Tout ce qui est dans le cosmos tend à la surface plane

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Tout ce qui est dans le cosmos tend à la surface plane

Message par obsidienne le Dim 3 Juin - 19:07

Tout ce qui est dans le cosmos tend à la surface plane.

Extrait du livre de Rudolf Steiner : Quatre Imaginations cosmiques (Saint-Michel, Noël, Pâques et Saint Jean).

Phénomènes qui se passent dans l’atmosphère, dans les formes aériennes.


Ce qui en toute saison, mais particulièrement en plein hiver, est pour l’air de la plus grande importance, c’est que le soleil pénètre l’air de sa chaleur et de sa lumière – mais la lumière nous intéresse moins ici -, que le soleil traverse cet air de ses rayons.

La science considère chaque chose isolément, ce qui ne correspond nullement à la réalité.

L’air, dit-on, est composé d’oxygène, d’azote et d’autres éléments. Il n’en est pas ainsi dans la réalité. L’air n’est pas seulement oxygène et azote, il est constamment traversé par les rayons solaires.

L’air est toujours l’élément qui, dans la journée, est le porteur de l’action du soleil – c’est cela, la réalité.

L’action du soleil est donc portée par l’air. Cette action, que signifie-t-elle ?

Elle signifie que tout ce qui est à la surface de la terre a en permanence tendance à s’arracher à la terre. Si ce que j’ai décrit précédemment – les processus sel, mercure et cendre – se développait à part, pour soi-même, il n’y aurait sur terre que du terrestre. Mais parce que ce qui veut s’arracher à la terre est reçu au sein des forces de l’air baigné de soleil, ce qui veut être action de nature terrestre est transformé et revêt un caractère cosmique. La terre se voit enlever le pouvoir d’agir seule dans le spirituel créateur de vie. Le soleil fait ressentir ses effets dans tout ce qui croît vers le haut. Et l’on remarque – les choses vues dans la perspective spirituelle – qu’ici (planche I), sur une certaine distance au-dessus de la terre, une tendance particulière se manifeste. Sur la terre, tout veut se rendre sphérique (en rouge foncé) ; ici, en haut, agit constamment la tendance qui porte la sphère à s’élargir en un plan (en rougeâtre). Cette tendance est naturellement maîtrisée à son tour, la terre reprend la forme sphérique, mais à vrai dire ce qui est là en haut, le sphérique, veut toujours devenir surface plane. Ce qui est en haut voudrait défaire la terre là en bas, la déchirer en morceaux, tout ce qui est dans le cosmos étant alors surface plane.

Si cette tendance parvenait à se réaliser, les influences terrestres cesseraient complètement d’exister et il n’y aurait plus là-haut qu’une sorte de couche atmosphérique au sein de laquelle s’exercerait l’action des étoiles. Cette tendance s’exprime chez l’homme avec beaucoup de force.

Dans quelle mesure participons-nous, en tant qu’humain, à cet air porteur des forces solaires ?

Nous l’inspirons, et du fait que nous inspirons cet air l’action du soleil s’étend certes d’une certaine manière vers le bas, mais principalement vers le haut. Avec notre tête, nous sommes en permanence soustraits aux influences de la terre. C’est par là – et par là seulement – que nous est donnée la possibilité de prendre part au cosmos tout entier. Notre tête tend de façon constante à pénétrer dans la zone des formes planes. Si notre tête n’était sollicitée, notamment en hiver, que par les tendances plastiques propres à la terre, nous aurions de la pensée une expérience toute différente. Nous aurions en effet le sentiment que toutes les pensées veulent s’arrondir. Elles ne deviennent pas rondes, elles ont une certaine légèreté, souplesse, une certaine fluidité. Cela tient à cette entrée en scène particulière de l’action du soleil.

Vous avez là la seconde tendance :

Le principe solaire intervient dans le principe terrestre. C’est au cœur de l’hiver qu’elle est le plus faible. Si nous nous éloignions encore davantage dans l’espace, quelque chose d’autre encore se ferait sentir. Nous n’aurions plus alors affaire à l’action du soleil, mais à la seule action des étoiles – laquelle exerce une grande influence sur notre tête. Le soleil nous restituant pour ainsi dire au cosmos, les étoiles exercent une influence en profondeur sur notre tête et par là sur toute notre formation en tant qu’être humain.

Ce que je vous ai décrit là se présente aujourd’hui autrement, pour des raisons que j’exposerai demain ; l’homme en effet s’est d’une certaine manière émancipé – dans sa croissance, dans tout son développement, il s’est émancipé des influences terrestres. Mais si nous remontions au temps de la Lémurie et plus encore à l’époque polaire, qui a précédé l’époque lémurienne, nous trouverions un état de faits tout différent. Nous trouverions alors l’influence considérable sur toute la constitution de l’homme de tout ce qui se produit sur terre. Vous connaissez l’exposé sur l’évolution de la terre que j’ai donné dans ma « Science de l’occulte ». Nous trouverions que l’être humain est entièrement pris dans le réseau des influences que j’ai décrites là.

Extrait de conférence à Dornach, le 6 octobre 1923.


Wärme : Chaleur ; Luft : Air ; Wasser : Eau ; Sulfur : Soufre ; Mercurialprozes : Processus mercuriel ; Salzprozess : processus sel ; Salzbildung : formation de sels ; Mercurbildung : Formation de mercure ; Aschenbildung : Formation de cendres.
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Re: Tout ce qui est dans le cosmos tend à la surface plane

Message par obsidienne le Dim 3 Juin - 22:07

Suite de la conférence :

Comment l’homme s’est émancipé de ces influences terrestres.

Nous pouvons en effet soulever la question suivante :

Quelle transformation s’opère dans la mère lorsqu’elle va donner le jour à un nouvel être humain ?

A l’origine, l’être humain étant lié à la terre, les choses se présentent ainsi : les forces de la lune, qui président à la formation des sels – après tout ce qui doit précéder pour qu’un nouvel être humain naisse sur terre -, les forces de la lune exercent une influence prépondérante sur l’organisme féminin, lorsqu’il se prépare à donner forme en lui à un nouvel être humain. Nous pouvons donc dire : si par ailleurs la femme présente les traits généraux de l’espèce humaine, durant le temps où un nouvel être humain se développe en elle, les forces de la lune, dans la mesure où elles sont celles qui président dans la terre à la formation des sels, connaissent chez la femme leur maximum d’intensité. La science de l’esprit exprime cela en disant que la femme devient lune, tout comme la terre dans son ensemble, lorsqu’arrive le temps de Noël, est au maximum lune immédiatement sous la surface du sol.

Or non seulement la terre devient au maximum lune au cœur de l’hiver, mais ce devenir de la terre se reproduit, de la même manière, lorsque la femme se prépare à recevoir un être nouveau. Et c’est uniquement grâce à cette préparation que le soleil agit, lui aussi autrement sur la femme, tout comme l’influence du soleil au cœur de l’hiver est autre qu’au fort de l’été. Et le futur être humain qui se forme dans le sein de la femme est entièrement sous l’influence du soleil.

Parce que la femme est elle-même aussi fortement sous l’influence des forces lunaires, celles de la formation des sels, elle est rendue capable de recevoir et d’isoler en elle les influences du soleil.

Dans la vie ordinaire, les influences solaires sont reçues par l’organisme humain par l’intermédiaire du cœur et se répartissent dans tout l’organisme. A l’instant où la femme se prépare à donner le jour à un être humain, les influences solaires se concentrent sur la formation de ce nouvel être. Nous pouvons donc dire schématiquement : la femme devient lune afin de pouvoir recevoir les influences solaires. Et le nouvel être qui apparaît sous forme d’embryon est, dans ce sens, à tous égards action du soleil. Il est ce qui peut naître par la concentration des influences solaires.

Des conceptions anciennes où s’exprimait une clairvoyance instinctive ont su cela à leur manière. Il fut un temps où avait cours dans la vieille Europe une idée curieuse. Pour elle, tout enfant qui venait au monde et qui n’avait encore absorbé rien de terrestre, aucune nourriture, était tout différent de ce qu’il devenait ensuite lorsqu’il avait absorbé la première goutte de lait, la toute première nourriture terrestre. Pour cette antique conception germanique, c’étaient là deux êtres entièrement différents, l’enfant qui venait de naître et celui qui, déjà hors du corps de sa mère, avait absorbé une nourriture terrestre ; deux êtres différents parce qu’on avait ce sentiment instinctif : l’enfant qui vient de naître est soleil. Par la première nourriture qu’il prend, il devient créature terrestre.

C’est pourquoi l’enfant nouveau-né qui n’avait pas encore pris de nourriture n’appartenait pas à la terre. Au terme de lois occultes que j’aimerais aborder une autre fois, le père, selon la conscience de la justice qui était celle des anciens Germains, avait le droit, après avoir regardé l’enfant que dès la naissance on déposait à ses pieds, ou bien de le laisser grandir, ou bien de l’exposer, de l’éliminer, car il n’était pas encore créature terrestre. Mais lorsque l’enfant avait pris ne fût-ce qu’une goutte de lait, le père n’avait plus le droit de le faire périr ; il fallait que l’enfant reste créature terrestre, parce que la nature, l’univers, la terre, le cosmos le destinaient à cela. Des vérités d’une profonde, d’une immense importance s’exprimaient dans ces antiques usages. Tout cela autorise à dire que l’enfant est solaire. Cela permet aussi de considérer la femme qui vient de mettre au monde un enfant comme une créature qui s’apparente profondément, essentiellement, à tous les processus de la terre – car la terre se prépare au cœur de l’hiver à receler l’élément sel, c’est-à-dire l’élément lunaire -, et alors elle peut se mettre en mesure d’accueillir en elle l’élément solaire. Et alors elle s’élève au-dessus de l’élément solaire lui-même, jusqu’au ciel auquel appartient aussi la tête humaine.

Nous pouvons donc dire à peu près ceci. Transportons-nous, afin de bien placer devant notre âme l’atmosphère de Noël, dans l’essence même de l’être humain. Dans l’atmosphère de Noël s’exprime la naissance de l’enfant Jésus destiné à recevoir le Christ. Regardons bien cela. Si nous regardons cet événement tel qu’il se présente dans la figure de Marie, nous éprouvons d’abord la nécessité de représenter la tête de Marie de telle sorte que toute l’expression, tout le regard exprime quelque chose de céleste. Puis nous aurons à indiquer que ce personnage de Marie se prépare à accueillir en lui le soleil, l’enfant, le soleil tel qu’il rayonne à travers l’atmosphère. Enfin, aux pieds de Marie, nous évoquerons le principe lunaire-terrestre.

Imaginez, si je voulais représenter cela à l’aide d’une image, que je procède ainsi : le principe lunaire-terrestre. C’est comme un feu qui couve sous la surface du sol. Si l’on gagnait les lointains de l’univers, on trouverait un point d’où l’homme rayonne dans l’univers ; on verrait un rayonnement d’étoiles venant de la terre comme d’un ciel, un rayonnement que la terre envoie dans les espaces cosmiques. Il faut aussi que la tête de Marie rayonne comme une étoile, je veux dire dans son expression humaine, si bien que dans sa physionomie, dans toute l’attitude, nous aurions l’expression d’une étoile rayonnante (planche II).

Si nous descendions ensuite jusqu’à la poitrine, nous devons avoir ce qui est lié au processus respiratoire : le principe solaire se formant à partir des nuages qui sont traversés par le soleil rayonnant dans l’atmosphère, l’enfant.

Et plus bas nous avons ce qui est déterminé par le principe sel qui crée les formes, par les forces de la lune ; on exprimera cela extérieurement en introduisant les membres dans le dynamisme terrestre et en les faisant monter de l’élément lunaire de la terre – la terre dans la mesure où elle est pénétrée de lune, si je puis dire.

Il faudrait en fait représenter tout cela en y faisant figurer comme un arc-en-ciel. Lorsqu’en effet on regarde de l’univers en direction de la terre, ceci se présente de telle sorte qu’à travers le rayonnement des étoiles on voit la terre comme si, sous sa surface, elle scintillait vers l’intérieur dans les couleurs de l’arc-en-ciel. Là-dessus se dresse, soumis d’abord à la dynamique terrestre, aux membres, à la terre, à la pesanteur, etc., ce qui à vrai dire ne peut s’exprimer qu’au moyen du vêtement de l’être humain, dont les plis sont dictés par les forces terrestres. Nous aurions donc en bas le vêtement conforme aux forces de la terre. Puis nous poursuivrions vers le haut et nous aurions à dessiner ce qui prend forme dans l’élément terrestre-lunaire. On pourrait aussi représenter la lune si l’on voulait s’exprimer symboliquement, mais cet élément lunaire est déjà exprimé dans la forme de la terre.

Nous poursuivons vers le haut, nous pensons ce qui vient de l’élément lunaire, nous voyons transparaître à travers les nuages une foule de têtes humaines qui tendent vers le bas ; l’une d ‘elles s’est condensée pour devenir le soleil assis sur le bras de Marie, l’enfant Jésus. Et nous devons compléter l’ensemble vers le haut à l’aide du visage de Marie, dont la physionomie exprime le rayonnement des étoiles.

Si nous comprenons que le cœur de l’hiver représente la relation du cosmos avec l’homme, l’homme qui prend en lui les forces fécondantes de la terre, nous n’avons pas d’autre possibilité que de nous représenter, jusqu’aux formes issues des nuages, l’image suivante : la femme douée des forces de la terre, vers le bas des forces de la lune, vers le milieu des forces du soleil, vers la tête des forces des étoiles. C’est du cosmos lui-même que naît à nos yeux l’image de Marie avec l’enfant Jésus. Et nous devons compléter l’ensemble vers le haut à l’aide du visage de Marie, dont la physionomie exprime le rayonnement des étoiles.

Si nous comprenons que le cœur de l’hiver représente la relation du cosmos avec l’homme, l’homme qui pend en lui les forces fécondantes de la terre, nous n’avons pas d’autre possibilité que de nous représenter, jusqu’aux formes issues des nuages, l’image suivante : la femme douée des forces de la terre, vers le bas des forces de la lune, vers le milieu des forces du soleil, vers la tête des forces des étoiles. C’est du cosmos lui-même que naît à nos yeux l’image de Marie avec l’enfant Jésus.

Et de même que si en automne nous comprenons le cosmos et que nous déposons dans une image tout ce qu’il contient de forces formatrices, nous sommes forcément amenés à donner une forme artistique au combat de Michaël avec le dragon – comme je l’ai exposé hier -, de même tout ce que nous pouvons éprouver au temps de Noël vient confluer dans l’image de Marie et de l’enfant Jésus qui autrefois, et notamment dans les premiers siècles du christianisme, a flotté diversement devant les yeux des artistes, et dont les derniers échos dans l’évolution de l’humanité nous sont conservés dans la Madone Sixtine de Raphaël. Cette Madone est encore un fruit de la grande connaissance de la nature et de l’esprit qui régna dans les temps anciens. Car elle est l’œuvre de l’imagination qui s’impose à celui qui, par la contemplation, pénètre dans les secrets de Noël et de la vie qui s’y rattache.

Ainsi nous pouvons dire : le cours de l’année doit-être vécu par la vision intérieure en Imaginations grandioses et bien définies. Si avec tout notre être et l’âme en éveil nous sortons dans le monde autour de nous, le début de l’automne devient pour nous la grandiose Imagination du combat de Michaël avec le dragon. Et de même que le dragon ne saurait être représenté que sulfureux – la masse de soufre qui se fraie un chemin dans la forme du dragon -, de même qu’apparaît l’épée de Michaël si nous nous représentons le fer météorique concentré, réuni dans cette épée de même naît de ce que nous pouvons éprouver au temps de Noël l’image de Marie avec sa robe drapée selon les forces de la terre, tandis que le manteau – la peinture va jusque dans ces détails – doit s’arrondir vers l’intérieur, prendre la rondeur de la goutte de mercure, de sorte qu’au niveau de la poitrine il nous  donne l’impression de ce qui se referme sur soi. Or c’est là que les forces solaires font leur entrée. Et l’enfant Jésus dans son innocence, qui doit être conçu comme n’ayant pas encore absorbé de nourriture terrestre, il est l’action propre du soleil sur le bras de Marie ; en haut de l’image, l’influence du rayonnement stellaire. Si bien que nous devons représenter venant à notre rencontre, la tête de Marie avec dans l’œil un éclat venu de l’intérieur, la douceur gracieuse descendue des nuages arrondis comme la sphère, l’enfant sur le bras ; et puis, vers le bas, le manteau entré dans la pesanteur terrestre et exprimant ce que peut être la pesanteur (planche II).

Notre tableau ne sera parfait que si nous exprimons également tout cela à l’aide des couleurs. Nous aurons alors l’image qui se lèvera devant notre regard comme Imagination cosmique de Noël et, vivant avec elle, nous pourrons aller vers le temps de Pâques où de nouveaux rapport cosmiques feront se lever l’Imagination de Pâques dont nous parlerons demain.

Ainsi, l’homme puise l’inspiration de son art dans les cieux, dans leurs rapports avec la terre. L’art vrai est le fruit de la communion de l’homme avec l’univers physique, psychique et spirituel, qui se révèle à lui en Imaginations grandioses. Si bien que l’homme ne peut pas se représenter   tout le combat intérieur nécessaire pour faire naître la conscience de soi à partir de la conscience de la nature autrement qu’avec l’image grandiose du combat de Michaël avec le dragon ; tout ce qui à la saison d’hiver peut agir dans son âme à partir de la nature se présentera devant son âme s’il place devant elle l’Imagination de la mère avec l’enfant, telle que je viens de la décrire.

Observer le cours de l’année, cela veut dire aller de   concert avec le grand artiste cosmique et redonner vie en soi en images puissantes, mais qui peuvent devenir des réalités pour le cœur humain, aux choses que le ciel grave dans la terre. Le cours de l’année pourra ainsi nous apparaître en quatre Imaginations : l’Imagination de Michaël, l’Imagination de Marie, etc, comme nous le verrons demain et   dans les conférences suivantes, l’Imagination de Pâques et celle de la Saint-Jean…..

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Message par obsidienne le Dim 3 Juin - 22:22

La célèbre Madone Sixtine de l'artiste Raphaël :



Cette Madone est encore un fruit de la grande connaissance de la nature et de l’esprit qui régna dans les temps anciens. Car elle est l’œuvre de l’imagination qui s’impose à celui qui, par la contemplation, pénètre dans les secrets de Noël et de la vie qui s’y rattache.
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Re: Tout ce qui est dans le cosmos tend à la surface plane

Message par obsidienne le Ven 13 Juil - 19:31

Rudolf Steiner : Quatre Imaginations cosmiques (Saint Michaël, Noël, Pâques, Saint Jean).

L’Imagination de Michaël
Jalons spirituel du cours de l’année
Stuttgart, 15 octobre 1923


Lorsque l’être humain porte un regard spirituel au-delà du monde physique-sensoriel, un monde spirituel se révèle à lui, et il se sent incité à emprunter aux phénomènes du monde physique les images exprimant ce qui se révèle à lui de spirituel. J’aimerais donc qu’une image soit placée en tête de nos considérations, et en vérité elle correspond à une profonde réalité. Depuis toujours, dans l’histoire de son évolution, l’humanité a reçu du monde spirituel les impulsions dirigeant son activité. Ceux qui étaient clairvoyant trouvaient ces directrices gravées en quelque sorte en lettres d’airain dans la lumière de l’esprit, et il leur était possible d’y conformer leur action. On pourrait comparer ces avis du monde spirituel aux panneaux indicateur du monde physique, mais pas à ceux qui ne portent, mettons, qu’un nom de lieu et un doigt tendu indiquant la direction : ces panneaux proclament en paroles majestueuses ce qui doit agir sur le penser, le sentir et le vouloir des hommes. Ce dont je parle, ce sont des panneaux indicateurs spirituels. Ils sont généralement rédigés, d’une façon qui surprend l’homme, et ce fut le cas à toutes les époques : sous forme d’énigmes. Vous êtes obligé de vous donner quelque peine pour en trouver la clé. Vous êtes obligé de rapprocher les unes des autres maintes choses que vous savez, avant que le langage énigmatique du panneau s’éclaire et puisse impulser votre comportement. Dans la lumière astrale – on peut la désigner ainsi -, on trouve donc aujourd’hui une telle exhortation, en accord justement avec notre temps et le proche avenir, et qui est capable de communiquer des impulsions aux hommes.

Les occasions les plus différentes – et j’aimerais ajouter : les lieux les plus divers – font se manifester l’énigmatique exhortation à ceux qui sont aptes à la percevoir ; la vision provoque le sentiment d’avoir à suivre la forte impulsion qui veut enflammer le vouloir et animer la vie de l’âme. Les paroles qui, tel un panneau indicateur spirituel, brillent pour nous dans la lumière astrale, disent à peu près ceci :

Tu te forges à ton service,
Tu fais apparaître sa valeur matérielle
Dans nombre de tes œuvres.
Mais il ne t’apportera le salut
Que lorsqu’à toi se révèlera
La haute puissance de son esprit.

Elles invitent d’abord à deviner de quoi il est question ; l’impulsion dont il s’agit est en rapport avec une chose connue, partout présente, et il est attendu de l’homme qu’il trouve la solution.

Tu te forges à ton service,
Tu fais apparaître sa valeur matérielle
Dans nombre de tes œuvres.
Mais il ne t’apportera le salut
Que lorsqu’à toi se révèlera
La haute puissance de son esprit.

Ces paroles qui sont révélées à l’homme dans la lumière astrale, telle une main qui indique la voie, nos considérations d’aujourd’hui seront consacrées à les expliquer.
Revenons à des choses exposées ici, rappelons-nous que le cours de l’année va du printemps à l’hiver, en passant par l’été et l’automne, avec une régularité due à son contenu spirituel, et qu’un devenir spirituel, suprasensible, se manifeste à travers son déroulement, exactement de la même façon que l’esprit et l’âme suprasensibles de l’homme se révèlent par ce qui lui arrive dans l’existence corporelle entre la naissance et la mort. Ne perdons pas de vue qu’en ce qui apparaît extérieurement tout au long d’une année – la neige de l’hiver, la vie qui germe et croît au printemps, celle qui fleurit en été, celle qui fructifie et mûrit en automne -, ce qui ainsi se dévoile physiquement pour l’homme cache un élément spirituel qui en est le porteur. Dirigeons d’abord le regard sur ce qui se déroule au cours de l’année, en allant du printemps à l’été et jusque vers l’automne.

Des entités spirituelles vivent en tout ce que la terre révèle, dans la pierre, la plante, dans tous les êtres ; il ne s’agit pas d’une spiritualité générale, décolorée, mais d’entités spirituelles particulières, d’esprits de la nature.

Durant le temps hivernal, ces esprits de la nature se cachent dans le sein de la terre, la terre les a pour ainsi dire tout pris en elle comme par une respiration, et ils sont en elle. Quand vient le printemps, la terre, pourrait-on dire, expire sa spiritualité, et ces esprits de la nature tendent vers les hauteurs. Ils aspirent à monter, ils suivent les forces ascendantes de la vie qui jaillit et bourgeonne, de la vie qui s’annonce dans l’air chauffé par le soleil, baigné de lumière brillante et, suivant le flot, ils se répandent dans les hauteurs. Et lorsque nous nous rapprochons de la Saint-Jean et du plein été, et que nous élevons le regard vers les hauteurs, alors se manifeste une image qui s’incarne dans la formation des nuages, dans la puissance des éclairs et du tonnerre, dans tous les phénomènes météoriques des hauteurs : l’image de ce qui, l’hiver, a vécu au sein de la terre en tant qu’être de la nature. En hiver, il nous faut diriger le regard en bas, dans la terre, et il nous faut soit pressentir, soit contempler les esprits de la nature cachés sous la couche de neige et qui s’activent afin que les forces créatrices de la terre fassent à nouveau surgit de l’hiver le printemps, puis l’été.

Lorsque, l’été, notre regard se dirige en bas vers la terre, celle-ci, pour ce qui est des esprits de la nature, apparaît en quelque sorte appauvrie. Ces esprits ont en effet émigré dans le cosmos. Ils se sont unis aux formations nuageuses et à tout ce que, là-haut, le regard de l’homme peut rencontrer. Ces esprits de la nature sont dans tout ce que nous avons vu, et montent se répandre dans les hauteurs, emportant avec eux, sous une forme extrêmement diluée, extraordinairement subtile, la substance qui, à l’extérieur, se manifeste sans vie et grossièrement dans le soufre – dans ce qu’on appelle Sulfur. En réalité ces esprits, alors que l’été ils flottent et tanguent dans les nuages et d’autres formations, vivent et s’activent avec prédilection dans le Sulfur, le soufre qui, dilué à l’extrême, se trouve à l’époque estivale précisément dans les hauteurs de l’existence terrestre. Si par extraordinaire on pouvait, au fort de l’été, parcourir ces étendues en étant doté d’une extrême sensibilité gustative, on y percevrait le goût du soufre ou bien son odeur, bien que d’une manière très fine, intime et subtile. Or ce qui se forme là-haut sous l’influence de la lumière et de la chaleur solaire est néanmoins comparable à ce qui se passe dans l’organisme humain lorsque cet organisme déborde du bouillonnement des convoitises, des désirs, des émotions ou autres remous. Celui qui connaît ces choses par sa clairvoyance et par le sentiment qu’il en sait qu’au sommet de l’été les esprits de la nature vivent à vrai dire dans un élément qui, dans les hauteurs, est aussi pénétré de convoitise que l’es la partie animale de l’homme, cette animalité dans laquelle l’être humain est lui aussi imprégné de soufre en état d’extrême dilution. C’est comme si, l’été, la nature tendait   au-dessus de nous une voûte habitée par les esprits de la nature, et qui offrirait en quelque sorte l’image de l’homme inférieur, de l’animalité dans l’homme.

Lorsque nous reconnaissons dans la nature humaine cet élément Sulfur qui y vit et s’y active, nous le qualifions d’ahrimanien, car en réalité c’est en lui que vit ce qui est ahrimanien. Nous pouvons donc dire aussi qu’en dirigeant le regard de l’esprit vers les hauteurs du plein été, nous percevons la manifestation de l’élément ahrimanien dans la convoitise cosmique sulfureuse. Quand nous nous représentons comment l’être humain est inséré dans l’ensemble de ces liens cosmiques, nous sommes obligés de nous dire que ce qui en l’homme est sa nature inférieure, la terre le prend en elle durant l’hiver et répond par-dessus la neige cristalline ; par-là, elle enlève à cette nature ce qui est ahrimanien. Se trouvant libéré au temps du plein été, cet élément agit dans l’espace universel extérieur en tant que convoitise cosmique, et même il est soumis aux lois émanant des planètes voisines de la terre et s’exerçant sur cette dernière. Il apparaît que dans le cosmos, la contre-façon existe à l’encontre de cet élément ahrimanien avide, de cette convoitise animale dans l’être humain, transplantée, pourrait-on dire, dans le cosmos. Ce qui enferme l’homme dans l’élément émotionnel, qui l’attire plus bas que sa nature humaine vers l’animalité et se manifeste là-haut dans les hauteurs du plein été, rencontre dans le cosmos une force antagoniste. Cette contre-force se manifeste par la chute de corps très particuliers qui du cosmos tombent parfois sur terre, et qui contiennent le fer météorique. Quand vous êtes en présence d’un bloc météorique, vous avez un singulier témoignage de la dissémination du fer dans le cosmos. Les étoiles filantes, fréquentes au mois d’août, dont on pourrait-dire qu’elles mettent tout spécialement en mouvement le fer météorique du cosmos, sont la manifestation extérieure de cette contre-force de la nature dirigée contre l’élément de convoitise, lequel est alors répandu dans le cosmos. Et les pierres météoriques où s’est comprimé le fer cosmique fournissent au cosmos les flèches qu’il lance sur l’élément animal de convoitise – qui se révèle comme je viens de le décrire.

Nous pouvons donc nous tourner avec vénération vers les êtres pleins de sagesse qui guident le   cosmos, car nous les comprenons. Nous savons en effet que l’être humain a besoin justement de cette nature animale, puisqu’il pourra développer les forces qui seules feront de lui un homme complet s’il parvient à la maîtriser, et pas autrement. Or il ne pourrait posséder sa nature avide et animalisante si cet élément ne faisait pas aussi partie du cosmos. Ainsi l’un des pôles du cosmos extérieur est en quelque sorte   constitué par ce qui est sulfureux, qui a la nature du soufre, l’élément sulfureux ahrimanien, et les flèches tirées du cosmos à travers l’espace pour le combattre, elles se concentrent dans le fer météorique – j’aimerais dire des projectiles météoriques de l’univers.

L’être humain cependant est en réalité un microcosme, il est réellement un petit monde. Tout ce qui se manifeste extérieurement dans le grand monde par des phénomènes grandioses et majestueux comme le sont les apparitions des météores, cela se manifeste aussi au sein même de son être physique. Car ce qu’il a de physique ne fait qu’exprimer, que manifester l’être spirituel de l’homme. Le sulfureux, nous le portons, donc en nous, émanant en quelque sorte de la partie inférieure animale qui est en l’homme.

Nous devons nous dire que ce Sulfur ahrimanien déchaîne ses tempêtes dans l’organisme humain, excite la nature avide, attise les passions. Nous sentons cet élément au-dedans de nous, et nous le contemplons au fort de l’été dans la voûte de convoitise cosmique qui nous surplombe. Mais nous voyons aussi comment les flèches acérées, de nature météorique, entrent dans la couche cosmique des désirs, la purifiant, la clarifiant, et constituent en quelque sorte le pôle opposé à ce qui est avidité animale. Car la couche d’animalité pleine de convoitise qui est dans les hauteurs du plein été se trouve purifiée par les flèches de fer météorique qu’y projette le cosmos.

Mais alors que hors de nous, dans le vaste cosmos, cela se fait avec grandeur en majesté, cela se fait aussi en nous, et perpétuellement. Nous produisons les particules ferreuses de notre sang, combinées à d’autres substances, et tandis que d’un côté le processus de sulfuration est charrié par le sang, de l’autre, le fer météorique interne s’oppose à lui, à l’autre pôle, et réalise intérieurement la même action que celle du fer météorique dans le cosmos extérieur. Nous pouvons nous représenter la relation de l’homme avec le cosmos de façon suivante : les lueurs des météores sont la réplique cosmique de ce qui, en nous, allume sans cesse des millions de lumières météoriques intérieures, et le fer de notre sang, qui nous clarifie et nous purifie, nous libère du processus de sulfuration qui a lieu justement dans le sang.

C’est ainsi qu’à l’intérieur, nous sommes une copie du cosmos. Dans le cosmos, le processus a lieu au sommet de l’été. Etant émancipé de la nature sous le rapport du temps, l’homme vit dans cette nature et porte constamment l’été en lui, ainsi que les autres saisons, tout comme il garde en lui par le souvenir ce qu’il a vécu antérieurement. Cela a disparu hors de nous, et en nous, cela reste. Et il en va de même de ce que représente l’homme en tant que microcosme par rapport au macrocosme. Mais ce qu’il porte ainsi dans son corps physique, l’homme doit le saisir pour avec l’âme et son esprit, il doit en faire intérieurement l’expérience, et ressentir que la projection météorique du fer sanguin dans le Sulfur sanguin devient pour lui liberté, devient initiative, devient force du vouloir. S’il ne le fait pas, le processus reste, au mieux, animal ou végétatif. C’est précisément lorsque notre âme et notre esprit réunissent à saisir en nous les processus qui s’y déroulent, tels que celui concernant Sulfur et fer, et à y mêler leurs propres impulsions, que nous devenons homme en âme et en esprits. Nous façonnons des outils et nous nous en servons, à condition de savoir les manier, pour réaliser telle ou telle chose ; de la même façon, nous pouvons mettre à notre service ce qui agit et vit en nous comme le processus dont nous parlons, au moyen de notre vouloir, si précisément nous savons le manier, en utilisant humainement ce qui se passe à l’intérieur de notre corps.

Elevons maintenant à nouveau le regard de l’homme vers le cosmos. Ce qui se déroule extérieurement dans le cosmos adresse à l’homme un sévère avertissement. Car le processus cosmique du fer météorique nous rappelle réellement notre intériorité physique, mais qui peut être mise au service de notre intériorité spirituelle. Nous savons alors comment interpréter les paroles d’airain qu’on lit dans la lumière astrale.

Tu te forges à ton service,
Tu fais apparaître sa valeur matérielle
Dans nombre de tes œuvres.

Parcourons du regard la vie moderne, la vie que les derniers siècles ont vu naître, pour constater que ce qui fait essentiellement partie de la civilisation matérialiste, c’est l’emploi du fer dans le domaine de l’existence terrestre. Examinons toutes les contrées civilisées devenues prospères ces derniers temps : C’est le fer qui a installé dans le monde physique ce qui a tant fait progresser la civilisation matérialiste. A nos yeux s’étale ce que l’homme a mis en place d’une façon tellement inouïe, les voies qu’il a tracées et les chemins qu’il a aplanis, avec une audace inouïe, au bénéfice des divers domaines de cette civilisation matérialiste : partout le fer et ses dérivés.

Par rapport à la vie de l’esprit, voici ce qu’est le matérialisme : il considère essentiellement que la matière est partout, et que l’esprit n’est pas autre chose que ce qui émane, pourrait-on dire, de l’activité des substances. Mais l’humanité des quatre derniers siècles ne manifeste pas seulement son matérialisme par sa manière de penser, mais aussi par sa mainmise sur les choses du monde extérieur. L’homme a employé le fer pour édifier sa culture matérielle, obéissant à des impulsions introduites récemment dans notre civilisation ; mais ce qui, venant des hauteurs célestes, lui échoit sous forme de fer météorique, il le considère tout au plus comme une rareté, et il prétend l’expliquer par une science qui ne peut pas en saisir grand-chose. Or ce fer météorique que le cosmos donne à la terre, qui agit   sur la vie animale en la clarifiant et en la purifiant, il nous exhorte à élever notre regard : l’élever de l’utilisation matérielle du fer à des fins terrestres à ce que réalise le fer à des fins célestes – dans les formations météoriques au-dessus de nous, et principalement dans celles qui se passent en nous. Car les processus météoriques se déroulent en nous constamment. Voilà pourquoi la première partie de l’exhortation qui apparaît dans la lumière astrale est une sentence qu’on dirait gravée en lettre d’airain.

Ô homme !
Tu as mis le fer au service de tes intérêts terrestres.
Tu te forges à ton service,
Tu fais apparaître sa valeur matérielle
Dans nombre de tes œuvres.
Mais il ne t’apportera le salut
Que lorsqu’à toi se révèlera
La haute puissance de son esprit.

Non seulement élevons-nous d’une conception matérialiste à une conception spirituelle de l’univers, mais encore sachons voir l’aspect et   cosmique de tout ce qui nous sert dans la civilisation matérielle, de ce qui a été construit pour une utilisation matérielle. Ainsi la sentence – dont à vrai dire il faut d’abord élucider le sens – conduit justement vers cet esprit qui, dans l’univers, vit tout particulièrement par la manifestation des phénomènes météoriques au cœur de l’été. Car c’est alors que le processus ahrimanien de sulfuration, qui généralement n’existe qu’à l’intérieur de l’homme, devient un processus cosmique, et que le processus météorique s’oppose à lui : ce sont les flèches que tire le cosmos sur les convoitises animalisées des hauteurs.

Si vous laissez agir tout cela sur votre âme, vous avez bien le sentiment que l’homme entretient des liens réels avec tout son environnement cosmique – dont, vous le sentez, fait partie votre propre sang que votre âme habite et qu’imprègne l’esprit. En lui, on le sent, s’opposent l’élément ahrimanien et le fer sanguin qui purifie cet élément le processus météorique est ressenti intérieurement.

Ce qui se passe à l’extérieur lorsque les forces spirituelles du cosmos dirigent leurs flèches acérées vers le monde animalisé de la convoitise cosmique, on le   contemple et on le comprend ; on se sent totalement relié au cosmos, tout adonné à lui. Ces phénomènes particuliers, justement, font que vous vous sentez pleinement adonné au cosmos.

Or, lorsqu’un tel sentiment s’accompagne du plus profond sérieux, il donne alors naissance à une Imagination cosmique : on ne peut pas faire autrement que d’élaborer et de modeler cette Imagination. De même qu’en face de la nature extérieure perçue par les sens l’animal n’est pas capable de former des concepts et des représentations, mais seulement des impressions générales, alors que l’homme forge ses représentations, l’âme que la clairvoyance exacte éclaire est nécessairement incitée à former une Imagination : quand elle fait l’expérience de son propre processus météorique, quand elle contemple le processus météorique cosmique, elle porte dans l’Imagination la riche plénitude de vie se manifestant ainsi, elle assemble en une image intérieurement saturée de force la vie de l’homme, du microcosme, mêlée à celle du macrocosme.

Voilà pourquoi une Imagination comme celle-là, justement, n’est pas seulement un produit de l’Imagination, mais exprime vraiment, réellement, ce qui vit par l’univers et par l’être humain -  donc ici par ce qui se découle au cours de l’année.

Or l’imagination qui se présente sous l’effet de l’expérience dont nous parlons est précisément la même que celle qui naît d’une participation aux phénomènes naturels se déroulant au cours de l’année du sommet de l’été jusqu’à l’automne, jusqu’à la fin de l’été et au début de l’automne. De l’expérience vécue surgit la réalité de Michaël, dont la vivante figure se place en face de l’âme. Du fait de ce que j’ai décrit, Michaël se manifeste dans son combat contre le dragon, contre la nature animale de l’homme et le processus de sulfuration. Et lorsqu’on comprend ce qui se passe en réalité, on voit l’âme, qui prend forme par la vie et l’activité même du cosmos, s’avancer et créer par ses propres forces le combat de Michaël contre le dragon. L’apparition de Michaël, c’est l’expression extérieure de ce qui agit extérieurement dans le cosmos pour combattre la nature avide animalisée. Mais il apparaît en brandissant l’épée qui désigne la nature supérieure de l’homme. Il apparaît, tend l’épée qui désigne, et dont le fer a été fondu et forgé  par le cosmos : nous  nous représentons alors Michaël de la façon  qui convient.

Emergeant, pourrait-on dire, d’une forme spirituelle, d’une nuée, la figure de Michael nous apparaît ; son   regard positif désigne en quelque sorte, il est dirigé vers le monde, l’œil projette le regard vers le dehors comme une flèche sans le ramener au-dedans : le bras de Michaël semble entièrement environné d’étincelles de fer météorique, qui paraissent avoir fondu sous l’effet des forces cosmiques de convoitise, et se rassembler à nouveau pour former l’épée de flamme de Michaël.

Nous nous faisons de Michaël une image juste et fidèle à la réalité en nous représentant le visage fait de la lumière dorée de l’été ; le regard positif se tend vers le dehors comme un indicateur et paraît envoyer un rayon de lumière venu du dedans. L’image est juste si le bras tendu est environné de fer météorique flamboyant projetant des étincelles, puis fondu pour former l’épée ; celle-ci indique à l’humanité les chemins qui la mènent de la nature animale vers la nature supérieure, qui mènent l’homme de l’époque estivale où il participe le plus à la nature ambiante, où la conscience humaine est au maximum conscience de la nature, vers la saison de l’automne, celle où l’homme ne pourrait participer, en s’unissant à la nature, qu’au déclin de la vie, au dépérissement de la nature.

Or ce serait effroyable si l’homme était contraint, à l’approche de l’automne, de participer à cette nature agonisante qui se paralyse. Vivre le printemps, c’est, si l’on est réellement homme, s’abandonner à la nature qui s’éveille, qui bourgeonne, qui verdit et prospère. Un homme véritable fleurit avec chaque fleur, s’ouvre avec chaque feuille, mûrit avec chaque graine. Nous nous abandonnons à la nature avec chaque graine. Nous nous abandonnons à la nature en plein essor qui bourgeonne et verdoie. Et nous pouvons le faire, car cette nature veut la vie. Nous sentons la vie   en participant à sa vie. Et nous faisons bien de nous livrer à la nature, car nous trouvons la vie en elle. En automne, il ne nous serait pas possible de développer en nous une telle conscience de la nature, car en le faisant de façon exclusive, nous serions obligé de participer à la vie qui meurt, qui se fige. L’être humain n’a pas le droit de le faire, il doit ramasser ses forces pour s’en défendre. Tout comme il doit participer avec sa propre vie, à la vie de la nature, il doit opposer son moi à la nature agonisante, à la mort. La conscience de la nature doit se transformer en conscience de soi.

C’est là la grande, la puissante image qui, à l’approche de l’automne, nous exhorte par ce qui se déroule dans le cosmos : qu’en l’homme la conscience de la nature devienne conscience de soi ! Mais pour y parvenir, l’homme a besoin de la force capable de surmonter, en son âme et son esprit, l’effet intérieurement destructeur de sa nature animale. Les indications qui lui permettent d’y parvenir, il les reçoit s’il contemple les phénomènes du cosmos, s’il contemple ce que manifeste la figure de Michaël par son regard positif qui vous oriente, par l’épée météorique qui flambe dans sa main droite. Ce Michaël qui apparaît, il est justement engagé dans la lutte contre la nature animale de convoitise dont l’image, elle aussi, est fournie par l’ensemble de la vie et son incessante activité.

Si nous voulons peindre l’imagination tout entière, nous ne pouvons pas le faire selon l’arbitraire humain : nous ne pouvons peindre que ce qui nous est inspiré par le cosmos. Le sulfureux jaunâtre et rougeâtre qui monte dans les hauteurs avec les esprits des éléments, nous ne pouvons le représenter que sous forme du dragon constitué par l’élément Sulfur, et cela de telle manière que le sulfureux dragon dresse sa tête qui se déchaîne, aimerais-je dire, traduisant justement le processus de convoitise dont nous parlons ; et, surmontant ce dragon ahrimanisé, vous avez Michaël apparaissant tel qu’il vient d’être caractérisé.

Celui qui comprend l’univers est capable de le représenter par des Imaginations. Et quiconque prétendrait qu’il peut peindre le combat de Michaël et du dragon   comme il l’entend pécherait contre la réalité interne de l’univers. Car le monde détient les forces qui l’habitent sous une forme qui, à l’intention de l’homme, est bien déterminée. Les chefs d’œuvres de l’art, que ce soit en peinture ou dans d’autres arts, procèdent de bien autre chose que l’arbitraire des hommes, sans quoi ils n’auraient pas captivé les humains depuis des siècles, voire des millénaires. Ils s’enracinent au contraire dans la compréhension réelle de ce qui vit et se meut dans l’univers, et qui se meurt et vit aussi en l’homme. Alors, de par le vivant et l’agissant qui sont dans la nature et l’être humain, commun à l’une ou à l’autre, la création s’exprime par des Imaginations : on le reconnaît aux couleurs, à l’éclat, aux formes des détails qui retracent des secrets de la nature ; et lorsque l’exécution est d’une haute qualité artistique, ce sont les vraies et grandes œuvres qui naissent, celles qu’ont créées les clairvoyants, que copient les imitateurs, et que les barbouilleurs décorent de toutes sortes de colifichets qui masquent la vraie grandeur des œuvres : celle qui doit émaner de l’activité créatrice du cosmos. Voilà comment les œuvres d’art agissent sur les hommes durant de longs espaces de temps, et comment elles peuvent leur communiquer des impulsions. En art, les thèmes majeurs de la peinture, de la sculpture, ne sont devenus ce qu’ils sont que parce que leur création procède des impulsions de la vie, la vie de la nature, la vie des hommes contemplées par la vision clairvoyante……




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Re: Tout ce qui est dans le cosmos tend à la surface plane

Message par obsidienne le Sam 14 Juil - 23:31

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Inner Development par Valentin Tomberg
LECTURE UN - La nouvelle communauté de Michael et son importance pour l'avenir

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Qui est Michael dans le cosmos? Qui est Michael par rapport à l'humanité? Pour répondre à cette question, nous devons d'abord porter notre attention sur un autre être spirituel, celui qui dans la Bible est adressé par le prophète Ezéchiel comme le Roi de Tyr - c'est-à-dire comme l'être spirituel dont le reflet terrestre était le Roi. Pneu.

Ézéchiel lui dit:

Tu es un sceau sans tache,
plein de sagesse et juste au-delà de toute mesure.
Tu es dans le paradis de Dieu et orné
avec toutes sortes de pierres précieuses,
avec sardius, topaze, diamant, turquoise,
onyx, jaspe, saphir,
améthyste, émeraude et or.
Au jour où tu as été créé,
tes tambours et tuyaux de ta bouilloire
doit déjà avoir été préparé en toi.
Tu es comme un chérubin qui se propage
lui-même et se couvre;
et je t'ai mis
sur la montagne sacrée de Dieu,
de sorte que tu demeures parmi les pierres ardentes.
                                (Ézéchiel 28, 12-14)

Or, quel est celui dont Ezéchiel parle dans de si merveilleuses paroles?
Qui est ce chérubin qui habite le paradis de Dieu parmi les pierres de feu et qui a douze pierres précieuses dans sa couronne?

Ce "chérubin" est Lucifer. Le rôle cosmique sur le seuil du paradis était en effet destiné à Lucifer. Lucifer devait être le Gardien du Seuil. Lucifer était l'être ordonné par le Tout-Puissant de se tenir «sur les pierres ardentes» à la «limite du Paradis» et de garder son seuil. Mais Lucifer a commis la méchante action et a été expulsé de la Montagne Sainte de Dieu.

Un fait spirituel fondamental est lié à la chute de Lucifer: à savoir que la Trinité du Bien se sacrifie à l'inférieur. Nous voyons cette loi exprimée, par exemple, dans le Père du monde. Car le but primitif du Père, qui est à la base du monde, doit être remplacé sur le trône par son successeur, son Fils. Ainsi, quiconque prend une position définie sur la terre veut être remplacé par un successeur, un héritier. C'est le principe de l'altruisme.

Valentin Tomberg
Ahriman ou Angra Mainyu,
L'adversaire de Dieu dans le zoroastrisme


La trinité du mal - ou plutôt la triple désunion du mal - présente quelque chose de tout à fait différent. Dans le cas du mal, le successeur est l'ennemi du prédécesseur. L'être qui vient plus tôt est toujours menacé d'être englouti par celui qui viendra plus tard.

Ainsi Lucifer, qui par sa chute est devenu un représentant du premier principe du mal dans le monde, déteste son successeur karmique, Ahriman, parce qu'Ahriman s'efforce de l'engloutir.

Dans le futur karmique, cependant, Ahriman lui-même sera englouti par son successeur, l'Asura - le troisième principe du mal, qui doit encore se révéler.

Le bien se révèle par le fait que le premier se sacrifie au dernier. Dans le cas du mal, le contraire se produit: l'être qui vient plus tard devient le dévoreur du prédécesseur. Maintenant, parce que Lucifer a dû quitter la place dans le monde qui lui a été attribué par les dieux, le besoin est apparu dans le monde de protéger Lucifer, pour une période définie du temps cosmique, d'être englouti par Ahriman.

Donc un autre être, qui a pris la position sur le seuil sur lequel Ahriman ne peut pas passer. Cet autre garde le seuil qui représente le rempart protecteur du monde spirituel contre Ahriman. Cet être est l'archange Michael. C'est la raison pour laquelle Rudolf Steiner a commencé le verset consacré à Michael avec les mots:

Des pouvoirs d'esprit étincelants, nés de la puissance du soleil,
répandre ta grâce sur les mondes:
vous êtes destiné par la pensée des dieux
pour former le vêtement de rayons de Michael.
Valentin Tomberg
Sophia avec ses trois filles
Foi, espérance et charité
(Icône byzantine)
Les pouvoirs spirituels issus du soleil sont destinés à former le vêtement de rayons de Michael. Michael est destiné à une autre, plus haute dignité que la dignité dévolue aux autres anges. Cela est arrivé parce que Michael a offert un sacrifice en se mettant dans le lieu vide, celui qui a été libéré par Lucifer.

Pour comprendre encore plus concrètement la position de Michael dans le cosmos, nous devons diriger notre attention vers un autre être. Elle est un être tout à fait inconnu et entièrement méconnu en Occident, dont le nom a été à peine conservé. Dans l'Orient grec-slave, cependant, un sentiment de mémoire d'elle vit encore et s'exprime dans l'art religieux. C'est l'être qui, révélant l'unité du Père, du Fils et de l'Esprit pour la conscience humaine, fait de la Trinité Divine une Tri-Unité pour la conscience des êtres du monde. Par conséquent, elle a le symbole suivant:


Si vous imaginez cet être, elle prendra la forme d'un cercle circonscrit à un triangle. Dans l'ancien Israël, Salomon le Sage a parlé d'elle ainsi:

La sagesse [Sophia] a construit sa maison et l'a élevée sur sept piliers. (Prov 9: 1)

Valentin Tomberg
Sophia avec ses trois filles
Foi, espérance et charité
(Icône russe)

Parlant dans la voix de Sophia elle-même, Salomon dit:

Le Seigneur me connaissait au début de ses voies;
Avant de créer quoi que ce soit, j'étais là.
J'étais installé depuis l'éternité,
depuis le commencement, avant la terre.
Quand les profondeurs n'existaient pas encore,
J'étais déjà né;
quand les sources ne coulaient pas avec de l'eau,
avant les montagnes
ont été mis sur leurs fondations,
avant les collines, je suis né.
Quand il n'avait pas encore fait la terre
et qu'y a-t-il,
ni les montagnes à la surface de la terre,
quand il a préparé les cieux, j'étais là.
J'étais là quand il a mesuré la profondeur,
quand il a fixé les nuages ci-dessus,
quand il a raffermi les ressorts des profondeurs,
quand il a fixé une limite à la mer et aux eaux
afin qu'ils ne devraient pas outrepasser sa commande,
quand il a posé les fondations de la terre.
                                       (Prov 8: 22-29)
Sophia a précédé toutes choses. Elle n'est pas un simple plan pour la structure du monde, mais plutôt un véritable être spirituel descendu dans la hiérarchie des archanges. Cependant un malheur lui est arrivé. Rudolf Steiner se réfère à cela dans un verset qui commence:

Isis - Sophia
Sagesse de Dieu
Lucifer l'a tuée
Et sur les ailes des forces cosmiques
L'emporta dans les largeurs de l'espace.

Lucifer a pris le contrôle du pouvoir avec lequel Sophia s'est uni verticalement avec l'humanité terrestre. C'était sa "chute" - le crime dont Ezéchiel parle. Lucifer a transformé la sagesse cosmique en sagesse personnelle. et le pouvoir de Sophia est devenu un pur fantasme pour les êtres humains. La fantaisie devient ainsi la contrefaçon luciférienne de la révélation de Sophia. C'est devenu le pouvoir de mentir.

Sophia a perdu la possibilité de laisser ses révélations couler directement dans l'humanité. Elle se tut, attendant le moment futur où elle serait capable de transmettre à l'humanité les dons dont elle est intérieurement remplie.

Valentin Tomberg
Mater Dolorosa par El Greco

L'image qui exprime l'être intérieur de Sophia, et se trouve surtout en Orient (comme en Occident), est celle de la Mater Dolorosa, la mère souffrante. Elle regarde les générations d'hommes et de femmes sur terre avec la souffrance d'une mère qui est empêchée de donner des cadeaux à ses enfants.

Au moyen de son langage de souffrance, Sophia est l'autre Gardienne du Seuil. Car le seuil a deux côtés. On peut franchir le seuil de deux directions: du spirituel au physique, au monde inférieur et du monde inférieur au monde supérieur.

Michael se tient au seuil séparant le monde inférieur du supérieur. Il empêche les puissances du monde inférieur d'empiéter sur les mondes supérieurs.

Alors que Michael empêche la pénétration de l'œil pécheur de la connaissance dans le monde spirituel, Sophia empêche la volonté irréfléchie et intempestive de révélation des êtres du monde spirituel de pénétrer dans le monde inférieur. Comment fait-elle cela? Dans la mesure où elle est porteuse de souffrance, qui a été dépouillée de son pouvoir imaginatif par Lucifer, Sophia, comme la Mater Dolorosa, pâle et incolore, dépouillée de son vêtement de lumière - un avertissement aux autres de ne pas tomber dans la tentation est l'essence de Lucifer.

Valentin Tomberg
Michael et le Dragon
par Rudolf Steiner


Comment Michael s'acquitte-t-il de sa mission de gardien du seuil? D'après un certain nombre de conférences de Rudolf Steiner, nous savons que la mission de Michael se manifeste à la fin de l'été et au début de l'automne, le festival de Michael étant célébré le 29 septembre. Son combat avec le dragon a lieu pendant cette période.

Cette confrontation, qui a lieu dans la région à mi-chemin entre la Terre et la Lune, a pour but de contrecarrer la tentative qu'Ahriman fait chaque année pour prendre le contrôle de la Lune. Ahriman veut gagner la huitième sphère, qui est "enchaînée" à la lune, pour lui-même. Il voudrait obtenir une connexion directe avec cette sphère afin qu'elle soit directement connectée à l'intérieur de la terre. Cela signifierait que les pouvoirs de la Vierge qui, selon l'imagination de Noël, se soutiennent sur la lune, seraient également entraînés dans le cycle des événements terrestres.

Vierge et enfant
Vierge à l'Enfant sur la Lune Croissante
par Albrecht Durer


Ce que Lucifer a fait en privant Sophia de son pouvoir d'imagination, Ahriman veut aller plus loin, en voulant prendre possession de son pouvoir d'inspiration. Chaque automne, cette tentative d'Ahriman est annulée par Michael. Chaque automne, cela arrive au «seuil» - car cette zone entre la terre et la lune est le seuil, et le «dragon» est de nouveau rejeté dans «l'abîme», c'est-à-dire dans l'intérieur de la terre. Michael remplit sa mission cosmique en tant que gardien du seuil.

Maintenant Michael a une mission historique. Il était l'esprit populaire du peuple d'Israël. Comment comprendre que ce gardien du seuil puisse simultanément être l'esprit populaire d'un peuple? Le peuple d'Israël, en tant que communauté, était composé de «gens du seuil». Ils portaient en eux le mystère du Christ et ainsi ils étaient eux-mêmes ce seuil.

Ceci explique la sévérité et la sévérité surhumaines avec lesquelles, au cours de leur histoire, le peuple d'Israël a évité de se mêler à d'autres cultures. Il explique également l'oblitération apparemment inhumaine et cruelle des cultes des «hauts lieux» et du «sacrifice des premiers-nés» dans le feu. Cette extermination de toute vie spirituelle étrangère en Israël était une nécessité; car les cultes sur les "hauteurs" représentaient une tendance luciférienne, et le rite de "Moloch" représentait une tendance Ahrimanique. Le seuil du Christ Mystère devait être gardé. Ainsi, il était en effet gardé, et le gardien était l'esprit populaire de ce «peuple du seuil», Michael lui-même.

Entre le 18ème et le début du 19ème siècle, Michael a apporté une action puissante et significative dans l'histoire spirituelle du monde. Selon Rudolf Steiner - avec la fondation de l'anthroposophie - Michael était capable de rendre Sophia efficace à nouveau.

Etre «Michaelite» aujourd'hui, c'est être une personne qui, par la contemplation de la nature, a des souvenirs du culte que l'âme a vécu avant sa naissance Si au plus profond de son âme le souvenir est éveillé des images de la Chute, du Mystère de Golgotha, de perspectives concernant le futur - alors on a un oeil solaire Michaelic

Ces personnes expérimentent la pensée de telle sorte qu'elles n'exigent pas de preuves et de faits pour être convaincues de la vérité de ce qu'elles ont appris à connaître. Car ils éprouvent la pensée non comme une possibilité logique, mais plutôt comme la puissance de la mémoire du culte de Michael - le sentiment de la vérité, est doté en de telles personnes d'une force magique. Par conséquent, la deuxième partie du verset de Michael s'exécute comme suit:

Lui, le messager de Christ,
Points en vous à la sainte volonté cosmique
Cela porte l'être humain.

La communauté de Michael doit faire ses preuves. Ses membres doivent avoir un pouvoir de penser est appelé "fer spirituel". Toute personne qui se consacre à la vérité reconnue est une épée de Michael, et elle-même est une sorte de «gardien du seuil».

Soleil, Saturne et Lune
Soleil, Saturne et Lune
Quel genre d'avenir fait face à cette communauté?

La nouvelle clairvoyance naturelle se révélera de deux façons parmi les êtres humains. Certaines personnes verront le spirituel à l'oeuvre dans la nature, reconnaîtront comment les éléments sont l'expression de ces mystères spirituels qui ont coulé sur la terre à travers les existences de Saturne, Soleil et Lune. Le mystère de l'évolution dans la nature deviendra de plus en plus évident pour ces individus. Dans un autre groupe, une capacité différente émergera - une vision karmique, la contemplation du passé karmique. Ils verront le karma appelé par diverses actions.

Rudolf Steiner parle de deux courants au sein du mouvement anthroposophique: les «platoniciens» et les «aristotéliciens», les platoniciens sont ceux chez qui la nouvelle clairvoyance apparaît sous la forme d'une vision karmique, les aristotéliciens ont la clairvoyance à l'égard des secrets de la nature. la communauté consiste, d'une part, en des personnes qui ont développé leur conscience-âme, afin d'utiliser leur clairvoyance pour acquérir la connaissance de la nature, et, d'autre part, des personnes qui recevront le principe du moi-esprit pour expérimenter le karma.

Ces deux groupes doivent travailler ensemble. il n'y a pas d'autre moyen de l'être. Ils représenteront le cercle complet - le cercle de la nouvelle chevalerie spirituelle - qui peut porter le nom: "Michael-Sophia in nomine Christi".

Les hommes et les femmes de Sophia, de révélation, marcheront sur le chemin avec les hommes et les femmes de la connaissance; les platoniciens se tiendront en garde avec les aristotéliciens au seuil du monde spirituel. Dans cette communauté, la tutelle n'implique ni le silence ni la révélation de tout.

Au lieu de cela, cela signifiera qu'un mur vivant sera érigé - un mur constitué de formes humaines inébranlables qui serviront de lien vertical entre le monde spirituel et le monde physique. D'un côté ils ouvriront les portes aux autorisés, et de l'autre ils les fermeront aux non autorisés. Cette communauté de chevaliers - cette communauté de «chevaliers du seuil» - sera pleinement réalisée à l'avenir.

Restons fidèles à l'esprit, indépendant de tous les enseignements et des enseignants, de toutes les organisations du monde. Nous restons fidèles à la voix intérieure de la vérité et de la conscience! Ensuite, nous sommes dans l'école qui prépare la future communauté de Michael - la communauté qui portera la devise:

Michael-Sophia dans nomine Christe
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Re: Tout ce qui est dans le cosmos tend à la surface plane

Message par obsidienne le Sam 14 Juil - 23:48

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DEUXIÈME CONFÉRENCE: La méditation son être et son effet

Platon
Aristote

Nous avons parlé des platoniciens qui sont disposés à la révélation et qui utilisent leur clairvoyance pour expérimenter le karma, et les aristotéliciens qui sont disposés à la recherche et qui utilisent leur clairvoyance pour apprendre à travers la nature. Bien qu'ils soient intérieurement différents, le même chemin de la pratique spirituelle est valable pour les deux.

Ce chemin est basé sur le principe de la pratique spirituelle. Ce principe a deux aspects fondamentaux:

Premier aspect: ouverture

On devrait méditer pour un temps court, choisi chaque jour, un temps dans lequel on est complètement conscient, tout en suivant le courant ordinaire de la vie avec une ouverture naturelle pendant le reste de la journée. Son corps et son âme vont aimer la clarté et la luminosité de la méditation.

dessin 1

Ce processus peut être montré à l'aide d'un dessin. Si (a) représente le niveau de vie ordinaire, cela est élevé par l'exercice spirituel (b) à un nouveau niveau (c). Et le processus continue, même si les étapes peuvent être petites.

La méditation se traduit indirectement par des pouvoirs définis qui se déversent dans la vie et par le fait qu'une personne apprend à apprécier la maîtrise de soi par l'exercice du libre arbitre. C'est l'un des principaux aspects de l'entraînement spirituel.

Deuxième aspect: Répétition constante

Steiner a une fois inventé la formule: "Le rythme remplace la force." Ceci est valable pour la vie physique et spirituelle. Des efforts lents et progressifs peuvent amener une personne véritablement en avant de telle sorte qu'aucun désordre ne s'installe, comme cela pourrait bien arriver quand on essaie d'accomplir beaucoup en peu de temps.

La respiration se répète toujours en rythme et la respiration harmonieuse est le fondement de la santé et de la vie humaines. L'âme, lorsqu'elle acquiert une sorte de «respiration» propre, réalise pour la vie intérieure une existence ordonnée de la même manière.

Notre Ange, Lucifer et Ahriman


Si vous imaginez une personne debout devant vous, alors l'ange de la personne sera là-haut. Le soi-disant supérieur d'un être humain est quelque chose que l'ange enveloppe, tout comme une mère enveloppe son enfant dans son ventre. Quand le je plus haut est né, l'ange est libéré du devoir humain et n'est plus l'ange gardien de cette personne - le planant, le gardant, le protégeant. Au lieu de cela, l'ange devient un ami - celui qui marche avec la personne ou quitte même, si confiée à d'autres tâches. Le royaume de l'ange se trouve au-delà du seuil de la conscience humaine.

Nos pensées rayonnent dans quatre directions: la droite et la gauche se rapportent aux sens; vers le haut et vers le bas se rapportent à la pensée active et indépendante. Le faisceau pointant vers le bas atteint la sphère du soi-disant subconscient. Ici, il n'y a pas seulement des instincts inconscients, des désirs et des passions, mais aussi des êtres différents.

Ici, on rencontre l'ange luciférien, qui est lié au corps astral humain. Le double luciférien «tomba» au milieu de la période lémurienne; Depuis lors, le désir de cet ange est de ne pas exister du tout. Au lieu d'être lié au corps astral humain où, dans notre être intérieur, il nous fait constamment mentir, cet ange aspire à se dissoudre dans l'astralité du monde.

Valentin Tomberg
Sculpture d'Ahriman
par Rudolph Steiner

Plus profond encore nous trouvons la sphère du double Ahrimanic. Ainsi, le subconscient est Luciferic et Ahrimanic. Par conséquent, nous avons un triple caractère: la surconscience, la conscience et le subconscient.

Ahriman s'efforce de prendre le contrôle du moi humain. De même que notre ange, au-dessus de nous, représente notre archétype, le double Ahrimanic est notre caricature. Cette caricature est très intelligente. Il ne se manifeste pas en suscitant des passions sauvages, mais se manifeste surtout lorsque la subordination à un but agit fortement chez une personne. Ces individus, qui sont hautement respectables (du point de vue externe, bourgeois), peuvent être des outils de ce double Ahriman.

Les effets de la méditation
Prométhée
Premier effet

Quand on se donne à la méditation, un flux de lumière monte vers le moi supérieur et l'ange. Puis, à partir de cette surconscience, un flot de lumière descend et éclaire et purifie le subconscient. Ainsi Lucifer est progressivement libéré par l'ange qui se tient au-dessus. Le Prométhée subjectif lié à notre corps astral, aux falaises de notre être, est libéré de ses entraves. Cette libération a lieu à travers l'amour intérieur croissant de la vérité. Lorsque nous irradions la lumière dans notre inconscient avec notre conscience, nous découvrons notre mensonge intérieur. Tout le monde a une inclination au mensonge - mentir moins en paroles que mentir. Le mensonge est intérieurement détruit et est remplacé par un désir de vérité. Lucifer se libère de notre corps astral, devenant un être qui peut librement se déplacer autour de nous, dans notre destin. Il devient ainsi un serviteur de notre ange gardien.

Le serpent perd sa peau
Deuxième effet

Un deuxième effet de la purification par la méditation est que les deux éléments Luciferic et Ahrimanic sont expulsés de notre subconscient et deviennent conscients. Ils deviennent révélés. De même qu'un serpent se débarrasse de sa peau et que la peau se trouve devant elle et peut être vue par elle, une personne jette le moi inférieur, le subconscient astral, qui devient alors une sorte de «double» perceptible.

On devient conscient des sources d'erreurs, conscientes de la manière dont on peut commettre des actions qui ne correspondent pas à ses intentions. Avec des individus dont je suis faible, ce double peut agir et parler avec eux. Une personne peut prononcer sept phrases dont on ne s'est formé que quatre, tandis que trois dérivent du double.

En apprenant à être conscient de ce «compagnon», qui voudrait glisser dans chaque énoncé, dans chaque jugement intérieur et dans les événements du monde extérieur, on acquiert la connaissance de soi; on apprend à avoir la connaissance exacte de son propre être.

Troisième effet

Un troisième effet de la méditation est la sortie du double Ahrimanic. Ce double ne peut pas être transformé en nous, mais doit être chassé, de sorte que l'être humain perd toute connexion avec lui. Nous devons donner à ce double aucune nourriture, de sorte qu'il soit obligé de se retirer devant la lumière descendante de la méditation, de reculer dans le sens littéral du mot, jusqu'à nos pieds. Là, il s'accroche, pour ainsi dire, et est traîné dans la dimension horizontale à travers la vie. Puis vient un moment où il se détache comme une brindille fragile. La démarche devient plus légère. On est libéré d'un fardeau intérieur.

Deux types de méditation
Prométhée
Lemniscate

Jusqu'à présent, nous avons parlé de la méditation comme exercice spirituel. Un autre type de méditation a pour tâche d'acquérir des connaissances dans le but de pénétrer certains mystères. Ce type de méditation peut également être représenté schématiquement. Le je pose une question, en le plaçant le plus haut possible, de sorte qu'il doit s'élever encore plus haut. Pour élever la question vers le haut, on fait surgir de l'intérieur de soi une énergie de plus en plus élevée. A mesure que la question s'élève, elle rencontre certains êtres des hiérarchies spirituelles et se remplit de leurs radiations intérieures. Ensuite, il revient à l'être humain où il s'allume en tant que connaissance. Nous avons compris quelque chose.

On peut aller plus loin pour expérimenter la pleine valeur et le contenu de la question et de la réponse. Alors le courant descend dans les profondeurs du subconscient; de là, le sentiment et la volonté de cette pensée reviennent et peuvent être connus. Une pénétration plus profonde est obtenue en posant des questions toujours plus élevées et en recevant des réponses de plus en plus élevées. Alors la question atteint sa volonté. La forme de cette activité est un chiffre huit, un lemniscate. Ce processus de méditation cognitive est effectué pour comprendre quelque chose non seulement avec la tête, mais aussi avec le cœur, et finalement avec tout son être.

Une méditation réalisée pour la connaissance est en accord avec les mots: "Je suis le chemin, la vérité et la vie". Ces mots sont également les étapes de la méditation - c'est-à-dire une connaissance approfondie, expérimentée directement dans le sang humain. Tout cela se passe au moyen de la méditation.
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Message par obsidienne le Sam 14 Juil - 23:56

https://steiner-anthroposophie-nwo.blogspot.com/2017/10/74-bouddha-gautama-et-la-mission-de.html

Bouddha Gautama et la mission de l'Inde par Walter J. Stein

D'un certain point de vue, l'Inde peut être dite une récapitulation du monde entier. L'Inde est non seulement le lieu d'habitation d'une proportion considérable de toute la race humaine (une plus grande) proportion que ce qui est habituellement réalisé, à savoir, un cinquième de la (population du monde), mais son climat comprend les conditions les plus variées connues sur terre. Descendant en Inde des Hauteurs de l'Himalaya nous passons à travers les plus extraordinaires variations du climat et des phénomènes géographiques dans les plus brefs temps possible. En plus de cela, cependant, l'Inde a été une sorte d'objectif pour ceux qui d'une manière ou d'une autre ont abrité les pensées du monde-Dominion.(le Royaume-Uni)

Dans la légende de Bouddha, il est dit que lorsque le bodhisattva descendit pour sa dernière naissance, il avait reçu des dieux tous les dons qui l'ont prédestiné à devenir un roi sur l'ensemble du monde. Mais la grandeur et la profonde signification de ce Bodhisattva- — qui, au cours de sa vingt-neuvième année, est monté au niveau du Bouddha — était que, bien qu'il possédait le pouvoir de l'adapter à l'ordre du monde, il l'a transformé. Plus profondément nous étudions la mission de l'Inde dans l'évolution de l'humanité dans son ensemble,plus nous nous rendons compte que la tâche de l'Inde est de transformer l'impulsion de la guerre et de la conquête dans un amour de guérison, compassion, d'amour et de sacrifice. Le secret de l'Inde est qu'il fait partie de sa Mission d'éveiller les hommes à cet idéal. Rudolf Steiner a décrit l'évolution de l'homme en indiquant la première époque de la civilisation en Inde , et il a attiré notre attention sur le fait que les sept «villes qui sont en Asie», à laquelle les lettres dans l'Apocalypse sont adressées, représentent les sept époques de civilisation. Ainsi, la première lettre à l'église d'Éphèse doit être considérée comme faisant référence à l'époque indienne de la civilisation. Si nous appliquons cette conception à L'histoire indienne, nous pouvons dire que dans le sens spirituel,l'Inde est une Éphèse et que la mission de cette Éphèse spirituelle est de transformer l'impulsion de la conquête et du pouvoir dans celui de la guérison et de l' amour.

Le fait que l'Inde aujourd'hui est encore le pilier d'un monde extérieur-Dominion montre qu'une grande distance sépare l'humanité de cet idéal. Et pourtant, le temps reste à venir une fois de plus lorsque l'impulsion à la vie de l'esprit et de l'âme sortant de l'Inde versera toute sa puissance et splendeur à travers l'humanité comme un feu Saint, apportant la guérison, la bénédiction et la chaleur. En ce qui concerne l'histoire, les impulsions qui sont sorties de l'Inde ont dès le début été désintéressées. Le bouddhisme n'a pas donné naissance à une religion qui a prouvé une bénédiction prééminente sur le pays de son origine, pour une destinée autre. Il a été dans les terres hors de l'Inde que le bouddhisme a déplié son plus grand pouvoir. Le bouddhisme est venu aux Mongols, un peuple dont les instincts étaient une incarnation de la nature guerrière. Il est venu pour modifier, guérir et purifier ces instincts. Ceux qui étudient le caractère du peuple mongol avec une perception aiguisée par ce que Rudolf Steiner a dit à leur sujet trouveront, dans tous les détails, la confirmation la plus merveilleuse de ce qu'il a enseigné. Il a parlé des Mongols comme la «race de Mars» et c'est en effet la clé de leur nature. La couleur même de la peau indique que dans le peuple mongol la fonction de la vésicule biliaire et du foie joue un rôle exceptionnel. Ils révèlent leur nature de la manière la plus concrète, même à l'observation superficielle. Mais l'histoire des Mongols révèle aussi leur lien avec Mars.Tendre la main et se retirer, avancer et reculer, en un mot les attaques et retraites qui sont caractéristiques de l'élément belliqueux, tout cela est typique de l'impulsion de Mars. Si, par exemple, nous suivons l'histoire des migrations ou des invasions de Genghis-Khan, nous avons une image de cette progression répétée . Tout comme les oiseaux de passage commencent leur vol à certaines saisons de l'année et de vivre instinctivement dans les conditions prévalant entre le soleil et la terre, de même,les peuples mongols vivent dans un autre rythme cosmique, un rythme promulgué par la terre, qui a tendance tous les 800 ans ou plus à les conduire de l'est vers l'Ouest.

Rudolf Steiner a indiqué qu'une ligne pourrait être tracée du nord au sud, environ à travers la Silésie au-dessus de la plaine hongroise vers l'Italie, et que cette ligne ne fût jamais traversée par les Mongols. D'où leur retraite sans raison apparente, après des victoires décisives comme, par exemple, la bataille de Liebnitz. Certes, le Chant de Walter et Hildegund témoigne clairement du fait que les Huns ont avancé dans les régions du Sud de la France, mais cela ne concerne que les marches des armées. Les camps à partir desquels Les Huns avaient quitté femmes et enfants n'ont jamais transité à l'ouest,par-delà de la région du Danube et du Theiss. C'était la principale forteresse d'Attila à partir de laquelle il a initié ses invasions et dans laquelle il se retira. Ces invasions mongoles sont mentionnées ici pour indiquer ce que c'était dans l'évolution de l'humanité qui était censé être paralysées par l'impulsion émanant de l'Inde.

L'attitude de l'âme qui est caractéristique du bouddhisme est devenue «chrétienne» dans un plus merveilleux chemin grâce à Francois d'assise. Rudolf Steiner l'a indiqué dans ses conférences intitulé anthroposophical Ethics. [1] Dans la première partie de sa vie, Francois d'assise était audacieux et prodigue, plein d'impulsions guerrières. Comme le résultat d'une grande et impressionnante vision, il transmuta ces qualités de son être et est devenu un guérisseur. Rudolf Steiner nous a aussi dit que cette lèpre, une maladie si répandue en Europe au moyen âge, doit être retracée à l'État chronique de la peur qu'ont suscité dans les peuples les invasions mongoles.

Et il a été dit que précisément Francois d'Assise a apporté des forces de guérison dans ces conditions. Nous voyons ces forces qui travaillent en lui et qui sont à l'opposé direct des forces de mars. François d'assise portait en lui les forces curatives de l'amour que nous pouvons appeler les forces de la sphère de Mercure. Encore une fois, c'est Rudolf Steiner qui nous a enseigné que «Bouddha» est identique à «Wotan», et que les forces du Bouddha sont également actives dans les régions germaniques. Blavatsky l'indiqua et Rudolf Steiner a confirmé sa déclaration que ces forces sont liées avec les impulsions se déversant sur la terre de la planète Mercure. Et donc nous pouvons dire que la tâche de l'Inde, l'Ephèse spirituel, est de brider les forces guerrières de mars, de les Transmuter dans la guérison grâce aux forces de Mercure.

Dans la région de Mars, a eu lieu dans les âges mythologiques ce qui peut être appelé le "renversement des dieux." Une image réfléchie de cet événement est décrite dans la Bhagavad-Gita. Le processus archétypal, cependant, a été révélé par Rudolf Steiner dans les conférences données à Dusseldorf, où il a parlé d'une certaine bataille cosmologique que fut la «guerre dans le ciel» et des planétoides encerclant la sphère Mars comme les débris des mondes anciens, les vestiges de cette guerre cosmique. La sphère de mars a été la scène de la première bataille, où tous les conflits et la discorde envahissent l'histoire humaine qui ont procédé.

Et de cette région Lucifer a été jeté à Terre. C'est Michael et ses légions qui dans les hauteurs cosmiques ont combattu cette première et la plus grande de toutes les batailles. Lorsque nous essayons d'approfondir notre compréhension de ce qui vient d'être dit, une image merveilleuse se pose devant nous. Nous regardons dans un monde de lumière qui est à la même temps un monde de sagesse qui coule. Et dans ce monde de lumière, nous voyons un départ; une division naît dans la lumière pure et rayonnante; l'obscurité se glisse. Au point où l'obscurité teinte la lumière, les couleurs commencent à briller dans toute leur merveilleuse variété. Qu'est-ce qui est au-dessus sépare de celle qui est ci-dessous; ce qui est en dessous de ce qui est ci-dessus; le monde de la couleur du monde de la lumière. La lumière devient la figure éblouissante de puissance qui manie l'épée flamboyante, conduisant jusqu'aux profondeurs tout ce qui s'effuse vers une vie individuelle dans les couleurs multiples.

C'est le premier combat de Michael avec le Dragon. Il est passé à travers les hiérarchies dans les profondeurs même du monde des hommes. Mais le pouvoir qui conduit les forces des ténèbres vers le bas combat des êtres qui sont abattus, garde une sorte de foi, d'espérance envers eux. Pour ce pouvoir en lutte jusqu'à la fin tel qu'il peut se dérouler dans le monde du mal, la force par laquelle la bonté peut sortir en force, du mal a été transmuté. Et cette bonté, qui est en même temps la force comme puissance de guérison, qui conduit à nouveau vers le haut, est destiné à guérir l'humanité de la source de toute maladie, de la maladie du péché. La première indication de cette conquête des conséquences de la chute dans le péché se lève dans le bouddhisme indien, pour commencer comme un désir de surmonter la nécessité de la naissance. La descente jusqu'à la naissance est pour le Bouddhiste, une récapitulation de la chute dans le péché. Et si dans le bouddhisme lui-même se pose l'idée que l'homme doit fuir le monde, Rudolf Steiner nous a dit que le fondateur du bouddhisme-Bouddha lui-même-est monté dans des hauteurs spirituelles si élevées qu'il a été imprégné par les impulsions du christianisme.

Un reflet de ce mystère est contenu dans le légende de la conversion au christianisme du bodhisattva, de Josaphat. (Josaphat est le même mot que Bodhisattva). Dans les mondes spirituels Bouddha est devenu chrétien, et dans Francois d'assise vit déjà l'impulsion «chrétienne» du Bouddha. Cette impulsion est maintenant une impulsion de guérison. C'est une impulsion à la transmutation du mal.

Deux puissantes impulsions sont actives dans l'évolution de l'humanité. La première donne à l'homme le pouvoir d'être un ego, l'expose au danger de recevoir l'égoïsme avec l'ego, le donne au pouvoir de Lucifer. C'est l'impulsion spirituelle de Mars, l' impulsion décisive de la première la moitié de l'évolution terrestre. Il en vient à sa fin au moment du mystère du Golgotha. Là le sang rouge, le porteur des passions et des désirs est imprégné de fer et de l'impulsion de Mars vit dans l'homme dans ce fer. Sur le Golgotha le Rédempteur expiera de l'évolution le fer qui avait été versé dans l'évolution terrestre. A partir de là, le forces du Sauveur (Heiland) seront emprise dans la terre. La seconde moitié de l'évolution terrestre commence — l'évolution du mercure. Le mercure brille comme le Messager des dieux, nous menant vers le haut, retour à notre maison d'origine à partir de laquelle nous étions chassés. Le nom donné à cette maison d'origine dans laquelle tout ce qui s'est égaré est purifié et dépouillé de mal, est le Nirvana. Nirvana est identique à la scène de la guerre dans le ciel, mais il ne peut être entré que lorsque les pouvoirs du tentateur ont été surmontés.

Dans le bouddhisme, le nom de ces pouvoirs est «Mara», et Mara est Mars. Quand l'homme est guéri et sanctifié, il atteint la région de Mars une fois de plus, supporté par la puissance de Mercure. Mais dans la période citée un événement puissant a eu lieu dans le Cosmos.

Quand Michael mena sa bataille avec Lucifer, il le vit couronné d'une merveilleuse Couronne de lumière, formée par le cercle de ces anges-êtres qui ont suivi Lucifer. L'épée de Michael coupa une pierre de cette couronne et elle fût lancé vers le bas vers le Royaume de la terre où elle est maintenant comme le calice de la lune. Mais ce fragment des débris de la Guerre dans le ciel a été rempli avec le sang du Rédempteur depuis le mystère de Golgotha. L'humanité fête ça à la fête de Pâques. Pâques est un festival du soleil et de la Lune parce que le sang du soleil est reçu dans le calice de la lune. Michael se bat pour vaincre les forces qui sortent du calice de la lune et c'est la prochaine étape de la bataille avec le Dragon. Cela aussi a été vu par les anciens indiens. Ils ont regardé avec révérence la plus profonde à la lune et celui qui se se tint dans la lune, le roi Soma. pour les Indiens Soma n'était pas seulement la lune. Les Grecs parlaient du corps humain comme Soma. Et même aujourd'hui, nous parlons des fluides somatiques du corps. La lymphe, le sang et les fluides imprégnant le corps, coulant à travers la tête et la colonne vertébrale dans des rythmes merveilleux-tous appartiennent au Royaume du roi Soma. Tout ce qui monte et descend dans la tige et la racine des plantes comme un mystérieux flux et reflux en relation avec les constellations de la lune-est aussi du domaine de Soma. Et il était connu en Inde que l'homme est confronté à une tâche puissante: dans le Royaume du roi Soma,qu' il doit déployer la puissance par laquelle seule la transmutation des forces peut être accomplie. Le désir doit être transmuté dans la chasteté, les forces qui blessent en forces qui guérissent. Le processus menant à cette transmutation a été décrit dans l'Inde antique comme «pressant» «le jus de Soma» et il y avait un navire réel où le jus de la Soma-plante a été pris. Les hommes buvaient ce jus pour réveiller l'extase. Mais ce n'était qu'un symbole extérieur du processus intérieur qui se déroule dans le corps humain lui-même quand toutes les forces de l'âme interagissent dans une véritable harmonie rythmique, ce que l'Indien appela «yoga». Et la respiration dans un rythme défini était simplement une indication visible de ce processus grand et sublime qui a eu son ascension dans l'être de l'homme, mais étendu dans les royaumes divins-spirituels de toute existence.

L'homme qui a pleinement réalisé cela savait que dans son propre être, il travaillait à un cosmique processus, à la transmutation des forces de la lune. Il savait qu'à un certain moment les efforts atteindraient leur objectif. Un temps viendra où la lune, dont les rayons argentés de ces âmes légères sont menées à la naissance, ne brilleront plus dans les cieux. La naissance aura alors cessé, l'homme sera libéré de la naissance et Mercure sera la planète la plus proche de la Terre. L'âge de Mercure aura remplacé l'âge de Mars. Et si les anciens Indiens ont vu l'esprit de mercure — ou Bouddha comme ils l'appelaient — comme le guérisseur, le guérisseur qui fait disparaître les forces qui ont fait chuter vers le bas et à la naissance cycliquement. Bouddha donna la tonalité. Mais il n'était pas possible pour le Bouddha d'apporter ces forces à la pleine expression car il a vécu six cent ans avant le mystère du Golgotha. L'acte de Christ seul pouvait apporter le forces de guérison et de rédemption jusque dans la structure rocheuse la plus solide de la terre. Les forces du Bouddha travaillent dans la fluidité du cosmos, dans la sphère Sublunaire qui est gouverné dans son reflux et son écoulement par le rythme lunaire.

Christ seul a pu apporter le forces de guérison dans la matière solide, dans la structure osseuse de l'homme et de la Terre. Par conséquent, il est écrit dans la Bible: "un seul os de son corps ne doit pas être rompu"-parce que les forces christiques imprègnent les os mêmes et soient victorieux sur le squelette mort. Depuis le mystère du Golgotha un courant puissant dans l'évolution terrestre apporte non seulement l'illumination et la Transfiguration, mais la résurrection dans le corps.

Et c'est donc seulement à la lumière du christianisme que la nature de l'impulsion donnée par Bouddha apparaît dans toute sa profondeur et la vérité. C'est le christianisme qui établit d'abord l'équilibre entre la conduite descendante par les forces du Christ soient, en elle-mêmes, une envie de s'échapper du monde, à retourner dans le monde (...) Christ unit la descente et la remontée dans le monde sensible et spirituel, le durcissement et les forces ascendantes de telle manière qu'elles se mêlent et sont mutuellement purifiées. Et donc la vraie substance est d'abord donnée par le Christianisme. Bouddha apporta à l'humanité l'enseignement de la compassion et de l'amour; Christ, le puissance réelle de l'amour. Bouddha a donné son enseignement à la race humaine; Christ — un acte. Bouddha était un maître de la parole; et dans ses paroles, les rythmes du processus cosmique retentissent dans merveilleuse harmonie. Mais Christ est le Verbe; Toute sa vie et tout son être, pas seulement son Logos, ont été une expression des harmonies cosmiques. Les grandes individualités qui sont actives dans le monde comme des prototypes et des dirigeants, comme «préparateurs de la voie» dévoilent des facultés bien définies de l'âme qui apparaissent en eux pour la première fois, pour progressivement devenir la possession de toute l'humanité.

C'est à partir de cet aspect que nous devons considérer un être comme Zarathoustra. Dans son ouvrage sur les mondes supérieurs et son accomplissement, Rudolf Steiner parle du développement des organes de connaissance suprasensible, et il veut dire par cela le développement harmonieux, d'une manière parfaitement définie, des qualités de parenté avec la vie morale. Ainsi donc il regroupe un certain nombre d'exercices, qui s'ils sont fidèlement pratiqués, entraîneront le développement d'un organe spécifique pour une connaissance plus élevée qu'il appelle la «fleur de Lotus » qui conduisent au développement précisément de l'organe de la connaissance qui rappelle les impulsions versées à l'humanité par Zarathoustra. Si d'une manière similaire, nous nous efforçons de comprendre l'impulsion qui sortait de Bouddha, nous trouverions qu'il a permis à l'humanité de déployer un groupe différent de qualités morales dans l'âme, à savoir celles liées à l'organe de la connaissance dont Rudolf Steiner parla comme les «pétales de la fleur du Lotus». Il dit dans une note de bas de page: «les étudiants vont reconnaître dans le» conditions fixées dans le développement du Lotus, les instructions données par le Bouddha à ses disciples pour le «chemin». Pourtant, il n'est pas question ici d'enseigner Le bouddhisme, mais de décrire les conditions qui régissent le développement qui sont le résultat naturel de la science spirituelle. Le fait que ces conditions s'harmonisent avec certaines enseignements du Bouddha n'est pas une raison pour ne pas les trouver vrai en elles-mêmes. Ces mots indiquent la connexion qui existe entre le travail de certaines personnages et le développement intérieur de l'homme.

Dans ses lettres esthétiques, Schiller dit que dans l'être humain il existe une seconde nature, l'homme «idéal», dont le plus élevé objectif du développement intérieur devrait se conformer. C'est ce «deuxième homme» qui est déployé dans un être à la force de sa formation spirituelle. Tout ce qui est harmonieusement développé par cette formation, , est une lumière dans le monde, pour l'histoire du monde n'est pas en vain, mais le long chemin de développement intérieur sur de longues périodes de temps s'inscrit en stricte conformité avec la Loi. Bouddha enseigna à ses disciples le chemin octuple. Le Dr Steiner en parle en détail dans la connaissance des mondes supérieurs et de son accomplissement et ajoute de nombreux points importants dans une conférence donnée Le 5 décembre 1904. Ces huit exercices représentent le travail qui doit être effectué par l'ego humain qui est, au cours de longs âges, d'atteindre la perfection.

Maintenant dans tous les détails — et Rudolf Steiner a également attiré l'attention sur ce sujet — nous pouvons trouver confirmation du fait que dans chaque différentes époques de la civilisation, l'humanité pratique, et dans une certaine mesure remplit, un des exercices (d'abord inconsciemment et puis, plus tard, consciemment). Pendant l'ancien Époque indienne de la civilisation, les hommes pratiquaient ce que Bouddha appelait « les vues droites, «la formation du»» bon jugement. Ils ont appris à observer comment les idées et les concepts se font. Cela, en effet, résume le contenu réel de la première époque de la civilisation, quand les hommes ont vécu le monde comme idée et que ce monde est apparu comme Maya, comme simple idée. Dans la deuxième époque de la civilisation, une bonne attitude d'esprit s'imposa. Zarathoustra enseigna la Peuple Persique, pour trouver le chemin entre la lumière et l'obscurité- Ormuzd et Ahriman. Dans la troisième époque de la civilisation, l'homme apprend à réaliser le caractère sacré de la parole, du commandement et du décret, à savoir ce que le Bouddha appelle le "bon discours." L'impulsion entière donnée par Moïse peut être comprise à partir de ce point de Développement. Il est dit, par exemple, que le nom de Dieu ne doit pas être prononcé en vain. La troisième l'époque de la civilisation est basée sur la sainteté de la parole. La quatrième, la gréco-romaine-latine, fut préoccupée par la régulation de l'action extérieure, dans les mots de Bouddha, la conduite droite. L'objectif de toute jurisprudence romaine est le développement de cette qualité dans l'âme. La loi prescrit comment l'homme doit agir, mais il faut faire la distinction entre les commandements avec son caractère plus sacramentel, et la loi qui vise à réglementer la conduite extérieure.

C'est précisément dans cette quatrième période que naît le christianisme, Le christianisme n'est pas dans la doctrine mais dans l'acte. En décrivant l'exercice correspondant, le Dr Steiner nous dit que l'homme doit apprendre à porter ses actions en harmonie avec celles de ses compagnons et avec ce qui se passe autour de lui. Le prototype ici est le Christ-Jésus lui-même, le Logos incarné dont la virilité à chaque instant a été la personnification de pleine et harmonie complète avec les constellations célestes. Aujourd'hui, nous vivons dans la cinquième époque de la civilisation et devons apprendre ce que le Dr Steiner appelle «la gestion de l'ensemble de la vie», et Bouddha, le droit «mode de subsistance» ou aussi la «bonne station». Un homme de l'âge actuel doit se rendre compte que dans quelque position qu'il soit placé, il peut accomplir des choses qui sont d'une importance essentielle dans l'organisme social. Pour pouvoir vivre à juste titre dans la communauté parce qu'il a une vraie connaissance et la compréhension de son propre lieu-qui est ce que l'homme doit apprendre dans notre civilisation moderne. Ce que Bouddha appelle «l'effort juste» est, comme Dr. Steiner dit, que l'effort qui mène à l'avenir, à la sixième époque de la civilisation.

Une vie sociale imprégnée par l'esprit et réchauffée par l'amour doit devenir. Le septième exercice, «la bonne conscience», est décrit par le Dr Steiner comme l'effort d'apprendre comme beaucoup de la vie que possible. Il a été dit que dans la septième époque de civilisation tout ce qui était vécu plus instinctivement dans la première époque sera une question d'expérience de la conscience. À cette époque, l'humanité devra donc apprendre à relier le présent avec le passé. Le Dr Steiner a évoqué cette question comme la «mémoire droite». Le huitième l'exercice que le Bouddha appelle «Union droite» représente une synthèse de ce qui a été acquis par l'humanité au cours de toutes les sept époques. Le disciple du Chemin octuple atteint lui cette étape à l'avance. Il apprend ce qu'on entend par véritable contemplation. Il comprend le dicton de Goethe que l'homme doit être intérieurement silencieux et laisser les choses en elles-mêmes exprimer leur être.

Lorsque nous étudions ainsi ce que le Bouddha exprime en quelques phrases courtes, nous réalisons l'existence d'une connaissance qui ne peut que nous remplir avec la plus profonde révérence. Pour les mots de Bouddha tout cela manifeste non seulement une connaissance concrète de l'histoire secrète comme il l'avait déjà expérimentée bien sûr, mais de l'histoire du monde à l'avenir. Et ce n'est qu'un fragment de l'enseignement du Bouddha.


Rudolf Steiner dit que le Lotus à seize pétales est l'organe de la connaissance par lequel nous pouvons comprendre l'esprit et la pensée des autres âmes et d'acquérir un aperçu plus approfondi des lois spirituelles derrière les phénomènes naturels. Nous pourrions aussi dire que c'est l'organe qui nous permet de percevoir les forces par lesquelles l'élément moral travaille au sein des lois de la nature. Dans la sphère du destin, cependant, l'élément moral fonctionne comme une nécessité naturelle. Il n'est donc pas inopportun que Bouddha enseigne le chemin octuple et en même temps prêche la doctrine du destin, du Karma. Le développement du Lotus à seize pétales est intimement lié avec l'homme dans sa «relation à la parole: avant que la voix puisse parler en présence des maîtres, elle doit avoir perdu le pouvoir de blesser. Bouddha est le maître de la compassion et de l'amour. Ces forces qui sont l'inverse de la compassion et de l'amour travaillent par l'abus de la parole, et Bouddha peut être considéré précisément comme le guérisseur de la parole, celui qui transmute la puissance inhérente à la parole. L'agressivité est la force la plus difficile de toute à surmonter dans le mot. Dans cette sphère, Bouddha se mit à enseigner comment les forces de Mars peuvent être transmutées dans celles de Mercure. Ici se trouve le secret de sa merveilleuse connexion avec son discours et c'est pour cette raison que ses paroles sont presque impossibles à traduire. À ce point nous comprenons la référence antérieure à la connexion entre Wotan, ou Odin, et Bouddha. Odin est le vent, en d'autres termes le souffle du Logos. Odin est le possesseur de la La sagesse runique, il règne sur les forces de la parole. La faculté de la parole rend l'homme vraiment homme. L'animal n'a pas de discours. L'homme seul a le pouvoir de la parole.(...)

Publié il y a 17th October 2017 par Claude Philalethes
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