Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Message par obsidienne le Dim 2 Juil - 17:51

Notes – résumé du livre de Rudolf Steiner : Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Il y avait, mille et encore mille ans avant J-C, de gigantesques masses humaines tant en Afrique qu’en Asie. Plus on retourne dans le passé, plus on constate que l’évolution obéit à des rythmes. Et pourquoi y a t-il eu des périodes ou il y avait plus de masse humaine et des périodes plus clairsemées ?

Il faut bien que les âmes assimilent leur vécu après leur mort dans le monde spirituel en vue de préparer leur future incarnation.

Le couple originel de la bible, ce n’est que le fantasme de la science. Il faut interpréter la bible différemment si on a d’autres notions. Il n’y a pas eu un seul couple… mais un peuple.

Celui qui s’est occupé sur terre que de matérialisme, y retourne plus vite sur terre. Tandis que celui qui s’est occupé de spiritualité y reste plus longtemps pour assimiler d’autant plus que ces âmes là peuvent mieux se développer dans les mondes spirituels.

Le rêve c’est ce qui reste après la mort et constitue le futur.

Importance de la vigilance de ses gestes. Il faut y mettre toute sa conscience.

Quand on dort parfois, on rêve que l’on vole car nous avons la plante des pieds libre (allongé).

Le corps physique a besoin de s’insérer dans la verticalité de la terre. Le corps éthérique ne se place pas lui-même dans la verticalité ; il ne cherche qu’à tourner avec la rotation de la terre. Il tend à tourner avec la terre et c’est normal, nécessaire, sans quoi la rotation de la terre serait douloureuse en nous.

Dans la forêt on retrouve toujours notre chemin, on tourne en rond par notre corps éthérique qui lui tourne toujours en rond. On revient à notre point de départ.

Quand on rêve que l’on souffre de vertige c’est le corps astral qui est entrainé par le corps éthérique.

Dans la marche c’est le corps éthérique qui entraine le corps physique et vous le suivez.
En conclusion le corps éthérique n’obéit pas à la terre. Il n’y est pas lié.

Si l’on travaille tout le temps alors le corps éthérique s’abîme vite.

L’être humain veut se mouvoir selon son corps éthérique et c’est pourquoi l’être humain aime danser. Dans la danse l’être humain ne veut pas suivre le mouvement du corps physique mais celui du corps éthérique qui tourne tout le temps. Danser c’est oublier le corps physique et se sentir appartenir au cosmos.

Toutefois au sujet de la nécessité de l’éducation pour la gymnastique sans vouloir la critiquer il vaut mieux se garder d’attacher plus le corps physique à la terre.

Attention les occidentaux qui aiment la terre. Ahriman entraine les hommes à aimer la terre….

Le sport attache davantage à la terre et éloigne du monde spirituel. Un sportif se réincarnera plus vite.

Il faut opposer l’eurythmie car le corps éthérique s’y sent bien. Tandis que le sport c’est trop physique.

Steiner n’émet aucune critique pour le sport en général car après le travail trop physique ça fait du bien de se détendre en faisant du sport. Toutefois il faudrait adapter ses mouvements au cosmos.

Le matérialisme fait descendre l’homme au rand de l’animal. Honorer que le sport, c’est détruire en soi l’humanité qui est en nous.
avatar
obsidienne

Messages : 3615
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Message par obsidienne le Dim 2 Juil - 17:53

VUE :

Un être humain qui est ivre, à la vision double pourquoi ? C’est le corps astral qui tourne comme une planète…. L’alcool va dans le corps astral alors que le mouvement circulaire va dans le corps éthérique. C’est différent.

La vue est possible par la présence du corps astral dans le corps éthérique mais si le corps éthérique est absent (cela fait un trou) alors la vue n’est plus possible.

Quand le cristallin est devenu opaque, c’est un trou dans le corps éthérique. Le corps astral est incapable d’exercer la vue.

La cataracte ce sont des sels qui se sont accumulés dans le cristallin et il devient opaque bien malgré soi.

L’homéopathie ce n’est pas assez fort pour la cataracte ; les dépôts de sels reviennent sans cesse car le sang va partout. Alors la belladone attire l’astral et celui-ci attire l’éthérique.

L’injection de la belladone dont la force se répand de partout ira dissoudre ces sels. La pupille sera guérie.

Dans le cristallin on voit le ciel étoilé. C’est la tête qui regarde à travers le cristallin. Ce minuscule endroit de l’être humain, où se trouve le cristallin est capable de nous enseigner tout ce que l’on se peut d’affaire des astres, etc… En cet endroit réside le siège de la connaissance d’une ampleur immense.

Le penseur qui est atteint de cataracte n’a pas besoin de développer de fortes pensées. Il suffit de se concentrer et de se déshabituer de la vision extérieure dès que les premiers symptômes apparaissent.

Une personne qui pense bien intensément conserve un cristallin transparent mais elle ne regarde néanmoins plus à travers lui, vers les mondes extérieurs. La vision intérieure est rendue possible lorsque quelque chose est volontairement rendue opaque.
avatar
obsidienne

Messages : 3615
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Message par obsidienne le Dim 2 Juil - 18:00

Retrouver la science des astres

Les volcans = c’est l’élément astral qui se raréfie quand une certaine constellation passe au dessus. Il y a dilution de l’astralité et une éruption a lieu.

Si l’air se réchauffe, l’eau présente dans le sous sol s’échappe. Exemple, quand on fait bruler quelque chose à proximité d’un volcan, le sol « fume » ; c’est parce que l’on réchauffe l’air et l’eau présente dans le sous sol s’échappe en vapeur d’eau.

Les plantes sont que de l’éthérique mais les plantes vénéneuses sont capables d’intégrer de l’astralité qui est présente partout.

Tout effort au travail ou à la marche consume les aliments. Le sang s’appauvrit et attire à lui la nourriture constamment dans l’estomac et l’intestin. C’est la soif d’oxygène et la faim d’aliments qui mettent le sang en mouvement.

C’est le sang qui met le cœur est en mouvement. Ceci est possible par le corps astral et le moi. Il est faux de dire que le cœur est une pompe.

Le corps par l’action de son corps astral, envoie le sang par les artères à la rencontre de la source d’oxygène. C’est le sang mû par le soif d’oxygène et la faim d’aliment qui entraine le cœur.

Le cœur lui, regarde vers l’intérieur, vers la circulation sanguine.

L’estomac respire en aspirant l’air qu’il a en lui et aussi de l’extérieur. Il est une espèce d’hydre.

Le péristaltisme intestinal n’est pas dû à un effet matériel des aliments mais à ce qui est invisible en nous (astral).

Le foi est un organe de perception des mouvements inférieurs. Quand l’homme est bien portant et libre, il s’affranchit des influences extérieures et également du cosmos.

Regarder à travers les organes c’est possible :
En méditation, on laisse les organes inoccupés. Pour le cœur on perçoit la circulation sanguine et même les pulsations. Et si on regarde à travers le cœur on voit tout le mouvement lunaire. Tout ce que fait la lune. Et on peut voir comment elle se comporte avec le soleil. On apprend ainsi la parenté du cœur avec le soleil et la lune.

Les anciens juifs s’interdisaient de consommer de la viande de porc. Ils savaient que par la constitution inhérente à leur race et à cause des conditions locales, la consommation de la viande de porc les rendaient faibles. Ce n’est devenu superstition que plus tard.

Il faut s’employer à tout redécouvrir. On ne peut pas se fier à la superstition.

La planète Mars tend sans cesse à vouloir devenir vivante. C’est en rapport que le fer à tendance à s’agiter.

Saturne est bleuté car il ne rayonne pas. Il s’enveloppe d’une nature ondulatoire. Il s’enveloppe d’une luminosité qui montre son intérieur obscur. Par conséquent il devient bleuâtre. Cette planète veut sans cesse entrer dans la mort, devenir cadavre.

Quand le bois pourri il luit. Il est bleuté. C’est pourquoi on peut dire que Saturne pourri ! Saturne est constamment en train de pourrir.

Mars = veut sans cesse vivre comme un enfant.

Saturne = veut sans cesse mourir. Il est vieux.

Le foie est un organe de perception du corps inférieur.

Le poumon est un organe de perception du corps entier.

Le cœur est un organe de perception de la circulation sanguine.

Le foie possède un corps éthérique propre à lui-même et qui est en relation avec notre corps éthérique et le corps astral avec le moi.

Les êtres spirituel ne s’expriment pas au travers de la tête car c’est tout l’univers qui s’y exprime (mouvement des étoiles). Les organes entendent la parole des êtres spirituel.

L’activité du corps astral est plus intense dans l’enfance. Le corps astral qui est toujours à l’écoute du monde spirituel peut transmettre au foie encore tendre de l’enfant ce qu’il entend du monde spirituel. Plus tard le foie se durcit en vieillissant et cela n’est plus possible. Le foie transmet le message à la tête. Mais les spirites croient toujours que les esprits parlent l’italien, le français, l’allemand etc…

Le spirite est en relation mauvaise avec le monde spirituel. Pour pénétrer dans le monde spirituel, il faut cesser de penser momentanément tout en ne pas se déshabituer du pensé car ce serait grave. Les entités spirituelles ne s’expriment pas avec des mots, elles font des gestes. Il s’agit de savoir recevoir les signes qu’envoient les entités spirituelles. Le monde spirituel ne se laisse pas approcher dans l’agitation, la panique ou la peur. C’est un lieu calme, silencieux et les gens n’ont pas l’habitude. Certains penseurs sont doués pour la pensée mathématique et d’autres pas. Il existe d’autres facultés. Et dans le cas des « messages sous formes d’images » c’est le cerveau qui va interpréter. Le calcul est une discipline qui permet de devenir intelligent et de clarifier le mental. La pensée devient plus acérée et plus correcte. De nos jours la difficulté d’accéder à la vision du monde spirituel et cela vient que les gens pensent avec négligence.

C’est par la pensée mathématique que l’on accède à la clairvoyance.

Les grecs et les romains pensaient de manière débraillée.

Au contact des romains et grecs, les gens qui ne sont pas érudit apprennent la même genre de pensée. Et depuis la pensée est devenue affreusement débraillée, négligée et dépourvu de toute force. C’est pourquoi on ne comprend pas ce qui est puisé au monde spirituel. Si les pensées était plus acérée et plus correcte, les gens atteindraient beaucoup plus facilement à la compréhension de ce qui se passe dans le monde spirituel.
Au 16e siècle on parlait du corps astral.

Exemple 1 = Quelqu’un fait une lecture à un malade (sa propre fille) qui est affaiblit. Et celle-ci se met à la suivre en astral dans l’autre pièce alors que la mère fait la lecture aux autres enfants. Dans ce cas la malade est restée dans les pensées de la mère.

Exemple 2 = l’étudiant qui se lève la nuit pour résoudre son problème de math alors que dans la journée il n’y parvenait pas à cause de l’emprise de l’alcool et des distractions qui lui avaient momentanément bloqué son organisme. Le matin son collègue de chambre lui fait remarquer qu’il s’est levé dans la nuit mais il ne se souvient de rien et reste étonné.

Spirituellement c’est le corps astral avec le moi ont frappé à la porte de la peau. Cela ne se fait qu’à travers l’air car le corps astral n’est pas physique. Le corps astral peut mettre l’air en mouvement. Cela agit particulièrement les yeux, nez, bouche et un peu les oreilles. Partout où se trouvent les organes sensoriels, le corps astral peut frapper à la porte de la peau à partir de l’air mis en mouvement. L’étudiant dort et son corps astral vient sans cesse donner des tapes sans toutefois pénétrer (il est au dehors pendant le sommeil). Par ces légères frappes le corps physique avec le corps éthérique se mettent en route machinalement et l’étudiant se lève résoudre son problème de maths. Son corps astral avec le moi sont en dehors de son corps. Et ce sont les corps physique et éthérique qui résolvent le problème.

Cela démontre que nous sommes tous infiniment plus intelligent dans le corps éthérique que dans le corps astral avec le moi. Tous les apprentissages consistent en fait à faire monter ce que nous possédons déjà dans le corps éthérique vers le corps astral.

L’alcool ruine le corps astral par l’intermédiaire du sang. Et si l’étudiant n’arrivait pas à résoudre son problème mathématique c’est parce qu’il buvait et s’amusait.

Le corps éthérique sa particularité c’est la raison et le raisonnement et il ne s’occupe pas de sentiment en l’occurrence et ne permet pas d’aimer. C’est le rôle du corps astral les sentiments. Au réveil ces corps s’ajustent naturellement et c'est ainsi que cela c'est passé dans le cas de l’étudiant.

La tête accueille plus facilement le corps astral et le moi mais que se passe-t-il quand c’est le corps éthérique qui siège ? Alors l’être humain parle de lui comme d’une autre personne et il a la capacité momentanée de voir ses vies antérieures. Toutefois il est incapable de comprendre tout de suite, d’interpréter et il invente n’importe quoi par la suite pour tenter de juxtaposer les images qu’il a vues.

Au 16e siècle les gens parlaient avec sérieux et se racontaient toutes les choses qu’ils percevaient. Ils savaient que cela existait.

Certes, depuis, nous avons fait des progrès scientifiques magnifiques, mais l’humanité n’a pas progressé pour autant. Elle a rétrogradée, au contraire. Nous ne parlons plus du corps physique que comme d’une machine. Et si cela devait continuer ainsi, sur terre, toute la pensée sombrerait dans le chaos. Il se produirait toutes les horreurs et toutes les catastrophes. Les hommes ne savent plus que faire. Ils se précipitent de toutes leurs forces sur quelques solutions et disent : notre entendement ne nous maintient plus, il faut que la nationalité nous maintienne. Les Etats-nations n’apparaissent que du fait que les gens ne savent plus comment se maintenir ensemble. Le fait que l’on ignore à présent tout du monde spirituel est la cause de la misère effroyable qui s’abat sur l’humanité, le reste n’est qu’extérieur.

Dire que l’humanité a mérité son sort à cause de son mauvais comportement dans les vies antérieures est évidemment une absurdité, car il ne s’agit pas du destin de chacun, mais d’un destin général qui affecte chacun. Imaginez la quantité de misère qui affecte la vie de l’homme actuel. Cela ne peut pas provenir des vies antérieures.

Mais c’est dans les vies futures que l’homme aura les conséquences des misères d’aujourd’hui. La conséquence sera que son intelligence aura grandi et que le monde spirituel pourra plus facilement l’atteindre. Si bien que la misère actuelle est déjà une éducation pour le futur.

On peut en conclure une chose encore. Songez que l’anthroposophie existe depuis 1900 déjà et qu’elle c’est vraiment fortement répandue. Mais les gens s’y sont opposés et ont refusé d’entendre parler du monde spirituel. Or, Messieurs, voyez-vous, lorsque par le passé un élève se refusait à apprendre, je ne veux pas dire que l’on a eu raison ou pas de se détourner de ces pratiques, mais on le bastonnait copieusement. Tout de même, bien des élèves récalcitrants ont ainsi fini par travailler ! Les gens n’ont plus rien voulu apprendre des mondes spirituels jusqu’en 1914. Nous sommes maintenant en présence du destin mondial qui a infligé une copieuse bastonnade générale. Nous verrons si cela aidera….

Car que s’est-il passé ? Les gens ont peu à peu désappris à penser et ne font plus rien sinon se rallier à des autorités. Les gens doivent réapprendre à penser individuellement, car s’ils ne le font pas, ils seront sans cesse influencés par le monde spirituel, mais dans un sens néfaste. Et nous pouvons dire qu’il est bien possible de considérer le destin qui s’est abattu sur l’humanité comme une bastonnade karmique, je dirais, et tout de même en tirer quelques enseignements. Tous les congrès seront vains. Les gens qui prétendent sauver le Mark grâce à l’entendement qui a cours actuellement ne réussiront qu’à faire empirer la situation. La raison entièrement terrestre d’aujourd’hui ne sert à rien. Un corps faute de liquide, ne peut que se scléroser. De même si l’âme ne veut rien savoir des mondes spirituels, elle n’a plus qu’un entendement terrestre inutile. C’est là le destin vers lequel se dirige l’humanité, faute de se nourrir du monde spirituel.

Les gens chantent l’hymne national lors de rassemblement mais hors de cela les gens s’isolent.

Le seul remède véritable est que l’humanité commence à s’intéresser au monde spirituel. Il faut parfois choisir des expressions radicales, mais voilà bien le contexte.

avatar
obsidienne

Messages : 3615
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Message par obsidienne le Dim 2 Juil - 18:08

L'infiniment grand dans l'infiniment petit

Les mammouths vivaient autrefois en équateur et une constellation a provoqué un tsunami qui a remonté l’eau jusque vers le nord. Ce tsunami a gelé par une vague de froid et ils se sont retrouvés enterrés vivants.

Terre-eaux et glace sont influencés par les constellations astrales.

Ce sont les constellations qui influencent les éruptions volcaniques.

Qu’est ce qu’un coup de sang ? Cela arrive à un certain âge.

Il y a deux « sangs » en l’être humain, le bleu et le rouge. Il faut piquer dans le bleu. La saignée se pratiquait dans les veines bleues. Dans les zones chaudes le sang bleu devient rouge et Julius Robert en a fait la découverte.

En réalité le sang devient rouge lorsque le corps astral y entre fortement.

La lune fait monter le sang dans la tête. Et sans la présence de la lune le sang ferait que de descendre.

Mais lorsque l’être humain est affaibli et ne peut opposer une force suffisante à l’action de la lune qui fait monter le sang, celui-ci se précipite trop fortement dans la tête et produit un coup de sang (une congestion). Il ne peut en sortir.

Exemple = Lorsque mars est derrière le soleil, il agira plus faiblement.

L’humanité n’a plus de regard que sur ce quelle voit sur terre. Elle ne sait plus regarder les astres. Le savoir c’est perdu.

Ce n’est que seulement 500 ans que Christophe Colomb découvrait l’amérique ; c’est pas si loin que ça en fin de compte en 1492. Les indiens d’amérique avaient peur des livres ; ils pensaient que les européens voulaient les ensorceler. Ils se combattirent. C’est dommage que ce ne sont pas les européens de 1323 qui ont découvert l’amérique car eux auraient compris les indiens puisqu’ils connaissaient la science des astres.

C’est un génois donc Christophe Colomb, qui avait la conviction que la terre était une sphère et l’on pouvait naviguer tout autour. Mais les européens n’avaient connaissance que de l’europe et de l’asie (Ils disaient que vers l’est se trouve l’asie, l’inde puis l’extrême orient. Ils savaient que par voie de terre vers l’est on rejoignait l’asie). Et Christophe Colomb ayant déjà fait le voyage aux indes voulait démontrer qu’il pouvait y parvenir en bateau en passant par l’autre côté de la terre « sphérique » et partit vers l’ouest. Persuadé d’étayer sa thèse il se retrouva en Amérique et ce fut une surprise de trouver le peuple indien à la peau rouge.

Les connaissances des astres ne durèrent pas longtemps en 1492 car le rapport entre la découverte de l’amérique et celle de la conception copernicienne en 1543 donnèrent naissance aux concepts de la rotondité de la terre et de l’espace céleste. Steiner confirme qu’une configuration astrale précède la matérialisation des concepts dans la tête des êtres humains. Et il explique qu'il y a 500 ans dans une certaine constellation les étoiles étaient plus proches entrent-elles. Mais depuis, les étoiles ont bougé dans une certaine mesure, les espaces entrent-elles se sont agrandis au fil des siècles. Ce phénomène confirme qu’entre temps, les concepts humains ce sont dissous. Dorénavant nous avons une nouvelle constellation qui fera de même.

Coriolis ou les astres ?

Chez le médium l’influence de la lune sur le sang est plus forte que chez les autres personnes. Aujourd’hui les êtres humains ont un peu plus de sang dans la tête, ceci est dû au fait que la lune est épaulée par un rapprochement des étoiles. C’est cette même influence qui jeta autrefois le froid du sud vers le nord et congela les mammouths. Tout comme cette vague fut rejetée vers le nord, le sang est rejeté, par la lune, vers la tête et, de même, les éruptions volcaniques sont rejetées vers le haut par les influences stellaires. Actuellement nous avons l’influence d’une constellation qui provient de l’autre côté de la Terre. Elle passe par l’Amérique du nord, le Groenland et elle a pour effet que l’air froid est rejeté, si bien que, par l’influence de cette constellation et des astres, une masse d’air froid se trouve constamment poussée d’ouest en est.


Conclusion :

La toute première exigence permettant d’accéder au monde spirituel est d’apprendre à penser par soi-même. Les érudit, les latins ont conçu la physique à partir du latin et au moyen de leur cerveau physique. Au cours des dernières années, l’évolution de l’humanité veut que l’on commence à penser avec son corps éthérique. Mais on se rebiffe. On ne veut pas apprendre à penser par soi-même avec son corps éthérique. Alors que penser avec le corps physique, les concepts s’effondrent tous les uns après les autres.


avatar
obsidienne

Messages : 3615
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Quinzième conférence

Message par obsidienne le Ven 7 Juil - 10:24

Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain.

Quinzième conférence. Dornach, 10 septembre 1923


Questions : J’aimerais demander si les cultes actuels ainsi que leurs actes ont encore un lien avec le monde spirituel et comment les cultes des différents peuples s’articulent ?


Réponse de Rudolf Steiner : Il est bon tout d’abord de se demander comment, en somme, les cultes apparaissent et quels sont leurs buts.

A cette occasion permettez-moi peut-être de faire état d’une chose, très actuelle chez nous, en ce sens qu’elle se rattache au voyage que je viens de faire en Angleterre. Le cours de Pennaenmawr se prêtait bien précisément à être donné sur les lieux d’un ancien culte, sur la côte ouest, au Pays de Galles avec au large Anglesey, une île, lieu entourés de montagnes parsemées d’anciens lieux de culte. Tout est en ruine, mais cela suffit à montrer, lorsque l’on connaît l’anthroposophie, la signification qu’ils avaient dans ces lieux.
C’est comme si, sortant d’ici vers ces hauteurs, on se trouvait devant de tels lieux de culte. Là-bas ils se trouvent sur les montagnes et tout particulièrement lorsque sur les hauteurs se forment des replats ou des cuvettes justes un peu enfoncées. C’est là que s’élevaient d’anciens lieux de culte. On y élevait des pierres, l’une à côté de l’autre, de manière à former une espèce de quadrilatère (dessin 29). De profils, on y voit une pierre de couverture, posée dessus (dessin 30). Il y a également des ensembles plus grands (dessin 31) composés exactement de douze pierres levées, un cercle druidique. Il s’agit probablement d’un lieu de culte dont la floraison remonte à quatre millénaires, lorsque la population était clairsemée et où il n’y avait guère qu’un peu de culture et d’élevage. La lecture et l’écriture y était inconnues, c’est-à-dire qu’on ne pensait même pas que de telles choses puissent exister !

Que signifiaient ces cultes ? Demandons-le nous ! Comme je vous dis, on ne savait alors ni lire ni écrire. Pour obtenir des fruits de la Terre il faut semer, planter ou intervenir au bon moment, comme vous le savez. Pour l’élevage du bétail il faut également connaître les moments propices à sa reproduction etc. Mais comme je vous l’ai souvent dit, la Terre et le cosmos tout entier sont liés. Aujourd’hui on sait lire un almanach, on connaît le jour et la saison, mais on oublie facilement qu’il n’y a là pas de place pour l’arbitraire. On ne détermine pas les jours de manière arbitraire, on est tenu de les inscrire dans le cours des saisons, la course des étoiles ou de la lune etc. Aujourd’hui, le rédacteur d’un almanach calcule selon la tradition, on a des calculs qui permettent de déterminer la place des jours dans l’année. On peut les calculer pour la raison que des gens, par le passé, les ont placés selon la position du Soleil. Aujourd’hui encore, on peut parfaitement caler les jours sur la position du Soleil ou des étoiles, mais les gens qui ont besoin de ces indications préfèrent maintenant les calculs du calendrier. Mais ceci est impossible à qui ne connaît pas l’écriture, laquelle est apparue bien plus tard. Ces lieux nous conduisent au-delà de trois à quatre mille ans avant nous et, dans ces contrées, l’écriture, dont on ne peut pas dire qu’il s’agissait véritablement d’une écriture, n’apparaît que mille ans plus tard. Quoi qu’il en soit, la majorité du peuple ne connaissait pas l’écriture.







Lorsque vous observez un de ces cercles de pierres sur la montagne, vous pouvez imaginer la course du Soleil, bien qu’il s’agisse de la course de la Terre, mais passons, car c’est ainsi que cela se présente. L’ombre portée par ces pierres varie sans cesse au cours de la journée, mais également au cours de l’année, car le Soleil se lève chaque jour un peu ailleurs, en mars l’ombre est à un certain endroit et en avril elle est ailleurs. La sagesse des prêtres, ou druides si vous voulez, préposés à l’observation de ces ombres consistait à savoir par exemple que lorsque l’ombre recouvrait tel endroit il fallait préparer les terres ( au printemps). Il le faisait savoir autour de lui. Lorsque l’ombre portait sur tel autre endroit, il savait que c’était le jour propice à faire procréer le bétail. Le prêtre lisait les ombres et savait ce qu’il y avait à faire tout au cours de l’année.

Ainsi, en somme, toute la vie était réglée d’après la course du Soleil. Aujourd’hui les gens ne pensent plus à cela car ils suivent le calendrier. Mais autrefois il fallait recourir à la source même, il fallait en quelque sorte lire dans le cosmos.

Il était donc ordonné certains travaux des champs en automne par exemple, de même il y avait une fête des taureaux à une certaine date où l’on promenait les taureaux qui durant l’année étaient éloignés du bétail, etc. On observait également certaines fêtes dans l’année, toujours en relation avec ces choses. Un tel monument s’appelle un cercle des druides. L’autre s’appelle un dolmen ou cromlech, les pierres sont placés de telle manière qu’il y ait à l’intérieur une chambre avec de l’ombre.

En général on sait que le Soleil est plus ou moins fort, selon qu’on transpire ou que l’on a froid. Mais ce que l’on ignore en revanche, c’est que l’ombre également diffère. L’ombre diffère selon que la lumière diffère. Mais on a perdu depuis longtemps déjà l’habitude de distinguer ces différences d’ombres. Les anciens ont commencé par acquérir la faculté de distinguer les différentes qualités des ombres. Dans l’ombre on voit l’esprit. Les rayons solaires sont de nature non seulement physique mais également spirituelle. Les prêtres druidiques étaient capables de lire dans les ombres l’esprit des rayons solaires, de quoi dépendait à nouveau le choix des plantes à faire pousser dans telle contrée, car cela dépend de l’esprit qui est porté vers la Terre sur les rayons solaires. Il était en outre particulièrement facile pour un druide d’observer dans ces ombres les effets lunaires. Ces effets entraient fortement en ligne de comte pour la reproduction animale et on déterminait ainsi la période des accouplements. Si bien que l’observation du Soleil se faisait tout au long de l’année.

Si l’on allait fouiller sous ces cromlech, on trouverait des ossements humains, car ces endroits étaient également des tombes. On élevait ces monuments sur des tombes, cela signifie qu’alors on savait encore qu’un cadavre humain n’est pas une chose comme une autre, qu’il a une composition bien particulière, ayant été habité au cours de toute une vie par l’âme et l’esprit d’un être humain. Lorsque le corps se dissout, il s’en dégage des forces différentes de celles qui se trouvent dans le reste du paysage montagneux alentour. Ces forces, lorsqu’elles se répandaient, soutenaient notamment l’observation des ombres. Les gens avaient alors connaissance de forces naturelles bien différentes de celles que l’on a connues ultérieurement.

Lorsqu’on voit en de nombreux endroits surélevés, où l’on inhumait les morts – il y en a davantage encore dans la région d’Ukley où je tins le premier cours lors de mon voyage en Angleterre – lorsqu’on voit se dresser des pierres sur des élévations d’où l’on peut admirer tout le pays alentour, on trouve gravés dans la pierre des croix gammées, des swatika, dont il est fait si mauvais usage actuellement, en Allemagne, par des gens qui en ignorent toute la signification. Cette croix annonçait à tout voyageur que dans le pays les gens avaient, en plus de la vision physique, la vision spirituelle par l’œil spirituel. Dans mon livre « Initiation ou Comment acquérir des connaissances des mondes supérieurs » j’ai nommé cet œil spirituel, la fleur de lotus. Cette croix annonçait : attention, dans ce pays on a la vision par le fleur de lotus.
Figure 32




Vous voyez donc qu’il s’agit d’un culte qui consiste essentiellement à lire l’esprit dans l’environnement, pour la vie terrestre, la vie sociale et la vie quotidienne. Ce sont des choses que l’on peut encore constater sur ces lieux, ce qui les rend si extraordinairement intéressants. Il s’agit, sur la côte Ouest, des derniers lieux de culte, car les peuples de l’Est sont venus peu après en apportant l’écriture. On appelle ces premières écritures des runes. L’écriture runique est un assemblage de bâtonnets, elle est donc toute différente de la nôtre. Ce que l’on met sous le nom de mythologie nordique apparaît ensuite : Wotan, Thor etc., elle est liée à l’apparition des runes.

Il n’y a rien de bien étonnant à parler ainsi des ombres, car ne serait-ce que l’animal par exemple, il voit des signes dans les ombres. Voyez par exemple le comportement bizarre d’un cheval se déplaçant sur une route illuminée qui produit sa propre ombre sur les murs. Il faut simplement savoir que le cheval ne perçoit pas les ombres comme nous les humains. Nos yeux sont dirigés vers l’avant, et ceux du cheval vers les côtés. Il s’ensuit en fait que l’animal ou le cheval ne voit pas l’ombre en tant que telle mais qu’il y perçoit un élément spirituel. On dit évidemment que le cheval craint les ombres, mais il ne perçoit en réalité par les ombres, il perçoit l’élément spirituel qu’elles comportent.

C’est ainsi que ces hommes primitifs percevaient dans les ombres des réalités variables tout au cours de l’année. C’était leur culte en ces endroits. Et vous voyez aussi, comme je l’évoquais, que ces anciens cultes étaient indispensables. On en avait tout simplement besoin. Ils remplaçaient ce qui par la suite figura dans les livres, ils assuraient en même temps le commerce avec des dieux. Les gens priaient peu, mais ils communiquaient ce qui, important et significatif, devait se répandre dans la vie.


Dernière édition par obsidienne le Ven 7 Juil - 10:42, édité 1 fois
avatar
obsidienne

Messages : 3615
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Message par obsidienne le Ven 7 Juil - 10:40

Considérons maintenant un autre culte dont il reste encore des éléments, notamment en Europe du Centre. On trouve encore des lieux de culte où l’on peut découvrir certaines images montrant un taureau chevauché par une espèce de cavalier à la coiffe phrygienne, une coiffe révolutionnaire. Elle a été reprise plus tard. Sur la même image on voit, en bas un genre de scorpion mordant les parties génitales du taureau. On voit le cavalier porter un coup d’épée dans le thorax du taureau. Si nous avons là le taureau –le conférencier dessine), le cavalier, le scorpion et l’épée, nous voyons le ciel étoilé s’étendre par-dessus. Il s’agit des cultes dits de Mithra. J’ai donc fait état d’abord des cultes druidiques et maintenant des cultes de Mithra. Tandis que les premiers se situaient à l’Ouest – il y en a aussi ailleurs, mais je vous parle de la région où j’ai pu le constater moi-même – les derniers se situaient davantage à l’Est et le long du Danube, en Russie du Sud, Bulgarie, Hongrie, Bavière, Forêt Noire, etc. Demandons-nous maintenant pourquoi ce culte choisissait le taureau ?

Le soleil, comme je vous disais, se lève au printemps dans une certaine constellation, aujourd’hui c’est celle des Poissons. Les astronomes montrent encore la constellation du Bélier, mais c’est une erreur, en réalité il s’agit de celle des Poissons. Pendant deux millénaires le Soleil se levait dans la constellation du Taureau. Ils faisaient très justement le lien entre ce qui vit dans le corps humain, non pas dans sa tête, mais dans la partie inférieure du corps, et les modifications encourues par les rayons solaires du fait d’être placés dans la constellation du Taureau. C’est pourquoi ils disaient : si nous volons désigner la partie animale de l’être humain, nous devons dessiner un taureau et l’être humain en tant que tel gouverné par sa tête doit être désigné par un cavalier assis dessus. Le taureau représente l’homme inférieur, animal, et le cavalier coiffé de son bonnet phrygien, quant à lui, représente l’homme supérieur. Le tout est cependant l’image de l’être humain en entier, sa partie inférieure et sa partie supérieure.

On se disait alors : il est grave que l’homme inférieur prenne le dessus et que l’homme s’adonne à ses pulsions animales, à ses passions qui sourdent de son abdomen ou de ses organes sexuels etc. ! L’être humain supérieur doit dominer l’être humain inférieur.
C’est ainsi qu’ils représentaient cette domination : le cavalier porte un coup d’épée dans le corps de l’homme inférieur. En outre le scorpion est là pour mordre les parties génitales, ce qui signifie que si l’homme supérieur ne maîtrise pas sa partie inférieure, les forces de la nature du corps inférieur viendront infliger la destruction de leur propre corps. Cette image exprime par conséquent le destin humain tout entier qui se joue entre l’homme inférieur et l’homme supérieur.

Le firmament se trouve au-dessus. Il est significatif que le firmament soit indiqué. Le soleil se levant alors au printemps dans le signe du Taureau. Mais de jour en jour il progresse. Il progresse à double titre. D’une part le point vernal (situation du Soleil au premier jour du printemps) progresse. C’est-à-dire que chaque année ce point vernal se déplace en face des constellations, si bien qu’il y a trois mille ans il se trouvait dans le Bélier et, deux mille ans auparavant, dans le Taureau. Aujourd’hui il se trouve dans les Poissons. Ce point vernal parcours ainsi tout le cercle zodiacal en 25 920 ans. Mais le Soleil le parcours également au cours d’une année. Le soleil ne se trouve au point vernal qu’au 21 mars, ensuite il progresse tout au long de l’année sur tout le cercle zodiacal.

Les servants du culte de Mithra avaient donc le souci d’observer en quelle période de l’année l’homme inférieur, l’homme animal présentait plus de difficulté à être surmonté. Or c’était quand le Soleil se trouvait dans le Taureau, lorsque les forces de la croissance encouraient la plus forte stimulation. En revanche, lorsque le Soleil se trouvait dans le signe de la Vierge, en octobre maintenant, mais autrefois plutôt en décembre, l’homme inférieur n’agissant alors plus avec la même vigueur, l’effort à fournir pour sa domination était moindre. Le peuple ne ressentait rien de tout cela, mais les prêtres du culte de Mithra le savaient. Les servants de ce culte pouvaient donc dire en quelle période de l’année il était difficile de surmonter les forces de l’homme inférieur et en quelle autre période de l’année il était difficile de surmonter les forces de l’homme inférieur et en quelle autre période, placée maintenant en hiver, il était plus facile de le faire. Le culte de Mithra utilisait l’homme lui-même pour connaître les saisons et également la progression du Soleil et de la Lune devant les constellations zodiacales. Tandis que les druides utilisaient davantage les observations extérieures, par exemple les ombres portées, le culte de Mithra en observait davantage les effets sur l’être humain, se trouvant ainsi également tout à fait en rapport avec la vie.

Il en résulta une grande diversité de cultes. Il faut être au fait que pour observer les choses comme le faisaient les druides, il faut se trouver dans des régions bien particulières de la Terre. Si l’on séjourne par exemple deux semaines dans le pays de Galles, comme je l’ai fait pour la durée des cours que j’y ai tenus, on remarque que le temps y est très changeant. En l’espace de quelques heures vous avez des averses puis de nouveau du Soleil, l’air y est beaucoup plus varié qu’ici, il est davantage chargé d’eau. Avec un air tel que l’avaient, en ces lieux, les druides, ont pu faire ces observations. Dans les régions où avaient lieu les cultes de Mithra cela n’eût pas été possible, le climat ne s’y prêtait pas. Il fallait donc recourir davantage à l’observation intérieure de l’être humain. Il était sensible à ces choses. Les cultes de Mithra étaient répandus en Bavière, dans les pays danubiens et même en Suisse, plus faiblement, mais tout autant par le passé. Ce culte se prolongea longtemps encore après la venue du christianisme. Les derniers restes se rencontraient encore, notamment dans la région danubienne, bien après l’expansion du christianisme. Les images dont j’ai fait état se trouvent encore dans des cavernes, dans des rochers car c’est là que se déroulaient ces cultes qui ne requéraient pas la lumière extérieure du Soleil, mais plutôt le calme et le repos d’une caverne. L’effet spirituel du Soleil et des étoiles pénètrent également en de tels lieux.

Par exemple de ces deux cultes, vous voyez bien quel sens leur donner. Les cultes étaient des plus divers. En Afrique Noire, il existe aujourd’hui encore des cultes, ils sont simplement un peu plus primitifs, mais ils sont tous destinés en quelque sorte à appréhender d’une manière simple l’environnement spirituel de l’univers. Puis, au cours d’une période qui se situe de nouveau dans un passé de mille cinq cents à deux mille ans, ces cultes ont fondu les uns dans les autres, notamment les cultes d’Asie et d’Afrique. On a pris un élément de tel culte, un autre de tel autre. Par exemple, du culte égyptien et du culte perse ont été pris les éléments du culte catholique. Le culte catholique est une fusion de tout cela. Vous pouvez le constater lorsque vous regardez par exemple l’autel. Il ne faut pas chercher très loin pour voir qu’il a l’aspect d’une pierre tombale, même s’il n’y a certes pas de cadavre en dessous. On a repris ainsi, dans cette forme le savoir ancien concernant les forces s’échappant des cadavres.
Figure 33



Vous trouverez dans l’Eglise catholique quelque chose d’étonnant, c’est que ses liens avec le Soleil et la Lune y sont encore suggérés. Vous savez certainement qu’à l’occasion de certaines fêtes religieuses, on expose sur l’autel ce que l’on appelle l’ostensoir (figure 33), le sanctissime. Messieurs, ce n’est autre que l’image du Soleil, l’hostie étant au milieu, et la lune en dessous. C’est le signe que ce culte provient d’une époque où l’on faisait des observations directes du Soleil et de la Lune comme je vous l’ai exposé à propos des druides. On l’a tout simplement oublié. Lorsque l’écriture et tout ce qu’elle a entraîné se sont répandus, on ne dirigeait plus le regard sur la grande nature. Le regarde se plongeait alors dans un livre car, en somme, l’Evangile est également un livre. Le souvenir du Soleil et de la Lune s’est néanmoins conservé dans la forme donnée à l’ostensoir posé sur l’autel.
avatar
obsidienne

Messages : 3615
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Message par obsidienne le Ven 7 Juil - 10:46

C’est ainsi que l’on peut faire remonter tous les détails notamment ceux du culte catholique, à d’anciens cultes, lesquels étaient encore en rapport avec le cosmos tout entier. Tout cela est évidemment oublié. Au cours des trois à quatre siècles de notre ère les gens connaissaient encore partout le sens de ces vieux cultes. C’est alors que le culte actuel fut composé à partir des divers cultes et répandu d’abord à partir de Rome. Mais dans nos contrées-ci, notamment dans les pays danubiens, on connaissait encore le culte de Mithra. Son lien avec le cosmos y était manifeste. C’est pourquoi on l’a extirpé, au début de notre ère ; ne furent gardés que les cultes qui ne montraient plus de lien avec le cosmos. Les gens suivent ainsi le culte catholique ; et on s’est employé minutieusement à ce qu’on n’y reconnaisse et à ce qu’on n’y comprenne plus rien de ses liens d’autrefois avec le Soleil et la Lune. Car dans le passé, religion et science étaient une seule discipline et l’art en faisait également partie.

Vint ensuite une époque où les gens se demandaient à quoi pouvait bien servir tout cela ? Ça ne sert à rien, disaient-ils ! Les fêtes et les périodes de l’année ne sont-elles pas dans le calendrier ? Tout cela ne sert à rien ! Ce fut une époque de destruction des cultes et d’iconoclastie, le protestantisme fit son apparition, et le principe de l’évangélisme s’abattit sur les cultes. Lorsqu’on place cette évolution devant le regard, on comprend que d’une part le peuple se soit totalement engagé pour son culte et d’autre part qu’il s’y soit ensuite totalement opposé. A l’époque du culte druidique, Messieurs, les peuples avaient pour leur culte druidique un enthousiasme incomparable qui ne monte pas à la cheville de certains enthousiasmes de notre époque. Mais pourquoi ? Parce qu’ils savaient que, sans la connaissance précise et régulière des saisons, de la fête du taureau, des semis du blé, du seigle etc., la vie était impossible.

Ces choses ayant été par la suite gommées du culte, les gens se sont dit : mais il faut que les choses aient un sens dans la vie ! Ils se sont alors élevés contre les cultes. Ces différences si radicales du comportement humain envers les cultes au cours des époques montrent qu’il y a eu un processus d’oubli qui conduisit à l’apparition de purs symboles de la réalité d’autrefois. En présence de symboles, on se trouve au niveau de compréhension le plus faible, car il n’est point besoin de symbole là où se présente la réalité. Lorsqu’on élève un autel druidique pour observer le Soleil dans sa réalité, on ne pose pas dessus une image du Soleil ! C’est là également la raison de la survivance acharnée jusqu’à notre époque de certains cultes, en dehors du culte catholique.

Voyez-vous, à son apogée, le culte druidique était destiné à la vie purement agraire de culture et d’élevage. Puis, dans certaines régions purement agraires, apparut une certaine activité artisanale. Lors de l’apogée du culte druidique tout ce qui était quelque peu artisanal se faisait en dehors des travaux de la Terre ou de l’élevage, on préparait soi-même les outils, par exemple un couteau, une pierre, une houe etc., l’important était la culture et l’élevage, c’est pour cette activité-là que les dieux devaient indiquer les mesures à prendre. L’artisanat ne prit son essor que plus tard.

Voyez-vous, Messieurs, l’artisanat n’est pas lié au cours des étoiles au même titre que la culture et l’élevage. Mais d’un autre côté, les habitudes étant prises, on instaura également pour l’artisanat un genre de culte calqué sur celui de l’agriculture et des étoiles. Un de ces cultes, sur lesquels l’humanité s’est arrêtée, est le culte franc-maçon. Celui-ci ne se compose que de symboles. On ignore en réalité à quoi ces symboles se réfèrent.

Lorsque l’on a commencé à bâtir des monuments, on leur a appliqué ce dont on avait l’habitude dans ces pratiques cultuelles. Un examen plus subtil de l’art de bâtir montre cependant que cela avait effectivement un certain sens dans la construction. On conçoit les formes des bâtiments, si on veut véritablement leur donner une forme, selon l’expression des étoiles. C’est ainsi que la franc-maçonnerie s’est formée. Mais lorsque le culte de la franc-maçonnerie s’est formé, les gens ne connaissaient plus la signification des symboles. C’est ainsi que ce culte ne contient plus que des symboles dont plus personne ne connaît les significations, et les discours que l’on tient à leur propos sont des  plus confus. On peut vraiment affirmer que là où les cultes sont le plus pratiqués, ils sont aussi le moins compris. C’est dans les cultes dont la pratique est la plus répandue aujourd’hui que la compréhension est la plus faible.

N’est-ce-pas, les anciens utilisaient leur culte pour régler la vie extérieure. Si nous voulions réintroduire un culte pour notre époque moderne – et nous sommes justement en train d’y travailler pour la Communauté des Chrétiens, en Allemagne il y a déjà quelques églises sous la direction du Dr Rittelmeyer – son sens devrait être un peu différent. Car les anciens cultes agissaient, et on le sait maintenant grâce aux calculs de notre astronomie ordinaire, lorsqu’un certain jour de l’année était arrivé, par exemple le 21 mars, etc. Mais les anciens étaient incapables de tels calculs. Ils étaient obligés de regarder les ombres comme je vous l’ai dit plus haut. Le culte d’aujourd’hui devrait répondre à une autre nécessité. Aujourd’hui il est nécessaire que les gens parviennent à comprendre quelque chose du cosmos spirituel. Il n’y a aujourd’hui aucune astronomie qui soit capable d’indiquer à l’être humain ce qui se passe dans le cosmos spirituel.

Les gens s’adonnent aux erreurs extérieures. Ils érigent des télescopes vers des étoiles. Ils observent une étoile dans une certaine direction ; en pointant l’instrument ailleurs, ils en observent une autre. Puis on calcule l’éloignement des étoiles où, il faut introduire une nouvelle unité de mesure, les années–lumière, reposant sur la vitesse de propagation de la lumière, tant les distances sont inconcevables. Ces chiffres sont alors encore plus grands que si vous devez payer un repas en marks allemandes ! c’est pourtant déjà assez difficile ! Mais la distance parcourue par un éventuel rayon lumineux pendant une année se monte à des milliards gigantesques. On n’en parle pas, on dit : une étoile est à tant d’années-lumière. Messieurs, admettons que je dirige mon télescope sur une étoile. Elle est, disons, à 300 000 années-lumière, la lumière a besoin de 300 000 années pour parvenir jusqu’à nous. L’autre étoile est à 600 000 années-lumière. Je ne vois donc pas l’état actuel des étoiles mais leur état passé. Je ne vois donc pas du tout la réalité actuelle. L’étoile m’apparaît tout de même, mais je ne vois que ce qu’elle était il y a 300 000 années. Je vois donc un objet qui n’existe pas en réalité, qui a besoin de 300 000 ans pour être visible ici !
Voyez-vous, avec le télescope on ne perçoit pas la forme véritable du firmament. Voilà pour le premier point. Le deuxième est le suivant : les gens s’imaginent que là où apparaît une étoile il y a quelque chose. Mais la vérité est la suivante : il n’y a rien là-bas, précisément là-bas l’éther s’arrête !

Cela ne concerne pas la Lune et le Soleil, un peu tout de même le Soleil mais pas du tout la Lune, cela concerne absolument les étoiles, là où apparaissent les étoiles il y a des trous dans le cosmos. Il est tout de même bizarre de constater que l’anthroposophie rencontre quasiment la science véritable. Lors de la fondation de nos instituts à Stuttgart, j’ai dit qu’une de nos tâches serait de prouver qu’il n’y a rien dans les étoiles, absolument rien qui puisse briller dans les étoiles. La lumière apparaît parce qu’il y a quelque chose tout autour d’elles. N’est-ce-pas, nous sommes en réalité des gens pauvres dans nos instituts de recherche, alors que les Américains sont riches. Par la suite, il est parvenu d’Amérique une nouvelle également : la science conventionnelle est arrivée à la conclusion qu’en réalité, à l’emplacement des étoiles il n’y a rien.

C’est ainsi que l’anthroposophie travaille avec la science la plus progressive, mais c’est par l’anthroposophie qu’il est permis de mieux juger des choses. N’est-ce pas, je vous dis ces choses parce qu’en somme les gens ignorent tout du cosmos. Ils portent sur lui des jugements absolument erronés. D’où cela vient-il ?

La cause, Messieurs en est tout à fait particulière. Voyez ici la tête humaine, et son cerveau. Lorsque l’homme perçoit un objet extérieur, par exemple par la vue, il perçoit l’aspect extérieur et utilise son cerveau pour assurer la présence de sa perception. Mais dans le cerveau se trouve un autre petit cerveau, juste derrière (figure 34). Ce cerveau est constitué tout différemment du premier. Ce petit cerveau est un édifice remarquable. En coupe, il est constitué comme un mille-feuille. Il est situé derrière.



Ce petit cerveau ne perçoit rien d’extérieur. Nous utilisons le grand cerveau, dessiné en vert, pour percevoir les choses du monde extérieur. Mais lorsque l’être humain se recueille, comme je l’ai dit dans mes ouvrages, ce petit cerveau commence une activité très intense, et on sent intérieurement comme s’il devenait toujours plus grand, toujours plus grand. On ressent peu à peu cette croissance comme si l’on se trouvait sous un arbre.

C’est pourquoi les Orientaux plaçaient le Bouddha, sous un arbre. Chez le Bouddha ce petit cerveau était encore un organe de perception. C’est ce que l’on redécouvre aujourd’hui. Ce petit cerveau commence à devenir actif lorsqu’on s’approfondit dans le recueillement. On ne perçoit plus alors la matière extérieure, mais l’essence spirituelle. Par le petit cerveau on commence à percevoir l’esprit, à percevoir des lois et ainsi de suite. Il s’agit actuellement d’introduire cela dans un culte. Le culte doit recevoir précisément ce qu’il y a de plus intime en l’être humain, car l’être humain intérieur, par son petit cerveau séparé du grand cerveau, dispose d’une voie, d’un organe conduisant dans les mondes spirituels.

On ne peut aujourd’hui se trouver qu’au tout début de l’élaboration d’un tel culte à partir de l’intériorité humaine. Il contiendra donc des vérités intérieures. De même que l’on connaissait des vérités extérieures par le culte druidique, par exemple le  moment propice à la procréation pour promener le taureau dans la communauté pour le culte de Mithra, de même  on saura, précisément par l’édification d’un culte basé sur les perceptions spirituelles du petit cerveau, comment agir dans la vie sociale humaine. Avant cela, on ne pourra que spéculer à propos de systèmes sociaux comme on le fait en ce moment en Russie. Lorsqu’on aura admis que les actions humaines ne peuvent venir que d’une manière spirituelle, tells qu’elles se déversent à partir du cosmos, on aura également une vraie science sociale qui sera elle-même voulue par l’environnement universel.

Il s’agit donc envisager d’apprendre. Lorsqu’on est devant les ruines qui portent les traces du passé, comme sur l’île d’Anglesey ou à d’autres endroits de la côte vers Penmaenmawr, où a eu lieu le cours, on se prend à songer que bien des choses ont sombré dans l’histoire de l’humanité, mais que ce dont nous avons besoin maintenant, notamment dans le domaine spirituel, c’est de nouvelles connaissances. Il faut travailler avec de nouvelles connaissances.

Voilà la réponse que je voulais donner à votre question. Je crois que vous comprendrez qu’un culte est tout aussi nécessaire aujourd’hui qu’un couteau dans la vie extérieure et que l’inutilité des cultes a précisément provoqué leur rejet mais aussi leur prolongement alors qu’ils n’étaient plus compris du tout.
avatar
obsidienne

Messages : 3615
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Rythmes dans le cosmos et dans l’être humain

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum