Métamorphoses physionomiques - La rose.

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Métamorphoses physionomiques - La rose.

Message par obsidienne le Ven 1 Sep - 22:54

Extrait du livre de Ernst-Michael Kranich

Métamorphoses physionomiques. Du Crocus au Tournesol

Est-il possible, sans perdre la clarté et la sûreté du mode de connaissance scientifique, de tisser avec la nature un lien profond qui puisse fonder une nouvelle éthique ? C’est à cette question que Ernst-Michael Kranich se consacre dans ce livre. Il montre, à l’aide de quelques plantes bien connues comme le crocus, l’iris, le bouton-d’or, la rose, comment on peut apprendre à lire le geste inscrit dans les formes vivantes qui défilent sous nos yeux au long des saisons, pour y retrouver les émotions, les désirs, les sentiments qui vivent dans notre for intérieur.



La rose

Au cours de périodes antérieures de l’humanité et encore il y a quelques siècles, les plantes n’étaient pas encore, comme pour nous, des formations naturelles dont la description et l’interprétation étaient la seule affaire du chercheur scientifique. Beaucoup de plantes avaient une signification plus profonde. Elles passaient pour être les attributs de certaines divinités et les symboles de certaines qualités significatives de l’âme. L’Olivier était l’image de la paix, le cèdre l’allégorie de l’immortalité, la Pervenche le reflet de la fidélité, etc.

Lorsque le peintre médiéval figurait Marie dans la roseraie, il représentait par des fleurs les qualités de la mère de Dieu : par la Violette son humilité, par le Lis sa pureté, par la fraise des bois fleurissant et fructifiant simultanément, sa virginité et sa maternité, par la rose rouge, la perfection de son amour. Les plantes étaient conçues comme signifiant des qualités intérieures à travers une image extérieure. Depuis des temps immémoriaux, elles constituent un domaine important de la symbolique. La culture de fleurs spécifiques dans les jardins de l’antique Perse et à Babylone se faisait dans l’optique de cette signification symbolique. De nos jours, quelques traces subsistent encore de cette conception.
Offrir des Violettes, n’a pas le même sens qu’offrir des roses. Et dans les jardins, on cultive d’autres plantes que sur une tombe. Nous ressentons quelque chose qu’au début de ce livre nous avions qualifié d’attrait, de grâce.

Dans le vécu symbolique des hommes, chaque plante a son rang particulier. Celle qui s’élève au –dessus de toutes les autres et touche le cœur des hommes le plus profondément, c’est la Rose. C’est la raison pour laquelle elle fut cultivée déjà, il y a des milliers d’années, en Orient. Chez les babyloniens, elle était vouée à la déesse Ischtar et les Grecs l’avaient dédiée à Aphrodite. Les anciens Egyptiens ornaient de roses leurs autels en l’honneur d’Isis. On voyait en elle l’image d’une qualité d’âme capable à la fois du plus grand approfondissement intérieur comme d’une ouverture de notre espace intime aux sphères divines. Cette force est celle de l’amour. Angelus Silesius écrit :

« Ton cœur accueille Dieu et touts ses bienfaits
Lorsque, telle une rose, il s’ouvre à lui. »

En nous référant à cette symbolique si impressionnante de la rose, nous allons essayer de découvrir la relation à cette force psychique de l’amour et commencer tout d’abord par l’étude de l’apparence extérieure de cette fleur. Tout d’abord nous allons choisir la Rose sauvage, non greffée (Rosa Canina).

Contrairement à toutes les plantes considérées jusqu’à présent, toutes les Roses sont des arbustes (par la suite il sera presque exclusivement question de la Rose sauvage, l’Eglantier). Leur partie aérienne n’apparaît ni ne disparaît, à l’instar des plantes herbacées qui restent en accord avec l’effet solaire annuel, croissant et décroissant. La Rose se développe durablement dans l’espace sus-terrestre. La forte impulsion de la croissance lui permet d’élaborer ses drageons dont les arcs pénètrent de tous côtés dans l’espace. Il ne se forme aucun centre analogue à l’axe principal des herbes ou au tronc des arbres. Une haie de rose se livre tout d’abord entièrement à l’environnement pendant sa croissance.
Cette forte tendance à développer des tiges se continue jusque dans les feuilles. A partir d’une robuste côte, le limbe se fragmente le plus souvent en cinq ou sept folioles. Leur ordonnancement est tel que cet adonnement à la périphérie, général à toute la plante, s’exprime jusqu’au niveau de chaque feuille.

C’est par lignification que les tiges deviennent durables. Cela se réalise en relation avec un dépôt renforcé de substances qui dessèche et condense le tissu initialement mou et vivant et qui meurt alors partiellement. Dans l’inorganique, ce processus correspond à la cristallisation. Lorsque naît un cristal, la substance abandonne son lien avec l’élément mouvant de l’eau pour passer à un état de compacité et de rigidité. Un phénomène analogue se produit au niveau des tiges de l’églantier lorsque la lignification les durcit, les rendant d’année en année plus denses et plus épais. Ce sont elles qui densifient les substances de l’ensemble de la terre en direction de son centre et qui les cristallisent en petit vers le centre de cristallisation. Et lorsque chez la rose sauvage les pousses tendent si puissamment vers la périphérie, c’est toute la terre qui, à  travers elles, s’adonne avec ses forces gravitationnelles à l’entourage. Et c’est dans les épines qu’elles atteignent le point culminant de leurs effets et de leur élan vers l’extérieur.

Sur ces drageons amplement arqués naissent alors, la seconde année, les rameaux floraux qui vont permettre à la rose d’aller à la rencontre du soleil. Chaque rameau donnera plusieurs fleurs. Et lorsque, en juin, l’astre du jour atteint le faite de sa course, toute la haie de l’églantier semble se dissoudre dans la plénitude de la floraison. L’une des manifestations les plus belles et les plus émouvantes de la nature estivale est celle d’un buisson d’Eglantier fleurissant sur une prairie sèche, au bord d’un bois ou dans une forêt éclaircie.

Un rhéteur de la période hellénistique tardive aurait dit : « Si Zeus avait voulu donner une reine aux fleurs, il n’aurait, certes, pensé qu’à la Rose pour être digne d’un tel honneur ». ce rang élevé concerne probablement, en premier lieu, les fleurs. Les dicotylédones, dont font partie les Roses, forment un calice. C’est un organe de transition. Il représente l’achèvement de la feuille verte.

Les sépales sont les feuilles vertes ayant atteint le dernier degré de simplification. Dès qu’ils apparaissent, la croissance ascendante s’arrête. Mais ils ne naissent pas simultanément comme le feront les pétales. On y discerne encore une trace de cette élaboration successive si caractéristique de l’appareil végétatif. Le calice prépare en quelque sorte la corolle qui permet à la plante de s’élever à une nouvelle étape d’une transformation totale. Chez aucun autre végétal, cette phase intermédiaire n’est préparée de manière aussi impressionnante que chez la Rose, car les cinq pétales du calice passent une ultime fois par une métamorphose, bien que les bractées, les dernières feuilles avant les fleurs, aient atteint un ultime degré de simplification. Albert le grand, le fameux érudit du Moyen Age, avait, en particulier, dédié quelques vers à cette formation spécifique :

« Ils sont cinq frères,
Deux sont barbus,
Deux sont imberbes,
Et l’un des cinq
N’est barbu que d’un côté. »

Lorsqu’une chose inhabituelle doit apparaître, il lui faut une préparation particulière. Le calice de la Rose, avec sa métamorphose si gratuite aux yeux du botaniste, nous indique qu’une transformation beaucoup plus profonde que d’habitude accompagne le passage vers la fleur. La fleur qui, dans son bouton encore enclose, est déjà d’une beauté singulière, jaillit alors du calice. Rares sont nos fleurs qui vont s’ouvrir et se déployer en un geste d’aussi total abandon, geste dont l’intimité est encore rehaussée par une subtile teinte rose. En comparant ses pétales avec ceux, par exemple d’une Pivoine, on remarque que ce mouvement d’ouverture est accompagné par un accent tout particulier d’abandon. Au centre de la fleur ne se trouve aucune trace d’ovaire. Il lui manque cette marque de centralisation.

A la place se forment de nombreuses étamines d’un jaune brillant. L’étude du Millepertuis nous montrera que les étamines sont des formations centrifuges grâce auxquelles, lors de la pollinisation, la plante se sublime elle-même pour se livrer à l’atmosphère imprégnée de soleil. Depuis le centre de ce mouvement de total épanchement, se manifeste donc le g e  s te d’une ouverture inhabituellement intense et pleine d’abnégation vers un domaine supérieur.

Sous la fleur, la tige s’épaissit singulièrement. En la découpant longitudinalement, elle se montre creuse à la manière d’une cruche en pleine d’un grand nombre de petit ovaires qui donneront en automne les akènes du cynorhodon. Le processus de fructification s’est enfoncé dans la tige qui, en mûrissant, donnera, elle-même le fruit. Cette plante montre ainsi un mode de fructification intensifié, puisque le cynorhodon est un « fruit » constitué lui-même de fruits. La tige est devenue le lieu où se déroule une profonde modification de la substance, alors que normalement elle constitue le domaine d’action des effets durcissants propres à la terre. Car le mûrissement libère la vie de ses imbrications avec les puissances extérieures de la nature. Grâce à la chaleur, elle atteint son niveau le plus élevé, voire le plus spirituel. Chez la Rose, les forces de maturation s’intensifient au point d’empiéter sur la tige et de la transformer en fruit.
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Re: Métamorphoses physionomiques - La rose.

Message par obsidienne le Ven 1 Sep - 22:59

Ce caractère particulier de la Rose permet de pressentir une relation avec la force psychique de l’amour. Mais ce rapport gardera quelque chose d’une certitude non élucidée tant que nous n’aurons pas clarifié ce doute à l’aide d’une démonstration. Il faut refaire ce que nous avons déjà fait dans de nombreux autres cas, c’est-à-dire diriger notre regard vers la sphère de notre âme. Si nous voulons saisir le sens de l’amour, nous devons pénétrer dans le domaine le plus intime de notre cœur. Et tout ce que nous appréhenderons ainsi restera provisoire. Car l’amour se différencie des autres sentiments. Selon C. G. Carus « le développement intérieur le plus élevé que l’âme humaine peut tout juste atteindre repose sur l’amour car, dans son essence la plus profonde, l’amour n’est finalement rien d’autre qu’un puissant élan, conscient et inconscient, qui nous imprègne et nous porte à rendre plus parfaite notre vie, à nous hausser au degré le plus élevé et à la plus grande félicité de notre existence. »

Aucun autre sentiment ne peut prétendre à quelque chose de semblable. Chacun peut observer dans son être intime et avec une relative facilité, même si cette observation est teintée de subjectivité, des émotions telles que la joie, la tristesse, la nostalgie ou l’espoir. Pour apprendre à connaître l’amour, il faut pénétrer jusqu’au centre de l’âme, « au coeur des sentiments » (C.G. Carus), qui ne peut atteindre son accomplissement que dans le futur.

Dans l’amour, la sympathie accède à son niveau le plus élevé. Elle permet de se livrer totalement à un autre être. Dans la compassion, le cœur participe à la détresse, à la souffrance, mais aussi à la joie et au bonheur d’autrui. Mais l’amour dépasse encore la compassion. Celle-ci permet à l’âme de partager les expériences et les peines de la vie d’une autre personne ou d’un autre être. Dans l’amour, elle s’unit entièrement à l’autre être. L’amour germe dans les relations avec le prochain, par exemple dans celles de la mère avec son enfant, il se déploie dans les rapports entre homme et femme, pour s’étendre finalement jusqu’à l’humanité et les êtres de la nature. Pendant qu’à travers sa chaleur l’âme afflue vers l’autre, elle ne participe pas seulement à ce que celui-ci exprime et manifeste ; elle pressent ou saisit ce qui existe en lui sous forme de germe en vue d’un avenir plus élevé. Grâce à l’amour, l’âme devient d’une certaine façon clairvoyante. Et c’est ainsi que cette capacité d’abandon s’unit à une profonde confiance qui s’établit avec l’autre être.

Le sentiment d’amour est toujours et encore stimulé par les expériences vécues. Lorsque l’amour s’épanouit, il brûle d’un feu sacré comme si, durant une longue période, il était alimenté de l’intérieur par la source de vie de l’âme. Il faut distinguer en nous plusieurs domaines. La majorité des sentiments sont excités par des impressions externes, ou des représentations et des pensées qui à nouveau vont s’estomper rapidement. C’est cela qui permet à un homme, en un temps relativement court, de ressentir des émotions aussi diverses que l’espoir, l’attente, la déception, la joie ou la colère. Elles toutes, conduisent à des changements momentanés au niveau des processus vitaux, en premier lieu le rythme respiratoire, mais aussi le rythme cardiaque. Ce faisant, c’est le calme ou l’excitation, la frivolité ou la profondeur de ces sentiments qui s’impriment dans la fréquence et l’amplitude de la respiration, c’est-à-dire que c’est leur singularité qui se manifeste dans les processus vitaux se déroulant rythmiquement. Mais il en existe aussi qui, en tant qu’ambiance, confèrent à l’âme sa coloration durable.

Un homme de nature joyeuse exulte à la moindre occasion. Chez lui, la joie, vit comme une vibration de base qui s’amplifie puissamment au moindre motif. Ce qui donne naissance à cette vibration est le fait que le sentiment ne modifie pas seulement momentanément le rythme respiratoire, mais qu’il pénètre dans la pulsion vitale durable, devenant ainsi un caractère permanent. Il s’empare alors du rythme vital et lui apporte quelque chose de sa propre nature. Mais l’amour dépasse encore la simple coloration de l’âme. On l’a qualifié de sentiment actif. Lersch indique que, dans l’amour, le sentiment et l’aspiration sont intimement imbriqués l’un dans l’autre. Dans son intensité, l’amour s’empare de la totalité de l’âme se « conforme à sa nature, il ne connaît jamais de fin, car même dans la plénitude du ressenti du sentiment, la quête reste vivante ».

Contrairement à sa coloration intime, c’est ici une impulsion puissante qui vit dans l’âme, un mouvement d’abandon à l’autre être qui lui permet de ressentir le bonheur de la béatitude. Dans l’amour, l’homme est finalement capable de sacrifier ce qu’il possède, ses propres intérêts et besoins et jusqu’à sa vie même, il peut se dissoudre totalement dans l’élan de cet abandon.

L’amour est ainsi une force qui s’emparer de l’âme pour la transformer et l’anoblit. Grâce à lui, des qualités intérieures significatives vont y mûrir, telles que la patience, la fidélité. L’assistance à autrui devient une exigence intime pouvant aller jusqu’au sacrifice de soi. Et c’est aussi la force suprême que l’âme peut acquérir.

Mais l’être humain ne peut la développer qu’à la condition préalable de s’être ancré en soi. Cela est réalisable lorsque, en bandant sa volonté dans l’affrontement avec les forces qui tirent vers le bas, celles de la pesanteur, la gravitation, il arrive au vécu de son autonomie. Ce n’est qu’en saisissant le centre de son être qu’il peut, à partir de cette cheville ouvrière, se tourner avec amour vers un autre être.

Certains des précédents chapitres nous avaient indiqué que l’ "être soi » de l’âme se manifeste sous forme d’images dans la tige de la plante dans laquelle les forces durcissantes terrestres aspirent vers le haut. Dans les drageons arqués de la rose, l’effet de ces forces est intensifié et en même temps leur élan est détourné vers la périphérie, et cela jusque dans les feuilles. Cette action ne se déroule pas verticalement tout en restant centrée : c’est à l’environnement qu’elle s’adonne puissamment.

L’Eglantier illustre ainsi la règle que nous venons d’évoquer : l’amour ne peut puiser sa force d’abandon que dans son égo, son « être soi ».

A partir de ce mouvement, la Rose se dresse alors avec ses rameaux floraux en ce geste de pur abandon qui vit dans l’amour, pour se fondre dans l’autre de manière désintéressée. Car les forces qui, dans la fleur, sont à l’origine de l’ovaire et qui représentent ainsi l’égo, se retrouvent enfoncées dans la tige, alors que les forces opposées de l’abandon désintéressé sont intensifiées par la multitude des étamines. A cette image de l’abandon désintéressé de l’amour fait suite alors, dans le mûrissement du cynorhodon, et dès que le rameau floral s’est dressé à partir de ce domaine de l’intense poussées périphérique, le processus conduisant à une transformation totale de toutes les forces terrestres. Les cynorhodons nous parlent de cette action puissante de l’amour qui transforme l’être dans son entier.

En apprenant à connaître l’amour, on s’éduque en même temps à comprendre la Rose comme étant son expression dans la nature. Mais voici que l’art parachève ce que la nature a créé. Il ne fait aucun doute que la Rose sauvage est une des inventions naturelles les plus significatives, car elle dévoile du monde des dimensions les plus profondes. C’est probablement la raison pour laquelle des hommes ont cherché, depuis plus de deux millénaires, et grâce au savoir-faire de l’horticulteur, à révéler encore plus intensément l’être intime de l’Eglantier.

Voilà comment sont apparues, tout d’abord, les fleurs pleines. La plus réputée historiquement est la Rosa Centifolia, la Rose aux cent pétales. Elle parvint en Europe au 16e siècle depuis l’Orient. Que ressent-on lorsque s’ouvre une telle « Rose pleine » rouge ? Quand s’épanouit la fleur de l’Eglantier, nous y devinons un abandon puissant et en même temps intime. Mais quand la Rose pleine étale ses innombrables pétales, c’est comme si cette force d’abandon se déployait à partir d’un centre mystérieux du plus profond de l’âme en une plénitude inépuisable. Et si l’impression est si profonde, c’est parce que ce reflet qui nous parvient de l’imagination, nous permet de percevoir ce qui se déroule dans l’intimité du cœur lorsqu’il s’embrase dans l’amour véritable.
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Message par obsidienne le Ven 1 Sep - 23:07

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