H.-P. Blavatsky : Lokas divins et Lokas inférieurs (terrestres) ou Etats de conscience

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H.-P. Blavatsky : Lokas divins et Lokas inférieurs (terrestres) ou Etats de conscience

Message par obsidienne le Mar 14 Nov - 19:41

Extrait du livre « La Doctrine Secrète » synthèse de la science de la religion et de la philosophie par H.-P. Blavatsky. Sixième volume Miscellanées.

Notes sur quelques enseignements oraux



Les lokas

Sous leurs voiles exotériques, les Brâmanes comptent quatorze Lokas (y compris la terre), dont sept sont objectifs, bien que n’étant pas apparents, et sept subjectifs, mais susceptibles d’être complètement démontrés à l’Homme Interne.
Il y a  sept Lokas divins et sept Lokas inférieurs (terrestres) :

Sept lokas divins  :

1) Bhourloka (la terre).
2) Bhouvarloka (entre la terre et le soleil (Mounîs).
3) Svarloka (entre le soleil et l’Etoile Polaire (Yogis)).
4) Maharloka (entre la terre et les limites extrêmes du Système Solaire)*1.
5) Janarloka (au-delà du Système Solaire, la demeure des Koumâras qui n’appartiennent pas à ce plan).
6) Taparloka (encore au-delà des régions Mahatmiques, la demeure des divinités Vairâja).
7) Satyaloka (la demeure des Nirvanis).

Sept Lokas infernaux (terrestres) reflet des sept Lokas divins.

1) Pâtâlâ (notre terre).
2) Mahâtala.
3) Rasâtala.
4) Talâtala (ou karatala).
5) Soutata
6) Vitala.
7) Atala.
8) Et un huitième

Les Brâmanes lisent ceci en commençant par la fin.

Or ces quatorze sont des plans du dehors au-dedans, et (les sept Divins) sont des états de conscience par lesquels l’homme peut passer – et doit passer, dès qu’il est décidé à traverser les sept voies et les sept portails de Dhyâni ; il n’est pas nécessaire d’être désincarné pour cela, et tout cela est atteint sur la terre et dans une ou plusieurs incarnations.

Voyez l’ordre suivi : quatre inférieurs (1, 2, 3, 4), sont roupa ; c’est-à-dire qu’ils sont accomplis par l’Homme Interne avec le concours complet des portions ou éléments plus divins du Manas inférieur et consciemment par l’homme personnel. Les trois états supérieurs ne peuvent être atteints par ce dernier et il ne peut s’en souvenir, à moins qu’il ne soit un Adepte complètement initié. Un Hatha Yogi ne s’élèvera jamais au-dessus du Maharloka, psychiquement, et au-delà du talâtala (emplacement double), physico-mentalement. Pour devenir un Râja Yogi il faut s’élever jusqu’au septième portail, le Satyaloka, car, nous disent les Maîtres Yogis, tel est le fruit de Yajna, ou du sacrifice. Lorsque les (états) de Bhour, Bhouvar et Svarga sont passés, et que la conscience du Yogi est centrée dans le Maharloka, il se trouve sur le dernier plan et dans le dernier état qui séparent de l’identification complète entre le Manas personnel et de Manas supérieur.
Il y a une chose dont il faut se souvenir : tandis que les états infernaux (ou terrestres représentent aussi les sept divisions de la terre, en plans et en états, tout comme ils représentent des divisions Cosmiques, les Saptaloka divins sont purement subjectifs et commencent avec le plan psychique de la Lumière astrale, pour finir avec l’état Satya ou Jivanmoukta. Ces quatorze Lokas, ou sphères, forment l’étendue de tout le Brahmânda (monde). Les quatre inférieurs sont transitoires, avec tous leur habitants et les trois supérieurs sont éternels ; c’est-à-dire que les premiers de ces états,  plans et sujets, ne durent qu’un jour de Brahmâ et changent avec chaque Kalpa : les derniers durent un Age de Brahmâ.

Dans le diagramme V, on ne donne que le corps, l’Astral, Kâma, le Manas inférieur, le Manas supérieur, Bouddhi et l’Atma Aurique. La vie est un principe Cosmique Universel et n’appartien pas plus qu’Atman, aux individus.

En réponse à des questions posées au sujet du diagramme, H. P. Blavatsky dit que le Toucher et le Goût n’ont point de rang. Les éléments sont dans un ordre déterminé, mais le Feu les pénètre tous. Chaque sens pénètre tous les autres. Il n’existe pas d’ordre universel et le premier dans chaque personne est celui qui est le plus développé.

Les étudiants doivent apprendre les correspondances : ils doivent ensuite se concentrer sur les organes et atteindre, de la sorte, les états de conscience auxquels ils correspondent. Prenez-les par ordre, en commençant par le plus bas et en vous élevant d’une manière constante. Un médium pourrait entrevoir des aperçus d’états supérieurs, mais n’obtiendrait pas ainsi un développement régulier.

Les plus grands phénomènes peuvent être produits en touchant le petit doigt et en concentrant sur lui l’attention.

Les Lokas et les Talas sont les reflets  les uns des autres. Il en est de même des Hiérarchies dans chacun d’eux, dans les pairs d’opposés, aux deux pôles de la sphère. Partout on rencontre de ces opposés : le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, le mâle et la femelle.

H.P. Blavatsky n’a pas pu dire pourquoi le bien est la couleur de la terre. Le bleu est par lui-même une couleur, c’est une couleur primaire. L’indigo est une couleur et non pas une nuance de bleu : il en est de même du violet.

Les Vairâjas appartiennent à d’autres Manvantara, sont les Egos ardents d’autres Manvantaras. Ils ont déjà été purifiés au feu de passions. Ce sont eux qui refusèrent de créer. Ils ont atteint le septième Portail et ont refusé le Nirvâna et sont restés pour des Manvantaras suivants.

Les sept échelons d’Antahkarana correspondent aux Lokas.

Le Samâdhi est le plus haut état qui  puisse être atteint sur terre, dans le corps. Au-delà de cet état, l’Initié doit devenir un Nirmânakâya.

La pureté du mental a plus d’importance que la pureté du corps. Si l’Oupadhi n’est pas parfaitement pur, il ne peut conserver des souvenirs provenant d’un état supérieur. On peut agir avec peu ou point d’attention : l’acte est alors comparativement de peu d’importance. Mais si l’on pense à cet acte, si l’esprit s’appesantît sur lui ; l’effet produit sera mille fois plus grand.

Les pensées doivent être maintenues très pures.

Souvenez-vous que Kâma, tout en comportant des passions et des émotions mauvaises, aide à évoluer, en donnant aussi le désir et l’impulsion nécessaires pur s’élever.

La chair, le corps, l’être humain dans sa partie matérielle, sont, sur ce plan les choses les plus difficiles à vaincre. Le plus haut Adepte, placé dans un nouveau corps, doit lutter contre lui et le soumettre, et il constate que la victoire est difficile à remporter.

Le Foie est le Général, la Rate est l’Aide-de-Camp. Tout ce que le Foie n’accomplit pas est repris et mené à bien par la Rate.

On demande à H.P. Blavatsky si chaque personne devait passer par les quatorze états ; elle répondit que les Lokas et les Talas représentaient sur cette terre, des plans, par quelques-uns desquels tout le monde devait passer ; mais que, dans sa marche vers l’Adeptat, le disciple devait les traverser tous. Tout le monde passe par les Lokas inférieurs, mais pas nécessairement par les Talas correspondants. Il y a deux pôles en toutes choses : sept états dans chaque état.

Vitala représente un état sublime aussi bien qu’un état infernal. L’état qui, pour le mortel, constitue une séparation complète de l’Ego d’avec la personnalité, n’est pour un Bouddha, qu’une séparation temporaire. Pour le Bouddha c’est un état cosmique.

Les Brahmanes et les Bouddhistes considèrent les Talas comme des enfers, mais en réalité le terme n’est employé qu’au figuré. Nous sommes en enfer toutes les fois que nous sommes dans le chagrin, que nous subissons des infortunes et ainsi de suite.

Formes dans la lumière astrale

Les Elémentals, dans la lumière astrale, sont des reflets. Tout ce qui existe sur terre est reflété là. C’est par eux que des photographies sont parfois obtenues à l’aide de médium. Les médiums les produisent inconsciemment par Krityâshakti, en les faisant descendre ici-bas, par un processus que l’on peut comparer à la concentration de rayons de lumière au foyer d’une lentille.

Etats de conscience

Bhourloka est l’état de veille dans lequel nous vivons normalement ; c’est l’état dans lequel se trouvent aussi les animaux lorsqu’ils sentent la nourriture, un danger, etc. Etre en Svarloka, c’est être complètement absorbé sur ce plan en laissant seulement agir l’instinct, de sorte que, sur le plan matériel, on se conduirait comme un animal. On connaît des Yogis qui se sont cristallisés dans cet état, et il faut alors que d’autres les nourrissent. Près d’Allahabad, un Yogi est assis sur une pierre depuis cinquante-trois ans ; ses chélas le plongent chaque soir dans le fleuve, puis le remettent à sa place. Durant le jour, sa conscience revient au Bhourloka, et il parle et enseigne. On a trouvé dans une île, près de Calcutta, un Yogi autour des membres duquel des racines d’arbres avaient poussé. On les coupa, on le dégagea et, en cherchant à le réveiller, on le maltraita si fort qu’il en mourut.
Est-il possible d’occuper plus d’un état de conscience à la fois ?

La conscience ne peut pas être entièrement sur deux plans à la fois. Les états supérieurs et inférieurs ne sont pas complètement incompatibles, mais si vous occupez l’état supérieur, vous serez tout à fait distrait dans l’état inférieur. Pour se souvenir de l’état supérieur, lorsque l’on retourne à l’intérieur. Il faut reporter la mémoire en haut jusqu’au supérieur. Un Adepte peut, selon toute apparence, jouïr d’un double état de conscience ; lorsqu’il ne désire pas voir, il peut se plonger dans l’abstraction ; il peut occuper un état supérieur et pourtant répondre à des questions qui lui sont adressées, mais dans ce cas il retournera momentanément sur le plan matériel, puis s’élancera de nouveau jusqu’au plan supérieur. C’est là son seul moyen de salut lorsqu’il se trouve dans des situations difficiles.
Plus vous descendez bas dans les Talas, plus vous vous intellectualisez et moins vous vous spiritualisez. Vous pouvez être moralement un brave homme, sans être spiritualisé.

L’intellect peut rester étroitement lié à Kâma. Un homme peut se trouver dans un Loka et visiter tout les Talas, sa situation dépendant du Loka auquel il appartient. Ainsi un homme qui n’est qu’en Bhourloka peut passer dans les Talas et aller au diable. S’il demeure en Bhouvarloka il ne peut devenir aussi mauvais. S’il a atteint l’état Satys, il peut aller sans danger dans tous les Talas ; protégé par sa propre pureté il ne peut jamais être englouti.
Les Talas sont des états intellectuels du cerveau, tandis que les Lokas – ou plus exactement les trois supérieurs – sont spirituels.

Manas absorbe la lumière de Bouddhi, Bouddhi est Aroupa et ne peut rien absorber. Lorsque l’Ego prend toute la lumière de Bouddhi, il prend celle d’Atma dont Bouddhi est le véhicule et ainsi les trois ne font plus qu’un. Ceci fait, l’Adepte complet est un, spirituellement mais possède un corps. La quadruple Voie est parcourue et il est un. Les corps de Maîtres sont, en ce qui les concerne, illusoires, de sorte qu’ils ne vieillissent pas, ne se rident pas, etc.
L’étudiant qui n’est pas psychique par sa nature, devrait fixer la quadruple conscience sur un plan supérieur et l’y river. Qu’il fasse un paquet des quatre plans inférieurs, et qu’il les fixe dans un état supérieur. Il devrait se centrer dans cet état supérieur, en cherchant à ne pas permettre au corps et à l’intellect de l’attirer en bas et de l’entraîner. Faites-vous un jouet de votre corps ; mangez, buvez, dormez, mais vivez sans cesse dans l’idéal.

*1. Tous ces « espaces » marquent les courants magnétiques spéciaux, les plans de la substance et le degré de rapprochement accompli par la conscience du Yogi, ou Chéla, dans le sens de son assimilation avec les habitants des Lokas.



***********


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Message par obsidienne le Mar 14 Nov - 19:44

Définitions  des mots

Tala = Endroit.
Atala = Aucun endroit.
Vitala = Changement en mieux : c’est-à-dire en mieux pour la matière, en ce sens qu’il y entre plus de matière ou, en d’autres termes, que la différenciation augmente. C’est là un ancien terme occulte.
Soutala = Endroit bon, excellent.
Karafala = Quelque chose  que l’on peut saisir ou toucher (de Kara, main) : c’est-à-dire l’état dans lequel la matière devient tangible.
Rasâtala = Lieu de gustation ; ou place qui peut être perçue par l’un des organes des sens.
Mahâtala = Exotériquement « grand lieu », mais, ésotériquement, lieu englobant subjectivement tous les autres, et comprenant potentiellement tout ce qui le précède.
Pâtâla = Quelque chose sous les pieds (de pada, pied), l’oupâdhi ou base de n’importe quoi, les antipodes, l’Amérique, etc.

Chacun des Lokas, chaque lieu, chaque monde, chaque état, etc, correspond (exotériquement) à cinq et (ésotériquement) à sept états ou Tattvas pour lesquels il n’y a pas de noms déterminés, et se trouve transformé en ceux-ci. Ceux-ci, dans les divisions principales indiquées ci-dessous, forment les quarante-neuf Feux :
5 et 7 Tanmâtras, sens externes et internes.
5 et 7 Bhoutas, ou éléments.
5 et 7 Gnyânendryas, ou organes de sensations.
5 et 7 Karmendryas, ou organes de l’action.

Ceux-ci correspondent en général à des états de conscience, aux Hiérarchies de Dhyân Chohans, aux Tattvas, etc. ces Tattvas se transforment en l’Univers tout entier. Les quatorze Lokas sont les sept, plus sept reflets ; au-dessus, au dessous ; dedans, dehors ; subjectif, objectif ; pur, impur ; positif, négatif ; etc.

Explication des états de conscience correspondant à la classification Védantine des Lokas.


7.  Atala. L’état ou lieu Atmique ou Aurique : il émane directement de l’Absolu et constitue le premier « quelque chose dans l’Univers. Sa correspondance, c’est la Hiérarchie des Etres non substantiels et primordiaux, dans un lieu qui n’est pas un lieu (pour nous), dans un état qui n’en est pas un. Cette Hiérarchie contient le plan primordial, tout ce qui fut et tout en qui sera, depuis le commencement jusqu’à la fin du Mahâmanvantara ; tout y est. Il n’en faut pourtant pas conclure que cet exposé implique le « Kismet » : lequel est contraire à tous les enseignements de l’Occultisme.
Là sont les Hiérarchies des Dhyâni Bouddhas. Leur état est celui de Parasamâdhi, celui du Dharmakâyâ ; c’est un état où aucun progrès n’est possible. Les entités qui l’occupent peuvent être représentées comme cristallisées dans la pureté, dans l’homogénéiré.

6. Vitala. Là sont les Hiérarchies des Bouddhas célestes, ou Bodhisattvas, que l’on considère comme émanant des sept Dhyâni Bouddhas. Cet état se rattache sur la terre au Samâdhi, à la conscience bouddhique chez l’homme. Aucun Adepte, sauf un seul, ne peut s’élever au-dessus de cet état, et vivre ; s’il passe dans l’état Atmique ou dharma-Kâyâ (Alaya), il ne eput plus retourner sur la terre. Ces deux états sont purement hypermétaphysiques.

5. Soutala. Un état différentiel, correspondant sur la terre avec le Manas supérieur, et par suite, avec Shabda (le son), le Logos, notre Ego supérieur, et aussi avec l’Etat de Manoushi Bouddha, comme celui de Gautama sur la terre. C’est la troisième phase de samâdhi (qui est septénaire). A celle-ci appartiennent les Hiérarchies des Koumâras – les Agnishvattas, etc.

4. Karatala correspond avec Sparsha (le toucher) et avec les Hiérarchies des Dhyan Chohans éthérés, semi-objectifs, de la matière astrale des Manasa-Manas, ou du pur rayon de Manas ; c’est le Manas inférieur, avant d’être mélangé à Kâma (comme dans le jeune enfant). On les appelle les Sparsha Dévas, les Dévas doués du toucher. Ces Hiérarchies de Dévas sont progressives : la première possède un sens ; la seconde deux, et ainsi de suite jusqu’à sept : chacun potentiellement tous les sens, mais non encore développé. Sparsha serait mieux rendu par affinité, contact.

3. Rasâtala, ou Roupatala : correspond aux Hiérarchies des Roupa Dévas ou Dévas de la Vue, possesseurs de trois sens, la vue, l’ouïe et le toucher. Ce sont les entités Kâma-Mânasiques et les Elémentals supérieurs. Pour les Roses-Croix, c’étaient les sylphes et les Ondines. Cet état correspond, sur la terre, à un état artificiel de conscience, tel que celui qui est produit par l’hypnotisme et par les drogues (la morphine, etc).

2. Mahâtala correspond aux Hiérarchies des Rasa Dévas ou Dévas du Goût, et comprend un état de conscience qui embrasse les cinq sens inférieurs et les émanations de la vie et de l’être. Cet état correspond à Kâma et à Prâna dans l’homme, et aux Salamandres et aux Gnômes dans la nature.

1. Pâtâla correspond aux Hiérarchies des Gandhas Dévas, ou dévas de l’Odorat, le monde au-dessous ou les antipodes :Myalba. La sphère des animaux irrationnels, qui n’ont aucun sentiment sauf celui de leur propre conservation et celui de la satisfaction de leurs sens : celle aussi des êtres humains et celui de la satisfaction de leurs sens : celle aussi des êtres humains d’un intense égoïsme, à l’état de veille ou durant le sommeil. C’est pourquoi l’on dit que Nârada visita Pâtâla lorsqu’il fut condamné à renaître. Il rapporta que la vie y était très agréable pour ceux « qui n’avaient jamais quitté leur lieu de naissance » ; ils y étaient très heureux. C’est l’état terrestre et il correspond avec le sens de l’odorat. Là aussi se trouvent les Dougpas animaux, les Elémentals d’animaux et les Esprits de la Nature.
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Re: H.-P. Blavatsky : Lokas divins et Lokas inférieurs (terrestres) ou Etats de conscience

Message par obsidienne le Mar 14 Nov - 19:47

Amour maternel

L’amour materne est un instinct, le même chez l’être humain et chez l’animal et souvent plus puissant chez ce dernier. La persistance de cet amour chez les êtres humains est due à l’association, au magnétisme du sang, et à l’affinité psychique. Les familles sont souvent composées d’êtres ayant déjà vécu ensemble, mais l’inverse aussi est souvent vrai. Les causes qui agissent sont très complexes et doivent être équilibrées. Parfois, lorsque doit naître un enfant  ayant un très mauvais karma. Il est fait choix de parents d’un type endurci, ou bien les parents peuvent mourir avant que les résultats karmiques ne se manifestent. Il se peut aussi que les souffrances dont l’enfant est la cause, fassent partie du karma des parents eux-mêmes. L’amour maternel, en tant qu’instinct, est localisé entre Rasâtala et Talâtala.

Les Lipikas tiennent le compte karmique de l’homme et l’impriment sur la lumière astrale.

Les gens vacillants passent d’un état de conscience à un autre.

La pensée naît avant le désir. La pensée agit sur le cerveau, le cerveau sur l’organe et c’est alors que naît le désir. Ce n’est pas le stimulant extérieur qui réveille l’organe. Il faut, en conséquence, tuer la pensée, avant que le désir puisse être éteint. L’étudiant doit surveiller ses pensées. Une pensée de cinq minutes peut détruire l’œuvre de cinq années et, bien que, pour la seconde fois, l’œuvre des cinq années soit reconstituée rapidement, il y a néanmoins du temps perdu.



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Re: H.-P. Blavatsky : Lokas divins et Lokas inférieurs (terrestres) ou Etats de conscience

Message par obsidienne le Mar 14 Nov - 20:38

Conscience

H.P. Blavatsky commença par faire là critique des idées occidentales sur la conscience et s’étendit sur le manque de définition dans les principales philosophies. On n’y établit aucune distinction entre la conscience et la soi-conscience, et c’est pourtant là que gît la différence entre l’homme et l’animal. L’animal est simplement conscient et non pas soi-conscient ; l’animal est simplement conscient et non pas soi-conscient ; l’anima ne connaît pas l’Ego comme Sujet, ainsi que le connaît l’homme. Il y a donc une énorme différence entre la conscience de l’oiseau, de l’insecte, de la bête et celle de l’homme.
La conscience complète de l’homme est de la soi-conscience – c’est ce qui vous fait dire : « je fais cela ». Si le plaisir existe, il faut le faire remonter jusqu’à quelqu’un qui l’éprouve.

Or la différence qui existe entre la conscience de l’homme et celle de l’animal c’est que bien qu’il existe un Moi dans l’animal, celui-ci n’a pas conscience de l’existence du Moi. Spencer raisonne au sujet de la conscience, mais lorsqu’il se trouve en présence d’une lacune, il se contente de sauter par-dessus. Il en est de même de Humer ; lorsqu’il dit que l’introspection ne lui montre que des sensations, sans qu’il puisse jamais découvrir un « moi », il oublie que sans un « moi » la constatation d’une sensation serait impossible.

Qu’est-ce qui étudie les sensations ?

L’animal n’a pas conscience de la sensation : « je suis moi. Il possède l’instinct, mais l’instinct n’est pas de la soi-conscience. La soi-conscience est un attribut de l’intellect et non de l’âme, l’anima, d’où le mot même d’animal est tiré. L’humanité ne possédait pas la soi-conscience, jusqu’au moment où vinrent les Mânasapoutras, durant la Troisième Race. La conscience, la conscience-cérébrale, est le domaine de la lumière de l’Ego, de l’œuf aurique, du Manas supérieur. Les cellules de la jambe sont conscientes, mais elles sont esclaves de l’idée ; elles ne sont pas soi-conscientes, elles ne peuvent donner naissance à une idée, bien qu’elles puissent, lorsqu’elles sont fatiguées, transmettre au cerveau une sensation de malaise et contribuer ainsi à faire naître l’idée de fatigue. L’instinct est le degré le plus bas de la conscience. La conscience de l’homme parcourt les quatre clefs inférieures de sa conscience septénaire ; sa conscience comporte sept degré de conscience et n’en est pas moins essentiellement et éminemment une ; c’est une unité. Il y a des millions et des millions d’états de conscience, comme il y a des millions et des millions de feuilles, mais de même que vous ne pouvez trouver deux feuilles pareilles, vous ne pouvez non plus trouver deux états de conscience pareils ; un état n’est jamais exactement reproduit.

La mémoire est-elle une chose innée en nous, pour pouvoir donner naissance à l’Ego ? La cognition, la sensation, la volition, sont des campagnes et non des facultés de l’intellect. La mémoire est une chose artificielle, une adjonction de relativité ; elle peut être aiguisée, ou laissée endormie, et elle dépend de l’état des cellules cérébrales qui emmagasinent toutes les impressions ; la cognition, la sensation, la volition, ne peuvent être mises en corrélation, quoi qu’on fasse. Elles ne découlent pas les unes des autres, et ne sont pas non plus produites par le mental, mais ce sont des principes, des compagnes. Vous ne pouvez posséder le savoir sans la mémoire, car la mémoire emmagasine toutes choses, celles qui ornent et celles qui meublent. Si vous n’enseignez rien à un enfant, il ne saura rien. La conscience cérébrale dépend de l’intensité de la lumière projetée par le Manas supérieur sur l’inférieur, et du degré d’affinité qui existe entre le cerveau et cette lumière. Le mental-cérébral est constitué par la facilité plus ou moins grande avec laquelle le cerveau répond à cette lumière ; c’est le champ de conscience du Manas. La Monade et le Manas existent à l’état latent chez l’animal, mais son cerveau n’est pas responsif. Toutes les potentialités y sont, mais à l’état dormant. Il existe en Occident certaines erreurs acceptées qui vicient toutes les théories dans cette région.

Combien d’impressions un homme peut-il recevoir et enregistrer simultanément dans sa conscience ?

Les occidentaux disent, une seule ; les Occultistes disent que, normalement, sept et, d’une manière anormale, quatorze, dix-sept, dix-neuf, vingt et une, et jusqu’à quarante-neuf impressions peuvent être reçues simultanément. L’Occultisme enseigne que la conscience reçoit toujours une septuple impression et l’emmagasine dans la mémoire. Vous pouvez le prouver en faisant résonner, à la fois, les sept notes de l’échelle musicale : les sept sons atteignent simultanément la conscience, mais l’oreille non exercée ne peut les reconnaître que l’un après l’autre et, si vous vouliez, vous pourriez mesurer les intervalles. L’oreille exercée entendra les sept notes à la fois, simultanément. En outre, l’expérience a prouvé qu’en deux ou trois semaines, un homme peut être exercé à recevoir dix-sept ou dix-huit impressions de couleurs et que les intervalles décroissent avec la pratique.

La mémoire est acquise pour cette vie et peut être développée. Le Génie est le fait d’une plus grande action responsive du cerveau et de la mémoire cérébrale, par rapport au Manas supérieur. Les impressions produites sur les sens sont emmagasinées dans la mémoire.

Avant qu’un sens physique ne soit développé, il existe une sensation mentale qui finit par devenir un sens physique. Les poissons aveugles qui vivent au fond des mers ou dans les eaux souterraines, récupèrent des yeux après quelques générations, si on les met dans un étang, mais leur état antérieur comporte un sens de la vue, bien que ce ne soit pas celui de la vue physique ; autrement comment auraient-ils pu, dans les ténèbres, trouver leur route, éviter les dangers, etc ?

Le mental s’empare mécaniquement et inconsciemment de toutes sortes de choses, les emmagasine et les projette ensuite dans la mémoire sous forme de perception inconscientes. Si l’attention est très absorbée, d’une façon quelconque, la sensation d’une blessure n’est pas ressentie sur le moment, mais, un peu plus tard, on a conscience de la douleur. Ainsi pour en revenir à notre exemple des sept notes de musique que l’on fait vibrer en même temps, nous avons une impression unique, mais l’oreille est successivement affectée par les notes, l’une après l’autre, de telle sorte qu’elles sont emmagasinées à tour de rôle dans le mental-cérébral, attendu que la conscience, non exercées, ne peut les enregistrer simultanément. Tout dépend de l’exercice et de l’attention. Ainsi le transfert d’une sensation d’un organe à la conscience est presque instantané, si votre attention est fixée dessus ; mais si un bruit quelconque détourne votre attention, il faudra alors une fraction de temps de plus d’une seconde, pour que ce transfert atteigne votre conscience.

L’occultiste devrait s’exercer à recevoir et à transmettre simultanément, le long des sept degrés de sa conscience, toutes les impressions reçues. Celui qui réduit le plus les intervalles de temps physique, est celui qui a fait le plus de progrès.
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Re: H.-P. Blavatsky : Lokas divins et Lokas inférieurs (terrestres) ou Etats de conscience

Message par obsidienne le Mer 15 Nov - 13:09

La conscience et ses sept degrés

Il y a sept degrés ou nuances de conscience de l’Unité ; par exemple dans un moment de plaisir ou de souffrance. Quatre degré inférieurs et trois supérieurs.

1. Perception physique des sens : Perception de la cellule (si elle est paralysée, le sens existe toujours, bien que vous ne sentiez pas)…
2. Perception en soi ou aperception : C’est-à-dire perception en soi de la cellule….
3. Aperception psychique : Du doublon astral, döppelganger, qui la transporte plus tar jusqu’à la ...
4. Perception vitale : jusqu’à la sensation physique, jusqu’aux sensations de plaisir, de douleur, de qualité.

Tels sont les quatre degrés inférieurs, qui appartiennent à l’homme psycho-physiologique. Les supérieurs sont :

5. Discernement mânasique du Manas inférieur : Aperception mânasique.
6. Perception de la Volonté : Perception de la Volonté, l’acceptation volongaire d’une idée ; vous pouvez tenir compte ou ne pas tenir compte de la  douleur physique.
7. 7. Aperception spirituelle, entièrement consciente : Parce qu’elle atteint le Manas supérieur soi-conscient.

Aperception veut dire perception en soi, action consciente, non pas comme le décrit Leibnitz, mais quand l’attention est fixée sur la perception.

Vous trouverez ces degrés sur tous les plans : par exemple les mauvaises nouvelles traversent les quatre degrés inférieurs avant d’atteindre le cœur.

Prenez encore le son :

1. Il frappe l’oreille.
2. Perception en soi de l’oreille.
3. Sur le psychique ou mental, qui le transporte jusqu’au
4. Centre vital (rude, doux ; fort, faible ; etc.).

L’Ego

Une des meilleures preuves de l’existence d’un Ego, d’un véritable champ de conscience, c’est le fait, déjà mentionné, qu’un état de conscience n’est jamais exactement reproduit, vivriez-vous cent ans et passeriez-vous par des milliards et milliards d’états de conscience. Dans le cours d’une journée d’activité, combien y a-t-il d’états et de sous états : il serait impossible d’avoir assez de cellules pour tous. Ceci vous aidera à comprendre pourquoi certains états mentaux, et certaines choses abstraites, suivent l’Ego en Dévachan, et pourquoi d’autres se dispersent simplement dans l’espace. Ce qui atteint l’Entité a de l’affinité pour elle, comme une noble action, est immortelle, et la suit en Dévachan, faisant partie intégrante de la biographie de la personnalité qui est en voie de désagrégation. Une émotion sublime traverse les sept degrés et atteint l’Ego, le mental qui fait résonner son chant dans les cellules mentales. Nous pouvons analyser le travail de la conscience et le décrire, mais nous ne pouvons définir la conscience à moins d’admettre un Sujet.

Bhourloka

Le Bhourloka commence avec le Manas inférieur. Les animaux ne sentent pas comme les hommes. Le chien pense plus à la colère de son maître qu’à la douleur réelle du coup de fouet. L’animal ne souffre pas en souvenir et en imagination, il n’a pas de sensation des douleurs passées et futures, comme celle des douleurs présentes.

Glande pinéale

La perception a pour organe physique spécial le cerveau, elle est localisée dans l’aura de la glande pinéale. Cette aura répond par des vibrations à toutes les impressions, mais elle ne peut être que sentie et non perçue, chez l’homme vivant. Durant le processus de la pensée se manifestant dans la conscience, une vibration constante se produit dans la lumière de cette aura, et un clairvoyant qui examinerait le cerveau d’un homme vivant, pourrait presque compter, presque voir avec l’œil spirituel, les sept degrés, les sept tons de lumière, passant du plus sombre au plus brillant. Vous touchez-vous la main ? Avant que vous ne l’ayez touchée, la vibration a déjà atteint l’aura de la glande pinéale et y a produit sa propre nuance. C’est cette aura qui détermine l’usure de l’organe, par les vibrations qu’elle fait naître. Le cerveau, mis en vibration, transmet des vibrations à l’épine dorsale, et de cette façon, au reste du corps. Le bonheur, comme le chagrin, détermine de fortes vibrations et use ainsi le corps. Même des puissantes vibrations, causées par la joie ou le chagrin peuvent tuer.

Le cœur

Ces agitations et ces jeux septuples de lumière autour de la glande pinéale, sont reflétés dans le cœur ou plutôt dans l’aura du cœur, laquelle vibre et illumine les sept cerveaux du cœur, exactement comme le fait l’aura qui entoure la glande pinéale. Ce n’est pas autre chose que le lotus, exotériquement à quatre feuilles, mais ésotériquement à sept feuilles, le Saptaparna, la caverne de Bouddha avec ses sept compartiments.

L’astral et l’Ego

Il existe une différence entre la nature et l’essence du Corps astral et de l’Ego. Le corps astral est moléculaire, si éthéré qu’il soit : l’Ego est atomique, spirituel. Les Atomes sont spirituels et à jamais invisibles sur ce plan ; les molécules se forment autour des atomes, qui ressent les principes supérieurs invisibles des molécules. Les yeux sont nos organes sensoriels les plus occultes ; fermez-les et vous passez sur le plan mental. Suspendez l’activité de tous les sens et vous vous trouvez entièrement sur un autre plan.

Indépendance des individualités

Supposez une douzaine de personnes fumant ensemble ; la fumée de leurs cigarettes peut se mélanger, mais les molécules de chacune des fumées ont une affinité entre elles et restent à jamais distinctes, pour intimement mélangée que soit la masse entière. De même une goutte d’eau tombant dans l’océan conservera son individualité. Etant devenue goutte d’eau elle possède une vie propre, comme l’homme et ne peut être annihilée. Tous groupe de personnes apparaît bien, sous forme de groupe, dans la lumière astrale, mais n’a aucun caractère permanent, tandis qu’un groupe, réuni pour étudier l’Occultisme, a de la cohésion ; l’impression est plus durable. Plus l’affinité a d’élévation et de spiritualité et plus la cohésion a de durée.

Manas inférieur

Le Manas inférieur est une émanation de Manas supérieur, et possède la même nature que lui. Cette nature ne peut, sur ce plan, produire aucune impression, ni en éprouver aucune : un Archange, n’ayant pas d’expérience, serait insensible sur ce plan et ne pourrait ni produire, ni éprouver des impressions. Le Manas inférieur se revêt d’essence de la lumière astrale ; cette enveloppe astrale l’isolerait de son Père n’était l’Antahkarana, un seul salut. Coupez cette communication et vous devenez un animal.

Kâma

Le kâma, c’est la vie, c’est l’essence du sang. Lorsqu’il quitte le sang, celui-ci se coagule. Prâna est universel sur ce plan ; c’est en nous le principe vital, prânique plutôt que Prâna.

Individualité du Soi

Les qualités déterminent les propriétés de « l’individualité du Soi ». Ainsi, par exemple, deux loups placés dans une situation identique ne sauraient agir différemment.

Le champ de conscience de l’Ego supérieur n’est jamais reflété dans la Lumière astrale. L’Enveloppe aurique est impressionnée, à la fois, par le Manas supérieur et par le Manas inférieur, et ce sont les impressions de ce dernier qui sont aussi reflétées dans la lumière astrale. Au contraire, l’essence de toutes les choses spirituelles, de tout ce qui atteint l’Ego supérieur ou n’est pas repoussé par lui, n’est pas reflétée dans la Lumière astrale, parce qu’elle se trouve sur un plan trop bas. Cependant durant la vie d’un homme, cette essence est imprimée, dans un but Karmique, sur l’Enveloppe aurique et après la mort et la séparation des Principes, elle est unie au Mental Universel (c’est-à-dire les « impressions » supérieures au Plan Dévachanique lui-même) pour y demeurer à l’état Karmique, jusqu’au jour ou l’Ego doit être réincarné. (Il y a, de la sorte, trois groupes d’impressions que nous pouvons appeler Kâmiques, Dévachaniques et Mânasiques). En effet, les Entités, si élevées qu’elles soient, doivent recevoir, sur terre leurs récompenses et leurs châtiments Karmiques. Ces impressions spirituelles se gravent plus ou moins dans le cerveau, autrement l’Ego inférieur ne serait pas responsable. Il y a, toutefois, des impressions, enregistrées par le cerveau qui ne proviennent pas d’expériences antérieures. Chez l’Adepte, le cerveau est exercé à conserver la mémoire de ces impressions.

Le rayon Réincarnant peut, pour plus de facilité, être divisé en deux aspects : l’Ego Kâmique inférieur se disperse dans le kâma Loka ; la partie Mânasique termine son cycle et retourne à l’Ego supérieur. C’est en réalité cet Ego supérieur qui est, pour ainsi dire, puni, qui souffre. C’est là le vrai crucifiement du Christos – le mystère le plus abstrait et pourtant le plus important de l’occultisme ; le cycle entier de nos existences repose sur lui.

C’est en vérité l’Ego supérieur qui souffre ; souvenez-vous, en effet, que la conscience abstraite de la conscience personnelle supérieure restera imprimée sur l’Ego, puisqu’elle doit faire partie intégrante de son éternité. Toute nos impressions les plus élevées sont imprimées sur l’Ego supérieur, parce qu’elles sont de la même nature que lui.

Le patriotisme et les grandes actions accomplies au service de la nation, ne sont pas toujours bons, si l’on se place au point de vue le plus élevé. Rendez service à une portion de  l’humanité est une bonne chose, mais le faire aux dépens du reste de cette humanité, c’est mal. En conséquence, dans le patriotisme, etc., le venin est à côté du bien. En effet, bien que l’essence intime de l’Ego supérieur ne puisse être souillée, le vêtement extérieur peut l’être. Aussi le bon et le mauvais de ces actes et ces pensées s’imprime sur l’Enveloppe Aurique, et Karma de la partie mauvaise est recueilli par l’Ego supérieur, bien qu’il en soit complètement innocent. Ainsi après la mort, ces deux sortes d’impressions se dispersent dans le Mental Universel, et au moment de la réincarnation, l’Ego projette un Rayon, qui est lui-même dans la nouvelle personnalité et qui souffre en elle. Il souffre dans la Soi-conscience qu’il a créée par l’accumulation de ses propres expériences.

Chacun de nos Egos a derrière lui le Karma de Manvantaras passés. Il existe sept hiérarchies d’Egos, dont quelques-unes, par exemple, dans les peuplades inférieures, peuvent être considérées comme commençant à peine le cycle actuel. L’Ego commence son pèlerinage avec la conscience Divine ; ni passé, ni futur, ni séparation. Il lui faut beaucoup de temps pour se rendre compte qu’il est lui-même. Ce n’est qu’après un grand nombre de renaissances qu’il commence à comprendre, grâce à cette multiplicité d’expérience qu’il est individuel. A la fin de son cycle de réincarnation, il est toujours cette même Conscience Divine, mais il est devenu, en outre, une Soi-conscience individualisée.

Le sentiment de la responsabilité est inspiré par la présence de la lumière de l’Ego supérieur. A mesure que l’Ego, au cours de son cycle de renaissances, devient de plus en plus individualisé, il apprend, de plus en plus par la souffrance, à se rendre compte de sa propre responsabilité, grâce à laquelle il finit par atteindre la Soi-conscience, la conscience de tous les Egos de l’univers entier. L’être absolu, pour éprouver l’idée ou la sensation de tout cela, doit passer par toutes les épreuves, individuellement, et non pas universellement, afin, qu’à son retour il possède la même omniscience que le Mental Universel et, en plus la mémoire de toutes les épreuves par lesquelles il a passé.

Au jour « Sois avec nous », chaque Ego se souviendra de tous les cycles de ses réincarnations passées, durant des Manvataras. L’Ego reprendra contact avec cette terre, les sept Principes n’en feront plus qu’un et il verra tout ce qu’il y a accompli. Il verra le cours de ses incarnations passées à la lueur d’une lumière divine spéciale. Il verra toute l’humanité à la fois, mais il lui restera cependant, à jamais ce qui représente le « Je ».

Nous devrions donc chercher toujours à accentuer notre responsabilité.

L’Ego supérieur est, en quelque sorte, un globe de pure lumière divine. Une Unité appartenant à un plan supérieur, sur lequel il n’y a pas de différenciation. En descendant sur un plan de différenciation, il émet un Rayon qu’il ne peut manifester que par l’entremise de la personnalité déjà différenciée. Une portion de ce Rayon, le Manas inférieur,  peut durant la vie, se cristalliser et s’identifier si complètement à Kâma, qu’il restera confondu avec la Matière. La portion qui conserver sa pureté constitue l’Antahkarana. Tout le sort d’une incarnation dépend de la capacité ou de l’impuissance de l’Antahkarana à réfréner le Kâma-Manas. Après la mort, la lumière supérieure (Antahkarana) qui conserve l’impression et la mémoire de toutes les bonnes et nobles aspirations, se confond avec l’Ego supérieur, les mauvaises aspirations sont dissociées dans l’espace et reviennent sous la forme du mauvais Karma qui attend la personnalité.

Le sentiment de la responsabilité est le commencement de la Sagesse, c’est une preuve que l’Ahankâra commence à se dissiper. On commence à perdre le sentiment de la séparativité.

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Re: H.-P. Blavatsky : Lokas divins et Lokas inférieurs (terrestres) ou Etats de conscience

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