« Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

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Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 20:53

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obsidienne

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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 20:55

https://ufologie.patrickgross.org/htm/marreeman1998f.htm

Crop Circles:Ce qui suit n'est pas la démonstration de quoi que ce soit d'autre que ce qui est indiqué en conclusion. Tout autre point d'étrangeté est ou sera abordé ailleurs, c'est à dire ici.Un crop circle de 4 kilomètres de long en Australie en 1998?


Après avoir assuré de l'existence de crop circles à toutes sortes de dates, en toutes sortes de lieux, l'auteur d'une page sur les crop circles, qui prétend que les crop circles sont "Un nouveau défi à notre intelligence" et qu'ils sont créés par des petites boules de lumière, donne encore un exemple de crop circle:

Citation:
"En Australie, la représentation d'un aborigène de quatre kilomètres de long, tracée dans le sable a même été photographiée par satellite en 1998."



Source: "Les Crop Circles", page web par P. Melleret, non daté, à http://www.insolite.asso.fr/insolite/crop-circle.htm

Rendez-vous compte: un crop circle de 4 kilomètres de long!

En réalité:
Le 26 juin 1998, un pilote d'avion charter, Trec Smith, volait au-dessus de l'Australie entre Marree and Coober Pedy, à Finnis Springs, 60 km à l'ouest de Marree au centre de l'Australie du Sud, quand il a repéré qu'il y avait au sol une très grande représentation d'un homme nu lançant un bâton. Les coordonnées sont 29°31'48? S et 137°27'56? E.



Vue aérienne en 1998

La découverte a fait sensation, parce que le dessin mesure 4.2 kilomètres de longueur, le pourtour étant de 15 kilomètre et le tracé total de 22 kilomètres, et que l'on ne savait pas qui l'avait réalisé. Les journaux se sont emparés de l'affaire, des journalistes ont envahi les lieux, à la réprobation des habitants.

Il y a eu débat sur le genre d'homme qui était représenté là. Certains pensent que c'est un aborigène de la tribu Pitjantjatjara en train de lancer un bâton servant dans cette tribu à chasser les walibis ou les oiseaux, d'autres on voulu y voir un dieu grec, du fait de sa nudité. Le dessin est évidemment de style occidental plutôt que de style aborigène.



Le dessin

"L'Homme de Marree" n'est pas un crop circle. Il n'est pas du tout tracé en aplatissant des plantes dans un champ, mais tracé au tracteur labourant la végétation et découvrant ainsi le sol plus sombre de terre pauvre d'un plateau. Il est accessible par une piste préexistante qui y entre et en sort.



Vue satellite "améliorée.

Shane Anderson de l'hôtel William Creek, localisé à 200 kilomètres au nord-ouest de la ville de Marree, a affirmé qu'elle avait reçu un fax anonyme décrivant l'emplacement du dessin, mais qu'elle l'a ignoré, pensant que c'était juste une plaisanterie.

Suzy Walsh, qui travaille à Marree à l'Outback Roadhouse and General Store, le magasin général, a indiqué elle est convaincue qu'elle a pu sans le savoir servi les coupables, et qu'il est habituel que des gens de passage lui achètent plusieurs bidons de 44 gallons de carburant à la fois, qu'il y a un intense trafic de véhicules de Woomera, et que cela n'avait donc pas pu éveiller ses soupçons.

Des gens du coin disent que c'est l'artiste excentrique Bardius Goldberg, décédé en 2002, qui a fait le dessin en employant un GPS et un bulldozer. Goldberg avait exprimé son intérêt de créer une oeuvre d'art qui pourrait être vue de l'espace et il avait apparemment reçu une grande somme d'argent à la période de la découverte de l'homme de Marree. Il n'a jamais voulu ni nier ni confirmer en être l'auteur.

L'artiste Christopher Headley a dit qu'il avait envoyé deux lettres, l'une au colonel Tom Meade, le chef de l'ancien service US/Australien de défense Nurrungar, pour s'enquérir de la possibilité de créer un souvenir permanent de la présence américaine en Australie. Ceci pourrait avoir inspiré l'idée de créer un géoglyphe parmi des gens du coins. En outre, Christopher Headley avait créé un dessin de "chameau su -roues", et un dessins de trois dauphins, visibles depuis le ciel, il a donc été suspecté, mais a dit il n'a jamais fait quoi que ce soit de plus grand que 300 mètres, et toujours avec autorisation préalable.

On a également spéculé que ce pourrait avoir été le travail d'ouvriers de la Western Mining Corporation, qui exploite la mine de Roxby Downs à quelques cent kilomètres de distance, mais la compagnie l'a démenti.

Ensuite, il y a eu des rapports de véhicules de l'armée australienne qui se seraient déplacés dans le secteur. Il s'est avéré que le groupe 17 du génie avait travaillé avec des aborigènes sur des projets à l'ouest de l'état, mais ils ont dit qu'ils ne l'ont pas fait, et qu'ils n'ont jamais été à moins de 200 kilomètres du site.

L'arpenteur Shayne Hennig, d'Adelaïde, a expliqué qu'en utilisant une photographie aérienne et un système de positionnement global (GPS) dans la main, n'importe quels repères pouvait facilement être placé sur l'emplacement avec un pieu tous les cent mètresou à peu près. "D'un point de vue d'arpenteur, ce n'est pas très difficile," a-t-il dit. Et il a suggéré que du personnel militaire pourrait l'avoir fait.

De fait, l'emplacement est assez proche des terrains de la base militaire interdite au public de Woomera, base utilisée par les militaires américains. On a donc pensé que ce sont des militaires de cette base qui ont réalisé le dessin géant, puisqu'ils ont tout l'équipement nécessaire, bulldozer, avions, satellites, et système GPS performant. Certains pensent qu'il s'agissait d'un exercice de géolocalisation, d'autres que les militaires, qui allaient quitter ces installations, avaient voulu laisser un souvenir. De fait, il y a eu plusieurs communiqués anonymes adressés à la presse, rédigés dans un style Etats-Unien plutôt qu'Australien, qui assuraient que ce sont bien les militaires américains qui l'avaient réalisé.

Après avoir annoncé qu'ils étaient "près d'identifier les coupables", les policiers ont arrêté leur enquête, disant qu'ils ont des choses plus importantes à faire et qu'aucun crime n'a été commis, et les auteurs n'ont donc toujours pas été formellement identifiés.

Parce que des touristes commençaient à aller à l'emplacement isolé et à se mettre en danger, parce que les pluies lourdes avaient rendu des routes impraticables, la police a par la suite interdit l'accès au secteur. Naturellement quelques théoriciens de la conspiration ont alors assuré que ceci devait cacher quelque chose de louche.

Du fait des pluies violentes et de la repousse de la végétation, le dessin s'est considérablement affaibli, et on ne pense pas qu'il ne persiste plus de quelques décennies.

Pour la presse, l'opinion publique, et les diverses personnes qui sont entrés dans la discussion, une chose était évidente: cela a été fait par des gens. Le dessin a naturellement a été comparée à d'autres géoglyphes, les lignes de Nazca, le cheval blanc de Uffington, Angleterre, "Long Man" de Wilmington, Angleterre, mais personne n'a été assez idiot pour affirmer que ce serait un "crop circle" ou quelque chose de paranormal ou d'extraterrestre. Le seul rapport entre l'homme de Marree et les crop circles est tout à fait clair: quand des artistes utilisant le paysage pratiquent leur art sans autorisation préalable, ils ne le revendiquant habituellement pas.

Et naturellement aucune indication que ce soit ne permet de dire que ce n'aurait pas été fait par des gens mais par des extraterrestres, des anges ou n'importe quoi de paranormal ou surnaturel. L'Homme de Marree n'a pas été fait avec des rayons laser ou par des OVNIS ou des boules de lumières.

Ce qui n'empêche pas, de temps en temps, des fans de crop circles de vous raconter que c'est un crop circle de 4 kilomètres...

Références
"A Follow Up on the South Australien Huge Drawing in the Dirt", par Craig Clarke, dans le journal The Sunday Mail, Adélaïde, Australie, 19 juillet 1998.
"The Mystery of Marree Man", par Roy Eccleston, dans The Weekend Australien, Australie, 5 septembre 1998.
"Maree Tourists: Potential Danger", dans le journal The Australien, 19 juillet 1998.
"Marree Mystery Deepens", dans le journal The Australien, 21 juillet 1998.
"Maree Man's Military Bearings", par Charles Miranda dans le journal The Australian, 22 juillet 1998.
"Marree Man Mystery Not Solved", par Matt Williams, dans le journal The Advertiser, Australie, 2 septembre 2007.
"Marree Man", Wikipedia, en.wikipedia.org/wiki/Marree_Man, circa 2010
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Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 20:56

http://www.lebistrotdelarosecroix.com/tag/ordre%20du%20temple/

La grâce du temple


Il a été tellement dit sur les Templiers que la moindre référence à l'Ordre du Temple réveille de l'agressivité chez certaines personnes.
Il va de soi que le message du Bistrot d'aujourd'hui pourrait susciter le même genre de comportement !
Mais lorsque notre démarche rosicrucienne nous conduit à se détacher des égrégores pour approcher la Conscience Cosmique, ce sont des pages inédites sur le Temple qui peuvent surgir...
La Conscience Cosmique est un terme récent de Spencer Lewis, les Templiers l'auraient sans doute nommée la "Communion des Saints".
Ces "Saints" sont en mesure de transmettre à ceux qui les visitent leur bienveillance, leur Connaissance et leur merveilleuse Energie céleste.
Mais le commun des mortels n'est généralement pas capable de canaliser cette énergie sur terre aussi il existe de tous temps des transmissions secrètes transmises d'initiés à initiables qui sont d'authentiques initiations après lesquelles le nouvel initié est capable du jour au lendemain de canaliser l'énergie cosmique ou à un niveau plus élevé de transmettre l'initiation.
Nous retrouvons cela dans certains rituels familiaux au cours desquels se transmettent certaines clefs de l'égrégore familial et le nouvel initié dispose du jour au lendemain du don de guérisseur réputé de certains de ses ancêtres.


Pour les Templiers cette énergie divine était la Grâce de l'Esprit Saint et les initiés se faisaient naturellement très discrets à son sujet et seul un petit filigrane sur la croix pattée, argenté pour les initiés ou doré pour les initiateurs et qui ne figurait ni sur le blazon, ni sur le gonfanon pouvait parfois suggérer quelque chose.


Naturellement, il ne reste aucun écrit permettant de certifier ces hypothèses et seule l'ouverture d'esprit, la réceptivité des Habitués du Bistrot leur permet de se faire une opinion car il n'est sans doute plus possible de croiser un Templier portant médaille comme celle-ci.




Et de lui demander:
-"Par votre grâce, me montreriez vous la face cachée de votre médaille?"
Alors le porteur de la médaille laisserait apparaitre cela:

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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:00

Abbé Coudray

http://regardsdupilat.free.fr/broceliande.html

..ET L'ABBÉ GILLARD AU COEUR DU GRAAL RALLUMA LA FLAMME...
 
À Patrick Lelièvre, l’élément déclencheur qui me permit
de véritablement découvrir les mystères de la forêt de Brocéliande.


En cette année 1940, l’abbé Henri Antoine Marie Gillard se trouve près de Rodez où il vient de se faire démobiliser. Sa « drôle de guerre », ainsi qu’il la nomme, se termine avec cette fin peu glorieuse qui avait suivi la débâcle de l’armée française devant les troupes allemandes. Comme tout bon citoyen de la République, en âge de porter les armes, il avait revêtu l’uniforme ainsi que le rapportent ses amis.
Ce Breton, avide de connaissance, décide, avant de regagner la Bretagne où son ministère ecclésiastique l’attend, de visiter cette région qu’il ne connaît pas. C’est ainsi que de l’Aveyron il passe en Ariège et monte à Montségur. Cet homme à la curiosité débordante ne pouvait que faire de belles rencontres et c’est ainsi qu’il se retrouva dans le département de l’Aude et fit l’ascension  de Rennes-le-Château, la colline inspirée. Le nom même de cette commune ne pouvait que lui rappeler le nom de la Rennes bretonne…
Voici ce que Jean Markale écrit sur le sujet dans son livre Rennes-le-Château et l’énigme de l’or maudit (Éditions Pygmalion) :
« Il est allé à Montségur, où le thème du Saint-Graal, lié à la forteresse cathare, n’a pas été sans influence sur l’intérêt qu’il manifesta ensuite pour les romans dits arthuriens et pour ce mythe majeur de l’Occident. Et il m’avait parlé d’un village de l’Aude où, autrefois, un modeste curé avait complètement restauré son église paroissiale en ruine, voulant faire de ce village une sorte de lieu de pèlerinage satisfaisant à la fois ses préoccupations religieuses et les intérêts des habitants du pays. En somme, l’abbé Gillard avait découvert là-bas la vocation du tourisme religieux et culturel qu’il allait, dans les années qui suivirent, mettre en pratique à Tréhorenteuc, haut lieu de la Brocéliande légendaire. Et ce là-bas, je ne l’avais pas compris à l’époque, c’était tout simplement Rennes-le-Château. »
Nous pouvons imaginer l’abbé Gillard s’arrêter longuement dans la petite église rennaise, devant le diable supportant le bénitier. Bien entendu, ce diable lui rappelle un autre diable dans sa Bretagne natale. À l’orée de la légendaire forêt de Brocéliande dans l’église de Campénéac un diable soutient la chaire du prédicateur…
 
Le diable de l’église de Campénéac
(Photos Christian Lelièvre 2003)
 
Le diable de Campénéac condamné à supporter l’Évangile, pourrait dater de l’année 1850, année de la reconstruction de l’église, alors en ruine. Certains chercheurs le disent plus ancien et avancent qu’il se trouvait dans le précédent édifice. D’autres supposent qu’il s’agirait de la copie d’une précédente statue placée dans l’édifice primitif. Sophia Raymond dans son magnifique roman Le Cercle de Dinas Bran(Éditions Les Presses de la Cité – 2015), émet l’hypothèse suivant laquelle la statue aurait été commanditée par le dernier seigneur de Trécesson...
 
La fresque (le CYCLE DE LA TABLE RONDE) réalisée par Monsieur Hervé QUIDU en 1995. Le peintre y plaça sous le nom de Campénéac, le diable de Campénéac
 
Quelques chercheurs pensent que ce diable serait une représentation du druide Merlin présenté dans la tradition bretonne comme le fils d’une vierge chrétienne et d’un Duz, démon de la mythologie celto-bretonne. Dans le conte MERLIN AU BERCEAU (BARZAZ BREIZ du Vicomte Hersart de la Villemarqué – 1867), le petit Merlin veut consoler sa mère :
« Taisez-vous, ma mère, ne pleurez pas, je ne vous causerai aucun chagrin – Dors donc, etc. –Mais c’est pour moi un grand crève-cœur d’entendre appeler mon père un Esprit noir. – Dors donc, etc. – Mon père, entre le ciel et la terre, est aussi brillant que la lune. »
Le diable que l’abbé Gillard observa à Rennes-le-Château n’était pas Merlin ou son Duz de père, il s’agissait dit-on d’Asmodée, le gardien des trésors…
Jean Markale ne relate aucunement la visite de celui qui deviendra son Maître spirituel sur la colline inspirée. L’abbé ne fut apparemment guère loquace sur le sujet. N’est-il pas curieux qu’il nomme ce lieu Là-bas ? Comment peut-il avoir oublié le nom même de cette colline : Rennes ? Un nom qu’il connaît particulièrement bien ! Il est certain que son passage à Rennes-le-Château a joué un rôle d’importance dans la mission qu’il s’est assignée à Tréhorenteuc.
Jean Markale ajoute : « Bien sûr, il ne s’agit pas dans mon esprit d’assimiler l’abbé Saunière et l’abbé Gillard. Ils n’étaient ni de la même époque, ni de la même trempe, et leurs motivations profondes semblent avoir été fondamentalement différentes. Le seul lien, est au premier degré, d’avoir voulu faire d’une modeste église paroissiale un lieu de '' tourisme religieux et culturel '', et d’avoir laissé, dans les édifices concernés, une empreinte indélébile. »
En 1990, l’abbé Emmanuel Rouxel, qui fut un proche de l’abbé Henri Gillard, organise la rédaction d’un opuscule titré L’Abbé Henri GILLARD RECTEUR DE TRÉHORENCTEUC de 1942 à 1962. Pour cet ouvrage, il sollicite l’abbé Édouard Nizan en retraite à Guégon et Jean Markale fidèle compagnon depuis l’année 1945.
L’abbé Rouxel, prêtre de Néant-Sur-Yvel, puis de Tréhorenteuc, sitôt son prologue rédigé, attaque fort, en titrant le premier chapitre : TREHORENTEUC ET RENNES-LE-CHATEAU. L’abbé rappelle que Bérenger Saunière fut curé «  de cette paroisse de 1885 à 1917 ». Puis il poursuit :
« La première personne de cette paroisse que nous avons rencontrée à Tréhorenteuc voyait une certaine analogie entre l’œuvre de l’abbé Saunière et celle, réalisée par l’abbé Gillard à Tréhorenteuc. La deuxième personne nous dit sa conviction sur l’existence d’un trésor réel appartenant aux Cathares, en somme une sorte de Graal, enfoui quelque part à Rennes-le-Château ou dans la région ».
 
L'église de Tréhorenteuc (carte postale années 50)
 
Contrairement à ce que laissait présager le titre du chapitre, l’abbé Rouxel ne s’emballe pas. Il n’établit, quant à lui, aucun parallèle avec Rennes-le-Château, se contentant de noter : « En parlant ainsi, nous ne voulons pas porter un jugement de valeur sur cette énigme, restée en suspens depuis près d’un siècle. »
Il n’en reste pas moins que l’abbé Rouxel par ce titre, reconnaît, comme le reconnaît Jean Markale, un rapprochement possible entre Rennes-le-Château et Tréhorenteuc mais sans pouvoir ou vouloir en déterminer le lien.
Une certaine relation peut assurément être relevée entre l’œuvre de l’abbé Saunière et celle de l’abbé Gillard. Jean Markale ne l’infirme pas, il la reconnaîtrait même sans toutefois s’y appuyer pour expliquer l’œuvre de celui qui fut – il le reconnaîtra – son Maître. Faut-il par ailleurs, écouter avec attention ce qu’a pu dire à l’abbé Rouxel, la seconde personne de la paroisse de Tréhorenteuc qu’il rencontra ? Un trésor réel appartenant aux Cathares, une sorte de Graal, serait enfoui quelque part à Rennes-le-Château ou (et ?... c’est moi qui ajoute ce petit « et ») à Tréhorenteuc ? Il est certain qu’à Tréhorenteuc, une certaine forme de Catharisme a pu s’imposer un temps – et au-delà même de ce temps… Il convient de lire tout particulièrement sur le sujet dans le dernier ouvrage de Christian Doumergue Voyage dans la France magique (Les Éditions de l’Opportun), la partie consacrée à la mystérieuse forêt de Brocéliande. Au cœur de cette forêt druidique, est né l’Étoilisme ou l’Éonisme, la secte fondée par le mystérieux moine Éon de l’Étoile, abbé au XIIe siècle de l’abbaye de Moinet près de la Fontaine de Barenton. Évoquer dans cette étude, la vie de ce moine gnostique, Mage pour les uns,  Druide pour les autres, doublé d’un Robin des Bois lié à la Folle Pensée, nous mènerait trop loin… aussi loin que l’Éonisme qui pénétra jusqu’en Gascogne.
En 1947 E. Coarer-Kalondan dans son livre NANTES PITTORESQUE ET DISPARU (La Renaissance du Livre Éditions Marcel Daubin – Paris) nous parle de ce mystérieux personnage qui s’entretenait, parait-il, avec l’esprit de Merlin, le Druide des Druides :
« […] la doctrine d’Éon prit rapidement un très bel essor. Elle se propagea sans difficulté dans tout le duché et s’établit, entre autres, solidement à Nantes.  
« Émue de cette rapide croissance, la Papauté résolut de frapper fort et droit sur l’hérésie étoiliste. Elle délégua donc le légat Albéric d’Ostie, pour venir, à l’occasion de la fête chrétienne organisée en l’honneur des Reliques des saints Rogatien et Donatien, prêcher sur les bords de la Loire contre les doctrines du maître de Loudéac.
« Après avoir obtenu de l’évêque de Tours une proclamation fulminante contre Éon et sa secte, Albéric d’Ostie se mit en campagne, et du haut des chaires nantaises fit pleuvoir sur la tête des hérétiques des torrents de malédictions et de courroux de l’Église.
« Les étoilistes furent traqués et livrés au bûcher. Le Mage arrêté, fut conduit devant le concile de Reims présidé par le pape Eugène ».
L’abbé Gillard s’intéressa – l’iconographie de son église le démontre – au Mage de Loudéac. Dans le tableau du Saint-Graal, il représente l’hérétique sous l’habit d’un Mage. Le moine tient dans sa main une étoile… comment ne pas penser ici à la mystérieuse Étoile de Nantes dont les Templiers furent les dépositaires…
 
Le tableau du Saint-Graal (carte postale)
Éon de l'Étoile est représenté à gauche
 
Cette étoile fait écho dans le tableau à un chandelier à quatre branches, version réduite du chandelier à sept branches ? Quatre branches mais trois seulement sont véritablement visibles : 4+3… Près du chandelier figure un pot d’or, peut-être allusif au vase de la manne. Et près de ce pot ou vase apparaît une volaille rôtie, allusive aux repas bien étranges du Mage entouré de ses disciples. Ces banquets rappellent les banquets celtiques. Mais cette volaille pourrait rappeler les cailles mangées par le peuple Hébreu à la sortie d’Égypte.
 
Détail du tableau : l'étoile, le chandelier, le pot d'or
Photos Christian Lelièvre - 2016
 
Il est certain que la Nantes ducale en ce XIIe siècle était la Cité RayonNantes, jeu de mot que l’on associa à cet autre jeu de mots : Croix RayonNantes. L’abbé Gillard présente sur la table des banquets, près du chandelier, une croix d’or couchée…
Il aurait été intéressant de connaître la position des Templiers de Sainte-Catherine de Nantes face à l’hérésie d’Éon de l’Étoile. Ces moines chevaliers primitivement installés dans la grande île ligérienne de la Hanne, occuperont rapidement la commanderie Sainte-Catherine dans la Prée d’Anian. Les deux sites sont à l’époque médiévale des lieux marécageux.
L’hérésie millénariste progressait dangereusement dans la cité de Bordeaux, débordant même jusque dans le Pays de Gascogne ! Yan Sukellos dans le N° 114 d’AR GWYR Le TEMOIN de la VIE consacre une intéressante étude au Mage de Loudéac intitulée : Éon de l’Étoile sorcier révolutionnaire ou mystique ?(juillet 1993). Au sujet de ce débordement il écrit :
« La doctrine '' éonienne '', si doctrine, il y eut, était parvenue à la connaissance de l’Église. Le légat du pape, Albéric, évêque d’Ostie de passage à Nantes en 1145, proposa à Éon une rencontre pour débattre de sa théologie, mais sûr de sa mission, Éon refusa cette entrevue.
« Hélas, certains de ses partisans ne voulant se contenter de '' ses enseignements sur la justice '', passèrent à l’action, et se constituant en bandes, se livrèrent au pillage de fermes, cures et abbayes, la '' faim faisant sortir les loups du bois '', Ces actions des années 1145 à 1148, qui dépassèrent de loin la région et gagnèrent jusqu’en Gascogne, dit-on, provoquèrent une véritable '' Jacquerie '' ».
Contrairement à ses disciples qui subirent la mort, Éon de l’Étoile « fut confié à la garde de Suger, régent de France et abbé de Saint-Denys, qui l’enferma dans son abbaye où il mourut peu après,  sans avoir révélé la cachette de ses fabuleuses richesses ».
« … ses fabuleuses richesses. » Les mots sont lâchés par le célèbre chercheur de trésors Albert Mata dans son article Le trésor perdu des Éoniens (Revue TRESORS de L’HISTOIRE – PROSPECTION N° 26). Une fois encore, comme pour les Cathares de Montségur, l’hérésie n’est pas le seul moteur justifiant la dissolution de la secte. Pour Albert Mata qui s’appuie sur les récits des érudits locaux, celui qu’il nomme le Chevalier d’Éon (clin d’œil à un autre personnage historique…) aurait dressé son quartier général dans la commune de Mohon au  village  de Bodieu en forêt de Lanouée. Là se trouve le Camp des Rouets que l’auteur présente comme le « Versailles breton » des Rois de Bretagne établis en ce lieu à partir de 600 et jusqu’en 872. Le lieu aurait été aux temps gaulois, le centre de la forêt de Brocéliande, le « Gorsedd des Druides ». « Les érudits du crû pensent qu’il s’agirait du Gorsedd de Bodégat ! »
Albert Mata ajoute au sujet du Camp des Rouets :
« En effet, en dehors du fait que celui-ci, une fois restauré par les anges bûcherons, redevenait une forteresse inattaquable, renforcent notre conviction. Avant la date fatidique du 1145, on cite le nom de ‘’ camp des Rouets ‘’ mais le nom de Bodieu est inconnu. On ne le trouve cité, sous différentes formes : Bodieu, Bodéac, Bodioc, qu’après cette date. Or, Bodieu peut signifier, selon les étymologies : Victoire de Dieu. Broussaille de Dieu, ou Maison de Dieu ».
Les contemporains d’Éon de l’Étoile présentent ce moine comme un fou, doublé d’un illettré. Il semblerait que le Mage ne fut pas si fou que l’on ait voulu l’affirmer. Illettré ? Il ne le fut assurément pas ! Pour s’en convaincre, il convient de lire Christian Doumergue. Le Chevalier d’Éon aurait écrit quelques ouvrages et l’abbé Gillard semblait en connaître un rayon sur le sujet.
Faut-il penser que le Mage de Loudéac ait possédé un trésor, ainsi que le tableau du Saint-Graal de l’église de Tréhorenteuc, pourrait nous le laisser entendre ? L’affirmer serait une erreur certaine. N’oublions pas que le Mage est mort peu après l’année 1145. À cette époque les Chevaliers de l’Ordre du Temple – puisqu’ils semblent avoir une certaine importance dans l’affaire – n’étaient implantés que depuis peu dans le duché de Bretagne (tout comme dans le royaume de France). Il se peut malgré tout que les quelques disciples du Mage passés dans la clandestinité, aient pu approcher quelques mystères liés à ce trésor.
Parmi le ou les trésor(s) ayant appartenu(s) aux Éoniens, Yann Sukellos nous apprend :
« Otto de Freisingen, d’après les minutes du procès, affirme que '' le mauvais esprit mit à la disposition d’Eon, les trésors de Merlin ''. »
Revenons à présent à l’abbé Gillard qui, fort de ses découvertes dans le Midi, s’en est retourné en Bretagne vers sa hiérarchie. Mais il ne fut pas le bienvenu. Il reprit sa place de vicaire à Crédin, fonction qu’il occupait déjà avant guerre. Dans l’opuscule de l’abbé Rouxel, Jean Markale évoque son ami dans un texte qu’il titre : QUI ETAIT HENRI GILLARD ?. De son retour il écrit :
« Il revient prendre sa place à Crédin, affirmant ses idées modernistes et humanistes et n’hésitant pas à prendre des responsabilités en tous genres. Et pour qui se souvient de la mentalité qui régnait à cette époque sur le Morbihan, on conviendra aisément que son zèle moderniste avait peu de chance d’être compris.
« Bref, il déplut. Et comme il sied en pareil cas, on lui donna de l’avancement et il fut nommé recteur. Mais à Tréhorenteuc, où il s’installa en 1942 et où il allait demeurer jusqu’en 1962. Je peux témoigner de ce que la rumeur publique, à l’époque, répandait au sujet de Tréhorenteuc, '' le pot de chambre du diocèse '' comme disaient les membres du clergé ».
L’église de Tréhorenteuc était en ruine. L’abbé Gillard entreprit de restaurer l’édifice. Il fit mieux que la restaurer il en fit un Temple placé sous le sceau du Saint-Graal !
 
Le Grand Vitrail de l’Arbre de Vie
L’abbé Gillard, dans un premier temps  avec ses propres deniers, enchaînera les réalisations dans son église. En 1951, grâce au legs de sa marraine, Madame Thétiot, et du fils de celle-ci mort tragiquement en 1944, il fait exécuter le grand vitrail du chœur. Ce vitrail n’est que Vie, une vie  nourrie par l’Arbre du jardin d’Éden. Cet arbre n’est pas le traditionnel pommier mais un chêne, l’arbre druidique par excellence. Pour lire le vitrail il convient de partir du bas vers le haut.
 
Le grand vitrail de Tréhorenteuc – photo Ch. L.
 
1) Le Voyage entre les blasons
Au bas du vitrail, de chaque côté apparaît un blason. À droite les armoiries figurées sont présentées comme étant celle des de l’Aage ou de l’Age tandis qu’à gauche figurent les armoiries de la Maison de Bretagne.
Le premier des de l’Aage sieur de la Rue Neuve installé à Tréhorenteuc fut Benjamin de l'Aage, branche de Volude, issu d'une famille originaire du Poitou. Il naquit après 1590, et décéda entre 1659 et 1668. Il avait épousé le 25 novembre 1620, Jacquette Gibon (née après 1595, décédée le 29 octobre 1649, et inhumée dans le chœur de l'église de Tréhorenteuc). Il achète d'Henri de la Trémoille, duc de Thouars, comte de Montfort, vers 1605, les ruines du château de Gurwant, ses bois, son fief, et les bois de Rauco. On lui doit les Rues Neuves dans son aspect actuel.
Les renseignements relatifs à ce noble personnage, ainsi que ses armes représentées ci-dessous, figurent dans le très intéressant site http://cc-mauron-broceliande.com/wiki/index.php5?title=Benjamin_de_l%27Aage
Ses armoiries se lisent : « D'or à une aigle éployée (bicéphale) de sable, becquée et membrée d'azur. »
 
Blasons des de l'Aage
À gauche : de l’Aage de Tréhorenteuc, d'or à une aigle éployée (bicéphale) de sable, becquée et membrée d'azur
À droite : De l’Aage du Poitou, D’or à une aigle éployée (bicéphale) de gueules, becquée et membrée d'azur
 
 
Il est certain que l’abbé Gillard a quelque peu modifié les armoiries des de l’Aage, en s’appuyant sur le blason primitif  des de l’Aage du Poitou. Le nouveau blason ainsi créé, conserve les gueules poitevines de l’oiseau souverain, ainsi que l’azur du bec et des serres (becquée et membrée) commun aux deux branches. Il ne retient pas la nature éployée (bicéphale, à deux têtes) de l’aigle, pas plus que les ailes pareillement éployées (déployées) vers le haut. Ce terme « éployées » appliquées aux ailes n’est pas retenu dans la lecture du blason, puisque par défaut, car il évoque une qualité propre de l’aigle héraldique. Il apparaît en fait, que l’abbé Gillard a transformé, voir transmuté, l’aigle des de l’Aage en un phénix.  
 
Le phénix du grand vitrail – Ch. L.
 
Cet oiseau fabuleux est représenté de profil, le vol étendu, contrairement à l’aigle, de face, ailes éployées. Le phénix héraldique apparaît dans l’écu au-dessus d'un bûcher que l'on nomme immortalité, mais qui ne se blasonne que lorsque son émail est autre que celui de l'oiseau. L’abbé Gillard représente le phénix au-dessus d’une immortalité orangée. Le champ de l’écu ne retient pas l’or initial mais présente une variation de l’orangée, flammes de la renaissance.
Bien que l’abbé Gillard s’éloigne des armoiries des de l’Aage, il n’en a pas moins créé une nouveau blason en s’inspirant du blason poitevin des de l’Aage. En vieux-français Aage ou Age signifie « enclos fortifié » mais aussi « majorité » : « être en aage », être majeur ou « avoir l’aage », avoir la majorité. « Le temps d’aage » désignait l’ancien temps. Le phénix évoque tout à la fois ce « temps d’aage » et un « temps de majorité » appelé à renaître.
Ainsi que le rappelaient les anciens héraldistes, le Phénix est le symbole de l'immortalité, parce que, selon la fable, cet oiseau se renouvelle de cinq siècles en cinq siècles ; alors il se dresse un bûcher, bat des ailes pour l'allumer, et s'y consume : il naît dans l'instant un vers de sa cendre, d'où il se forme un autre Phénix.
Benjamin de l'Aage, premier du nom à Tréhorenteuc naquit après 1590. À supposer que l’abbé Gillard ait pensé ce cycle de cinq siècles, le « temps d’aage » annoncé s’ouvrirait approximativement dans les années d’après 2090, une date pour le moins tardive… Mais peut-être ne convient-il pas de compter un cinquième siècle révolu…
Détail intéressant dans la symbolique brocéliandaise, symbolique débordant du cadre spécifique de ladite forêt de Brocéliande, Benjamin de l’Aage, premier de la Rue Neuve à Tréhorenteuc, avait épousé le 25 novembre 1620, Jacquette Gibon. Or, le 25 novembre est le jour de sainte Catherine d’Alexandrie, clef d’importance pour pénétrer les mystères évoqués par l’abbé Gillard et ses collaborateurs…
L’union de Benjamin de l’Aage et de Jacquette Gibon permettra à certains auteurs bretons de présenter la famille Gibon comme l’une des nobles familles ayant possédé la Rue Neuve en Tréhorenteuc. Nous avons ici un raccourci plus symbolique qu’historique et c’est bien, semble-t-il dans ce raccourci que l’abbé Gillard nous entraîne.
Les Comtes de Gibon ou Gibon-Porhoet sont issus selon les historiens de Guervand, successeur de Salomon III, roi de Bretagne. Ils arborent dans leurs armes les trois gerbes d’or que portaient les anciens princes de Bretagne.
 
Blason des Gibon-Porhoet : De Gueules à trois gerbes d’or, posées deux et un.
Devise : Semen ab alto. (La semence vient d’En Haut)
 
Les armes des Gibon-Porhoet, héritées des anciens princes de Bretagne étaient surmontées, est-il dit, d'un portrait d'ange tenant la gerbe suzeraine ; ainsi était-elle nommée dans les plus anciens titres. Quelquefois, l’ange tenait l’écusson aux trois gerbes, toujours aussi dites les gerbes suzeraines.
Ces gerbes suzeraines étaient celles de la Maison de Bretagne. La duchesse Alix abandonnera le sceau aux trois gerbes d’or pour prendre celui de son mari le capétien Pierre de Dreux qu’elle épouse en 1214. La famille de Dreux a pour armoiries un échiquier d’or et d’azur. Pour se différencier des autres membres de sa famille, le prince consort et régent de la Bretagne porte une brisure qui est un franc-quartier d’hermine qui deviendra rapidement les armes de la Maison de Bretagne, bien que les Ducs garderont pour leur scel secret les trois gerbes suzeraines « avant que le symbole ne soit repris par le duc François 1er qui instituera vers 1445 l’Ordre de l’Épi. Le collier de cet ordre accompagnait les grandes armoiries de Bretagne. » (Devi Kervella : Emblèmes et Symboles des Bretons et des Celtes coop breizh éditions)
Pour l’abbé Gillard la Bretagne au sein de la France se compose des cinq départements historiques et non quatre ! Sujet toujours d’actualité. Un mécontentement c’était élevé parmi les élus locaux en 1941 lorsque le gouvernement de Vichy retira la Loire-Atlantique de la Bretagne. Le blason herminé de la Maison de Bretagne présenté par l’abbé Gillard au bas du grand vitrail, est fragmenté en cinq parties. La partie sombre, image du deuil, représente la Loire-Atlantique, ou diocèse de Nantes. Ce cinquième territoire correspond au Cinquième Royaume de la tradition celtique où règne le Haut-Roi. Le blason du phénix dans la pensée de l’abbé, peut symboliser le retour du Pays Nantais au sein de la Bretagne.
 
Blason de la maison de Bretagne - Photo Ch. L.
 
Devi Kervella dans le livre cité plus haut, n’a pas oublié cet oiseau mystérieux : « phénix Oiseau mythique qui renaît de ses cendres. Symbole utilisé par les Républicains irlandais pour montrer les persistances de leur combat. À Dublin, Phoenix Park est le lieu de résidence du président  de la République irlandaise et le plus grand jardin public d’Europe. »
L’abbé aimait, c’est certain, sa Bretagne, l’Épouse symbolique des anciens souverains. Cette Bretagne était celle du roi Judicael et de sainte Onenne représentés au bas du grand vitrail sous les traits de Louis Thétiot et de sa mère, cousin et marraine de l’abbé. Les deux personnages, nouvel Adam et nouvelle  Ève, sont recueillis autour d’un arbre arborant un unique fruit, la mystérieuse POMME BLEUE. Le fruit de la Connaissance du bien et du mal ne sera pas mangé…
 
Saint Judicael et sainte Onenne recueillis autour de l’arbre à la pomme bleue - Photo Ch. L.
 
Les deux personnages affichent une nouvelle identité. La sainte femme devient sainte Catherine vénérée le 25 novembre, jour auquel est associé ce vieil adage : « Sainte-Catherine, jour de sort pour les oies de Noël là où on en engraisse ». Pauvres oies… mais la symbolique n’en est pas moins présente. L’oie de la Sainte-Catherine conduit le pèlerin sur le Chemin où figure le bon saint Nicolas lié lui-même au cycle de Noël. Ne parle-t-on pas de la Saint-Nicolas des lièvres (6 décembre). Les vieux chasseurs n’affirment-t-ils pas : "A la Saint Nicolas les femelles de lièvres sont pleines" ? Les deux lapins/lièvres sont bien présents tout à côté de saint Judicael / saint Nicolas.
Mystères du calendrier, sainte Catherine est fêtée le 25 novembre, saint Nicolas le 6 décembre, soit 11 jours après et saint Judicael, le 17 décembre, soit une fois encore 11 jours après… Le nombre 11 apparaît d’importance dans l’énigme Brocéliande, nous le retrouverons plus tard. Sainte Onenne n’apparaît pas dans notre calendrier. Sœur supposée de roi Judicael, son existence n’est pas certifiée. L’abbé Gillard, lui-même ne l’affirmait pas.
 
Les deux lapins du grand vitrail
Toujours entre les blasons de la Maison de Bretagne et du Phénix, apparaissent deux lapins. Certains commentateurs évoquent des lièvres, la symbolique est la même.
 
Les deux lapins – Photo Ch. L.
 
Nous retrouvons ici les célèbres lapins de la suite de Fibonacci. Le nombre d’or préside au grand vitrail. Léonardo Fibonacci (v. 1175 – v. 1250), grand mathématicien italien médiéval, étudia l’algèbre au cours de ses voyages d’affaires en Égypte ou en Syrie. Il rapporta à Pise les chiffres arabes et la notation algébrique que Gerbert d’Aurillac (Sylvestre II le pape de l’An Mil) son illustre devancier, utilisait déjà.
Les deux lapins étudient un parchemin de couleur bleue. Le lapin couleur jaune (or) impose par un geste explicite, le silence. L’expression lever un lièvre prend ici toute son importance. Mais le lapin rouge doit garder le silence. Au dessus des lapins/lièvres, animaux lunaires, la colombe, bec ouvert, révèle le secret. Un secret lié semble-t-il à la Bretagne et plus précisément au Pays Nantais. La partie supérieure droite du cartouche ou cartel héraldique, par son enroulement, affecte la forme d’un rouleau. Ce rouleau serait placé de telle façon que la colombe parait le tenir sous son aile. Les deux lapins par l’étude du parcheminprennent connaissance du chemin. Ils pourront à présent vaquer par chemin et par vau ! Ou par veau et parchemin ce qui est tout un !
Mais qui sont ces deux lapins ? Je découvrais pour la première fois l’église de Tréohorenteuc au début des années 90, accompagné de mes deux amis Patrick et Christian Lelièvre, liés à cette énigmatique forêt de Brocéliande. Lorsque le visiteur pénétrait à l’époque dans l’Église du Saint-Graal, il était accueilli par une femme de l’Office du Tourisme de Mauron. Elle connaissait les moindres détails figurant sur les vitraux et tableaux conçus par l’abbé Gillard. Elle nous apprit que les deux lapins, les Passeurs, figuraient deux Templiers. C’est vrai que l’Ordre du Temple apparaît bien présent sur le grand vitrail au travers, dit-on, du blason du Royaume de Jérusalem placé au-dessus de Joseph d’Arimathie, le porteur du Graal et de la croix de gueules du nimbe de Jésus. Le bouquet de chardons, à gauche du phénix évoquerait également la survivance de l’Ordre du Temple en Écosse.
 
Joseph d’Arimathie en extase sous le Saint-Graal – Photo Ch. L.
 
Il convient de noter qu’en vieux-français le lapin se disait con(n)in ou con(n)il, mot latin d’origine ibérique d’après Pline, avec diminutif en con-. Cette racine CON a donné le moyen-breton conniffl ou connicl. Les Celtes ne connaissaient pas le lapin, ce sont les Romains qui l’introduisirent. Les Bretons ont nommé le lièvre Gad, un nom dont l’origine étymologique est inconnue, mais de signification importante si on le rapproche du GAD hébraïque. Le con- « lapin », n’est pas sans rappeler dans la Bretagne de l’abbé Gillard, le vieux-breton Con signifiant « chien », « chien de guerre », « guerrier ».
Les deux lapins du grand vitrail sont à la fois Con-, « lapin » et Con- « guerrier ». Le terme breton apparait dans le nom de nombreux saints moines de l’Église Celtique et de souverains Bretons ou Irlandais : Conan.
Dans l’ancien Duché de Bretagne, les Chevaliers de l’Ordre du Temple ainsi que les Chevaliers de l’Ordre de Malte sont appelés les Moines Rouges. Ces Moines Rouges reformulent ainsi les vieux ordres celtiques, tel le Rameau Rouge. Il existait également une classe de Druides guerriers appelés Druides Rouges.
Les lapins guerriers, dits aussi lapins tueurs apparaissent dans les enluminures des manuscrits médiévaux.
 
Lapins guerriers
British Library Yates Thompson 8 f. 294r
http://www.brain-magazine.fr/article/brainorama/30255-Le-lapin-tueur-des-Monty-Python-existe
 
Cette enluminure est intéressante, elle associe les deux types médiévaux de Con-. Notre lapin tueur est juché sur un escargot anthropomorphique, peut-être allusif au nombre d’or dont nous parlent les lapins de Fibonacci. Intéressante également cette autre enluminure où le lapin combat l’escargot… la maîtrise du nombre d’or ?
 
Lapin combattant un escargot
Knight v Snail IX:  Just for Fun: A Rabbit, Monkeys, and a Snail Jousting (from the Harley Froissart, Netherlands (Bruges), c. 1470-1472, Harley MS 4379, f. 23v) Further Reading
http://britishlibrary.typepad.co.uk/digitisedmanuscripts/2013/09/knight-v-snail.html

Les deux Lapins Jean du grand vitrail deviennent les passeurs d’un grand secret, un secret lié à la cité de Nantes dont le nom breton – NAONED – traduit le Blé de la Faim : Naon, « faim » et Ed, « Ed » qui est aussi la gerbe ou triple gerbe des souverains Bretons.
 
L’écureuil ou fouquet
Le grand vitrail, avons-nous dit, doit se lire de bas en haut. Ce vitrail apparaît d’une telle richesse qu’il devient bien difficile de le lire dans sa totalité. Il apparaît intéressant de noter au passage ce bel écureuil placé au sommet de la table carrée du Graal :
 
L’écureuil ou fouquet – Photos Ch. L.
 
2) La Barque de Pierre ou le Voyage au Pays du Vin
Au bas du grand vitrail le visiteur de l’église découvre dans un premier temps Le Voyage entre les blasons, puis ensuite la table carrée de Joseph d’Arimathie où rayonne le Saint-Graal :
 
La table carrée de Joseph d’Arimathie – Photo Ch. L.
 
Enfin, le visiteur au sommet du grand vitrail découvre la fin du voyage : Le Voyage de la Barque de Pierre dont voici la première phase :
 
La Barque de Pierre – Photo Ch. L.
 
Dans son livre LES TOURS INACHEVÉES (Éditions Jean-Michel Garnier), Raoul Vergez qui fut Compagnon Charpentier du Devoir de Liberté (les Indiens…), déroule la magnifique épopée des Compagnons « estrangers » du Saint-Devoir entraînés par les Templiers dans les déserts de Syrie. Les Compagnons de cette corporation oubliée furent « les maçon du Temple à construire des forteresses : à Acre, le château Pèlerin, le crac des chevaliers, le couvent forteresse d’Antioche, celui de Tripoli […] la corporation des tailleurs de pierres pouvait orner de mille cathédrales la terre d’Europe, et envoyer en même temps des milliers  d’ ’’estrangers’’ dans les déserts brûlants, sur les pas des chevaliers. »
Raoul Vergez évoque un rite secret dès plus « estrange », pratiqué lors de la nuit des Quatre Couronnés : « Saint Louis avait assisté en personne à l’une des réceptions, sous les lambris de sa chapelle ; les estrangers lui avaient remis, en signe de déférence, un petit compas d’or avec lequel le '' magister '' perça la veine du poignet royal afin que le sang bleu de France se mélangeât au sang rouge des '' pauvres passagers' ', que tout ce sang soit versé dans une coupe à demi pleine de vin de Samos, dont chacun se désaltéra selon le rite. »
La coupe appelée GRAAL était bénie par un moine, puis chacun des « goujats » et des « estrangers » buvait à la coupe. Le patriarche commençait à chanter l’Alleluia des tailleurs de pierres :  
 
Dans la barque de Saint Pierre
Buvons le vin de Noé.
Dans le navire de pierre
Dont la quille est retournée,
Dont la voile est décarquée,
Dont les mâts sont pétrifiés.
Le vin des tailleurs de pierre
Du Saint-Devoir estranger.
 
Si le vent fouette la pierre,
Sur la flèche trop dardée,
De la barque de Saint-Pierre,
Dans la nuit des couronnés,
Buvons le vin de Noé.
Quand Dieu entraîne aux nuées
L’âme des tailleurs de pierre
Du Saint-Devoir estranger.
 
L’abbé Gillard connaissait-il le Cantique de l’Alleluia des tailleurs de pierres ? La partie supérieure du grand vitrail pourrait le donner à penser :
 
Les trois phases du grand vitrail
 
Dans la première phase nous découvrons la Barque de Pierre ou Barque de Noé. La barque est placée entre deux grappes de raisins. Il convient de suivre la Route des Vins. Nous avons ici un trompe-l’œil. Le visiteur placé devant le grand vitrail en découvrant la Barque, a l’impression de découvrir le Nautonier représenté semble-t-il de couleur orangée. Un agrandissement de la partie bâbord de la Barque nous montre qu’il s’agit peut-être d’une feuille de vigne aux couleurs automnales, mais une feuille travaillée de telle façon qu’elle évoque la queue d’un poisson :
 
Détail de la barque de Pierre
 
Le poisson fut le symbole des premiers chrétiens. Le Christianisme est la religion de l’Ère des Poissons. Nous pourrions y reconnaître le Signe de Jonas évoqué par Jésus dans les évangiles et dont l’aspect prophétique a été développé par certains auteurs. Les prophéties évoquent la Barque de Pierre et son Nautonier menant la Barque ecclésiale dans l’Ère du Verseau ou Verse-Eau…
 
L’abbé Henri Gillard et l’abbé Auguste Coudray
L’abbé Henri Gillard, du fond de l’antique forêt de Brocéliande entreprit avec ses moyens, de ranimer la flamme qui brûle au cœur du Graal. Mais fut-il le seul à souffler ce feu graalien ? Nous ne savons que peu chose quant à la présence à ses côtés durant cette période d’après guerre des compagnons de la première heure. Si la silhouette de Jacques Bertrand dit Jean Markale, émerge au grand jour il n’en va pas de même pour les autres collaborateurs mais nous pouvons penser qu’il y en eut. L’abbé Gillard bénéficia, ainsi que le rapporte Jean Markale dans le texte QUI ETAIT HENRI GILLARD ? (in L’Abbé Henri Gillard – livre présenté par l’Abbé Rouxel), du grand réconfort de l’abbé Jarnigon, vicaire de Néant-sur-Yvel puis recteur de Caro mais nous ne savons jusqu’où alla ce soutien.
L’abbé Emmanuel Rouxel qui fut abbé de Néant-sur-Yvel puis de Tréhorenteuc, de 1968 à 1981, n’apparaît aux côtés de l’abbé Gillard qu’en 1965 alors qu’il était recteur de Hélléan. Le 22 février 1972, par Testament, l’abbé Gillard lui lègue ses droits d’auteur. Ce 22e jour de février peut revêtir une symbolique importante surtout si l’on se tourne vers cet autre collaborateur de l’ombre que fut l’abbé Auguste Coudray. Le saint le plus ancien fêté ce jour est l’évêque Abile d’Alexandrie, successeur d’Anien, disciple de l’évangéliste Marc. Abile aurait occupé le siège d’Alexandrie dix années durant, de l’an 86 à l’an 96. Il était dit Meli ou Melien. Notons au passage ce jeu possible entre les noms Abile / Meli… soit de l’abeille au miel. L’abeille de par sa proximité phonétique avec l’abbaye symbolisera au Moyen-Âge le moine œuvrant dans l’abbaye ou ruche.
Nous savons que l’abbé Gillard, dans les premières années de son ministère à Tréhorenteuc eut des contacts avec le néo-druidisme breton. La tenue le dimanche 29 juillet 1951 à Tréhorenteuc au Val sans Retour de la cérémonie druidique dite Gorsedd Digor (cérémonie publique en breton) aurait été organisée par l’abbé de Tréhorenteuc. Une messe en breton est célébrée devant l’église de Tréhorenteuc par le père Alexis Presse.
Voir sur le sujet http://broceliande.brecilien.org/Ceremonies-neo-druidiques-en-foret-de-Broceliande, où figurent textes et photos associés à cet événement, ainsi que le texte de Michel CABARET, Le Val sans retour : Étude et propositions de gestion des ressources humaines, Mémoire de Maîtrise MST AMVR, Université de Rennes 1, 1982. [pages 49-50] :
« *Celui-ci accompagne ensuite l’Archidruide de Galles, le Grand Druide de la Gorsedd de Bretagne et le Grand Barde de Cornouailles en procession dans le '' Val sans Retour ''. Ils sont suivis d’une cinquantaine de membres de la Confrérie des Druides, Bardes et Ovates de Bretagne qui pénètrent dans la vallée dans des charrettes tirées par des bœufs. La cérémonie druidique a lieu dans un cercle de pierres dressé à l’entrée de la '' vallée du Gros-Chêne '' dans le '' Val sans Retour '', cérémonie à laquelle assiste la poétesse bretonne Angèle Vannier. »
* Il s’agit de Dom Alexis Presse. Cet abbé cistercien-trappiste a relevé l’abbaye de Boquen de ses ruines.
L’abbé Gillard, très perspicace, pensait tirer à juste titre, de cet événement, des retombées positives quant à la mission qu’il s’était investie. Bientôt son église s’avéra trop petite pour recevoir tous les visiteurs désireux de visiter mais aussi d’assister à la messe de l’abbé breton.
La date du 22 février que nous venons d’entrevoir pour la signature du Testament de l’abbé GIllard, peut apparaître comme une passerelle reliant Brocéliande à Alexandrie, la cité de sainte Catherine chère au père Coudray qui deviendra un grand ami de l’abbé Gillard.
Dans les années 60 le père Auguste Coudray, aumônier de Kercado à Vannes tombe amoureux du village le Val Richard, à Lizio près de Ploërmel. Le village n’est plus qu’un roncier mais le natif de Sainte-Catherine à Lizio en fait l’acquisition. « Il organise d’abord des pique-niques avec ses ''ados '' de Vannes, puis des chantiers de débroussaillements. […] Dans les années quatre-vingt, le père Auguste est nommé par l’évêque de l’époque pour se consacrer au village. » http://broceliande.levalrichard.fr/public/Presse/presse-02.jpg (article d’Anne Bocandé - Ouest-France - vendredi 18 juillet  2008.  
 
La chapelle Sainte-Catherine de Lizio
L’abbé Auguste Coudray connu pour ses rapports conflictuels avec sa hiérarchie, se montra très intéressé par les travaux de l’abbé Gillard. Bercé dès son enfance, au sein de sa famille, dans l’univers du Compagnonnage il s’intéresse très tôt aux mystères entourant cette corporation. Il observe les Compagnons œuvrant dans la chapelle Sainte-Catherine érigée par celui qu’il nomme « l’inspiré », un Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, Charles Laurencin. Ce prêtre hospitalier fut nommé en 1645 Commandeur de Carentoir. Il restaura les ruines de l’ancienne chapelle des Templiers de Lizio, accumulées pendant la guerre de Cent ans.
 
Chapelle Sainte-Catherine de Lizio
 
Dans son livre Langages oubliés des compagnons et maîtres d’œuvre (novembre 1996 * « Mille chemins ouverts » n°4), Auguste Coudray évoque pour la chapelle Sainte-Catherine, « la dédicace de l’inspirée » : « Lucet in tenebris », trois mots extraits du prologue de l’évangéliste Jean (Jean 1-5).
« Rarement inscrite au fronton de l’édifice, la dédicace se dit ordinairement dans le secret à qui veut bien l’entendre. Cependant Charles Laurencin voulut l’inscrire au bas de blason où l’on pouvait voir sur fond d’azur, trois étoiles et un chevron dorés. » L’abbé Coudray ajoute : « Ma grand’mère ignorait que l’inspirateur de la chapelle de Sainte Catherine avait pour devise '' Lucet in tenebris – Lumière qui luit dans les ténèbres '', mais elle tenait probablement de mon père, compagnon tailleur de pierre, que la lumière jouait un grand rôle en cette chapelle puisque, au temps de mon enfance, elle m’a souvent répété que le soleil et les ombres me révéleraient peut-être un jour des secrets quelque part en ce lieu. »
L’aïeule d’Auguste Coudray tenaient des propos prophétiques, car effectivement son petit-fils connaîtra les secrets annoncés par le soleil et les ombres de la chapelle. Il serait trop long de s’attarder sur ces secrets tant, la chapelle comporte de secrets. Le lecteur désireux de connaître les secrets du soleil (et apparemment de Sirius, autre Soleil) et de l’ombre, pourra se reporter au livre de l’abbé Coudray Langages oubliés de compagnons et maîtres d’œuvre et découvrir le livre de Thierry Van de Leur Les phénomènes solaires artificiels éditions www.lulu.com. Il pourra aussi découvrir sur Dailymotion, les vidéos consacrées à la chapelle.
À l’extérieur de la chapelle Sainte-Catherine de Lizio, le pèlerin découvrira la fontaine cryptée ainsi que le calvaire aux inscriptions codées. Cette fontaine et ce calvaire mériteraient à eux seuls, une étude que nous souhaiterions pouvoir associer à la fontaine de Barenton et à la Font Ria de Saint-Genest-Malifaux…
 
1) Le chemin du ciel et de 1763
Le pèlerin avant de pénétrer l’enclos de la chapelle, devra initialement  découvrir l’énigmatique borne de granit sise à deux cents mètres de la chapelle sur le Chemin de Saint-Jacques :
 
La borne du Chemin de Saint-Jacques – Photo Ch. L.
 
D’un côté nous lisons MELETROIT – LEROCH – JOSSELIN et de l’autre VILLEGVEHARD – TROMEUR – SERENT. Jusque-là, rien de surprenant le pèlerin est passé ou est appelé à passer dans ces lieux. L’inscription centrale apparaît autrement énigmatique :
 
CHEMIN DU CIEL ET DE 1763 – photo Ch. L.
 
Si l’expression CHEMIN DU CIEL s’appliquant au Chemin de Saint-Jacques ou bien encore au Chemin du Tro-Breiz, le grand pèlerinage de la Bretagne, peut surprendre, l’énigme apparaît principalement avec les quatre chiffres clôturant l’inscription : 1763. Une lecture rapide oriente le chercheur vers un millésime mais ce serait faire fausse route ou en l’occurrence faux chemin. Cette étrange suite de chiffres n’est peut-être pas sans rapport avec cette autre suite de chiffres – 1630 – apparaissant sur l’inscription de Mauron évoquée dans notre triptyque.
Ce CHEMIN DU CIEL de Sainte-Catherine de Lizio n’est pas sans rappeler l’inscription apparaissant sur les portes de la tour de l’église Saint-Pierre de Mauron :
 
LE TEMPLE DE DIEU – LA PORTE DU CIEL

Dans son live Voyage des sentiers perdus (avril 1995 * CAHIERS « Mille chemins ouverts » n° 3), l’abbé Auguste Coudray note :
« Ce '' et de 1763 '' laisse aujourd’hui perplexe 99 % des passants. C’est que nous avons été habitués dès notre jeune âge à considérer le nombre uniquement comme un rapport de quantité alors qu’il peut vouloir dire autre chose. A nous de savoir déchiffrer…
« Par l’expression codée '' chemin du ciel et de 1763 '', le maître d’œuvre annonce au pèlerin qu’en arrivant à la chapelle, il va être invité à suivre à un jeu de piste… »
Dans son livre Langages oubliés… l’abbé Coudray écrit au sujet de 1763 :
« …on ne peut guère penser que c’est une date car les historiens nous apprennent qu’en 1763 le chemin de Compostelle n’était plus fréquenté pour raison d’insécurité. Que veut donc dire ce nombre ? »
L’auteur utilise ce qu’il appelle « La mystique des nombres » de l’abbé Gillard. Les deux abbés se connaissaient bien. Deux esprits aussi impliqués dans le Mystérieux Inconnu inhérent au Christianisme ésotérique, ne pouvaient que devenir amis. Jean-Claude Cappelli, Druide de Brocéliande, romancier et auteur d’essais traitant à la tradition celto-druidique, est l’auteur d’un intéressant roman titré La Bête de Brocéliande paru aux éditions www.lulu.com. Dans ce roman l’un des personnages, claironne au sujet de l’abbé Gillard de Tréhorenteuc : « Et puis… i faudrait p’têt pas oublier qu’l’abbé Gillard, il était copain comme cochon avec l’abbé Coudray ! » Puis d’ajouter : « I mangeait la soupe avec lui tous les mardis soir paraît-il ! Vous n’avez pas lu l’bouquin qu’il a écrit sur la chapelle sainte Catherine de Lizio, construite au XVIIe siècle au sud de l’orée de la forêt de Brocéliande ? »
L’expression copain comme cochon ne peut que faire sourire, mais il est certain que les deux abbés de Brocéliande, l’un et l’autre mis à l’écart par leur hiérarchie, se rencontraient et œuvraient  assurément dans une direction, un chemin commun.
Dans cette mystique des nombres d’origine compagnonnique utilisée par l’abbé Coudray, le nombre 17 (71 lu droite à gauche) désigne la Porte, le Passage, la Mort, et le nombre 63 (36 ou 18 – 2x18…) désigne le Ciel. Nous retrouvons avec 1763, LA PORTE DU CIEL de Saint-Pierre de Mauron.
 
2) La colonne d’Isis
Cette mystérieuse inscription apparaît gravée à l’extérieur de l’église sur la colonne d’Isis. Associée à un mystérieux soleil, elle est rédigée, suivant l’abbé Courdray, en lettres grecques-coptes :
 
ISIS – Photo Ch. L.

« 2 iota et 2 tschina qu’il faut lire ISIS. Bien, sûr, cette interprétation pose immédiatement une autre question : que vient faire Isis dans une chapelle chrétienne ? On a toutes raisons de penser que c’est pour annoncer celle qui est honorée en ce lieu, c’est-à-dire Catherine d’Alexandrie. De fait, on remarque un phénomène curieux qui à lieu le 25 novembre, jour de la fête de Sainte Catherine, et seulement à ce moment-là de l’année, car il faut que le soleil soit très bas sur l’horizon. À partir de midi solaire,  ont voit l’ombre  de la colonne d’Isis pénétrer à l’intérieur de la chapelle par la porte basse. Si on avance sur cette ombre comme si on empruntait un sentier, on arrive juste au milieu de la chapelle et de là on aperçoit au-dessus de l’autel dans une lumière éclatante le tableau représentant Sainte Catherine. »
Ce tableau œuvre du peintre Parfait Pobéguin et daté de 1874 fut étudié par l’abbé Coudray dans ses ouvrages. Au-dessus figure un autre tableau récent car conçu par l’abbé Coudray lui-même.
 
3) Le tableau des Moines Rouges
Le tableau, ainsi qu’indiqué dans le bas à droite, fut peint à Vannes par un artiste dont le nom serait Ch. Raserili…ri. Les points de suspension remplacent des lettres de nos jours invisibles suivies par deux lettres finales présentées avec réserve. Le nom apparaît, quoiqu’il en soit, plutôt curieux !
Ce tableau, curieux plus encore, présente des Moines Rouges ou Templiers. Il rappelle un autre tableau disparu représentant un Moine Rouge et dont Ogée dans son Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne (1845) affirmait la présence en ce XIXe siècle dans la chapelle. Ogée rappelait que seule, la croix des Templiers est rouge. Curieusement l’abbé Coudray qui ne pouvait ignorer les propos d’Ogée, fera lui aussi représenter les Templiers en rouge. Les connaisseurs s’interrogent sur cette anomalie loin d’être unique dans le tableau :
 
Les Moines Rouges – Photo Ch. L.
 
L’abbé Coudray, grand lecteur, aime à citer Louis Charpentier, connu pour ses ouvrages évoquant notamment les Templiers et à l’Arche d’Alliance que les Chevaliers à la croix rouge auraient, pensait-il ramenée à Chartres.
Le tableau représente une rencontre amicale entre les Chevaliers de l’Ordre du Temple et des Chevaliers Arabes. Il est bien connu que les Templiers au Blanc Manteau aient eu des contacts avec les ordres locaux.
Observons tout d’abord le Temple. La commanderie apparaît peu conforme à la réalité :
 
Le Temple aux deux colonnes – Photo Ch. L.
 
Nous pouvons nous interroger sur la présence de ces femmes dans le Temple vêtues de blanc et de bleu ! L’idée de Vestales n’est pas recevable, pas plus que celles de Templières bien que les femmes peu nombreuses furent bien présentes dans les commanderies. Il aurait été dans la logique plus justifié de trouver ces femmes dans un harem et donc de l’autre côté du tableau…
Autre anomalie, le Triangle maçonnique placé de tradition à l’intérieur du Temple, apparait ici à l’extérieur !
Nous découvrons à l’entrée du Temple un signe placé – effet de perspective – près de la colonne de droite  et ressemblant à s’y méprendre à une lettre de l’alphabet templier inspiré par la croix templière mais, si lettre il s’agit, elle appartient à un autre alphabet.  
 
Le Triangle du Temple (1) et le signe inspiré de la croix des Templiers (2) – Photo Ch. L.
 
Plus insolite encore, apparaît l’autre côté du tableau :
 
Les Chevaliers Arabes – Photo Ch. L.
 
Les Chevaliers Arabes ont pour symbole le mythique phénix d’aspect serpentiforme visible sur l’étoffe posée sur les chameaux.
 
Le Phénix à la tête bleue
 
La bannière des Chevaliers Arabes présente une nouvelle anomalie, plutôt de taille ! Nous y découvrons les armes du Vatican : la clef d’or et la clef d’argent croisées en sautoir ainsi que la tiare papale !!! Non, les Chevaliers Arabes visibles sur le tableau ne sont pas des chevaliers inféodés au pape comme pouvaient l’être les Chevaliers de l’Ordre du Temple.  Une telle méprise apparaît totalement incompréhensible ! Comment ou pourquoi… l’abbé Coudray a-t-il pu commettre une telle erreur ? Aurions-nous ici une volonté délibérée de la part de l’abbé, d’affirmer, mais de façon quelque peu détournée, que les Moines Rouges du tableau s’apprêtent à rencontrer d’autres chevaliers non pas musulmans mais… chrétiens ?
 
La bannière des chevaliers arabes (photo volontairement contrastée)
et comparaison avec les armes du Vatican
 
De la cité d’Alexandrie à la cité d’Iram-aux-Piliers
L’abbé Auguste Coudray a placé ce tableau au-dessus du tableau représentant sainte Catherine d’Alexandrie. La clef de nature géographique serait ici… Alexandrie ! Dans cette cité égyptienne résidait au Moyen-Âge le Pape… Non il ne s’agit pas du Chef de l’Église Romaine mais du Primat de l’Église Copte Orthodoxe portant lui aussi le titre de Pape mais dont les insignes n’étaient assurément pas les clefs de saint Pierre et la tiare à trois couronnes !
L’abbé Coudray en commettant volontairement cette erreur, n’aurait-il pas voulu inciter  le pèlerin découvrant le tableau, à s’interroger sur la véritable nature de ces Chevaliers Arabes. Il ne s’agirait assurément pas de chrétiens Catholiques Romains, mais de chrétiens Coptes d’Égypte ? Certains chercheurs avancent que les Templiers auraient eu des contacts initiatiques avec l’Église Copte d’Égypte, ce que l’abbé Coudray aurait voulu, mais de façon plus que détournée, affirmer sur la toile.
Au bas du tableau, côté des Chevaliers Arabes, apparaît une tête cornue, évoquant peut-être quelque ancienne divinité locale vénérée dans les temps reculés.
Des auteurs anciens ont affirmé qu’Alexandre le Grand, aurait fondé Alexandrie sur les ruines de la mystérieuse cité d’Yrem ou Iram-aux-Piliers évoquée dans le Coran et dans les récits des Milles et Une Nuits. Ces auteurs Arabes divergent quant à la localisation de l’antique cité, évoquant notamment le site primitif de Damas. Autre hypothèse, la cité d’Alexandrie aurait prolongée le souvenir de la mythique cité d’Iram localisée ailleurs et cachée à jamais au regard des Fils d’Adam.
La cité d’Alexandrie fut connue pour son célèbre Phare. François de Polignac dans l’article L’imaginaire arabe et le mythe de la fondation légitime (Revue de l’Occident Musulman et de la Méditerranée – 1987 – volume 46 N° 1 – numéro thématique : Alexandrie entre deux mondes) (http://www.persee.fr/doc/remmm_0035-1474_1987_num_46_1_2188) s’appuyant sur quatre ouvrages dont principalement Les prairies d’or de Mas’ûdî (première moitié du Xe siècle), indique que parmi les critères qui ont prévalu à l’édification d’Alexandrie, la présence de colonnes et d’édifices en ruine, fut déterminant ainsi que le vol d’un oiseau… « Les ruines en question sont celles d’une ville édifiée par le célèbre Shaddâd, roi des Adites maudits et bâtisseurs de la mystérieuse '' Irâm au Colonnes '' (Coran, LXXXIX, 6) dont cette ville se voulait la réplique et à laquelle elle n’a apparemment pas survécu quand la colère de Dieu s’est abattue sur ce peuple. »
Pour François de Polignac il apparaît qu’il n’y a pas de véritable fondateur de la cité : « Shaddâd, premier bâtisseur, se réfère à un modèle antérieur, Irâm. Tous mêlent sans les scinder ni les confondre vraiment la fondation d’un ensemble urbain périodiquement reconstruit à l’érection de monuments symboliques qui, transcendent chaque ville particulière, suffisent à évoquer l’idée de la Métropole absolue. Quelle qualification désignera donc le fondateur ? Doit-on même poser la question ainsi puisque la fondation parait chaque fois se dérober derrière l’image contraignante d’une cité antérieure toujours plus ancienne. »  
Ce qui est valable pour la cité, l’est aussi pour le Phare qui fut également édifié par les prédécesseurs d’Alexandre, dont le fameux Shaddad. Le Phare primitif, repaire pour les navires en perdition mais aussi protection pour la cité : Alexandrie ou Iram :
« Une ville est d’abord édifiée à l’emplacement d’Alexandrie par Misraîm, premier roi d’Égypte après le Déluge, qui dresse également des talismans repoussant les monstres marins et une coupole de cuivre surmontée d’un miroir détecteur et destructeur des armadas ennemies, modèle supposé du Phare (Merveilles p. 205-206). »
La coupole de la primitive cité évoquée par F. de Polignac, pourrait peut-être correspondre à celle représentée sur le tableau au-dessus de la cité :
 
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Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:00

La blanche coupole au croissant lunaire
 
Surmontée d’un croissant lunaire, cette blanche coupole peut symboliquement renvoyer à la blanche Pierre de Bath, le pilier central de la cité d’Iram-aux-Piliers. Cette pierre aurait eu la couleur de la marcassite blanche et était dite aetite ou pierre d’aigle car on la trouve dans le nid des aigles. (IRAM-AUX-COLONNES LA VILLE DE CUIVRE – in Le Secret des Milles et Unes Nuits de Michel Gall - Éditions Robert Laffont.)
Cette cité de cuivre ou d’airain aurait eu également comme illustre fondateur, le roi Salomon. S’appuyant sur la présente importante de cuivre dans le Temple de Jérusalem, métal fondu qui plus est, par le grand Hiram, certains auteurs ont affirmé, un peu rapidement, que la cité d’Iram n’était autre que Jérusalem. Les tablettes des archives d’Ebla qui ont confirmé l’existence d’une cité d’Iram, infirment cette hypothèse.
La cité d’Iram correspondrait à la cité d’Ubar découverte l’année 1984 en analysant des photos prises depuis la navette spatiale Colombia, au-dessus du grand désert de Rub' al Khali précisément dans la partie sud de la péninsule arabe en territoire d’Oman.
Les monstres marins hybrides qui montaient régulièrement vers la cité suivant les historiens Arabes, pourraient avoir inspirés le romancier Lovecraft qui évoqua le passé pré-humain d’Yrem-aux-Piliers. Des statues à l’effigie de ces créatures se dressaient dans l’antique cité. Pour Lovecraft il s’agissait d’idoles et pour les auteurs Arabes, de talismans permettant de détruire ces monstres. Nous retrouvons peut-être l’une de ces représentations au bas du tableau.
Cette mystérieuse cité, Atlantide des sables, inspira d’autres romanciers. Nous pouvons citer James Rollins et son très intéressant Tonnerre de Sable mais c’est assurément Daniel Easterman, auteur du roman LE SEPTIEME SANCTUAIRE qui nous permet, peut-être, d’entrevoir le mystère enveloppant l’énigmatique tableau de l’abbé Auguste Coudray.
Daniel Easterman relate dans son roman la découverte de la cité d’Iram et de son Temple par les Nazis. Cette cité, hypothèse du roman, avait été édifiée par un prince d’Israël, descendant du roi Salomon. Le roi Jehoahaz, descendant de ce prince, fit apporter à Iram, un trésor :
« Au onzième jour du mois de Tishri de cette année, après le jour du Grand Pardon, et quand le grand prêtre fut sorti du Temple, le roi Jehoahaz, roi d’Iram et Maître des Sables de l’intérieur, fit apporter le *****. Il appela en sa présence le grand prêtre Amariah bar Malluch et Shamaiah bar Rahum, prêtre du Temple et descendant  d’Aaron […]. »
Étaient également présents, trois lévites ainsi qu’Elihoreph le scribe qui inscrivit les paroles du roi. Le souverain rappela que la faim s’était abattue sur la région :
« En prévision de ce jour funeste, le père du roi, le roi Abishalom, avait fait creuser un endroit profond, sombre et secret, sous la cité, une pièce prise dans le roc. »
Ce fut « cet endroit profond » encore vide de vivres, qui fut utilisé par le roi Jehoahaz :
« Le même jour, alors que de nombreux habitants de la ville dormaient encore en raison du jeûne qu’ils avaient observé la veille, les prêtres et les lévites (j’étais parmi eux) apportèrent le ***** du Temple et l’enveloppèrent d’une couverture de soie. Nous l’emportâmes du Temple et traversâmes la Grande Porte pour nous enfoncer dans les souterrains où reposent les morts. Au passage qui se trouve être le troisième du côté gauche du tunnel, nous tournâmes, portant toujours le *****, Amariah bar Malluch était, un vieillard très digne, il marchait devant nous emportant la lampe […].
« Alors nous apportâmes le *****, le déposâmes dans la petite chambre et scellâmes l’entrée, puis nous y inscrivîmes le nom d’Amariah et le nom de Jehoahaz. »
L’Arche de l’Alliance – hypothèse du roman – fut cachée dans la cité d’Iram. Bien que les Nazis avaient découvert et investi la cité, ce fut un archéologue, David Rosen qui, découvrit le saint coffre dont le nom avait été retiré du rouleau. Différentes hypothèses ou traditions concernant la disparition de l’Arche d’Alliance ont été avancées. Nous retiendrons celle évoquant son exil dans un premier temps en Égypte, puis dans un second temps, en Éthiopie dans le royaume de Ménélik, né des amours de la reine de Saba et du roi Salomon. L’hypothèse du roman de Daniel Easterman édité en 1987, diffère quant à l’étape finale, l’auteur privilégie la cité d’Iram. Cette hypothèse fut-elle déjà formulée avant que le romancier ne la développe dans son roman ? L’abbé Auguste Coudray chercha à comprendre les mystères liés à sainte Catherine d’Alexandrie. Il se rendit dans l’Horeb au couvent Sainte-Catherine et découvrit la cité d’Alexandrie. Les rencontres qu’il effectua l’ont peut-être amené à penser que l’Arche d’Alliance aurait pu transiter par la cité d’Alexandrie puis terminer – pour un temps – sa Route dans l’antique cité d’Iram.
Les prêtes Auguste Coudray et Henri Gillard furent tous deux initiés aux mystères auréolant la lumineusesainte Catherine et son parèdre l’énigmatique saint Nicolas. Cette initiation fut secrètement codée dans la chapelle Sainte-Catherine de Lizio par un Chevalier Hospitalier de  l’Ordre de Malte, le Commandeur du Temple de Carentoir, Charles Laurencin que l’abbé Coudray nommait « l’inspiré ».  
Nommé en 1645 commandeur du Temple de Carentoir, l’inspiré fut chargé par sa hiérarchie de restaurer les ruines de l’ancienne chapelle Sainte-Catherine des Templiers de Lizio. Charles Laurencin  portait pour armes : « D'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles de même ». Il plaça au fronton du nouvel édifice son blason, ainsi que sa devise : « Lucet in tenebris » : « La Lumière qui luit dans les ténèbres ». Il imposa sa devise en tant que dédicace du nouvel édifice. L’abbé Coudray note à ce sujet : « la dédicace se dit ordinairement dans le secret à qui veut l’entendre. »
Prêtre religieux de Saint-Jean de Jérusalem, Charles Laurencin fut pourvu le 14 novembre 1649 et prêta serment au roi par procureur à Nantes, le 16 décembre 1651 ; il prit possession de sa commanderie le 1ernovembre  1652, devenant alors « grand vicaire au spirituel pour son Ordre de Mgr le grand prieur d'Aquitaine ». Il rendit aveu au roi en 1652 et 1673 et mourut en 1675 (Archives de la Vienne, 3 H, 300 et 301).
Notons que le prêtre de Saint-Jean de Jérusalem prêta serment à Nantes, le 16 décembre, jour de la saint Adon de Vienne et des saints Ananias, Azarias et Misaël…
L’étrange chapelle hospitalière (ancienne chapelle templière) de Carentoir où officia Charles Laurencin apparait elle aussi très étrange. Quelques chercheurs locaux aiment à penser que certains édifices religieux de Carentoir et de La Gacilly, commune voisine, révèlent l’emplacement d’un mystérieux trésor dont Charles Laurencin et ses successeurs avaient connaissance. L’un de ces chercheurs va jusqu’à avancer l’hypothèse que le dit trésor se trouve à La Gascilly en un lieu proche de la Forêt Noire… :
« Où est-il ce fameux trésor ? Et si je vous dis qu’il est peut-être à la Glouzie ? Vous n’allez pas me croire et pourtant certaines suppositions peuvent le laisser penser.
« Près de Dreux, se trouvent les ruines du château de la Robertière construit par Robert I° et que Pierre de Dreux dit Mauclerc, un templier, celui qui devait devenir prince de Bretagne, avait prévu comme retraite du fameux trésor. Mais ce soi-disant secret était connu de tout le monde et cette retraite-cachette avait été changée mais où ? Ce Pierre de Dreux venait régulièrement à la Coeffrie en Messac, la grange qui allait remplacer, plus tard, la commanderie du Temple de Carentoir. D’autre part, dans un document longtemps tenu secret, il est dit : ‘’ Le trésor devait être déposé par des convoyeurs qui feront auberge près du lieu négrisilve ‘’. Curieusement cette phrase fut reprise par un descendant illustre des Templiers, Nostradamus qui veut dire, en passant, Notre-Dame, dans ses prophéties appelées les Centuries. Essayons de traduire cette phrase : le trésor devait être déposé, c’est à dire déchargé et laissé, par des convoyeurs, donc des hommes chargés de son transport, qui feront auberge, c’est à dire qui s’arrêteront pour manger et sans doute pour dormir, dans un lieu négrisilve, c’est sûrement le mot le plus difficile à comprendre ; or, certains érudits l’ont traduit par forêt noire. http://lagacilly.net.pagesperso-orange.fr/st%20jugon/templiers.htm
Ce chercheur de La Gacilly  évoque également cet intéressant tableau de l’église Saint-Nicolas de la Gascilly où apparaissent saint Nicolas et sainte Catherine. http://lagacilly.net.pagesperso-orange.fr/st%20jugon/st_nicolas.htm
L’auteur rappelle l’importance de ces deux bienheureux au sein de l’Ordre du Temple. Il convient assurément de se souvenir de la chapelle Sainte-Catherine des Templiers de Nantes et de sa voisine la chapelle puis église Saint-Nicolas.
Dans le grand vitrail de Tréhorenteuc, l’abbé Gillard évoque la cité de Nantes et ce mariage hermétique saint Nicolas / sainte Catherine…

Oui, nous pouvons le penser, l’abbé Gillard, au cœur du Graal ralluma la flamme ! Puisse ce FEU, entretenu par les Vestales et annoncé par le grand Fulcanelli, ne plus s'éteindre…
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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:02

Mystères sur le Mont Shasta
Par Yves Herbo
Le 10/11/2014
Commentaires (6)
Dans Paranormal

Mystères sur le Mont Shasta
image: http://www.sciences-fictions-histoires.com/medias/images/montshasta.jpg

Le nom “Shasta” est un mot Sanskrit qui désigne « celui qui vit selon la loi divine »...
Archives 1973 " La Californie, ce n'est ni le bout du monde, ni un continent perdu. C'est un des Etats les plus connus des Etats-Unis, il s'allonge sur la côte est du Pacifique, compte des villes ultra-modernes, comme Los Angeles, ou d'un charme plus ancien, comme San Francisco.
Pourtant, la Californie est une région beaucoup plus mystérieuse qu'il n'y paraît. Déjà riche en légendes, elle est aussi le théâtre de phénomène inexplicables... On voit de temps à autre, par exemple, sur le Mont Ritter, qui domine de ses 4010 mètres un merveilleux et glacé lac de montagne, s'élever une lueur éblouissante dont personne n'a réussi, à ce jour, à déterminer l'origine.

image: http://www.sciences-fictions-histoires.com/medias/images/montritter.jpg
Beaucoup plus énigmatique encore est ce qui se passe sur le Mont Shasta, haut de 4318 mètres, cet ancien volcan est situé tout au nord de l'Etat de Californie, presque à la frontière de l'Oregon.
Une aventure incroyable
Les voyageurs qui vont en train de Portland à San Francisco, passé Medford, le voient nettement se détacher sur leur gauche, à une cinquantaine de kilomètres. Depuis des centaines d'années, il ne crache plus aucune flamme, aucun fleuve de lave ne sort de son cratère pour dévaler le lond de ses flancs. Tout au plus voit-on, de temps à autre, une écharpe de fumée s'échapper de son sommet...
Or, l'année dernière, au mois d'avril (1972), trois étudiants en géologie de l'université de Berkeley, près de San Francisco, William Schoner, James Hadauk et Irwing Lescer décidaient de faire l'ascension du Mont Shasta.
Ils voulaient savoir, si, oui ou non, le volcan était encore en légère activité, comme semblait le prouver la fumée qui s'élevait parfois au-dessus de son sommet. Leur étonnement fut grand de constater que le Shasta était irrémédiablement éteint... En ce cas, d'où venait cette fumée ?
Tous trois se reposaient, avant de descendre, allongés dans l'herbe, quand ils aperçurent, à 1500 mètres, devant eux et surgi d'on ne sait où, un groupe de cinq hommes, tous de race blanche, tous très grands, tous avec de longs cheveux bouclés descendant plus bas que leurs épaules. Ils les suivirent à la jumelle, jusqu'à ce qu'ils arrivent au pied même du volcan. Là, ils passèrent derrière un rocher, et disparurent comme par enchantement. Les trois étudiants redescendirent par là, cherchèrent les traces de ces cinq hommes, vainement.
Une seule conclusion absolument folle dans sa logique absolue, s'imposa à eux : le Mont Shasta était habité par des hommes mystérieux et c'était eux les responsables de la fumée que les habitants de la région apercevaient de loin en loin.
La presse locale, les journaux de San Francisco relatèrent l'aventure des trois étudiants et on se rappela que en août 1965, un autre homme avait vu, lui aussi, des hommes semblables à ceux décrits par les jeunes gens.
Vibrations
Frank Goodland, un petit commerçant de Khamath-Falls, était allé camper avec sa femme et ses deux enfants dans une forêt de sapins voisine du Mont Shasta...
" Je marchais dans les bois, raconte-t-il à l'époque, lorsque, soudain, j'ai aperçu dans une clairière des hommes blancs, très grands, aux longs cheveux bouclés, réunis autour d'un grand feu. J'ai voulu m'approcher, mais je suis resté cloué sur place. Ce que je ressentais est presque impossible à décrire. On aurait dit que mon corps, de la tête au pieds, était parcouru de vibrations. Et je souffrais terriblement de la tête. La peur m'a saisi, j'ai pensé qu'il valait mieux faire demi-tour et m'enfuir le plus vite possible. Les vibrations ont immédiatement cessé, j'ai retrouvé l'usage de mes jambes et j'ai filé sans demander mon reste. "
Le lieu d'élection d'extraterrestres ?
Des automobilistes rapportèrent encore, par la suite, qu'ils avaient entrevu, à diverses reprises, ces hommes " aux longs cheveux bouclés ". Le plus souvent, ils allaient par deux. Dès qu'ils apercevaient une voiture, ils s'enfonçaient dans les bois et disparaissaient comme s'ils s'évanouissaient dans l'air.
Dans les petites villes proches du volcan, à Redding, à Chico, à Medford, et même à San Francisco, la découverte des jeunes géologues a fait du bruit, mais n'a pas exagérément surpris les habitants. Il y a des années que la tradition locale assure qu'il existe un tunnel débouchant à l'est de la base du volcan. Sans doute s'agit-il d'une ancienne cheminée que le temps a rendu inoffensive. Ce serait par ce tunnel qu'entreraient et sortiraient les hommes qui ont fait leur refuge à l'intérieur du volcan.
Pour les uns, ces étranges personnages sont des extraterrestres, pour d'autres, des indiens qui s'abriteraient là pour échapper à leurs " conquérants ", pour d'autres encore, ce tunnel serait l'une des entrées conduisant au monde souterrain de " l'Agartha ".
Peut-être serons-nous fixés d'ici quelques temps sur l'origine et la présence des " squatters " du Mont Shasta. Une expédition se prépare actuellement, dans le but de découvrir la porte d'entrée du volcan. De découvrir aussi quels sont ces inconnus qui y ont établi leur domicile. "
Mais que dit-on d'autre sur le Mont Shasta, y a-t-il d'autres témoignages, des choses plus concrètes ? Poursuivons l'enquête...

image: http://www.sciences-fictions-histoires.com/medias/images/montshasta2.jpg
L’évidence archéologique a montré que les êtres humains ont vécu sur le Mont Shasta depuis au moins 9000 ans. La montagne était le foyer de 4 différents peuples Américains, les Shasta, les Modoc, les Ajumawi et les Wintu qui croyaient tous que le Mont Shasta était le centre de la création.
De nombreuses légendes mystérieuses et messages psychiques indiquent l’importance du Mont Shasta comme un lieu d’émanation de puissantes énergies de la Terre. Certaines des plus anciennes légendes racontent qu’une tribu de descendants de la culture pré-atlante de la Lémurie aurait survécu en se réfugiant à l'intérieur de la montagne. Les chasseurs et campeurs s’aventurant dans les hautes altitudes relatent occasionnellement le fait d’avoir rencontré des êtres étranges dans les forêts. Les médiums contemporains parlent de la montagne comme le centre d’un tourbillon d’énergie puissante qui irradie une force revitalisante et de guérison à travers le Nord-Ouest des Etats-Unis. Plus que toute autre montagne d’Amérique du Nord, le Mont Shasta est un point de concentration pour la spiritualité contemporaine qui attire de nombreux chercheurs individuels ainsi qu’une grande variété de groupes religieux
Au milieu du 19ème siècle, des paléontologues ont décrit un continent hypothétique, la Lémurie, qui eut un lien avec l’Océan Indien et permit la migration des lémuriens de Madagascar en Inde. Dans les années 1880, Frederick Spencer Oliver, un auteur, fit référence à une ville secrète, Telos profondément cachée dans le Mont Shasta, et mentionne aussi le continent perdu de la Lémurie.
« Telos est une ancienne citée Lémurienne qui existe directement sous le Mont Shasta. C’est une vraie cité dans le monde physique, avec environ 1 million d’habitants qui vivent dans la paix et la prospérité. La ville de Telos a une fréquence d’amour très spéciale.
Les Lémuriens appartenaient alors à une vibration de la cinquième dimension. Ils étaient doués de la faculté d'abaisser à leur guise leur vibration afin de faire l'expérience physiologique de degrés de densité plus grossiers ; ils pouvaient ensuite reprendre leur corps lumineux quand ils le souhaitaient.
Graduellement, il y a eu une dégradation de la vibration et de la conscience de cette race prodigieuse. Le peuple Lémurien a d'abord déchu jusqu'à la quatrième dimension et s'est par la suite dégradé complètement jusqu'à atteindre la densité de la troisième dimension que nous connaissons aujourd'hui.
Quand les Lémuriens comprirent que leur patrie était vouée à la perdition, ils adressèrent une requête à Shamballa mineure, la tête du réseau Agartha, afin d'obtenir l'autorisation d'ériger une ville sous le Mont Shasta dans le but d'y préserver leur culture.
Lorsqu'on leur accorda la permission d'ériger leur cité, il était clair que cette région survivrait aux cataclysmes. Une vaste grotte en forme de dôme existait déjà au sein du Mont Shasta. Les Lémuriens y construisirent la ville que l'on nomme TELOS, qui signifie, communication avec l'Esprit. »
« TELOS est une des 120 cités de lumières souterraines dont 4 sont habitées par les Lémuriens et quelques-unes par les Atlantes. Les cités situées dans la croûte terrestre sont reliées par des tunnels.
La population de TELOS se chiffre à environ un million et demi d’habitants, qui ont évolués à la vibration de la cinquième dimension.
La ville comporte cinq niveaux répartis sur plusieurs kilomètres carrés. Leurs jardins hydroponiques s’étendent sur sept acres seulement et produisent les fruits et légumes nécessaires pour leur besoin. Les animaux qui occupent le cinquième niveau sont tous végétariens. Le lion et l’agneau se côtoient et dorment ensemble, en toute confiance.
Quand les Telosiens émergeront parmi nous, ils apporteront leur technologie apte à purifier nos océans et à nettoyer la pollution de l’air. Tout n’est pas perdu. La Terre sera sauvée : elle sera de nouveau favorable à la vie. Nous serons alors dans un état de conscience de beaucoup supérieur et dans une dimension lumineuse plus avancée. »
Madame Helena Petrovna Blavatsky, fondatrice de la société théosophique a dit que le mot Shasta est le dérivé illuminé d’un âge antérieur qui est le germe d’une humanité à venir
Au début du 20ème siècle, le géologue britannique J. C. Brown a découvert un tunnel souterrain de 16 kilomètres de long, plein de pièces et de chambres. Les murs étaient de bois recouvert de cuivre et comportaient des blasons et des plaques en or avec des dessins gravés et des hiéroglyphes. En voyant les statues raffinées, les lieux de dévotions et l’or des dessins, Mr. Brown fut fermement convaincu qu’il se trouvait parmi des restes d’une civilisation perdue.
La découverte de J.C. Brown ne fut publiée que 30 ans plus tard. En 1934, après une lecture attentive et approfondie de la civilisation Lémurienne perdue, il a conduit un large groupe de scientifiques et de journalistes en une expédition dans les montagnes.
Cependant, quand ils furent tous excités attendant de lui la révélation du lieu où se trouvait le tunnel, Mr. Brown a mystérieusement disparu la nuit précédente, et le tunnel secret est resté introuvable.

image: http://www.sciences-fictions-histoires.com/medias/images/montshasta1.jpg
Le Mont Shasta a aussi été une inspiration pour ceux intéressés par les Maîtres ascensionnés. Guy Warren Ballard a raconté dans son livre « Mystères révélés » sa rencontre avec le Maître ascensionné Saint Germain sur les flancs de Mont Shasta en 1930. Ces Maîtres disent être ascensionnés vers une dimension plus élevée et qu’ils gardent et aident la race humaine à évoluer. Beaucoup pensent que le Mont Shasta est le point d’entrée où toutes les énergies viennent en premier de l’univers avant d’être disséminées vers d’autres régions de la planète.

" D'après une légende des Indiens Modoc (extraite du récit d'Ella Clark en 1953 puisé à leur tradition orale), au temps où il n'y avait pas encore d'hommes sur la terre, le Chef des Esprits-du-Ciel habitait dans le Monde-d'en-Haut. Mais il finit par se dire qu'après tout, il faisait bien froid chez lui. Il creusa donc un trou dans le ciel avec une pierre et poussa dedans la neige et la glace. Toutes deux dégringolèrent sur la terre où en s'amoncelant, elles formèrent une haute montagne. Aujourd'hui on appelle cette montagne le mont Shasta.
Le Chef des Esprits-du-Ciel créa la flore et la faune, dont les ours. Mais ces premiers ours-là marchaient sur leurs pattes arrières et parlaient comme des hommes. Avec leur pelage velu et leurs grandes griffes, ils avaient l'air si redoutables qu'après coup, le chef des Esprits-du-Ciel les cantonna très loin de lui, au pied de la montagne. Au cours d'une tempête, l'Esprit-du-Vent emporta la fille du Chef des Esprits-du-Ciel, qui trouva refuse dans le territoire des ours grizzlis.
L'un d'eux qui chassait pour donner à manger à sa famille, la trouva et l'emmena chez lui pour lui donner des soins.
C'est qu'ils n'étaient pas si redoutables qu'ils pouvaient le paraître, ces grizzlis de l'époque. Et s'étant pris d'affection pour la petite fille, ils décidèrent très arbitrairement de la garder et de l'élever au milieu des oursons. Ainsi grandit-elle. Devenue une femme, elle épousa l'aîné des enfants grizzlis et tous deux firent des enfants dont l'apparence n'était déjà plus tout à fait la même que celle des parents grizzlis. Toute la petite famille habita dans une nouvelle maison. Ce lieu s'appelle aujourd'hui le petit mont Shasta.
Apprenant que sa fille s'était réfugiée chez les ours grizzlis, sa colère fut énorme ! Il maudit tous les grizzlis. "Mettez-vous à quatre pattes ! Vous m'avez fait si grand tort que dorénavant c'est ainsi que vous marcherez. En outre, je vous retire l'usage de la parole !" Et il repartit sur sa montagne avec sa fille. Jamais plus il ne retourna chez les grizzlis.
Selon certaines rumeurs, il aurait éteint le feu qu'il entretenait dans sa montagne et serait retourné vivre dans le ciel avec sa fille. Quant à ses petits-enfants d'une nouvelle race, ils se dispersèrent dans le monde et devinrent les premiers Indiens, les ancêtres de tous les Indiens. C'est pourquoi les Indiens qui vivent près du mont Shasta ne tuent jamais de grizzli.
Faisant partie de "Cascade Range", le Mont Shasta s'éléve à plus de 4300m et a une particularité : On y a recensé plus de 400 grottes formées par la lave, un type de cavités insolite, mais qui est loin d'être rare. À la différence d'autres crêtes qui se mélangent dans les montagnes environnantes, Shasta se tient seul, se levant au-dessus de ce qui semble être, en comparaison, un paysage presque plat. C'est en partie cette solitude que représente le Mont Shasta qui lui donne son aura mystérieuse.
Le secteur autour du Mont Shasta a servi d'habitats à plusieurs tribus indiennes pendant des milliers d'années. Cependant, ce n'est qu'au début du 19ème siècle que les premiers Européens ont posés les yeux dessus. Les Espagnols ont appelé la montagne “Jesus-Maria” ; quand ils sont passés par là en 1817. Les Russes lui ont donné le nom de "Tchastal" ; signifiant "montagne blanche ou pure".
Lorsque le feu ravagea la région en 1931, il fut stoppé net par un mystérieux brouillard, brusquement disparu. Selon Andrew Thomas, "la ligne de démarcation atteinte par l'incendie est restée visible pendant de nombreuses années: elle faisait une courbe parfaite autour de la zone centrale. Beaucoup de témoins ont également parlé de curieux aéronefs qui survolent le Shasta. Ces objets volants ne possèdent généralement pas d'ailes et se déplacent sans émettre le moindre bruit.

image: http://www.sciences-fictions-histoires.com/medias/images/google-maps-mt-sha…

Trouvé sur Disclosure.com : ovni et Mont Shasta
Lémurie
De toutes les légendes entourant la montagne, la plus célèbre est celle des Lémuriens dont on dit qu'ils demeurent à l'intérieur. Des réfugiés du continent Lémuria ou de Mu ; les Lémuriens sont décrits comme étant grands et beaux. Habillé de longues robes et chaussés de sandales blanches, ils descendraient à la petite ville du Mont Shasta et auraient fait commerce de pépites d'or pour leurs approvisionnements. Naturellement, ils ne semblent plus venir à la ville et l'ont dits que les Lémuriens sont partis du Mont Shasta, choisissant de se replacer à un endroit moins touristique comme l'Himalaya.
Comme la célèbre Atlantide, on a dit que la Lémurie était l'emplacement d'une vaste et merveilleuse société qui s'est élevée à une grande proéminence sociale et technologique dans des périodes antiques. Tandis qu'on dit que l'Atlantide se situait dans l'Océan Atlantique, la Lémurie aurait été dans le Pacifique.
Shastiens
Il n'est pas rare non plus d'entendre, en provenance de cet endroit, une musique incroyablement mélodieuse dont les échos vont se perdre jusqu'aux villes voisines. On a vu également d'étranges animaux qui ne ressemblaient à aucune autre espèce vivant en Amérique Ces bêtes inconnues des zoologues ne s'aventureraient jamais au-delà d'une certaine limite et formeraient le "bétail" de ceux que les Californiens surnomment familièrement les "Shastiens".
Ces derniers sont toujours décrits de la même manière: il s'agirait d'hommes blancs de grande taille à l'allure majestueuse et aux longs cheveux bouclés. Leur tête et légèrement plus grosse que la normale, avec un front très haut, et ils portent invariablement de longues robes blanches avec de simples sandales. D'habitude, ces individus semblent assez âgés, bien qu'ils fassent preuve d'une étonnante agilité, allant jusqu'à "bondir dans les airs" pour échapper à l'approche des curieux.
Village mystique
Des rumeurs persistantes circulent depuis plusieurs dizaines d'années à propos d'une communauté secrète qui vivrait dans une sorte de village partiellement installé à l'intérieur de la montagne. Celui-ci serait à l'origine des fumerolles que l'on voit s'échapper, de temps à autre, du sommet du volcan éteint.
D'aucuns prétendent que tout le périmètre entourant ce qu'ils appellent le "village mystique" est protégé par une barrière invisible, et lorsqu'un intrus tente d'y pénétrer, un "faisceau de vibrations" vient le frapper pour l'obliger à repartir dans la direction opposée.
Dôme doré
La preuve d'une ville de Lémuriens a semblé venir de l'astronome Dr. Edgar Lucian Larkin, ancien directeur du Mount Lowe observatory, qui a écrit au sujet du Mont Shasta dans le "San Francisco Examiner". Un jour, alors qu'il essayait un nouveau télescope, il diriga son objectif vers la base de la montagne. Au lieu de voir les cimes d'arbres qu'il prévoyait, il a remarqué un dôme doré qui semblé être de construction asiatique. Pendant qu'il continuait à surveiller, il vit par la suite deux dômes de plus et puis un bâtiment différent, apparemment fait de marbre. Pendant que le soleil descendait et la nuit tombait, le Dr. Larkin a été choqué de voir le secteur illuminé par une lumière blanche très lumineuse quoiqu'il n'y ait eu aucune lune évidente cette nuit.
Malheureusement, ces observations n'ont jamais ont été vérifiés et beaucoup croient maintenant que l'histoire toute entière était un canular. Et un manque de preuves concrètes ont arrêtés les randonneurs et les explorateurs intéressés à prospecter dans la montagne.
Les boucliers d'or
En 1904, un prospecteur du nom de J.C. Brown a été employé par Lord Cowdray, de la "Mining Company", pour chercher de l'or en sierra Nevada. Dans son deuxième voyage de prospection, Brown a atterri dans un tunnel creusé dans la roche du mont Shasta. Il a suivi le tunnel et est arrivé dans une grande caverne couverte de feuilles de cuivre. Des boucliers en or ornaient les murs et il a vu des objets manufacturés et des statues. Des chambres contiguës étaient remplies de schémas étranges et de hiéroglyphes indéchiffrables. Une autre chambre contenait les os de ce qui a semblé être des géants.
Comme c'est souvent le cas dans ce genre de découvertes, Brown n'a rapporté à personne ce qu'il avait découvert, craignant que ses employeurs lui réclame sa découverte. Au lieu de cela, il a attendu patiemment 30 ans, jusqu'à sa retraite. À ce moment, il a pu raconter son histoire et monter un groupe pour le suivre dans sa recherche de l'emplacement du tunnel.
En juin 1934, 80 personnes ont patiemment attendu le jour suivant où Brown devait indiquer l'endroit du tunnel. Mais dans la nuit, il a mystérieusement disparu et n'a jamais été retrouvé. La police de Stockton a étudié l'affaire et est venue à la conclusion que Brown a probablement été enlevé. Sans Brown pour servir de guide, le tunnel et tous ses trésors n'ont jamais été redécouverts...
Les cercles en pierre de Siskiyou
Les Lémuriens ne sont pas les seuls êtres mystérieux à habiter les pentes du Mont Shasta. Au printemps 1853, l'expédition du pionnier du Siskiyou, Marcelle Masson, a relié une légende des Indiens de Wintun au sujet d'une course de géants féroces habitant les cavernes autour de la montagne. A l'inverse les légendes du "Little People" ; cela aurait été vu autour des formations géologiques étranges connues sous le nom de cercles en pierre de Siskiyou.
Ces derniers temps, le Mont Shasta a été le théâtre de nombreuses observations de lumières inexpliquées et d'ovni. Dans "Now I can See!" ; "Miracle au Mont Shasta", Hanna Spitzer relie sa propre rencontre avec une lumière blanche très lumineuse qui a rapidement glissé sur la route, l'illuminant, "brillante comme la lumière du jour." Le matin suivant, Spitzer s'est réveillée pour constater qu'elle n'avait plus besoin de lunettes, qu'elle portait depuis l'enfance. Sa vue avait été guérie.

Un film de deux heures existe sur les légendes lémuriennes du Mont Shasta : BEYOND LEMURIA: THE SHAVER MYSTERY AND THE SECRETS OF MT. SHASTA
Réalisé par GREGORY JEDNACK - 2007

image: http://www.sciences-fictions-histoires.com/medias/images/secrets-of-mt-shas…
On note aussi que, juste au nord du Mont Shasta, en Oregon existe aussi des endroits très intéressants, tels les Grottes de l'Oregon et le Crater Lake...
Au sud-ouest de Grants Pass et à l‘est d‘Ashland, près de la frontière avec la Californie, les Grottes de l'Oregon furent découvertes en 1874. Au cœur des Siskiyou mountains se développe un labyrinthe de couloirs et de cavernes d'une étonnante beauté, parsemés de blocs de marbre imbriqués auxquels ont été donnés les noms évocateurs de Chutes du Niagara, Paradis perdu ou l'Enfer de Dante. Des visites d’une heure et demie sont organisées (8,50 $ par adulte). Elles sont effectuées en présence d’un guide. Il est conseillé d’être en bonne forme physique compte tenu du dénivelé, de passages parfois bas de plafond et d’un total de plus de 500 marches d’escalier à monter. La température au fond de la grotte est de 7 °C. Il convient donc d’emporter de quoi se couvrir.


image: http://www.usa-decouverte.com/gfx/site/oregon/oregon_crater_lake_1_310.jpg
Crater Lake National Park

A 290 km au sud de Portland, Crater Lake est le joyau de l'Etat. Ses eaux profondes d'un intriguant bleu intense dû à leur pureté, occupent le cratère d'un ancien volcan. Lac le plus profond des Etats Unis (595 m), il fut découvert en 1853 par un jeune prospecteur de mines, John Hillman. Le meilleur point de vue est à Rim Village, à 2 163 m d'altitude.On accède au lac par la piste de Cleetwood Trail : une descente de 230 mètres de dénivelé pour une distance de près de 2 km. Deux îles féeriques : Phantom Ship (le vaisseau fantôme) et Wizard Island (l'île du magicien) ajoutent à la beauté des lieux. Une promenade en bateau permet de débarquer sur Wizard Island, volcan dans le volcan. Une piste de 2 km conduit au sommet. De là, on peut, aventure passionnante, s'enfoncer de 27 mètres dans le cratère. De Rim Village, quelque 200 km de sentiers parcourent le parc et pénètrent au cour de la forêt. (Crater Lake NP)
Notons aussi que le Mont Shasta forme, avec les autres anciens volcans des environs, un triangle qui fait partie des 12 vortex de la planète selon certains chercheurs, le tout étant en plus lié à d'autres légendes indiennes que vous pouvez lire ci-dessous :

image: http://www.sciences-fictions-histoires.com/medias/images/retrunfocustriangl…
http://lilith168.kazeo.com/la-terre-et-ses-enigmes/les-douzes-vortex-de-la-terre,a2177620.html

Sources : http://minuit.forum-actif.net/t3264-le-mont-shasta
http://philippelopes.free.fr/MontShasta.htm
https://mubi.com/films/beyond-lemuria-the-shaver-mystery-and-the-secrets-of-mt-shasta
http://pensees.positives.over-blog.com/article-a-propos-de-telos-et-mont-shasta-68390084.html
https://www.uwgb.edu/dutchs/VTrips/MtShasta.HTM - de belles photos de l'université du Wisconsin, avec une map géologique - toute la région tourne autour du Mont Shasta, qui est un cercle-volcan de l'holocène...
et de nombreux autres liens et sites liés...

image: http://www.sciences-fictions-histoires.com/medias/images/montshasta3.jpg?fx…

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires, 10-11-2014


Read more at http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/paranormal/mysteres-sur-le-mon…
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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:03

http://www.lemurianconnection.com/a-propos-de-telos-et-mont-shasta-la-montagne-magique/


À propos de Telos et Mont-Shasta ‘La montagne magique’





Il y a des millions d’années, la vie naquit sur notre planète. De temps à autre, des civilisations extraterrestres vinrent y établir des colonies, et celle-ci perdurèrent des millions d’années encore, certaines pendant plus longtemps que d’autres.


II y a environ 4 500 000 ans av. J.-C., l’archange Michael et son entourage escortèrent jusqu’à notre planète les premières âmes destinées à former la race Lémurienne, avec la bénédiction du Dieu père/Mère.
En ce temps-là, partout sur terre fleurissaient la perfection, l’abondance et la beauté à un degré tel que l’on peut difficilement l’imaginer aujourd’hui.


Les Lémuriens appartenaient alors à une vibration de la cinquième dimension. Ils étaient doués de la faculté d’abaisser à leur guise leur vibration afin de faire l’expérience physiologique de degrés de densité plus grossiers ; ils pouvaient ensuite reprendre leur corps lumineux quand ils le souhaitaient.


Graduellement, il y a eu une dégradation de la vibration et de la conscience de cette race prodigieuse. Le peuple Lémurien a d’abord déchu jusqu’à la quatrième dimension et s’est par la suite dégradé complètement jusqu’à atteindre la densité de la troisième dimension que nous connaissons aujourd’hui. Le phénomène se produisit sur une période de 1 000 000 ans.


Les territoires formant la Lémurie, aussi dite « Mu » comprenaient des masses aujourd’hui immergées sous le Pacifique. ainsi qu’Hawaï, île de Pâques, les îles Fiji, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et des terres dans l’Océan Indien près de Madagascar. La côte orientale de Mu s’étendait jusqu’à la Californie et la Colombie-Britannique, au Canada.


Des guerres incessantes entraînèrent une cruelle dévastation à Mu et en Atlantide. Ils prirent éventuellement conscience de la futilité de tels comportements. En définitive, l’Atlantide et la Lémurie furent victimes de leurs propres agressions.


Quand les Lémuriens comprirent que leur patrie était vouée à la perdition, ils adressèrent une requête à Shamballa mineure, la tête du réseau Agartha, afin d’obtenir l’autorisation d’ériger une ville sous le Mont-Shasta dans le but d’y préserver leur culture et leurs annales.


Le Mont-Shasta est le plus haut sommet volcanique aux États-Unis. Il est situé au nord de la Californie près de la frontière de l’Oregon.


Pour obtenir cette autorisation et se joindre au réseau souterrain d’Agartha, il leur fallut prouver qu’ils avaient tiré leurs leçons de la guerre et de l’agression. Ils durent témoigner de leur repentir face aux maintes autres agences, telle la Confédération galactique des planètes. Et pour être admis en tant que membres de ladite Confédération, ils durent établir qu’ils étaient désormais un peuple pacifique.


Lorsqu’on leur accorda la permission d’ériger leur cité, il était clair que cette région survivrait aux cataclysmes. Une vaste grotte en forme de dôme existait déjà au sein du Mont-Shasta. Les Lémuriens construisirent la ville que l’on nomme TELOS, qui signifie, communication avec l’Esprit.


À l’origine cette ville fut édifiée pour contenir un maximum, de 200 000 habitants. La conflagration thermonucléaire qui a anéanti le continent Mu et 300 millions d’habitants, survint plus tôt que prévu, et c’est pourquoi, seulement 25 000 personnes l’atteignirent à temps et furent sauvées.


II y a plus de 12 000 ans, sans avertissement, le continent Mu fut englouti en une nuit. Il s’enfonça si doucement dans la mer que la plupart des gens n’eurent pas conscience de ce qui se passait ; presque tous dormaient. Plusieurs membres de l’ordre religieux, conscients du cataclysme à venir, se sont réunis par petits groupes, en des points stratégiques un peu partout ; ils prièrent et chantèrent tout en périssant.


Auld Lang Syne, reçu par l’intermédiaire des Irlandais, fut le dernier chant jamais entendu dans la contrée de la Lémurie. Ce n’est qu’un au revoir, mes frères…


À partir du moment où la Lémurie fut engloutie, l’Atlantide se mit à trembler, des fragments de sa masse terrestre se mirent à se détacher, et ce, jusqu’au stade ultime lorsque ce continent fut lui-même submergé.


En raison de la perte de deux immenses masses géographiques et des répercussions thermonucléaires, les cités de la planète qui n’ont pas sombré furent pulvérisées ou anéanties par des tremblements de terre au d’immenses raz-de-marée qui avançaient jusqu’à 1 600 kilomètres (environ l’équivalent de la moitié des États-Unis) à l’intérieur des terres. La terre régressa. Il lui fallut plusieurs millénaires pour retrouver son équilibre et redevenir viable.
Les survivants connurent des conditions de vie impitoyables.


À l’origine, les humains sur terre mesuraient environ quatre mètres. Au moment de l’anéantissement de la Lémurie, ses habitants ne mesuraient plus que 2,50 m ; de nos jours encore, ils gardent cette taille. Puis, la grandeur des habitants) de cette planète diminua encore, puisque la plupart d’entre nous ici ont moins de deux mètres. À mesure que notre civilisation évoluera, nous dépasserons de nouveau cette dimension. Même à l’heure actuelle, les gens sur terre grandissent beaucoup plus qu’il y a même un siècle.


Un jour nouveau, un monde tout neuf s’apprête à naître. Nous avons assimilé nos leçons d’amour, et la Nouvelle Lémurie, le paradis perdu, est sur le point d’éclore.


La période de séparation est terminée. La population Telosienne, se relie spirituellement avec un nombre croissant d’entre nous chaque jour. Cette ouverture, que nous allons co-créer, hâtera le moment de leur émergence parmi nous.


Bientôt, nos deux peuples se rencontreront de nouveau, face à face, en d’heureuses retrouvailles remplies d’amour et de lumière. Une fois de plus, nous collaborerons main dans la main et cœur à cœur en vue d’instaurer le plus magnifique, le plus magique des âges d’or, une ère immuable où prévaudront l’illumination, la sagesse, la paix et l’opulence ; en cette ère, les communautés vivront d’amour comme jamais auparavant, affranchies de l’interférence des forces négatives qui ont envahi cette planète depuis si longtemps. Tous seront unifiés par l’affection et l’unité.
Nous devons dire merci à notre Terre-Mère d’avoir enduré nos nombreuses expériences avec tous les dommages que nous lui avons infligés.


TELOS est une des 120 cités de lumières souterraines dont 4 sont habitées par les Lémuriens et quelques-unes par les Atlantes. Les cités situées dans la croûte terrestre sont reliées par des tunnels.


La population de TELOS se chiffre à environ un million et demi d’habitants, qui ont évolués à la vibration de la cinquième dimension.


La ville comporte cinq niveaux répartis sur plusieurs kilomètres carrés. Leurs jardins hydroponiques s’étendent sur sept acres seulement et produisent les fruits et légumes nécessaires pour leur besoin. Les animaux qui occupent le cinquième niveau sont tous végétariens. Le lion et l’agneau se côtoient et dorment ensemble, en toute confiance.


Quand les Telosiens émergeront parmi nous, ils apporteront leur technologie apte à purifier nos océans et à nettoyer la pollution de l’air. Tout n’est pas perdu. La Terre sera sauvée : elle sera de nouveau favorable à la vie. Nous serons alors dans un état de conscience de beaucoup supérieur et dans une dimension lumineuse plus avancée.
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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:04

Ces êtres mystérieux qui habiteraient le Mont Shasta ?

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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:06

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/le-mystere-des-squelettes-de-teviec-devoile-631357


Le mystère des squelettes de Téviec dévoilé

Voilà la position presque foetale dans laquelle les deux femmes de l'île Téviec ont été découvertes en 1928, avec leurs bijoux de coquillages. Elles semblaient en paix jusqu'à ce que l'on apprenne qu'il s'agissait d'un crime. | DR





Lire le journal numérique

Leïla MARCHAND.

Aux Champs Libres à Rennes, les scientifiques répondent aux questions sur les squelettes de 7 400 ans trouvés sur l'île de Téviec.
En présence de Grégor Marchand, chercheur CNRS, Gaëlle Cap-Jedikian, responsable de l'exposition Préhistoire(s) au Muséum de Toulouse, Françoise Berretrot, responsable des collections archéologiques au musée de Bretagne.

Trois questions à... Nicolas Guillas, journaliste scientifique à l'Espace des sciences

Enlacés depuis 7 400 ans sur l'île de Téviec, que sait-on de ces deux squelettes ?
Ce sont deux jeunes femmes vivant 7 400 ans avant aujourd'hui. Leurs squelettes ont été découverts dans les années 20 sur l'île de Téviec dans le Morbihan par deux archéologues amateurs éclairés. Ils sont très bien conservés car ils sont restés sous un amas coquillé qui leur servait de sépulture. Ils ont été transférés depuis au Museum de Toulouse, où on a découvert en 2010 que l'un deux avait reçu des coups sur le crâne : il s'agissait d'un meurtre. En tout sur l'île, on a retrouvé 23 squelettes.
Quel est l'intérêt pour la communauté scientifique ?
En Bretagne, le sol est acide : aucun os ne peut se conserver habituellement. Sur cette île, c'est une des rares fois où on retrouve des os des derniers chasseurs-cueilleurs de l'époque du Mésolithique, quand la Bretagne commençait à devenir une péninsule. Cette découverte permet d'en apprendre plus sur leur alimentation : ils mangeaient des oiseaux. Ou sur leurs moeurs : ils ornaient les sépultures des adultes mais pas des enfants.
Que pourra-t-on apprendre lors de la rencontre organisée par les Champs Libres ?
Les squelettes de Téviec sont mondialement connus par les scientifiques. Pourtant, comme les squelettes sont dispersés en France depuis les années 20, peu de Bretons sont au courant de leur existence. On ne parle que de la période du Néolithique, celle des menhirs ! Cette rencontre est l'occasion pour les Rennais de s'approprier cette histoire et d'en apprendre plus sur ses dernières actualités. Le public pourra poser directement ses questions aux scientifiques ou bien laisser ses questions en ligne et assister à la rencontre en direct sur notre site internet.



https://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/le-mystere-des-squelettes-de-teviec-devoile-631357
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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:09

http://newsoftomorrow.org/science/cometes/laura-knight-jadczyk-les-cometes-et-les-cornes-de-moise-lhistoire-secrete-du-monde-vol-ii-resume


Laura Knight-Jadczyk – Les Comètes et les Cornes de Moïse – L’Histoire Secrète du Monde vol. II – Résumé7 février 2013 | Publié dans: Impactisme et cycles d'extinctions

Note : Pour une synthèse en deux parties de ce résumé, voir : Synthèse sur l’Âge de Bronze, Synthèse sur les Philosophes Grecs.
IntroductionLes « mythes » s’approchent parfois plus de la réalité que l’histoire officielle. Les mythes sont le témoignage d’événements catastrophiques correspondant à la fin des civilisations. Les populations humaines ont une influence sur ces phénomènes : cette connaissance cruciale a été délibérément supprimée.C’est la psychopathologie des gouvernants qui provoque ces cataclysmes, parce que l’univers « répond » à la nature des sociétés. Dans ce volume sont présentées des informations à garder à l’esprit pour les volumes qui suivent (3, 4, et 5).

L’ouvrage est disponible sur Amazon en version Kindle.


Chapitre Un – Le Mythe de Moïse dans l’Histoire
Laura Knight-Jadczyk diffuse ces informations car le temps presse, et peut-être que d’autres personnes ont des pièces du puzzle. Elle avait l’intention de dévoiler qui était vraiment Moïse, car son influence sur la civilisation est monumentale. Cette influence a donné naissance au monde moderne. Le monothéisme est derrière le matérialisme scientifique (voir Altemeyer) Peut-on vérifier l’existence de Moïse ?
On remarque un lien entre Moïse, Abraham et Akhenaton. Akhenaton a donné lieu à la période amarnienne en Égypte. Mais il est difficile d’accéder aux sources/données brutes. Comme la Bible le rapporte, le personnage de Moïse n’était pas spécialement « bon », mais c’est lui qui a été choisi par « Dieu ». Au début, Laura était plutôt intéressée par le Déluge et Noé que par Moïse. Elle avait laissé de côté l’Exode car on en a aucune preuve archéologique.
Quel est le rythme des extinctions cycliques ? Et quelle en est la cause ? L’activité solaire ? Velikovsky avait vu juste à propos du système solaire comme un atome géant, dans lequel il peut y avoir des sauts quantiques macroscopiques, des métamorphoses. Les électrons peuvent changer d’orbite, et entre les planètes il y a aussi des décharges électriques. Ces transitions macrocosmique quantiques se manifestent bien à l’avance par des signes.
Comme Velikovsky, Laura cherchait à analyser la Bible et la recouper avec d’autres sources. Eliade a beaucoup apporté avec ses idées sur la mythisation d’événements ou d’individus, et sur le temps cyclique. Laura se demande si un fait à été mythisé et s’est retrouvé dans plusieurs histoires très similaires : David et Goliath, Persée et la Gorgone, et Nestor contre Ereuthalion. A ce propos, certaines versions de la Bible remplacent David par Enanan (qui ressemble à Ereuthalion).

La destruction de Gomorrhe, par Van Leyden

Ressemblance également entre Bathsheba, la femme volée par David, et Hélène de Troie volée par Paris. Cela nous fait revenir à L’Illiade, où l’on retrouve le thème des « femmes et la guerre ». Lien avec Abram, qui fait passer Sarah pour sa sœur en Égypte. Il y a une histoire similaire dans la Bible avec Isaac et Rebekah.
Laura compare Abraham, Isaac, Jacob et Moïse. L’Ancien Testament donne beaucoup d’importance à la terre (qui est donnée par un dieu tribal). Les quatre principaux personnages de l’Ancien Testament (Abraham, Jacob, Isaac, Moïse) sont tous liés au thème d’une terre promise.
Les apparitions de Dieu peuvent être comparées. On retrouve des « piliers de feu », de la fumée, des buissons ardents, ainsi que des ordres de circoncire (ex : le fils de Moïse) et des ordres de sacrifier (ex : le fils d’Abraham). Laura se demande ensuite pourquoi Moïse revenant du Sinaï avait un visage bizarre. Il devait porter un voile pour se cacher, On s’est demandé s’il avait reçu des cornes ? Si ça peau avait été brûlée ? Si son visage avait acquis un rayonnant particulier ?
Laura compare Moïse à Huwawa/Humbaba, le terrible gardien babylonien de la forêt de cèdres d’Enlil.
Moïse et Abraham ont tous deux quitté l’Égypte lors d’épidémies. Abraham est-il Moïse ? Nerfertiti est-elle Sarai ? Moïse a-t-il été cocufié (d’où ses cornes) ? Nous allons voir que c’est plus compliqué et intéressant que ça… C’est un événement répété dans la Bible, il semble que ce fut un énorme scandale de l’Antiquité. La Bible relate-t-elle la période égyptienne amarnienne, que les égyptiens ont voulu effacer de l’histoire ?

Moïse portant un voile

Moïse est monté plusieurs fois sur la montagne. D’ailleurs, une fois, son frère Aaron a été tué (enlevé) par Dieu. Si Moïse est revenu voilé, peut-être a-t-il été tué sur la montagne et que quelqu’un d’autre l’a remplacé ? Moise a-t-il été assassiné, et dans ce cas, la vraie religion mosaïque, comprenant la déesse Asheroth (voir Ernst Sellin), a été remplacée par la religion Aaronique / Levite ?
Retour sur l’histoire de l’adoration de Baal Peor, Le prophète Balaam (qui lui aussi est monté sur la montagne) est « le fils de Beor ». Beor est comparable au dieu solaire Shamash (akkadien, assyrien, babylonien), c’est un dieu sauveur.
Moïse a été tué mais cela a été dissimulé, et il a été transformé en héros. Est-ce Akhenaton qui a été tué ? On peut faire un parallèle entre Abraham et Akhenaton. Il y a dans les deux cas une très belle femme avec un homme établissant une nouvelle religion monothéiste, et un scandale. Les cornes de Moïse sont-elles celles d’Abraham cocufié par le pharaon ?
Chapitre Deux – Perception, Réalité et Religion
L’auteur égyptien Ahmed Osman relie Akhenaton à Moïse, mais dans sa théorie que le judaïsme est sorti d’Égypte. Mais avant, il faut se demander si les personnages de Moïse, Salomon, etc, ont réellement existé ? (voir Redford). L’authenticité de la Bible est remise en question : il manque des sources secondaires. Alors que pendant ce temps, même les auteurs « alternatifs » se basent sur la Bible. Seul l’école de Copenhague pose les bonnes questions, en critiquant la Bible par une approche scientifique. Selon cette école, il n’existe pas d’Israël historique.
Un mensonge, une fausse accusation, a des conséquences énormes sur la façon dont on se perçoit, et cela crée une muraille entre soi et les autres. Alors si notre histoire est mensongère, cela mérite bien une étude approfondie. Pourquoi le mensonge de la Bible a-t-il été entretenu aussi longtemps, si c’est un mensonge ? D’où vient cette propension à se fier à des mensonges, dans les attitudes et idéologies politiques ? Est-ce génétique (mais l’eugénisme est un sujet sensible après ce qu’en a fait Hitler).
Selon Peter Berger/Thomas Luckmann, dans The Social Construction of Reality, nous percevons la réalité au travers d’une construction sociale (langue, institution, école). La « culture » détermine les « faits ». Les religions sont la meilleure façon de créer des divisions, cependant, il y a bien une réalité objective (voir Schumaker, sur l’objectivité et la subjectivité). Berger/Luckmann ne tiennent pas compte du fait que certaines dimensions du comportement humain sont verrouillés par des patterns biologiques déterminés. La religion est comme une distorsion de la réalité primaire, elle intervient là où il y a un manque de données. Les croyances religieuses sont des erreurs cognitives adaptatives. Selon Ernest Rossi, hypnothérapeute ericksonien, 80% des informations dans nos têtes sont fausses.
La culture est une influence énorme, nous sommes « tatoués de croyances », nous vivons dans une « réalité culturelle » qui est normalisée. Qu’est-ce qui fait qu’une croyance devient normative ? Le groupe propageant cette croyance doit avoir quelle taille ? La réalité culturelle est une réalité partagée et acceptée par un groupe. Selon Ernest Becker, la culture est donc un « macro-mensonge ».
Altemeyer, tout comme Gurdjieff qui disait que les gens sont des machines, parle des « autoritariens ». Dans la psychologie moderne, les autoritariens sont les gens qui dans la société ont des tendances génétiques claires à suivre l’autorité sans jamais la remettre en question. Daniel Kahneman explique le fonctionnement cérébral de ce mécanisme. Le cerveau se protège du stress en créant une « réalité alternative », et une croyance religieuse par exemple est la voie de la facilité, qui ne nécessite pas d’effort et réduit tout de suite le stress. Les autoritariens ont cette tendance permanente, à la soumission à l’autorité, ils sont « de droite », ils sont donc tyranniques, agressifs, n’acceptant pas ce qui sort des conventions. Les autoritariens sont dogmatiques, ont un raisonnement faible, sont ethnocentriques. Ils pensent que : « Où vous dominez les autres, où vous êtes dominé ». C’est une tendance génétique.
Quand le cerveau ne tolère pas la douleur ou l’effort, à un certain point il « bugge ». John Leach explique que 75% des personnes ne peuvent pas raisonner en cas de catastrophe. En règle général, il y a ce « biais de normalité » qui fait croire que tout va bien et réduit l’anxiété, mais quand la normalité disparaît, nous sommes malheureusement « paralysés ».
Les rituels sont importants pour « programmer » les gens, « internaliser » les concepts voulus. Danser autour d’un totem permet de changer l’état de conscience pour y imprimer les concepts voulus. Les rituels définissent le monde social et culturel, la perception, et le comportement. Ils réduisent les possibilités d’action, donnent un code de conduite. Comme le dit une tablette hittite, le roi a besoin du prêtre pour asseoir son autorité, et le prêtre à besoin du roi pour gouverner.
Selon Barbara Oakley, dans Evil genes, nos raisonnements sont émotionnels, gouvernés par des attachements. Par exemple, le jugement politique est soumis à un contrôle émotionnel, un mécanisme de défense psychologique (biais de confirmation, dissonance cognitive, voir l’expérience aux USA de gens qui défendent sans raison conservateurs ou républicains). Comme les vainqueurs écrivent l’histoire, on croit ce qu’ils nous disent de croire pour réduire le stress. C’est ce qu’il se passe depuis toujours, et c’est devenu de plus en plus sophistiqué.

Chapitre Trois – Essaims de Comètes et Cosmologie du Plasma
Les épisodes de cataclysmes sont fréquents. Voici des faits. Mike Baillie (voir The Celtic Gods) qui étudie les cernes des arbres (dendrochronologie), nous dit que les cataclysmes coïncident avec la chute des civilisations, comme l’âge sombre en Europe. A la fin des années 530, tout l’hémisphère nord a été touché par un cataclysme, entraînant une détérioration climatique soudaine. Les comètes sont périodiques. On retrouve les comètes en 1346-1350 causant la peste noire.
Firestone, West et Warwick-Smith, dans Le cycle des catastrophes cosmiques, ont étudié l’extinction de la mégafaune il y a 13,000 ans (donc 11,000 ans av. J.-C.). C’est un événement important, qui marque la fin de l’âge glaciaire, et où plus d’espèces se sont éteintes qu’en 3,5 millions d’années ! C’est à cette époque que des mammouths ont été congelés vivants. Ceci est dû aux frappes cométaires qui causent un appel d’air glacial de la haute atmosphère.

Les fragments de la comète Schoemaker-Levy impactant Jupiter

Les comètes ont causé des tsunamis, des changements magnétiques, une déviation du Gulf Stream (voir Clube et Napier : The Cosmic Winter, 1990). Une comète énorme est à l’origine des fragments cycliques. Cette comète énorme s’est fragmentée, et la Terre traverse ces nuages cométaires tous les 2000 à 4000 ans. On entre à nouveau en zone de danger. Quand des gros fragments impactent, on a l’exemple de Tungunska, c’est 2000 Hiroshima. Les anciennes civilisations ont très probablement été détruites de la sorte. Les comètes se désintègrent et impactent par fragments, comme en 1994, Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter s’est fragmentée en 20 morceaux. Bailey, Clube et Napier s’intéressent aux Taurides, qui peuvent contenir de gros objets.
Le « sothis » des égyptiens n’était pas Sirius mais un groupe de comètes. Toute la mythologie a été influencée par les comètes, c’étaient les « dieux dans le ciel ». Il y a une théorie qui dit que les comètes sont propulsés dans le système solaire interne car des « nuages moléculaires géants » dans la galaxie affectent le nuage d’Oort quand le système solaire les traverse. Clube/Napier ne parlent pas d’un compagnon sombre du soleil, qui peut aussi expliquer pourquoi des comètes sont propulsées vers la Terre : c’est l’hypothèse favorite de Laura (mais qu’elle peut laisser tomber s’il y a une meilleure explication). L »important est que la Terre est soumise aux passages périodiques de débris de comètes fragmentés.

Fragments de la comète Schwassman-Wachmann en 2006

Les astéroïdes sont des comètes « déchargés » électriquement. C’est l’électricité qui « active » les comètes. En effet, l’espace interstellaire est composé de plasma, ce qui n’est pas la théorie dominante actuelle (voir Roger Schlafly, Comment Einstein a détruit la physique). On peut faire une comparaison intéressante entre Einstein et Aristote. Einstein est le nouveau Aristote, un plagiaire auquel on voue un culte absurde. La célébrité d’Einstein est basée sur les travaux d’autres personnes. Même E=MC2 n’a pas été nécessaire à la fabrication de la bombe atomique. Einstein est à la physique ce que Freud est à la psychologie.
L’idée centrale est que la dynamique des gaz ionisés joue le rôle principal dans la physique de l’univers. C’est la théorie du prix Nobel Alfred Alfvén. Les adorateurs d’Einstein s’y opposent car cette explication contredit Einstein (pour qui la gravité est la force principale, alors qu’on sait que l’électromagnétisme est beaucoup plus puissant). Certains disent même que la gravité est un effet secondaire de l’électromagnétisme.

L’ionisation, c’est l’expulsion d’un électron, d’un atome qui devient un ion positivement chargé

L’espace n’est pas un vide parfait. Il est traversé de courants électriques. Ce sont des « courants de Birkeland » qui existent au sein du plasma. Ce sont comme des fils électriques, qui transportent des électrons. Ils ont une forme de filament à cause de la force magnétique générée par le courant lui-même. Les courants de Birkeland sont responsables de la création des étoiles. Si donc le soleil a un compagnon sombre, alors il y aurait de puissants courants.

Alfven reçoit le prix Nobel

Dans l’espace, tout objet chargé génère une bulle isolante « Gaine de Langmuir ». C’est ce qu’il y a autour du soleil, l’héliosphère, qui est comme un condensateur géant, qui libère parfois des décharges. Les décharges causent un ralentissement infime de la rotation des planètes, et font contracter le soleil. Ces dix dernières années, on a observé ces deux phénomènes.

L’héliosphère

Alfvén dans Mondes-Antimondes (1966) postule que l’univers a toujours existé (pas de Big Bang). La théorie du Big Bang est en effet une forme de créationnisme, une théorie irrationnelle, comme de dire que Dieu a créé l’univers d’un coup à partir de rien. Cette réduction de tous les phénomènes mentaux et spirituels à la matière est une vue matérialiste, celle-ci a tout infecté.
Winston H. Bostick a formé en laboratoire des structures spiralées par du plasma. Les galaxies sont formées de plasma sous l’influence d’un champ magnétique. Les galaxies prennent des formes qui correspondent à l’évolution naturelle de phénomènes électromagnétiques. Dans ce cas, pas besoin de faire intervenir la matière noire. Une galaxie est la partie visible de courants gigantesques dans l’espace.

Interactions electromagnétiques causant l’attraction et la rotation de deux filaments formant un filament en hélice, c’est-à-dire un vortex de plasma.

Les comas et les queue des comètes témoignages des échanges électriques avec le soleil. Le coma est une graine de Langmuir qui entoure la comète, et la queue est un courant de Birkeland ionisé. Cette hypothèse de l’univers électrique, renouvelée par Velikovsky, est déjà ancienne (19ème siècle) mais est une hérésie pour Einstein. Ralph Juergens en 1960 a développé la théorie de l’univers électrique et considérait que le soleil était un corps chargé. Il explique ainsi pourquoi les comètes forment une queue en s’approchant du soleil.

Lignes de champ magnétique (jaune) pinçant le courant de Birkeland en longs filaments (cylindre rose).

Le soleil n’est pas un système fermé qui un jour manquera de carburant, il trouve son énergie dans les courants électriques de la galaxie. Si le compagnon du soleil (naine brune) approche, alors cela explique l’augmentation des comètes (propulsées du nuage d’Oort), et la diminution de l’activité solaire (le soleil se décharge). Comme c’est le champ électrique intense du soleil qui détruit les comètes (par des décharges), l’approche du compagnon sombre désactive ce phénomène protecteur, et les comètes posent alors un danger.

Similarité entre les formes du plasma et les gravures rupestres.

Les décharges de plasma prennent des formes étonnantes (humains, oiseau, serpent…), des formes qu’on retrouve dans les gravures rupestres. La radiation du plasma affecte les gènes des êtres vivants et agit sur l’environnement, semant le chaos. Selon la théorie de Robert Schoch, des événements plasma du soleil causent les cataclysmes cycliques, mais l’hypothèse des comètes de Clube et Napier est plus logique.

Evénement lunaire de 1178, par Peter Greco

Clube et Napier pensent au passage d’une comète « géante » (100-300 km) un peu comme Chiron (250km) qui, une fois fragmentée, se transforme en un nuage de corps important. Leur travail pour retrouver les orbites des flux de comètes permet de comprendre ce qu’ont vu les anciens dans le ciel. Et il y a encore des centaines de milliers de corps capables de générer un événement de type Tungunska.

Répartition des Carolina Bays

Tungunska faisait probablement parte desBeta Taurides(juin/juillet), et c’est un de ces corps qui a impacté la Lune en 1178, formant le cratère de Giordano Bruno (22 km de diamètre). Si cela s’était produit sur Terre nous serions revenus à l’âge de pierre. Un tel événement a pu détruire la mégafaune il y a 13,000 ans, et les fragments sont à l’origine des Carolina Bays.
La première apparition de la « comète géante » se serait produite il y a 20,000 ans, et ses fragments auraient été comme un pasteur et son troupeau. Dans l’histoire, ce collier de comètes fortement lumineux a dû être vu dans le zodiaque, comme on voit les planètes. Certains de ces fragments ont causé des désastres sur Terre. Il devait y avoir des pluies fréquentes de météorites, accompagnées de leurs explosions. La principale comète de ce groupe est probablement à l’origine de la cicatrice géante sur Mars et à la désertification de cette planète.

Passages de la comète Encke et intersections avec l’orbite de la Terre

On peut faire corréler la chute des civilisations aux passages de la comète Encke, par exemple. Les comètes étaient considérées comme des dieux du ciel, dont les noms ont été plus tard donnés aux planètes. Ceci explique pourquoi on donnait aux planètes des caractéristiques propres aux comètes (Jupiter « barbu », Mercure comme une « lance », etc). La comète nommée « Saturne/Chronos », brillante et géante, était la plus importante, elle devait illuminer comme un « second soleil ». La diminution des comètes a ensuite permis au rationalisme grec de se développer. Aristote a détruit ces connaissances anciennes par sa vision réductrice, mélangée à des buts politiques. La cosmologie aristotélicienne est composée de « sphères » planétaires parfaites, et les mythes sont devenus incompréhensibles.

Chapitre Quatre – Légendes de la Chute et Mutations Génétiques

Le Déluge par Nicolas Poussin (vers 1664)

Parmi les mythes du Déluge que l’on a, ceux des Eurasiens évoquent aussi des serpents de feu et des séismes, des orages violents, des pluies de pierre, des sons dans le ciel, et des jours sombres (voir Heinrich Koch, The diluvian impact). Le dragon du ciel cométaire était nommé « mudur ». Il y a aussi la légende des 3 soleils, où ces soleils causaient des feux de forêt. Deux ont été détruits, et le troisième dispersé en fragments. Puis cela a causé un déluge, une hécatombe, avec des cadavres innombrables. Cela explique-t-il les motifs en spirale du néolithique, les pétroglyphes sibériens ?
Dans le Zend-Avesta, la comète est décrite comme un dragon hurlant, au cri horrible, qui a duré 90 jours. D’ailleurs, le principe dualiste aryen (puis gnostique, manichéen, bogomile et cathare) vient des événements cométaires cataclysmiques. On ne croit plus alors en un dieu bon.
Les légendes indiennes relatées par E.P. Grondine, dans Man and impact in the Americas, témoignent de mutations génétiques. Il est question de géants, de nains et de cannibales, dont on a des équivalents eurasiens ; des créatures « toujours à la recherche d’une nouvelle victime ». Il y est décrit des nouveaux habitants après l’extinction de la race précédente, dans un environnement cataclysmique, où sévit la famine, les malformations et le nanisme. Il est possible que sous l’influence de changements génétiques, les végétariens sont devenus cannibales.

L’espacement augmenté des cernes après 1908.

Tungunska a provoqué des anomalies génétiques : pas seulement autour de l’impact, mais sous sa trajectoire. Est-ce que ce sont les effets électrophonique des comètes qui produisent un changement génétique ? On a découvert une forte croissance accélérée des arbres après Tungunska (presque 10 fois plus rapide que la normale). Les mutations ont-elles été uniquement sur les arbres, ou sur les humains aussi ? Car on a trouvé une femme en 1912 ayant une mutation très très rare du gène Rh-D. Ses parents vivaient à 100km de l’épicentre.
L’épicentre de Tungunska est curieux, il coïncide presque exactement avec un volcan triasique. Ce qui nous fait nous demander si les volcans attirent des corps céleste ? Une vidéo récente montre d’ailleurs un météore chute dans un volcan.
Les météores peuvent être électrophoniques. On ne devrait pas les entendre, car le son ne voyage pas assez vite pour ce que ce soit possible, mais les météores produisent des sons. Ces sons proviennent de signaux radio (voir Colin Keay, 1980), des ondes radio VLF « acoustiques ». Ce sont des objets du sol qui agissent comme des transducteur et font du bruit (ça peut être des cheveux). Avant Tungunska, des témoins ont entendu des sons caverneux et sourds. On pense aux « sons étranges » entendus partout dans le monde en ce moment.

Feu de Saint-Elme artificiel

Des phénomènes électriques, comme des feux de St Elme, se produisent même loin de la trajectoire. Ces anomalies électriques sont-elles liées aux mutations ? On sait par des expériences sur des animaux que les ondes ELF affectent notre système nerveux, notre cerveau, et génèrent un stress physiologique. On a l’exemple de la croissance accélérée des plantes sous les lignes haute tension. Les cellules sont très sensibles à l’électromagnétisme, elles réagissent par du stress. Cela produit des anomalies de protéines de choc thermique (HSP70). Les HSP agissent comme un catalyseur de l’évolution : si l’environnement change, un gros potentiel de mutations est libéré. Les radiation ELF/VLF de Tungunska sont un stresseur produisant mutations, ce qui peut avoir des changements positifs comme négatifs.

Cimetière indien, Ile de Santa Rosa, contenant des coquilles d’ormeaux datées de 7,070 ans. Le sommet des crânes était peint en rouge, plusieurs squelettes mesurées plus de 2m10.

On sait qu’il y a eu des guerres entre clans dans la région de Tungunska. On peut faire un parallèle avec l’aspect tribal dans la destruction de Sodome et Gomorrhe, qui pourrait être une autre destruction d’origine cosmique.
Il y a-t-il un lien entre comètes et trous terrestres. Oui, ils sont dus au ralentissement de la lithosphère par rapport au manteau.

Trou terrestre à Guatemala city, 2007

Les explosions atmosphériques déclenchent des séismes et tsunamis (voir John Lewis,Rain of Iron and Ice). Tous les anciens événements ne sont pas connus, mais on remarque un cycle de 400/500 ans. Les dates principales sont les suivantes : -12,800 (fin mégafaune/Atlantide), 8,200, 7,000, 5,200, 4,200, 3,000, 2,354, 1,628, 500, 208, et 550, 850, 1,300.
Pourquoi cette peur instinctive des comètes dans l’humanité ? C’est un trauma lié à la destruction de nombreuses civilisations anciennes (voir Ian Tattesall, The world from beginnings to 4000 BCE..) Il y a eu de nombreuses civilisations avancées, comme en témoignent les anomalies d’artefacts historiques (OOPArts). Les chercheurs n’acceptent pas l’idée d’une technologie avancée en des temps reculés, mais les archéologues ne sont pas multidipliscinaires et ont donc de grosses lacunes.

Structure pyramidale à étage, près du Japon, de 180 m de long, 27m de large, datant de 8,000 av. J.-C.

Comme indiqué dans le premier volume de L’Histoire Secrète du Monde, Cro-magnon est soudainement apparu, la théorie de l’évolution ne peut l’expliquer. Les peintures rupestres qu’il nous a laissé montrent une connaissance avancée (les mouvements des animaux sont décomposés). Une civilisation avancée, victime des explosions cométaires, tsunamis, déluges, séismes… a pu ne laisser que quelques survivants porteurs d’une connaissance incompréhensible. Sans parler de structures gigantesques comme à Yonaguni au Japon (voir Malkowski, Before Pharaohs).
Les cultures religieuses sont devenues « anti-apocalyptique », car les gouvernements n’ont pas le contrôle sur ces phénomènes et préfèrent que ça ne se sache pas.

Chapitre Cinq – La Chasse aux Comètes – Origine de l’Astrologie

Impact autrichien de Kofels, causant un glissement de terrain de 200m.

La tablette sumérienne « le planisphère » rapporte une observation d’un astéroïde qui a impacté en Autriche en 3123 av. J.-C. (voir Bailey, Clube, Napier,L’origine des comètes.). Il y a avait des astronomes-prêtres aux ziggourats dans toutes les villes : cette culture était obsédée par le ciel et en avait peur.
L’astronomie a évolué en quatre phases. 1/ Astrologie judiciaire, 2/ Astrologie zodiacale, 3/ Astrologie horoscopique, 4/ Astronomie scientifique.
1ère phase (Sumer) : lien direct entre les corps célestes et désastres sur terre. Les comètes étaient perçues comme des « dieux » punissant les actions humaines.
2ème phase (Babylone) : les « dieux » sont répartis en sections dans le zodiaque. Chaque dieu à son influence. Intérêt pour la position des planètes uniquement pour déterminer celle des comètes.
3ème phase (Grèce) : Astrologie géométrique et mathématique, inexistante avant 300 av. J.-C. L’influence donnée aux comètes est reportée aux planètes.


Image satellite du cratère découvert par le Dr. Sharad Master

Les Hittites : ils ont assimilé les cultures du Proche-Orient en Anatolie, après une période de destruction cométaire. Un indice : un cratère en Irak d’il y a 4000 ans, causé par l’équivalent de 100 bombes nucléaires. On voit un déclin des cultures en 2300 av. J.-C. On a découvert des cratères similaires en Argentine. Il y a eu un changement climatique en 2,200 av. J.-C., c’est-à-dire à la fin de l’âge de bronze ancien. (voir Claude Schaeffer sur les cataclysmes en 2,300 av. J.-C.)
Les hittites venaient des steppes d’Asie centrale, et avaient une des langues indo-européennes les plus anciennes (les trois sont le hittite impérial, le grec mycénien, et l’ancien sanskrit). Ces langues étaient parlées par des sociétés militaires, venus en chars.
La ville hittite de Kanesh était auparavant une ville hattique. Le hattique est une langue non-indo-européenne liée aux langues caucasiennes. Il y a une différence entre la langue proto-anatolienne et les autres langues indo-européennes. Ces particularités sont dues à la séparation ancienne des pré-anatoliens aux proto-indo-européens, à environ 4,000 ans av. J.-C.
Homère a-t-il été influencé par la poésie babylonienne et ougaritique ? Il est étonnant que ce que décrit Homère ressemble aux textes babyloniens alors que pourtant il n’a pas pu les copier. Il devait être inspiré par une autre source, qui relatait les mêmes événements. Cette autre source ne pratiquait pas forcément l’agriculture et donc n’est pas considérée comme une « civilisation ». Les rois guerriers mycéniens (qui écrivaient en Linéaire B) apparaissent en même temps que l’empire hittite, mais ne venaient pas du même endroit.
L’ancien indique du Rig Veda, vient de la Syrie du Nord. Les déités et concepts moraux sont les mêmes. L’empire du Mitanni gouvernait la Syrie du Nord. Ils parlaient hurrien, un langage caucasien non-indo-européen, mais les rois Mitanni prirent des noms en ancien indique. Les textes Mitanni ont donné le Rig Veda. Il est possible que les hurrien ont intégré des nomades de l’Est en chars parlant ancien indique, qui ont finalement usurpé leur trône.

Le Moyen-Orient en 1,400 av. J.-C.

Il y a eu de gros bouleversements à la fin de l’âge de bronze. Vers 1,200 av. J.-C., les cités mycéniennes et le monde hittite a été dépeuplé, à cause des comètes. Il y eut un âge sombre de 1100 à 800 av. J-C. (voir Claude Schaeffer). Nous avons quatre épisodes de destruction durant l’âge de bronze, les plus importants furent en 2,300, 1650 et 1200 av. J.-C. Les comètes sont aussi la cause de la fin de la dynastie Shang. Les villes étaient abandonnée, la population réduite, souffrant de famine… instabilité sociale importante. On peut dire que les désastres « purifient à la fois le meilleur et le pire de l’humanité », donnant lieu à des groupes solidaires et créatifs et des chefs autoritaires. Parmi le pire, il y a le perfectionnement des armes en fer durant l’âge sombre grec.
Chapitre Six – Les Comètes dans la Mythologie
La Grèce débute au 8ème siècle av. J.-C. Elle est l’œuvre d’une reconstruction après une destruction cométaires. Les grecs et troyens d’Homère ne ressemblaient en rien aux grecs qui ont suivi. Homère décrivait ce qui ressemble à une société nomade d’Asie centrale ou nordique, où les bardes ont un rôle important, et où les femmes ont un haut statut au sein d’une société patriarcale. Cette société favorisait la réciprocité des échanges de biens et n’avait pas de système économique.

Graphique extrait du livre de Baillie, « Exodus to Arthur ». 1628 et 1159.

Homère décrit des événements datant de1,190 av. J.-C., une période de frappe cométaire – la guerre de Troie étant liée à des événements cosmiques. Et d’ailleurs était-ce une guerre humaine ou bien la description d’une guerre céleste ? Baillie rapporte grâce aux cernes des arbres qu’il y a eu un important trauma en 1,139 av. J.-C., à la même époque. Parmi les traumas rapportés par Baillie, nous avons les dates suivantes, où ont frappé comètes, séismes, tsunami, volcans, bulles de gaz océanique, brouillards toxiques.
2354-2345 (Déluge biblique)
1628-1623 (Exode)
1159-1141 (roi David, famines)
208-204 (famines, dynastie Ch’in)
536-545 (roi Arthur, âges sombres)


Sacrifice d’Iphigenia à Aulis (peinture romaine). Noter les éléments célestes.

Les premières versions de l’épopée de Gilgamesh sont sumériennes, elles datent de 2,150/2,000 av. J.-C. et ont été rassemblées bien plus tard en une seule version (17-18ème siècle av. J.-C.). Puis après la désintégration de l’empire Hittite il y a eu une version babylonienne au 13-10ème siècle av. J.-C. La meilleure version est celle retrouvée dans la bibliothèque d’un roi assyrien du 7ème siècle av. J.-C. Il y a donc 1000 ans d’écart entre les premières et dernières versions.
Les comètes étaient perçues comme un danger pour les rois. Kometesveut dire étoile chevelue, et le hiéroglyphe était celui d’une femme chevelue – identique à Nut mais avec des cheveux.
La description de Cúchulainn correspond exactement à une comète et ses effets électriques (il avait un char du tonnerre, tiré par des chevaux avec une crinière, et lançait du métal). Il repasse sept fois au-dessus de l’Irlande. La légende arthurienne (mort du roi Arthur vers 539) correspond à l’apparence d’une comète puis la famine et la peste (mythe de la « Terre Désolée »). Les Britons, qui ont été remplacés ou assimilés par les Anglo-saxons ont été victimes d’explosions cométaires.

Dragon rouge déjà utilisé en 1485 par Henri VII

Le symbole du dragon rouge du Pays de Galles est à rapprocher d’une comète. Le drapeau s’appelait « Draig Goch », qui se réfère à dragon mais aussi à un éclair qui ne touche pas le sol, ou à une météorite. On a donc des liens entre Lugh, qui est une autre version de Cúchulainn, et Arthur qui fait écho à Lugh.
Le Saint Graal fait l’objet de débats d’ésotéristes depuis longtemps. Mais R. S. Loomis dit que Eschenbach parle du Graal comme une « Pierre ». On peut aussi comparer la « lance » à la queue d’une comète, la langue de Lug, la lance du Roi Pêcheur, qui est destructrice. Donc le Graal est une comète, et sa queue apporte la destruction.

Titurel reçoit le Graal et l’épée, peinture de Franz Stassen

Pour Baillie, Taliesin, un poète gallois supposé de l’âge sombre, post-romain, qui aurait été le compagnon de Bran et d’Arthur, était une comète. Taliesin signifie « front brillant ». Il parle d’obscurité, de séisme, feux, tsunami… D’ailleurs, Taliesin dans son poème évoque d’ailleurs le Déluge, la destruction de Sodome et Gomorrhe, l’Exode, David et Golath (une histoire de comète), et jugement dernier : Armageddon.
Reculons maintenant dans le temps, pour revenir à Gilgamesh, qui aurait été un vrai roi d’Uruk vers 2,700-2,500 av. J.-C. Le roi Shulgi se réfère à lui en 2,000 av. J.-C. pour se donner une légitimité. Ces histoires ont été produites à des fins de propagande politique et reposent sur un être très puissant – une comète. L’épopée a été commandée par l’ambitieux roi Shulgi. L’épopée est composée de différentes histoires :
Gilgamesh et Agga – Gilgamesh détruit l’armée d’Agga mais l’épargne. Il dégage une « aura terrifiante » : c’est une comète.
Gilgamesh et Huwawa – Gilgamesh charge Enkidu d’aller avec lui à la forêt des cèdres pour trouver immortalité en combattant Huwawa. L’histoire ressemble à Persée et Méduse et David et Goliath. Humbaba/Huwawa ressemble à Cúchulainn (visage de lion, haleine de feu…)
Gilgamesh et la taureau céleste – Histoire babylonienne plus tardive. Histoire de comètes, semblable à l’histoire irlandaise « la rafle des vaches de Cooley ».
Gilgamesh dans le monde souterrain – La fragmentation d’une comète.
Le déluge d’Utanapishtin – Gilgamesh demande le secret de l’immortalité. Texte original akkadien : le Mythe d’Atrahasis (1,600 av. J.-C.). Seul Atrahasis survit au déluge.

Les histoires de Gilgamesh ont été assemblées sur 1000 ans ! L’épopée originale semble se baser sur la littérature mythique existante évoquant les comètes. L’épopée était réservée à une élite de scribes, et pas destinée au peuple. La Bible ne reprend pas l’épopée et elle se perd. Mais dans l’Odyssée il y a un conte qui y ressemble beaucoup.

Télipinu, dieu hittite de la prospérité

Le grec Berossus : 280-261 av. J.-C., a extrait ses informations des textes cunéiforme. Certains pensent aussi que le Proche-Orient a influencé les auteurs grecs (Homère/Hésiode), comme dans le cas du mythe de Télipinu. Dans ce mythe anatolien (pas sumérien) repris par les Hittites, Télipinu, fils du Dieu de l’Orage, s’en va et provoque une famine. Son père part à sa recherche et envoie un aigle puis une abeille qui le retrouve. Réveillé, il se met à tout détruite. Seule la déesse de la magie l’apaise (Kamrusepa). Il semble que ce mythe était destiné à être mis en scène (=rituel). Les destructions de Télipinu se réfèrent à celles de comètes, et le peuple cherchait à apaiser ce « dieu » (sacrifices…). Ce mythe est en comparable à d’autres mythes d’une divinité de la fertilité qui disparaît (Dumuzi, Perséphone,…)

Le dieu du ciel tue Illuyanka

Autre mythe, celui d’Illuyanka. Il s’agit d’un combat entre un serpent et le dieu de l’Orage. On retrouve le thème du héros humain qui aide le dieu à tuer un monstre cosmique, thème courant chez les grecs. Ces mythes se confondent avec l’histoire, comme dans le cas du mythe Hittite de la Reine de Kanesh, qui évoque des hostilités historiques, tout comme Virgile qui dissimule dans la légende de Didon et Enée le conflit entre Rome et Carthage.
Il y a d’autres mythes hittites intéressants, comme celui des fils d’Appu, et aussi des mythes d’origine non-hittite, comme celui de Kumarbi, le père des dieux. Ce mythe ressemble beaucoup à laThéogonie d’Hésiode. Alalu, Anu et Kumarbi trouvent écho dans Ouranos, Kronos, et Zeus, sauf que la version grecque inclut la première génération (Gaia, mère et femme d’Ouranos) alors que la version hittite commence par un dieu masculin. Cela signifierait que la version grecque contient une connaissance plus ancienne, qui se réfère à la comète géante qui s’est ensuite fragmentée. Selon Hérodote, Hésiode et Homère semblent avoir puisé leurs connaissances dans la tradition des hyperboréens.
Une caractéristiques des mythes hitittes est que le mal est vaincu, mais il revient toujours. Les dieux sont bien de nature cométaire, décrits comme des « têtes terrifiantes » (exemple : Typhon). Pourquoi ces mythes qui ne fournissent pas d’enseignement moral ont été préservés ? Parce qu’ils relatent des faits réels : une comète géante s’est fragmentée et ses passages ont provoqué des cataclysmes.

Teshub, avec la foudre et la hache

Les dieux du Proche-Orient étaient « humains » avec leurs émotions, et l’immortalité et des pouvoirs. Les prières royales hittites montrent que plus de la moitié d’entre elles étaient pour une déité solaire. Les comètes sont les « fils du soleil ». Par exemple, la déesse Hatti, reine du ciel, «flambeau des pays Hatti » fait référence à une comète. Il y a d’ailleurs souvent une relation entre une déesse solaire et un dieu de l’Orage, représenté avec une hache et la foudre. Sa colère détruisait les empires… c’était Taru, Tarhung, Teshub, Adad/Hadad, Ba’lu, et Yahweh (= Zeus).
Les religions hittites et du Proche-Orient essayaient de comprendre leur environnement détruit par une menace céleste. L’importance de la transmission orale explique les similitude entre Gilgamesh et Homère. Aussi, Zeus ressemble à Cúchulainn. Les mythes où des enfants se battent, comme dans la Théogonie d’Hésiode, font allusion aux fragments cométaires en conflit dans le ciel.

Colonnes Djed à Abydos

Les égyptiens accordaient une grande importance à la colonne Djed. Et aussi, Osiris fragmenté fait allusion à une comète fragmentée. Il y a de nombreuses similitudes entre les mythes, comme le fait qu’Yggdrasil est similaire au mont Olympe, et similaire à la colonne Djed. Il y a un lien très fort entre le symbole de l’arbre et la comète. Une comète peut dans le ciel être comme un pont avec le terre à l’horizon et ressembler à un arbre. Les comètes peuvent avoir plusieurs queues : de poussières et d’ions. Le serpent ou dragon en bas de l’arbre combattait l’aigle perché en haut sont des aspects des comètes.
Les grecs prenaient leur mythologie pour un « divertissement », mais les égyptiens le prenaient au contraire très au sérieux, ce qui signifie qu’ils ont subi un gros traumatisme.
La période du Ragnarök est décrite comme une période de guerres entre les hommes, de chute d’étoiles, de séismes, de serpent sortant de la mer, de tsunami… Le dieu Surt consume le monde, faisait périr la race des hommes. « Le soleil s’obscurcira, la terre sombrera dans la mer, les étoiles resplendissantes, disparaîtront du ciel, la fumée tourbillonnera, le feu rugira, les hautes flammes, danseront jusqu’au ciel. » Après cela, le monde sera purifié et renaîtra avec des survivants.
Les indiens d’Amérique perçoivent aussi les comètes comme des serpents. Les oiseaux-tonnerre nous protègent de ces serpents célestes, faisant jaillir des éclairs et retentir le tonnerre. Les indiens voient le ciel comme un lac froid, tout comme les chinois qui plaçaient les dragons dans des étangs. Beowulf aussi était dans la mer. Ces mythes datent de la même époque : entre 500 et 530.
En Amérique centrale, le mythe de Quetzalcoatl contre Tezcatlipoca reprend le thème des comètes qui se battent. On parlait aussi des époques comme des « soleils », ces soleils faisant référence à des comètes.
Dans le judaïsme, la « voix » de dieu est l’interaction électrique produisant des effets sonores, comme le rugissement d’un taureau. De même le symbole de l’étoile de David, Mâgên Dâwîd, est à la base un symbole sumérien faisait référence à une comète (voir l’assyriologue Hildegard Lewry). Les origines du judaïsme et de l’islam se trouvent dans des cataclysmes cométaires. Le Sceau de Salomon des synagogues et le Croissant des mosquées sont deux symboles du mithraïsme et d’autres cultes, d’origine assyrienne.
Une tablette montre un dieu près d’un Mâgên Dâwîd portant une Menorah (chandelier à 7 branches). Les deux objets représentent une comète, et ses sept queues. Sur une autre tablette, on voit un Mâgên Dâwîd près d’un croissant lunaire et un disque solaire. L’étoile est donc une comète (pas une planète), car elle est supposée être aussi brillante que le soleil ou la lune. Ishtar était une comète, puis son symbole de l’étoile à huit branches a été assignée à la planète Vénus. Une comète pouvait aussi se nommer Jupiter, Mars ou Saturne, selon sa forme changeante.
Les légendes des personnages de Salomon et David ont été recomposées en Palestine mais ne viennent pas de là. Salomon faisait des sacrifices en haut de ziggourats (montagnes). Les « montagnes » étaient les lieux d’observation du ciel, des observatoires. Salomon dormant en haut du mont Gibéon a été « averti » par Dieu. Ce genre d’avertissement menant à la construction de murs épais de protection en pierre, comme pour les murs cyclopéens mycéniens (1,550-1,060 av. J.-C.)
Les événements de type Tungunska semblent être à l’origine des « lieux sacrés », propres à un dieu, à une tribu…
Yahweh était un des noms de Saturne. Le nom de Jérusalem dérive de « Ur-sa-li-im-mu », « la ville dédiée au dieu Salim ». Bit Sulmani est la « ville du dieu Sulmânu ». Ce dieu a été transformé en Yahweh dans l’Ancien Testament. Salim se retrouve dans le nom du fils de David, Ab-salom et dans Solomon. Le temple de Jérusalem était dédié à Salim/Saturne. Le culte de Yahweh, qui s’est formé à Babylone, n’était pas la religion des anciens hébreux de Palestine. Des textes anciens ont été utilisé pour créer une fausse histoire d’Israël.

Cylindre akkadien, 2,250 av. J.-C., Ninurta, Ishtar, Shamas, et Ea. Noter Ninurta avec sa flèche.

Saturne était aussi Ninurta. La légende de Ningirsu fait référence à un déluge et une frappe cométaire. Ninurta/Ningursu aurait mit fin au déluge en « construisant un mur de pierre ». C »est Enlil qui serait responsable du déluge. Ninurta a lutté contre le déluge d’Enlil. Ninurta aurait tué son père Enlil, révéré à Nippur.
L’historien phénicien Sanchoniathon est-il l’une des sources des auteurs de l’Ancien Testament ? Il aurait écrit « l’histoire la plus véridique des juifs », d’après les écrits obtenus d’un prête de Yahweh (période pré-homérique). Les phéniciens (cananéens) étaient les cananéens, ancêtres des libanais actuels : juifs et arabes originels (3,200-1,200 av. J. -C.). L’histoire des dieux racontée par Sanchoniathon ressemble aux théogonies grecques et hittites. Sanchoniathon parle de « Kronos-Elos »… la comète, « l’étoile de Kronos » devenue Saturne. Le dieu des phéniciens, El, était un dieu-comète, Saturne alias Kronos. Sanchoniathon, qui dit que ce qu’il relate se retrouve dans l’épopée sumérienne de Ninurta. Il ajoute que c’est El/Kronos qu’est attribué la pratique de la circoncision. Le Grand Temple de Baalbek (cité phénicienne) est-il le Temple de Salomon ?

Ninurta chassant un monstre. Noter la foudre dans sa main et la faucille qui pend sous son bras gauche.

Sanchoniathon donne aussi une description étonnante des dragons ou serpents qu’il considère comme divins, lesquels aurait un souffle enflammé, prendraient diverses formes, et avancent en formant des spirales. Puis ils meurent en se consumant eux-mêmes. Il dit que cet animal a été adopté dans les temples et rituels mystiques.
El guerroie dans le ciel avec Ouranos, son père. Après sa victoire, El construit un mur protecteur et fonde Byblos en Phénicie. Il s’y déroule des sacrifices à Saturne, « en cas de guerre, peste ou calamité publique », car la légende veut que Saturne lui-même a sacrifié son fils sur l’autel. Le fils du gouvernant était donc sacrifié (voir Lewy). Saturne est devenu au Moyen-Âge une planète dévoreuse d’enfants, ce qui fait référence à ces sacrifices.
Selon Ad-Dimisqui, le Temple de Saturne était construit en forme d’hexagone, et était entièrement noir. La Kaaba était auparavant également noir, et la pierre noire était vénérée avant Mohammed. On l’appelait Hubal (« celui qui retire violemment l’enfant à la mère »). Le grand père de Mohammed aurait voulu sacrifier un de ses fils à Hubal. Donc, le dieu de la Kaaba réclamait des sacrifices d’enfants. C’est une caractéristique du culte de Saturne. Le nom Kaaba veut aussi dire cube, et le saint des saints du Temple de Salomon était cubique, et avait des rideaux noirs, propre au culte de saturne.

Moïse au puits, par Boticelli

Une autre caractéristique de ce culte est la présence de puits et cours d’eau. Une légende du Talmud dit que David creusait pour chercher de l’eau, et qu’il a fini par tomber sur une pierre qu’il a soulevé, libérant de l’eau qui allait provoquer un déluge. Alors il écrivit le nom du Seigneur sur la pierre et boucha le trou. Assurnasirapli aussi, construisant le Temple de Ninurta, a creusé profondément pour trouver de l’eau.
A la Kaaba aussi il y a un puits, où était placé une statue de Hubal. Il y a donc un lien entre ces déités et les eaux souterraines. La déité empêcherait l’eau d’inonder les terres, tout comme le sceau de Salomon garde les mauvais esprits enfermés. On faisait toujours des sacrifices à Jérusalem en 333, c’était donc un élément central du culte israélite, mais il a été retiré de l’Ancien Testament.
Dans les cultes de Saturne, on retrouve également une déesse associée au « puits » dont les eaux sont guérisseuses. Même chose à la Mecque et à Jérusalem.
Il y avait donc un culte des corps célestes, un culte des pierres considérées comme divines. Une météorite était vénérée à Tyre, nommée Bêt-êl, la « maison d’El » (là où dans la Bible Jacob a rêvé de l’échelle) [NdT : Voir ce document, pour plus d’infos]. La pierre était considérée comme sacrée car elle faisait partie du corps du dieu, comme pour la pierre noire de la Kaaba. Après les déluges on pensait que le corps du dieu (les météorites) aurait pu arrêter les eaux (obstruer le puits).
Quand la pierre noire de la Kaaba a été retrouvée, elle vint remplacer la statue de Hubal qui n’était plus nécessaire. Elle est placée au-dessus d’un puits. De même dans l’épopée de Ninurta, le dieu jette un morceau de son propre corps pour arrêter les eaux. Les légendes de la fondation du Temple de Jérusalem sont identiques à la tradition du culte de Saturne. Il n’y a donc pas de rupture entre la tradition ancienne et le judaïsme ou l’islam.
Quand les juifs et leur dieu tribal Yahweh ont conquis Jérusalem, ils ont donc fait passer Yahweh pour une partie – la plus importante – du corps de Saturne, le dieu suprême. Pour preuve, ils ont repris l’étoile de David qui fait directement référence à la Comète noire, Saturne. Salim passa en arrière-plan. Au Moyen-Âge, les juifs était connus comme étant le « peuple de Saturne ».
David aurait effectué un recensement (pour établir des impôts) sur les israélites, et Dieu l’a puni. Le prophète Gad a donc demandé à David comment il souhaitait être frappé. Il a choisi 3 jours de peste. Au Moyen-Âge, l’étymologie de « pestilence » était donnée comme étant « le temps de la tempête causée par la lumière des étoiles ». Cette étymologie permet de comprendre la pestilence biblique envoyée sur Israël. 70 000 moururent, des villes furent rasées. Cela s’est passé lors d’une « moisson » selon la Bible, ce qui est en lien avec Persée, Mithra et Ninurta représentés avec des faux (lien également avec la tauroctonie, car du blé pousse du taureau).
David achète alors une terre pour faire un sacrifice et construire le temple. Il l’achète à Araunat, un hittite (roi jébusite/hittite de Jérusalem). On retrouve ici l’idée de terres délimités de bornes indiquant que la terre est propre au dieu. Lewy conclut que David et Solomon aurait voulu imposer le culte de Saturne aux premiers hébreux (1645-1600 av. J.-C.)
Dans le Coran, Allah est décrit comme étant le « seigneur de cette demeure » (dieu de la Kaaba). Allah est décrit comme une « étoile » dans le Coran. Les chrétiens se demandent comment Mohammed a pu rapprocher Allah à Yahweh. Mohammed cherchait à retrouver le « rituel correct » pour honorer le dieu-comète dont une partie de son corps était la pierre noire. Il rencontrait là le même problème que relate un roi babylonien et un roi de Judée dans la bible – c’est-à-dire comment retrouver le rituel correct. Mohammed semble n’avoir pas pu retrouver les rites et à donc demandé conseil aux prêtres juifs.
Les musulmans ont commencé à prier en direction de la Kaaba car c’est la représentation visible du dieu céleste. La fonction du Dôme du Rocher à Jérusalem et de la Kaaba sont très similaires. Dans le Dôme du Rocher il y avait une dalle de pierre, l’Eben Setija, qui était encore en place quand les musulmans ont conquis Jérusalem. La pierre de la Kaaba serait destinée à rejoindre cette pierre. Mohammed ordonnait avant de prier en direction de la pierre sacrée de Jérusalem, cette partie du dieu-comète visible sur Terre. L’islam a donc repris un culte juif, et sont à la base le même culte, celui de Saturne (Salim/El/Allah). On a dit ensuite que Hubal n’était pas arabe, parce que si la Kaaba avait était construite par Abraham et son fils Ishmael, il était incohérent qu’on y vénérait une idole iconique (contrairement au dieu aniconique d’Abraham). Mais Hubal et d’autres déités sont bien arabes, on le sait grâce à des inscriptions cunéiformes.
Chapitre Sept – Les Philosophes Grecs – Que savaient-ils ?

Carte de l’Anatolie antique

Vers le 8ème siècle av. J.-C., les grecs gouvernés par une aristocratie colonisent la Méditerranée. La culture hittite cède sa place à la culture grecque. L’étude des philosophes grecs montre que la civilisation à ce moment-là a besoin d’être re-créée, re-pensée, réorganisée, après une énorme destruction. Il est très intéressant et amusant d’étudier Vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laërce que quiconque peut lire aisément.
Homère et Hésiode
Ils avaient leurs sources dans les civilisations mycénienne et minoenne, redécouvertes récemment. Mais on n’a retrouvé que des monuments, pas de textes. Il y a eu à l’origine une invasion de la Grèce depuis le nord par des peuples subissant des catastrophes. Ils y amenèrent un nouveau panthéon de dieux. C’étaient des dieux de violence et de conquête. Homère et Hésiode (750-650 av. J.-C.) sont les sources les plus anciennes. Hésiode apporte l’idée des âges (or, argent, bronze, fer) qui sont des cycles liés aux passages des fragments cométaires. L’âge d’or est associé à Cronos, puis les suivants à Zeus. La boite de Pandore symbolise les mutations génétiques liées aux comètes : cannibalisme, sacrifices humains, et déviants pathologiques.

Titanomachie. Noter les lances.

On peut faire un parallèle entre la Théogonie d’Hésiode et la tablette Kumarbi hittite. Cependant la version grecque contient des éléments non-mésopotamiens. Hésiode traite de généalogie entre les « dieux » (comète principale et ses fragments nés de la désintégration) et de comment « Zeus » est devenu l’autorité suprême en tuant les Titans (impact ?).
Homère explique que l’attitude juste est l’hospitalité envers les étrangers. Dans l’Odyssée, Ulysse rapporte différentes formes d’hospitalité. Ces récits ont ensuite été qualifiés d’imaginaires mais il se peut que de tels personnages existaient. Les premiers grecs qui se réorganisaient après la destructions et et la fin de l’empire hittite s’exprimaient par les mythes.
L’éther était perçu comme entourant la terre et de nature ignée, le ciel était perçu comme un océan (Okeanos). Le soleil naviguait dans une barque (comme en Égypte). Ils cherchaient à décrire ce qu’il y avait sous l’horizon (Tartare), c’est-à-dire, d’où sortaient les comètes.
Alcman
Poète sparte qui a écrit une cosmogonie théogonique, vers 600 av. J.-C. Il décrit des « voies dans la mer primordiale » (poros) et des « signes directionnels » (tekmor), c’est-à-dire les trajectoires des comètes dans le ciel. On ne sait pas d’où viennent ces termes, qui ne sont pas anatoliens, ioniens et qui ne viennent pas d’Hésiode.
Phérécyde
Vers 540 av. J.-C., il a enseigné à Pythagore une connaissance trouvée dans livres phéniciens (selon la Souda). Sanchoniathon aussi avait trouvé sa connaissance dans des livres phéniciens. Il y a une confusion entre Phérécyde et Pythagore par manque de sources. Il fait le lien entre les mythes et les pré-socratiques.
Phérécyde faisait des observations astronomiques. Il est question d’un marqueur de solstice connu d’Homère : ce marqueur est-il un mégalithe d’Europe du Nord, comme Stonehenge ? Phérécyde aurait écrit la Pentemychos, (« cinq replis »). Si Phérécyde parlait bien de régions du ciel, cela forme un pentagramme, celui des pythagoriciens (symbole de purification). (Le pentagramme pythagoricien n’a rien à voir avec la magie, c’était une tentative de cartographier le ciel pour traquer les comètes).
Sa cosmogonie se basait sur 3 principes, autrement dit, les trois fragments de comète qui luttaient dans le ciel : Chronos/la tête, Ophioneus/la queue (serpent), et leur nombreuse progéniture fragmentée (la castration de Chronos). Les « replis » sont les constellations, c’est-à-dire des zones du ciel d’où sortaient les comètes. Phérécyde cherchait à comprendre de façon pragmatique les passages des comètes.
Phérécyde divisait le ciel en 10 segments avec 5 qui sont toujours l’horizon. Plus tard, c’est passé à 6 (avec le zodiaque à 12 signes). Le zodiaque en 12 signes est d’origine babylonienne (600-475 av. J.-C.). La liste finale de 48 constellations a été établie à l’époque de Ptolémée (90 – vers 168). Plus tard le livre de Stanislaus Lubienitzki (1668) présentera différentes traditions zodiacales avec des observations des comètes.
« Zeus » a « nettoyé » le ciel en arrivant, éjectant dans le Tartare, comme par un lancé de bowling, Ophion (divinité primordiale anguipède orphique) et ses serpents. Ces comètes disparues ont donc prises une autre orbite, il serait d’ailleurs intéressant de savoir si elles existent toujours.

Hale-Bopp avec deux queues, une de poussière et une ionique bleue

Phérécyde est le premier à parler de la réincarnation selon la tradition. Mais on peut penser qu’il s’agit plutôt des dieux-comètes qui reviennent de façon répétitive. Phérécyde a trouvé ses informations dans une tradition venant du nord, il a tenté de façon presque scientifique de décrire de vrais événements. Par exemple, il parle d’un « chêne ailé » (arbre=comète), portant une robe de mariage. Phérécyde aurait eu ses informations d’un général « barbare » qui avait pris Athènes, et qui venait de la région la plus ancienne de Grèce, la Béotie (là où Hésiode est né – indice intéressant).
Le programme de l’école milésienne
William Mullen a évoqué les milésiens dans une conférence sur les catastrophes naturelles durant la civilisation de l’âge de bronze. Parmi les philosophes de l’école milésienne, on trouve Thalès , Anaximandre, Anaximène, et Xénophane. Ils « démystifient » les phénomènes du cosmos, de sorte que les catastrophes ne viendraient plus des dieux de l’Olympe. Ils cherchent ainsi à réduire la crainte des populations envers le ciel. Leur pensée est proto-scientifique et s’oppose au catastrophisme. Cela signifie qu’à cette époque, il devait encore y avoir des comètes mais qu’elles causaient moins de dégâts.

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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:18

La « civilisation grecque » telle qu’on la conçoit aujourd’hui correspond plutôt à ces « grecs ioniens » qui ont plus tard colonisé la Grèce. Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de liens entre Mycènes (les descendants des Thraces) et les ioniens/milésiens, qui étaient des réfugiés athéniens (suite aux cataclysmes). Cependant le courant d’Homère, Hésiode, Alcman et Phérécyde est différent de l’école milésienne d’Anatolie.
Thalès de Milet (624 av. J.-C.- 548 av. J.-C.)
Il fonde une école en 600 av. J.-C. Son but est d’expliquer les phénomènes sans la mythologie. C’est un but politique, dans le cadre de la défense militaire contre les Perses. Il a été intégré parmi les « Sept sages de Grèce » mais aucun n’était philosophe, c’étaient des législateurs/politiciens.
A cette époque, qu’on appelle « période axiale », on remarque un changement de pensée partout dans le monde (autour de 600 av. J.-C.). Quelque chose a radicalement changé depuis les cataclysmes de la fin de l’âge de bronze.
Anaximandre (610 av. J.-C.- 545 av. J.-C.)
Il était intéressé par le pouvoir et le contrôle politique. Sa théorie des quatre éléments sortis de « l’œuf cosmique » ressemble à la théorie du Big Bang. Il parle également de cycles, peut-être sous l’influence de la cosmologie iranienne et l’étude des comètes ? Il parlait des étoiles comme s’il décrivait des comètes. Il est possible qu’Anaximandre, gouverneur d’une colonie milésienne, devait décider de mettre fin aux croyances des « dieux-comètes » dans un but de contrôle politique. Est-ce que « l’ancienne coutume » était donc de sacrifier les chefs si la population percevait que les dieux étaient en colère et affamés ?
Pythagore de Samos, l’école italienne (570 av. J.-C.- 498 av. J.-C.)
Il aurait beaucoup voyagé et aurait été Initié partout. Diogène dit que Pythagore aurait une origine nordique. Il fonde une « vraie aristocratie » (gouvernement des mieux qualifiés) en 530 av. J.-C. à Crotone (colonie grecque en Calabre). L’organisation politique de Pythagore était destinée au bien commun, dans une réelle aristocratie, a été détruite. Les pythagoriciens ont subit un revers, à cause de la propagande dont ils ont été l’objet.
Pythagore donnait aux athlètes un régime de viande, et pas de figue/fromage/céréales. C’est plus tard seulement qu’on a dit que Pythagore était végétarien, ce qui est faux. Par contre, Empédocle (qui a constitué la doctrine des quatre éléments) était végétarien. Certains auteurs font parfois la confusion entre les deux philosophes. Aristote dit que Pythagore ne mangeait pas de pois, ni de coqs blancs (sacrés), ni ne mangeait ce qui tombait par terre (pour inciter à la modération).
Les trois livres écrits par Pythagore auraient été achetés très chers par Platon. Il pratiquait une divination par les sons, la voix et les augures, sans jamais utiliser d’encens ou de sacrifices d’agneau.
Les pythagoriciens eurent un rôle actif en politique à Crotone et cela a conduit à leur chute. Leurs lieux de réunion ont été brûlés, Alors que Pythagore recevait à son époque des critiques satiriques, et qu’il était tourné en ridicule, même insulté, on lui a donné beaucoup d’importance jusqu’à la Renaissance.
Platon a corrompu une bonne partie des enseignements de Pythagore en lui inventant des doctrines. Pythagore aurait encouragé à la pure contemplation et la musique pour la purification de l’âme, et enseigné que le philosophe qui contemple la science et les mathématiques serait libéré de la réincarnation. Mais c’était Archytas qui était à l’origine des découvertes mathématiques attribuées à Pythagore. Platon a peut-être volé les idées à Archytas et les a attribuées à Pythagore pour se donner plus d’importance.
Walter Burkert dit que les idées du Timée sur Pythagore sont dues à Platon et que Pythagore était plutôt un personnage « chamanique », un peu comme Moïse, ayant une influence dans la société. Cela a été déformé dans l’Académie de Platon. Aristote continuait à faire la distinction entre le personnage de Pythagore et la perception qu’en avaient les platoniciens. Platon aurait aussi volé le mythe de l’Atlantide dans les livres de Pythagore. Platon a donc fait un usage personnel des idées des communautés pythagoriciennes, qu’il avait trouvé dans les « trois livres » !
Les pythagoriciens étaient traités de « végétariens pieds nus » à Athènes pour les ridiculiser et ainsi attaquer Pythagore. Leur mode de vie est passé chez les cyniques. En dehors de Platon, nous avons trois sources importantes : Diogène Laerce, Porphyre et Jamblique. Selon Platon les pythagoriciens se sont divisés en 2 groupes : scientifiques et mystiques. Les idées scientifiques ont été portées par Philolaus, influencé par Anaximandre de l’école milésienne. Mais on peut penser que l’importance donnée par Platon aux mathématiques pour la libération de l’âme servait à faire tourner les gens en rond indéfiniment, une fois qu’ils se mettaient à chercher la « bonne formule ».
La transmigration des âmes chez Pythagore était une idée d’origine indienne, celtique ou germanique (trois influences venues des steppes d’Asie centrale). Ses idées étaient proches de l’orphisme, et proches du chamanisme d’Asie centrale. A-t-il été inspiré par les Thraces ? Ou Pythagore a-t-il trouvé ces idées chez les Goths du nord et ceux près des côtes de la Mer Noire (les Goths y vivaient avant d’envahir l’empire romain).
Quant à Salmoxis, l’esclave affranchi de Pythagore qui aurait enseigné par une tromperie la doctrine de l’immortalité dans son pays gète, on peut rapprocher son nom de Sabazius, Dionysus, et Zeus. Lactance parle des Gètes (Daces) comme étant un peuple guerrier redoutable instruit par Zalmoxis. Zalmoxis est à l’origine de la pratique « hesuch » (danse et chant), un terme qu’on retrouve dans le terme « hésychastes » (mystiques pratiquant la prière du cœur, au 14ème siècle). Salmoxis était un dieu du ciel, donc en lien avec les comètes.

Reconstitution du temple d’Apollon à Didymes

A Didymes en Anatolie, près de Delphes se trouvaient les Branchides, une lignée de prêtres descendants de Branchos, un berger qui aurait rencontré Apollon. Ils occupaient un sanctuaire ionien qui date d’avant la colonisation ionienne. Il s’y trouvait un chemin sacré de 17 km avec des statues, prototype des « stations de croix » catholique. Didyme veut dire jumeaux (= Apollon et Artémis), et on peut faire le lien avec Thomas Didyme et la « femme de Jésus ». A Didymes, se trouvait aussi une prêtresse près d’une source sacrée, comme dans le judaïsme et l’islam. Le culte d’Apollon Didymiae (apollon de Didymes) a ensuite été déplacé en Sogdiane.
Hacatée de Milet (550 av. J.-C.- 476 av. J.-C.)
Historien à Milet. Il mentionne les celtes. Il est contre la pensée mythologique. Héraclite le condamne sans doute car ainsi, il jette le bébé avec l’eau du bain.
Anaximène (585 av. J.-C.- 528 av. J.-C.)
Défenseur d’un « monisme matérialiste » comme les autres de l’école milésienne. Il considère l’air comme étant la matière primordiale (et pas l’eau comme dans d’autres systèmes). Il pensait que les météorites étaient dues à l’évaporation de la terre et qu’elles retombaient ensuite.
Xénophane de Colophon (570 av. J.-C.- 475 av. J.-C.)
Il fonde l’école éléatique, à Élée en Italie. Il critique les idées religieuses, les conventions militaires. Il meurt en Sicile. Il a écrit de la poésie, en critiquant les mythes (Homère/Hésiode). Il est perçu comme le premier monothéiste. Il explique l’origine des comètes comme Anaximène, disant que les nuages qui s’élèvent prennent feu à une certaine hauteur. Il défend donc une théorie atmosphérique des étoiles et comètes.
Héraclite (535 av. J.-C.- 475 av. J.-C.)
Il disait – c’est un indice – qu’Hésiode, Pythagore, Xénophane et Hecatée étaient instruits mais qu’ils ne comprenaient pas l’essentiel. Héraclite était très avancé, il disait par exemple que nos pensées sont reflétées par l’univers, et que les hommes et nations ne créent pas ce qu’ils souhaitent pas ce qu’ils sont.
Héraclite critique Pythagore car il aurait perçu l’idée des 5 (ou 7) replis sous l’angle de l’orphisme (= purification de l’âme), alors qu’il s’agissait d’une connaissance liée aux destructions cosmiques. Il critique Hésiode pour l’idée de dieux sur l’Olympe, et il critique Xénophane parce que lui aussi ne comprenait pas les mythes. Héraclite semblait condamner à la fois l’approche mythologique etl’approche rationnelle utilisées pour expliquer le « surnaturel ».
Il aurait laissé à son frère son statut de prince car pour lui la politique est ponêra (le mal). Mort d’hydropisie, il a écrit un livre durant sa vie. Il est connu pour avoir été très mélancolique, peut-être voyait-il que la direction prise par les pensées de la population menait inévitablement à des âges sombres ? On dit qu’il avait un intellect sublime et qu’il était un peu fou, mais c’est logique dès lors que l’on voit. Qu’avait-il vu exactement ? Difficile à dire, toutes ses œuvres sont perdues.
Héraclite pensait qu’un feu dans l’univers produit toute chose par l’unité des contraires. C’est une idée reprise par Zénon, fondateur du stoïcisme. Ce feu pourrait faire allusion au plasma, ou à l’électricité, ou même au vide quantique (et le chi, l’origine). Ce « feu » est le logos, la source d’activité. Pour Héraclite, l’univers est changement. On n’entre pas deux fois dans la même rivière… cela se rapproche de la théorie quantique, où les objets sont générés et recréés à chaque instant.
Pour Héraclite, les humains sont tels des enfants inexpérimentés qui ne suivent pas la loi divine. Pas étonnant qu’il ait été mélancolique et incompris, car encore aujourd’hui, les gens ont besoin d’un dieu créateur, ou d’un big bang. On doit à Héraclite la première tentative d’élaborer une théorie de l’information.

Anaxagore de Clazomènes (500 av. J.-C.- 428 av. J.-C.)
Venu de Clamozènes en Ionie, il s’est installé à Athènes. Il disait le contraire d’Héraclite, c’est-à-dire que l’esprit ordonne tout, alors que pour Héraclite, c’est l’esprit cosmique qui précède tout. Pour lui également, le soleil était un métal bouillant et la Lune comportait des monts et vallées. C’est le premier à avoir dit, avec justesse, qu’Homède donnait des exemples de vertu dans ses épopées. Il a prédit la chute d’une météorite en 469 av. J.-C. Il a subi de grosses attaques contre ses théories, et déshonoré, s’est suicidé.
L’important est qu’il s’est fait attaquer après avoir déclaré que le ciel n’est pas aussi sûr qu’on l’affirme. Il semble y avoir eu une décision consciente à cette époque par les gouvernants pour que personne ne parle de pierres tombant du ciel.
Socrate (469 av. J.-C.- 399 av. J.-C.)
Né durant l’âge d’or d’Athènes, avec la victoire contre les Perses. Platon, Xénophon et Aristophane ont filtré ses enseignements. On ne sait pas de quoi il vivait car il ne gagnait rien en enseignant. Diogène a dit qu’il était élève d’Anaxagore puis quand ce dernier a été condamné à mort pour impiété, il fut élève d’Archelaus (physicien).
Les « 30 tyrans », et la guerre du Péloponnèse (431 av. J.-C.-404 av. J.-C.)
Guerre d’Athènes contre Spartes. Socrate avait 38 ans quand la guerre a commencé (et elle a duré 30 ans). Athènes était une puissance navale, tandis que Spartes était une puissance terrestre. Deux ans après la guerre, la peste arriva. Le tiers de la population fut décimé.
L’historien Thucydides décrit la maladie comme commençant par des douleurs à la tête, l’inflammation des yeux, de la gorge, une mauvaise odeur, puis un rhume, un enrouement, une toux violente, puis des rejets de bile, des efforts pour vomir inefficaces, des spasmes, des pustules, des ulcères, une impression de forte chaleur dans le corps, obligeant à être nu, à sauter dans l’eau glacée… puis une diarrhée fatale. La mort survenait au 7ème ou 8ème jour. En cas de guérison, il subsistait des séquelles aux extrémités, aux yeux…
La peste engendra le chaos social. Chaos des mœurs, et chaos religieux, impression d’abandon des dieux. La peste reviendra encore deux fois. La peste était-elle due à la comète ? Comme pour la peste justinienne qui sera traitée dans le quatrième volume ?
Périclès meurt en 429 av. J.-C. Plus tard Athènes attaque massivement la Sicile, pendant 11 ans, causant une destruction militaire, puis l’offre de paix des Spartes, qui est absurdement refusée et c’est à nouveau la guerre. Elle se termine en 405, avec la destruction de la flotte athénienne, au même endroit où Anaxagore avait prédit la chute d’une météorite.
La chute d’Athènes conduit à la prise de pouvoir de Spartes qui remplace démocratie par 30 tyrans. On ne parlait pas de tyrans à l’époque, ce sont les historiens qui l’ont ajouté plus tard. Ils parlaient de tyrans à cause de la restriction du nombre de votants, qui est pourtant logique car c’est ce peuple manipulé qui a conduit à 30 années de guerre. L’un des membres principaux des 30 étaient Critias, le grand-oncle de Platon et un proche associé de Socrate. C’est lui qui avait confisqué la fortune des élites athéniennes. La nouvelle oligarchie avait ciblé spécialement les riches, comme Lysias.

Mais des exilés menés par le riche général Thrasybulus organisèrent un coup contre les 30, et tuèrent Critias. Les riches élites revinrent au pouvoir. Anytus, un de ces riches, est le procureur de Socrate. Ce retour de la « démocratie » aggrave beaucoup les choses. Retournons maintenant à nos philosophes après avoir parcouru très très rapidement la guerre du Péloponnèse.

Archélaos de Milet (ve siècle av. J.-C.)
Maître supposé de Socrate, ce qui est controversé mais Diogène Laërce l’affirme. Il est aussi élève d’Anaxagore. On l’a surnommé « le Physicien » parce qu’il s’occupait de la philosophie naturelle. Platon réalisa-t-il le danger de cette philosophie naturelle après l’exécution d’Anaxagore et de Socrate ? On sait peu de chose sur son œuvre.
Platon rapporte avec justesse les idées de Socrate mais les utilise pour promouvoir les siennes, comme il l’a fait avec Pythagore. Laura Knight-Jadczyk cite Diogène Laërce sur Socrate, qui dit que Socrate prenait soin de son corps et qu’il a été le seul à échapper à la peste à Athènes. Socrate a apprit tardivement à jouer de la lyre, car il ne considérait aucun apprentissage même tardif comme inutile, et il dansait souvent (cela rappelle à Laura Zorba le Grec, voir 1, 2, 3). Socrate était très indépendant, refusant des offres tentantes et n’achetant rien d’inutile. Il disait que le seul bien était la connaissance et le seul mal l’ignorance et que la richesse n’apportait pas la dignité.

Socrate devait être le plus extraordinaire rhétoricien qui ait jamais vécu, et l’élite ne pouvait pas tolérer qu’il dise la vérité. Aristophane attaquait Socrate dans ses pièces. Anytus attaque ensuite Socrate après la période des « 30 ». Il accuse Socrate de ne pas reconnaître les dieux officiels et de corrompre la jeunesse. Athènes était alors une démocratie comme celle d’aujourd’hui : des masses gouvernées par une riche élite usant de propagande. Sa mort a deux raisons possibles. D’une part il critiquait sans cesse Anytus et d’autre part il enseignait au fils d’Anytus des choses que son père ne voulait peut-être pas,
Un indice très curieux est rapporté par Diogène Laërce. Socrate disait que pour comprendre Héraclite, il fallait un « plongeur délien » (Socrate :« Ce que j’ai compris est excellent, et ce que je n’ai point compris l’est sans doute aussi, mais il y faudrait presque un plongeur délien »). Pourquoi un « plongeur délien » ?

Et quelles nouvelles déités aurait-il amené (accusation d’Anytus) ? Socrate parle d’Apollon et d’Artémis à sa mort, mais ce ne sont pas des déités nouvelles. Apollon était déjà connu des Étrusques (Apulu). Les hymnes homériques disent qu’Apollon est un arrivant du nord. Il terrasse Python. Artémis aussi a des flèches. Tout comme le Rudravédique qui est aussi un archer. Ils lancent des maladies avec des flèches, il y a là un lien direct avec les comètes.
[Ndt : A propos des flèches représentant les comètes, nous avons aussi le dieu Tripurantaka qui est un aspect de Shiva. Il est lui aussi représenté avec un arc, une flèche, et une hache. Il aurait détruit les trois villes mythes des asuras. Le démon Tarakâ aurait eu trois enfants qui ayant eu la faveur de Brahma, auraient gagné « trois villes ou forts » (Tripura) qui « continuait à tourner dans le ciel pendant des centaines d’années ». Les trois villes ne se rejoignaient que rarement. Ces trois démons/asuras semaient le chaos dans l’univers, et seule une flèche qui pouvait réunir ces trois cités célestes les détruirait. Shiva décida donc de créer un arc et une flèche et un char où il plaça les divers dieux et déesses de l’univers. Quand les trois villes convergèrent, Shiva tira une flèche de feu (le serpent Vasuki) qui les détruisit. Cette légende ressemble beaucoup à une légende Toda (peuple d’Inde du Sud) qui raconte comment un serpent a également bondi dans le ciel, même si dans cette légende c’est pour manger une lapine qui s’était cachée dans la lune.]
Homère dit qu’Apollon était du côté des troyens contre les achéens. Durant l’âge de bronze final, le dieu Aplu (hittite/hurrien) est invoqué lors de peste. Le culte d’Apollon est établi en 650 av. J.-C. à Delphes et à Délos. Donc ce ne sont pas des déités nouvelles, Pourquoi Socrate est-il accusé d’en amener de nouvelles ? Amène-t-il plutôt de nouvelles interprétations de ce que sont réellement les dieux ?
Il y a un lien entre Socrate et Pythagore, par rapport à Apollon, l’hyperborée, et le fait que tous les deux pratiquaient une forme de divination. On dit que Socrate n’a voyagé que deux fois, uniquement quand c’était nécessaire. Une fois, il a visité la ville de Pythagore, et l’autre fois, il est allé à Delphes. Pythagore aussi a été instruit par une prêtresse de Delphes.

L’histoire du « plongeur délien » est liée à un livre de Crotone, « le Plongeur », qui nous fait demander qui était Crotone. Mais Crotone était surtout la ville où Pythagore a essayé de mettre en place un système social et politique sain. Le plongeur délien semble faire référence à la connaissance initiatique des Mystères. Délos s’appelait auparavant Ortygie, et Pythagore disait avoir été dans une vie antérieure un pêcheur nommé Pyrrhos, à Délie ! Hasard ?

Laura cite Diodore de Sicile qui cite Hecatée à propos de l’île des hyperboréens. Il est question d’échange de cadeaux entre hyperboréens et Déliens, sujet déjà évoqué dans le premier volume de l’Histoire secrète du monde. Selon Hérodote, Léto, la mère d’Apollon, serait née sur l’ile des hyperboréens. Laura dit que ces hyperboréens, durant la période de catastrophes, seraient devenus les Mycéniens et/ou les H ittites, et qu’avant ils étaient les Troyens. (Troie n’étant pas en méditerranée mais en Angleterre). La légende de femmes hyperboréennes envoyées à Délos suggère une migration. En tout cas, Hérodote dit que les hyperboréen ne sont pas guerriers ou en quête de pouvoir.

Il y a donc eu un conflit entre le culte d’Orphée, en Thrace et le culte de Dionysos, qui les envahit depuis le sud. Orphée ne prêchait pas les sacrifices, mais enseignait les mystères liés à Apollon. L’agression de Dionysus contre les cultes d’Orphée est rapportée dans le fait que « Zeus tua Orphée par la foudre » (ce qui sous-entend une comète).
Diodore dit que les Hyperboréens avaient un temple sphérique, et cette forme était celle de Stonehenge auparavant, quand le monument était couvert. De plus, les hyperboréens jouaient de la lyre comme Socrate. Diodore donne des détails sur la Lune, comme Anaxagore, et il parle d’un calendrier lunaire de 19 ans, avec un dieu dansant la nuit de l’équinoxe vernale jusqu’au levé des pléiades.

L’exécution d’Anaxagore et de Socrate est-elle liée à la tentative de diffuser la connaissance des cycles des comètes ? Une connaissance qui aurait été partagée par Héraclite et Pythagore ? Une connaissance terrifiante pour une élite qui était démunie devant ces phénomènes et accusée par le peuple ? Cette connaissance des cycles de catastrophes transmise à Socrate, Héraclite, et Pythagore, devait être expliquée en terme d’une société attirant ou repoussant la destruction selon son attitude. Pour camoufler la vérité, Platon a effacé les traces.

Alcibiade (450 av. J.-C.- 404 av. J.-C.)
Membre d’une famille puissante d’Athènes, il nous conduit à étudier la psychopathie. En effet les psychopathes sont devenus très « raffinés » dans nos sociétés, et leur masque est presque parfait. Ils agissent toujours pour la domination dans le sens animal du terme. Alcibiade en est un exemple.

Diogène Laërce dit que Socrate affectionnait Alcibiade mais c’est une déformation car Alcibiade a tous les traits de la psychopathe (voir Cleckley, The Mask of Sanity) Laura cite ici un long extrait Cleckley, qui était fasciné par le personnage d’Alcibiade. Il avait beaucoup de charisme et était adopté et admiré facilement. Il aurait été d’une grande beauté. Plutarque en parle longuement.
C’est Alcibiade qui soutient l’expédition contre la Sicile/Syracuse, qui mena à la chute d’Athènes. A ce moment-là Alcibiade aurait profané impulsivement les statues d’Hermès des Mystères d’Eleusis, ce qui avait profondément choqué la population. Après être parti avec l’expédition, il dut revenir à Athènes qui était vaincue. Il a donc changé de camp et s’est allié aux Spartes, contre sa propre cité. Il s’est fondu dans le mode de vie sparte en adoptant toutes leurs coutumes, comme un caméléon (selon Plutarque).
Il conseille les Spartes contre Athènes. Mais même le roi Agis des Spartes se doute de quelque chose. Avec raison, car Alcibiade fera un enfant avec sa femme. Puis il s’enfuit chez le roi des Perses, Tisaphernes. Et ça recommence, il adopte les coutumes locales et est admiré de tous. Enfin, il revient à Athènes, et les gens l’accueillent à bras ouvert ! Il mène alors des batailles, etc
Socrate avait sauvé la vie d’Alcibiade et plus tard Alcibiade fit de même. Mais Alcibiade ne put jamais appliquer la sagesse de Socrate et il se peut que Socrate ait pâti du comportement d’Alcibiade. Il semble que durant les périodes de comètes, les personnalités psychopathiques comme Alcibiade sont très actives.

Platon (427 av. J.-C. – 347 av. J.-C.)
Il s’appelait Aristoclès, mais a été surnommé Platon car il était bâti comme un sumo, avec une voix aiguë (était-il un eunuque ?). Platon devient élève de Socrate à 20 ans et Socrate est mort quand il en avait 28 ans (c’était donc une courte période). Platon a voyagé trois fois en Sicile et la première fois a eu un problème avec le roi Dionysius. Platon l’a accusé d’être un tyran mais c’est peut-être parce que Platon avait rejeté ses avances (il préférait les jeunes garçons).
Dans une légende sans doute inventée, un amiral sparte aurait vendu Platon comme esclave, et en aurait payé le prix en se retrouvant vaincu et se noyant à Hélice. Il se trouve qu’en 372-373 av. J.-C. il y eut un terrible séisme et un tsunami qui ravagea Helike. C’est le signe d’un passage d’une comète , la « grande comète » (voir Aristote). Diodore aussi en rapporte l’observation (la comète était très brillante). Certains rapprochent cet événement de la fin de l’Atlantide mais ce n’est pas au même moment. Cette comète a pu exploser comme à Tungunska et provoquer un séisme.

Les philosophes du groupe des « plongeurs déliens » étant exécutés s’ils parlaient des cycles, Platon a dû le comprendre et il s’est tu. Plus tard, Platon fera tout de même passer leur message dans la légende de la destruction de l’Atlantide. Ce sera 39 ans après la mort de Socrate et 12 après la « grande comète » de 373/2 av. J.-C.
L’Hermocrate (jamais retrouvé), le Timée et le Critias (incomplet) devaient faire partie d’une trilogie. Hermocrate était un général de Syracuse qui a mené Athènes à la chute lors de l’expédition de Sicile. Peut-être en lien avec cet événement, Platon évoque par la suite l’Atlantide dans le Timée,. Timée aurait d’ailleurs écrit Sur l’âme de l’univers, ce qui fait penser aux idées d’Héraclite… Le dialogue duTimée est suivi du Critias, qui avait été tué à la fin de l’oligarchie des 30. Critias disait que la religion était une imposture délibérée servant à des fins politiques.

Dans la légende de l’Atlantide, racontée par Critias, Platon cherchait donc à transmettre un message, celui de Pythagore et Héraclite. Il y parle d’un conflit entre Athéniens et Atlantes il y 9,000 ans avant leur époque. Les Atlantes cherchaient le pouvoir et étaient corrompus. Zeus voulut les châtier. Mais – comme par hasard – on a perdu la suite du texte. La morale de la légende est qu’une civilisation brillante peut s’attirer la destruction cosmique.
Platon évoque le mythe de Phaéton qui ressemble à une catastrophe cyclique due aux corps célestes. Les survivants vivent dans les montagnes. Il parle bien d’un intervalle entre chaque flux céleste, apportant la peste, et faisant repartir la civilisation de zéro. Seuls certains survivent. L’histoire de l’Atlantide a été mise au point pour faire passer un message, celui de Socrate. Cependant, ce n’est pas une histoire totalement inventée dans ce but. Le fait qu’elle ne soit pas totalement inventée est confirmé par Hérodote qui donne les mêmes dates (10,900 av. J.-C.)

Comme Hérodote, Platon accorde à un prêtre égyptien l’histoire de l’Atlantide, par mesure de sécurité, afin de ne pas être attaqué. Il est question d’un soleil se levant de l’ouest et se couchant à l’est. Il s’agit d’une comète, aussi brillante que le soleil, envoyant des éclairs, de pierres enflammées, la poussière, et produisant un son infernal.
Platon dit que c’est arrivé quatre fois. Le déluge serait la première fois, qu’il n’inclut pas parmi les quatre événements. Nous avons vu qu’il y a une répétition d’événements destructeurs d’origine cosmique : 12 800, 8 200, 7000, 5 200, 4200, 3000, 2354, 1628, 1150, 500, 208 av. J.-C. et 550, 850, 1300 ap. J.-C. Les quatre événements évoqués par Platon coïncident. Platon dit que l’humanité peut s’attirer ces destructions. On remarque qu’entre les dates mentionnées l’intervalle se raccourcit : est-ce parce que l’humanité est de plus en plus corrompue ?

Platon a un fort penchant pour la pédérastie, quasiment des viols sur des jeunes garçons, qu’il assimile à de la philosophie. Il ne mentionne jamais les femmes quand il s’agit d’amour. Il a eu une forte influence sur la société, notamment avec la formation du christianisme, qui exclut totalement les femmes. Ce dégoût a été propre à Saint Augustin (la chair perçue comme vile), et a conduit aux chasses aux sorcières.
Les écrits de Platon ressemblent beaucoup à la Genèse biblique (a-t-il eu une considérable influence sur la Bible ?) Quoiqu’il en soit, Platon a réussi à transmettre le message des destructions cycliques sans se faire tuer. Quand d’autres avaient essayé, ils avaient été attaqués : Phérécyde, Pythagore, Héraclite, Anaxagore, Socrate…
En résumé, Socrate avait une vision « initiée » de la philosophie naturelle, contrairement aux autres philosophes ayant leur intérêts politiques dans les colonies. Platon a voilé tout cela pour sa propre sécurité. Le mythe de l’Atlantide et ses descriptions sont en grande partie de sa propre invention, basée sur les légendes des hyperboréens. On a ainsi perdu des clefs de compréhension.

Ces clefs sont-elles passées chez les stoïciens ? Ils ont fait perdurer la lignée de la philosophie naturelle pendant plusieurs siècles. Ils ont créé une nouvelle religion des Mystères, qui aurait beaucoup aidé le monde si le christianisme n’avait pas remporté la partie suite à un impact cométaire.
Chapitre Huit – Cyniques et Stoïciens
Antisthène (vers 445 av. J.-C.- 365 av. J.-C.)
Élève du rhétoricien Gorgias puis de Socrate, c’est le premier cynique. Il défendait une vie ascétique et vertueuse. Il n’était pas d’accord avec Platon, sans doute parce qu’il s’était rendu compte qu’il louait les plaisirs de la chair sous son blabla philosophique sur les idées et la beauté…

Antisthène avait une mère thrace, ce qui le relie à la tradition du nord. Il enseignait comme Socrate, par des dialogues. Platon lui a volé des idées, selon Théopompus. Il s’est attaqué à Alcibiade, peut-être qu’il savait que Socrate n’aimait pas tant Alcibiade que Platon le prétendait.

Pour Antisthène, la vertu plutôt que le plaisir est l’objet de la vie. De ce fait, les états sont condamnés quand ils ne peuvent pas distinguer les hommes bons des mauvais. Malheureusement, ses œuvres en philosophie naturelle ont été perdues. Il a aussi conçu une théorie sur la nature des dieux. Pour lui, Dieu ne peut pas être représenté et ne ressemble à rien sur Terre. Cela rejoint ce que disait Héraclite.
Diogène dit qu’il a inspiré les stoïciens dont la doctrine a permis de « sauver des cités ». Voulait-il dire que le comportement des hommes est lié à la punition des « dieux-comètes » ?
Antisthène avait instruit Diogène de Sinope, le célèbre cynique, qui a ensuite transmis son savoir à Cratès qui l’a lui-même transmis au stoïcien Zénon. On s’est parfois demandé si le lien n’avait pas été inventé, mais Laura pense que les similitudes sont frappantes et que c’est réel.
Diogène de Sinope (412 av. J.-C. – 323 av. J.-C.)

Diogène dans son tonneau

Son père était banquier et lui, rebelle, a été exilé. Il s’en va à Athènes, où il défie publiquement les coutumes et valeurs. Il vit dans un tonneau et on dit qu’il allait avec une lanterne allumée en plein jour « la recherche d’un homme » (sous-entendu parce qu’il ne trouvait personne qui soit réellement humain).

Platon et Diogène ont parfois été confondus car Diogène aurait aussi été vendu comme esclave en Crète (Égine). Est-ce que Platon et Diogène voyageaient ensemble et est-ce que c’est Diogène (24 ans alors) qui refusa les avances de Dionysus et Platon (39 ans) a accepta ?

Il aurait ensuite terminé sa vie à Corinthe, prodiguant un enseignement sur le contrôle de soi et la vertu. L’histoire de la rencontre entre Diogène et Alexandre le Grand (« ôte-toi de mon soleil ») est suspecte. Alexandre, élève d’Aristote, faisait partie de « l’autre école » et ne devait pas admirer Diogène.
Diogène appréciait particulièrement les chiens, pour leur franchise et leur audace. Kynikos signifie « comme les chien (kyôn) ». Les chiens étaient un exemple pour les cyniques qui entretenaient l’indifférence envers le mode de vie. Les chiens, de plus, sont de bons gardes, ils savent distinguer l’ami de l’ennemi. Pour Foucault, Diogène avait développé une conception alternative du militantisme et de la révolution, en pratiquant une contestation non-violente à la Gandhi, luttant pour la liberté d’expression.
A ce propos, Diogène ressemble beaucoup à Jésus (voir Burton Mack). Le mythe de Jésus a pu se former autour de philosophes cyniques comme Diogène.
Rien n’indique qu’il ait parlé de destructions cométaires, mais on trouve des indices chez Cratès qui fait le lien entre Diogène et Zénon.

Eudoxe (410 av. J.-C. -347 av. J.-C.)
Élève d’Archytas. Souvenez vous que c’est suite à la rencontre avec Archytas que Platon s’est mis à chercher les livres de Pythagore et a changé d’avis sur lui. C’est Archytas qui a formulé les avis scientifiques et mathématiques attribués à Pythagore. C’était une personnalité importante de Tarente, il avait été élu général. Archytas était peut-être le modèle du roi-philosophe chez Platon.
Eudoxe a étudié ensuite la médecine et est parti à Heliopolis, puis en Cyzique, puis enfin à la cour du roi de Carie, Mausole. Vingt ans plus tard, il retourne à l’Académie dont il prend la direction (vers 367 av. J.-C.). Il retourne finalement retourne à Cnide et intègre le conseil de la ville. Il y construit un observatoire.
Eudoxe est connu pour avoir introduit le globe astronomique (on le verra dans un prochain volume). Il a étudié le mouvement des planètes, et a fait une description complète des constellations. Où a-t-il trouvé ses constellations ? Il devait avoir accès à une source très ancienne, et pas égyptienne.

Cratès de Thèbes (365 av. J.-C.- 285 av. J.-C.)
Descendant d’une riche famille thébaine, a renoncé à sa vie aisée pour être élève de Diogène. Il semble y avoir eu une confrérie d’activistes sociaux attirés par la contestation des cyniques. On dit que Cratès entrait chez les gens et réconciliait les membres d’une famille. Il s’est marié à Hipparchia, qui le rejoint dans sa lutte. Ils eurent deux enfants.
Cratès fut le maître et principal inspirateur de Zénon. Que lui a-t-il enseigné. Il avait écrit un livre, mais il a été perdu. Cratès encourageait un ascétisme plus modéré que Diogène, il marque le lien entre le cynisme et le stoïcisme.
Les cyniques voulaient éclaircir le « brouillant mental » (« tuphos ») dans lequel les gens passent toute leur vie. L’attitude des cyniques était à cette fin de la folie contrôlée, et ce qu’ils faisaient n’était pas irréfléchi, ils devaient avoir un but en tête dans toutes leurs activités publiques. Peut-être ne parlaient-ils pas d’un aspect de leur doctrine parce qu’ils avaient vus le sort d’Anaxagore et Socrate.

Zénon de Cition (vers 334 av. J.-C.-262 av. J.-C.)
Né à Chypre, il était un marchand phénicien venu à Athènes après un naufrage. Il fut l’élève de Cratès de Thèbes. Il a transformé la philosophie cynique en stoïcisme. Il a repris à son compte l’organisation de l’Académie : logique / physique / éthique.
Il affirmait qu’il faut vivre selon la nature pour être heureux. Pour lui, l’univers était dieu, c’est-à-dire une entité divine douée de raison. De ce fait, toutes les parties sont dans un tout. Il reprend l’idée du feu-artisan d’Héraclite, important pour les stoïciens dont Marc-Aurèle.
Les stoïciens disaient que l’univers est pneuma, puis qu’il y a eu une séparation entre la force et la matière, qui a produit le feu divin (l’éther), puis les éléments. L’univers est ainsi soumis à des cycles de création et de destruction (palingénésie). On peut faire le rapprochement avec les cycles cosmiques et leur feu purificateur corrigeant la civilisation qui dégénère.

Zénon serait devenu obsédé par la compréhension des cycles cosmiques. Un de ses élèves, le poète Aratos de Soles, a écrit en s’inspirant d’Eudoxe les Phénomènes qui traite des constellations et des phénomènes célestes.

Aratos (vers 315 av. J.-C. – 240 av. J.-C.)
Il a transmis l’astronomie d’Eudoxe. Il a rencontré Zénon à Athenes. Il fut invité à la cour du roi de Macédoine en 277 av. J.-C. Il s’est ensuite rendu en Syrie et retourne en Macédoine où il termine sa vie. Les Phénomènes sont une traduction en vers d’un livre d’Eudoxe en prose. Ce livre a été beaucoup commenté. Les Phénomènes décrivent les sphères, les constellations, les passages du soleil dans le zodiaque, et l’immobilité de la terre.

Eudoxe travaillait avec des informations astronomiques extrêmement anciennes. Ses constellations ont probablement une origine babylonienne. Il explique aussi en quoi les phénomènes astronomiques influencent le climat et la météo.

Cléanthe (vers 330 av. J.-C.- vers 230 av. J.-C.)
Successeur de Zénon, ancien boxeur, esprit lent et patient. Surnommé « l’âne », parce qu’il a préservé et développé l’enseignement de Zénon. Cléanthe aurait démontré la matérialisation de l’âme et il enseignait une forme de réincarnation. Il se rapproche beaucoup des idées de Gurdjieff.

Il enseignait de vivre constamment avec la nature, d’acquiescer à l’ordre naturel, de suivre le destin. Il s’approche des idées du livre des Romains de Paul de Tarse.
Pour Cléanthe, le soleil est divin, il nourrit tous les êtres. Ce feu divin animateur est inspiré d’Héraclite. L‘Hymne à Zeus de Cléanthe est très intéressant. Zeus utilisait le feu pour rectifier le monde, et il tenait la foudre dans sa main comme Ninurta. Ou bien les hommes se rectifient d’eux-mêmes, ou bien le cosmos le fait à leur place. Ces phénomènes ne sont pas juste des principes abstraits du monde nouménal comme l’affirmait Platon. Philon d’Alexandrie a aussi été influencé par cette idée stoïcienne du logos.

Chrysippe de Soles (vcrs 279 av. J.-C.- vers 206 av. J.-C.)
Élève de Cléanthe. Né à Soles près de Tarse, comme Aratos. Il a étudié la logique, l’éthique et la physique, et a construit un système dans lequel le comportement des individus influe sur leur destin individuel et social. Toutes les actions humaines (notre destinée) sont ainsi décidées par notre relation aux choses (co-destin). Cela fait penser à Hugh Everett et sa théorie des univers multiples (peut-être un nombre infinis d’univers parallèles) où toutes les possibilités se produisent. Cela faisait partie de la pensée d’Héraclite mais Chrysippe a jeté le bébé avec l’eau du bain.
Chrysippe est pré-déterministe, un peu comme les chrétiens ensuite (« on doit obéir aux ordres de Dieu »). Chrysippe a associé l’idée de pré-destination à la prophétie et divination. Il a écrit plus de 700 livres (tous perdus). Il a donné toute son ampleur au mouvement stoïcien, pendant des siècles.
Zénon de Tarse (? – vers 200 av. J.-C.)
Élève de Chrysippus, il doute de la doctrine stoïcienne de la conflagration de l’univers (cataclysme de feu).
Diogène de Babylone (vers 230 av. J.-C.- vers 150/140 av. J.-C.)
Né en Babylone, il succède à Zénon de Tarse. Il suivait les idées de Chrysippe. Cicéron le considérait comme un grand stoïcien. Ses livres ont été perdus.
Antipater de Tarse (?-130/129 av. J.-C.)
Disciple et successeur de Diogène de Babylone à l’école stoïcienne d’Athènes. Plutarque dit que c’était l’un des principaux stoïciens avec Zénon, Cléanthe, et Chrysippe. Il dit que Dieu est bienveillants envers les hommes, contrairement à la doctrine de Chrysippe qui faisait porter sur les dieux la « génération et corruption ».

Il ne croyait pas en la doctrine de la causalité de Chrysippe. Selon lui, s’il y a des événements négatifs, ce sont les hommes qui sont responsables. Antipater s’intéressait aux divinations de Socrate. Cherchait-il à corriger la direction prise par Chrysippe ?

Hipparque (vers 190 av. J.-C. – vers 120 av. J.-C.)
Né à Nicée, mort à Rhodes. Ce n’était pas un stoïcien, à cette époque l’école stoïcienne perdait en puissance. Des choses se passaient alors dans le monde intellectuel, qui vont mener à la solution d’un grand mystère dans le prochain volume.
Hipparque était le plus grand astronome de l’Antiquité (et ce jusqu’à Brahe), il était aussi géographe et mathématicien. Il a découvert la précession des équinoxes. Il utilisait les techniques des Chaldéens, et fut le premier à développer un système de prédiction des éclipses. On lui doit un catalogue des étoiles, ainsi que l’astrolabe et la sphère armillaire. Il a écrit quatorze livres, tous perdus, et on le connaît surtout par Ptolémée.
Il est le premier à calculer un système héliocentrique, et le premier grec à diviser un cercle en 360 degrés de 60 minutes d’arc. Il est le premier à avoir utilisé la connaissance babylonienne de manière systématique.

Hipparque a étudié le mouvement de la Lune et confirme de par les chaldéens. Il démontre également que deux éclipses solaires peuvent survenir à un mois d’intervalle, mais pas au même endroit sur Terre (alors qu’il n’avait aucun moyen de le vérifier).

Hipparque détermine par la longueur inégale des saisons que la Terre n’est pas au centre du système solaire. Il découvre ensuite la précession par l’observation des étoiles. Sa découverte de la précession est liée à son commentaire des Phénomènes d’Aratos, car il y découvre que ses descriptions du ciel sont vieilles de 3000 ans. Par ailleurs, la carte des constellation d’Hipparque montre les constellations à l’envers.

Panétius (vers 185 av. J.-C. – vers 110/09 av. J.-C.)
Né à Rhodes. Élève de Diogène de Babylone et d’Antipater de Tarse. Avec Polybe, il accompagne le général romain Scipio Africanus. A Rome il apprend les doctrines stoïciennes. Il se retrouva ensuite à Athènes pour diriger l’école stoïcienne. Il était éclectique, passant pour un platonicien. Il abandonne la doctrine stoïcienne de la conflagration de l’univers. Il doute de la civilisation. Il transformait le stoïcisme en « stoïcisme pour les nuls ». Il rejette l’astrologie des premiers stoïciens. Posidonius, son successeur, réintégrera l’astrologie.

Tous ces philosophes ne parlent pas des planètes. Comme si ce n’était pas important. Il n’y a pas de mention du nom des planètes jusqu’au 4ème siècle av. J.-C. Par contre, on a 7 théories distinctes de comètes chez les premiers philosophes grecs.

La lumière zodiacale.

Clube et Napier disent qu’Aristote pensait que la voie lactée était dans la zone sublunaire, entre la Lune et la Terre, et que c’était le résidu des comètes désintégrées. Il semble que pour Aristote, il y avait à l’époque une autre « voie lactée » dans le ciel. Cette « autre voie lactée » était donc la ceinture ou lumière zodiacale beaucoup plus lumineuse autrefois. On peut encore l’observer de nos jours, après le coucher du soleil et avant le lever du soleil au printemps et en automne, bien qu’avec la pollution lumineuse ce soit plus dur.
Durant le premier millénaire av. J.-C., on devait penser que les âmes des défunts voyageaient sur les comètes traversant la « voie lactée » de cette lumière zodiacale. Ces défunts étant les morts dus aux comètes.

Les noms donnés aux planètes étaient auparavant ceux des comètes, comme nous l’avons vu. La civilisation grecque émergea lors de ces temps troublés. La présence lumineuse du nuage de poussière cométaire réfléchissant a pu être à l’origine des « roues de feu » d’Anaximandre, et explique beaucoup de choses (Meteorologicad’Aristote porte donc pas sur le climat mais sur les comètes).

La population étant toujours effrayée, elle cherche à s’aligner sur les « bons » dieux, mais peu à peu le rationalisme grec remplace cette vision. Les religions astrales ont néanmoins conservé l’idée que les forces célestes peuvent causer une vaste destruction en un clin d’œil.

Pour Héraclite le comportement humain faisait partie de « l’esprit cosmique », et a donc une grande importance. C’est ce qui ressort de la légende de l’Atlantide de Platon…
Puis on assiste à la mécanisation de la réalité, qui devient la création parfaite d’un dieu « en-dehors » du système. Il y a une séparation de la science et de la religion. Ce sont les « cornes de Moïse », dont le sens profond est la division entre deux approches complètement différentes de la réalité. Cette division entre la « croyance » et la « rationalité » se basent néanmoins toutes les deux sur une conception mécaniste du cosmos (né d’un « Big Bang » ou « fiat » divin).

Chapitre Neuf – Le Bien contre le Mal – La Connexion Cosmique


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Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:19

La comète Mc Naught (C/2006 P1)

La destruction massive de la société permet la montée du christianisme, qui mélange le platonisme et le judaïsme. Comme les sociétés évoluent toujours de la même manière, on peut comprendre ce qu’il se passe maintenant en étudiant l’histoire.

Il y a-t-il donc un lien entre le comportement des populations et les catastrophes ? C’est l’idée principale que cherche à démontrer Laura, en se référant à la pensée de Gurdjieff.
Les idées de Gurdjieff sont confirmées par la psychologie cognitive moderne et scientifique. Nombre de ses idées sont de toute évidence dérivée des stoïciens. Il disait lui-même qu’il appartenait au « christianisme ésotérique ». Le système stoïcien est donc plus que jamais d’actualité.

Les stoïciens affirment qu’il y a deux principes, ce sont des polarité actives/passives, oui/non, on/off. Le principe actif ou positif est considéré comme rationnel, divin, informant. On peut faire le lien avec Claude Shannon, père de la théorie de l’information, qui suppose que l’univers est composé de blocs d’informations. Un événement inattendu et peu fréquent contient plus d’information qu’un événement régulier et répétitif. La théorie de l’information est le pont entre la théorie d’une création ex nihilo et la théorie de l’évolution.

L’information existe dans un état non-physique. Cela se retrouve chez les stoïciens avec le concept d’économie cosmique. Dans le système stoïcien, on peut aussi comprendre le monde en étudiant une partie (principe fractal), sans la retirer du contexte. Les stoïciens affirment que Dieu est la force directrice, le premier « constituant », et aussi l’information dont est composé l’univers. Comme disent les soufis, « où que vous portez votre regard, vous verrez Dieu ». La rationalité permet de s’approcher au plus près de l’information qui informe (forme) la matière.


Nuages noctulescents

Nous voilà donc à Posidonius, le plus important des stoïciens. On l’étudiera aussi dans le prochain volume sur Rome. Posidonius avance qu’il y a une triade dieu, nature, et destin. Dieu est l’information non « matérialisée », la nature est un champ d’action, dieu « matérialisé », et le destin est composé de loi opérationnelles.

Posidonius cherchait à relier les événements de la planète (la sphère socio-économique) au cosmos, dans une interaction dynamique. Il cherchait à comprendre la loi de cause à effet sur un plan, pour l’appliquer à d’autres plans sur d’autres échelles (fractale).
Pour lui, l’être humain est un mini-univers, et l’esprit rationnel est la contrepartie de l’esprit cosmique. De ce fait, un être humain qui se comporte en se mettant en danger n’agit pas « rationnellement ». Un humain rationnel cherche toujours la vie optimale pour son corps.
Le corps social fonctionne de manière analogue. Chaque individu fait partie d’un organe. Si la société se fait du mal à elle-même, elle n’agit pas rationnellement, comme si on voulait se couper un pied. C’est pourtant le cas, le corps social étant parasité par certains groupes d’humains qui peuvent lui faire « perdre la tête » et même causer sa mort. L’humanité se mutile sans cesse elle-même.

Le cerveau (l’élite) est infecté et croit qu’il peut exister indépendamment du corps. Ce n’est pas le cas, comme chez l’homme, le cerveau doit répondre aux besoins de toutes les parties du corps.


Nuage noctulescent

Si l’on prend l’hypothèse Gaïa de Lovelock et qu’on la pousse plus loin, on peut envisager que l’humanité est un condensateur en termes électriques. Lovelock dit que la terre est un système complexe qui se régule lui-même, et qui cherche à former les conditions idéales de la vie. En 2001, un millier de scientifique ont théorisé à Amsterdam que le système terrestre se comporte comme un système unique avec des parties physiques, chimiques, biologique et humaines.

Mais c’était déjà trop tard. Il y a eu le 9/11 et l’instabilité sur la planète qui s’ensuivit. S’il existe une « boucle rétroactive » avec le cosmos, on peut penser que le bombardement cométaire est la réponse de l’univers. Peut-être qu’il existe un lien en terme d’informations. Dans le passé, la corrélation entre société et cosmos semble évidente. Les chutes d’empires coïncident avec les frappes cométaires. Tout comme la conscience est impliquée de façon quantique avec la réalité, il semble que les événements planétaires à grande échelle sont liées à la conscience collective d’un grand nombre d’humains sur la Terre.

Bailey, Clube et Napier notent que toutes les 5-10 générations, il y a une frappe cométaire avec 10% de risque d’un bombardement multiple de plusieurs mégatonnes, une détérioration du climat à cause des poussières, un âge glaciaire, et la peste. Dans ce cas, la civilisation subit des transitions violentes (révolution, migration, effondrement), et ces transitions embarrassent les élites nationales. On évite ou censure ce sujet.

Un tournant cosmique a été constaté en effet après le 9/11, qui pose un danger à la survie de l’humanité : famine, effondrement économique, et peut-être bientôt une peste mondiale à cause des poussière de comètes. Les nuages noctulescents sont de plus en plus fréquents.

Nombre de boules de feu observées aux USA durant la période 2005-2012, et 2012 n’inclut pas toute l’année.

Les craintes millénaristes avant l’an 2000 et l’impact de Shoemaker-Levy ont pu faire craindre aux élites une perte de contrôle sur l’humanité. Après le 9/11, un grand nombre d’impacts et d’observation de météorites sur terre, ainsi que des troubles climatiques, sismiques, volcaniques, etc, ont été observées, laissant craindre une spirale de détérioration. C’est comme si l’action de l’élite mondiale avait amené ces troubles.

Les gouvernements cherchent donc plutôt à cultiver la pensée rationaliste platonicienne, anti-apocalyptique, pour exercer un pouvoir. Les cyniques diraient qu’on a besoin d’une guerre froide pour camoufler les intentions célestes et non l’inverse.

Il y a peut-être des systèmes de couplages entre l’humanité et la planète (hypothèse Gaïa), et peut-être aussi avec le soleil, les comètes… Les anciens insistaient de ce fait sur le comportement des hommes car ils avaient perçu ce lien avec les cataclysmes. La gravité des destructions dépend-elle de l’étendue de la corruption ?

Comète et voie lactée

Les anciens mythes évoquent ce lien. L’Atlantide était un peuple belliqueux. La Guerre de Troie est due à la violation des règles de l’hospitalité (enlèvement d’Hélène). Les destructions dans la Bible font suite aux rapports entre les fils de Dieu et les filles des hommes (qui ont donné naissance aux géants). Il y a donc une dégénérescence morale avant chaque cataclysme.

Les stoïciens ont déterminé que l’esprit humain doit s’accorder à la volonté cosmique, par une attitude morale juste. Mais comment les stoïciens expliquaient que certains hommes sont vicieux ?

Posidonius se rapproche de la science cognitive moderne. Il évoque les différences de tempéraments, reprenant la métaphore de l’aurige de Platon. Cette métaphore se retrouve également chez Gurdjieff (« Le cocher doit entendre et comprendre la voix du Maître, il doit savoir comment on conduit ; le cheval doit être dressé à obéir aux rênes ; le cheval doit être correctement attelé… »»). Posidonius dit que le bien ne peut venir que lorsque les émotions et impulsions sont gouvernées par la rationalité.

Galien reprend Posidonius pour expliquer la nature des hommes vicieux. Posidonius dit que certains enfants sont mauvais même avec une bonne éducation, ce qui laisse à penser que leur morale est différente dès l’enfance. Tout ne dépend pas uniquement des influences extérieures.

Posidonius explique que quand la rationalité fait défaut, on devient alors sensible aux fausses opinions qui déclenchent des réactions émotionnelles. Le tempérament physique de chacun produit des « mouvements émotionnels » propres à chacun. Quand la rationalité est trop faible et les mouvements émotionnels trop forts on ne peut pas soigner une personne. On comprend que le débat porte ici sur la « nature vs éducation », pour analyser et comprendre des personnalités comme celles d’Alcibiade.

Psychopathie et considérations historiques
Les historiens comprennent mal les événements car ils n’incluent pas l’environnement et la psychopathologie. Aussi, les historiens ne prennent en compte leurs propres illusions. Les groupes, sociétés et nations ne sont pas perçus comme des « systèmes vivants », qui naissent, vivent, tombent malade et meurent. Les historiens placent trop d’importance sur des individus et écartent le contexte. Les démocraties et systèmes totalitaires se servent pour maintenir leur pouvoir d’une réduction idéologique et psychologique de la réalité.
Les humains ne naissent pas égaux, à cause des recombinaisons de l’ADN. Des parents ayant tous deux une conscience développée peuvent donner naissance à un individu sans conscience, à cause des recombinaisons possibles. Il n’y a pas de « gène de la psychopathie », c’est plutôt le résultat de recombinaisons.

Certains cherchent leur propre survie au dépend de celle des autres, ou ont besoin de la souffrance d’autres pour leur satisfaction personnelle. Cette absence de conscience est expliquée par la psychopathie. De tels individus grimpent les échelons du pouvoir. Ils sont dominés par leurs impulsions animales et n’ont que les émotions les plus primitives.
Le sujet de la psychopathie étant déjà traité ailleurs (voir Cleckley, Hare, Stout, Salter, Brown, Lobaczewski, Babiak), il ne sera ici que résumé.

On ne peut pas diagnostiquer la psychopathie sur la base du comportement visible, sinon beaucoup de monde seraient psychopathes (toutes les personnes blessées par la vie et la société…). Contrairement aux idées reçues, les psychopathes grandissent souvent dans des milieux stables et aisés. Leur comportement destructeur n’est jamais visible publiquement.
Ils ne vont jamais contre la loi, mais détruisent les personnes de leur entourage, émotionnellement et psychologiquement. Le psychopathe le plus dangereux est éduqué, riche et doué en société.

Il y a toujours deux écoles, celle qui dit que l’environnement influe sur la psychologie, l’autre qui dit que de nombreuses dispositions sont héritées. Cependant, bien des preuves montrent que les psychopathes ne grandissent pas dans des milieux destructeurs. C’est donc leur nature qui est différente, cette différence étant le facteur majoritaire qui prime sur l’influence de l’environnement. Ceux qui n’acceptent pas cette idée répondent que dans ce cas, il n’y a pas de remède. Mais il n’y a pas de remède pour bien des troubles, pourquoi la psychopathie serait l’exception ?

Scan du cerveau d’une personne normale et d’un tueur (à droite), qui montre l’absence d’activation du cortex préfrontal.

Lobaczewski parle de « substrat instinctif ». Chez l’homme, ce substrat est légèrement différent de la structure biologique des animaux. C’est-à-dire que l’homme a un système plus malléable (dû au cortex frontal, rationnel) que les animaux, qui ont des besoins instinctifs pour survivre. Cette plasticité rend les enfants totalement à la merci de leurs parents (tandis qu’un poussin sait se débrouiller très tôt par lui-même).

Un trouble (trauma ou facteur génétique) peut empêcher le bon développement de ce substrat instinctif humain et en réduire sa plasticité. Le résultat en est un humain identique à un animal sur le plan neuro-anatomique et celui de l’évolution. Il faut s’imaginer la nature émotionnelle d’un crocodile dans un être humain…. L’expression « cerveau reptilien » prend ici tout son sens.

Si le substrat instinctif est endommagé, il est fort possible que cela produise des troubles incurables, un comportement antisocial, violent, ou criminel. Un substrat instinctif d’un animal n’est pas normal chez un être humain. Le comportement des psychopathes a une dynamique similaire à celui de certains animaux dans certains états, guidés uniquement par l’instinct.

Les psychopathes adultes ont développé des circuits neurologiques complexes pour satisfaire leurs besoins. Ils peuvent avoir une intelligence brillante, mais elle est au service de la domination. C’est comme si le centre de leur être était une bouche béante entourée de réseaux neurologiques. Ainsi, sous la pression constante de sa « faim », un psychopathe est incapable d’évaluer les besoins d’autrui, ou de comprendre les subtilités et ambiguïtés des situations. Il conforme la réalité extérieure à sa structure intérieure rigide et primitive.
Lorsqu’un psychopathe est insatisfait, il perçoit le monde extérieur comme étant contre lui, donc entièrement mauvais. S’il est confronté à un problème qu’il a causé, il ne peut pas le supporter ni le comprendre et son cerveau le nie et le projette. Un psychopathe ne peut pas admettre d’être dans l’erreur, il est donc toujours dans la projection, d’où cet impératif de grandiosité et de perfection éternelle. Ce n’est pas un choix mais une obligation.

Un cerveau complexe, associé à une faim insatiable, fait un psychopathe. Ce sont les maîtres de l’identification projective. Tout ce qui ne correspond pas à leurs désirs est « mauvais » et projeté sur autrui. Ils doivent préserver à tout prix ce sentiment de contrôle.
Pour comprendre la psychopathie, il faut comprendre que depuis des temps immémoriaux les psychopathes ont investi le sommet de la société. On leur doit les structures sociales et les systèmes de croyance. On peut parler d’identification projective à l’échelle sociale.
La connaissance de la psychopathie est ce qui ouvre la porte de la cage où nous sommes emprisonnés. Mais la plupart des psychologues et psychiatres ont trop peur d’en venir jusque là. Ils tentent sans arrêt de faire rentrer la psychopathie dans le dogme humaniste qui insiste sur la nature uniforme du soi profond de tout être humain. C’est un vœu pieu. Lobaczewski parle de cette vision comme étant « l’égotisme de la vision du monde naturel » due au fait que les personnes sensibles donnent une trop haute considération (égotisme) à leur vision morale, religieuse, ou philosophique de la réalité, et s’en servent pour juger les autres. Comme le dit le vieil adage, la meilleure arme du diable est que personne ne croit en lui.

Nous sommes confrontés en effet à un prédateur intra-espèce, qui nous ressemble… à moins de découvrir ce qu’il y a derrière le masque. Un psychopathe semble posséder d’ailleurs tous les traits que désirent les personnes normales (confiance en soi, etc). Seuls les psychopathes criminels sont des psychopathes « qui ont échoué ». Les psychopathes en général des machines très efficaces, qui atteignent des positions élevées, mais en bafouant les droits des autres. Dans ces conditions, de nombreuses personnes normales qui subissent leur influence s’adaptent en éteignant leur conscience pour survivre.

Les sociétés sont donc corrompues par le fait qu’elles contiennent un certain pourcentage d’individus extrêmement déviants, et ce petit groupe très actif influence parfois des millions d’être humains. Tout comme le font des pathogènes dans notre corps. Les personnalité déviantes sachant qu’elles sont anormales vont vouloir contrôler leur environnement pour réduire leur stress. Ces pathogènes dans le corps social veulent juste survivre et se propager, sans tenir compte des dégâts qu’ils causent – comme des virus. Cela est possible quand les sociétés sont affaiblies.

Il y a des cycles de ponérisation puis de réveil des masses qui nettoient le corps social. Pourquoi cela se reproduit depuis toujours ? Parce que les humains pensent que quiconque ayant l’air d’un humain est comme eux. Mais ce n’est pas le cas, il y a de grandes différentes intérieures.

Nous devrions voir la société comme un corps nécessitant une bonne hygiène pour rester en bonne santé. Contrairement aux psychopathes qui n’ont pas le choix de se comporter différemment, nous avons le choix de ne pas accepter leurs domination. De cela dépend notre futur. Nous sommes les seuls à pouvoir nous sauver, ce ne sera pas une aide extérieure qui le fera.

Pour en revenir à Posidonius, Laura affirme que son approche est similaire à la sienne. Le but des stoïciens était de placer l’être humain sous un contrôle rationnel pour que ses actions morales concordent avec le dessein cosmique. Une faute morale est dans ce cas une erreur à l’importance donnée à un objet désiré.

Que faire, alors ? Deux choses. Étudier la théorie du monde naturel et suivre des règles morales. « Un homme sage est comme un corps qui ne tombe jamais malade. » La connaissance et la conscience permettent de dépasser les mauvaises habitudes, les mauvaises réactions et les émotions excessives.

L’aspect rationnel d’une personne peut accroître sa connaissance et s’accorder à l’esprit cosmique seulement s’il est sain. Mais quand l’homme ordinaire n’est pas sain en raison de l’émotionnalité excessive, des pratiques doivent être utilisées maintenir sous contrôle les « chevaux » de la calèche. Il n’est pas question bien sûr d’éliminer les émotions, elles font partie de notre nature. Mais un cheval doit être dressé pour ne pas entraîner la calèche dans un ravin. Posidonius avait élaboré tout un système d’éthique qui incluait différentes méthodes. Hélas, tout a été perdu.

Pour Posidonius, l’histoire est une façon de connaître et de comprendre le cosmos. L’histoire présente des modèles répétitifs qui peuvent être analysés pour en comprendre les causes. Posidonius avait écrit 52 livres sur l’histoire. Il étudiait en quoi la nature des individus et des peuples contribue à leur destin.

Laura dit que sa démarche est identique à celle de Posidonius : comprendre le monde matériel dans son contexte global, pour déterminer, en tenant compte des faits, l’attitude juste à adopter.

En faisant des recherches recoupant divers domaines, Laura pris conscience que sans arrêt dans l’histoire, les cultures ou civilisations ont été détruites par des frappes cométaires de type Tungunska. Par exemple, la transition du monde païen au christianisme est due à un dés-astre : une étoile maléfique.

Les populations transforment les cataclysmes en mythes. Pourquoi ? Parce que les masses se tournent vers les autorités (roi, etc) qui sont les intercesseurs supposés avec le divin. Si les « dieux » ne se calmaient pas, alors le roi devait mourir. L’élimination de l’élite est la solution adoptée par le peuple. Mais le peuple ne sait pas comment empêcher le retour d’une élite corrompue au pouvoir et donc, les catastrophes.

L’élite cherche à donner l’illusion qu’elle contrôle la situation, par des rituels pour apaiser les dieux, par une altération de l’histoire, par la propagande…Cette illusion tombe durant les périodes de cataclysmes. L’élite se voit incapable de protéger le peuple, et donc, perd sa raison d’être. Nous comprenons pourquoi l’activité cométaire doit à tout prix être cachée.

Carotte de glace de Vostok, variations de la température, du CO2 et des poussière ces 425,000 dernières années. Le lien entre les poussières et la température est évident.

Les « contrails » dus aux poussières cométaires dans l’atmosphère sont pris pour des « chemtrails » (comme le prétend la théorie conspirationniste), les explosions cométaires sont prises pour des tests de missiles, et les changement climatiques sont pris pour un « réchauffement climatique humain ». Mais si le peuple se rend compte que l’élite ne contrôle rien et ne peut pas les protéger, elle perd son « mandat céleste ».

Les cornes de Moïse sont le symbole de la mécanisation rampante, de la tendance occidentale à tout mécaniser. En Grèce, l’école aristotélicienne marque cette tendance en s’opposant à Philolaus, Héraclide du Pont et Aristarque de Samos. Aristote est totalement ignorant en astronomie et en cosmologie. Il dit que la Terre produit des exhalaisons et évaporations qui produisent les phénomènes célestes. Bref, tous les corps célestes viennent de la Terre ! Le déclin de la cosmologie est dû à Aristote.

Les prochains volumes seront dédiés à la chasse aux comètes, avec la création d’une chronologie mettant en rapport l’astronomie et l’histoire, pour déterminer si oui ou non il y a une relation entre la société et les cieux.

Le prochain volume portera sur Rome et sa chute, associé à la réduction drastique de la population et une mise en pause de la civilisation. C’est un processus extraordinaire de rétrogression, dominé par le personnage singulier de Moïse. Pourquoi en effet, un dieu tribal d’orient, primitif et obscur, a pris autant de place dans la fondation de la civilisation occidentale ? C’est en soi, aussi stupéfiant que la montée d’Hitler et du nazisme. Et il n’y aurait pas eu d’Hilter sans la vision du monde tordue de Moïse qui a causé l’impérialisme, avec les platoniciens grecs astralisants et l’égo romain.
Dans le prochain volume figurera la solution de mystères vieux de 2000 ans, découverts pas ce travail de détective.
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obsidienne

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Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:22



https://shinryu.fr/653-kami.html

Kami(神) est le mot japonais pour les esprits contenus dans les objets en croyance shintoiste. Bien que le mot est parfois traduit par “dieu” ou “divinité” les érudits Shinto montrent qu’une telle traduction du terme peut causer de sérieux malentendus (Ono, 1962). Pour certaines instances, comme Izanagi, Izanami, les kami sont des déités personnifiées, similaires aux dieux anciens de la Grèce ou de Rome. Dans d’autres cas, comme ceux concernant des phénomènes d’évolution, d’objets naturels, d’esprit élémentaires, d’esprit logeant dans les arbres, de force de la nature, traduire “kami” par “dieu” ou “divinité” serait une énorme erreur de caractérisation. Sous cet aspect , on retrouve un concept similaire au numen roman.

Les Kami peuvent, à la racine, signifier simplement “esprit” ou un aspect de spiritualité. Le mot est écrit avec le kanji “神”, la lecture sino-japonaise est shin ou jin; en Chine, le caractère est utilisé pour se référer à divers esprit de la nature de la religion chinoise traditionnelle, mais pas les divinités taoistes ou les Etres Suprêmes. Selon toute vraisemblance une forme parente, peut-être un emprunt linguistique, apparait dans le langage Ainu comme Kamui et se réfère à un concept animiste très similaire aux Kami japonais. Dans sa traduction du Kojiki, Basil Hall Chamberlain apporte l’interprétation alternative que “La signification propre du mot ‘kami’ est ‘haut’ ou ‘au-dessus’ et il est toujours constamment utilisé ainsi”, citant l’utilisation du mot kami (髪) (raccourcit de kami no ke (髪の毛)) pour faire allusion  au cheveux qui poussent au sommet de la tête, l’utilisation du terme “O Kami” pour faire allusion au personnages du gouvernement et à tout supérieur des société, et au titre provincial, qui semble avoir été utilisé au 19ème siècle.

Parce que le japonais ne distingue pas les noms singuliers et pluriels, il est parfois difficilement clair de savoir su le terme kami fait allusion à une entité ou des entités multiples. Lorsque le concept pluriel est absolument nécessaire, le terme “kami-gami” (神々) est utilisé. On dit souvent qu’il y a “huit millions de kami”  (八百万の神, ya-o-yorozu no kami) – en japonais le nombre “huit millions” est souvent utilisé pour impliquer l’infini.

De façon similaire le genre n’est pas inclu dans le mot kami, qui peut être utilisé à la fois pour les mâles ou les femelles kami. Le mot “megami” (女神) signifie femelle kami, est un addition au langage relativement récente, et est rarement, s’il l’est, utilisé dans les sources traditionnelles.

1. Croyances Shinto et kami

Les “Kami” sont les objets centraux de l’adoration pour la croyance Shintoiste. Le shintoisme commença avec les religions folklorique anciennes et animiques variées au Japon, et devint seulement une religion unifiée bien plus tard par le résultat d’efforts pour séparer les influences des autres religions ramenées au Japon de l’étranger (une seule religion unique aura plus de poids). De ce fait, le concept de kami a été développé tout d’abord dans des religions folklorique régionales variées, unifiées par la suite dans une seule religion: le shintoisme. Ce qui a pour résultat que la nature de ce qui est appelé “kami” est très large et englobe différents concepts et phénomènes.

Certains objets ou phénomènes désignés comme kami sont des symboles de croissance, fertilité et production; les phénomènes naturels comme le vent ou le tonnerre; les objets naturels comme le soleil, les montagnes, les rivières, les arbres et les pierres; certains animaux; et certains esprits ancestraux. Inclus dans la désignation d’esprit ancestraux sont les esprits des ancêtres de la Maison Impériale du Japon, mais aussi les ancêtres des familles nobles aussi bien que les esprits des ancêtres des gens du people..

Il y a aussi d’autres esprits désignés comme kami. Par exemple, l’esprit gardien d’un pays, de métiers, et de talents; l’esprit de héros japonais, d’hommes aux actions exceptionnelles, ou de grande vertue; et ceux qu ont contribués à la civilisation, la culture et le bien-être humain; ceux qui sont mort pour l’état ou la communauté (voir: le sanctuaire Yasukuni); et les morts pitoyables. Non seulement les esprits supérieurs aux hommes peuvent être considérés comme des kami, mais aussi les esprit qui sont considérablement pitoyables ou faibles peuvent être considérés comme des kami en shintoisme.

Le concept de kami a été changé et raffiné depuis les temps anciens, bien que tout ce qui était considéré comme kami par les anciens sont toujours considérés comme kami par le Shinto “moderne”. (“moderne” signifie qu’il fut formalisé dans une religion unifiée par l’influence des religions étrangères comme le bouddhisme). Même à l’intérieur du shinto “moderne”, il n’y a pas de critère clairement défini pour ce qui devrait être vénéré comme kami ou pas. La différence entre le shinto “moderne” et les anciennes religions animiques réside principalement dans le raffinage du concept de kami plutôt que dans une différence de définition.

Dans les anciennes religions animiques, les kami étaient compris comme de simples forces de la nature divines. Les adorateurs dans l’ancien Japon, vénéraient les créations de la nature qui  étalaient leur beauté particulière et leur puissance comme les chutes d’eau, les montagnes, les rochers, les animaux, les arbres, l’herbe et même les champs de riz. Ils croyaient fermement que les esprits ou kami résidents méritaient un profond respect.

Bien que les anciennes dénominations sont toujours adhérées, en shinto moderne de nombreux prêtres considèrent aussi les kami comme des esprits anthropomorphiques, nobles et autoritaires. Ce qui inclue des personnage mythologiques comme Amaterasu, la déesse du soleil du pantheon shinto. Bien que ces kami puissent être considérés comme des divinités, il ne sont pas considérés comme omnipotents et omniscients. Dans le mythe d’Amaterasu, par exemple, ne peut pas voir ce qui se passe dans le monde des humains. Elle doit aussi utiliser des rites divinatoires pour voir le futur.

Les kami possèdaient traditionnellement deux âmes, une bonne (nigi-mitama) et l’autre aggressive (ara-mitama).  Cette forme de kami humaine mais puissante était aussi divisé en amatsu-kami (“divinités des cieux”) et kunitsu-kami (“les dieux du royaume terrestre”). Une divinité se comporte ainsi différemment selon l’âme qui la contrôle à un moment donné. De nombreuses manières, c’était une représentation des soudains changements de la nature et voudrait expliquer pourquoi il y avait des kami pour chaque évènement météorologique: chute de neige, pluie, typhons, inondations, éclairs et volcans.

Les ancêtres de familles particulières peuvent être aussi vénérés comme kami. Dans un sens, ces kami sont vénérés pas à cause de leurs pouvoirs bienveillants, mais à cause de qualités distincts ou grande valeur. Ces kami étaient régionaux et de nombreux sanctuaires (hokora) furent construits en leur honneur. Dans de nombreux cas, des gens qui vécurent peuvent être déifiés; un exemple de cela est Tenjin, qui était Sugawara no Michizane (845-903) dans la vie.

Dans sa chaine de radio 1946 Ningen-sengen, l’empereur Hirohito déclara qu’il n’était pas un akitsumikami (kami manifeste). Toutefois, après sa déclaration, Hirohito demanda la permission aux forces d’occupation de vénérer ses ancêtres, et, ayant reçu la permission, il vénéra Amaterasu, ainsi impliquant qu’il était de descendance divine.


Amaterasu

2. Kami dans la culture populaire

Les références à un kami spécifiques ou à l’idée générale shinto de kami apparaît dans diverses zones de la culture populaire, incluant des animes, mangas, jeux de rôles et littérature.
– Le jeu de 2006, bébé des studios Glover édité par Capcom: Ôkami, est basé sur un jeu de mot entre le mot pour loup (okami) et le mot kami avec une particule qui signifie grand (ô-kami). Le pivot du jeu est un loup blanc, incarnation de la déesse Amaterasu. On joue alors littéralement avec un kami. Tout au long du jeu on rencontrera d’autres kami mais présent sous d’autres formes (susanô est en fait un guerrier ivrogne paresseux) ainsi que tout le symbolisme de la culture shinto mais aussi la culture floklorique, populaire, artistique du Japon.
– Un exemple occidental est, l’extension de 2004 du jeu de carte  “Magic: The gathering” nommé “Les champions de Kamigawa” qui présente des kami et le shintoisme comme élément de base pour la ligne historique de la série.
– Les pokemon sont parfois considérés comme équivalents des kami traditionnels
– La série de Tamora Pierces: “La Protectrice des Petits” montre la famille royale Conté dont la lignée impériale est basée sur les empereurs du Japon; ils préservent leur affirmation de lignée divine en ajoutant le suffixe “-kami” à leur nom (exemple: la princesse Shinkokami).
– En 2005, le dessin animé “Kamichu!” fait ses débuts avec le caractère principal Yurie Hitotsubashi devenant un dieu pendant la nuit et ayant à apprendre non seulement quel genre de dieu elle est, mais aussi comment vivre comme un dieu et comment grandir comme un dieu.

Voici une liste des divinités natives des croyances japonaises et des traditions religieuses. La plupart d’entre elles viennent du shintoisme, alors que d’autres furent importées par le bouddhisme ou le taoisme et “intégrés” à la mythologie et au folklore japonaise.

3. Shintoisme

Ce qui suit est une liste des divinités shintoistes majeures et mineures dans le shintoisme. Comme il est souvent dit il y a yaoyorozu-no-kami(八百万の神) ou 8 millions de kami (une représentation du nombre infini), ce qui est impossible de toutes les lister.

3.1 Kami majeurs

3.1.1 Ame-no-Uzume (天宇受売命)
Communément appelé Uzume, elle est la déesse de l’aurore et des réjouissances,  utile à “la légende du soleil perdu” en shinto. Elle est aussi connu comme La Grande Persuadeuse et L’Inquiétante Femme Céleste.

3.1.2 Amaterasu-ô-mi-kami (天照大神 ou 天照大御神)
Habituellement appelée Amaterasu, elle est la déesse du soleil aussi bien que la prétendue ancêtre de la famille impériale du Japon. Son nom complet signifie “Grande Déesse” ou “Grand Esprit Qui Brille dans les Cieux”; elle peut être aussi désignée comme Ôhiru-menomuchi-no-kami (大日孁貴神).  Compte tenu de ses liens avec la famille impériale, elle est souvent considérée (nien que ça ne soit pas officiel) comme  le “dieu primordial” de la religion shinto.

3.1.3 Ame-no-Koyane (天児屋命 ou 天児屋根命)
Une divinité masculine, il est considéré comme le “Premier en Charge des Affaires Divines”, autant que l’assistant du premier empereur du Japon. Il est aussi considéré comme l’ancêtre de la famille Fujiwara.

3.1.4 Fujin (風神)
Aussi connu comme Kaminokaze, il est le dieu japonais du vent et un des plus anciens dieu Shinto. On dit de lui qu’il était présent à la création du monde. Il est souvent représenté comme un oni (ogre japonais) avec un sac mis en écharpe par dessus son dos.

3.1.5 Hachiman (八幡神)
Aussi connu comme Hachiman-shin ou Yawata no kami, il est le dieu de la guerre et le divin protecteur du Japon et de son peuple. A l’origine il était une divinité liée à l’agriculture et plus tard devint le guardien du clan Minamoto. Ses animaux symboliques et messagers sont les colombes.

3.1.6 Inari (稲荷)
Le dieu du riz et de la fertilité. Ses messagers et animaux symboliques sont les renards. Il est souvent confondu avec la divinité bouddhiste Dakiniten. Bien que représenté traditionnellement comme un homme, il y a des sources qui le font apparaitre comme une femme.

3.1.7 Izanagi (伊弊諾 ou 伊邪那岐)
Le patriarche de tous les dieux, il est le premier dieu masculin autant que le dieu de la création et de la vie. Lui et sa femme, Izanami, sont responsables de la naissance de l’archipel du Japon et de nombreux kami, bien qu’elle soit morte en couche. Plus tard, après sa tentative de la faire revenir du monde des morts, il engendra Amaterasu, Susano et Tsukuyomi.

3.1.8 Izanami (伊弉冉 ou 伊邪那美)
la soeur et la femme d’Izanagi, elle est la première déesse autant que la déesse de la création et de la mort. Elle mourru peu de temps après avoir donné naissance à Kagu-tsuchi, et Izanagi la suivi dans le monde des morts, mais échoua à la ramener dans le monde des vivants.  Une prise de bec entre les deux  causa le cycle de la vie et de la mort pour les êtres vivants.

3.1.9 Ninigi-no-Mikoto (瓊瓊杵尊)
Communément appelé Ninigi, il est le petit fils d’Amaterasu. Son arrière petit fils était Kamuyamato Iwarebiko, plus tard connu sous le nomd de Empereur Jimmu, premier empereur du Japon.

3.1.10 Raijin (雷神)
Habituellement appelé Raiden (雷電), il est le dieu du tonnerre et des éclair, souvent associé avec Fûjin. Comme ce dernier, Raijin est souvent représenté comme un oni (ogre/démon japonais).

3.1.11 Ryûjin (龍神)
Aussi connu sous le nom de Rinjin, il est un dragon mais aussi le dieu des mers. Il réside à Ryûgû-jô, son palais sous la mer, fait de coraux rouge et blanc, d’où il controle les marées avec des joyaux magiques. Son arrière petit fils deviendra l’Empereur Jimmu.

3.1.12 Susanoo-no-mikoto (須佐之男命)
Romanisé aussi Susano-o, Susa-no-o, et Susanowo. Il est le dieu des tempêtes et dans certains cas le dieu de la mer. Il est aussi, quelque part, un dieu filou, et la mythologie japonaise documente de façon très étendue, la “rivalité fraternelle” entre lui et Amaterasu. Susanoo est aussi responsable pour avoir tué le monstre Yamata-no-Orochi et les découverte consécutive de l’épée sacrée Kusanagi.

3.1.13 Tenjin (天神)
Le dieu de l’érudition, il est Sugawara no Michizane (845-903) divinifié, qui a été élevé à cette position après être décédé en exile. Les désastres consécutifs de Heiankyo lui sont attribués, du moins à son esprit vengeur.

3.1.14 Toyotama-hime (豊玉姫)
Aussi connu comme Otohime, elle était la fille de Ryûjin et la grand-mère de Jimmu. Il est dit qu’après qu’elle donna naissance à son fils, elle se changea en dragon et disparu.

3.1.15 Tsukuyomi-no-Mikoto (月読の命 ou 月夜見の尊)
Aussi connu comme Tsukiyomi, Tsuki no Kami, Tsukiyomino mikoto, et Tsukiyumi no mikoto, il est le dieu de la lune. Il tua la déesse de la nourriture, Uke Mochi, dégoûté et en colère à cause de la façon dont elle avait préparé le repas. Ce qui causa qu’Amaterasu ne lui fit plus jamais face, provoquant ainsi la séparation du soleil et de la lune dans le ciel qui sont maintenant dans des parties différentes du ciel.

3.2 Kami mineurs

* Amatsu-Mikaboshi (天津甕星), le kami de tout le mal et les étoiles qui exista avant le Kotoamatsukami.
* Konohanasakuya-hime (木花之開耶姫), la femme de Ninigi et la fille de Ohoyamatsumi et arrière grand mère de Jimmu. Elle est aussi connu comme la déesse du Mont Fuji.
* Ohoyamatsumi (大山積命), un frère ainé de Amaterasu, et un important dieu qui dirige les montagnes, les mers et la guerre? Il est aussi le père de Konohanasakuya-hime.
* Sarutahiko Okami (猿田毘古神), le kami de la Terre qui guida Ninigi aux îles du Japon.
* Uke Mochi (保食神), appelée parfois Ogetsu-hime-no-kami, la déesse de la nourriture. Après qu’elle eu craché un poisson, vomit et déféqué du gibier et toussé du riz, elle fut tué par un Tsukuyomi dégouté, ou dans d’autres versions, Susanoo.

4. Bouddhisme

4.1 Amida Nyorai (無量光佛 ou 無量壽佛)
Se rapporte habituellement à Amida-butsu (阿弥陀如来), il est le bouddha primaire de l’école de bouddhisme de la Terre Pure. Ceux qui le vénèrent croient qu’il est aussi un Bouddha qui possède des qualités méritoires infinies; qui expose le dharma dans son paradis pure. Il est le plus connu et le plus populaire des Cinq Bouddhas Sages.

4.2 Daruma (ダルマ)
Il est traditionnellement estimé dans la mythologie bouddhiste pour être le fondateur du bouddhisme Zen (Chan en chinois), autant que le fondateur de Shaolin (tels que furent leur renommée). Une légende rapporte qu’après plusieurs années de méditation, Boddhidharma perdit l’usage de ses yeux et de ses membres. Une poupée Daruma fut crée en l’honneur de cette légende.

5. Les sept dieux du bonheur

voir l’article sur les shichifukujin

6. Inari

Inari (稲荷, aussi Oinari) est le kami japonais de la fertilité, du riz, de l’agriculture, des renards, des industries et du success mondial. Inari est représenté comme un homme, une femme ou une personne androgyne, il est parfois représenté comme un ensemble de trois ou cinq kami individuels, et il est une figure populaire  des croyances à la fois Shintoistes et Bouddhistes au Japon. Les renards d’Inari, ou kitsune, sont blanc pure et agissent comme messagers.

6.1 Description
Inari a été décrit autant comme un homme qu’une femme. Les représentations les plus populaires d’Inari, selon la chercheuse Karen Ann Smyers, sont un vieil homme portant du riz, une jeune femmes déesse de la nourriture, ou un bodhisattva androgyne. Aucune des représentations n’est correcte, le genre préféré de description varie selon les traditions régionales et les croyances individuelles. A cause de cette association étroite avec les kitsune, Inari est parfois décrit comme un renard;  toutefois, bien que cette croyance est très répandu, les prêtes shinto et bouddhistes, découragent cette représentation. Inari apparait aussi sous la forme d’un serpent ou d’un dragon, et dans un conte folklorique Inari est apparu à un homme malfaisant sous le forme d’une monstrueuse araignée comme une façon de lui faire apprendre une leçon.


Inari apparait à un guerrier

Inari est parfois identifié à d’autres figures mythologiques. Certains chercheurs suggèrent qu’Inari est la personne connu dans la mythology japonaise classique comme Ukanomitama ou le Kojiki de Ôgetsu-Hime; d’autres suggèrent qu’Inari est la même personne que Toyouke. Certains prennent Inari comme identique à tout kami des graines.

L’aspect d’Inari sous forme féminine est souvent identifiée et en conflit avec Dakiniten, une divinité bouddhiste qui est une transformation japonaise de la dakini indienne, ou avec Benzaiten des sept dieux du bonheur. Dakiniten est décrite comme un boddhisattva féminin ou androgyne chevauchant un renard blanc volant.

Inari est souvent vénéré comme un collectif de trois divinité (Inari sanza); depuis la période Kamakura, ce nombre s’est trouvé augmenté jusqu’à cinq kami (Inari goza). Toutefois, l’identification de ces kami a changé à travers le temps. Selon les écrits de Fushimi Inari, le plus vieux et le plus important sanctuaire d’Inari, ces kami ont inclu Izanagi, Izanami, Ninigi et Wakumusubi, en plus de la divinité de la nourriture mentionnée précédement. Les cinq kami aujourd’hui identifiés avec Inari à Fushimi Inari sont  Ukanomitama, Sadahiko, Omiyanome, Tanaka, et Shi. Toutefois, à Takekoma Inari, le second plus vieux sanctuaire d’Inari au Japon, ces trois divinités vénérées sont Ukanomitama, Ukemochi, et Wakumusubi. Selon le Nijûni shaki, les trois kami sont Ômiyame no mikoto (l’eau), Ukanomitama no mikoto  (les graines) et Sarutahiko no mikami (terre).

Les renards et les joyaux exauceurs de voeux sont les symboles les plus importants d’Inari. D’autres éléments communs décrivant Inari, et parfois son/sa kitsune, incluent un faucille, une gerbe ou un sac de riz, et une épée.

6.2 Histoire
Les origine de la vénération d’Inari  ne sont pas entièrement claires. Le première utilisation enregistrée des kanji actuels (caractères japonais d’origine chinoise), qui signifie “portant du riz”, était dans le Ruijû Kokushi en 827 après Jésus-Christ. D’autres jeux de kanji avec la même lecture phonétique, contenant en majorité le mot “riz”, étaient utilisés plus tôt, et la plupart des chercheurs s’accordent à dire que le nom Inari est dérivé de Ine-nari (faire pousser du riz). La croyance en Inari est connu pour avoir existé en 711 après Jésus-Christ, la date officielle de fondation du sanctuaire à la montagne Inari au Fushimi à Kyoto. Les chercheurs comme Kazuo Higo croient que les croyances étaient conduites des siècles avant cette date; il suffèrent que le clan Hata commença la croyance formelle d’Inari comme un kami de l’agriculture au cinquième siècle. Le nom Inari n’apparait pas dans la mythologie classique japonaise.

Dans la période Heian, les croyances en Inari commencèrent à se répandre. En 823 ap J-C, après que l’empereur Saga présenta le temple Tô-ji à Kûkai, le fondateur de la secte bouddhiste Shingon, ce dernier désigna Inari comme son kami résident protecteur. En 827, la court attribua à Inari le rang le plus bas de cinquième divinité, ce qui permis d’accroitre encore plus la popularité de la divinité dans la capitale. Le rang d’Inari fut postérieurement augmenté, et en 942, l’empereur Suzaku gratifia Inari du plus haut ranf en remerciement pour avoir écrasé les rebellions. A ce moment, le sancuaire Fushimi Inari-taisha fut choisi par la court parmis les vingt deux sanctuaires pour recevoir le patronage impérial, un immense honneur. Le second sanctuaire d’Inari, Takekoma, fut établit durant le neuvième siècle.

La popularité d’Inari continua à grossir. Le sanctuaire Fushimi, déjà un site de pélérinage très populaire, gagna une large renommée lorsqu’il devint un lieu de pélérinage impérial en 1072. En 1338, le festival du sanctuaire était dit pour rivaliser de splendeur avec le festival de Gion.


Torii rouge encadrant le chemin menant au sanctuaire

En 1468, durant la guerre Ônin, le complexe entier du sanctuaire Fushimi fut brûlé. La reconstruction prit environ trente ans; le nouveau batiment fut consacré en 1499. Alors que le vieux complexe permettait la vénération de trois kami dans des batiments séparés, le nouveau complexe permet la vénération de cinq kami dans un même batiment. Le nouveau sanctuaire inclue aussi un temple bouddhiste pour la première fois, et la prieuté héréditaire fut étandue pour inclure le clan Kada.

Durant la période Edo, la vénération d’Inari se propagea à travers le Japon, elle devint vraiment importante à Edo. Smyers attribue cette expansion à un mouvement des daimyo (seigneur féodal). Inari devint au seizième siècle le patron des forgerons et le protecteur des guerriers – pour cette raison, de nombreux chateaux au Japon comportent un sanctuaire d’Inari – et les daimyo emportèrent leur croyance en leur kami protecteur avec eux lorsqu’ils étaient relocalisés dans un nouveau domaine. Le rôle divin d’Inari continua à s’étendre; sur la côte, il devint le protecteur des pécheurs; à Edo, il était invoqué pour empêcher les feux. Il devint le patron des acteurs et des prostitués, puisque ses sanctuaires étaient souvent trouvés près des quartiers des plaisirs où ces individus vivaient. Il commenca à être vénéré comme Inari l’exauceur de voeux, une divinité de la chance et de la prospérité; une expression commune d’Osaka était: ” Byô Kôbô, yoku Inari” (pour la maladie [prie] Kôbô, pour les voeux [prie] Inari). Ironiquement, Inari commença aussi à être présenté pour la bonne santé; on l’accrédite des soins de diverses afflictions comme la toux, les maux de dents, les os cassés et la syphilis. Les femmes prient Inari de leur accorder des enfants.

Après un decrès du gouvernement mandatant la séparation des croyance bouddhistes et shintoistes, de nombreux sanctuaires d’Inari subirent des changements. A Fushimi Inari, par exemple, les structures qui était clairement bouddhistes démolies. Parmi la population, toutefois, la forme de vénératiions mélangées continua. Certains temples bouddhistes maintenèrent la vénération d’Inari en expliquant qu’ils étaient toujours dévoué à une divinité bouddhistes (souvent Dakiniten), ce qui était perçu par le citoyen moyen comme étant Inari.

Durant la période Tokugawa, lorsque l’argent remplaca le riz comme mesure de richesse au Japon, le rôle d’Inari comme kami de prospérité mondiale fut étendu pour intégrer tous les aspects des finances, du business et des industries. Au début du dix-huitième siècle, les croyant d’Inari  à Ginza frappaient des pièces couleur menthe en terme d’offrande à Inari, qui présentaient deux renard et un joyau ou les caractères pour longue vie et bonne chance.

6.3 Sanctuaires et offrandes
Inari est une divinité populaire avec des sanctuaires et des temples localisés à travers la plupart du Japon. Selon une enquête de 1985 par l’Association Nationale des Temples Shintoistes, 32 000 sanctuaires – plus d’un tiers des sanctuaires shinto au Japon – sont dédiés à Inari. Ce nombre inclue seulement les sanctuaires shinto avec des prêtres résidant à temps complet; si les petits sanctuaires routiers, les sanctuaires personnels (gardés à la maison) ou dans les bureaux, les petits sanctuaires sans prêtre résidant à temps complet et les temples bouddhistes étaient inclus, le nombre augmenterait d’au moins un ordre de grandeur.


statue de kitsune, messager et/ou incarnation d’Inari

L’entrée d’un sanctuaire d’Inari est habituellement marqué par un ou plus torri vermillon et quelques statues de kitsune, qui sont souvent ornées d’une yodarekake rouge (bavette votive) par les croyants emprunts de respect. Cette couleur rouge est venu à être identifiée avec Inari, ç cause de de son utilisation dans les sactuaires d’Inari et leur torii. Le principal sanctuaire est le sanctuaire Fushimi Inari au Fushimi à Kyoto au Japon, ou le chemin vers la colline du sanctuaire est marqué de cette façon. Les statues de kitsune sont par moment prises comme une incarnation d’Inari, et elles viennent habituellement par paire représentant le mâle et la femelle. Ces statues de renard porte un objet symbolique dans leur bouche ou entre leur pattes – la plupart du temps un joyau ou une clef, mais une gerbe de riz, un parchemin ou un renardeau sont aussi des objets communs. La plupart des sanctuaires d’Inari, quelque soit leur taille, présentent au moins une paire de ces statues, habituellement encadrant l’autel, ou dessus, ou encore en face du sanctuaire principal. Les statues sont rarement réalistes; elles sont typiquement stylisées, représentant un animal assis avec sa queue dressée en l’air, regardant vers l’avant. Malgré ces caractéristiques communes, les statues sont très individuelles par nature; il n’y en a pas deux qui sont vraiment identiques.


Inari-zushi

Des offerandes de riz, de sake et d’autres nourritures sont donnés au sanctuaire pour appaiser et satsifaire ces messagers kitsune, qui sont alors attendu pour plaider à Inari au nom du croyant. Inari-zushi, un rouleau de shushi japonais fait de tofu frit, est une autre offrande populaire. Une croyance populaire prétend que le tofu grillé est la nourriture favorite des renards japonais, et un rouleau Inari-zushi a des coins pointus qui ressemble aux oreilles des renards, renforçant ainsi l’association. Les prêtres n’offrent normalement pas ces aliments à la divinité, mais il est habituel, de trouver dans les commerces du tofu grillé lorsqu’on approche d’un sanctuaire d’Inari. Des statues  de renard  sont souvent offertes aux sanctuaires d’Inari par les croyants, et à certaines occasion un renard empaillé est présenté au temple. A une certaine époque, certains temple étaient des parcs naturels pour des renards vivants qui étaient vénérés, mais ce n’est plus le cas actuellement.

6.4 Festival
Le jour du festival traditionnel d’Inari était le premier jour du cheval (sixième jour) du deuxième mois (nigatsu no hatsuuma) du calendrier lunisolaire.


statue de kitsune d’Inari

Dans certaines partie de Kyûshû, une fête ou une période de prières commence cinq jour avant la pleine lune de Novembre; ocasionnellement c’est étendu à une semaine complète. La fête ou la période de prières est accompagnée par des offrandes de produits à base de riz à un sanctuaire pour le donner à Onari, chaque jour et de reçevoir en retour des o-mamori (charmes de protection). Ce festival est particulièrement populaire dans la campagne près de Nagasaki.

7. Kotoamatsukami

En shintoisme japonais, Kotoamatsukami (別天神, signifie littéralement, “kami céleste distinctif”) est le nom collectif pour la première puissance qui commença son existence à l’heure de la création de l’univers. Ils naquirent au Takamagahara, le monde Céleste à l’heure de la création, comme Amenominakanushi (天御中主, Maitre Central), Takamimusubi (Grande creation), Kamimusubi (Creation Divine), et un peu plus tard Umashiashikabihikoji (Energie) et  Amenotokotachi (Cieux).

Ces forces devinrent alors des dieux et des déesse, le tenzai shoshin (kami célestes) – Ame no minakanushi no kami;  Takami-musubi no ôkami; Kamimusubi no ôkami; Umashiashikabihikoji no kami; Ame no Tokotachi no kami; Kuni no  Tokotachi no kami; Toyokumono no kami; Uhijini no mikoto; Suhijini no kami; Tsunokuhi no kami; Ikukuhi no kami;  Ôtonoji no kami; Ôtonobe no kami; Omodaru no kami; Kashikone no kami; Izanagi no kami; Izanami no kami; et  Amaterasu ômikami.

8. Izanagi

Izanagi (イザナギ, enregistré dans le Kojiki comme 伊弉諾, et dans le Nihonshoki comme 伊邪那岐; aussi écrit 伊弉諾尊) et une divinité née de la septième génération divine dans la mythologie japonaise et le Shintoisme, et se rapporte aussi, vulgairement traduit du Kojiki, à “mâle qui invite”, ou Izanagi-no-mikoto.


Izanagi et Izanami

Lui et son épouse Izanami sont à la base de nombreuses iles, divinités, et sont les patriarches du Japon. Lorsque Izanami mourru en enfantant, Izanagi essaya (mais échoua) à la récupérer  du Yomi (monde des morts). En pratiquant le rite de purification après son retour, il engendra Amaterasu (la déesse du soleil) de son oeil gauche, Tsukuyomi (le dieu de la lune) de son oeil droit, et Susano’o (dieu des tempêtes et des orages) de son nez. L’histoire de Izanagi et Izanami a un parallèle très proche du mythe grec de Orphée et Eurydice, mais il a quand même des différences majeures. Lorsque Izanagi regarda prématurément sa femme, il put saisir son état monstrueux et diabolique et elle devint honteuse et complètement enragée. Elle le poursuivit dans le but de le tuer. Mais elle échoua, et promit alors de tuer mille personnes de son peuple chaque jour. Izanagi rétorqua qu’il en ferait naitre mille cinq cent chaque jour.

Il y a de nombreuses similarités aussi entre Izanami et Izanagi d’un côté et les divinités Maya Itzamna et Ix Chel de l’autre. Autant du côté des Maya, que des Yamato, le dieu masculin est une divinité bienfaitrice, créatrice de la lune et du soleil, alors que le dieu féminin (Ix Chel en Amérique Centrale) est seulement bienveillant en présence de son mari. Si elle est isolé de lui, elle devient une déesse maléfique des inondations, de la destruction et de la mort. Elle a un sepent qui grandit à partir de sa tête, comme Izanami au Yomi.

9. Izanami

Dans la mythologie japonaise, Izanami (イザナミ, aussi écrite  伊弉冉尊 ou  伊邪那美命, signifie “celle qui invite”) est la déesse de la création et de la mort, autant que l’ex femme du dieu Izanagi. Elle est aussi présenté comme Izana-mi,  Izanami-no-mikoto ou Izanami-no-kami.

9.1 Déesse de la Creation
Les premiers dieux Kunitokotachi et Amenominakanushi invoquèrent et créèrent deux entités divines, le mâle Izanagi et la femelle Izanami, et les chargea de créer la première terre. Pour les aider, Izanagi et Izanami reçurent un lance décorée de joyaux, appelée Ame-no-nuboko (lance céleste). Les deux divinités, allèrent sur le pont séparant les cieux et la terre, Ame-no-ukihashi (“pont flottant des cieux”), et agitèrentla mer en dessous avec la lance. Lorsque de l’eau salée tomba de la lance, Onogoroshima (“île auto-formée”) fut créé. Ils décendirent du pont des cieux et firent leur maison sur cette île.

Finalement il souhaitèrent s’unir, alors ils construirent une colonne appelée Ame-no-mihashira (“pilier des cieux”, le préfixe “mi” est honorifique) et autour ils construisirent un palais appelé Yahiro-dono  (un “hiro” est environ 182 cm, dont le “palais de huit hiro” aurait une surface de 14,56m²). Izanagi et Izanami marchèrent autour du pilier par des directions opposées, et quand ils se rencontrèrent, Izanami parla la première pour les voeux rituels. Izanagi ne pensait pas que c’était la bonne chose à faire, mais il s’étaient unis après tout. Ils eurent deux enfants, Hiruko (“l’enfant sangsue”, voir les dept dieux du bonheur pour connaitre son histoire) et Awashima (“l’île faible”), mais ils naquirent déformés et n’étaient pas considérés comme des divinités.

Ils mirent les enfants sur un bateau et les envoyèrent sur l’océan, alors ils demandèrent aux autres dieux pour un réponse sur ce qui n’avait pas été correctement. On leur dit alors que c’est la divinité masculine qui doit parler en premier durant la cérémonie de mariage. Alors Izanagi et Izanami vinrent autour du pilier, cette fois c’est Izanagi qui parla en premier lorsqu’ils se rencontrèrent, et leur mariage fut un succès.

De leur union naquit Ôyashima, ou les “huit grandes îles” de la chaine japonaise:

Awaji
Iyo (plus tard Shikoku)
Ogi
Tsukusi (plus tard Kyûshû)
Iki
Tsushima
Sado
Yamato (plus tard Honshû)
Noter que Hokkaidô, Chishima, et Okinawa ne faisaient pas partie du Japon à ce moment.

Ils créèrent six îles de plus et de nombreuses divinités. Izanami décéda en donnant naissance à Kagu-Tsuchi (incarnation du feu) ou Ho-Masubi (faiseur de feu). Elle fut enterrée au Mont Hiba, sur la frontière des anciennes provinces d’Izumo et Hoki, près de Yasugi de la Préfecture de Shimane (à l’heure actuelle). Izanagi fut tellement en colère de la mort de sa femme qu’il tua le nouveau né créant  ainsi une douzaine de divinités.


Izanagi et Izanami

9.2 Déesse de la mort

Izanami était tellement abattu par la mort d’Izanami qu’il fit un voyage au Yomi (“le terre fantasmagorique des morts”). Rapidement, il chercha Izanami et la trouva. Au début, Izanagi ne pouvait pas la voir du tout, car les ombres cachaient son apparence. Malgrè tout il lui demanda de revenir avec lui. Izanami lui cracha dessus, informant Izanagi qu’il était trop tard. Elle avait déjà mangé la nourriture du monde des morts et ne faisait plus qu’un avec la terre des morts. Elle ne pouvait plus du tout revenir chez les vivant.

Izanagi fut choqué à cette nouvelle mais il refusa de la laisser (comme elle le souhaitait) dans la sombre étreinte du Yomi. Alors qu’Izanami dormait, il prit le peigne qui liait ses long cheveux et le fit briller comme une torche. Sous le soudain jet de lumière, il vit l’horrible et hideuse forme de ce qui était jadis la belle et gracieuse Izanami. Elle était maintenant une masse de chair putréfiées parcouru d’asticots et de toutes sorte de créature sortant de son corps ravagé.

Eclatant en sanglots bruyamment, Izanagi ne put plus controler sa peur et commença à s’enfuir, en ayant l’intention de retourner dans le monde des vivant et abandonnant sa femme morte et tourmentée. Izanami se réveilla en hurlant et le poursuivit. Des Shikome (Yomotsu-shikome, 黄泉醜女, horribles femmes du Yomi: des femmes démoniaques, les Shikome elles-mêmes sont semblables aux Maenads, qui déchirèrent Orphée en morceaux) partirent aussi en chasse d’Izanagi effrayé avec pour instruction d’Isanami de le ramener.

Izanagi sortit en toute hâte de l’entrée et poussa un rocher dans la bouche du Yomotsuhirasaka (黄泉津平坂) (caverne qui était l’entrée du Yomi). Izanami hurla derrière l’impénétrable barrière et dit à Izanagi que s’il la laissait, il détruira 1000 résidents du monde des vivants chaque jour. Il répondit furieusement que chaque jour il donnerait la vie à 1500.

Cette histoire a un fort parallèle avec le mythe grec d’Orphée et Eurydice, aussi bien que le mythe de de Persephone et Demeter, le mythe Maya de Itzamna et Ix Chel, et le mythe Akkadien/Sumérien de la descente de Inanna dans l’outremonde. Les Shikome par exemples sont un parallèle avec les Maenads, qui déchirèrent Orphée en morceaux.

10. Amaterasu

Amaterasu (天照), Amaterasu-ômikami (天照大神 / 天照大御神) ou Ôhiru-menomuchi-no-kami (大日孁貴神, Ôhiru-menomuchi-no-kami) est dans la mythologie japonaise une déesse du soleil et peut-être la plus importante divinité shinto. Son nom, Amaterasu, signifie littéralement “(celle qui) illumine les cieux”. Elle naquit à partir de l’oeil gauche de Izanagi lorsque celui ci se purifiait dans la rivière et parvint à devenir le dirigeant du Haut Plan Céleste (Takamagahara).


Amaterasu

On dit d’elle qu’elle est directement liée à la lignée de la maison impériale du Japon et des empereurs, qui sont considérés comme descendant des kami eux-mêmes.

10.1 Histoire

10.1.1 Histoire d’Amaterasu
Amaterasu est décrite dans le Kojiki comme la déesse du soleil qui naquit à partir de Izanagi, qui est aussi accompagnée de ses frères Susano’o, la divinité des orages et des tempêtes et Tsukuyomi, la divinité de la lune. Dans le Kojiki, Amaterasu est décrite comme la déesse de laquelle toute lumière émane, et est souvent présentée comme la déesse  du soleil à cause de sa chaleur et de sa compassion pour les gens qui la vénèrent. Certains autres mythes expliquent que Amaterasu naquit à partir de l’eau.

La plupart de ses mythes tournent autour d’un incident où la déesse s’enferma elle-même dans une grotte à cause des actions de son frère. Durant une longue période, tout allait paisablement entre les trois dieux vénérés et le monde tournait calmement. Mais le frère de la déesse, nommé Susanoo qui possédait un caractère diamétralement opposé à celui de sa soeur, était irascible, imprévisible et souvent brutal, on ne comptait plus les innombrables disputes qui l’opposaient à Amaterasu. Un jour, lors d’une querelle particulièrement violente, Susanoo entra dans une fureur terrible. Il partit brusquement et se précipita vers les rizières qui bordaient le palais. Saisi d’une rage folle, il saccagea les champs de riz en les piétinant, il détruisit les digues qui protégeaient les cultures et boucha les écoulements des canaux d’irrigation. Toutes les pousses de riz que la déesse du soleil cultivait avec amour furent détruites. L’Omikami lui demanda d’arrêter mais il l’ignora. Comme cela ne suffisait pas à calmer la furie de Susanoo, il s’introduisit dans la demeure de sa soeur et se mit à vomir dans toutes les pièces et à barbouiller les murs avec ses propres excréments. Pour finir, il jeta à travers le toit du palais un cheval écorché à ses servantes qui étaient entrain de tisser à ce moment. Les femmes furent tuées par le bois de la charpente qui se brisa et transpersa leur corps (dans le Kojiki, c’est leur organes de reproduction qui furent transpersés).

Amaterasu était Excédée et très en colère contre le comportement ignoble de son frère et en protestation elle s’enferma dans la Grotte Céleste et scella l’entrée avec un rocher géant. Ce qui eut pour effet de faire sombrer le monde dans les ténèbres. Sans elle, tout commençait à dépérir et mourir. Les huit millions de kami se regroupèrent devant sa grotte et réfléchir à un moyen de la tromper pour la faire sortir. Ils s’assirent tous devant la grotte et mirent un miroir devant l’entrée de la grotte. Ame-no-Uzume, une voluptueuse déesse de la joie saisit une bassine et se mis à danser sensuellement en tapant le rythme sur la bassine. Elle exposa ses seins et leva sa jupe en dansant. Tous les deux firent un rafut gigantesque en hurlant, sifflant, criant, applaudissant, riant. Amaterasu jeta un oeil dehors pour voir ce qui causait tout ce bruit. Elle demanda  au dieu le plus proche ce qui se passait, et il lui répondit qu’il y avait une nouvelle déesse. Lorsqu’Amaterasu demanda qui elle était, il pointa le miroir.

L’Omikami ne s’était jamais vu auparavant, et lorsqu’elle vit son reflet, elle fixa la radiance de sa propre forme. Elle était tellement surprise qu’elle dit “omo-shiroi”, ce qui signifie à la fois “visage blanc” ce que l’Omikami avait, et “fascinant”. Lorsqu’elle fut hors de l’entrée, Tajikara-O fermet le rocher derrière elle.
L’ayant piégé en dehors de la grotte, les dieux la convainquirent de retourner au Plan Céleste et toute vie commença à pousser de nouveau et à devenir fort, grâce à sa lumière. Une fois de retour au Plan Céleste, elle s’assura d’être prête pour accueillir les exactions de son frères en ayant un arc et un carquois plein de flèches à ses côtés.


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Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 21:23

Amaterasu sortant de la grotte

Plus tard elle envoya son petit fils Ninigi-no-Mikoto pour pacifier le Japon; son arrière petit-fils deviendra le premier empereur, l’Empereur Jimmu. Il posséda l’épée sacrée (Kusanagi), les joyaux sacrés (Yasakani no magatama), et le miroir sacré (Yata no kagami) qui devinrent  les atours impériaux japonais.

On attribut à Amaterasu l’invention de la culture du riz et du blé, l’utilisation des vers à soie et le tissage avec un métier à tisser.

Kukai est célèbre pour avori établit la relation entre Amaterasu et Dainichi Nyorai, la manifestation centrale de Buddha, dont le nom est littéralement “Grand Bouddha Soleil”. Par conséquent Amaterasu est défini comme une émanation divine du Bouddha Vairocana.

Son plus important sanctuaire, le Grand Sanctuaire de Ise, se trouve à Ise à l’ouest d’Honshû. Le sanctuaire est démoli et reconstruit tous les 20 ans. Dans ce sanctuaire elle est représenté par un miroir, un des trois atours impériaux japonais. On prétend que le sanctuaire d’Ise est la maison d’Amaterasu. Toutefois, ce sanctuaire n’est pas ouvert au public.

Elle est célébrée tous les 17 juillet par des processions dans les rues à travers tout le pays. Les festivités du 21 décembre, le solstice d’hiver, célèbre sa sortie de la grotte.

10.1.2 Différences entre le Kojiki et le Nihonshoki
Dans le Kojiki et le Nihonshoki, la déesse est décrite avec de légères différences. Généralement, l’histoire du Kojiki est bien plus répandu et connue.

En premier il y a l’histoire de sa naissance. Dnas le Kojiki, elle naquit après l’échec de Izanagi de récupérer Izanami du monde des morts. Toutefois, dans le Nihonshoki, Izanagi et Izanami, qui était toujours en vie, décidèrent ensemble de créer une divinité suprême pour reigner sur le monde, et donnèrent naissance à Amaterasu.

L’épisode de l’envoie de son petit fils à Ashihara no Nakatsukuni (Japon) est aussi différente dans les deux mythes. Dans le Kojiki, Amaterasu commande à son fils et aux autres dieux de pacifier le Japon. D’un autre côté, l’article principal du Nihonshoki contient le mythe qui explique qu’il s’agit en fait de Takamimusubi-no-Kami  qui prit le controle des évènements et envoya son petit fils maternel Ninigi au Japon. Le rôle de Amaterasu est ambigüe dans cet épisode.

Dans les deux cas, le Nihonshoki présente un version similaire de l’épisode du Kojiki comme “aru-fumi”, épisode alternatif.

11. Tsukuyomi

Tsukuyomi ou Tsukiyomi (月読の命 ou 月夜見の尊, Tsukuyomi-no-mikoto), aussi connu comme Tsukuyomi-no-kami, est le dieu de la lune en shintoisme et selon la mythologie japonaise. Le nom Tsukiyomi est une combinaison du mot japonais pour “lune” (tsuki) et “lire” (yomu). Une autre interprétation est que son nom est une combinaison de “lune éclairant la nuit” (Tsukiyo) et d’un verbe signifiant “regarder” (miru). Actuellement une autre interprétation est que le kanji “s’incliner/faire la révérence” (弓, yumi) fut corrompu avec le kanji pour “yomi”. “Yomi” se rapporte aussi au monde des morts au Japon, quoi que cette interprétation est peu probable.

Tsukuyomi était le premier des “trois nobles enfants” nés quand Izanagi, le dieux qui créa la première terre, Onogoro-shima, se purifiait de ses péchés en se baignant après avoir échappé au monde des morts  et des griffes de sa femme morte et devenu enragée, Izanami. Tsukuyomi naquit lorsque Izanagi nettoya son oeil droit. Bien que, dans une histoire alternative, Tsukuyomi naquit à partir d’un miroir fait de cuivre blanc dans la main droite d’Izanagi.

Après avoir grimpé une échelle céleste, Tsukuyomi vécu dans les cieux, aussi connu sous le nom de Takamagahara, avec sa soeur Amaterasu la déesse du soleil.

Tsukuyomi rendit Amaterasu furieuse lorsqu’il tua Uke Mochi, la déesse de la nourriture. Amaterasu envoya une fois Tsukuyomi pour la représenter à une fête organisée par Uke Mochi. La déesse fabriqua la nourriture en se tournant vers l’océan et cracha du poisson, puis en faisant face à la forêt du gibier sortit de sa bouche (certaines sources raconte que le gibier sortit par un autre orifice naturel), et finalement se tourna vers une rizière et toussa un bol de riz. Tsukuyomi était profondément dégoutté par cette action que, bien que le répas semblait exquis, le repas fut préparé d’une manière vraiment dégoutante, et donc il la tua.

Peu après, Amaterasu appris ce qui s’était passé et elle fut tellement furieuse qu’elle refusa de jamais regarder Tsukuyomi encore, se déplaçant ainsi dans une autre place du ciel, à jamais. C’est pour cette raison que le jour et la nuit  ne sont jamais ensemble. Dans une version plus récente du mythe, Uke Mochi est tuée par Susanoo.

12. Susanoo

Susano’o (須佐之男命, Susa-no-O-no-Mikoto, aussi romanisé comme  Susanoo, Susa-no-O, et Susanowo) en shintoisme est le dieu de la mer et des orages.

Dans la mythologie japonaise, Susanoo, le Vent d’Eté Cinglant, est le frère d’Amaterasu, la déesse du soleil et de Tsuuyomi, le dieu de la lune. Tous trois furent créé d’Izanagi lorsqu’il lava son visage des pullutions du Yomi, le monde des morts. Amaterasu fut créée quand Izanagi lava sont oeil gauche, Tsukuyomi fut créé lorsqu’il lava son oeil droit, et Susanoo fut créé par le nettoyage du nez.



Des sources racontent la longue rivalité entre Susanoo et sa soeur. Lorsqu’il fut commandé par Izanagi de quitter les cieux, il alla voir sa soeur pour lui dire aurevoir. Amaterasu, suspicieuse, proposa un concours sur le champ: chacun d’entre eux devait transformer un objet de l’autre en personne. Amaterasu créa trois femmes à partir de l’épée de Susanoo alors que Susanoo créa cinq homme à partir du collier d’Amaterasu. Annonçant que les hommes étaient les siens parce qu’il étaient nés de son collier, Susanoo détruisit ses champs de riz, jeta un cheval mort sur son palais, tuant une des servantes qui tissait en dessous à ce moment. Amaterasu, furieuse et en colère, se cacha dans Ama-no-Iwato la “grotte céleste”, en représaille, ce qui eu pour effet de cacher le soleil pendant une longue période.

Alors, les dieux réussirent à la faire sortir par un stratagème et la convainquirent de reprendre sa place. Susanoo fut banni des Cieux en punition. Il descendit dans la province d’Izumo, ou il rencontra un couple de personnes agées. Sept de leur huit filles avaient été dévorées par le serpent à huit têtes, Yamata-no-Orochi et était sur le point de perdre leur dernière fille Kushinada-hime (櫛名田比売) puisque le monstre venait pour elle. Après que le couple eut promis la main de leur fille à Susanoo, il accepta d’occir Orochi. Avec l’aide de huit bol de saké  (un pour chaque tête), Susanoo décapita le monstre une fois qu’il s’endormit.


Susanoo terrassant Orochi

A partir d’une des queues d’Orochi, Susanoo sortit une épée, qu’il appela Ama-no-Murakumo-no-Tsurugi (“L’Epée des Nuages Célestes Réunis”), plus tard appelée  Kusanagi-no-Tsurugi (天叢雲剣) (あまのむらくものつるぎ),  mais elle est populairement nommée Kusanagi (草薙) (くさなぎ) (Coupeuse d’herbe). On peut aussi l’appeler « Tsumugari no Tachi » (都牟刈の太刀) (つむがりのたち). L’épée fut offerte à Amaterasu comme cadeau de réconciliation et fut ensuite donnée à son déscendant Ninigi avec Yata-no-Kagami (un miroir) et  magatama (des joyaux sacrés) comme preuve de son droit divin de diriger.

12.1 Izumo
Alors qu’Amaterasu est vénérée au sanctuaire d’Ise, Susanoo est vénéré à Izumo, où il descendit après avoir été banni des cieux. Izumo est la maison du plus vieux sanctuaire au Japon et est tenu comme s’il était le sanctuaire le plus sacré du Japon: le sanctuaire d’Ise.

12.2 Susanoo dans le travail de fiction
Susanoo est représenté dans:

* Susanoo a été une source d’inspiration pour Susanoomon de Digimon Frontier, la combinaison pour l’esprit du guerrier Légendaire Ten. Il est aussi dit que sa puissance n’a pas d’égal.
* Les films Tokusatsu comme “Les Trois Trésors” (où il fut interprêté par Toshiro Mifune) et “Yamato Takeru”
* Le film de 2003 “Onmyoji II”, Susanoo est interprêté par Hayato Ichihara.
* Des animes, comme Dark Myth, le petit prince et le dragon à huit tête, Blue Seed, où son but ultime est de faire du Japon un pays de nature encore une fois en transformant les êtres humains en plantes, Le Roi des Braves GaoGaiGar où un vaisseau a été nommé selon lui, et Kishin Taisen Gigantic Formula où un robot gigantesque porte son nom, le robot porte une épée appelé Murakumo.
* Il apparait dans “Season of Mists”, de la bande dessinée Sandman de Neil Gaiman, détaillant un pantheon adapté pour un nouveau style de Dieux incluant Marilyn Monroe, King Kong, et Lady Liberty (la statue de la liberté).
* Il apparait aussi dans le spin-off Lucifer de Sandman.
* Naruto, dans lequel Susanoo est le nom de la technique ultime et la plus puissante de Itachi Uchiha.
* Orion, un mange de science-fiction/fantasy créé par Masamune Shirow, comme Susano, un dieu invoqué pour sauver le monde de la destruction ultime.
* Okami, un jeu vidéo sur PlayStation 2 (et wii), sous le nom de Susano, en compagnie de Amaterasu, la protagoniste de l’histoire. Les deux combattrons Orochi afin de sauver la petite Kushinada qui fait le saké du village menacée de se faire manger par Orochi. Un sake spécial: “le sake des 8 purifications” est fait par Kushinada pour permettre de saouler les huit têtes de Orochi individuellement pour battre Orochi. Après avoir vaincu Orochi, Amaterasu reçoit une épée appelée Tsukuyomi.
* Onimusha: Dawn of Dreams, un jeu vidéo de Playstation 2, présente un objet appelé “Corne de Susano”, qui augmente de manière considérable un des attributs d’un des personnage à jouer lorsqu’il est équippé.
* Golden Sun: The Lost Age, un jeu vidéo pour Game Boy Advance, présente une partie du jeu se déroulant dans la ville insulaire d’Izumo,  ùu un homme du nom de Susa sauve sa fiancé, Kushinada d’un serpent géant, qu’il affaiblit en lui faisant boire du saké (Dragonsbane en anglais). Après que le personnage principal défait le serpent, Susa lui dit de  chercher sous la queue du monstre, où le personnage pourra trouver une épée appelée “Cloud Brand”.
* Persona 3, un jeu vidéo de Playstation 2, présente Susanoo comme la forme ultime du Fool Arcana Social Link avec un tirer dans le nom, “Susano-o”, bien que la prononciation soit la même.
* Son nom figure dans le chant Dragón de los Campos (dragon des champs) du groupe de Power Metal Costa Ricain Anima  Impugnis..
* dans le jeu vidéo sur playstation 2 “Shadow Hearts: Covenant” Susanoo est le boss final et apparait avec les trois trésors de la mythologie japonaise. Dans cette incarnation il apparait comme un démon humanoide assis sur une fleur de lotus evec le nom écrit avec un tiret comme dans persona 3
* Une référence légère peut être trouvée dans King of Fighters

13. Sarutahiko

Sarutahiko Ôkami (猿田毘古大神, 猿田彦大神), est un kami, une divinité de la religion japonaise, le shintoisme.

Sarutahiko Ôkami est un puissant gardien kami qui est vénéré à Tsubaki Jinja dans le préfecture de Mie et à Saruhiko Jinja à Ise. Dans le Kojiki, il est le chef des kami terrestres et celui qui souhaita la bienvenue à Ninigi-no-Mikoto, le petit fils d’Amaterasu, la déesse du soleil, lorsqu’il descendit du Takamagahara. Il est décrit comme un de forte stature avec une large barbe, un lance couverte de joyaux, une visage rude et un long nez. Au début il est peu disposé à céder son royaume jusqu’à ce que Ame-no-Uzume-no-Mikoto, le kami de la danse et des arts, qu’il épousera plus tard, le persuade. Sarutahiko Ôkami est vu comme un symbole de force et d’assistance, ce qui explique pourquoi il est le patron des atrs martiaux comme l’aikido.

Son nom consiste en un élément étymologique obscure, Saruta, qui est tradutionnellement traduit en kanji par (猿田) ce qui suggère la signification de “champ aux singes” comme une sorte de double ambigüité, suivit par le nom japonais classique hiko “un enfant mâle de sang noble, un prince”. Alors le nom embelli de Sarutahiko Ôkami peut être vulguèrement traduit par “Grand Kami, Prince Saruta”. De nombreuses variations de prononciation de son nom existent, incluant Sarudabiko et Sadahiko. Bien qu’il n’est pas habituellement pas écrit, le marqueur japonais, -no, est souvent suffixé au nom lorsqu’il est suivit immédiatement par un des titres honorifiques, comme Ôkami ou Mikoto.

Sarutahiko a la distinction de faire partie des six kami a avoir l’honneur de porter le titre de Ôkami (大神) ou “Grand Kami”; les autres cinq sont Izanagi, Izanami (dans son rôle de Perséphone comme Reine du monde des morts), Michikaeshi, Sashikuni et Amaterasu. Cet honneur spécial payé à Sarutahiko est particulièrement notable  pour le fait qu’il est le seul kunitsukami, ou kami terrestre, à avoir ce titre; les autres cinq sont tous des amatsukami, des kami célestes.

14. Ninigi no Mikoto

Ninigi no Mikoto (瓊瓊杵尊) est dans la mythologie japonaise le fils de Ame no Oshihomimi no Mikoto et petit fils d’Amaterasu, qui l’envoya sur  terre pour y planter du riz. Il était l’arrière grand père de l’empeteur Jimmu.

Amaterasu l’envoya pour pacifier le Japon, en apportant trois cadeaux célestes utilisés par l’empereur. L’épée, Kusanagi, Le miroir, Yata no kagami, et le joyau Yasakani no Magatama. Ces trois cadeaux signifient au monde que l’empereur est un descendant d’Amaterasu elle-même.

Le conte de Ninigi no Mikoto envoyé sur terre apparait dans le Nihon Shoki.

15. Raijin

Raijin (雷神) est le kami du tonnerre et des éclairs dans la mythologie japonaise. Son nom est dérivé du mot japonais rai (雷, qui signifie tonnerre) et shin (神, dieu). Il est habituellement décrit comme un démon battant du taiko pour créer le tonnerre, usuellement avec le symbole tomoe dessiné sur les taiko.



On attribue parfois à Raijin le fait de manger les nombrils ou le ventre des enfants, et lorsqu’il y a du tonnerre, traditionnellement les parents disent à leurs enfants de cacher leur nombril afin qu’ils ne soient pas emportés. Le compagnon de Raijin est le démon Raiju.

Raijin est aussi connu par les noms suivant:

* Kaminari-sama: kaminari (雷, tonnerre) et -sama (様, un suffixe honorifique)
* Raiden-sama: rai (雷, tonnerre), den (電, éclairs), et -sama
* Narukami: naru (鳴, tonitruand/roulement) et kami (神, divinité, bien qu’on a vu précédemment qu’un kami n’est pas un dieu)

Dans les arts japonais, la divinité est souvent décrite en compagnie de Fûjin, le kami du vent.


raijin et fûjin

Raijin est une divinité bien connu et sa notoriété est à l’origine de nombreux personnages dans les différentes formes de média japonais. On se moque souvent delui, par exemple dans un épisode de Kyorochan. En occident, Raijin est entrée dans la culture pop grace au jeu Mortal Kombat (et au film, dont le rôle est joué par Christophe Lambert, puis James Remar pour le 2ème opus), qui contiennent un personnage appelé Raiden. Raijin est souvent décrit comme faisant partie du pantheon des dieux dans d’autres contextes, dont une apparition avec d’autres dieux orientaux dans le film Big Trouble ni Little China.

16. Fûjin

Fûjin (風神) est le kami japonais du vent et une des plus vieilles divinité shintoiste. Il était présent à la création du monde, et lorsqu’il laissa le vent sortir de son sac, ils nettoyèrent les brumes matinales et remplirent la porte entre les cieux et la terre afin que le soleil puisse briller.

Il est décrit comme un démon sombre terrifiant portant une peau de léopard et un grand sac à vents sur ses épaules.

Une légende du bouddhisme chinois établit que Fîjin et Raijin, étaient à l’origine tous deux des démons maléfiques qui s’opposaient à Bouddha. Ils furent capturés dans la bataille avec l’armée céleste de Bouddha et ont travaillé comme divinité dès lors.

16.1 Origines
L’iconographie de Fûjin semble prendre ses origines dans les échanges culturels le long de la route de la soie. Commençant avec la période Helléniste lorsque la Grèce occupait l’Asie Centrale et l’Inde, le dieu du vent grec Boreas devint le dieu Wardo dans les arts gréco-bouddhistes, puis une une divinité du vent en Chine (frescoes du Bassin du Tarim), et finalement le kami japonais du vent Fûjin.


Représentation du dieu du vent en art gréco-bouddhiste, en Chine et au Japon

Le dieu du vent a gardé son symbole, le sac des vents, et son apparence malpropre à travers toute son évolution.

16.2 Autres médias
Le nom “Fujin” apparait comme personnage de plusieurs jeux vidéos, manga et anime, incluant Mortal Kombat, Kenyu Densetsu Yaiba, Naruto, Shadow Hearts et Final Fantasy VIII. Il (ou elle) est toujours associé avec l’élément du vent et est souvent liée avec le dieu du tonnerre (au moins dans son nom) dans ses incarnations respectives.

17. Ryûjin

Ryûjin (龍神 “dieu dragon”, aussi connu comme Rinjin et Owatatsumi) était la divinité de la mer dans la mythologie japonaise. Il est un dragon, symbolique de la puissance de l’océan, avait une gueule énorme et est capable de prendre une forme humaine. Ryûjin vit à Ryûgû-jô, son palais  sous la mer battit avec du corail rouge et blanc, d’où il controlle les marées avec ses joyaux magiques des flots. Les tortues de mers, les poissons et les méduses sont souvent décrits comme les serviteurs de Ryûjin.



Ryûjin est le père de la belle déesse Otohime qui se marria avec le chasseur Prince Hoori. Le premier empereur du Japon, l’empereur Jimmu est connu comme étant le petit-fils de Otohime et Hoori. Alors, Ryûjin est un des ancêtre de la dynastie impériale japonaise.

Selon la légende, l’impératrice Jingû fut capable de porter son attaque en Corée avec l’aide des joyaux des flots de Ryûjin. Au moment d’affronter la marine coréenne, Jingû jeta le joyau des flots bas dans la mer et la marée se retira. La flotte coréenne fut échouée, et les hommes sortirent de leur bateau. Jingû jeta alors le joyau des flots haut dans la mer, et l’eau remonta, noyant tous les soldats coréens. Une fête annuelle, appelée Gion Matsuri est célébrée au sanctuaire Yasaka pour fêter cette légende.

Une autre légende faisant intervenir Ryûjin est un histoire qui explique comment la méduse a perdu ses os. Selon cette histoire, Ryûjin voulait manger du foie de singe (dans certaines version, c’était pour soigner une éruption cutanée, roséole, incurable), et envoya la méduse chercher un singe. Le singe parvint à tromper la méduse et à se sauver, en lui disant qu’il avait mis son foie dans une jar cachée dans la forêt et il lui proposa d’y aller la chercher pour elle. Alors la méduse rentra bredouille et expliqua à Ryûjin ce qu’il s’était passé. Ryûjin devint tellement furieux qu’il battit la méduse jusqu’à ce que ses os furent écrabouillés.

Ryûjin shinkô 竜神信仰 “la foi du dieu dragon” est une forme de croyance religieuse shintoiste qui vénère les dragons comme des kami de l’eau. Il est connecté avec des rituels agricoles, des prières pour avoir la pluie et le succès des pécheurs.

18. Tenjin

Tenjin (天神) est le kami shintoiste des érudits, Sugawara no Michizane divinifié. 天 signifie ciel et 神 signifie dieu ou divinité. La signification originelle de Tenjin est presque la même que Raijin (le kami du tonnerre et des éclairs).

18.1 Sugawara no Michizane


Michizane

Michizane, (菅原道真, 845 – 26 mars 903, aussi connu comme Kan Shôjô, 菅丞相) s’éleva très haut dans le gouvernement japonais durant le neuvième siècle, mais au début du dixième siècle, il tomba victime de machinations d’un rival, membre de la famille Fujiwara, et fut rétrogradé et exilé à Kyûshû. Il mourru en exile en 903. Immédiatement après-coup, la capitale fut frappée d’une pluie énorme et d’éclairs, et de nombreux dirigeants de la famille Fujiwara mourrurent, pendant que des feux causé par des éclairs détruisirent de nombreuses résidences leur appartenant.

La court arriva à la conclusion que les perturbations étaient causée par l’esprit en colère de Michizane, et ,dans le but de l’appaiser, l’empereur restaura ses attributs, brûla les ordres officiels d’exile, et ordonna qu’il soit vénéré sous le nom Tenjin, ce qui signifie “divinité du ciel”. Un sanctuaire fut établit à Kitano, et immédiatement fut élevé au premier rang des sanctuaires officiels, supporté directement par le gouvernement.

18.2 Evolution comme patron des érudits
Durant les premiers siècles, alors, Tenjin était la divinité des désastres naturels, vénéré pour l’appaisé et éviter ses malédictions. Toutefois, Michizane était célèbres pour ses talents de poètes et son érudition durant sa vie, un des plus grands de la période Heian, et durant la période Edo, les érudits et les éducateurs commençèrent à le voir comme le patron des érudits. A l’heure actuelle, cette sphère d’influence a complètement éclipsé les désastres naturels dans les adorations populaires.

L’influence de Tenjin est maintenant particulièrement forte au moment des examens, et de nombreux étudiants, et leurs parents, prient pour le succès au sanctuaire avant un important examen d’entrée, et y retournent après coup, lorsque c’est approprié, pour le remercier pour avoir permis la réussite de l’examen.

18.3 Choses relatives à Tenjin
Michizane appréciait vraiment beaucoup les arbres à ume (prune), écrivant un célèbre poème lors de son exile, dans lequel il se lamentait de l’absence d’un  arbre particulier qu’il aimait tant dans la capitale. La légende fait état du fait que ce dernier s’envola de Kyoto à Dazaifu à Kyûshû pour retrouver Michizane, et l’arbre est toujours visible au sanctuaire là. Avec pour conséquence, le fait que les sanctuaires dédiés à Tenjin plantent souvent de nombreux arbres à ume. Par une coincidence heureuse, ces arbres fleurissent en février, au même moment de l’année que l’annonce des résultats des examen, et alors il est commun pour les sanctuaires de Tenjin de tenir une fête à ce moment là.

L’animal particulièrement associé avec Tenjin est le taureau. C’est dû à une légende qui raconte que durant sa procession funéraire, le taureau qui dirait la voiture dans laquelle se trouvait sa dépouille refusa d’aller plus loin qu’un certain point, qui fut l’endroit où fut construit un sanctuaire.

Les principaux sanctuaires de ce kami sont Kitano Tenman-gû à Kyoto et Dazaifu Tenman-gû dans la Préfecture de  Fukuoka, mais il y a de nombreux autres sanctuaires qui lui sont dédiés à travers le Japon. Ces sanctuaires sont appelés Tenman-gû (天満宮).

sources :
http://en.wikipedia.org/wiki/Kami
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_divinities_in_Japanese_mythology
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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Dim 5 Aoû - 22:09

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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Lun 6 Aoû - 0:10



Ligne tellurique : Squelettes de géants à Tréviec













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Re: « Les Enseignements Secrets » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA TV

Message par obsidienne le Lun 6 Aoû - 21:37

19/10/2017 « L’Extraordinaire Voyage vers nos Origines » avec Véronique Kerdranvat - NURÉA






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