Astrologie et Astrolatrie - L’Atlantide, ses initiés, ses oracles

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Astrologie et Astrolatrie - L’Atlantide, ses initiés, ses oracles

Message par obsidienne le Dim 22 Oct - 12:45

Extrait du livre :  « La doctrine secrète ». Synthèse de la science de la religion et de la philosophie par H.P. BLAVATSKY. Sixième volume. Miscellanées.

Astrologie et Astrolatrie
(p 33) Section XXXVIII


Sur le sarcophage d’un Pharaon égyptien, la mère de Ra, Neith, la génisse qui enfante le Soleil, dont le corps est parsemé d’étoiles et qui porte des disques solaire et lunaire, est mentionnée comme étant la « Vierge Céleste » et « Notre-dame de la Voûte-Etoilée »…

L’Astrologie judiciaire moderne n’apparut sous sa forme actuelle qu’à l’époque de Diodore, ainsi que celui-ci l’apprend au monde. Mais l’Astrologie Chaldéenne était acceptée par les plus grands hommes de l’Histoire, tels que César, Pline, Cicéron – dont les meilleurs amis, Nigidius Figulus et Lucius Tarrutius, étaient eux-mêmes des Astrologues et le premier fameux comme prophète, Marc Antoine ne voyageait jamais sans un Astrologue qui lui avait été recommandé par Cléopâtre. Auguste, lorsqu’il monta sur le trône, eut son horoscope établi par Théagènes, Tibère découvrit des prétendants à son trône au moyen de l’astrologie et de la divination. Vitellius n’osa pas exiler les Chaldéens, parce qu’ils avaient annoncé que le jour de leur bannissement serait celui de sa mort. Vespasien les consultait journellement ; Domitien n’aurait pas bougé sans avoir pris l’avis des prophètes ; Adrien était lui-même un savant Astrologue et tous, y compris Julien (appelé L’Apostat parce qu’il ne voulut pas en devenir un), croyaient aux « Dieux » Planétaires et leur adressaient leurs prières. De plus, l’Empereur Adrien « prédit, depuis les calendes de janvier jusqu’au 31 décembre, tout ce qui lui arriva journellement ». Sous les empereurs les plus sages, Rome possédait une Ecole d’Astrologie, où l’on enseignait secrètement les influences occultes du Soleil, de la Lune et de Saturne. L’Astrologie judiciaire est employée jusqu’à présent par les Cabalistes, et Eliphas Lévi, le Mage français moderne, en enseigne les rudiments dans son Dogme et Rituel de la Haute-Magie. Mais la clef de l’Astrologie cérémonielle ou rituelle, avec les téraphim, et les urim et thummin de la Magie, est perdue pour l’Europe. Aussi notre siècle de Matérialisme hausse-t-il les épaules et considère-t-il l’Astrologie comme un faux semblant.

Cependant tous les savants ne s’en moquent pas et l’on peut se réjouir en lisant dans le Musée des Sciences, la remarque suggestive et loyale faite par le Couturier, un savant de grand renom. Il trouve curieux de remarquer que tandis que les audacieuses spéculations de Démocrite sont justifiées par Dalton.

Les rêveries des alchimistes s’acheminent aussi vers une certaine réhabilitation. Les minutieuses investigations de leurs successeurs, les chimistes, leur infusent une vie nouvelle ; il est vraiment très remarquable de constater à quel point les découvertes modernes ont servi, récemment, à décharger les théories du Moyen Age de l’accusation d’absurdité lancée contre elles. Par exemple, si, comme l’a démontré le colonel Sabine, la direction d’un morceau d’acier suspendu à quelques pieds au-dessus du sol, peut être influencée par la position de la Lune, dont le corps se trouve à une distance de 240000 milles de notre planète, qui donc oserait qualifier d’extravagante la croyance des anciens Astrologues (et des modernes aussi) à l’influence des étoiles sur la destinée humaine.
http://www.iza-voyance.com/telechargement_livre_voyance_esoterisme/Blavatsky/doctrine_secrete.pdf



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Extrait du livre de Rudolf Steiner « La science de l’occulte ».

L’Atlantide, ses initiés, ses oracles
(p 268)

Chez les hommes restés au niveau le plus bas, le corps éthérique était encore trop peu protégé pour offrir une résistance suffisante aux agissements des êtres lucifériens. Ces hommes purent  augmenter à tel point la puissance de l’étincelle qu’était en eux le Moi, qu’ils provoquèrent dans leur entourage des phénomènes volcaniques extrêmement violents. Ceci eut pour conséquence une terrible catastrophe. Sous des ouragans de feu, une grande partie de la Terre alors habitée fut engloutie et, avec elle, les hommes tombés dans l’erreur. Seul un petit groupe qui était resté relativement à l’abri du mal put se réfugier dans une région de la Terre qui avait été protégée contre les influences corruptrices de l’homme.

Une certaine région se révéla comme particulièrement favorable à l’installation de la nouvelle humanité ; c’est celle qui est actuellement recouverte par l’Océan Atlantique. La partie de l’humanité qui était restée la plus pure, la plus à l’abri de l’erreur y émigra. Les autres régions ne furent habitées que par des groupes dispersés.

La science spirituelle appelle « Atlantide » ce continent qui était situé entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique. Elle donne le nom de « Lémurie » à la période précédente de l’évolution humaine. Quand à celle où les forces lunaires n’avaient pas encore exercé leur influence essentielle, on peut l’appeler « hyperboréenne ». Celle-là est encore précédée d’une phase qui correspond aux tout premiers débuts de la Terre physique. La tradition biblique appelle « Paradis » l’époque antérieure à l’intervention des êtres lucifériens et décrit comme l’expulsion de ce Paradis la descente de l’être humain sur la Terre et le fait qu’il est réduit au monde sensible.

C’est sur l’Atlantide que s’effectua la véritable division de l’humanité en Saturniens, Solaires, Jupitériens et Martiens. Elle n’était auparavant qu’en préparation. L’alternance des états de veille et de sommeil avait alors, pour l’être humain, des conséquences particulières qui se révélèrent surtout dans l’humanité atlantéenne ; pendant la nuit, le corps astral et le Moi de l’homme s’élevaient dans le monde des êtres spirituels jusqu’aux Esprits de la personnalité. Par la partie de son corps éthérique qui n’était pas liée à son corps physique, l’homme percevait alors les Fils de la vie (Anges) et les Esprits du feu (archanges). Car il pouvait rester uni pendant son sommeil à ce qui,  dans son corps éthérique, n’était pas imprégné de physique. Sa perception des Esprits de la personnalité était certes imprécise du fait de l’influence luciférienne mais, outre les anges et les archanges, d’autres êtres lui devenaient visibles pendant son sommeil : c’étaient ceux qui, ayant pris du retard sur le Soleil et la Lune, ne pouvaient plus aborder l’existence terrestre et devaient donc rester dans le monde de l’âme et de l’esprit. Or toujours à cause de l’influence luciférienne, l’homme attira ces êtres dans la partie de son âme alors séparée de son corps. Il entra de la sorte en contact avec des entités qui le soumirent à une très dangereuse tentation. Ces êtres renforcèrent son penchant à l’erreur et l’entrainèrent notamment à faire un mauvais usage des forces de croissance et de reproduction qui, du fait de la séparation entre ses corps physique et éthérique, étaient en son pouvoir.

Il fut alors donné à quelques hommes de l’ère atlantéenne de ne descendre qu’aussi peu que possible dans le monde sensible. Chez ceux-là, l’influence luciférienne se transforma en moyen de progrès au lieu de faire obstacle à l’évolution de l’humanité. Grâce à elle, ils devinrent capables d’accroître leur connaissance des choses de la Terre plus tôt que ce n’eût été possible sans cela. Ils s’efforcèrent de bannir l’erreur de leurs représentations et de comprendre les intentions originelles des être spirituels en observant les phénomènes de l’univers. Ils libérèrent leur corps astral de ses pendants et de ses désirs uniquement orientés vers le monde des sens. Ceci leur permit d’en éviter les erreurs et de connaître des états où ils n’avaient de perceptions que par la partie de leur corps éthérique qui était séparée de leur corps physique. Dans ces états, la faculté de perception de ce dernier était supprimée et ce corps lui-même était comme mort. Par leur corps éthérique, ces hommes étaient alors entièrement plongés dans le domaine des Esprits de la forme et pouvaient apprendre de ceux-ci qu’ils étaient gouvernés, guidés par le grand Etre qui avait dirigé le Cosmos lors de la séparation du Soleil et de la Terre et grâce auquel s’ouvrit plus tard à l’homme la compréhension du Christ.

Ces hommes   étaient des « initiés ». Mais l’individualité humaine étant tombée, comme nous l’avons vu, sous l’empire des êtres lunaires, ces initiés ne pouvaient pas, en général, être touchés directement par l’être solaire ; celui-ci ne leur était révélé que réfléchi par les être lunaires. Ces initiés ne voyaient donc pas l’être solaire lui-même mais seulement son reflet. Ils devinrent les guides du reste de l’humanité à qui ils purent communiquer les mystères qu’ils avaient contemplés. Ils attirèrent à eux des disciples auxquels ils indiquèrent les voies menant à l’initiation. Seuls pouvaient accéder à la connaissance de ce qui s’était révélé autrefois à travers le « Christ », ceux qui faisaient partie des hommes solaires. Ceux-là cultivaient leur connaissance des mystères et pratiquaient les exercices qui donnaient accès à cette connaissance dans un lieu spécial qu’on peut appeler « l’oracle du Christ » ou « l’oracle du Soleil ». (Le mot oracle s’applique dans ce cas à un lieu où sont perçues les intentions d’êtres spirituels).

Ce qui est dit ici au sujet du Christ ne donnera lieu à aucun malentendu si l’on réfléchit à ceci que, pour la connaissance supra-sensorielle, l’apparition du Christ sur la Terre est un événement dont ont parlé, comme devant se produire dans l’avenir, tous ceux qui, avant cet événement, connaissaient le sens de l’évolution terrestre. On ferait fausse route si l’on supposait que les initiés avaient avec le Christ le rapport qui n’est devenu possible que par suite de son apparition. Mais ce qu’ils pouvaient comprendre et faire comprendre à leurs disciples, c’est que quiconque est touché par la puissance du Soleil voit le Christ venir vers la Terre.

D’autres oracles furent fondés par les hommes qui faisaient partie de l’humanité saturnienne, martienne et jupitérienne. La clairvoyance de leurs initiés n’atteignait que certaines entités qui pouvaient se révéler en tant que Moi supérieur dans leur corps éthérique. Il y eut ainsi des adeptes de la connaissance saturnienne, jupitérienne ou martienne. Outre ces méthodes d’initiation, il y en avait d’autres qui convenaient à certains êtres humains dont la nature était trop luciférienne pour qu’une aussi grande partie de leurs corps éthérique pût rester en dehors de leur corps physique. Ceux-là ne pouvaient pas non plus être amenés à la vision prophétique du Christ. Leur corps astral étant plus que d’autres, sous l’influence du principe luciférien, il eut fallut passer par une préparation plus pénible ; ils purent alors recevoir, dans un état de moindre indépendance à l’égard de leur corps, non la révélation du Christ lui-même, mais celle d’autres grands esprits.

Certains de ces esprits avaient bien quitté la Terre lors de sa séparation d’avec le Soleil, mais ils ne s’étaient pas élevés assez haut pour pouvoir suivre longtemps l’évolution solaire. Ils détachèrent donc du Soleil, pour y habiter, la planète Vénus. Ils avaient pour guide un être qui devint le Moi supérieur des initiés dont il vient d’être question et de leurs disciples. Il en fut de même de l’esprit dirigeant de Mercure pour une autre catégorie d’hommes. Ainsi naquirent les oracles de vénus et de Mercure. D’autres hommes encore, les plus profondément atteints par l’influence luciférienne, ne purent s’élever que jusqu’à un esprit qui avait été le premier à être rejeté, ainsi que ses compagnons, de l’évolution solaire. Cet esprit n’occupe pas une planète particulière dans l’espace cosmique ; il vit, maintenant encore, dans l’atmosphère de la Terre où il est revenu en quittant le soleil. Les hommes à qui cet être se révélait comme leur Moi supérieur peuvent être appelés adeptes de Vulcain. Leur regard était plus attiré vers les phénomènes terrestres que celui des autres initiés. Ils ont posé les premières bases de ce qui est devenu plus tard l’art et la science. Les initiés de Mercure par contre et plus encore ceux de Vénus recherchaient plutôt la connaissance du supra-sensible. Les initiés de Vénus, Mercure et Vulcain se distinguaient de ceux de Saturne, Jupiter et Mars en ceci que ces derniers recevaient d’en haut les révélations de leurs mystères, à l’état parfait pour ainsi dire, tandis que le savoir ne se révélait aux premiers que sous la forme d’idées, de pensées personnelles. Les initiés du Christ se situaient entre les deux. Outre ce qui leur était révélé directement, la faculté leur fut accordé de donner forme conceptuelle à leurs connaissances. Les initiés de Saturne, Mars et Jupiter devaient s’exprimer en symboles ; ceux du Christ, de Mercure, Vénus et Vulcain  purent se faire comprendre au moyen de représentations.

Tout ce qui parvenait ainsi à l’humanité atlantéenne passait par le canal des initiés. Mais le reste de l’humanité acquit aussi, par suite de l’influence luciférienne, des facultés spéciales provenant de puissantes entités cosmiques ayant fait tourner en bien ce qui sans cela eût pu entraîner de grands maux. L’une de ces facultés, c’est celle de la parole. Elle échut en partage à l’homme par suite de sa condensation dans la matière physique et de l’indépendance d’une partie de son corps éthérique à l’égard de son corps physique.

Dans les premiers temps qui suivirent le départ de la Lune, l’homme se sentait lié à ses ancêtres par le Moi-groupe. Cette conscience collective qui reliait les descendants aux ascendants s’effaça peu à peu au cours des générations. Dans la suite, la mémoire des descendants ne remonta plus que jusqu’à un ancêtre peu éloigné dans le temps ; elle n’avait plus accès aux ascendants plus anciens. C’est seulement dans des états  semblables au sommeil où l’homme entrait en contact avec le monde spirituel, que s’éveillait en lui le souvenir de tel ou tel aïeul. Il se considérait alors comme ne faisant qu’un avec cet aïeul qu’il croyait sentir renaître en lui. Cette conception erronée de l’incarnation est apparue notamment vers la fin de l’ère atlantéenne. La véritable doctrine de la réincarnation ne pouvait être connue à cette époque, que dans les écoles initiatiques. Les initiés voyaient comment l’âme humaine vit, entre les incarnations, dans un état incorporel. Eux seuls pouvaient communiquer la vérité à leurs élèves sur ce point.

Dans le très lointain passé dont il est question ici, la forme de l’être humain était très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Elle révélait encore, dans une très grande mesure, les qualités de son âme. L’homme  était alors fait d’une matière plus subtile, plus molle que celle dont il a été formé plus tard. Ce qui est actuellement rigide dans ses membres était encore mou, flexible, malléable. L’individu chez qui dominaient l’âme et l’esprit était d’une structure délicate, souple, expressive. Celui dont la spiritualité était moins développée avait des formes grossières, lourdes, moins malléables. Le progrès de l’âme avait pour effet de réduire le volume des membres et de diminuer la taille, alors qu’un être psychiquement arriéré et enfoncé dans la matière était d’une taille gigantesque. Pendant  sa croissance, le corps de l’enfant se formait d’après ce qui se développait dans son âme, cela d’une façon qui, selon les conceptions actuelles paraîtrait fabuleuse et même fantastique. La corruption des instincts, des désirs, des passions avait pour effet un accroissement de la matière même du corps, pouvant aller jusqu’au gigantisme. La forme physique de l’homme actuel est le résultat d’une contraction, d’une condensation et d’un durcissement de l’homme atlantéen.

Avant l’ère atlantéenne, l’être humain était l’image fidèle de sa nature psychique, mais l’évolution portait précisément en elle les causes qui ont fait de l’homme post-atlantéen un être dont la forme physique est rigide et dépend relativement peu des qualités de son âme. (Les formes du règne animal se sont figées sur la Terre bien plus anciennement que celle de l’homme. Les lois qui régissent actuellement la constitution des formes dans les règnes de la nature ne doivent en aucun cas être appliquées par extension à des époques aussi éloignées dans le passé).

Vers le milieu de l’évolution atlantéenne, un grand mal se répandit dans l’humanité. Les secrets des initiés auraient dû être soigneusement cachés à des hommes qui ne s’étaient pas préparés à éliminer l’erreur de leur corps astral. Car lorsque des hommes de cette sorte ont accès aux connaissances secrètes, aux lois par lesquelles les êtres supérieurs dirigent les forces naturelles, ils mettent ces connaissances au service de leurs propres besoins et de leurs passions impures. Le danger était d’autant plus grand que, nous l’avons dit, l’humanité était tombée sous l’influence d’entités inférieures qui, incapables de suivre l’évolution de la Terre, s’opposaient à elle. Ces entités ne cessaient d’exercer leur action sur les âmes en y éveillant des désirs contraires au bien de l’humanité.

Or les hommes d’alors avaient encore la faculté d’utiliser les forces de croissance et de reproduction qui existent dans la nature animale et humaine. Un certain nombre d’initiés succombèrent également aux tentations de ces êtres Spirituels. Ils en vinrent à mettre lesdites forces supra-sensibles au service de buts incompatibles avec le développement de l’humanité. Et dans cette intention, ils s’associèrent à des hommes qui n’étaient pas initiés et qui firent de ces forces supra-sensibles un très mauvais usage. La conséquence en fut une grande corruption de l’humanité. Le mal se répandit de plus en plus. Et comme, lorsqu’on les arrache à leur sol nourricier pour les employer isolément, les forces de croissance et de reproduction sont mystérieusement liées à celles qui agissent dans l’air et l’eau, des énergies naturelles destructrices se déchaînèrent sous l’effet des actions humaines.

Il en résulta la destruction graduelle de l’Atlantide à la suite de cataclysmes affectant l’atmosphère terrestre et les mers. L’humanité atlantéenne, ou du moins ce qui en restait après la catastrophe, dut émigrer. La Terre elle-même prit un nouvel aspect. D’un côté l’Europe, l’Asie et l’Afrique, de l’autre côté l’Amérique, acquirent peu à peu la configuration qu’elles ont actuellement. De grands courants humains se dirigèrent vers ces pays. Ceux qui sont allés de l’atlantide vers l’est ont eu une importance particulière pour notre temps. L’Europe, l’Asie et l’Afrique furent progressivement occupées par les descendants des Atlantes. Différents peuples s’y établirent, inégalement développés, mais aussi inégalement pervertis. Les initiés, gardiens des mystères, qui se trouvaient parmi eux, fondèrent en différents endroits des sanctuaires dans lesquels furent célébrés les cultes de Jupiter, de Vénus etc. dans un bon mais aussi dans un mauvais sens. La divulgation des mystères de Vulcain eut une influence particulièrement néfaste, car le regard de leurs adeptes était surtout  dirigé vers les conditions terrestres. Par cette divulgation, l’humanité fut mise sous la dépendance d’être spirituels que leur évolution antérieure avait rendus hostiles à tout ce qui venait du monde spirituel tel qu’il avait évolué depuis la séparation de la Terre et du Soleil. Fidèle à cette tendance de leur nature, ces entités agirent sur ce qui se développait chez l’homme du fait qu’il avait, dans le monde sensible, des perceptions qui lui en cachaient l’élément spirituel. Ces êtres prirent désormais une grande influence sur de nombreux habitants de la Terre, ce qu’eut pour première conséquence que l’homme perdit de plus en plus le sentiment du spirituel.

Comme à cette époque, le volume, la forme et la plasticité du corps physique dépendaient au plus haut point des qualités de l’âme, la divulgation des mystères de Vulcain eut aussi pour effet certaines transformations dans le genre humain. Là où la perversité de l’homme se manifestait particulièrement en ceci que des forces supra-sensorielles étaient mises au service d’instincts, de désirs et de passions inférieurs, des corps informes, d’une taille et d’un aspect grotesques apparurent. Il est vrai que ces corps ne purent survivre à l’ère atlantéenne. Ils disparurent. L’humanité post-atlantéenne est issue physiquement de ceux des atlantes chez lesquels le durcissement de leur corps était déjà tel qu’il avait pu résister aux forces perverties, contre-nature de l’âme. Pendant une certaine phase de l’évolution atlantéenne et conformément aux lois prévalant dans et sur la Terre, les conditions furent favorables à ce durcissement de la forme humaine.

Les races dont les formes s’étaient durcies avant cette époque purent bien se reproduire longtemps encore, mais les âmes qui s’y réincarnaient s’y trouvaient tellement à l’étroit que ces races ne purent que s’éteindre. Certaines d’entre elles survécurent néanmoins pendant l’ère post-atlantéenne. Celles qui étaient restées assez malléables se perpétuèrent même longtemps sous une autre forme. Ces corps humains qui étaient encore souples après l’époque en question servirent notamment de support à des âmes qui avaient subi très fortement la mauvaise influence des mystères de Vulcain. Ils étaient destinés à disparaître.
Certains êtres étaient donc intervenus dans l’évolution de l’humanité à partir du milieu de l’ère atlantéenne ; leur action tendait à faire vivre l’homme dans le monde physique, sensible, d’une façon qui ne tenait aucun compte de l’esprit. Cela pouvait aller si loin qu’à la place du véritable aspect de ce monde, des images trompeuses fantomatiques, des illusions de toutes sortes lui apparaissaient. C’est qu’il était exposé, non seulement à l’influence luciférienne mais aussi à celle d’êtres dont il a été question plus haut et dont le chef peut être appelé Ahrimane, du nom qu’il reçut plus tard pendant la civilisation de la Perse primitive. Sous cette influence, l’homme tombait aussi après sa mort au pouvoir de Puissances qui l’empêchaient de se tourner, même alors, vers autre chose que la réalité terrestre. De plus en plus, la vue du monde spirituel lui était interdite. Il sentait qu’il était au pouvoir d’ahrimane et donc exclu, dans une certaine mesure, de toute communion avec ce monde spirituel.

Tout particulièrement important fut alors un sanctuaire qui, dans la décadence générale, avait conservé l’ancien culte dans la forme la plus pure. Ce sanctuaire faisait partie des oracles du Christ. C’est ainsi que put être protégé, non seulement le mystère du christ, mais aussi ceux des autres oracles. Car lorsque se révélé le plus sublime des esprits solaires, les régents de Saturne, de Jupiter et des autres planètes se dévoilèrent aussi. On connaissait dans l’oracle solaire le secret de faire naître chez tel ou tel individu un corps éthérique semblable à ceux que les meilleurs  parmi les initiés de Jupiter, Mercure etc. avaient possédés jadis. On conservait par des moyens dont on disposait alors et dont il n’y a pas lieu de parler plus longuement ici, les copies des meilleurs corps éthériques ayant appartenu à des initiés d’autrefois, afin d’en faire don à des hommes qui en étaient dignes. Les initiés de vénus, Mercure et Vulcain pouvaient effectuer des opérations du même genre pour les corps astrals.

A une certaine époque, le guide des initiés du Christ se trouva isolé au milieu de quelques disciples auxquels il ne pouvait communiquer les secrets de l’univers que dans une très faible mesure, car il s’agissait d’hommes dans la nature desquels la séparation entre le corps éthérique et le corps physique était réduite  au minimum. Ils étaient d’ailleurs, à cette époque, les mieux faits pour servir au progrès ultérieur de l’humanité. Leurs expériences dans l’état de sommeil étaient de plus en plus rares. Peu à peu, le monde spirituel se fermait pour eux. Ils n’étaient même plus capables de comprendre tout ce qui s’était jadis révélé à l’être humain lorsqu’il ne se trouvait pas dans son corps physique mais seulement dans son corps éthérique. Car ces hommes qui faisaient partie de l’entourage immédiat du guide de l’oracle christique étaient les plus avancés pour ce qui est de la réunion du corps physique avec la partie du corps éthérique qui en était séparée autrefois.

L’union de ces deux corps devenait de plus en plus fréquente dans l’humanité par suite de la transformation survenue dans le continent atlantéen et sur la Terre en général. Le corps physique et le corps éthérique coïncidaient toujours davantage. De ce fait, les possibilités autrefois limitées de la mémoire diminuaient, tandis que la pensé humaine commençait à se développer. La partie du corps éhérique qui était unie au corps physique transformait le cerveau physique en instrument de la pensée et, c’est à partir de ce moment seulement que l’homme prit conscience de son Moi dans son corps physique. La conscience personnelle s’est alors éveillée
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