Bien comprendre la nutrition, c’est comprendre le début de la guérison

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Bien comprendre la nutrition, c’est comprendre le début de la guérison

Message par obsidienne le Dim 26 Aoû - 1:29


Extrait du livre de Rudolf Steiner « Quatre imaginations Cosmiques »


"Bien comprendre la nutrition, c’est comprendre le début de la guérison"

C’est à la saison d’hiver que Gabriel l’Archange cosmique, là-haut, s’active dans les nuages de l’hiver, vêtu de sa robe de neige, lui dont le regard est doux et aimant et dont le geste bénit ; et Uriel est aux côtés de l’homme, gravement, il juge et exhorte ; les positions sont inversées.

Puis à son tour, quand revient le printemps, c’est Raphaël qui est dans les hauteurs ; il a le regard profond et réfléchi et tient le caducée, mais ce dernier est devenu dans les airs quelque chose comme un serpent de feu, un serpent qui se mettrait à briller dans le feu ; ne s’appuyant plus sur la terre, mais comme suspendu, il utilise les forces de l’air pour mélanger et combiner tout ce qui se trouve dans le cosmos de feu, d’eau et de terre, et le métamorphoser en forces curatives, déployant dans le cosmos leur activité efficace. Et en bas, Michaël vient près de l’homme et devient alors tout particulièrement visible ; son regard, dont j’ai dit qu’il est positif, désigne, il montre en direction de l’univers, et au printemps il aimerait entraîner le regard de l’homme lorsque Michaël, complétant Raphaël, se tient aux côtés de l’homme.

Vous voyez, chers amis, les images que nous avons là :

hiver : Gabriel en haut, Uriel en bas ;
printemps : Raphaël en haut, Michaël en bas ;
été : Uriel en haut, Gabriel en bas près de l’homme ;
automne : Michaël en haut, Raphaël en bas près de l’homme.

Pense maintenant à ces paroles anciennes qui ont franchi les époques comme un mot magique et qui ont été reprises par Goethe.

Comme tout s’agrège pour former un tout,
Comme chaque élément agit et vit dans l’autre !

Oh ! certes, Uriel, Gabriel, Raphaël et Michaël concertent leur action, leur acte s’interpénètrent et vivent en l’autre, et lorsque l’homme, être spirituel-psychique –physique, fait partie du Tout, alors ces forces agissent magiquement en lui. Comme elles sont justes, ces paroles, et comme elles vont loin ! Rappelez-vous qu’il est dit :

Comme tout s’agrège pour former un tout,
Comme chaque élément agit et vit dans l’autre !
Comme les forces célestes montent et descendent –

…. Montent et descendent ! – Nous parlerons dans un instant du vers suivant :

Et se tendent les seaux d’or,
Comme sur leurs ailes parfumées de bénédictions
Elles pénètrent du ciel à travers la terre,
Emplissant l’univers d’harmonieuses résonnances !

Souvenez-vous de notre dernière conférence : tout demandait en quelque sorte de passer de l’expérience plastique à l’expérience sonore : emplissant l’univers d’harmonieuses résonances.

Je ne puis vous exprimer ce que j’ai éprouvé – après que ces choses s’étaient évoquées devant mon âme – lorsque j’ai lu le vers de Goethe : « Elles pénètrent du ciel à travers la terre ! » Le mot « à travers » n’est-il pas bouleversant par sa précision, dès lors qu’on sait qu’il dit vrai ? Vous êtes plus ébranlé encore parce que cette parole court les rues comme une clochette qui tinte, car on la prend pour une trouvaille de poète, tout juste bonne à citer dans ses lettres ou son article de presse. Quelle méprise ! C’est une parole qui répond à une réalité dans le cosmos. Ce passage du Faust vous émeut inexprimablement tant il reflète la vérité.

Et maintenant, allons plus loin. Nous avons vu se dévoiler la façon dont les forces célestes, aux ailes d’or – ce sont les Archanges -, pénètrent le grand Tout de leurs harmonies, de part en part, et aussi la façon dont chaque élément agit et vit dans l’autre. Mais il y a plus encore.

Considérons que Gabriel tire du cosmos les forces de la nutrition pour les introduire en l’homme au cœur de l’été. Voyez-vous, ces forces de nutrition agissent en l’homme dans le système des échanges. Raphaël gouverne le système respiratoire. Or, tandis qu’ils montent et descendent, Gabriel et Raphaël coopèrent de telle sorte que Gabriel fait monter dans la respiration ses forces, qui d’ordinaire impulsent la nutrition des hommes : là, les forces nutritives deviennent curatives, Gabriel remet la nutrition à Raphaël : alors la nutrition est facteur de guérison. Lorsqu’en l’homme les phénomènes de pure nutrition se trouvent imprégnés des mystères de la respiration, alors la nutrition a une valeur curative.

Oui, il faut savoir tenir sous son regard la métamorphose que subissent les substances extérieures dans le système nutritif pour reconnaître l’importance des forces de Gabriel, des forces servant à l’homme à se nourrir. Mais ces forces sont transférées au système respiratoire. Et tandis qu’elles continuent d’agir dans ce système, elles font plus que d’apaiser la faim et la soif, plus que de reconstituer l’organisme ; quand l’homme est malade, ces forces corrigent ses déficiences intérieures. Métamorphosées, les forces nutritives sont curatives. Bien comprendre la nutrition, c’est comprendre le début de la guérison. Connaître la façon d’agir du sel dans l’organisme en bonne santé. C’est connaître aussi son action thérapeutique dans tel ou tel cas – à condition d’avoir compris comment les choses se métamorphoses en passant de l’influence de Gabriel à celle de Raphaël. En nous, les forces qui guérissent sont des forces de nutrition métamorphosées. Raphaël reçoit des mains de Gabriel la nutrition, ce dernier lui passe le seau d’or.

Nous touchons ici à un mystère, qui n’en était pas un à une époque reculée, mais dont le sens s’est perdu. Si de nos jours on sait lire Hippocrate, ou même, non pas lire, mais interpréter Galien, on remarquera que chez ces vieux médecins, on retrouve la trace d’un grand mystère de l’humanité. Les forces curatives règnent dans notre système respiratoire, elles nous guérissent continuellement. Sans cesse, notre respiration est curative. Mais quand les forces de la respiration s’élèvent dans la tête, de curatives qu’elles étaient, elles deviennent spirituelles, s’exerçant dans la perception sensorielle et l’activité pensante de l’homme. Et le grand secret qui fut connu jadis que l’on trouve chez Hippocrate presque en clair, et encore dans Galien si on l’interprète, c’est le suivant : la pensée, la perception, la vie intérieure de l’esprit humain sont dues à une métamorphose supérieure des forces de guérison, de thérapie ; le système respiratoire, élément de guérison, situé entre la tête et le système du métabolisme, constitue, si son activité s’élève au-dessus de la seule force curative, le fondement, la base substantielle portant la vie de l’esprit en l’homme.

On peut donc dire qu’au fond, l’éclair d’une pensée dans la tête humaine est dû à la force métamorphosée d’impulsions curatives présentes dans les différentes substances. Lorsque, sachant cela on tient dans sa main un remède – un sel ou une substance végétale -, on se dit en le contemplant : tel que te voilà, tu es force curative et bénéfique si je t’administre à bon escient ; mais si de soi-même tu entres en l’homme par les voies de l’atmosphère, tu agis au sein de sa tête et tu deviens le porteur substantiel de sa force pensante, car Raphaël transmet à Uriel son seau d’or. – Ce que Raphaël a reçu sous forme de nutrition et transformé en pouvoir de guérison, il le passe à Uriel, et cela devient force pensante.

A quoi un médicament doit-il son pouvoir de guérir ? Il guérit parce qu’il se trouve sur le chemin de l’esprit. Et si l’on sait jusqu’à quel point il l’est, on en connaît le pouvoir curatif. A lui seul, l’esprit ne peut pas intervenir directement dans ce qu’il y a de terrestre en l’homme ; mais le degré inférieur de l’esprit, c’est la force thérapeutique.

Et de même que Gabriel transmet les forces de nourriture à Raphaël pour qu’elles soient changées en forces curatives – donc lui passe son seau d’or -, de même Raphaël le remet à Uriel, et les forces de guérison deviennent forces pensantes ; de la même façon, Michaël reçoit d’Uriel les forces de pensée et, par la vertu du fer cosmique dont est forgée son épée, transmue en volonté ces forces de pensée pour qu’elles deviennent en l’homme forces du mouvement. Uriel remet son seau à Michaël, et des forces pensantes sortent les forces du mouvement.

C’est ainsi que nous recevons réellement une seconde image, celle d’Uriel, de Raphaël de Gabriel et de Michaël qui montent et descendent en combinant leur action ; Uriel et Gabriel, par exemple, travaillent en même temps avons-nous dit et accordent leur activité, l’un donnant à l’autre ce qu’il possède afin que cela puisse continuer d’agir en lui. Nous voyons leurs forces célestes monter et descendre et se tendre les seaux d’or, ces seaux d’or de la nutrition, de la guérison de l’intellection, du mouvoir.

C’est ainsi que ces seaux d’or cheminent de l’un des Archanges à l’autre, tandis qu’en même temps ils agissent les uns les autres dans l’harmonie des mondes.

A nouveau cela se trouve dans le Faust (de Goethe) :

Comme les forces célestes montent et descendent
Et se tendent les seaux d’or !

Jusqu’à l’or, tout est exact, car toutes ces choses sont tissées d’or solaire et partent d’Uriel ainsi que je l’ai dit.

Ce que Goethe a su introduire dans cette œuvre poétique, il l’avait lu, tout bonnement. Mais cela a fait sur lui un effet extraordinaire. Il ne connaissait pas ce que nous avons pu évoquer ici. C’est là justement ce qui est si impressionnant : quand un esprit comme celui de Goethe, mû par un certain sens poétique, reprend ce qui vient à lui des anciennes traditions, il restitue la vérité d’une manière absolument incroyable ! C’est là une chose grandiose et qui nous relie au passé, lorsqu’à notre époque nous cultivons la science de l’esprit et que cela se révèle à nous : nous voyons dans la réalité Uriel et Raphaël et Michaël et Gabriel qui agissent de concert, et les uns donnent en vérité leurs forces propres aux autre ; quand nous en avons la vision direct et qu’ensuite nous rencontrons d’antiques sentences – même indirectement, comme ici par l’entremise de Goethe -, nous voyons comment la sagesse ancienne, instinctive –vous pouvez la qualifier de mythique ou de légendaire), parcourait le monde comme un grand vent, qui était entendu ! D’autres temps sont venus ensuite, mais c’est dans le nôtre que les choses anciennes doivent être élevées d’un degré.

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Re: Bien comprendre la nutrition, c’est comprendre le début de la guérison

Message par obsidienne le Dim 26 Aoû - 1:40


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