Mythes et Légendes et leurs vérités occultes. Mythologie germanique.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Mythes et Légendes et leurs vérités occultes. Mythologie germanique.

Message par obsidienne le Mer 26 Juil - 23:14

Extrait du livre de Rudolf Steiner : Mythes et Légendes et leurs vérités occultes.

Mythologie germanique

Quatrième conférence. Berlin, 15 juillet 1904


Vous savez que quand nous remontons vers les origines de notre espèce, nous parvenons à la race-mère atlantéenne qui était localisée sur le fond de l’actuel océan Atlantique. Et si nous remontons encore plus loin, nous arrivons à la race-mère lémurienne ; vous devez vous représenter son organisation comme fort différente de celle de notre race actuelle, et même de la race atlantéenne. Les hommes habitaient sur un continent qui s’étendait au sud du sous-continent indien et de la péninsule indochinoise et qui, lui aussi est devenu aujourd’hui le fond d’un océan. On trouve encore quelques descendants de cette population en Australie. Mais où devons-nous chercher la deuxième race humaine ?

Il nous faut bien noter que la troisième race humaine, celle des Lémures, avait une tout autre apparence que la nôtre et que la quatrième race humaine, celle des Atlantes. Les Lémures n’ont pas possédé ce que nous appelons mémoire, représentation, entendement ; les Lémures n’avaient ces facultés qu’à l’état de germe. La deuxième race humaine était douée, quant à elle, d’une haute spiritualité ; seulement, elle ne siégeait pas dans les têtes des hommes : on doit se la représenter comme une révélation continuelle affluant de l’extérieur. On appelait cette deuxième race humaine, les Hyperboréens. Ils habitaient autour du pôle Nord, en Sibérie, en Europe du Nord, y compris dans les régions que la mer recouvre aujourd’hui. Pour vous faire une idée approximative de ce pays à cette époque, imaginez-le avec une température tropicale. Il était peuplé à l’origine d’individus humains qui se mouvaient comme des créatures de rêve. S’ils avaient été livrés à eux-mêmes, ils n’auraient été capables de rien. C’était comme de la sagesse qui flottait dans l’air, dans l’atmosphère.

Ce n’est qu’à l’époque lémurienne qu’eut lieu l’union de la sagesse avec l’âme : auparavant, il nous faut nous représenter l’esprit des hommes comme un nuage qui les entourait. C’était des germes de l’Esprit des brumes et des germes de l’Esprit de la lumière. La spiritualité qui émergeait dans les rejetons du brouillard de feu, et qui nous paraît encore familière, il nous faut la chercher dans les régions méridionales, en Lémurie. Dans les régions qui se trouvent pour nous au Nord, vivaient des hommes, des peuples pourvus d’une conscience de rêve, plus distincte que la conscience des Pitri. Nous ne devons pas croire que les hommes qui habitaient là-haut y sont restés : ils ont migré vers le Sud. Ces migrations se poursuivaient encore après l’éclosion, au Sud, de la race lémurienne. Il y avait comme une race lémurienne du Nord et une race lémurienne du Sud. Il y eut douze grandes vagues de migrations. Elles firent entrer progressivement en contact les habitants des différentes régions. Elles conduisirent également ces hommes dans des régions proches des nôtres : Allemagne du centre, France, Russie centrale etc.

Vous devez vous représenter que nous parlons d’une époque où étaient déjà présent ce que nous appelons des animaux supérieurs. On représentait les Lémuriens comme des sortes de géants, et ils entrèrent en contact avec des hommes venant du Nord. Ainsi naquirent deux espèces : l’une qui, dans la préhistoire de l’humanité, fut à l’origine des Atlantes.

Tous ces hommes se mêlèrent en ce temps-là dans ce qui est l’Europe actuelle. Ce processus ne se déroula pas aussi simplement que nos mots ici le décrivent.

De ce mélange de races, hyperboréenne, lémurienne, et plus tard atlantéenne, sortirent les initiés : ils se distinguaient des initiés que nous devons considérer aujourd’hui comme nos maîtres ; ces derniers proviennent essentiellement du Sud, du continent lémurien.

Au Nord, il se développe une sorte de monde brumeux, et les trois principaux initiés que nous devons chercher sur cet îlot de l’humanité étaient appelés à une époque qui subsistait encore à la naissance de notre christianisme : Wotan, Wili et We. Ce sont les trois grands initiés nordiques. Ils disaient – en des termes populaires mais tout à fait exacts – qu’ils provenaient du royaume terrestre, qui contenait encore globalement tout ce qui est à présent réparti parmi les hommes. De façon populaire, on pouvait dire qu’il est sorti de ce royaume terrestre une race très différente de l’humanité actuelle. Cette race était gouvernée par une sagesse universelle. Les prêtres chargés de l’enseignement appelaient cette sagesse « Père universel ». On parle ensuite de deux royaumes : « Nebelheim et Muspelheim. Le Nebelheim est le Nifelheim du Nord, l’état nébuleux crépusculaire de la race-mère hyperboréenne, en opposition avec Muspelheim. On décrit douze fleuves qui s’immobilisèrent, pris par les glaces. Puis naquit un règne humain, symbolisé par la vache Audhumbla. De Ymir, descendirent les fils des géants de glace. Les hommes doués d’entendement, naquirent plus tard : c’est aussi ce que dit la « doctrine secrète ». C’est ainsi que la légende allemande raconte elle aussi que les descendants de Ymir et Audhumbla, Wotan, Wili et We allèrent sur le rivage et modelèrent les hommes. Il s’agit des hommes dont la « Doctrine secrète » dit qu’il ne naquirent que plus tard, et qui ont été pourvus de raison.

Cette légende germanique originelle comporte une antique vérité. On nous parle aussi des deux grandes vagues migratoires qui allèrent, plus tard, de l’Extrême-Orient vers l’Ouest, (et de l’Ouest vers l’Est). Nous devons nous représenter les choses ainsi : la population celte a été là la première, et elle a formé ensuite une colonie. Cette population celte originelle était sous l’entière influence de ses initiés. Ces derniers, ont poursuivi l’enseignement originel relatif à Wotan, Wili et We et à leurs prêtres. Les Celtes avaient des prêtres que nous appelons « druides ». Leur centre se trouvait dans une grande Loge, la Loge nordique. La mémoire de ces faits a été conservée dans la légende du roi Arthur et de la Table Ronde. Cette Loge des initiés nordiques a réellement existé, la Loge sacrée de Keridwen – la Loge Blanche du Nord. Plus tard, elle fut appelée l’ordre de Bardes. Cette loge subsista très longtemps : elle ne fut dissoute qu’à l’époque de la reine Elisabeth. Alors, l’ordre se retira complètement du plan physique. C’est de là que proviennent toutes les anciennes légendes germaniques.

Toute la poésie germanique est issue de la loge originelle de Keridwen, que l’on a appelé également « le Chaudron magique de Keridwen ». Le personnage qui exerça la plus grande influence jusqu’aux premiers siècles de notre ère, fut le grand initié Meredin, qui est resté dans notre mémoire sous le nom du magicien Merlin. On l’appelait « le magicien de la Loge du Nord ».

Les anciens enseignements celtiques parlent directement de tout cela. Vous y trouverez des allusions à la mission assignée aux initiés de l’Orient. Et ce que le Celte leur a rendu, ce fut la légende de Baldur, la légende du dieu de la lumière et du dieu des ténèbres. Ainsi, les initiés de l’Occident ont-ils enseigné peu à peu cette légende aux initiés de l’Orient, dans l’intention bienveillante de leur faire part de quelque chose d’important. Et, convaincus qu’il devait y avoir une suite à cela, ils ont ajouté à cette légende un épisode encore à venir : le déclin des dieux. Baldur ne pouvait pas résister à ce déclin. C’est pourquoi, une seconde impulsion fut préparée ; pour faire suite au crépuscule des dieux.

On dit qu’il devait naître un nouveau Baldur, et ce nouveau Baldur annoncé au peuple n’est autre que le Christ. Ici, au Nord, ces choses ne pouvaient pas se développer de la même manière qu’au Sud, par exemple qu’en Grèce. Au nord régnaient plutôt les dieux virils, alors que le sud s’adonnait au culte de la beauté. Le caractère nordique eut longtemps pour marque distinctive cette nature guerrière qui portait simultanément, en germe, la corruption. Nous avons donc au Nord, Wotan, Wili, et We, et à côté Loki.

Loki est la force qui désire, le souhait, c’est ce qui fait du monde nordique un monde guerrier, qui porte en soi l’archétype des Walkyries. Celles-ci éveillent l’enthousiasme pour le combat, trait constant de la nature nordique. Loki était le fils du désir, Hagen est la forme ultérieure du Loki originel.
avatar
obsidienne

Messages : 3653
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mythes et Légendes et leurs vérités occultes. Mythologie germanique.

Message par obsidienne le Mer 26 Juil - 23:16

Et à présent, encore quelques mots sur les caractéristiques d’un initié à cette époque-là. Quand il recevait l’initiation, découvrant de ce fait des puissances spirituelles, on exprimait cela en disant : il a entrepris le voyage au royaume des bons morts, le royaume d’Alfe, vers Alfgard, pour aller y chercher l’or du Nifelheim – l’or est le symbole de la sagesse. Siegfried était l’initié germanique antique, à l’époque où se répandait le christianisme. Il était en réalité invincible, mais portait encore un point vulnérable, parce que dans cette initiation nordique, Loki, le Dieu des désirs, était également présent sous les traits de Hagen. Hagen est celui qui tue l’initié en le frappant à son point faible. Brunnhilde, dans la légende des Nibelungen, est une figure, une divinité féminine semblable à la Pallas Athéna des Grecs. Au Nord, elle signifie l’incarnation de l’élément guerrier sauvage, meurtrier. En Siegfried, vous avez l’ancien initié germanique. L’élément guerrier se manifeste à travers l’ancienne chevalerie germanique. Comme elle était principalement un courant séculier, c’est en Siegfried, un initié que la chevalerie, jusqu’au 8e, 9e, 10e, 11e siècle, devait reconnaitre son origine. L’origine de ce courant de chevalerie, c’était la Table Ronde du Roi Arthur. C’est d’elle que venaient les grands chevaliers ou disons plutôt : ceux qui, parmi les chevaliers, voulaient devenir des chefs séculiers, devaient aller à la Table ronde du Roi Arthur. On y apprenait la sagesse séculière, mais à cet enseignement, se mêlait la volonté guerrière, la composante Loki-Hagen.

C’est dans le monde germanique qu’il fallait tout spécialement préparer quelque chose auquel le caractère nordique pouvait fournir un terreau idéal et qui constituerait un moment décisif de l’évolution de l’être humain sur le plan physique. Nous savons que s’est déroulée là la descente, sur le plan physique, d’une instance suprême ; la personnalité est la forme revêtue par cette instance suprême, lorsqu’elle passe sur le plan physique. C’est donc l’élément personnel qui se développe là, l’ardeur guerrière personnelle que nous voyons développée à l’extrême chez Hagen.

Retournons chez les Lémures. Chez les Lémures, il n’y avait pas encore ce que l’homme moderne appelle l’amour. Il n’existait pas d’amour entre homme et femme. Si la sexualité y naquit, elle ne fut sanctifiée par l’amour que plus tard. L’amour au sens actuel n’était pas présent, non plus, chez les Atlantes.

Ce n’est que lorsque l’élément personnel eut atteint une certaine importance que l’amour put se développer. A la fin de l’époque lémurienne, il y avait dans certaines régions, un système curieux. Une humanité vivant dans certaines régions y fut systématiquement divisée en quatre groupes. Cette division était conçue de telle sorte qu’il n’était jais permis à un être humain du premier groupe – disons le groupe A – d’épouser un être humain du groupe B. Les êtres humains du groupe A devaient épouser ceux du groupe C et les êtres humains du groupe B ceux du groupe D. On évitait ainsi de faire intervenir l’arbitraire personnel, c’est-à-dire qu’on excluait ainsi toute initiative personnelle. Cette division avait été instaurée pour servir l’humanité entière.

A cette époque-là, il n’y avait aucune trace d’amour personnel. Le libre arbitre dans l’amour ne se développa que peu à peu. Ce fut en effet l’amour qui descendit totalement sur le plan physique et cette époque n’était que la préparation e cet événement. Plus vous remontez dans le temps, plus vous verrez que le rôle de l’érotisme décroît. Même aux premiers temps des poètes grecs, il ne joue pratiquement aucun rôle. Mais il joue un rôle particulier dans la poésie allemande médiévale. L’amour y est présenté sous deux formes : l’amour courtois et le désir. La destinée tragique de Siegfried fut la conséquence de l’introduction de l’élément personnel. Si vous remontez à Rome, vous verrez que le mariage était conclu selon de tout autres principes. La Grèce archaïque ignorait, elle aussi, l’amour personnel ; celui-ci ne naquit que plus tard.

Puis le christianisme arrive en Europe du centre. Nous avons vu qu’aux premiers temps, le christianisme s’introduisit alors que fut maintenu ce qui existait auparavant. Lentement dans les esprits, la figure de Baldur se métamorphosa en celle du Christ. Cela dura plusieurs générations : oui ; c’est ainsi que Boniface trouva un sol préparé pour sa mission.
La légende du Roi Arthur et de sa Table Ronde se lia peu à peu à celle du Saint Graal. Cette association fut amenée par un véritable initié du 13e siècle, Wolfgang von Eschenbach. L’initiation de Siegfried était encore l’ancienne initiation. La chevalerie séculière y jouait encore un rôle. Il existait le danger d’être trahi par l’élément du désir et de l’amour personnel. Ce n’est qu’après avoir vaincu cet élément, après l’avoir totalement rejeté de soi, après s’être élevé du principe de la chevalerie séculière à celui de la chevalerie spirituelle. C’est ce qu’expose Wolfgang von Eschenbach dans Perzival. Au début, Parzival appartient à la chevalerie séculière. Son père, ayant été trahi, a péri dans une croisade en orient. La raison en est que ce dernier était en quête d’une initiation supérieure ; mais comme il était porteur de l’ancienne initiation, il fut trahi. Par sa mère Herzeleide, Parzival devait être rendu étranger au plan physique ; elle lui mit sur la tête le bonnet des fous.

Toutefois Parzival est pris par le courant de la chevalerie séculière et arrive ainsi à la cour du Roi Arthur. Parzival est destiné au courant christique : cela nous est signifié par son arrivée au château du Saint Graal. Il apporte avec lui un précepte capital : ne pas poser beaucoup de question. Cela ne signifie rien d’autre que trouver le point e repos en soi, avoir accédé au calme intérieur et à la paix, et ne plus traverser le monde extérieur avec curiosité. Parzival ne pose pas de questions non plus quand il veut entrer dans le château. C’est pourquoi il s’en voit débord l’accès refusé. Mais il finit tout de même par arriver auprès d’Amfortas malade. Il est élevé à un degré supérieur par l’initiation chrétienne.
Vous pouvez ouvrir où vous voulez le livre de Wolfram von Eschenbach : vous y découvrirez partout qu’il était un initié. Il a relié deux cycles de légendes parce qu’il savait que ce que nous appelons la réunion de la Loge d’Arthur avec celle du Graal avait déjà eu lieu. La Loge d’Arthur est passée en totalité dans la Loge du Graal
avatar
obsidienne

Messages : 3653
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La légende de Siegfried

Message par obsidienne le Sam 29 Juil - 11:47

Extrait du livre de Rudolf Steiner : Mythes et Légendes et leurs Vérités occultes.

Neuvième conférence. Berlin, 21 octobre 1904.

La légende de Siegfried


Si nous essayons de nous faire une image vivante de la naissance des légendes nordiques, nous devons noter l’importance particulière de l’époque qui précéda le premier siècle chrétien. Les contrées nordiques d’Europe étaient alors dans un état d’attente. Les initiés des peuples nordiques étaient avertis de l’événement dont l’impact devait s’étendre en Europe, la descente de l’esprit du Père divin dans un être humain physique. Cela était également annoncé dans les mystères.

Dans les anciens mystères druidiques du Nord on pratiquait des initiations semblables à celles des autres peuples émergents de l’époque. Mais il faut souligner une différence entre ce qui se préparait au Nord et ce qui se passa d ans d’autres contrées. Pour nous faire une idée claire de cela, nous devons jeter un regard rétrospectif sur la naissance des races humaines dans les régions de la terre en voie de devenir domaines d’habitation humains. Nous ne pouvons parler d’une terre physiquement habitable que depuis la race-mère lémurienne. Mais avant cette époque lémurienne, il existait une terre éthérique, celle dont parlent les légendes du Paradis, ainsi que les légendes des différents peuples du Nord et du Sud. Ce sont elles qui constituent le trésor de sagesse des mystères.

La formation dispensée dans les mystères consistait en des révélations graduelles, adaptées au niveau de compréhension des disciples, et que ces derniers étaient en mesure d’accueillir et de retravailler en leur âme. On peut donc parler d’une origine commune des mystères, située dans la connaissance imaginative et inspirée de leurs Maîtres, d’où la concordance des enseignements qui en découlaient, porteurs toutefois de nuances dues à l’époque et à l’environnement géographique et humain. Ils étaient protégés par le secret, imposé de façon extrêmement stricte aux disciples. L’immaturité en effet entraîne infailliblement le mal au lieu de générer le bien : la trahison des mystères, révélés à des hommes immatures, était donc punie de mort.

Toutefois, laissons à présent tomber quelques lumières sur les lignes directrices communes aux anciens mystères atlantéens, dont les oracles se transformèrent en écoles initiatiques. S’appuyant sur des sources néoplatoniciennes et sur Plotin, la littérature théosophique a relié ses recherches chronologiques à l’hypothèse que Socrate illustre le moment historique où la sagesse, autrefois inspirée par des entités divines, et utilisant l’homme comme instrument, descendit dans l’homme, l’anthropos, et devint peu à peu son bie, sa mission, son devoir. Socrate dut encore être puni de mort pour avoir transmis à ses disciples des vérités appartenant aux mystères. Il assuma en toute conscience cette mort à laquelle on l’avait condamné. Mais la métamorphose de cette idée de la mort franchie en toute conscience, qui seule conduit à la vie véritable, devait atteindre sa maturité d’abord chez les peuples nordiques : leurs mystères les y préparèrent lentement et progressivement, et ils furent ainsi conduits à travers une longue période d’attente vers une maturité psychique plus grande. Bouddha fut exclu de sa communauté religieuse parce qu’il sortit de sa demeure, chemina de lieu en lieu et enseigna aux hommes la libération par la mort. C’était une vérité issue des mystères, qui ne devait pas encore être enseignée.

Elle ne devait prendre toute sa valeur qu’à une époque encore lointaine et ne pouvait vivre alors que dans quelques âmes de feu, préparant cette époque à venir. Elle ne devait trouver son accomplissement que par le christianisme. Toutefois, en attendant l’époque de son accomplissement, certains peuples durent recevoir, à travers leurs mystères, une éducation qui les prédestinait aux tâches lointaines qui incombaient à la civilisation humaine.

Avant nous, il y eut quatre races-mères ; nous sommes la cinquième, la race postatlantéenne. Les dénominations que l’on donna aux premières sous-races – civilisations – de cette époque postatlantéenne, peuvent être traduites approximativement par ces termes : les sous-races de l’Esprit, de la Flamme et des Etoiles.

Ce fut Manu qui donna tout d’abord à la première sous-race, la race de l’Esprit, la structure de la cinquième race-mère, sous sa forme spirituelle ; elle englobe le peuple indien.

La deuxième sous-race est la race de la Flamme, à laquelle Zarathoustra a donné une doctrine religieuse.

La troisième sous-race était la race des Etoiles, celle des Chaldéens, des Babyloniens, des Assyriens, d’où est issue plus tard la tradition israélite.

Les peuples gréco-latins dont les premiers principaux représentants venaient du monde grec, du monde romain, laquelle le christianisme a d’abord pris racine en Asie Mineure, en Grèce et à Rome. C’est elle qui était destinée à recevoir le plus fortement l’influence du christianisme, mais elle ne pouvait pas encore saisir sa signification, qui dépassait le pouvoir de compréhension humain. Il fallait pour cela une longue préparation. Celle-ci était déjà donnée par les légendes, issues des mystères nordiques, qui continuaient de vivre dans les chants, des épopées, et furent portées par des rhapsodes de pays en pays, pour devenir enfin piété religieuse.

Notre cinquième sous-race a reçu, l’héritage du christianisme fondé au début de notre ère. Mais quelques siècles avant que le christianisme ne soit porté dans les contrées nordiques, et même à des époques plus reculées, il y avait les anciennes initiations druidiques. Celles-ci se maintinrent jusqu’à ce que l’on sache avec certitude que le crépuscule de cette culture celte, avec son rôle précurseur, avait commencé. Vous devez vous représenter qu’aucune des influences qui avaient touché les autres peuples n’était parvenue dans ces contrées nordiques. Aucun des courants qui appartenaient à la race de la Flamme et à la race des Etoiles n’avait pénétré dans les contrées nordiques. Dans le Nord, il était encore resté quelque chose de la civilisation atlantéenne, sauvé par des initiés. Wotan était l’initié des peuples nordiques qui avait apporté les éléments de la civilisation atlantéenne dans ces régions.

Dans ces contrées nordiques, prévalait partout l’initiation druidique. J’ai déjà raconté que l’un des fondateurs, on peut dire le principal fondateur de ces centre initiatiques, s’appelait Sig ou Sigge. Et ici, dans ces contrées nordiques, il advint quelque chose de semblable à ce qui se passa plus tard en Palestine pour la fondation du christianisme : Sig abandonna son corps et le mit à la disposition d’une individualité plus haute. C’est pourquoi, Sig métamorphosé a été nommé plus tard Odin ; ce dernier fut le plus grand initié des mystères nordiques ; Odin était le porteur de la culture spirituelle de cette époque. Sig était donc, dans le Nord, le chela qui a mis son corps à la disposition d’un être supérieur, plus spirituel : Odin.

Il continue de vivre lui-même plus tard comme maître initié. Sig est un cas très particulier. Il ne pouvait pas inaugurer un mouvement comme le fit le maître Jésus après la fondation du christianisme. Sig doit mener au déclin cette culture nordique régnante. Il est appelé à conduire les peuples nordiques jusqu’à ce que, du sud, par la quatrième sous-race de la cinquième race- mère, parvienne à eux le christianisme. Le vieux chela Sig est celui qui dut conduire les peuples nordiques à leur tragique destin. C’est pourquoi il s’appelle aussi Sigurd, celui qui conduit dans le passé. Urd est la Norme du passé. « Fried » signifie la même chose : ce qui conduit à la paix, c’est-à-dire à la mort, au déclin. Le mot allemand « friedhof », (le cimetière, la cour de la paix) décrit encore cette réalité : il désigne en effet ce qui a été conduit à la mort.
avatar
obsidienne

Messages : 3653
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mythes et Légendes et leurs vérités occultes. Mythologie germanique.

Message par obsidienne le Sam 29 Juil - 11:51

Le même chela qui a ouvert la voie au grand initié doit mener la culture nordique à son déclin. Son contenu spirituel sombre et est remplacé par le christianisme montant. Ce que j’ai dit maintenant est une prophétie souvent décrite dans les mystères des peuples nordiques : nous sommes un peuple qui doit être conduit à la paix. C’est le ton qui règne dans les différents mystères des peuples nordiques. Toute l’évolution future décrite dans les documents depuis des temps très anciens, fut annoncée sous forme de prophétie dans les mystères nordiques, et c’est de ces prophéties qu’est née la matière de l’épopée des Nibelungen et la légende de Siegfried. La deuxième partie de l’épopée des Nibelungen montre la conclusion du karma des Nibelungen.

Il me faut évoquer un élément caractéristique qui intervient toujours en semblable cas dans l’évolution de l’humanité : avant le début d’une nouvelle phase, la phase précédente doit être brièvement répétée. Et justement ici, dans le Nord, la répétition de ces phases antérieures est très nette. Les récits légendaires relatent comment l’histoire des peuples nordiques, depuis les époques lémurienne et atlantéenne doit être surmontée, avant qu’ils ne parviennent à la maturité nécessaire pour devenir la cinquième sous-race christianisée. Cela en qui vit la totalité de l’histoire de la culture nordique, c’est Siegfried, l’initié. Passons brièvement en revue les points principaux de la légende de Siegfried.

D’abord, on nous présente la vie des trois héros Gunther, Hagen et Giselher à la cour de Worms. Il nous est dit ensuite que le héros Siegfried demande pour Gunther, la main de Brunnhilde. La cour de Worms a reconnu en Siegfried une personnalité hors du commun. Ce qui d’ailleurs est vrai, car il est invincible, il a tué le possesseur du trésor des Nibelungen, et au cours du combat avec le dragon, son corps est recouvert de corne et il a conquis la cape qui rend invisible.

Il possède donc deux caractéristiques constantes chez les initiés de l’époque pré-chrétienne : ils sont invincibles, et on ne peut pas les reconnaître. Ils sont invincibles du fait de leur initiation. Dans l’Evangile, il est dit « Car il y en a trois qui rendent témoignage : l’esprit, l’eau et le sang ». L’eau et le sang doivent être vaincus. Ce qui rendait invincible dans les époques qui précédèrent le christianisme, c’était l’eau et le sang. Mais ces initiés invincibles sont toujours vulnérables en un endroit. Achille nous offre l’image d’un initié de l’époque précédente. Il a été plongé dans le styx et était vulnérable au talon. Siegfried a été plongé dans le sang du dragon, et est vulnérable entre les deux épaules. L’initié peut rendre inaccessible à la connaissance l’être humain qu’il est en réalité parce qu’il possède la cape d’invisibilité ; elle permet au possesseur de ces facultés occultes supérieures de passer inaperçu du monde extérieur.

Les possesseurs du trésor des Nibelungen jouissaient de ces facultés occultes. Ils étaient issus de la race atlantéenne, et ce furent particulièrement les initiés de la race-mère atlantéenne qui jouirent de ces facultés ; mais elles existaient aussi chez les initiés de la cinquième race-mère, et donc chez Siegfried aussi.

Lorsque Siegfried abattit le dragon, il entra en possession du trésor des Nibelungen. Ce trésor des Nibelungen, qu’est-ce que c’est ?

Il signifie que les peuples nordiques fournirent en quelque sorte le terreau de la cinquième sous-race. On nomme la cinquième sous-race la race des grandes inventions et des grandes découvertes ; c’est elle qui conquiert l’ensemble du plan physique et tire sa grandeur de la possession du monde extérieur. D’un côté, elle est autorisée à posséder, et de l’autre, elle a le devoir de transformer cette possession en sagesse.

Dans le trésor des Nibelungen, nous ne devons rien voir d’autre qu’un dérivé du vieux mot Nifelheim. C’est donc la terre physique que l’on connaissait dans le Nord, la terre au moment où elle devient physique. Une possession ferme, c’est ce que cette race, avec son rôle précurseur, répand autour d’elle et a opposé au christianisme. L’or du trésor des Nibelungen, c’est la propriété terrestre, le représentant de toute propriété terrestre. C’est quelque chose que l’initié possède et qu’il lui est permis de posséder, parce qu’il est capable de veiller correctement sur ce bien.

Vous savez tous comment se poursuit la légende de Siegfried dans cette version ancienne. Ce n’est pas la version la plus ancienne, mais, pour nous c’est celle qui importe. On sait que Gunther demande ensuite la main de Brunnhilde d’Isenland. Siegfried remporte une double victoire sur Brunnhilde. C’est Gunther qui veut l’épouser, mais c’est siegfried qui combat, invisible, revêtu de la cape magique, aux côtés de Gunther qui l’a vaincue. Siegfried est heureux qu’elle devienne l’épouse de Gunther. Mais l’épouse de Siegfried, Kriemhilde, dans un moment de faiblesse, révèle à Brunnhilde qu’en vérité, ce n’est pas Gunther mais Siegfried, qui, invisible, l’a vaincue. Brunnhilde s’en indigne et projette de tuer Siegfried. Mais il faut d’abord qu’elle apprenne comment il peut être tué. Elle gagne à cette cause Hagen de Tronje, qui vit à la cour.

Hagen est une figure connue dans l’univers des anciens mystères druidiques, Hagen est un nom important, désignant d’anciens initiés druidiques. C’est un initié qui représente les anciens courants supérieurs de la vie spirituelle, qui s’expriment dans le fait que l’antérieur s’oppose toujours à l’ultérieur et entre en conflit avec lui. Siegfried appartient au courant suivant, qui précède immédiatement le christianisme. Hagen appartient au courant druidique précédent. C’est donc Hagen que l’on va chercher pour porter atteinte à Siegfried. Pour cela, Kriemhilde doit révéler que Siegfried est vulnérable en un endroit. Ici se dévoile la signification de ce passage : Kriemhilde révèle que Siegfried est vulnérable entre les épaules, juste à l’endroit où la croix doit être portée. Il n’a pas encore la croix.

Le christianisme manque encore à ces peuples anciens. A cet endroit, où la croix doit reposer, pour être portée à travers le monde, Siegfried est vulnérable – c’est ce que dit la légende de Siegfried – parce que le christianisme manque encore. Siegfried, qui conduit les initiés de Sig à la paix, au repos, est vulnérable à l’endroit où le christianisme plus tard conférera l’invincibilité. Il est vaincu par les puissances qui sont les reliquats de civilisations précédentes. Hagen, le représentant de courants antérieurs, le tue. C’est une image pour le passage de la culture nordique à la cinquième sous-race. La légende de Siegfried expose le sens de cette transition.

Contre quoi combattent en réalité les races nordiques ? Comme elles annoncent le christianisme, elles combattent contre tous les reliquats de l’époque atlantéenne. Elles doivent s’en protéger continuellement. L’âme des peuples nordiques doit se défendre contre les vagues qui déferlent depuis le passé, les restes de la civilisation atlantéenne. C’est une nappe de civilisation antérieure qui affleure ici, dans la cinquième époque. Mais ceux qui sont demeurés au stade de la civilisation atlantéenne font obstacle au courant de l’évolution, ils doivent être combattus.

Les combats qui suivirent sont décrits dans une version plus ancienne de la légende de Gudrun. A travers Gudrun, c’est l’âme des peuples nordiques que nous rencontrons. Elle combat contre le grand initié de l’Atlantide Attila, Atli ou Etzel qui arrive d’Asie, appartenant aux survivants d’une race atlantéenne, les Touraniens. L’Attila historique et son peuple, eux aussi, furent désignés par les peuples européens comme le « Fléau de Dieu ».

Attila était un initié qui combattait à la tête de son peuple, avec des forces occultes très importantes. C’est pourquoi, quand on parle de la bataille livrée contre les Huns, on dit fort justement que l’armée de ces derniers combattait dans les airs. Pour qui sait les choses et les comprend, ce dont il s’agit est bien clair : Attila ne reculait devant rien de ce qui s’opposait à lui en Europe ; il ne recula de son plein gré que devant le Pape, le représentant du christianisme, car il avait pleinement conscience d’être impuissant face au représentant du christianisme. Les races nordiques savaient qu’elles avaient à se défendre des influences orientales, mais ces dernières ne pouvaient pas porter atteinte au christianisme.

Le récit se poursuit dans la légende des Nibelungen ultérieure : Kriemhilde élabore un plan pour se venger de ceux qui ont tué Siegfried. Elle se venge en s’unissant justement à l’élément atlantéen. Elle donne suite à la demande en mariage d’Attila : elle devient l’épouse du roi des Huns, Attila. Auparavant, après la mord de Siegfried, elle avait vécu quelque temps à la cour des Burgondes. Elle était entrée en possession du trésor des Nibelungen dont elle fit usage en grande bienfaitrice. Mais ses ennemis, issus d’époques antérieures, et dont Hagen est le représentant, immergent le trésor dans le Rhin. Kriemhilde s’en tient à son plan : anéantir avec l’aide d’attila les anciens ennemis nordiques. Par le plan de vengeance de Kriemhilde, les Nibelungen sont attirés à la cour d’Attila et ils y rencontrent la puissance spirituelle qui doit leur succéder : au bord du Danube, ils rencontrent le christianisme, sous les traits de Rüdiger von Bechlaren et son épouse Gotelinde. C’est l’aurore du christianisme, la culture qui doit venir remplacer les cultures populaires de l’Europe du Nord. Les Nibelungen marchent vers leur fin ; ils sont assassinés à la cour des Huns. Kriemhilde certes, se venge mais doit elle-même disparaître. Et quel est l’instrument de sa disparition ? Elle, qui est une métamorphose de Gudrun, l’âme des peuples de la civilisation nordique, s’unit à Atli-attila-Etzel, l’Atlante, et se venge sur le représentant de sa propre culture qui avait tué l’initié. Elle périt.

Si vous regardez la légende que d’un point de vue esthétique, vous vous demanderez naturellement : pourquoi Dietrich von Bern, Hildebrand et tous les autres héros sont-ils finalement introduits à la cour des Huns, alors qu’ils appartiennent à un groupe qui est déjà passé au christianisme ? Ce sont déjà des héros chrétiens. Le christianisme apporte la mort à la vieille âme es peuples, il la domine. Ce n’est pas quelque chose qui a été rajouté après coup à la légende, mais quelque chose qui a vécu longtemps avant l’apparition du christianisme au sein des mystères, une prophétie. Ces processus faisaient l’objet de l’initiation dans les mystères. L’initiation des mystères comportait non seulement l’initiation aux vérités du présent, mais aussi à celles du passé et de l’avenir. La vision apocalyptique en faisait toujours partie.

La légende de Siegfried a été pendant longtemps l’Apocalypse du peuple nordique. Cette légende n’est pas un poème qui est né de façon quelconque dans le peuple à partir de morceaux séparés, comme on se l’imagine en philosophie. Le peuple ne fait pas de poésie épique : seul une personne qui n’a aucune idée de ce qui se passe dans l’âme d’un peuple peut affirmer le contraire. Les légendes ne sont rien d’autre que la répétition de ce qui s’est passé dans les cryptes des mystères. Les épisodes de la légende ne sont rien d’autre que la restitution d’évènements qui se déroulaient dans les mystères. Le processus qui était désigné dans le sud par le mot de « mysterium » était nommé dans le Nord « maere » d’où est né le mot Mürchen, conte, qui désignait les processus mineurs. « Uns ist in alten maeren wunders vil geseit » « Les vielles légendes nous parlent de mille merveilles » : « wunders », les merveilles, cela ne veut rien dire d’autre que « signe », symbole de choses qu’il faut considérer comme des processus se déroulant sur des plans supérieurs.

Si les légendes nordiques sont si intéressantes, c’est qu’elles présentent quelque chose que vous ne pouvez trouver dans aucune légende du Sud. Ce que présentent les peuples du Sud dans leurs légendes, c’est toujours une ascension ; ils ont toujours accueilli quelque chose, reçu quelque chose qui mène à un degré supérieur. Les peuples indiens, perses, babyloniens, chaldéens, et ceux qui leur ont succédé ont certes aussi leurs figures tragiques ; il suffit de rappeler la légende de Chronos. Mais c’est ici, dans le Nord, que l’aspect tragique est le plus marqué, parce que ces peuples ont dû attendre longtemps. C’était une culture qui s’est longuement maintenu, avec un rôle de précurseur, une initiation élevée, une culture – et c’est le point important – qui descendit suffisamment pour permettre à l’être humain d’en devenir l’initié.

L’initié des Indiens est le Boddhisatva, puis ce sont les Richis, plus tard, chez les Grecs, les initiés sont les fils du Soleil comme Héraklès et Achille. Puis, après que le dernier degré ait été atteint sur l’échelle des initiés, apparut l’initié humain, ici, dans le Nord, auquel il ne manquait qu’une chose : à savoir, le christ, le Dieu devenu homme. Nous trouvons l’homme du Nord dans une attitude d’attente ; il est vulnérable à l’endroit où le christianisme doit s’implanter. Il nous faut donc observer quatre « couches » :

1) Wotan : on peut le mettre en parallèle avec ce qui se développe dans le sud dans la première sous-race de la cinquième race-mère.
2) Odin : on peut le mettre en parallèle avec la deuxième sous-race de la cinquième race-mère.
3) Baldur, le héros solaire : on peut le mettre en parallèle avec la culture assyro-chaldéo-babylonienne, qui se développe dans le Sud.

Toutefois, ce qui est là-bas culture montante, est dans le Nord civilisation d’attente. Initiés de la culture d’attente, dans laquelle s’exprime partout un élément tragique. Comme les anciennes forces s’éteignent, nous assistons à la mort tragique de Baldur et à la mort tragique de Siegfried.
avatar
obsidienne

Messages : 3653
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mythes et Légendes et leurs vérités occultes. Mythologie germanique.

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum