LES ENJEUX ENERGETIQUES EN ANTARCTIQUE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

LES ENJEUX ENERGETIQUES EN ANTARCTIQUE

Message par obsidienne le Lun 3 Juil - 22:21

LES ENJEUX ENERGETIQUES EN ANTARCTIQUE

http://www.infoguerre.fr/matrices-strategiques/les-enjeux-energetiques-en-antarctique-5275


De récentes études ont montré que l'Antarctique regorge de formidables ressources en hydrocarbures. L'étude Lown Institute estime à 203 milliards de barils de pétrole  les réserves de la région. Au vue de la raréfaction des hydrocarbures sur la planète et de l'augmentation constante des prix, on peut se demander quels sont les enjeux énergétiques émergents dans cette région du monde ?

C'est au cours de la guerre froide qu'est signé le traité sur l'Antarctique pour éviter l'installation d'armes nucléaires et de bases militaires. En 1959, 12 États faisaient partie de l'organisation. Aujourd'hui 50 ont adhéré au traité. L'Antarctique a le statut de "zone de paix". Le territoire est réservé uniquement aux recheches scientifiques. Les revendications historiques des terres (par l'Argentine, l'Australie, la France, la Grande-Bretagne, la Norvège et la Nouvelle-Zélande) sont gelées par le traité.

De plus, la convention de Madrid de 1991 et le consensus d'interdiction de toute activité minière de 1998 interdisent jusqu'en 2048 l'exploitation du sous-sol de l'Antarctique. A l'échéance toute demande d'exploitation par un État signataire ou non du traité, devra être prise en compte et sera soumise à la majorité des trois-quarts des nations de l'organisation qui ont le droit de vote. Pour veiller à ce que les dispositions du Traité sur l’Antarctique soient tenues, les États parties ont le devoir de se tenir mutuellement au courant de leurs activités en Antarctique et de faciliter les inspections par les autres États de leurs installations.

D'autre part, les résultats des recherches scientifiques doivent être partagées entre les États.

En 2013, Michel Rocard, chargé des affaires de l’Antarctique, a prévenu que« les besoins pétroliers menacent le traité ». Malgrè les coûts élevés que représenteraient l'exploitation du pétrole dans cette région du monde, l'activité deviendra rentable dans les années a venir. Plusieurs pays sont déjà actifs dans cette conquête de l'or noir grâce à des investissements importants, des volontés de contrôler le territoire, des recherches scientifiques ciblées et des alliances politiques.

Les plus gros investisseurs sur le territoire sont les États-Unis avec 330 millions de dollars de budget par an pour la recherche scientifique. Ils sont aujourd'hui un acteur incontournable de l'Antarctique. Leur programme est axé autour de trois stations de recherche. Ils utilisent notamment l'US Air-Force pour la logistique ce qui leur permet d'avoir une présence militaire tout en respectant le traité.

Mais l'acteur le plus déterminé est sans nul doute la Russie. Lors du meeting de Buenos Aires en juin 2011, les autorités russes ont déclaré vouloir  « renforcer la capacité économique de la Russie grâce à l'utilisation de ressources biologiques […] et aux investigations complexes portant sur les ressources minérales, en hydrocarbures et autres ressources naturelles de l'Antarctique » d'ici 2020. Bien que cette déclaration de la stratégie russe se trouve sur le site officiel du traité de l'Antarctique, il n'y a pas eu de réaction de la communauté internationale, ni même des États-Unis. La Russie a alloué 1,5 milliard d'euros à son projet pour remplir son objectif 2020. Ils comptent construire plusieurs navires, avions, bases saisonnières et mettre en place des stations supplémentaires du système GLONASS, concurrent du système américain NAVSTAR.

Bien entendu la Russie n'est pas la seule a avoir une stratégie offensive en Antarctique notamment en matière de contrôle de territoire. Malgré des investissement encore faibles, les activités sur le territoire blanc de la Chine sont également en hausse. Les autorités chinoises ont indiqué que les objectifs de la Chine en Antarctique sont d'assurer un plus grand leadership ainsi que de déterminer les ressources potentielles et la façon d'utiliser ces ressources.

Ils investissent notamment dans un navire brise-glace, des hydravions et des hélicoptères pour effectuer des recherches et la Chine a aussi installé une station scientifique portant l'inscription « Welcome to China » sur un territoire revendiqué par l'Australie. Ce message explicite montre bien la volonté de la Chine à s'insérer au long terme sur ce territoire sans prendre en compte les revendications de l'Australie.
Concernant la France, il est intéressant de constater que l'étude du CESM (centre d'études supérieurs de la marine) préconise de continuer à agir en État souverain sur la Terre  Adélie en 2048 lorsque le traité de l'Antarctique sera caduc. De plus, la France souhaite continuer la recherche fondamentale dans la perspective d'extraction de matières premières.

Au sujet de l'Australie, le rapport Lown Institute, rédigé sous la direction du Premier ministre, énonce clairement la prise de conscience de l'inévitable exploitation des ressources de l'Antarctique. Il est donc stratégique pour leur pays de s'implanter durablement et de développer des consultations diplomatiques avec les États qui réclament des territoires afin d'avoir une position unifiée pour faire face aux futures pressions internationales.

De plus les activités scientifiques russes en Antarctique ces dernières années sont susceptibles de servir à l'exploitation d'hydrocarbures. Ils sont les premiers à avoir effectué un forage de 3,768 mètres de profondeur à Vostok sous la glace pour atteindre un lac à des fins scientifiques. Ce forage, débuté en 1989, fut interrompu en 1990 à cause de l'effondrement de l'URSS puis a repris en 1996. L'activité de forage essuya de nombreuses critiques dues à l'utilisation de kérosène pour empêcher le trou dans la glace de se refermer. Les Russes développèrent alors un lubrifiant pour ne pas polluer le lac. Ce défi technologique réalisé grâce à l'institut minier de Saint-Pétersbourg est une fierté nationale et prouve au reste du monde qu'ils sont capables d'effectuer des forage « non polluant » à de très grandes profondeurs.

Un point intéressant est soulevé par Yves Frenot (président du Comité pour la protection de l'environnement en Antarctique) après la révélation de l'utilisation de kérosène  qui constate qu'«en poursuivant leur forage jusqu'à la surface du lac Vostok, les Russes n'ont enfreint aucune réglementation internationale ». De surcroît, le protocole de Madrid ne prévoit aucun contrôle de l'activité sur place.

Sur le plan politique, suite à sa proposition de novembre 2011, Vladimir Poutine a promulgué le 9 juin 2012 une loi qui crée un cadre légal précis pour réglementer d'éventuelles activités d'exploitations souterraines dans l'Antarctique. C'est une première pierre qui facilitera l'entrée de Gazprom et Lukoil si la Russie souhaite exploiter les ressources du territoire.

Plus récemment encore dans l'actualité, la Russie et l'Ukraine se sont opposés le 16 juillet 2013 à l'adoption de deux propositions d'AMP (Aire Marine Protégée) dans la mer de Ross, située dans la mer Australe, au cours de la commission pour la conservation de la faune et de la flore marine de l'Antarctique (CCAMLR) à Bremerhaven. Ce dernier échec fait suite au non aboutissement des négociations tenues en Australie fin 2012. Si le projet des APM était accepté, alors toutes les recherches sur les hydrocarbures et leur exploitation seraient interdites. La conférence de la CCAMLR étudiera le 23 octobre à Hobart en Australie une nouvelle proposition. La difficulté à établir un consensus est en lien avec les ressources présumées de la mer de Ross qui regorgerait de pétrole. L'alliance politique entre la Russie et l'Ukraine pèse fortement dans les négociations. La prochaine commission prévoit de réduire par deux les tailles des AMP pour que la proposition soit acceptée.

Au fur et à mesure que la glace fond, le pétrole anciennement inatteignable et cher à exploiter devient rentable. Il apparaît évident qu'une montée des tensions en Antarctique autour des ressources en hydrocarbures se profile. Le traité de l'Antarctique est aujourd'hui fragile puisqu'il n'est pas rattaché à une institution supranationale et que par conséquent il n'y a pas de pouvoir de sanction juridique en cas de violation de ses règles. Sa mise en œuvre ne repose que sur la bonne foi des États. La Cour Internationale de Justice est un recours prévu par le traité, mais celle-ci ne peut être saisie que si toutes les parties concernées y consentent. Cependant il parait peu probable de croire qu'un pays prendra le risque d'entamer des exploitations en hydrocarbures sans avoir renforcé sa positon diplomatique, économique et militaire pour faire face aux réactions internationales. Mais le traité pourrait bien être transgressé avant 2048 étant donné la divergence des intérêts énergétiques en présence. Michel Rocard, ambassadeur de France pour les pôles, souhaite dans l'optique de la protection environnementale réunir le plus de signataires possible pour la convention de Madrid. Il considère que « plus il y aura de membres et plus il y aura d'États préoccupés par les impacts des changements climatiques et moins il sera possible de trouver une majorité d'États intéressés à la ressource et capable de l'exploiter ». En effet, seul 34 États ont signé la convention alors que 193 pays siègent à l'ONU.

Philippe SAMBUSSY
avatar
obsidienne

Messages : 3521
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Le droit de la mer dans l'Antarctique

Message par obsidienne le Lun 3 Juil - 22:24

avatar
obsidienne

Messages : 3521
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Des diamants cachés dans le sous-sol de l'Antarctique ?

Message par obsidienne le Lun 3 Juil - 22:29

Des diamants cachés dans le sous-sol de l'Antarctique ?


La présence de kimberlite, une roche rare connue pour contenir des diamants, a été confirmée, pour la première fois, par des chercheurs en Antarctique. De quoi en attirer plus d'un sur le continent gelé. Une jolie bague en diamant de l'Antarctique, ça vous dit ? La kimberlite est une roche qui a très souvent été associée à la découverte de mines de diamants importantes, comme celle de Kimberley en Afrique du Sud. C'est d'ailleurs de celle-ci que la roche tire son nom. Et, ça tombe bien, car des scientifiques ont confirmé, pour la première fois, sa présence dans le sous-sol du continent le plus au sud. Chaque continent de la planète contient des kimberlites, et jusqu'à présent l'Antarctique était la seule exception. Pourtant, il n'échappe pas à la règle. Désormais, la roche contenant, dans certaines partie du monde, des diamants, est présente sur l'ensemble du globe. "Les kimberlites ont une importance commerciale et scientifique majeure, puisqu'elles proviennent d'échantillons profonds de la Terre, et parce-qu'elles contiennent souvent des diamants", précise Greg Yaxley, investigateur en chef, à Science World Report.

Pierres préhistoriques

Publiés dans la revue Nature Communications, les résultats de cette étude suggèrent que les gisements de kimberlites, découvertes au nord des Prince Charles Mountains, proviennent de l'époque du Gondwana. Il y a environ 120 millions d'années, pendant le Crétacé, une période de volcanisme de kimberlite majeur s'est déroulé sur une vaste région. Par conséquent, les roches du continent glacé possèdent la même origine que celles de tous les autres continent majeurs du Gondwana : l'Afrique, l'Inde, l'Amérique du Sud et l'Australie. Trois échantillons de kimberlite ont été découverts par les chercheurs, l'un provenant d'un affleurement des Prince Charles Mountains et les deux autres de blocs rocheux environnants. Aucun d'entre eux ne contenait de diamants.

Toutefois, ils ont tout de même été classifié dans le "Groupe 1" des kimberlites. Pour établir cette qualification, les scientifiques se sont basés sur l'aspect mais aussi la composition des roches, considérées comme plus à même de contenir des diamants que les autres types de kimberlites. "Le fait que les kimberlites appartiennent au Groupe 1 est important car il y a plus de chances d'y trouver des diamants", précise le Docteur Teal Riley, géologue pour la British Antarctic Survey.Découvertes dans la région du graben de Lambert, un rift transcontinental réactivé au cours de la séparation des plaques indienne et antarctique pendant le Crétacé, les kimberlites sont également un bon indicateur du mouvement tectonique des plaques continentales. "Les kimberlites sont l'expression magmatique directe de cette réactivation et par conséquent, des processus tectoniques au niveau des continents", décrit Greg Yaxley.

Pas d'extraction

Jusqu'en 2041, l'Antarctique est protégée des exploitations minière grâce au Protocole de Protection Environnementale du Traité de l'Antarctique, l'un des nombreux accords internationaux qui régissent le continent gelé. Signé en 1991, le traité "bannit explicitement n'importe quelle activité d'extraction liée aux ressources minérales, à l'exception de projets scientifiques", rapporte la BBC. Soutenu par 50 signataires, le traité pourrait même être rallongé. Toutefois, la présence d'or, de platine, de cuivre, de fer et de charbon dans le sous-sol antarctique pourrait bien en attirer plus d'un. Alors, certes il n'y aura pas d'exploitations minières en Antarctique jusqu'en 2041. Néanmoins, avec le défi technique que représente l'exploitation du sous-sol gelé, il est peu probable que la ruée vers les diamants démarre juste après la fin du traité, avance Teal Riley, repris par Discovery Magazine. "Même parmi les kimberlites du Groupe 1, seules 10% d'entre elles sont économiquement viables. Donc, il y a encore un grand pas avant de transformer cette dernière découverte se transforme en une quelconque activité d'exploitation des diamants en Antarctique", ajoute-il. Kevin Hughes, du Comité Scientifique sur la Recherche en Antarctique, n'est pas aussi optimiste. "Nous ne savons pas quel sera le point de vue des signataires du Traité en 2041. Ni même les technologies qui existeront peut-être et permettront de rendre l'extraction des minéraux en Antarctique économiquement intéressante", conclut-il. Publié par Morgane Henry, le 18 décembre 2013

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/diamant/des-diamants-caches-dans-le-sous-sol-de-l-039-antarctique_art31634.html
Copyright © Gentside Découverte
avatar
obsidienne

Messages : 3521
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Obama interdit les forages en Arctique avant l’arrivée de Trump

Message par obsidienne le Lun 3 Juil - 22:33

Obama interdit les forages en Arctique avant l’arrivée de Trump


Le président américain a sanctuarisé mardi des millions d’hectares maritimes dans l’Atlantique et l’Arctique.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/21/forages-obama-sanctuarise-des-millions-d-hectares_5052173_3244.html

C’est une sorte de décision testamentaire qu’a prise, mardi 20 décembre, Barack Obama, en décrétant une interdiction de forage d’hydrocarbures dans de vastes zones de l’océan Arctique et de l’océan Atlantique. A un mois de son départ de la Maison Blanche, le président américain a en effet voulu parachever son bilan en faveur de l’environnement en sanctuarisant ces espaces naturels, qui abritent une flore et une faune en voie de disparition. Un pied de nez à son successeur, Donald Trump, qui a, au contraire, promis de déréguler au maximum l’extraction pétrolière pendant son mandat.

Barack Obama avait déjà annoncé, il y a quelques mois, des mesures pour protéger ces zones pour une durée de cinq ans. La nouveauté, c’est qu’en s’appuyant sur une loi de 1953, l’Outer Continental Shelf Lands Act (loi sur les terres du plateau continental), qui donne au président américain le pouvoir de protéger les eaux fédérales de toute recherche de gaz ou de pétrole, il rend la protection permanente dans le temps. Ce n’est pas la première fois qu’un président recourt à cette disposition. Dwight Eisenhower et Bill Clinton l’avaient également utilisée.
Coraux, ours et poissons rares

Cette fois, il s’agit de protéger toute la côte Atlantique, de Norfolk, en Virginie, jusqu’au Maine, à la frontière canadienne, soit 1,5 million d’hectares, qui abritent notamment des coraux d’eau profonde uniques et des espèces de poissons rares. La mesure concerne également la quasi-totalité des eaux arctiques appartenant au gouvernement fédéral américain, soit plus de 46 millions d’hectares, où l’on trouve encore des ours polaires et des baleines boréales, deux espèces en voie de disparition. Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a également annoncé mardi l’interdiction de nouveaux forages dans les eaux arctiques canadiennes.

Lire aussi : Barack Obama crée la plus grande réserve naturelle marine du monde

« Ces mesures protègent un écosystème sensible et unique que l’on ne retrouve dans aucune autre région du globe », a déclaré Barack Obama dans un communiqué, ajoutant que le dispositif vise à sécuriser ces zones pour éviter toute marée noire. Une catastrophe qui serait très compliquée à endiguer, compte tenu de la difficulté d’intervention, notamment dans l’Arctique. « En partenariat avec nos voisins et alliés du Canada, les Etats-Unis franchissent une étape historique pour préserver les écosystèmes de l’Arctique », souligne-t-il.

Reste maintenant à savoir si la nouvelle administration sera capable de détricoter ces nouvelles dispositions. Il ne fait guère de doute que la majorité républicaine au Congrès et le gouvernement de Donald Trump, qui compte nombre de climatosceptiques, feront tout pour revenir sur la décision.
Climatosceptique

Tout au long de sa campagne électorale, le milliardaire n’a cessé de remettre en question la réalité du changement climatique et la responsabilité de l’homme dans ce phénomène. Par ailleurs, il vient de nommer à la tête de l’Agence américaine de protection environnementale (EPA) Scott Pruitt, ministre de la justice de l’Oklahoma. Ce dernier est devenu en quelques années le bras armé des compagnies pétrolières pour tenter d’infléchir la politique de l’actuelle administration visant à réguler l’extraction énergétique. Scott Pruitt a ainsi réussi à lancer des procédures judiciaires contre le plan climat de la Maison Blanche dans vingt-huit Etats.

Toutefois, Michael Brune, directeur exécutif de l’association de protection de l’environnement Sierra Club, se dit convaincu que la disposition prise par le président Obama doit « empêcher les futures administrations de détruire [leurs] eaux et [leurs] côtes. » Mais la réalité s’annonce sans doute plus compliquée et la question de la réversibilité de la loi de 1953 risque de se régler devant la justice fédérale. Sur les 120 millions d’hectares d’océan qui avaient été sanctuarisés par Bill Clinton, son successeur, George W. Bush, avait réussi à faire annuler l’interdiction d’exploitation pétrolière d’une vingtaine de millions d’hectares.
avatar
obsidienne

Messages : 3521
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Russie: exploitation d'un nouveau gisement dans l'Arctique

Message par obsidienne le Lun 3 Juil - 22:35

Russie: exploitation d'un nouveau gisement dans l'Arctique

21/09/2016

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/09/21/97002-20160921FILWWW00241-russie-exploitation-d-un-nouveau-gisement-dans-l-arctique.php

La Russie a lancé l'exploitation mercredi de son gisement terrestre de pétrole le plus septentrional, dans l'Arctique, dans des conditions climatiques et géologiques extrêmes qui ont nécessité l'utilisation de techniques de forage innovantes. Le gisement Vostotchno-Messoïakhskoié renferme des réserves estimées à 340 millions de tonnes de pétrole et condensats et 113 milliards de m3 de gaz. Situé sur la presqu'île Guydanski, dans la région Yamalo-Nenets, à 150 kilomètres de toute localité, il a nécessité la construction d'un oléoduc de 98 kilomètres pour être relié au réseau existant.

"C'est le plus septentrional des gros gisements de Russie situés sur les terres, et c'est bien sûr le résultat d'un important, pour ne pas dire énorme, travail", a souligné le président Vladimir Poutine lors d'une cérémonie par vidéoconférence retransmise à la télévision. "Le pétrole ira sur le marché intérieur et les marchés mondiaux, (...) et apportera sa contribution à la stabilité du marché énergétique mondial", a-t-il ajouté.

Le projet est détenu à parité par les deux géants publics des hydrocarbures, Gazprom (qui a le rôle d'opérateur) et Rosneft. Le pic de production est attendu à 5,6 millions de tonnes par an en 2020, qui viendront s'ajouter à une offre à des niveaux record en Russie ces derniers mois mais qui pourrait décliner à moyen terme selon les experts.

En raison des conditions exceptionnelles, les deux entreprises ont employé des techniques innovantes de forage avec une pression variant selon les couches et des puits à l'horizontale se subdivisant en forme d'"arêtes de poisson". L'oléoduc est par ailleurs protégé par une isolation thermique spéciale.
Rosneft et Gazprom ont mis en avant les "technologies spéciales visant à minimiser l'influence sur l'environnement", notamment sur les terres gelées du permafrost ou le lit des rivières ainsi que pour permettre le déplacement des animaux.

"Ce nouveau projet dans l'Arctique deviendra un important maillon du complexe pétrolier et gazier russe au nord du cercle polaire", a souligné le patron de Gazprom, Alexeï Miller dans un communiqué.

Dans la même région, sur la péninsule de Yamal, Vladimir Poutine avait inauguré en mai un terminal pétrolier capable de fonctionner toute l'année malgré les températures glaciales. Le groupe Novatek, avec notamment le français Total, y construit par ailleurs, l'immense projet de gaz naturel liquéfié Yamal LNG.
avatar
obsidienne

Messages : 3521
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

L’Antarctique sera-t-il victime du réchauffement climatique ?

Message par obsidienne le Lun 3 Juil - 22:42



L’Antarctique sera-t-il victime du réchauffement climatique ? // Will Antarctica be a victim of global warming ?


https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/01/10/lantarctique-sera-t-il-victime-du-rechauffement-climatique-will-antarctica-be-a-victim-of-global-warming/

Il s’est écoulé plus d’un siècle depuis que les explorateurs ont fièrement planté pour la première fois leurs drapeaux nationaux sur l’Antarctique. Pendant les décennies qui ont suivi, ce continent était censé être un sanctuaire scientifique, à l’abri des activités militaires et de l’exploitation minière. Aujourd’hui, de nombreux pays essayent d’affirmer leur emprise sur ce territoire. Ils attendent avec impatience le jour où les traités de protection expireront, tout en étant conscients des opportunités stratégiques et commerciales qui existent déjà à l’heure actuelle.

Certains des projets sont axés sur les ressources offertes par l’Antarctique, comme la vie marine abondante. Ainsi, la Chine et la Corée du Sud, qui possèdent des bases de haute technologie, développent la pêche du krill, tandis que la Russie a récemment contrecarré les efforts visant à créer l’un des plus grands sanctuaires océaniques du monde en Antarctique.

Certains scientifiques étudient le potentiel représenté par les icebergs qui contiennent les plus grandes réserves d’eau douce de la planète.
La Russie travaille sur des projets de recherche dans le domaine du GPS. Elle est en train d’étendre ses stations de surveillance Glonass, version russe du Global Positioning System américain. Au moins trois stations russes sont déjà opérationnelles en Antarctique, avec pour but de contester la suprématie des Américains dans ce domaine.

On connaît depuis longtemps la richesse minérale de l’Antarctique, que ce soit en pétrole ou en gaz naturel, et ceci sur le long terme. Le traité d’interdiction d’exploitation minière qui vise à protéger les réserves tant convoitées de minerai de fer, de charbon et de chrome, expire en 2048. Les chercheurs ont récemment découvert des gisements de kimberlite, ce qui laisse supposer l’existence de diamants. Les géologues estiment que l’Antarctique détient au moins 36 milliards de barils de pétrole et de gaz naturel.

Au-delà des traités de l’Antarctique, d’énormes obstacles empêchent actuellement l’exploitation de ces ressources, comme les icebergs qui dérivent et qui pourraient mettre en péril les plates-formes offshore. Ensuite, il y a l’éloignement de l’Antarctique et la rudesse de son climat, avec des températures hivernales qui oscillent autour de -50°C.

Cependant, les progrès technologiques pourraient rendre l’Antarctique beaucoup plus accessible dans les trois prochaines décennies. Avant même cette échéance, les scientifiques cherchent déjà à savoir dans quelle mesure le changement climatique pourrait modifier l’accès à certaines régions de l’Antarctique, avec le rétrécissement de la calotte glaciaire ou l’appauvrissement des populations de krill dans l’océan Austral. La demande en énergie, toujours très forte sur notre planète, pourrait faire naître des pressions pour renégocier les traités de l’Antarctique, ce qui autoriserait des exploitations à des fins commerciales bien avant l’expiration des interdictions.

La Chine est, de toute évidence, le pays avec les plus grandes prétentions en Antarctique. Elle a ouvert sa quatrième base l’année dernière et projette d’en construire une cinquième. Les autorités chinoises affirment officiellement que leur expansion dans l’Antarctique est axée sur la recherche scientifique, mais elles reconnaissent aussi que « la sécurité des ressources » (NDRL : autrement dit leur exploitation potentielle dans les prochaines années) joue un rôle important dans leur politique en Antarctique.

L’époque où la gestion de l’Antarctique était dominée par les souhaits et la volonté de sa protection par « les hommes blancs d’Europe, d’Australasie et les États d’Amérique du Nord » est bel et bien révolue.

Adapté d’un article dans l’Alaska Dispatch News.

https://www.adn.com/nation-world/article/countries-rush-upper-hand-antarctica-0/2015/12/30/

avatar
obsidienne

Messages : 3521
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES ENJEUX ENERGETIQUES EN ANTARCTIQUE

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum