La Table d'Emeraude, un des textes fondateurs de l'alchimie

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La Table d'Emeraude, un des textes fondateurs de l'alchimie

Message par Admin le Ven 11 Mai - 21:04


Source: http://www.esonews.com/Alchimie/table_emeraude/index.asp






La Table d'Emeraude (Tabula Smaragdina) est un des textes fondateurs de l'alchimie.




La découverte, vers l'an mille, de ce texte mystérieux bouleversa les pensées.
on dit que le texte contenait les arcanes d'un savoir immense aussi ancien que le monde.
La copie latine (ci-contre) de ce texte permit sa diffusion.
Les études modernes ont défini sa provenance d'un original égyptien en langue grecque du IVème siècle de notre ère.
Des légendes inépuisables sont apparues autour de ce texte. La plus fameuse racontait que son auteur mythique l'avait inscrit sur l'émeraude chue du front de Lucifer, le jour de la défaite de l'ange rebelle : ainsi vint qu'on l'appellât la Table d'Emeraude...





Traduction de Fulcanelli,
Les Demeures Philosophales
:




Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; par ces choses se font les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d'un, par la méditation d'un, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation. Le Soleil en est le père, et la Lune la mère. Le vent l'a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle. Le Père de tout, le Thélème du monde universel est ici. Sa force ou puissance est entière si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l'épais, doucement avec grande industrie. Il monte de la terre et descend du ciel, et reçoit la force des choses supérieures et des choses inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire du monde, et toute obscurité s'enfuira de toi. C'est la force, forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute choses solide. Ainsi, le monde a été créé. De cela sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné. C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie universelle. Ce que j'ai dit de l’oeuvre solaire est complet.




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Re: La Table d'Emeraude, un des textes fondateurs de l'alchimie

Message par Archange le Sam 3 Mai - 13:45

Tabula Smaragdina aurait été retrouvée entre les mains d'Hermès, dans la grotte lui servant de tombeau. Texte fondateur mais pas des plus anciens, les alchimistes lisent en lui l'œuvre entier de la nature et le procédé pouvant aboutir à l'obtention de la pierre philosophale.
La Table d'émeraude d'Hermès Trismégiste, Père des philosophes
I. Il est vrai sans mensonge, certain et très véritable.
II. Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose.
III. Et comme toutes les choses ont été, et sont venues d'un, par la méditation d'un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation.
IV. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l'a porté dans son ventre; la terre est sa nourrice.
V. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière,
VI. Si elle est convertie en terre.
VII. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l'épais doucement, avec grande industrie.
VIII. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde et pour cela toute obscurité s'enfuira de toi.
IX. C'est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide.
X. Ainsi le monde a été créé.
XI. De ceci seront et sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici.
XII. C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j'ai dit de l'opération du soleil est accompli, et parachevé.
La Table d'Emeraude (Tabula Smaragdina)
 

La fabrication de la pierre philosophale résulte d'une démarche chimique complexe. L'alchimiste doit trouver la Prima Materia dans les profondeurs de la terre, puis la dissoudre, c'est-à-dire la transformer en eau, avant d'en évacuer la quantité superflue. C'est ce qu'on appelle la volatilisation. Le produit issu de ces premières modifications est coagulé et transformé en matière visqueuse. Ce n'est qu'ensuite que l'on peut séparer les matières et retirer les plus pures qui constitueront la Pierre Philosophale.
Pour simplifier, on peut expliquer le processus par 3 opérations portant le nom de la couleur qui lui est associée.
1- Œuvre au noir ou putréfaction, permettant de débarrasser la matière de ses impuretés.
2- Œuvre au blanc ou albification de laquelle résulte une pierre blanche capable de transmuter le métal de base en argent.
3- Œuvre au rouge, Grand Œuvre ou rubification qui est l'obtention de l'or, de la pierre philosophale. Elle est symbolisée par le phénix, oiseau mythique qui renaît de ses cendres.
Si l'obtention de la pierre philosophale peut être issue de ces trois principes de transformation, il existe une seconde théorie, celle du soufre et du mercure, reposant sur la purification des 4 éléments.
La Table d'Emeraude (Tabula Smaragdina)
La théorie du soufre et du mercure (selon la tradition arabe)
Matière première
> Terre
> Soufre> Feu
> Sel> Quintessence (extrait des 4 éléments purifiés)
> Mercure> Eau
> Air
Le pouvoir de la pierre philosophale naît de la perfection de sa composition, alliant dans des proportions harmonieuses métaux et éléments de base auxquels s'ajoute la quintessence, cinquième élément de synthèse. Elle permet d'obtenir l'élixir de vie ou or potable et de transmuter les métaux en or.
 
 
Le Kybalion est un livre qui a été écrit aux États-Unis, par trois initiés : William Walker Atkinson, Paul Foster Case et Mabel Collins. Traduit en français en 1917, c'est le complément indispensable à la Table d'Émeraude.
Ce livre est le résultat d'une transmission orale de la doctrine hermétiste d'initié à initié à travers les siècles. Cette chaîne, à travers le temps, s'est appelée le Kybalion. Sa connaissance embrasse les rapports de l'Homme avec la Nature. Sa pratique rend l'Initié « Roi de l'Univers Matériel » d'où son nom d'Art Royal. On y trouve les définitions des sept Principes Hermétiques, des Lois de la Vie, de l'Univers Mental, du Divin Paradoxe, du Tout, des Plans de Correspondance, de la Vibration, de la Polarité, etc.
C'est de l'ancienne Égypte que nous viennent les enseignements ésotériques et occultes fondamentaux qui ont si puissamment influencé les philosophies de toutes les races, des nations et des peuples depuis plusieurs milliers d'années.
L'Égypte, patrie des pyramides et des sphinx était le berceau de la Sagesse cachée et des enseignements mystiques. Tous les pays ont emprunté à ses Doctrines Secrètes. L' Inde, la Perse, la Chaldée, la Médée, la Chine, le Japon, la Syrie, l'ancienne Grèce, Rome et les autres nations anciennes prirent libéralement leur part à la fête du Savoir que les Hiérophantes et les Maîtres du Pays d'Isis avaient si abondamment pourvue pour ceux qui étaient préparés à partager la somme de Science Mystique et Occulte dévoilée par les Maîtres de cette antique contrée.
Les 7 « principes » hermétiques transmis par le Kybalion sont les suivants :
1. Le Principe de Mentalisme [MENTALISM]
"Le Tout est Esprit ; l'Univers est Mental."
Ce Principe implique cette vérité que "Tout est Esprit". Il explique que le Tout qui est la Réalité Substantielle se trouvant dans toutes les manifestations et les apparences extérieures que nous connaissons sous le nom d’ "Univers Matériel", "Phénomène de la Vie", "Matière", "Energie", et en un mot tout ce qui est apparent est Esprit lequel, en lui-même, est inconnaissable et indéfinissable, mais qui peut être considéré et pensé comme un Esprit Universel, Infini, Vivant.
Il explique encore que le monde ou l’univers "phénoménal" n’est qu’une simple Création Mentale du Tout sujette aux Lois des Choses Créées ; que l’univers considéré dans son entier ou dans ses parties, existe dans l’Esprit du Tout, que c’est dans cet Esprit "que nous vivons, que nous agissons et que nous sommes nous-mêmes". Ce Principe, en établissant la Nature Mentale de l’Univers, explique facilement tous les divers phénomènes mentaux et psychiques qui occupent une si grande place dans l’attention publique et qui, sans explications, ne sont pas compréhensibles et défient toute interprétation scientifique.
2. Le Principe de Correspondance [CORRESPONDENCE]
"Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas ; ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut."
Ce Principe implique la Vérité qu’il y a toujours un rapport constant entre les lois et les phénomènes des, divers plans de l’Etre et de la Vie. Le vieil axiome hermétique l’explique en ces termes. "Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas ; ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut". Comprendre ce principe confère les moyens de résoudre bien des paradoxes obscurs et bien des secrets cachés de la Nature.
Il existe des plans de vie que nous ignorons complètement ; mais quand nous leur appliquons le Principe de Correspondance, nous devenons capables de comprendre plus loin qu’il ne nous aurait été possible de le faire autrement. Il se manifeste et s’applique partout dans l’univers, sur les divers plans de l’univers matériel, mental et spirituel ; c’est une Loi Universelle.
3. Le Principe de Vibration [VIBRATION]
"Rien ne repose ; tout remue ; tout vibre."
Ce Principe implique la vérité que "tout est en mouvement", "tout vibre", "rien n’est à l’état de repos", faits que la science moderne accepte et que toute nouvelle découverte scientifique tend à vérifier. Il y a des milliers d’années que les Maîtres de l’ancienne Egypte ont énoncé ce Principe hermétique. Il explique que les différences existant entre les diverses manifestations de la Matière, de l’Energie, de l’Ame, et même de l’Esprit, sont la conséquence d’une proportion inégale de Vibrations. Depuis le Tout, qui est l’Esprit Pur, jusqu’aux formes les plus grossières de la matière, tout vibre ; plus grande est la vibration, plus haute est la position sur l’échelle. La vibration, de l’Esprit est tellement intense et si infiniment rapide qu’elle est pratiquement en repos, de même qu’une roue qui tourne avec une grande rapidité paraît arrêtée. A l’autre extrémité de l’échelle il y a les formes grossières de la matière dont les vibrations sont si lentes qu’elles paraissent ne pas exister. Entre ces deux pôles opposés, il y a des millions et des millions de degrés différents de vibrations.
Depuis le corpuscule et l’électron, depuis l’atome et la molécule jusqu’aux mondes et aux univers, tout se meut, tout vibre. Cela est vrai également pour l’énergie et pour la force, qui ne sont que des degrés différents de vibration ; cela est vrai encore pour le plan mental dont les vibrations régissent l’état, et même pour le plan spirituel.
4. Le Principe de Polarité [POLARITY]
"Tout est Double ; toute chose possède des pôles ; tout a deux extrêmes ; semblable et dissemblable ont la même signification ; les pôles opposés ont une nature identique mais des degrés différents ; les extrêmes se touchent ; toutes les vérités ne sont que des demi vérités ; tous les paradoxes peuvent être conciliés."

Ce Principe implique la vérité que "tout est double", "tout a deux pôles", "tout a deux extrêmes" ; ces phrases sont de vieux axiomes hermétiques. Elles expliquent les anciens paradoxes qui ont rendu perplexes tant de gens et que l’on a exprimés comme il suit : "La thèse et l’antithèse ont une nature identique, mais des degrés différents" ; "les contraires sont semblables et ne diffèrent que par leur degré" ; "les pôles opposés peuvent se concilier" ; "les extrêmes se touchent" ; "tout est et n’est pas, en même temps" ; "toutes les vérités ne sont que des demi-vérités" ; "toute vérité est à moitié fausse" ; "il y a deux faces à chaque chose", etc.
Le Principe de Polarité explique que, dans toute chose, il y a deux pôles, deux aspects opposés, et que les "contraires" ne sont en réalité que les deux extrêmes du même objet entre lesquels sont intercalés des degrés différents. Par exemple : le chaud et le froid bien "qu’opposés" sont en réalité une seule et même chose ; ils se distinguent simplement par une différence de degrés. Consultez votre thermomètre et voyez s’il vous est possible de découvrir où le "chaud" se termine et où le "froid" commence ! Il n’existe pas un "chaud absolu" ni un "froid absolu" ; ces deux termes "chaud" et "froid" indiquent simplement des degrés différents de la même chose, et cette "même chose" qui se manifeste comme "chaud" et "froid" est une simple forme, une Variante de la Vibration., Ainsi "chaud" et "froid" ne sont que les "deux pôles" de ce que nous appelons "Chaleur", et les phénomènes qui les accompagnent sont les manifestations du Principe de Polarité. Le même Principe est vrai dans le cas de "Lumière" et "Obscurité", qui sont une seule et même chose, la distinction consistant en une différence de degrés entre les deux pôles du phénomène. Quand la "nuit" nous quitte-t-elle et quand le "jour" commence-t-il ? Quelle différence y a-t-il entre "Grand et Petit ?" Entre "Facile et Difficile ?" Entre "Blanc et Noir ?" Entre "Tranchant et émoussé ? ’" Entre "Calme et Inquiet ?" Entre "Haut et Bas ?" Entre "Positif et Négatif ?".
Le Principe de Polarité explique ces paradoxes et aucun autre ne peut le remplacer. C’est encore, le même Principe qui agit dans le plan mental. Prenons un exemple extrême, mais radical, celui de la "Haine et de l’Amour", deux états mentaux en apparence totalement différents. Et encore, il y a différents degrés dans la Haine et dans l’Amour ; il y a même des sentiments intermédiaires pour lesquels nous employons les mots de "Sympathie" et "d’Antipathie" qui arrivent à se confondre si étroitement qu’on a souvent beaucoup de difficulté à savoir si quelqu’un vous est sympathique, antipathique ou s’il vous est indifférent. Ces sentiments opposés ne sont que des degrés différents d’un sentiment unique.
5. Le Principe de Rythme [RHYTHM]
"Tout s'écoule, au-dedans et au-dehors ; toute chose a sa durée ; tout évolue puis dégénère ; le balancement du pendule se manifeste dans tout; la mesure de son oscillation à droite est semblable à la mesure de son oscillation à gauche ; le rythme est constant."
Ce principe implique la vérité qu’il se manifeste dans toute chose un mouvement mesuré d’allée et venue, un flux et un reflux, un balancement en avant et en arrière, un mouvement pareil à celui d’un pendule, quelque chose de semblable à la marée montante et descendante, à une mer pleine et à une mer basse ; ce mouvement d’allée et venue se produit entre les deux pôles, dont le Principe de Polarité décrit il y a quelques instants, nous a montré l’existence.
Il y a toujours une action et une réaction, un progrès et un recul, un maximum et un minimum. Il en est ainsi pour tous les. éléments de l’Univers, les soleils, ’les mondes, les hommes, les animaux, l’esprit, l’énergie et la matière. Cette loi se manifeste dans la création et la destruction des mondes, dans le progrès et la décadence des nations, dans la vie de toute chose et enfin dans l’état mental de l’homme ; c’est pour cette dernière chose que les hermétistes estiment plus importante la compréhension du principe. Ce Principe et le Principe de Polarité et les méthodes pour les contrecarrer, les neutraliser,ont été minutieusement étudiés par les hermétistes, et les utiliser constituent une partie importante de l’Alchimie Hermétique Mentale.
6. Le Principe de Cause et d'Effet [CAUSE EFFECT]
"Toute Cause a son Effet ; tout Effet a sa Cause ; tout arrive conformément à la Loi ; la Chance n'est qu'un nom donné à la Loi méconnue ; il y a de nombreux plans de causalité, mais rien n'échappe à la Loi"
Ce Principe implique le fait qu’il existe une Cause pour tout Effet produit et un Effet pour toute Cause. Il explique que : "Tout arrive conformément à la Loi" ; que "jamais rien n’arrive fortuitement" ; que le Hasard n’existe pas ; que, puisque il y a des plans différents de Cause et d’Effet, et que le plan supérieur domine toujours le plan inférieur, rien ne peut échapper entièrement à la Loi.
Les hermétistes connaissent jusqu’à un certain point l’art et les méthodes de s’élever au-dessus du plan ordinaire de la Cause et de l’Effet. En s’élevant mentalement à un plan supérieur, ils deviennent la Cause au lieu d’être l’Effet. Les foules se laissent docilement emmener ; elles obéissent à tout ce qui les entoure, aux volontés et aux désirs de ceux qui sont plus puissants qu’elles, à l’hérédité, à la suggestion, et à toutes les autres causes extérieures qui les dirigent comme de simples pions sur l’Echiquier de la Vie. Les Maîtres, au contraire, s’élevant sur le plan supérieur, dominent leurs sentiments, leur caractère, leurs qualités et leurs pouvoirs aussi bien que ce qui les environne ; ils deviennent des Maîtres au lieu d’être des pions. Ils jouent le jeu de la vie au lieu d’être joués et dirigés par la volonté des autres et par les influences extérieures. Ils se servent du Principe au lieu d’être ses outils.

7. Le Principe de Genre [GENDER]
"Il y a un genre en toutes choses ; tout a ses Principes Masculin et Féminin ; le Genre se manifeste sur tous les plans."
Ce Principe implique la vérité que le Genre existe en tout ; les Principes Masculin et Féminin sont constamment en action. Cela est vrai, non seulement sur le Plan Physique, mais encore sur le Plan Mental et même sur le Plan Spirituel. Sur le Plan Physique, le Principe se manifeste sous la forme du sexe ;sur le Plan Supérieur, il prend des formes plus élevées, mais il est toujours le même.
Aucune création physique, mentale ou spirituelle n’est possible sans lui. La compréhension de ses Lois jettera la lumière sur bien des sujets qui ont constamment rendu perplexes l’esprit des hommes. Le Principe du Genre agit toujours pour créer et pour régénérer. Toute chose, tout individu, contient les deux Eléments Masculin et Féminin ou le grand Principe lui-même. Tout Elément Mâle a son Elément Féminin ; tout Principe Féminin contient le Principe Mâle.


http://www.hermeticum.info/fr/home.html

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Re: La Table d'Emeraude, un des textes fondateurs de l'alchimie

Message par Archange le Sam 3 Mai - 13:47




Histoire de l'alchimie


Le mot alchimie provient de l'arabe al-kimiya dont la signification est toujours discutée. Notons simplement un élément important : il semblerait que dans toutes langues, le mot d'alchimie se rapporte au Soleil, à ses mystères et à son caractère originel. Ainsi, la parenté hébraïque de kimiya serait Chemesh selon le nom donné à l'astre, le substantif turc chems signifiant également soleil. On peut donc parler d'un ensemble de théories ésotériques solaires.
Si le plus ancien adepte connu à ce jour est d'origine chinoise, l'alchimie dite alexandrine est née en Egypte, au IIIe siècle av. JC, alors que s'annonçait la période hellénistique dans le bassin méditerranéen. Sous l'impulsion d'Alexandre le Grand, les Grecs envahissent l'Egypte et imposent leur culture. C'est alors que le dieu Thot, représentant l'écriture et la connaissance, est assimilé au grec Hermès. L'Égypte devient au cours des siècles une terre propice à la cohabitation des idées et des religions et accueille païens, juifs, chrétiens et tous les courants mystiques et hermétiques. Naît alors l'idée gnostique selon laquelle la matière est fondamentalement mauvaise et que la rédemption ne peut être obtenue qu'en la dissociant de l'esprit.
Dès le IVe siècle, alors que l'Egypte devient romaine, les alchimistes se voient pourchassés pour leurs inquiétantes théories. L'éventualité de fabriquer de l'or pourrait en effet alimenter les mouvements anti-hégémoniques. Tous les manuscrits à connotation alchimique sont détruits. Pourtant, la science se répand à l'est de la Méditerranée, à Byzance et en Syrie notamment.
Au VIIe siècle, les Arabes conquièrent le Proche Orient en intégrant la culture des pays tombés sous leur suprématie. Les textes alchimiques sont traduits et représentent un grand centre d'intérêt pour ces hommes férus de science. Ils apporteront une dimension spirituelle à cette discipline en même temps qu'ils élaborent de nouvelles théories dont celle du Soufre et du Mercure.
L'alchimie arabe se propage peu à peu dans le monde chrétien occidental au début de la période médiévale. Les textes sont transcrits en latin par des moines. La science prend alors tout son sens spirituel, elle devient une quête, une recherche de la connaissance. L'idée d'investigation séduit particulièrement les novices occidentaux. Même si ses idées apparaissent parfois en contradiction avec la Chrétienté, cette pratique ne sera jamais assimilée à la sorcellerie et sera étudiée aussi par des membres de l'institution catholique. L'alchimie en tant que science devient indissociable de la quête spirituelle, de l'idée de perfection humaine. C'est pourquoi la plupart des alchimistes médiévaux sont devenus des pèlerins, parcourant l'Europe à la rencontre de savants et à la recherche d'indices pouvant les conduire à la pierre philosophale.
Venue de Byzance, la littérature hermétique se multiplie à la Renaissance. Mais l'alchimie perd peu à peu son caractère spirituel pour entrer au service des sciences proprement dites comme la médecine ou la physique. L'approche strictement mystique continue néanmoins de séduire des mouvements occultes tels les Roses Croix et plus tard la franc-maçonnerie.
Le XVIIe siècle représente une période prolifique pour les alchimistes allant de pair avec la redécouverte de l'Antiquité. Ouvrages hermétiques et oeuvres d'art se multiplient tandis qu'un mouvement rationaliste s'amorce. L'alchimie est jugée trop magique même par ses pairs. Au siècle suivant, alors que s'annonce l'ère pré-industrielle, la chimie rallie à sa cause les scientifiques occultes. Le XIXe siècle rejettera même la transmutation des métaux pour n'étudier que la combinaison des corps.
Aujourd'hui survivent quelques alchimistes à la recherche de la pierre philosophale, de l'élixir de vie, de la perfection de la nature. A la lecture des textes anciens, ils perpétuent une tradition laissée de côté par les progrès de la science. La transformation du plomb en or est une absurdité chimique même si quelques micro physiciens pensent pouvoir y parvenir par des procédés nucléaires malheureusement trop onéreux pour le résultat escompté. Néanmoins, la philosophie alchimique séduit encore nombre d'adeptes partout dans le monde.

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Re: La Table d'Emeraude, un des textes fondateurs de l'alchimie

Message par Archange le Dim 12 Avr - 11:30

Source: Elishean









Par Spartakus FreeMann




La Table d’Émeraude est un texte très court anciennement attribué à Hermès Trismégiste et exposant un condensé des opérations alchimiques du Grand Œuvre. On sait aujourd’hui que la « Tabula Smaragdina », fait partie d’un traité nommé Le livre du secret de la création et technique de la Nature (Balînus, Kitab Sirr al-Khaliqa wa San ’at al-Tabi’a), rédigé sous le règne du Khalife Ma’Mûn en 833.

« Voici ce que le prêtre Sagijus de Naplouse a dicté concernant l’entrée de Balinus dans la chambre cachée »

« Après mon entrée dans la chambre, où le talisman reposait, je me dirigeai vers un vieil homme assis sur un trône d’or qui tenait une tablette d’émeraude dans une main. Et sur celle-ci était écrit – en syriaque, le langage primordial – :

Voici la véritable explication, sur laquelle il ne peut y avoir aucun doute. Elle atteste : l’en-haut est comme l’en bas, et l’en bas est comme l’en-haut – l’œuvre du miracle de l’Unique. Et les choses sont émanées de de cette substance primordiale par un acte unique. Combien merveilleuse est cette œuvre ! C’est le principe majeur du monde et son conservateur. Son père est le soleil et sa mère est la lune. Le vent l’a porté en son sein, et la terre l’a nourri. Le père du talisman et le protecteur des miracles dont les pouvoirs sont parfaits, et dont les lumières sont homologuées ( ?). Un feu qui vient de la terre. Sépare la terre du feu, et tu atteindras le subtil encore plus inhérent que le grossier, avec soin et sagacité. Il s’élève de la terre jusqu’aux cieux, afin de tirer les lumières des hauteurs à lui, et les descendre jusqu’à la terre ; ainsi en son sein sont les forces de l’en-haut et de l’en bas : du fait de la lumière des lumières en son sein, ainsi les ténèbres s’enfuient à son approche. La force des forces, qui vainc toute chose subtile et pénètre dans toute chose grossière. La structure du microcosme est en accord avec la structure du macrocosme. Et de la même manière procède l’intelligible.

Et à cela a aspiré Hermès qui fut trois fois grand en sagesse. Et ceci est son livre qui est dissimulé dans la chambre » – Apollonius de Tyane : Le Livre du Secret de la Création et de l’Art de la Nature ou Livre de Balinus le sage sur les causes, vers 650 – 813 de notre ère.

Dans le Journal des Savants (1709), on lit ceci : « Hermès Trismégiste vient à son rang dans la liste. L’inscription de la Table d’Émeraude n’est pas un des moindres morceaux qui nous soient restés de lui, si l’on en veut croire les alchimistes. Ce précieux monument fut trouvé, disent-ils, par Sara femme d’Abraham dans le sépulcre d’Hermès qui était dans la vallée d’Hebron. Le cadavre d’Hermès tenait l’émeraude dans ses mains, et l’inscription phénicienne qui y était gravée se voit ici en latin. L’auteur convient qu’elle est très ancienne, et répond avec Borrichius à une partie des objections de ceux qui la croient supposée ».

Hermès.


Hermès est assimilé au dieu lunaire égyptien Thottrois fois grand car roi, législateur et prêtre. Ce terme désignerait donc à la fois un homme le sacerdoce) et un dieu (Mercure, sphère des esprits).
Au IIIè siècle de notre ère, on parlait beaucoup de sa doctrine, basée sur la science occulte, expliquée dans une quarantaine de livres grecs qui renfermaient l’essence de l’antique théogonie qui avait été à la base de l’initiation égyptienne. Ces documents ont servi aux alchimistes et occultistes pour leurs recherches. Le plus célèbre de ces documents étant la Table d’Émeraude car elle fut gravée sur une grosse émeraude portée au doigt par le grand-prêtre du collège des mages égyptiens.

La doctrine d’Hermès, qui procède par analogies, suppose des correspondances intimes et mystérieuses entre toutes les parties de l’univers visible et invisible. C’est elle qui a donné naissance à l’hermétisme, doctrine embrassant toutes les branches du savoir occulte et universel : l’alchimie, l’astrologie, la magie, l’ésotérisme…

Selon le Dictionnaire de Dom Pernetty il est « Mercure ou Hermès Trismégiste. Le plus ancien des Philosophes connus. C’est de son nom grec Hermès que ceux qui savent le Grand Œuvre, ont pris le nom de Philosophes Hermétiques ».

Ferdinand Hoefer, dans son Histoire de la chimie : « Nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion de nommer Hermès Trismégiste, que les alchimistes invoquent comme un oracle, et auquel ils font remonter l’origine de leur art. Mercure était, par une tradition universellement répandue, vénéré comme l’inventeur de tous les arts, chez les peuples les plus divers, chez les Égyptiens comme chez les Gaulois. Cicéron ne compte pas moins de sept Mercures, qui tous recevaient un culte divin [De natura Deorum, III]. Vulcain, Thoth ou Thath, et Cadmus, passent également pour avoir inventé plusieurs arts, qu’on mit plus tard sur le compte de Mercure ou d’Hermès. Vulcain ou Phtha, symbole du feu, était l’objet d’un culte particulier chez les prêtres d’Égypte. Thath, dont parle Platon est, selon quelques auteurs, le même que Hermès, portant le surnom de trois fois grand. Quant à Cadmos, que les Grecs font venir de la Phénicie, son nom sémitique grécisé signifie du côté de l’orient. Il est à remarquer que toutes les fois qu’il est question, dans les livres anciens, sacrés ou profanes, de quelque art jusqu’alors inconnu, on le fait venir des pays de l’orient, comme de la source primitive de toute science. Faut-il voir là une simple métaphore du soleil levant, et du culte de cet astre considéré comme la source de toute vie ? Ou bien serait-ce un indice vague d’une communication fort ancienne de la nation la plus reculée de l’orient, des Chinois, avec les Assyriens, avec les Perses et les Égyptiens ? Ces questions, d’un intérêt historique immense, nous paraissent à peu près insolubles. Hermès, tout à la fois dieu du ciel et de l’enfer, symbole de la vie et de la mort, évoquait, d’après les croyances mythologiques, les âmes des décédés, et opérait, avec son caducée, des transmutations et des miracles. C’est pourquoi les philosophes mystiques, les magiciens et les alchimistes, ne pouvaient et ne devaient choisir pour patron d’autre dieu qu’Hermès. De là, l’art transmutatoire des alchimistes reçut le nom d’art hermétique ; et il n’est pas étonnant que le métal, si utile à l’affineur et à l’orfèvre, que les Anciens appelaient eau-argent, et les Adeptes, l’essence du grand œuvre, fût consacré à cette divinité, dont il porte encore aujourd’hui le nom. Une fois engagé dans cette voie, on ne pouvait pas s’arrêter à demi chemin. Il était impossible que des hommes qui avaient voué à Hermès un culte aussi exclusif ne lui supposassent pas des écrits, afin de donner plus d’autorité aux leurs ; car la gloire du maître se réfléchit toujours sur celle du disciple. En effet, pendant que l’Antiquité garde un silence absolu sur les prétendus écrits d’Hermès, les philosophes de l’école d’Alexandrie, les disciples de l’art sacré, parlent sans cesse des œuvres d’Hermès, comme de la source de toute science. voici comment s’explique Jamblique :
« Hermès Trismégiste a écrit, selon Séleucus, vingt mille volumes sur les principes universels. Mais selon Manethon, c’est trente-six mille cinq cent vingt-cinq volumes qu’il a composés sur toutes les sciences ». [Jambl., de Mysteriis Aegypt., VIII, 1] ».

Édition originale du texte latin de la Table d’Émeraude.

Extrait de De Alchimia, Chrysogonus Polydorus, Nuremberg 1541.



Un peu d’histoire


Selon Eliphas Lévi, il faut comprendre la légende allégoriquement. La Table d’Émeraude en tant qu’objet n’a sans doute jamais existé, elle constitue un symbole ; l’Émeraude des Sages est en effet l’un des noms du Mercure des alchimistes, allusion à la couleur verte mentionnée par la plupart des auteurs sérieux.

Préambule d’Eliphas Lévi. Dogme et Rituel de la Haute Magie. P 127 :

« Nous signalons aux recherches de nos lecteurs un admirable traité attribué à Hermès Trismégiste, et qui porte le titre de Minerva Mundi. Ce traité se trouve seulement dans quelques éditions d’Hermès et contient, sous des allégories pleines de profondeur, le dogme de la création des êtres par eux-mêmes, ou de la loi de création qui résulte de l’accord de deux forces, de celles que les alchimistes appelaient le fixe et le volatil et qui sont, dans l’absolu, la nécessité et la liberté. On y explique les formes répandues dans la nature par la diversité des esprits et les monstruosités par la divergence des efforts. La lecture et la méditation de cet ouvrage sont indispensables à tous les adeptes qui veulent approfondir les mystères de la nature et se livrer sérieusement à la recherche du Grand Œuvre ».

Et dans son Histoire de la Magie (pages 77 et 78) : « C’est en Égypte que la magie se complète comme science universelle et se formule en dogme parfait. Rien ne surpasse et rien n’égale comme résumé de toutes les doctrines du vieux monde les quelques sentences gravées sur une pierre précieuse par Hermès et connues sous le nom de table d’émeraude ; l’unité de l’être et l’unité des harmonies, soit ascendantes, soit descendantes, l’échelle progressive et proportionnelle du Verbe ; la loi immuable de l’équilibre et le progrès proportionnel des analogies universelles, le rapport de l’idée au Verbe donnant la mesure du rapport entre le créateur et le créé ; les mathématiques nécessaires de l’infini, prouvées par les mesures d’un seul coin du fini ; tout cela est exprimé par cette seule proposition du grand hiérophante égyptien : « Ce qui est supérieur est comme ce qui est inférieur, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut pour former les merveilles de la chose unique. » Puis vient la révélation et la description savante de l’agent créateur, du feu pantomorphe, du grand moyen de la puissance occulte, de la lumière astrale en un mot. « Le soleil est son père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre. » Ainsi cette lumière est émanée du soleil, elle reçoit sa forme et son mouvement régulier des influences de la lune, elle a l’atmosphère pour réceptacle et pour prison. « La terre est sa nourrice. » C’est-à-dire qu’elle est équilibrée et mise en mouvement par la chaleur centrale de la terre. « C’est le principe universel, le TELESMA du monde. » Hermès enseigne ensuite comment de cette lumière, qui est aussi une force, on peut faire un levier et un dissolvant universel, puis aussi un agent formateur et coagulateur. Comment il faut tirer des corps où elle est latente, cette lumière à l’état de feu, de mouvement, de splendeur, de gaz lumineux, d’eau ardente, et enfin de terre ignée, pour imiter, à l’aide de ces diverses substances, toutes les créations de la nature. La table d’émeraude, c’est toute la magie en une seule page ».

Fulcanelli voyait aussi le mot Kloros, qui signifie vert dans les lettres Khi (Χ) et Rho (Ρ) du Chrisme. Il est à remarquer que si le texte est censé être d’origine grecque ou égyptienne, jamais la version originale n’a été retrouvée.

Fulcanelli, extrait du chapitre des Demeures Philosophales portant sur le cadran solaire du Palais Holyrood : « À notre avis, le cadran solaire écossais est une réplique moderne, à la fois plus concise et plus savante, de l’antique Table smaragdine. Celle-ci se composait de deux colonnes de marbre vert, selon certains, ou d’une plaque d’émeraude artificielle, selon d’autres, sur lesquelles l’oeuvre solaire était gravé en termes cabalistiques. La tradition l’attribue au Père des philosophes, Hermès Trismégiste, qui s’en déclare l’auteur, quoique sa personnalité, fort obscure, ne permet pas de savoir si l’homme appartient à la fable ou à l’histoire. D’aucuns prétendent que ce témoignage de la science sacrée, écrit primitivement en grec, fut découvert après le Déluge dans une grotte rocheuse de la vallée d’Hébron. Ce détail, dépourvu même d’authenticité, nous aide à mieux comprendre la signification secrète de cette fameuse Table, qui pourrait bien n’avoir jamais existé ailleurs que dans l’imagination, subtile et malicieuse, des vieux maîtres. On nous dit qu’elle est verte, – ainsi que la rosée de printemps, appelée pour cette raison Émeraude des philosophes, – première analogie avec la matière saline des sages ; qu’elle fut rédigée par Hermès, seconde analogie, puisque cette matière porte le nom de Mercure, divinité romaine correspondant à l’Hermès des Grecs. Enfin, troisième analogie, ce mercure vert servant pour les trois Œuvres on le qualifie de triple, d’où l’épithète Trismégiste […] ajoutée au nom d’Hermès. La Table d’Émeraude prend ainsi le caractère d’un discours prononcé par le mercure des sages sur la manière dont s’élabore l’Œuvre philosophal. Ce n’est pas Hermès, le Thoth égyptien, qui parle, mais bien l’Émeraude des philosophes ou la Table isiaque elle-même ».

Dans son Dogme et Rituel de la Haute Magie notamment, Eliphas Lévi en commente des passages. On trouve également un commentaire ésotérique de la Table d’émeraude dans le second tome du Serpent de la Genèse de Guaita (voir l’article sur ce site) :

TABULA SMARAGDINA HERMETIS VERBA SECRETORUM HERMETIS

Il est vrai, certain et sans mensonge, que tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas : pour accomplir le miracle d’une seule chose. De même que toutes choses tirent leur origine de la Chose Unique Seule, par la volonté et le verbe de l’Un, Seul et Unique qui l’a créée dans Son Esprit de même toutes les choses doivent leur existence à cet Un par ordre de la Nature et peuvent être améliorées par l’Harmonie avec cet Esprit.

Son Père est le Soleil, sa Mère la Lune, le Vent le porte dans son sein et sa nourrice est la Terre. Cette Chose est le Père de tout ce qui est parfait dans le monde. Son pouvoir est le plus parfait. Lorsqu’elle a été changée en Terre, sépare la Terre du Feu, le subtil de l’épais, mais soigneusement et avec beaucoup d’intelligence et d’industrie.

Elle monte de la terre vers le ciel et redescend, nouveau-né sur la terre entraînant ainsi en elle la puissance du Supérieur et de l’Inférieur. Ainsi, la splendeur du monde entier sera tienne et toute obscurité te fuira.

C’est le plus puissant de tous les pouvoirs, l’Énergie entre toutes les énergies, car il triomphe de toutes les choses subtiles et pénètre tout ce qui est solide. Car, c’est ainsi que le monde fut créé et que sont réalisées des combinaisons rares et des merveilles de toutes sortes.

C’est pourquoi on m’appelle HERMES TRISMEGISTUS, car je me suis rendu maître des trois parties de la sagesse du monde entier. Ce que j’ai à dire sur le chef-d’œuvre de l’art alchimique, l’Œuvre Solaire, est maintenant achevé.



Bibliographie


La table d’émeraude, recueil. Éd. Les Belles Lettres, collection Aux sources de la Tradition.

Corpus Hermeticum, Éd. Les Belles Lettres, collection Budé.

– Eliphas Lévi – Dogme et Rituel de la Haute Magie, Éd. Bussières, Paris V (anciennement Niclaus).

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– Blavatsky, H.P. Isis Unveiled. Theosophical University Press, 1972. pp 507-14.

– Burckhardt, T. Alchemy. Stuart and Watkins, London 1967 pp 196 -201.

– Davis, Tenny L. « The Emerald Tablet of Hermes Tristmegistus : Three Latin

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– Dobbs, B.J. « Newton’s Commentary on the Emerald Tablet of Hermes Trismegistus » in Merkel, I and Debus A.G. Hermeticism and the Renaissance. Folger, Washington 1988.

– Fulcanelli. Les Demeures Philosophales. Jean Jacques Pavert, Paris, 1964.

– Hall, M.P. The Secret Teachings of all Ages. Philosophical Research, L.A. 1977 pp CLVII -CLVIII.

– Holmyard, E.J. « The Emerald Table » Nature, Oct 6th pp 525-6, 1929.

– Holmyard, E.J. Alchemy, Pelican, Harmondsworth 1957. pp95-8.

– Linden, Stanton J. ed. The Mirror of Alchimy Composed by the Thrice-Famous and Learned Fryer Roger Bacon (1597), Garland, NY. 1992.

– Manzalaoui, M.A. Secretum Secretorum : Nine English Versions, Early English Text Society. OUP, 1977.

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– Schumaker, Wayne. The Occult Sciences in the Renaissance. University of California, Berkely 1972, pp 179-80

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– McLean, A & Tahil, P. Ampitheatre Engavings of Heinrich Kunrath. pp. 28, 73-6,

– Anon, Secret Symbols of the Rosicrucians (i.e. Paul Allen A Christian Rosenkreutz Anthology, Steinerbooks, third edition pp228-30)

– AMORC Supplementary Monograph: Hermetic Teachings RAD-13, Lecture Number 2, Inner hermetic teachings.

La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste : avec les commentaires
de L’Hortulain
/ [éd. par] Dr R. Allendy ; préf. de J. Charrot ; et front. hors-texte comment. par A.-M.-A. Gédalge. – Nouv. éd. [de la reprod. en fac-sim.]. – Paris : Éd. traditionnelles, 2000 (14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet). – 50 p.; 21 cm. Fac-sim. de l’éd. de Paris : Éd. du « Voile d’Isis », 1921.

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