Philosophie de la connaissance.

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Philosophie de la connaissance.

Message par oursagora le Lun 3 Juil - 2:11

Psychologie et métaphysique.



Source Muchielli.




A) La psychologie spontanée.


Cette psychologie, souvent irréfléchie, est limitée d' abord dans son application : elle est meme quelquefois accessoire et céde le pas au savoir, a la compétence et a la conscience professionnelle, aux réalités extérieures, aux nécessités matérielles, etc........Elle est en outre, au service de buts qui lui sont étrangers. Elle est " intéressée " et elle devient un moyen en vue du succés personnel. Elle n' est pas cultivée pour elle meme, elle ne s' étend pas, le plus souvent, au - dela de l' habitude que chacun peut avoir du comportement de gens familiers, ou du savoir - faire professionnel. Elle n' est pas l' objet d' une réflexion désintéressée. Loin de nous l' idée, évidemment ridicule, de laisser la psychologie sans applications. Aucune science, pas meme les mathématiques, ne reste un savoir purement théorique ; toutes ont des conséquences pratiques et toutes ont leur point de départ dans la pratique. Mais a un moment de leur évolution et grace a des spécialistes qui, eux, sont de purs chercheurs, elles se sont précisément constituées comme sciences.

La psychologie spontanée telle qu' elle vient d' étre décrite est la connaissance empirique et intuitive de quelques comportements, de leur " motivation " habituelle, de leur déroulement et de leurs effets. Il suffirait, semble t il, d' oter de cette définition tout ce qu' elle a de partiel, de limitatif, pour avoir une idée plus claire de ce qu' est la psychologie et des progrés qu' elle doit faire pour mériter le nom de science.




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Message par oursagora le Lun 3 Juil - 22:53

Psychologie et métaphysique.


Source Mucchielli.



B) Pour étre scientifique, la psychologie doit elle se calquer sur la physique mathématique ?



On est tenté de dire qu' elle doit simplement devenir connaissance réfléchie, rationnelle, positive, qu' elle doit devenir exacte et systématisée, utiliser un systéme de concepts et de symboles universel, partir d' observations objectives et aboutir a des lois vérifiées.

Il suffit de formuler ces exigences pour s' apercevoir que la science qui sert plus ou moins implicitement de modéle est la physique mathématique, et meme, si l' on veut étre sincére, la physique mathématique de la fin du dix neuviéme siécle. Qu' elle était belle et réconfortante pour l' esprit humain cette physique fondée par Descartes, batie par Newton, Laplace, Lagrange, Huygens, Faraday, Ampére, Maxwell et tant d' autres savants illustres dont les découvertes étaient autant de pierres apportées a la construction et a l' extension du meme édifice, d' un édifice solide, lumineux, absolu...........et meme absolutiste puisqu' il s' annexait bientot la chimie minérale, puis la chimie organique, puis la physiologie...........

La réalité absolu de son objet, l' objectivité de sa méthode, l' universalité de ses résultats sont présentées comme les conditions sine qua non de la constitution de toute science.



C) Les difficultés de la psychologie comme science.


Malheureusement l' application a la psychologie de ce schéme idéal de toute science se révéle pleine de contradictions : " l' objet " de la psychologie est le " sujet!" Le " sujet " humain est avant tout, un ensemble unifié de conduites impliquant d' une part une conscience personnelle avec un passé et un avenir, et d' autre part des " situations concrétes " dans lesquelles il est engagé.


La conduite, le " moi ", la situation ne se comprennent chacun qu' en fonction des deux autres, et ils sont en outre en évolution dans une " existence " pour laquelle chaque " instant " peut avoir une importance imprévisible. Comment définir cette réalité complexe, mouvante, temporelle, chaque fois différente et, par certains aspects, unique et singuliére ?

L' " objectiver ", c' est a dire ne pas tenir compte de la subjectivité, n' est ce pas risquer de perdre l' essentiel ? Comment atteindre cet objet - sujet ?

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Re: Philosophie de la connaissance.

Message par oursagora le Mar 12 Sep - 0:09

Psychologie et métaphysique.


Source Mucchielli.




1) La méthode objective.


En science elle se résume dans ces deux mots - clés : expérience et raisonnement. Entre le fait scientifique - constatable, vérifiable et reproduisible par tous les expérimantateurs - et la logique, universelle dans son essence meme, la subjectivité n' a pas de place. C' est pourquoi, l' attitude mentale de l' esprit scientifique se caractérise par l' objectivité.

Rien de tel en psychologie. On ne peut jamais repartir a zéro dans une " Expérience " psychologique. La deuxiéme fois est différente de la premiére parce qu' elle est précisément la deuxiéme. Le temps prend une dimension différente du temps scientifique. A cela s' ajoute le fait que l' expérimentateur ne peut plus " Se détacher " de son expérience. Sa propre subjectivité se trouve faire partie de l' expérience. L' expérience devient une affaire dans laquelle il est personnellement impliqué.

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Re: Philosophie de la connaissance.

Message par oursagora le Sam 30 Sep - 23:41

Psychologie et métaphysique.



Source Mucchielli.






2) Les résultats de la science.



Ils s' ajoutent les uns aprés les autres a un ensemble théorique constitué ; ceux de la psychologie au contraire remettent chaque fois en question la conception de l' ensemble. Il y a autant de " Psychologies " qu' il y a de psychologues. Dans une réalité psychologique donnée, chaque psychologue prend pour essentiel un " Ensemble " différent et les divergences sont facilitées par le fait qu' on a toujours affaire a des phénoménes complexes et mouvants dans lesquels tout s' organise différemment selon le point de vue ou se place le théoricien ou la position qu' il a prise sur tel autre probléme, quelquefois meme fort éloigné en apparence de la réalité qui l' occupe a ce moment. C' est ainsi qu' une attitude mentale comme l' attention est considérée tantot comme liée essentiellement au plaisir ( mais le plaisir est il une réalité simple ?), tantot a la volonté ( mais qu' est ce que la volonté ?), tantot elle n' est qu' un mode de la conscience, tantot une activité spécifique, tantot elle est niée comme une pseudo - réalité.

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