats par l’Allemagne nazie qu’a commencé la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui Poutine suit l’exemple des fascistes du 20e siècle», a-t-il déclaré au cours d’un point de presse.

L'Union européenne et les Etats-Unis réitèrent leurs menaces de sanctions contre la Russie

17h40. Washington promet des sanctions. Les Etats-Unis ont annoncé mardi qu’ils allaient prendre de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, quelques heures après l'«annexion» de la Crimée par Moscou. «Nous condamnons la décision de la Russie d’annexer officiellement» la Crimée, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, ajoutant que Washington prendrait de nouvelles sanctions, après une première salve annoncée lundi.

17h15. L’Union européenne «ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l’annexion de la Crimée et de Sébastopol»par la Russie, ont affirmé dans une déclaration commune les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen.

«La souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de l’Ukraine doivent être respectées. L’UE n’a reconnu ni le référendum illégal et illégitime en Crimée ni son résultat. L’UE ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l’annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie», ont déclaré José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy.

17h10. Un militaire ukrainien a été tué en Crimée. L’événement a eu lieu lors d’une tentative d’assaut contre son unité militaire à Simferopol, chef-lieu de la Crimée occupée par les troupes russes, a annoncé le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense en Crimée. «Au cours de l’assaut contre une base militaire à Simferopol, un militaire ukrainien est décédé après avoir été blessé au cou. Un autre militaire a été blessé», a déclaré Vladislav Seleznev.

15h55.L’Ukraine ne reconnaîtra jamais «l’annexion» de la Crimée par le Russie, a déclaré mardi le président par intérim Olexandre Tourtchinov. «L’Ukraine et le monde entier ne reconnaîtront jamais l’annexion du territoire ukrainien», a déclaré Tourtchinov. «C’est une décision dangereuse qui n’a aucune conséquence juridique. C’est une provocation dangereuse pour l’Europe et le monde», a-t-il ajouté.

15h20. Le président américain, Barack Obama, invite les dirigeants du G7 et de l’Union européenne à se réunir la semaine prochaine à La Haye, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire, pour débattre de la situation en Ukraine.

Hollande condamne le rattachement

15 heures. Le président français, François Hollande, «condamne» le rattachement de la Crimée à la Russie, que la France ne reconnaît pas, tout comme elle ne reconnaissait pas le référendum de dimanche. «Le prochain Conseil européen les 20 et 21 mars prochains doit fournir l’occasion d’une réponse européenne forte et coordonnée à la nouvelle étape qui vient d’être franchie», estime le chef de l’Etat français (photo AFP) dans un communiqué.

14h50. La chancelière allemande, Angela Merkel, juge le rattachement de la Crimée à la Russie «contre le droit international». Elle a souligné que les «organisations internationales comme le Conseil de sécurité de l’ONU, l’OSCE, et le Conseil européen» partageaient ce point de vue. La chancelière a néanmoins assuré que le dialogue avec la Russie devait se poursuivre. «Parallèlement aux sanctions prises, nous allons privilégier le dialogue, nous allons privilégier la discussion», a-t-elle martelé.

14h45. Londres suspend toute coopération militaire avec la Russie, y compris les licences d’exportation en cours. De son côté, le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, dénonce une «confiscation de territoire».

14h10. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague (photo AFP), juge «regrettable» que la Russie ait «fait le choix de l’isolement» en signant mardi un accord historique sur le rattachement à la Russie de la Crimée, péninsule du sud de l’Ukraine. Devant la Chambre des Communes à Londres, Hague fait également état de «probables» sanctions supplémentaires contre Moscou.

Kiev ne reconnaît pas le rattachement 

14 heures.Kiev refuse de reconnaître le rattachement de la Crimée, annoncé par le Kremlin. «Nous ne reconnaissons et ne reconnaîtrons jamais la soi-disant indépendance et le soi-disant accord sur le rattachement de la Crimée à la Russie», déclare ainsi le porte-parole de la diplomatie de Kiev, Evguen Perebyïnis, ajoutant que l’accord signé à Moscou n’avait «rien à voir avec la démocratie, le droit et le bon sens».

13h45. Le parti de Vitali Klitschko, ex-champion de boxe et candidat à la présidentielle ukrainienne du 25 mai réclame «une rupture immédiate» des relations diplomatiques avec la Russie.

13h20. Le Kremlin annonce le rattachement de la Crimée à la Russie dès ce mardi, jour de signature de l’accord entre les nouvelles autorités prorusses de Crimée et Moscou. Même si ce document est immédiatement entré en vigueur, les parlementaires russes devront ratifier une loi incluant dans la Fédération de Russie deux nouveaux sujets, la Crimée et la ville de Sébastopol qui y jouit d’un statut particulier. La date de cette ratification, une simple formalité, n’a pas été précisée.


13 heures. Le président russe Vladimir Poutine signe avec les nouveaux dirigeants pro-russes de Crimée un accord sur le rattachement de cette péninsule du sud de l’Ukraine à la Russie. L’hymne russe a retenti immédiatement après la signature, dans la salle d’apparat où se tenait la cérémonie. 


Poutine signe l’accord entérinant le passage de la Crimée sous le giron russe, le 18 mars. Photo AFP

«La Crimée reste une partie intégrante de la Russie»

12h30. Poutine assure que la Russie ne souhaitait pas la scission de l’Ukraine. «Ne croyez pas ceux qui vous font peur au sujet de la Russie, qui vous disent qu’après la Crimée, vont suivre d’autres régions», dit-il à l’adresse des Ukrainiens. «Nous ne voulons pas la scission de l’Ukraine, nous n’en avons pas besoin», a-t-il ajouté.

«Dans le cœur et la conscience des gens, la Crimée était et reste une partie intégrante de la Russie», a-t-il dit. «Cette conviction, fondée sur la vérité et la justice, était inébranlable, s’est transmise de génération en génération, et aussi bien le temps que les circonstances ont été impuissantes face à elles», a-t-il ajouté.

La Crimée avait été offerte en 1954 à l’Ukraine par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev, une décision prise selon Poutine «en violation des normes constitutionnelles» de l’époque.


«Quand la Crimée s’est retrouvée soudain dans un autre Etat (après la chute de l’URSS, ndlr), la Russie a alors senti qu’on ne l’avait pas seulement volée, mais pillée», a poursuivi Poutine. «Les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont adressés à la Russie pour lui demander de garantir les droits et les libertés des habitants locaux, ne pas accepter ce qui s’est passé et ce qui se passe maintenant à Kiev, Donetsk, Kharkov», a-t-il encore déclaré. «Nous ne pouvions pas laisser la Crimée et ses habitants dans le malheur, sinon cela aurait tout simplement été une trahison», a-t-il estimé.

12h15. Poutine s’exprime devant les deux chambres du Parlement russe, les gouverneurs et les membres du gouvernement russe. Il s’en prend aux Occidentaux, qui «ont franchi la ligne rouge et se sont comportés de manière irresponsable» dans la crise ukrainienne, accuse-t-il, en se livrant à une dénonciation en règle des pays qui contestent l’annexion en cours de la Crimée, accusés de faire preuve de «cynisme», d’agir selon «le droit du plus fort» et «d’ignorer le droit international». 

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2694
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par tchektuf le Mer 19 Mar - 0:23

la lie de l'humanité hyper diplomée et en cravatte.
Arhiman etend son fief. excellent spectacle pour prendre des décisions pour les vies futures.
pas besoin de gaspiller ses énérgies à réagir ce ce satanic show permi par le vote des electeurs  du bloc occidental.
Par les articles
Washington et Bruxelles préparent quatre scénarios de sanctions contre Moscou
et
La Russie prête pour la guerre économique
on voit ce qui se profile maintenant à l'horizon
quand on voit que la crimée risque d'être le point de départ d'une réorganisation du monde,on peut rester songeur
c'est dans cette région que la paix a été décidée à Yalta  en février 1945 avec 2 francs maçons:Roosevelt et Churchill et un tyran staline .(que du beau linge) que risque de se rallumer les feux de la guerre.

l'avis de Xavier Moreau apporte des compléments d'information qui met encore en relief  la truculence de l'égrégore du mensonge que peut développer l'occident encore et toujours,occident déjà bien oxydé et bienôt oxcis et certainement pas oxigéné.
là où il y a de la géne ,ya pas de plaisir.

A quant le prochain karma show ?
avatar
tchektuf

Messages : 433
Date d'inscription : 05/11/2013
Localisation : aura de france

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La guerre froide II? En Ukraine, c'est la guerre entre l'OTAN et la Russie

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 4 1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum