Saint-Jean d'été et d'hiver - Les fêtes solsticiales

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Saint-Jean d'été et d'hiver - Les fêtes solsticiales

Message par Archange le Lun 6 Jan - 21:50




Les fêtes solsticiales



Les fêtes solsticiales (autour des 21 juin et 21 décembre) ne reflètent pas le caractère des saisons. Le solstice d'hiver, saison habituellement froide, triste et sombre, inaugure en fait le début de la phase ascendante du soleil dans le ciel vers la lumière. Le solstice d'été, saison d'ordinaire chaude, joyeuse et claire, amorce au contraire la phase descendante de l'astre vers l'obscurité. Les fêtes solsticiales renvoient au symbolisme romain de Janus (de “janua” qui signifie porte), le dieu aux deux visages et, plus tardivement, aux fêtes chrétiennes de la Saint-Jean d'hiver (Jean l'Évangéliste fêté le 27 décembre) et de la Saint-Jean d'été (Jean le Baptiste fêté le 24 juin).
Jean le Baptiste était, avec Jésus, l'un des innombrables maîtres qui pullulaient en Orient en général et en Palestine en particulier. Jean le Baptiste s'est effacé devant la venue du Sauveur comme en témoigne les évangiles: “Il faut qu'il croisse (Jésus né au solstice d'hiver) et que je diminue (Jean le Baptiste né au solstice d'été)” 1, en pleine conformité avec les deux phases ascendante et descendante du soleil.
Janus, le dieu à double visage, regarde à la fois en direction de la phase ascendante et de la phase descendante du soleil. Il est le gardien des portes solsticiales ouvrant sur ces deux phases et le détenteur de deux clés qui sont ses principaux attributs. La clé d'or ouvre ou ferme la voie ascendante vers la lumière ou la connaissance spirituelle; la clé d'argent (ou le sceptre) ouvre ou ferme la voie descendante vers l'obscurité ou l'ignorance (spirituelle). Les clés font de Janus le dieu de l'initiation aux “mystères”:

  • La porte des hommes, associée au solstice d'été, donne accès aux “petits mystères” qui consistent en une ré-génération psychique complète produisant un individu (“individuum” ou indivisible), c'est-à-dire centré en lui-même et non plus dispersé entre ses différentes tendances. Cette porte ouvre la voie à l'état proprement humain.

  • La porte des dieux, en relation avec le solstice d'hiver, donne accès aux “grands mystères” qui mènent l'être de l'état humain à l'état supra-humain ou spirituel et identifie le centre de l'individu avec celui de l'être total, résidence de l'Un.


Janus présidait aux “Collegia Fabrorum”, les corporations des métiers du monde antique. Les constructeurs transmettaient leur “Art” uniquement aux disciples dignes de ce nom. Les postulants devaient non seulement posséder les aptitudes pour le travail, mais aussi des qualités propres leur permettant d'être initiés aux “mystères”. De même que les constructeurs rassemblaient des matériaux épars pour réaliser un édifice unique, les postulants devaient également rassembler leurs qualités propres pour devenir un individu.
La tradition antique de l'initiation s'est d'ailleurs transmise au monde chrétien pour se poursuivre au Moyen Âge au travers des corporations de constructeurs et du Compagnonnage (artisans, verriers, tailleurs de pierre, sculpteurs, peintres, charpentiers, menuisiers, forgerons etc.) qui eurent les Deux Saint-Jean pour patrons.


L'initiation au voyage


A l'origine, l'être se réalisait dans la pratique d'un métier conforme à sa nature propre. L'exercice d'une autre activité ne pouvait que porter préjudice à l'être lui-même et à l'organisation sociale dont il faisait partie. Selon la conception traditionnelle, seules les qualités essentielles de l'être étaient susceptibles de déterminer ses fonctions. Dans la conception profane, au contraire, les qualités spécifiques des individus importent peu et ceux-ci deviennent des êtres proprement “dé-naturés”. Ils ne sont plus que des “unités” interchangeables aux yeux d'une société où seule la quantité prime, où tout devient numérique.
Si le métier est une manifestation de la nature propre de l'être, il est aisé de comprendre qu'il puisse servir de base à l'initiation. Toutefois, si la connaissance initiatique est née de l'exercice du métier, ce dernier est devenu à son tour le champ d'application de cette connaissance. La parfaite correspondance entre la nature propre de l'être et le monde extérieur est le seul moyen d'aboutir à la création d'un véritable “chef-d'œuvre”. Une approche fort éloignée de la production contemporaine “en série”, de la plus grande “masse” d'objets semblables destinés au plus grand nombre de consommateurs supposés également semblables. Cette ère nouvelle du triomphe de la quantité et de l'uniformité sur la qualité et l'unité incarne le règne du “progrès” pour tous synonyme de déchéance vers le plus bas des ordres de la manifestation, celui du “combien ?”.
L'initiation (de “initium” ou commencement) marque le début d'un voyage, d'une quête dont l'initié ne connaît pas la fin. Son premier but réside dans l'harmonie de la nature propre de l'être et du Cosmos. Tout comme le Cosmos est divisé en trois mondes (Terre, Atmosphère et Ciel), l'être est associé à trois ordres (physique, âme et Esprit) respectivement reliés aux états de l'être ordinaire, humain et total. Assurer l'harmonie de l'être avec le Cosmos passait par des rites où les symboles de l'Eau et du Feu jouaient un rôle de purification et de ré-génération. Tout particulièrement le Feu au moment des fêtes solsticiales. À l'image du Cosmos, le Feu recouvre également trois états. Le feu ordinaire ou terrestre, le Feu intermédiaire ou l'éclair et le Feu spirituel ou céleste. L'éclair traduit la complémentarité des Feux céleste et terrestre et sert d'étincelle divine au Feu du Ciel.


Symbolisme du feu et de la lumière aux deux Saint-Jean

Les deux symboles du Feu terrestre et céleste se retrouvent dans les coutumes des deux Saint-Jean. La Saint-Jean d'été est une fête populaire se déroulant à l'extérieur et célébrée dans la liesse. La Saint-Jean d'hiver, au contraire, est une fête intérieure commémorée dans l'intimité du foyer.


Le bûcher de la Saint-Jean d'été ne consiste pas en un amas de branchages auquel on met le feu, mais en une construction savante où les morceaux de bois sont empilés les uns sur les autres pour former une pyramide tronquée. L'absence de pointe signifie bien que l'être s'arrête en chemin sur la voie vers le sommet. Les différents niveaux de la pyramide représentent autant d'états intermédiaires consumés l'un après l'autre avant d'atteindre l'état proprement humain.
L'usage de chanter et danser en cercle autour du feu symbolise le mouvement de la “roue cosmique”. Sauter en couple par dessus les flammes ne constitue qu'une façon imagée de rejoindre le “Milieu” et l'état d'être centré en lui-même et véritablement humain.
L'habitude de conserver un tison du feu de la Saint-Jean d'été pour allumer la bûche de la Saint-Jean d'hiver met en évidence la subordination de l'état d'être humain à celui d'être total.


La bûche de la Saint-Jean d'hiver ou de Noël, généralement coupée dans le tronc d'un arbre en été, symbolise l'axe vertical de la pyramide du bûcher de la Saint-Jean d'été. Elle joint en ligne directe la Terre et le Ciel et représente l'état d'être total. Le Feu symbolise ici l'illumination intérieure qui donne accès à la Connaissance authentique. Elle ne produit plus seulement un être centré en lui-même, mais situé au Centre du monde. La bûche qui flambe évoque bien entendu la cheminée, cet autre symbole de l'axe vertical reliant Terre et Ciel ou Axe du Monde.
La coutume consiste à laisser la bûche se consumer jusqu'à extinction pour bien marquer la fin du voyage. À la lumière visible, extérieure du foyer, associée à l'être humain centré en lui-même, fait place la Lumière invisible, intérieure caractérisant l'être qui a rejoint le Centre du monde.

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Re: Saint-Jean d'été et d'hiver - Les fêtes solsticiales

Message par Archange le Sam 3 Jan - 14:15



Les Saints Jean
Un linéament


                         

                      
Saint Jean Le Baptiste est né de la Lumière pour annoncer la venue du Messie.
Saint Jean l'Evangéliste est né des ténèbres pour continuer l'œuvre christique dans la Lumière
.

 
Saint Jean l’Evangéliste, serait le préféré du Christ.
Ses nombreux miracles lui permirent de convertir même les plus impurs à sa parole.
 
Il lui est attribué outre l’Evangile selon Saint Jean, mais aussi trois épîtres et l’Apocalypse.
 
Sur la Saint Jean d’Hiver, le poème de Haushang, me semble une traduction merveilleuse sur les secrets de la nature et de ses cycles.
 
Saint Jean Baptiste, le lévite, est naturellement associé à celui qui opère le lien par le baptême entre le monde profane et le monde sacré.
 
Le symbolisme du feu et de la lumière par le bûcher et la Saint Jean d’été signifierait que l‘homme vit différents états intermédiaires avant l’avènement de son Etre, et la signification de la bûche de la Saint Jean d’hiver symboliserait l’illumination intérieure qui donne accès à la Connaissance.



 
A la Saint Jean d’été, nous sautons le feu purificateur, c’est aussi par lui que nous changeons de cycle. 



 La fête du feu est synonyme de fête du désir initiatique et de l'amour.
C’est la fête de l'Esprit.



Toute fête est genèse et apporte un limon de naissance. 
 
Dans la vie, chaque instant diffère du précédent et jamais rien ne se retrouve à la même place, Tout dans l'Univers est solidaire du Tout et la genèse du monde continue, est la ronde des sphères et des cycles que nous retrouvons à travers l’Ouroboros.




L’Ouroboros (du grec οὐροβóρος “qui se mord la queue”), serpent-dragon imaginaire très ancien que l’on retrouve dans plusieurs cultures un peu partout, n’est en fait pas une bête mythologique mais bien un petit lézard-tatou au nom scientifique de Cordylus Cataphractus vivant dans les buissons d’Afrique du Sud, et il ne se mord pas la queue pour symboliser l’éternel recommencement des choses ou quoi que ce soit du genre, mais bien pour protéger son ventre, plus mou et donc plus vulnérable, de ses prédateurs.



 
Si nous célébrons la Saint Jean d'été dans l'hémisphère Nord, la Saint Jean d'hiver est célébrée dans l'hémisphère sud.
Ce constat entraîne l'idée d'une notion de basculement et de cycle solaire.
   
La Saint Jean d'été est une porte de Lumière. C'est la porte des dieux.
La Saint Jean d'hiver est le moment de régénération du feu secret.
 


 Les deux Saint Jean sont comme un cœur qui se dilate l'été et se rétracte l'hiver.
Si Saint Jean l'apôtre est témoin de la Lumière, la Saint Jean d'été en est la manifestation.

 
L’ésotérisme de l’Evangile serait un enseignement dans le but d’aider le cherchant dans son vécu, dans son éveil, sur sa lucidité et dans son rapport à l’autre par la fraternité.
 
Et s’il existe plusieurs voies, il n’y a cependant qu’un seul chemin, celui de la Connaissance.
 
Nous observons derrière cette assertion toute une déclinaison de questions avec également ses textes, ses interprétations, ses histoires, ses contradictions, et la richesse philosophique, ésotérique, christique et symbolique qui s’y rattache. 
        
        
Le solstice d’été est la fête de la Lumière.
Et la lumière, c’est la Connaissance.
Le jour de l’initiation, un franc-maçon reçoit la Lumière.
On nomme les francs-maçons, les fils de la Lumière, comme avant eux les Esséniens.
 
Le jour de la St Jean d'été, cette lumière est symbolisée par le tracé au cordeau d'une étoile à cinq branches.
Ce pentagramme a la pointe en haut, dirigée vers l’Orient.
Car la Lumière vient de l’Orient, et c’est là que se trouve le Vénérable en loge.
 
Symbole de la quintessence, la croix relie le microcosme au macrocosme et nous rappelle l’Etre à travers le nombre cinq et par corollaire, le nombre d’or.  


 
Sous le signe du Cancer, Saint Jean l’Evangéliste symbolise l’évolutif de l’Homme, et Saint Jean Baptiste, sous le signe du Capricorne, proche de l’étoile polaire, atteste de l’immuabilité de l’essentiel.
 
La Porte des hommes associée au solstice d’été nous donne accès aux « petits mystères » ouvrant la voie à l’état humain.
 
Celle des dieux, en relation au solstice d’hiver, donne accès aux « grands mystères »
  qui mène l’être à l’état humain ou spirituel pour l’identifier au Un.
Les mythes et les symboles nous offrent matière à réflexion avec évidemment toute l’objectivité nécessaire à l’étude d’une réponse sensitive et imagée de la pensée humaine aux nombreuses questions primordiales touchant à l'origine du monde et sa cause, la mort et son mystère ainsi que la vie et son sens mais qu'il peut-être aussi une véritable histoire sacrée.  
 
Le Prologue de Saint Jean est un écrit majeur du Volume de la loi sacrée puisque dans certaines loges, il est placé sur l'autel de la Vérité et ouvert au premier chapitre.
 
Au Rite Emulation, nous ouvrons le Livre de la Loi Sacrée, placé sur le Plateau du Vénérable Maître, sur une page choisie au hasard de l'Ancien Testament.  
 
Au même titre que Hiram Abif, Hiram de Tyr et Salomon, les deux saints Jean sont des personnages importants de la symbolique maçonnique.  


 
En appliquant le décryptement guématrique, l’on donne à chaque lettre sa valeur numérique et nous pouvons observer et apprécier toute une richesse dans la symbolique de nombreux textes.
Exemple : « AMEN » est la notarika d’Adonaï Melekh Naman (Dieu roi fidèle).
 
L’Evangile de Jean semble basée sur le nombre 7, et nous connaissons un exemple du symbolisme du nombre 7, addition du 4 (la matérialité, l’Equerre) et du 3 (le Spirituel, le Compas).
7 est le nombre de la perfection, d’une Loge Juste et Parfaite.



1 =                       7 :             M\
2 = 7 + 7 = 14 =   5 :      Comp\
3 = 7+7+7 = 21 = 3 :         App\
 
L’étude de la signification ésotérique (9 versets) du Prologue de Saint Jean  nous engage à réfléchir sur la richesse et la qualité de l’Etre.
 
Il m’apparaît que ce que nous nommons « la Vérité » me semble indicible et cela m’invite à travailler sur la voie de la recherche et de la Connaissance.
 
La légende des saints qui perdent leur tête provient certainement d'un rite ancien qui, n'étant plus compris, a fini par recevoir une interprétation miraculeuse.
 
A cela, nous pourrions accepter l’idée traditionnelle de tripartition Ciel-Homme-Terre correspondant à la triade Esprit-Ame-Corps, la tête de l'homme, ronde, correspondant au Ciel et à l'Esprit.
 
Saint Jean le Baptiste n’est pas considéré comme céphalophore, cependant il fut décapité et la batterie des Maçons, dont il le patron, le rappelle par ses trois coups dont le premier est détaché des deux autres.


 
Janus, Dieu des Dieux, est l’un des symboles les plus remarquables de la diasophie de la pensée sacrée.
Cette conception duelle permet une pensée symbolique universelle et l’Homme prendrait ainsi conscience de son Intelligence.
 
J’apprécie, à travers le mythe de Janus, toute la fertilité du travail sur le « Nous ».


 
De nombreuses dates et de célèbres kabbalistes réfutent l’idée que des écrits évangéliques concernant Jésus soient vrais.
Jésus et les manuscrits anciens de Qumram en constituent une preuve.
Nous savons, pour le moins, que les Evangiles furent amplement retouchée au 5ème siècle !
 
Les seules preuves historiques d’indication à Saint Jean sont postérieures au XIII siècle, siècle des cathédrales.
 
L’Apocalypse serait-il le livre de la Révélation ?
Avec la puissance des symboles, comprendre l’Apocalypse c’est comprendre l’avènement d’une individuation sur le plan personnel : le moi profane se mutant en « Je » ésotérique, sacré et le « Je » se transformant en «Nous ».
 
Le but est de faire naître la conscience au « Je » pour qu’il se réalise en ce « Nous » si nécessaire pour un monde meilleur, un monde d’harmonies.
 
L’Apocalypse est l’histoire du combat de l’homme avec lui-même et l’Ordo Ab Chao demeure fondamental à son évolution permanente.
 
Car derrière toute la profondeur de ces textes, l’Homme est naturellement mis en exergue et invité à Etre.
 
Il m’apparaît qu’au delà de l’Ordo Ab Chaos, qui m’est cher, l’Homme, in fine, serait :
 

« Le Tout dans le Un ».




___________________




Un document pdf assez intéressant sur les 2 Jean: http://osrmm.franc-maconnerie.com.fr/wp-content/uploads/2008/08/solstices.pdf


Extraits:


Les historiens ont recherché dans le dédale des Evangiles, officiels ou apocryphes, le
mystère des deux Jean, mais ils n’ont pas résolu la question… !

…sans remettre en question ce que nous apprend la Bible sur le baptême, l’imposition des
mains, le Saint-Esprit…en bref l’importance de Saint-Jean, le premier repère nous est
donné par le mot Johan, qui se prononce en latin Janua, qui signifie porte, entrée. … La
Porte d’Orient, en Loge bleue, a pour nous une très grande importance. Le symbolisme des
« Portes » nous rattache donc à notre Tradition.
Chez les Latins, Janus est celui qui ouvre et ferme les portes du cycle annuel… Janvier, qui
lui est consacré, ouvre lui l’année. Gardien des Portes qu’il ouvre et ferme, il a pour
attribut la baguette du Portier et la clé.

Janus avait la particularité de présenter deux visages tournés dans deux directions
opposées…l’un était celui du vieillard, l’autre celui d’un adolescent.
Visage de vieillard, il était vénéré comme le dieu des origines cosmiques… visage
d’adolescent, Janus était le maître du Temps qui détruit ce qu’il produit et aussi le gardien
des Portes célestes, celui qui détient les clés du chemin de la Lumière…Janus, vénéré en
tant que dieu des commencements, était le dieu de l’initiation.
Mais, c’est l’idée du FEU PRINCIPE, le feu de vie, feu régénérateur, symbole hermétique,
manifestation synthétique et cause première insaisissable qui a retenu mon attention, car :
l’idée du Feu-Principe, assimilé au Verbe créateur se manifeste chez les Égyptiens, qui
l’appellent le Soleil « Le premier-né, le fils de Dieu, le Verbe ». Sur la tombe de
Thoutmosis III figure l’épitaphe : « C’est lui le Soleil, qui a fait tout ce qui est, … et rien
n’a été fait sans lui, …jamais ». « Le père des choses, le créateur est la vie et la Lumière ».
D’où les admirables fêtes Egyptiennes, au soleil le plus haut, dans le feu rubescent.

Étudions pour commencer celui qui a précédé le Christ, Jean Le Baptiste.
Saint Jean-Baptiste, nous apprend l’Église, était le fils du prêtre Zacharie et d’Élisabeth,
cousine de la Vierge Marie. Il fut surnommé le précurseur parce qu’il prépara la voie à Jésus
et Baptiste parce qu’il baptisait dans les eaux du Jourdain. Jean prêchait le renoncement
et le repentir, accomplissant sa vie dans la lumière.
Les anciens Francs-Maçons le choisirent pour être le patron de leurs Loges en raison de
l’indéniable similitude entre ses enseignements et ceux de la maçonnerie. Le Feu, dont
Saint-Jean est la manifestation et l’annonciateur, s’expliquerait étymologiquement.
Jean ou ioannes est formé de deux mots chaldéo-hébraïque : IO et OANNES.
- IO signifie Pigeon
- OANNES est le Dieu qui transmet la lumière aux hommes au travers de l’initiation.

IOANNES signifierait le PIGEON DE FEU ou en fait, la colombe de l’Esprit Saint.
Saint Jean n’est pas le « soleil matériel », mais la représentation du Feu-Principe, de la
Lumière.
Dans la Bible, le Feu Principe est l’attribut du Seigneur quand il apparaît à Moïse au sein du
« Buisson ardent »… « Le Trône de l’Éternel était comme la flamme du feu et un fleuve de
feu coulait devant lui ».
Plus tard, on retrouve cette parabole « l’Esprit Saint descendit en langues de Feu sur les
disciples de Jésus ».
Jean, symbole annonciateur du Feu-Principe, est vêtu de la peau d’un agneau, Image de
l’Union du Soleil et de la Constellation de l’agneau dont le signe est la lettre Gamma.
Pour Saint Marc et Saint Matthieu, Jean avait un vêtement fait de poils de chameau.
En Hébreu, chameau ‘Gammal’ commence par la lettre ‘Ghimmel’ troisième lettre de
l’alphabet hébraïque, mais aussi symbole du troisième jour de la Création…le troisième
jour, selon la Bible, vit la séparation des eaux d’en haut et des eaux d’en bas . Le monde
du bas privé de celui du haut est un désert.
Ces eaux ont été rassemblées en un lieu UN, appelé EL MAQOM EHAD.
- EL est le singulier d’ELOHIM : DIEU
- MAQOM est le dernier état, c’est-à-dire : DIEU
- EHAD est l’unité, c’est-à-dire : DIEU
Donc les eaux rassemblées par la puissance de l’Esprit en « UN lieu » se révèlent être icône
de la TRI-UNITE DIVINE.
Le UN est inséparable du TROIS

Comme Jean, nous sommes tous « chameaux », c’est-à-dire hommes en route vers la Terre
promise… mais alors le « G » de Ghimmel (chameau) ou le Gamma de la constellation
Agneau, ne ressemble-t-il pas à celui apposé au dessus de la Porte du Temple ?
Revenons à Saint Jean-Baptiste… le Feu, en raison de sa profonde signification ésotérique,
joue un rôle capital dans les initiations.
C’est la mort mystique de l’homme profane, suivi de la résurrection de l’INITIE, cette
réintégration de l’homme, dans son essence divine originelle, nous permet de comprendre
une des autres formulations du symbole « I.N.R.I » que l’on peut traduire par IGNE NATURA
RENOVATUR INTEGRA ce qui signifie que la nature tout entière est renouvelée par le Feu…
… pour se purifier des corruptions terrestres, le baptême par immersion précède le
baptême par le Feu… on comprend alors la portée symbolique de la parole de Jean-
Baptiste :
« Il vient celui qui doit venir… C’est lui qui vous baptisera d’Esprit saint et de feu, alors
que moi, je vous baptise d’eau. »
L’eau et le feu correspondent aux deux principes mâles et femelles, passifs et actifs, aux
deux lumières Lune et Soleil, et je ne ferai qu’une simple allusion à ce dernier binaire, le
soleil rayonne directement sa « Lumière » alors que la lune reflète celle du Soleil… la
connaissance intuitive (soleil) s’oppose à la connaissance rationnelle (lune).

Faisons à présent un bond dans l’HISTOIRE et abordons Saint Jean l’Evangéliste et la
lumière… Saint Jean, un des douze apôtres, était le fils de Zébédée et de Salomé. Il nous a
laissé, par l’Apocalypse et par son Évangile, de véritables monuments ésotériques.
Il est dit « Au Commencement était le Verbe (Logos-Parole), et le Verbe était près de Dieu
(O-Theos, le Dieu), et le Verbe était DIEU (THEOS un DIEU en tant que manifestation)… un
enseignement d’une grande portée se dégage de ce prologue… Le Logos créateur est une
manifestation d’essence divine entre hommes et Dieu, nous retrouvons dans ce dualisme,
DIEU et CHRIST, le symbole du Feu-Principe de Jean Baptiste, qui rappelons-le, n’est pas la
cause première, mais l’émanation qui existe sans avoir été créée.
C’est dans cette recherche que le rapprochement s’impose entre Saint-Jean Le Précurseur
et Saint Jean Le Disciple… ils ne font qu’UN ésotériquement, comme les deux visages de
Janus.
Si la fête du Précurseur est marquée par les feux de la Saint-Jean, celle du Disciple bien
aimé coïncide avec l’illumination du sapin, l’arbre toujours vert… le premier est allumé au
sein de la Nature, manifestation extérieure de la lumière jaillissante, l’autre s’embrase à
l’intérieur du foyer… C’est le feu qui brille dans les ténèbres, vainqueur des forces de la
nuit, ce feu nous rappelle la tradition du morceau de charbon, encore vivace en Écosse, et
bien sûr celle de la Bûche de Noël…
Pour fêter la renaissance du soleil, on mettait autrefois une grosse bûche dans la cheminée
et on l’allumait doucement…De l’étincelle minuscule naissait une petite flamme qui
engendrait le FEU, celui qui réchauffe et purifie…Les choses les plus simples renferment
souvent l’essentiel…
Revenons au plan ésotérique, Jean-Baptiste a précédé le Christ…lorsqu’il disparaît, Jean
l’Evangéliste apparaît…
…Jean-Baptiste ferme l’ancienne loi et annonce la révélation chrétienne…
Jean l’Evangéliste ferme le livre du monde avec l’Apocalypse et annonce le second
événement, la Nouvelle Jérusalem.

Les deux Saints Jean encadrent le soleil de Justice, JESUS, les douze rayons figurant les
douze apôtres… Les deux Jean sont les tangentes qui touchent au soleil.
L’un et l’autre sont donc dans un rapport étroit avec le début de l’INITIATION et avec son
terme, avec la naissance de l’eau baptisante et avec la naissance du feu…
… Frères Apprentis, souvenons-nous de notre parcours initiatique … !
Donc les deux Saints Jean se ressemblent et en même temps, ressemblent au Maître.
Jean Degl’Innocenti
Étudions à présent les particularités symboliques de Saint-Jean.
Dans la symbolique johannique, le baptiste s’identifie à la ligne horizontale c’est-à-dire au
« niveau ». … Le Prophète Isaïe annonce, comme suit, la mission et la venue de Baptiste
« Aplanissez les sentiers, toutes les collines et toutes les montagnes seront abaissés. »
Saint-Jean l’Evangéliste, quant à lui, s’apparente à la verticale « au fil à plomb »…
Il se tient sur le Mont Thabor, sur le Mont des Oliviers, sur le Mont du Calvaire… Apôtre de
la lumière et du feu, il est symbolisé par l’aigle, oiseau initiateur, alors que le Baptiste est
représenté par le coq, symbole de la lumière naissante, signe de vigilance, il est le
protecteur et le gardien de la vie.
Si l’Évangile de Saint-Jean est celui de la Connaissance, il est également celui de l’Amour.

Saint Jean revient souvent, au travers de ses écrits sur le commandement de …Jésus-
Christ : « Aimez-vous les uns, les autres. »
J’avais déjà développé ce point dans une planche traitant des Trois Grandes Lumières de la
Franc-Maçonnerie.
En résumé, on pourrait dire que l’Évangile de Saint-Jean est un savant mélange de Lumière,
de Vie, d’Amour, de Connaissance supérieure, de Vrai, de Bien, de Beau, et le tout donne
la Vérité. Jean Degl’Innocenti
Je vais maintenant vous conter l’histoire des Solstices, tel que l’un de nos Frères me l’a
raconté un jour …
Il était une fois, un homme préhistorique qui attendait tous les matins à l’entrée de sa
caverne le Soleil, drôle de boule de feu qui sort de la terre, qui réchauffe et chasse
l’obscurité, se cache parfois derrière les nuages et qui ne sort pas toujours du même
endroit…cette boule ne reste pas tous les jours aussi longtemps et parfois, les nuits sont
bien longues…
Ces observations sont déjà celles d’un homme pensant…
Quelques générations plus tard, ce même homme adore ce soleil qui apporte Chaleur, Vie
et Lumière….
Il repère les positions extrêmes par lesquelles son Dieu se lève et se couche et pour
marquer ces repères, pose un caillou, plus tard des piquets et enfin érige des colonnes…
l’homme vient de construire le premier calendrier annuel, puis semestriel, car il a trouvé
les solstices d’été et d’hiver… ces colonnes prendront par la suite un sens différent, car
elles indiqueront une limite en encadrant une « porte » Elle marqueront le passage d’un
monde à un autre, du profane au sacré… De manière analogue, les solstices sont des portes.
Le solstice d’été représente la porte des hommes, et le solstice d’hiver la porte des Dieux.
Le solstice d’été symbolise l’INITIATION, c’est l’ouverture à la vie de l’Esprit…
Le solstice d’hiver symbolise lui le passage à l’Orient Eternel, porte qui ouvre sur un monde
qui est la récompense d’une vie Juste et Parfaite ( comme la Loge).

Ce chemin terrestre commence par l’Initiation et l’Initiation par l’épreuve de « la Terre »
au cours de laquelle le postulant est confronté au coq, un coq qui fait allusion au réveil des
forces endormies, il annonce la fin de la nuit et le triomphe de la Lumière sur les
Ténèbres… de même Jean a prêché dans le désert pour annoncer la venue de la Vraie
Lumière « C’est une parcelle de cette Lumière que reçoit celui qui est baptisé, non par
l’eau, mais par l’Esprit » l’Initié Franc-Maçon devient fils de la Lumière.
Lorsqu’un profane est invité a passer sous le bandeau, le Vénérable Maître lui pose la
question suivante : Monsieur, pouvez-vous nous indiquer quels sont les mobiles qui vous ont
poussé à faire votre demande d’admission dans la Franc-Maçonnerie ?
… le profane donne toutes sortes de réponses…………………..
Posons-lui la même question quelque temps après son Initiation, il donnera sans hésitation
une seule réponse… »Parce que j’étais dans les Ténèbres et que j’ai désiré la Lumière » il
démontre avec cette réponse son passage par la « Porte » d’un monde à un autre, d’un état
à un autre… la voie exotérique se vit de minuit à midi, à la recherche de la lumière
matérielle, la voie ésotérique se vit de midi à minuit à la recherche de la
lumière intérieure, du solstice d’été au solstice d’hiver ou encore de la porte des Hommes
à celle des Dieux.
… midi est l’heure de l’Initiation…midi moins une seconde est l’heure de la mort, l’annonce
d’un changement… minuit plus une seconde est l’heure de la naissance ou de la
résurrection… l’homme régénéré chemine inexorablement vers la Lumière qui est en Lui,
qui est au-devant de Lui.
Parce que grâce à l’action de la Lumière, les raisins sont porteurs de l’espérance d’une
lente transformation intérieure, c’est en transmutant son eau intérieure par incorporation
de la force de la Lumière que le fruit de la vigne va mûrir, après que le Soleil ait franchi la
« Porte des Hommes » pour s’engager sur le « Chemin des Dieux ».





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