La légende de Loreley

Aller en bas

La légende de Loreley

Message par obsidienne le Lun 11 Déc - 1:07

La légende de Loreley

Je ne sais ce que cela peut bien vouloir dire,
que je sois si triste.
Un conte venu du fond des âges,
ne me sort pas de l’esprit.
L’air est frais, l’obscurité descend,
et le Rhin coule calmement:
le sommet du Mont étincelle,
Dans les lueurs du couchant.
La plus belle des jeunes filles est assise
Tout là-haut, merveilleuse,
Ses bijoux d’or brillent de mille feux,
Elle peigne sa chevelure d’or.
Elle la peigne avec un peigne d’or
tout en fredonnant une chanson.

De la mélodie de son chant
émane un étrange pouvoir.
qui s’empare du batelier dans
son frêle esquif et le fait tant souffrir :
il ne voit plus les récifs,
Il ne regarde plus que le sommet.
Je crois que les vagues engloutissent
finalement le marin et sa barque;
Et c’est le chant de la Lore-Ley
qui en est la cause.

http://berardjean.blog.lemonde.fr/2006/03/21/2006_03_heine_die_lorel_1/
avatar
obsidienne

Messages : 3813
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La légende de Loreley

Message par obsidienne le Lun 11 Déc - 1:13

Loreleï est une jeune fille qui, assise sur le rocher du même nom, chante magnifiquement. Les marins passent en bateaux et l’entendent. Ils sont comme envoutés par ce chant si beau, si mélodieux, qu’ils en oublient les courants du Rhin et chavirent.

https://chantecler18.wordpress.com/2012/04/02/le-mythe-de-la-lorelei/




La Loreley ( Lorelei )

est un rocher schisteux de 132 mètres dans le patrimoine mondial Vallée du Haut-Rhin moyen près de St. Goarshausen.

La vue du sommet de la Loreley (Lorelei) se déploie à perte de vue sur le château Katz et la ville de St. Goarshausen, ainsi que sur la ville « sœur » St. Goar, avec la forteresse Rheinfels, C’est la partie la plus étroite et la plus profonde du fleuve.

La version la plus célèbre est celle du poème de Heinrich Heine, « Ich weiß nicht, was soll es bedeuten » qui est devenue partie intégrante de la culture populaire allemande depuis l’adaptation musicale de Friedrich Silcher.

Une des plus célèbres chansons du Rhin.

Lorelei, adaptation de Gérard de Nerval

Mon cœur, pourquoi ces noirs présages ?
Je suis triste à mourir.
Une histoire des anciens âges
Hante mon souvenir.

Déjà l’air fraîchit, le soir tombe,
Sur le Rhin, flot grondant ;
Seul un haut rocher qui surplombe
Brille aux feux du couchant.

Là-haut, des nymphes la plus belle
Assise, rêve encore ;
Sa main, où la bague étincelle
Peigne ses cheveux d’or.

Le peigne est magique. Elle chante,
Timbre étrange et vainqueur,
Tremblez, fuyez ! La voix touchante
Ensorcelle le cœur.

Dans sa barque, l’homme qui passe,
Pris d’un soudain transport,
Sans le voir, les yeux dans l’espace,
Vient sur l’écueil de la mort.

L’écueil brise, le gouffre enserre,
La nacelle est noyée,
Et voilà le mal que peut faire
Lorelei sur son rocher.

Gérard de Nerval

Le mythe de la Lorelei ne date que du 19e siècle et c’est au poète romantique allemand Clemens Brentano (1778-1842) que l’on doit la création de ce personnage.

Il lui a été inspiré par le rocher de la Lorelei, nom qui signifie à peu près « rocher de l’écho ». Celui-ci se trouve sur une portion du Rhin, longue de 65 km, qui se situe entre Bingen et Coblence (en Allemagne) et qu’on appelle aujourd’hui le « Rhin romantique ». . Le Rhin forme, en la contournant, un coude où le courant est particulièrement dangereux, si bien que, pendant longtemps, les bateaux se brisèrent contre les falaises. Ces accidents donnèrent au rocher une funeste réputation. Un écho y était audible autrefois, lorsque les activités fluviales étaient moins bruyantes. Le son se répèterait sept fois.

C’est en 1801 que Brentano a évoqué une femme nommée Lore Lay, dans une ballade de son roman Godwi (Sechs und dreißigstes Kapitel).

La Légende

« On dit que la Lorelei était une sirène qui apparaissait assise sur le rocher dès que la nuit tombait, peignant ses longs cheveux d’or et chantant des mélodies envoûtantes. Les marins qui passaient trop près du rocher étaient complètement ensorcelés par la beauté de la sirène et par ses chansons. Ils perdaient le contrôle de leurs bateaux qui se brisaient sur le rocher, causant ainsi la mort de nombreux marins.

Ronald, jeune et courageux guerrier, fils du comte palatin du Rhin, entendit un jour parler de la beauté divine de cette femme. Il brûlait d’envie d’aller la contempler. Ainsi, il fit semblant de partir à la chasse pour s’embarquer en réalité sur un bateau qui devait le conduire au rocher de la Lorelei. Lorsqu’il aperçut la fille à la tombée de la nuit, qui le regarda en chantant ses douces mélodies, il en fut tellement ébloui qu’il se jeta par-dessus bord pour la rejoindre. Il fut aussitôt englouti par le fleuve, tandis que le chant mystérieux de la sirène reprit, un peu plus tristement.

Lorsque le comte palatin apprit la mort de son fils, il décida de mettre fin au charme destructeur de la Lorelei. Armé d’un puissant équipage, il descendit le Rhin afin de s’emparer de la sorcière. Pendant que des hommes armés cernaient le rocher, d’autres le gravirent jusqu’à ce qu’ils virent l’apparition au bord de la falaise.

Mais leur plan de la jeter dans le vide échoua : la jeune fille, menacée, appela d’un chant son père, le Rhin, pour qu’il vienne la chercher. Et aussitôt, une tempête s’éleva faisant monter des vagues jusqu’au sommet du rocher, en emportant la sirène.

Depuis ce jour, elle ne fut plus jamais revue. Mais son charme agit toujours : on dit que parfois, la nuit, une étrange voix de femme se fait entendre près du rocher, douce et captivante…

Brentano s’est inspiré des Métamorphoses d’Ovide et notamment du mythe d’Echo (Echo tombe amoureuse de Narcisse, mais celui-ci la reçoit avec mépris. Le cœur brisé, elle s’enfuit dans une grotte où, solitaire, elle se laisse dépérir. Elle maigrit jusqu’à disparaître et seule sa voix demeure. Ainsi naît le phénomène de l’écho).

Il a également utilisé le mythe de Narcisse (Narcisse se voit dans l’eau de source et tombe amoureux de sa propre image. Ne pouvant atteindre son reflet, il reste à côté de la source et se laisse dépérir).

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, elle prit pour quelques poètes la fonction de symbole national, semblable aux Valkyries. La littérature du XXe siècle se détourna de cette interprétation. Elle apparait sous de nombreuses formes dont certaines sont ironiques, et perpétue ainsi le mythe de la Lorelei.

Le poète Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918) a été précepteur en Allemagne en 1901 et 1902. Son séjour l’a inspiré dans l’écriture d’une partie, intitulée Rhénanes, de son recueil, Alcools, paru en 1913..

dans Lorely de Gérard Labrunie dit Gérard de Nerval lors du récit de son voyage sur les bords du Rhin

En France

Lorelei, la fée du Rhin, sera évoquée à travers des chansons comme Lorelei Sebasto Cha de Hubert Félix Thiéfaine, Laura Lorelei de Jacques Higelin, Loreley du groupe allemand Dschinghis Khan, When Mermaids Cry de Eagle Eye Cherry, mais également par des artistes tels que The Pogues, Cocteau Twins, Theatre of Tragedy, Styx…

Dans un autre registre, Roger Leloup, l’auteur belge de bandes dessinées, y fait de nombreuses références dans le deuxième album de Yoko Tsuno : L’Orgue du diable Plus récemment, le groupe Scorpions en a tiré le titre du même nom dans son album Sting in the Tail lorelei est allemande…




avatar
obsidienne

Messages : 3813
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum