Les processus chimiques dans les 4 imaginations cosmiques de Rudolf Steiner

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Les processus chimiques dans les 4 imaginations cosmiques de Rudolf Steiner

Message par Archange le Jeu 9 Jan - 18:24



Les quatre contributions du Dr. Armin Scheffler présentées ici sont initialement parues dans l'hebdomadaire Das Goetheanum – Wochenschrift für Anthroposophie en 1995 et 1996.

Elles se réfèrent aux conférences de Rudolf Steiner Quatre imaginations cosmiques La vie de l'âme dans sa participation au cours de l'année– (GA 229) parues aux Éditions Triades. En s'appuyant sur les résultats de la recherche scientifique moderne, l'auteur montre la présence de l'esprit à l'oeuvre derrière les phénomènes de la nature. Cette présence de l'esprit peut particulièrement être perçue aux points forts que sont nos fêtes cardinales dans le déroulement de l'année solaire. Armin Scheffler éclaire ainsi le sens de nos fêtes chrétiennes qui se commémorent à ces moments de l'année et au-delà, il montre qu'elles sont intimement reliées à la présence de la vie éthérique qui baigne la terre et les êtres qui l'habitent. Avec "de la clarté dans le détail et de la profondeur dans le tout", selon la devise de Rudolf Steiner, il réalise un travail qui dépasse la contribution scientifique pour s'étendre aussi à l'art et à la vie religieuse (au sens de religare, relier), dans une puissante synthèse comme seule l'anthroposophie permet de la faire actuellement.

Les gens de la terre que sont nos fermiers biodynamiques, y trouveront de nombreuses impulsions et thèmes de réflexion pour leur travail avec la terre, les plantes et les animaux. Mais aussi tous ceux qui oeuvrent au service de la vie (médecins, pharmaciens, pédagogues, artistes, scientifiques, etc.) y trouveront matière à méditer et à agir dans la conscience et la clarté de l'esprit.

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Re: Les processus chimiques dans les 4 imaginations cosmiques de Rudolf Steiner

Message par obsidienne le Jeu 9 Jan - 21:07

Voici un texte sur les saisons plus détaillé :

Les Archanges dans le cours de l'année

Manfred Krüger

Selon l'enseignement des Hiérarchies de Saint Paul et la conception de l'évolution spirituelle de Rudolf Steiner, les Archanges se situent immédiatement en dessous des Esprits du temps ou Archées (“ Primautés ” dans le sens de “ tout premier commençant ”), qui au moment de la première étape d'incarnation planétaire, l'Ancien-Saturne, ont accompli leur degré d'évolution correspondant à celui de l'humanité actuelle. Les Archanges sont les messagers des Primautés, c'est ce que signale leur nom: “ Anges d'Archées ”.

Les Archanges ont accompli leur “ degré d'évolution humanité ” à l'époque de l'Ancien-Soleil, la seconde étape d'incarnation planétaire générale. Ils y acquirent alors leur “ Je ”, par un don des Esprits de la sagesse (Kyriotetes) qui accomplissaient alors leur étape d'évolution d'Esprit de la forme.

La sagesse est aussi à l'origine des Archanges et “ la sagesse rayonne dans la lumière ”. Les Archanges sont rayonnants de lumière. On le nomme aussi “ Esprits du feu ”. L'Ancien-Soleil était une planète de lumière, comme l'Ancien-Saturne était une planète de chaleur.

De nos jours encore, la Terre reçoit sa lumière du Soleil. Les Archanges sont au service du Soleil. La position du Soleil détermine les saisons. Les Archanges sont les régents des saisons: printemps, été, automne, hiver, structurent le cours du temps rehaussé par les fêtes cardinales correspondantes: Pâques, Saint Jean, Saint Michel et Noël. Ces quatre saisons se tiennent sous la régence respective des Archanges Raphaël, Uriel (ou Oriphiel), Michaël (ou Michel) et Gabriel.

Leurs noms proviennent de la Tradition juive. Une ancienne prière juive dit en effet:

Vois, gardien d'Israël

Ne t'endors point ni ne t'assoupis;

À ma droite Michaël,

À ma gauche Gabriel,

Devant moi Uriel,

Derrière moi Raphaël,

Et au-dessus de moi

La présence de Dieu.

Gabriel, Raphaël, Uriel et Michaël font partie, avec Anaël, Zachariel et Samaël des sept Archanges « qui se tiennent devant le Seigneur ».

Dans la conférence donnée par Rudolf Steiner, le 13 octobre 1923, sur les relations réciproques des quatre Archanges des quatre saisons, le conférencier évoque d'abord le “ signe du Macrocosme ” tel qu'il est médité dans le Faust de Goethe:

Comme tout s'agite et se meut,

Pénètre tout, s'efforce, veut!

Mouvement des forces célestes,

Glissant puis reprenant l'essor

En se transmettant les seaux d'or,

Votre aile, avec de tendres gestes,

S'élance du ciel à travers

La Terre, emplissant d'ambroisie

Et d'universelle harmonie

De proche en proche l'univers! ”

(Traduction de Jean Malaplate: “ Goethe: Faust I & II ”, Ed. Flammarion)

Ou bien dans la version de Gérard de Nerval: “ Comme tout se meut dans l'univers! Comme tout, l'un dans l'autre, agit et vit de la même existence! Comme les puissances célestes montent et descendent en se passant de mains en mains les seaux d'or! Du ciel à la Terre, elles répandent une rosée qui rafraîchit le sol aride, et l'agitation de leurs ailes remplit les espaces sonores d'une ineffable harmonie ”.

Aux environs de 1770, Goethe a pris connaissance de l' Opus magico cabbalisticum ” de Georg von Welling. Ce livre renferme divers symboles de la Tradition occulte relatifs au Macrocosme. On admet qu'il connaissait aussi le “ Fama Fraternitatis R.C. ” dans lequel il est dit: “ Que vaut l'or, pour celui à qui la nature dévoile ses secrets, qui ne se réjouit pas de pouvoir faire de l'or — ou bien comme dit le Christ — de mettre le diable à son service, mais découvre plutôt les secrets du Ciel, et les Anges de Dieu qui s'élèvent et descendent, et se réjouit d'avoir son nom inscrit dans le livre de la vie ”.

Ce “ signe du Macrocosme ” reste un pâle symbole pour Goethe, par contre, il donna une forme concrète à l'Esprit de la Terre. L'Esprit de la Terre est une véritable imagination de Goethe.

Rudolf Steiner ne se contente pas d'une référence à Goethe; il saisit l'opportunité de cette imagination et la développe par la pensée. Le “ signe du Macrocosme ” devient pour lui une imagination concrète, aussi soigneusement construite que l'Esprit de la Terre.

L'Esprit de la Terre devient évident dans la changement des saisons: d'abord une image unique. Rudolf Steiner contemple la Terre dans son processus sal , sulfur et mercure , dans le processus de formation de la cendre, dans la polarité or-argent, dans la nature calcaire et l'activité du fer — et cela constamment en rapport avec chacune des entités archangéliques. Puis, en regard du “ signe du Macrocosme ”, tel qu'il fut artistiquement élaboré par Goethe, il donne la vue d'ensemble par cette immense imagination inspirée de l'activité des Archanges dans le cours de l'année.

Par cette activité imaginative-inspirative, l'esprit qui est en l'homme trouve un chemin vers l'esprit qui est dans l'univers. C'est alors que se manifeste la vérité suivante: ce qui est extérieur est intérieur. Comme la Tradition occulte l'a toujours révélé. Mais Rudolf Steiner montre que l'extérieur au sein de l'intérieur est quelque chose de tout différent. Un processus de combustion extérieure naturel doit être différencié d'un processus de combustion à l'intérieur de l'être humain. L'extérieur se comporte vis-à-vis de l'intérieur comme la mort vis-à-vis de ce qu'est la vie. Le rapport est déterminé par l'Archange qui mène les événements de la saison, de manière telle que cette vérité vaut pour les mondes supérieurs: Extérieur comme Intérieur — Au-dessus comme en dessous.

L'homme microcosme est un être vivant pénétré d'âme et d'esprit. Sa nature s'enchevêtre dans le cours de l'année par les Êtres vivants pénétrés d'âme et d'esprit que sont Gabriel, Raphaël, Uriel et Michaël, membres du Macrocosme.

Gabriel

C'est l'Archange du temps de Noël. Un Annonciateur: il annonce à la Vierge Marie la naissance de l'Enfant Jésus. Après la naissance, il veillera à son alimentation. Selon un recueil de versets religieux du Moyen Âge, on le désigne comme “ l'Archange qui fait pousser les épis de Dieu ”. La fête de Noël représente la fête de l'espoir, en même temps que la fête du souvenir de la “ chute ” de l'homme. Elle commence le 24 décembre, avec la fête d'Adam et Ève au Paradis. Gabriel chasse Adam et Ève du Paradis, en conséquence de la chute. Dans les jeux du Paradis de Oberufer, il leur crie: “ je vous rappellerai à travers la nuit des temps! ”. Pour cela, l'envoi du Fils était nécessaire. Sa naissance survint à Noël. Gabriel apporte le Message: “ Ave Maria gratia plena, Dominus tecum ” [Salut à toi, Marie, le Seigneur est avec toi!].

Auréolé des forces de la grâce, il apporte aussi le message aux bergers dans les champs et il veille sur les Rois. Il protège la fuite en Égypte et maîtrise de cette manière la totalité des événements de la naissance. Il est vraiment, à proprement parler, l'Archange de la naissance physique.

Rudolf Steiner décrit la Terre, la manière dont au printemps, elle inspire et en hiver, expire. Vue du Cosmos, elle apparaît telle un goutte de vif-argent (mercure). Il parle des processus sulfur , mercure et sal en liaison avec le langage alchymique. En hiver, le processus sulfur se retire complètement, remplacé par la formation de cendre et sous le croûte de sel de la Terre, les forces de la Lune s'imposent et se chargent de caractère terrestre par l'entremise de la cendre.

Au temps de Noël, la Lune s'unit à la Terre et la Terre devient Lune. Marie, la Mère devient aussi Vierge lunaire. Rudolf Steiner insiste: elle devient Lune, “ afin qu'elle soit à même d'accepter en Elle l'activité du Soleil ”. Le Fils est Soleil. De même que l'activité de la Lune prendra un caractère terrestre, au travers de la formation de cendre, ainsi le Fils solaire acceptera la nature terrestre et l'incorporera au travers du lait maternel. L'homme, la Terre et le Cosmos sont considérés là par Rudolf Steiner dans leurs relations mutuelles.

L'accès historique de l'humanité à la fête de Noël prend corps dans cette Image des images: l'Imagination de la Mère et de l'Enfant, telle que la donna Raffael de manière archétype dans la Madone des Sixtines. À hauteur du visage, se manifeste l'activité des étoiles; à hauteur de sa poitrine, elle porte le Soleil; dans les plis de sa robe, se marque la pesanteur terrestre d'une Terre devenue lunaire.

Le grand peintre du monde qui permit cette imagination de Noël, c'est Gabriel, l'Archange de la lune. Tel un veilleur, il se campe sur le porche de la naissance. Son nom le désigne comme “ Héraut de Dieu ”.

Raphaël

Lorsque s'éloigne l'hiver, Raphaël apparaît. Son nom veut dire: “ Dieu guérit ”. C'est l'Archange de Pâques, par essence lié au Mystère du Golgotha, qui se renouvelle chaque année sous sa régence.

Rudolf Steiner construit l'imagination pascale en prenant d'abord en considération l'événement terrestre. Il évoqua à Dornach le sol calcaire [formé de craie du secondaire ou “ jurassique ” qui vient de Jura; il faut signaler que ce calcaire est en partie d'origine animale, ndt], et fit observer que le calcaire, au printemps, manifeste des propriétés différentes de celles de l'hiver. Il devient “ gourd ”, s'anime de convoitise et par là attire la nature du dragon. Au printemps, l'homme subit particulièrement les assauts d'Ahrimane. Cela renforce également d'un autre côté l'espoir et la force de l'être luciférien. Rudolf Steiner décrivit la polarité Lucifer-Ahrimane dans la nature printanière jusque dans les détails: “ Lorsque les plantes commencent à germer au printemps, alors l'acide carbonique [gaz carbonique dissous dans l'eau, ndt] est attiré par les entités lucifériennes. Et tandis que les êtres ahrimaniens s'efforcent de répandre une sorte de “ pluie astrale ”, afin d'astraliser l'activité vivante du calcaire, les entités lucifériennes, quant à elles, s'efforcent d'attirer l'acide carbonique vers le haut, en tentant de le vaporiser depuis la terre vers les hauteurs ”.

L'homme aussi peut vivre au printemps de manière particulièrement intense cette polarité Lucifer-Ahrimane et rechercher l'équilibre entre le chaud et le froid, la dissipation et le durcissement, la tête et les membres, le passé et le futur. Sur le Golgotha fut créé un centre. L'Imagination du monde est donc au printemps l'imagination de Pâques, que Rudolf Steiner représente dans le groupe en bois sculpté: Christ se dressant au centre, en tant que Représentant de l'humanité, entre une forme d'homme-larynx aux oreilles ailées et une forme d'homme-membres sclérosé. Du centre émane une force de guérison [d'où l'analogie entre “ santé ” et “ salut ”, ndt]: sur le Golgotha, Christ devint Sauveur. C'est pourquoi Raphaël édifie le fondement de cet événement. Raphaël avec le bâton de Mercure. Raphaël, comme son nom l'indique est l'Archange de l'Art de guérir.

La relation de Raphaël à l'homme est d'enseigner. Le contenu de son enseignement est la thérapie du monde qui émane du Christ comme Sauveur. La forme d'expression est dramatique. C'est pour cette raison que Rudolf Steiner composa pour la configuration de la fête de Pâque un Drame-Mystère: “ Dans la mesure où les forces lucifériennes et ahrimaniennes rendent l'homme malade, et dans la mesure où celui-ci peut se laisser guider par la puissance de Raphaël, qui lui enseigne le principe guérisseur, la grande thérapie du monde, alors l'homme peut la contempler et la reconnaître dans le principe du Christ ”. Dans le Drame-Mystère, l'action devient culte, dans lequel il n'y a pas de place pour un “ spectateur ”, car l'homme est inclus dans ce drame, il en est pour ainsi dire le personnage principal. Il devient lui-même, avec l'aide de Raphaël, un guérisseur.

Uriel

Uriel règne au plus fort de l'été, tandis que la conscience humaine s'engourdit et s'unit à la conscience de la nature.

Rudolf Steiner décrit le processus à l'oeuvre dans la nature en été comme la transformation de l'argent en or. Des fils d'argent organisent un décor sur fond bleu profond. Dans ces formes cristallines étincelantes de reflets argentés, il voit, en regardant vers le bas, l'expression de la volonté cosmique. En élevant le regard, il contemple là-haut une lumière d'or manifestant l'intelligence cosmique. Et “ l'argent de la Terre, cosmique-alchymique se transforme, là-haut, en or cosmique s'animant de vie et de mouvement: c'est un jaillissement continuel de reflets argentés vers le haut où les éclats d'argent se métamorphosent en lumière d'or ”.

Sur ce fond d'or, transparaît l'Archange Uriel dans son royaume. Il manifeste l'intelligence. Son nom peut se traduire par “ Lumière de Dieu ” (d'où parfois la variante “ Oriphiel ”, dans lequel “ l'on perçoit la trace de l'or et de la lumière ”, ndt]. Il incarne la compréhension du monde, expression de l'activité des planètes parcourant l'anneau zodiacal. Ses oeuvres sont des activité lumineuses, les “ pensées universelles ”.

Le geste d 'Uriel est décrit comme “ exhortant ” (“ mettant en demeure ”). Uriel contemple d'un regard sévère les manquements et les vertus humaines et suscite l'avènement de ce que Rudolf Steiner désigne comme la “ conscience historique ”. La sagesse d'Uriel conduit à la justice au travers du temps.

Pour ainsi dire littéralement inspirée par la sagesse d'Uriel, surgit la première affirmation de la philosophie occidentale, la phrase d'Anaximandre: “ Ce dont provient pour toutes choses leur naissance, leur mort aussi survenant les y ramène, par nécessité. Car elles se rendent mutuellement justice et se paient compensation pour les dommages dans l'ordre du Temps. ”

Et comme une expression de la pensée d'Anaximandre, résonnent les paroles mantriques de Rudolf Steiner, l'Imagination inspirée par la Saint Jean:

— les hauteurs:

Contemple notre trame

Agitation lumineuse,

Couvant la vie.

— les profondeurs:

Vis en pourvoyant au terrestre

Et structure en respirant

Comme essence régnante.

— le milieu, l'être humain:

Ressens ton squelette

Et son éclat céleste

Dans l'un universel régnant.

— le tout:

Les substances sont condensées

Les manquements sont jugés

Les coeurs sont scrutés.

Dans l'imagination de Rudolf Steiner, nature et moralité sont intimement liées et unies dans le grand concert de la Saint Jean. La musique y tient une place prépondérante car Uriel est, depuis la nuit des temps, l'Archange qui “ conduit les chanteurs qui chantent ses louanges jour et nuit ”.

Mais, comme imagination caractéristique de la Saint Jean, Rudolf Steiner décrit la Trinité: le Fils entre l'Esprit-Père et la Substance-Mère, et à l'arrière plan, l'Archange Uriel “ créant et exhortant ”, son regard sévère dirigé sur la colombe. Lorsque les hommes réaliseront la force spirituelle de la colombe, la Substance-Mère se transformera en Vierge-Sophia.

Cette Trinité comme Imagination de la Saint-Jean: le Fils entre Père-Esprit et Mère-Substance, et en arrière, Uriel fixant la colombe du regard, représente le reflet cosmique de la trinité humaine terrestre de Marie et de Joseph avec l'Enfant-Jésus, sous le geste de bénédiction de Gabriel.

Michel

Sur le porche de la naissance, se tient Gabriel, l'Archange de la Lune. Sur le porche de la mort se tient Michel, l'Archange du Soleil.

Le processus de la formation de la graine, en automne, mène à la formation de cendre. La nature montre alors des processus de mort, lorsque Michel domine le cours de l'année. À ce moment et en regard des processus de dépérissement qui se répandent dans la nature, l'homme est appelé à développer un état supérieur de conscience de soi.

Durant tout l'été, le dragon s'est sournoisement activé. Dans le déploiement des beautés de la nature, l'homme s'est laissé complètement charmer à son sujet. Sa conscience estivale s'oriente vers le Cosmos dominé par le processus sulfur . Les processus de mort de l'automne sont l'inévitable conséquence de l'activité estivale du dragon, qui en ce moment d'automne, engendre la crainte.

C'est alors que l'homme peut tourner son regard vers Michel qui vainc le dragon. Cette imagination d'automne possède une origine très ancienne. Les Grecs évoquaient Apollon, qui tua le dragon Python à Delphes. Rudolf Steiner montre combien la chute des météorites de la fin de l'été est en rapport avec l'image des Mystères de ces événements de cette époque de l'année. Le processus sulfur est combattu par les météorites cosmiques. Ce processus se reflète aussi au niveau microcosmique, dans la formation du Fer dans le sang [voir le dernier chapitre du texte d'Ita Wegman, dans ce document, ndt]. Dans les deux cas, s'y active l'épée de Michel. Le 15 octobre 1923, à Stuttgart, Rudolf Steiner parle d'une “ épée de sagesse ”, par laquelle Michel enseigne “ la nature humaine la plus élevée ”.

D'un côté, l'épée est forgée à partir du Fer des météorites, d'un autre côté, Rudolf Steiner évoque “ l'épée de feu ” et ensuite, dans la vue d'ensemble de l'imagination de la Saint Michel: l'épée du Fer flamboyant de Michel.

Dans la culture humaine extérieure, outre diverses commodités, le fer a toujours répandu la mort et la corruption. Le fer suscite la crainte. “ L'épée de Fer ” de Michel, de ce Fer “ tout puissant ”, désensorcelle la puissance en ôtant la peur qu'il inspire. Rudolf Steiner a formulé à ce propos ces quelques vers révélant d'une manière énigmatique le pouvoir du Fer:

Ô homme!

Tu le façonnes à ton service,

Et manifestes son mérite matériel

Dans nombre de tes oeuvres.

Mais il ne te sera salutaire

Que lorsque se révélera à toi

La haute-puissance de l'Esprit qui l'anime

Rudolf Steiner caractérise la Saint Michel comme la “ fête de la forte volonté ” et cela concerne l'homme; car le geste de Michel n'est pas “ exigeant ” à proprement parler, mais “ enseignant ” [indiquant et montrant le chemin, ndt]. Il nous montre une sorte de “ table d'orientation ”, faite de paroles, de pensées, qui sont à méditer. Tout cela afin de ne pas agir directement sur le vouloir de l'homme, mais surtout sur son penser autonome. Il voudrait enflammer le Je en l'homme, tout d'abord dans le penser, à partir de l'activité duquel le sentir et le vouloir peuvent être appréhendés. Ainsi, son nom se comprend, tel un appel interrogatif permanent à l'égard de l'homme: “ Qui est comme Dieu ”. Ce questionnement qu'exprime son essence est pour lui la mesure d'après laquelle il pèse et juge les âmes [fonction psychopompe de l'Archange, ndt].

Ainsi se révèle “ l'autre ” imagination, l'imagination apocalyptique de Michel: l'Archange avec la Balance.

Dieu créa l'homme à son image; le corrupteur déséquilibra l'homme, en lui ôtant le centre. S'il veut recouvrer son équilibre, l'homme pourra peser sur l'autre plateau de la balance. Michel incarne la légitimité du Juge des Mondes: le Christ.

Qui surmonte l'épreuve de la pesée sera conduit par Michel dans la lumière divine. Cela ne vaut pas seulement pour le Jugement Dernier, mais dès à présent dans la vie de l'intelligence sur la Terre. À l'époque christique, Michel prend la place de l' hiérophante. Celui-ci conduisait les âmes immatures des temps antiques. Michel conduit en indiquant. Il représente un idéal pour les hommes, dans la mesure où ceux-ci cheminent vers la liberté par un penser et un agir autonome.

Actions sur les divers corps composants le Microcosme.

Gabriel prend soin de la naissance physique, au début de l'hiver, dans le moment le plus sombre de l'année, lorsque la Terre se retire en elle-même et devient de plus en plus physique, matérielle.

Raphaël veille au renouveau de la nature matérielle. Les forces de vie constituent la base de l'Art de guérir. Raphaël gouverne le corps éthérique.

Uriel , au plus haut de l'été, permet que les manquements soient transformés en vertus. En tant qu'Esprit de l'été, il agit sur le corps astral.

Michel vainc le dragon, afin qu'en automne l'homme renaisse à lui-même, pour un agir librement déterminé par la force de son Je.

Lieux d'action - Regards - Attitudes.

Tandis que les Archanges dans leur ensemble, du point de vue de leur Hiérarchie, habitent la sphère matérialisée par l'orbite de Mercure, les sept guides du temps, dont les quatre Archanges des quatre saisons, possèdent chacun en propre, un lieu d'origine de leur action cosmique: Michel agit depuis la région solaire; Gabriel depuis la sphère lunaire. Les “ grands luminaires ” ont une signification incomparablement plus importantes que les autres planètes. Dans la Bible, seuls Gabriel et Michel sont nommément cités. Ils se tiennent au plus près de l'homme. Le cours des événements de l'incarnation et de la lutte contre le mal nécessitent les énergies les plus fortes: Gabriel et Michel deviennent les puissances les plus élevées parmi les quatre Archanges.

Le lieu cosmique d'activité d'Uriel est la sphère de Saturne, que Rudolf Steiner a caractérisée par la formulation: “ ferveur spirituelle de la sagesse du monde ”. À l'encontre du Soleil, la sphère de Saturne, la planète aux confins, englobe à sa manière les totalité des anciennes sphères planètes [à savoir que nous sommes encore à la fois simultanément vivants dans l'incarnation de l'Ancien Saturne, celle de l'Ancien Soleil et dans l'incarnation de l'Ancienne Lune, quoique nous en soyons bien au quatrième stade planétaire, physique celui-là, sous la direction de Mars et Mercure, ndt]; c'est aussi la porte du monde des étoiles fixes. Rudolf Steiner a dit de l'intelligence cosmique représentée par Uriel, qu'elle est “ fondamentalement composée de l'entremêlement des forces des planètes de notre système solaire, soutenues par l'action des étoiles fixes principalement localisées sur la bande zodiacale ”.

Seul Raphaël exerce ses forces sur l'homme depuis la sphère de Mercure, qui correspond au lieu de la Hiérarchie des Archanges. De toutes les planètes, c'est la plus proche du Soleil et il ne s'en éloigne jamais durant toute l'année.

Les Archanges régents des saisons ont une expression personnelle du regard propre à chacun d'eux. Dans l'imagination, Rudolf Steiner décrit Uriel avec son regard de juge, Michel a un regard qui indique, le regard de Raphaël exprime une gravité mélancolique, Gabriel regarde avec amour. En effet, il lui a fallu une force d'amour particulièrement intense pour bannir l'humanité du Paradis; et une telle expulsion se renouvelle à chaque processus de naissance. Une telle force d'amour s'épanche dans le regard de Gabriel.

Raphaël est tout particulièrement lié au sens, au but du développement de l'humanité. Au travers de son être; le Logos agit directement en Sauveur. Cette force de transformation du Logos solaire dans les profondeurs de la Terre, Raphaël l'exprime dans son regard. C'est pourquoi Rudolf Steiner exprime le caractère de ce regard comme (profondément, intensément) gravement mélancolique.

Uriel exerce ses forces depuis le lieu le plus éloigné pour l'humanité. Il maintient cette distance au profit de ses jugements, qu'il incorpore dans la mémoire du monde, manquements et vertus y sont inscrits. Certes, tous les Archanges ont une attitude du regard sévère, mais Uriel exprime la sévérité la plus stricte: de son regard de Juge émane la “ conscience de l'histoire ”.

Le regard de Michel est le plus intense, c'est un véritable “ geste ” du regard exhortant l'être humain. Il agit par son regard même. Rudolf Steiner précise que son regard est “ comme un index qui montre ”.

Gabriel sert les Chérubins qui gardent le Paradis. Il mène l'expulsion à bonne fin. Il chasse les hommes du Ciel sur la Terre. Michel, lui, expulse le dragon sur la Terre. C'est pourquoi tous deux brandissent un glaive de feu. En plus de cela, Gabriel porte le lys ou la poutre de la Croix, comme Archange Annonciateur; Michel porte la balance, signe de justice, au nom et de la part du Christ, le Juge du monde. Raphaël, en tant qu'Archange de la guérison, porte le bâton de Mercure (caducée). Seul Uriel ne dispose d'aucun attribut objectif. Comme musicien du monde, il peut renoncer à la baguette du chef d'orchestre. Il dirige par son regard. A l'égard de manquements humains, Uriel fait un geste de mise en garde.

Gabriel bénit la descente de l'âme dans la matière; Michel montre l'ascension de l'âme hors de la matière; Raphaël crée l'équilibre à l'image de son caducée qui tient le centre.

Qu'ils agissent depuis le ciel, ou depuis l'autre hémisphère, à travers la Terre, leurs regards, gestes et attributs demeurent identiques. Lorsqu'ils se tiennent dans leur souveraineté saisonnière, ils influencent la totalité des événements naturels, moraux et spirituels. Lorsqu'ils agissent depuis l'autre hémisphère de la Terre, ils ne peuvent que faiblement influencer la nature; mais ils atteignent bien la nature subtile de l'homme. La nature terrestre relève toujours de l'influence du gouvernement de l'Archange de chaque saison. L'homme étant devenu largement indépendant de la nature, il se trouve constamment sous l'influence des quatre Archanges: l'influence de chacun d'eux prenant une coloration dépendante du lieu d'origine de leurs actions.

Actions concertées des Archanges.

La Terre tourne autour du Soleil. Les Archanges l'accompagnent dans sa révolution. Chacun dispose d'une saison déterminée pour développer sa tâche. La saison offre aussi l'apogée de l'influence de l'Archange correspondant, puis il se retire ensuite pour céder la place à l'Archange suivant. Goethe exprima cette image avec son âme de poète:

“ Glissant, puis reprenant l'essor,

En, se passant les seaux d'or. ”

Puis il a vu comment leur action s'étend de proche en proche jusqu'à la Terre et comment leurs forces spirituelles

“ Votre aile, avec de tendres gestes,

S'élance du ciel à travers

La Terre, emplissant d'ambroisie

Et d'universelle harmonie

De proche en proche l'univers! ”

Rudolf Steiner décrit aussi cela, avec plus de précisions.

Tandis qu'en été Uriel s'active depuis le Ciel, Gabriel envoie ses forces depuis l'autre hémisphère, là où règne l'hiver, au travers du globe. Son influence se modifie, non pas sa tonalité, mais plutôt dans le domaine d'existence concerné. En été Gabriel agit dans la nourriture: il fait “ pousser les épis de Dieu ”. C'est pour cette raison que Dionysius, moine-peintre du Mont Athos, représenta Gabriel tendant le pain céleste à Marie dans le temple, tout en le bénissant. La nourriture a bien pour base des substances physiques, mais les forces de la nourriture que génère Gabriel son essentiellement actives dans le domaine éthérique. Gabriel agit aussi, pendant l'hiver, jusqu'au niveau physique; en été, tandis que le globe terrestre s'interpose entre les hommes et lui, son action n'atteint plus que le niveau éthérique. Alors sa force d'incarnation devient force de nourriture. La nature produit et met à disposition la nourriture pendant l'été. Gabriel à ce moment, dispense la force intérieure d'élaboration des aliments. [Les bio-dynamistes qui connaissent bien la manière de faire un “ bon ” compost, tireraient facilement de tout cela, et avec raison, la conclusion que l'Archange Gabriel intervient directement dans le processus de compostage, c'est “ l'Archange du compost ”, ndt].

Décroissantes depuis le printemps, les forces de vie de Raphaël n'atteignent leur niveau le plus élevé qu'en automne, tandis que règne Michel; Raphaël envoie ses forces de guérison au travers de la Terre. Le lieu privilégié de l'impact des forces de guérison est, bien entendu, le corps éthérique sur lequel agit directement Raphaël, au printemps. En automne, il n'agit plus sur le corps éthérique, mais sur le corps astral qui trouve principalement son expression dans le rythme respiratoire. Rudolf Steiner insiste: “ Toutes les forces de guérison sont originellement présentes surtout dans le système respiratoire humain. Et qui comprend l'ensemble de la sphère respiratoire humaine, prend connaissance de ces forces de guérison qui émanent de l'homme. Les forces de la santé ne résident pas dans les autres systèmes organiques qui nécessitent eux-mêmes d'être guéris ”.

L'homme a un besoin tout particulier de ces forces intérieures de guérison que Raphaël lui envoie en automne, alors que la nature dépérit autour de lui. Elles contribuent au maintien de l'équilibre au sein de l'entité humaine, entre l'extérieur et l'intérieur, nécessaire fondement d'un agir libre, ce qu'encourage Michel au même moment. [On ne peut donc parler que de collaboration harmonieuse des Archanges. ndt]

En hiver règne Gabriel. La Terre cristallise. Les forces physiques manifestent leur prépondérance. C'est alors qu'Uriel, depuis l'autre hémisphère, agit sur le pôle tête, considéré comme l'organisme des pensées. L'été, il a agi dans la nature estivale depuis le Cosmos, sur le corps astral de l'être humain, l'inspirant de manière à ce qu'il [l'homme, ndt] métamorphose ses fautes et manquements en vertus. En hiver le voilà qui agit à l'intérieur de l'organisation des forces du penser, au sein duquel peut s'épanouir le Je de l'homme. Le Je vit dans le penser. Celui-ci nécessite une opposition, une résistance qu'il rencontre justement dans la cristallisation hivernale. [C'est ce qu'a voulu expliquer Rudolf Steiner en disant, un jour, que si l'huître ou l'escargot utilisait ses forces de cristallisation - qui lui permettent de construire simplement sa coquille - pour penser, elle ou il serait le plus grand génie de l'univers: il nous faut apprendre à considérer les animaux dits “ inférieurs ” de cette manière, ndt]. En hiver le Je humain élabore donc la sagesse, par laquelle Uriel combla son corps astral pendant l'été. La sagesse de l'été s'illumine l'hiver sous l'emprise des forces du penser.

Michel agit depuis l'autre hémisphère au printemps, tandis que Raphaël étend son influence sur les éléments naturels, et permet le développement des forces éthériques. L'action cosmique de Michel en automne concerne le libre développement du Je humain dans un agir conscient. Pour caractériser son action au printemps, Rudolf Steiner a recours au concept de mouvement, de “ mise en branle ”, comme manifestant la volonté: “ ce qui est à l'origine d'un ébranlement, d'un acte de préhension, d'implication dans le travail ”. Ainsi se s'agit-il pas de s'ébranler, ni de saisir, ni d'oeuvrer, mais plus précisément, de forces qui mènent à ce début d'agir. À ce moment-là, l'impulsion pour une action à partir du Je a déjà été donnée par ses soins en automne. Lorsque Michel agit au travers du globe [au printemps, ndt], ses forces son plus faibles, mais comme pour les autres Archanges, leur domaine d'action est plus élevé.

En été, Gabriel délivre la force de nourriture au corps éthérique; Raphaël comble le corps astral de forces de guérison en automne; Uriel donne des énergies de penser au Je en hiver; Michel agit sur les énergies d'impulsion, de mouvement, au printemps, condition nécessaire à un agir libre. Mais qui agit librement, n'agit pas seulement à partir du Je [purifié par catharsis des forces de l'ego, ndt], mais aussi à partir d'une vue d'ensemble que permet le Soi-Spirituel.

Si la considération du Soi Spirituel est encore profondément dissimulée à la conscience actuelle de l'être humain, Michel, lui, la perçoit très clairement. Tant que l'homme n'a pas édifié son soi spirituel, celui-ci est représenté par l'Ange, qui reçoit les impulsions de Michel au moment de Pâques pour les diriger vers le Je humain, à condition que celui-ci intègre ces impulsions michaëliques comme motifs de ses actions libres.

Chaque Archange, régent de saison, agit ainsi de concert avec l'Archange correspondant qui lui agit au travers du globe terrestre. Ils se “ tendent les seaux d'or ” successivement, l'un à l'autre dans le déroulement des saisons. L'été, Gabriel tend les forces de la nourriture à Raphaël qui atteint en automne son influence minimale. Raphaël transforme les forces de la nourriture en forces de guérison [que l'aliment soit ton médicament! ndt], qu'il tend à Uriel dont l'activité décline au même moment; puis Uriel façonne en hiver les forces de guérison en forces du penser. “ Le niveau inférieur de l'esprit ”, déclare Rudolf Steiner à ce propos, “ est une force qui guérit ”. C'est pour cela que le penser est si sain. Le penser épure, clarifie l'âme, car il procède d'une force thérapeutique. Uriel, quant à lui tend les forces du penser hivernales à Michel, dont l'influence décroît en hiver, qui les transforme à son tour en forces de mouvement et d'impulsion.

Cette impulsion qu'éveille la force du penser métamorphosée par Michel peut se développer dans deux directions: d'un côté, elle est une impulsion d'actes libres dans le domaine physique, au niveau duquel d'ailleurs se referme le cycle saisonnier; de l'autre, cette impulsion trouve une voie vers la connaissance, vers l'imagination, qui procède du Soi-Spirituel.

En tant qu'Archange le plus important pour le développement de l'humanité, Michel ne clôt pas seulement le cycle naturel annuel des saisons, il l'ouvre aussi vers un développement supérieur de l'homme. En effet, dans l'étape d'évolution qui va du Je au Soi Spirituel, le cycle saisonnier naturel se rompt, car cette étape présuppose avant tout un acte libre de l'homme. Il faut rappeler que le Je a été donné à l'homme. Certes, il devient actif par lui-même dans le cours de l'histoire, mais à l'origine, ce fut un don des Esprits de la forme (Exusiaï) à l'homme. Le Soi Spirituel, par contre, l'homme doit l'acquérir par lui-même dès le début. Michel ne peut l'aider de manière directe, mais il peut bien plus lui en montrer l'imminence. Son geste “ montre ”.

Les forces de métamorphose de la nourriture, de la guérison, de la pensée et du mouvement se dispensent chaque année à nouveau, au moment où Michel tend “ son seau d'or ” de ses forces d'impulsion volontaire croissantes à Gabriel, dont les forces sont décroissantes. Lorsque les forces du vouloir s'emparent de la vie physique, Gabriel les métamorphose en forces de nourriture: et le cours naturel se poursuit.

Mais l'homme peut utiliser les forces d'impulsions volontaires mises à sa disposition par Michel pour entamer un développement supérieur des forces de connaissance, soulageant ainsi l'activité des Archanges. Par ce fait, l'homme devient coparticipant au développement de la Terre et de l'humanité.

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Re: Les processus chimiques dans les 4 imaginations cosmiques de Rudolf Steiner

Message par obsidienne le Jeu 9 Jan - 21:19

Texte tiré de « La médecine à l’image de l’homme - Tome 1 » de Husemann et Wolff. Un livre fondamental de la médecine anthroposophique :

http://www.arbdyn.ch/Dossiers/LES%20FORCES%20FORMATRICES%20ETHERIQUES.pdf

LES FORCES FORMATRICES ETHERIQUES

Quel est donc le système de forces qui intègre harmonieusement l'homme à l'être vivant de la terre ? L'observation directe nous montre que ce ne peut être que la lumière. Tout homme à l'esprit non prévenu ressent comme formant la base de la vie ses effets vivifiants, réchauffants, rafraîchissants, qui égayent et affermissent le cœur et l'esprit. La lumière crée déjà les fondements communs de l'existence par le rythme des jours et des saisons, et aussi par la nourriture et le climat. On peut voir ici déjà que la lumière est d'une importance fondamentale non seulement pour le monde végétal, mais aussi pour l'humanité.

Certes, si l'on considère la lumière uniquement comme une « onde électromagnétique », il est impossible d'approcher cette notion de totalité. Les longueurs d'ondes mesurées — soit dit par comparaison — ne sont que la trace des pas de cette réalité qui nous devient visible dans la lumière. Une vue globale et impartiale ne peut attribuer plus d'importance à la perception quantitative qu'à celle de la qualité. Bien au contraire : lorsque je constate que la lumière engendre des couleurs, produit des effets chimiques et psychiques, c'est aussi important pour la connaître que de mesurer des longueurs d'onde.

Une science, qui tient compte et étudie l’aspect qualitatif et les phénomènes vitaux en relation avec la lumière, a été fondée par Rudolf Steiner. Pour la comprendre, il faut retenir tout d'abord que bien entendu, la plante ne peut croître sans lumière, donc sans photosynthèse : la lumière lui est une nécessité vitale.

Le phénomène suivant sera riche d'indications : de deux plantes de la même espèce et, de la même sorte, si l'une pousse en pleine lumière, l'autre dans l'ombre, on observe que la première est plus petite que l'autre, ce qui paraît aller à l'encontre du fait connu que la lumière favorise la vie.

En réalité, il faut savoir que la lumière exerce aussi une action formatrice. Le cas extrême est celui des plantes qui poussent en haute altitude, et sont plus petites, mais de formes excessives. La lumière offre au moins deux composantes : d'une part elle favorise la vie, de l'autre la forme, qui est plus apparente en altitude, donc liée davantage aux rayons ultraviolets (soleil des hauteurs), tandis que le stimulus indifférencié que reçoit la vie provient davantage du côté «rouge» de la lumière, les infrarouges.

Selon les exposés de Rudolf Steiner, les différents effets de la lumière sont dus au fait qu'en elle se trouvent rassemblés quatre « éthers » différents, certes proches les uns des autres, mais cependant nettement distincts par leurs manifestations physiques particulières. La vie elle-même est multiple comme la lumière dont elle est issue. Une observation précise montre que parmi les processus de vie on retrouve ceux qui viennent d'être mentionnés à propos de la lumière: l'opposition apparente de la vitalité et de la forme.

En s'appuyant sur son Investigation spirituelle, Rudolf Steiner définit quatre genres différents de forces formatrices qui constituent le corps éthérique d’un organisme : l'éther de vie, l’éther chimique (éther de son), l’éther de lumière et l’éther de chaleur, dont nous allons présenter dans ce qui suit les différences.

Les effets de ces quatre variétés d'éther ne font pas que s'additionner, ils vont par couples :

celui des éthers de chaleur et de lumière, et celui des éthers chimique et de vie.

Les effets des deux groupes sont, en un certain sens, antagonistes, mais harmonieusement accordés, ouvrant la voie au processus de vie.

Dans le corps éthérique humain, les éthers de lumière et de chaleur agissent de haut en bas, les éthers chimique et de vie de bas en haut ; de leur équilibre résulte la santé. (Comme on le verra plus loin, cela est vrai aussi pour le corps éthérique de la terre.)

Dans une certaine mesure, les différents éthers correspondent aux différentes régions du spectre, de l'infrarouge à l’ultraviolet, mais sans leur être identiques.

Ainsi, l'éther de chaleur se manifeste dans l'infrarouge et le rouge, bien que ses effets s'étendent jusqu'au bleu. Les effets de l'éther de lumière partent de la partie visible du spectre, ceux de l'éther chimique (éther de son) sont particulièrement intenses dans la zone du bleu et surtout dans l'ultraviolet, et même sensibles au-delà.

Rudolf Steiner désigne le violet comme la zone correspondant plus particulièrement à l'éther de vie et le bleu à l'éther chimique. La contradiction apparente ici disparaît lorsqu'on étudie de plus près la nature de l'éther de vie.

Dans l'organisme, l'éther de vie a la tâche la plus importante, il est capable d'intégrer le minéral mort aux processus vitaux. Si l'éther de vie se retire dans une certaine mesure du complexe vital, on voit se former les organes solides (les os par exemple). Ceux-ci restent cependant environnés d'éther de vie et maintenus vivants ; à un degré plus marqué de ce retrait apparaissent des manifestations pathologiques : dépôts d'urates et formation de calculs biliaires, etc.

Selon Rudolf Steiner, il faut se représenter de façon analogue la formation du minéral de la terre, issu d'une terre primitivement vivante (voir ci-dessous). L'éther de vie n'agit plus dans le minéral, mais lui est encore lié. Il faut en outre compter dans le domaine de l'éther de vie ce qu'on appelle la radiation mitogénétique, découverte par Gurwirtsch, qui accompagne tous les processus de division cellulaire dans l'organisme. Gurwirtsch a pu observer que, peu de temps avant que commence la division cellulaire, la cellule vient à luire. Mais la radiation mitogénétique apparaît aussi dans d'autres processus de l'organisme, ainsi la glycolyse et des processus de digestion et de déconstruction dans
l'organisme des Vertébrés et de l'Homme, c'est le sang qui en émettant cette radiation doit transmettre à l'ensemble de l'organisme le stimulus qui engendre la division. — A la radiation mitogénétique correspond la zone d'ondes de 180 250 nm, soit par conséquent un domaine de longueurs d'ondes beaucoup plus courtes que celles des radiations envoyées par le soleil vers la terre.

Pas plus que les autres variétés d'éther, il ne faut se représenter l'éther de vie limité dans ses effets à son domaine propre, car il est capable d'engendrer les autres éthers :

Comme l'expose Rudolf Steiner dans sa cosmogonie, le cours de l'évolution consiste en un processus de densification progressive semblable à celui qui a lieu lors de la croissance d’un organisme.

A la première étape de cette évolution, l'organisme de la terre n'était constitué que d'un éther de chaleur, mais déjà différencié en soi et contenant sous forme d'ébauche les structures ultérieures de la terre aussi bien que celles de l'organisme humain.

A la deuxième étape, une partie de l'éther de chaleur se scinde en deux nouvelles parties, dont l’une est plus dense que l’autre : l’éther de lumière plus subtil, et l'état gazeux, qui agit en tant que support de la lumière.

A la troisième étape, la terre se condense jusqu'à l'état liquide, tandis que dans son corps éthérique apparait l'éther chimique.

Ce n'est qu'à la quatrième étape que le corps éthérique de la terre développe l'éther de vie, tandis qu'une partie de l'élément liquide se condense en solide.

Schéma de l'évolution terrestre :

1 ' époque : éther de chaleur.

2' époque : éther de lumière, éther de chaleur, air.

3' époque : éther chimique, éther de lumière, éther de chaleur, air, eau.

4' époque : éther de vie, éther chimique, éther de lumière , éther de chaleur , air, eau, minéral.


Pour comprendre l'effet des éthers, il est très important de savoir que la loi fondamentale biogénétique leur est applicable. Ainsi, chaque éther est susceptible de donner naissance à ceux qui l'ont précédé : l'éther de lumière à celui de chaleur, l'éther chimique à ceux de lumière et de chaleur, l'éther de vie aux trois précédents.

Au sein de ces éthers, les forces éthériques se manifestent différemment ; le couple éther de chaleur et éther de lumière exerce une action formatrice et centrifuge; le couple éther chimique et éther de vie une action de succion, de concentration, de direction centripète. On peut discerner ici les effets polaires déjà cités sur les plantes à haute ou basse altitude.

Ce qui rayonne du soleil vers la terre est en réalité de l'éther de vie. A partir de celui-ci prennent naissance dans la cosmosphère les autres éthers qui se répandent sur la terre sous forme de « lumière ». Mais ce n'est pas une masse minérale morte qu'ils rencontrent, laquelle serait incapable de les accueillir, car la terre elle-même est vivante. La vie qui s'y trouve n'est pas la somme des êtres vivants pris isolément, elle est portée et rendue possible par la vie de la terre elle-même, ou plus concrètement par le corps éthérique de la terre.

Ce corps éthérique terrestre est, lui aussi, formé des quatre variétés d'éthers, et
l'intérieur du globe est rempli d'éther de vie, conformément à sa tendance centripète.

L'éther chimique vient ensuite sous la forme d'une enveloppe sphérique; il pénètre surtout l'hydrosphère, ou pour mieux dire l'organisme hydrique, auquel il faut évidemment rattacher l'eau atmosphérique.

D'autre part, l'éther de lumière est particulièrement actif dans l'atmosphère, et l'interaction de ces deux éthers retentit sur la complexité des processus atmosphériques sur lesquels nous reviendrons.

L'enveloppe externe de l'organisme terrestre est constituée par l'éther de chaleur formant le manteau protecteur de chaleur.

C'est son corps éthérique qui fait de la terre un tout qui ordonne ses substances dans l'atmosphère, la stratosphère et l'ionosphère de manière à laisser parvenir à la terre assez de forces cosmiques pour que la vie y soit possible.

Les êtres terrestres sont en relation étroite avec le corps éthérique de la terre, non seulement par des effets purement physiques et substantiels, mais aussi par leurs propres corps éthériques. Car hommes, animaux et plantes vivent parce qu'ils disposent d'un corps éthérique formant lui aussi un «tout» cohérent et organisé. Bref, entre terre et plante, entre terre et homme, s'établissent des relations globales à partir de leurs corps éthériques.

Texte tiré de « La médecine à l’image de l’homme - Tome 1 » de Husemann et Wolff. Un livre fondamental de la médecine anthroposophique.






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