Révélation sur la personnalité d’ Hélena Petrovna Blavatsky.

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Révélation sur la personnalité d’ Hélena Petrovna Blavatsky.

Message par obsidienne le Sam 3 Juin - 16:24

Révélation sur la personnalité d’ Hélena Petrovna Blavatsky.

Allocution : Conférence de Rudolf Steiner à Helsingfors, 11 avril 1912 pour les auditeurs Russes.


Nous essayons de pénétrer peu à peu dans la vie théosophique et dans la conscience théosophique ; mais évidemment bien des fois, en faisant cela, nous ressentons en notre cœur le besoin de nous demander : « Pourquoi voulons-nous, pourquoi cherchons-nous la théosophie dans la vie spirituelle d’aujourd’hui ? »

Quand surgit une question comme celle-là, il nous vient tout de suite à l’esprit un mot qui pour notre cœur est lumineux, et plus que lumineux le mot « responsabilité ».

Responsabilité ! Ce mot doit nous donner quelque chose qui, dans notre âme, dans notre cœur, exclut d’emblée que nous fassions de la théosophie pour satisfaire une quelconque aspiration personnelle. Si nous suivons le sentiment qui, peut-être sans que nous en prenions vraiment conscience, nous envahit au seul mot de « responsabilité », en face de cette vie spirituelle que nous appelons théosophique, nous verrons de plus en plus qu’à l’égard de l’humanité contemporaine et du meilleur de nous-mêmes, qui peut être utile à cette humanité contemporaine, nous nous devons de nous occuper de théosophie.

Nous n’avons pas le droit de faire de la théosophie pour notre seul plaisir, pour en quelque sorte satisfaire grâce à la théosophie telle ou telle aspiration personnelle ; il nous faut sentir que la théosophie est quelque chose dont l’humanité actuelle ne saurait se passer si elle veut poursuivre son évolution.

Il nous suffit de nous rappeler que sans la théosophie ou, si l’on préfère, sans la vie spirituelle dont nous parlons, l’humanité vivant sur terre irait au-devant d’un avenir sans espoir, un avenir vraiment sans espoir. Cela pour la simple raison que toutes les impulsions spirituelles du passé, tout ce qui a pu être donné aux hommes dans le passé en fait d’impulsions spirituelles, est épuisé, usé, incapable d’introduire des germes nouveaux dans l’évolution de l’humanité. S’il ne restait que les anciennes impulsions, on assisterait à l’envahissement, peut-être encore insoupçonnée aujourd’hui, de la technique purement extérieure, à sa domination, qui non seulement asservirait les hommes, les écraserait extérieurement, mais endormirait leur esprit ; on assisterait à la ruine, à la perte de tout intérêt religieux, scientifique, philosophique, artistique et aussi, au meilleur sens du terme, éthique.

S’il ne venait pas de nouvelles impulsions spirituelles, les hommes deviendraient des sortes d’automates. Ainsi quand nous pensons à la théosophie, nous devons sentir que nous sommes de ceux qui par leurs karma on été amenés à savoir que l’humanité a besoin d’impulsions nouvelles.

Ainsi quand nous pensons à la théosophie, nous devons sentir que nous sommes de ceux qui par leur karma ont été amenés à savoir que l’humanité a besoin d’impulsions nouvelles.
Il nous est alors permis de nous poser la question : « Que pouvons-nous faire, chacun selon ses qualités particulières, ses caractères particuliers, en face de ce sentiment universel de responsabilité ? »

Pour répondre à cette question de cœur et de sentiment, il est instructif – peut-être tout particulièrement pour vous, mes chers amis – de voir comment la théosophie a vu le jour et s’est développée au cours des dernières décennies. Nous ne devons en effet jamais oublier que la manière dont, à notre époque, le mot théosophie » est apparu dans le monde tient d’un spirituel prodige culturel. Ce prodige a pour point de départ une personnalité qui, en tant que personnalité, vous est liées, mes chers amis, car d’une certaine façon elle a tiré ses racines spirituelles de votre peuple : je veux  dire Hélena Petrovna Blavatsky.

Et pour l’Européen de l’ouest, il est indéniable, absolument indéniable que le corps servant d’enveloppe à l’individualité qui s’appelait dans cette incarnation Hélena Petrovna Blavatsky ne pouvait venir que d’Europe de l’est, de Russie. Car elle avait toutes les qualités russes. Mais H.P. Blavastky vous a été prise par suite de circonstances toutes particulières ; elle a été transplantée à l’ouest en raison des conditions karmiques particulières de notre époque. Maintenant, voyons un peu ce que fut cet étrange prodige culturel.

Prenons cette personnalité d’ Hélena Petrovna Blavatsky. C’était au fond une personnalité qui toute sa vie est à bien des égards restée très enfant, une véritable enfant ; une personnalité qui toute sa vie a ignoré ce qu’est une pensée vraiment logique ; une personnalité qui toue sa vie a omis d’apprendre à tenir un tant soit peu en bride ses passions, ses pulsions et ses désirs, et qui à tout moment était capable de tomber dans un extrême ; une personnalité qui au fond avait une formation scientifique insignifiante.

C’est à travers cette personnalité qu’est révélée au monde, aimerait-on dire, comme il ne pouvait en être autrement, c’est par son intermédiaire qu’est révélée d’une façon chaotique, pêle-mêle, sens dessus dessous, une somme des plus grandes vérités éternelles de l’humanité. Et pour peu qu’on soit versé dans ces choses, on trouve dans les ouvrages d’ Hélena Petrovna Blavatsky des sentences, des vérités, des connaissances de l’humanité que l’intellect et l’âme d’ Hélena Petrovna Blavatsky ne pouvaient pas comprendre, absolument pas comprendre.

Pour peu que l’on aborde ces choses sans prévention, il n’y a rien de plus clair : dans toute son œuvre, l’âme extérieure d’ Hélena Petrovna Blavatsky, son intellect, n’a été pour d’importantes, de grandes puissances spirituelles de l’humanité qu’un moyen de se faire entendre. Et – à aussi, rien de plus clair – de la façon dont cela devait se faire en ce début du dernier, tiers du XIXe siècle, cela n’aurait fait impression sur personne en Europe occidentale. Il fallait l’étrange nature d’ Hélena Petrovna Blavatsky – d’un côté totalement désintéressée, presque dépersonnalisée, et de l’autre, au contraire, on ne peut plus égoïste, personnelle – pour permettre à des puissances spirituelles supérieures de faire ce qu’elles ont fait. Il fallait sa nature désintéressée, parce que toute âme occidentale aurait traduit dans ses propres formes de pensée, dans son propre intellect, ce qui a été révélé.

Et il fallait sa manière toute personnelle, égoïste, parce que dans le matérialisme grossier qui caractérisait  alors le mode de vie de l’Europe occidentale, il n’y avait pas d’autre possibilité que de prendre une nature aussi extrémiste et de passer, aimerait-on dire, des poignes de fer sur les mains délicates qu’avaient à prendre soin de l’occultisme des temps modernes. C’est un phénomène singulier.

Or, mes chers amis, Hélena Petrovna Blavatsky s’est rendue en Occident : une région qui, d’après son caractère, d’après toute sa structure et sa configuration, est à notre époque, excepté l’Amérique, la plus matérialiste de  toutes,  une région qui, dans sa langue, dans sa pensée, se meut absolument dans des pensées matérialistes et vit dans des sentiments matérialistes. Cela nous mènerait trop loin d’exposer quelle puissance a conduit Hélena Petrovna Blavatsky tout droit en Angleterre. Nous voyons donc que la somme de l’occultisme qui se manifeste à la façon d’un prodige dans un médium – j’emploie ce mot sans penser au spirituel – commence par gagner l’Occident européen.

Dans cet Occident européen, le destin de cet occultisme fut d’emblée scellé dans une certaine direction : il fallait qu’avec la fondation du mouvement théosophique, dans cet Occident européen matérialiste, un important Karma se liquidât. Et il s’est liquidé !
Cet Occident européen a une grande dette karmique ; il ne saurait pénétrer dans les mystères de l’existence sans que cette dette karmique se fasse valoir de quelque façon.

Dès qu’il est question d’occultisme quelque part, aussitôt le Karma atteint à des profondeurs plus grandes, aussitôt remontent à la surface des forces qui sans cela resteraient cachées. Et je dirai, non pas pour critiquer, mais pour caractériser les faits. En accomplissant quelque chose qui était historiquement nécessaire, l’Occident européen a commis d’innombrables injustices envers le porteur de l’ancienne culture spirituelle, envers le porteur des anciens mystères occultes ; et pour le moment, les choses spirituelles y sont figées, ne sont plus présentes, mais vivent au fond de l’âme.

Car en vérité, telle est la situation en Inde, en Asie méridionale. Dès l’instant que des impulsions occultes sont venues en Europe occidentale, aussitôt s’est manifestée la réaction contre les forces spirituelles à l’œuvre dans les profondeurs de l’âme hindoue ; il fut désormais impossible – déjà du temps d’ Hélena Petrovna Blavatsky – de garder ce qu’à la vérité certaines puissances spirituelles avaient conçu comme le vrai mouvement spirituel nécessaire à notre époque. Il fut impossible de le préserver. Il était prévu de donner à l’humanité une somme d’enseignements occultes qui puissent convenir à tous les hommes, à tous les cœurs, que tout en un chacun eût pu suivre. Mais comme, du fait de certaines nécessités, l’impulsion avait été transplantée en Europe occidentale, une réaction égoïste se fit jour. Les puissances spirituelles qui voulaient donner au monde une impulsion nouvelle sans aucune distinction entre les hommes furent repoussées et l’inde jadis humiliée dans son occultisme se vengea karmiquement à la première occasion : quand l’occultisme fit son entrée en Occident elle y mêla son propre occultisme égoïste et national. Et c’est ce qui s’est passé à l’époque d’ Hélena Petrovna Blavatsky.

Cela commence déjà quand Hélena Petrovna Blavatsky rédige les grandes vérités et connaissances de « The secret doctrine ». son premier ouvrage, « Isis dévoilée », ne montre que le caractère parfaitement chaotique, illogique, brouillon et passionné de sa nature, mais partout on voit que derrière elle se tiennent des puissances qui veillent, qui veulent la conduire vers l’humain en général. Dans la « Doctrine secrète », à côté de l’intérêt humain qui est naturellement le plus grand, il règne partout un intérêt spécial émanant de certains centres occultes qui aujourd’hui ont en vue non pas l’intérêt humain général, mais un intérêt particulier.
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Message par obsidienne le Sam 3 Juin - 16:29

De nos jours, les initiations tibétaine, hindoue, égyptienne aussi, n’ont partout en vue qu’un intérêt humain partiel ; elles ne veulent que se venger sur le monde occidental de l’oppression subie par l’occultisme oriental, elles veulent venger le fait que le monde occidental a vaincu le monde oriental. Il l’a vaincu par des facteurs matérialistes, et cela dans la mesure où le christianisme a été adopté dans al civilisation qui fait vraiment avancer l’humanité, qui fait progresser l’évolution de l’humanité. Le christianisme n’est pas passé à l’est de l’Asie, au sud de l’Asie non plus ; c’est en Occident qu’il est allé s’installer.

Maintenant, mes chers amis, peut-être direz-vous : « Soit ! L’Occident a donc adopté le christianisme, et « Soit ! L’Occident a donc adopté le christianisme, et comme le christianisme est une étape dans le progrès de l’humanité, il est naturel que l’Occident ait remporté la victoire sur l’Orient » Si encore il en était ainsi !

S’il en était ainsi, ce serait naturel. Mais il n’en est pas ainsi. Le christianisme, qui a été préparé pendant des siècles et des millénaires avant de venir dans le monde, n’a encore triomphé nulle part sur la terre. Et celui qui croirait aujourd’hui qu’il pourrait dès maintenant représenter au sens vrai, authentique, le principe du Christ et l’impulsion du Christ serait victime d’un orgueil incommensurable.

Qu’est-il donc arrivé jusqu’à présent ? Rien, sinon que les peuples occidentaux ont pris au christianisme certains dehors parmi les plus superficiels, ont monopolisé le nom du Christ et ont habillé du nom de « chrétien » leurs vieilles civilisations établies en Europe avant le christianisme, leurs cultures guerrières simplement converties en l’industrialisme moderne.

Le Christ règne-t-il au sein de l’Europe chrétienne ? Pour peu qu’on fasse partie d’un mouvement occulte, on n’admettra jamais que le Christ règne au sein de l’Europe chrétienne ; on répondra plutôt : « vous dites ‘Christ' », mais vous continuez à entendre par là ce que les anciennes peuplades d’Europe du centre appelaient leur dieu Saxnot ».
Le symbole du crucifix se dresse au-dessus des peuples européens. Mais à certains égards règnent encore les traditions du dieu Saxnot, dont l’emblème est l’ancien glaive saxon court, qui n’avait d’autre raison d’être que l’extension des intérêts matériels ; car telle était la vocation des peuplades européennes. Aussi cette vocation a-t-elle produit la plus noble fleur de la civilisation matérialiste, un phénomène qui est noble dans le domaine de la culture matérialiste : la chevalerie.

Où trouver dans une civilisation quelque chose qui ressemble à la chevalerie de la culture occidentale ? Cela n’existe nulle part ailleurs. A personne il ne viendrait à l’idée de comparer les héros de la guerre de Troie avec les chevaliers du Moyen âge. Le vit encore bien peu chez les hommes. Du Christ les hommes ne font que parler. Les peuples d’Orient sentent bien, lorsque les occidentaux parlent du Christ, qu’eux – ces peuples d’Orient – assurément à l’égard de la conception spirituelle du monde, à l’égard de ce que ces peuples savent des mystères de l’existence, ils sont très en avance, très, très en avance. Cela, ils le savent, ces peuples orientaux.

Des choses toutes simples vous expliqueront le fait que les peuples orientaux d’une certaine façon puissent déjà savoir évaluer leur supériorité dans le domaine spirituel. Que font aujourd’hui encore les peuples occidentaux, dans leur grande majorité, quand sont révélés les mystères de l’existence ? Nous ne formons que de tout petits cercles quand nous parlons par exemple de quelque chose comme ce dont on a parlé hier soir : de l’action de puissances spirituelles et des mystères qui partout nous entourent. Pour l’Européen occidental moyen, c’est de la folie ou du délire, car il ne peut toujours pas comprendre la parole de saint Paul : « Ce qui est sagesse devant Dieu est souvent folie devant les hommes, et ce qui est folie devant les hommes est sagesse devant Dieu ». Et seuls ceux qui en Orient sont contaminés par les Européens occidentaux se risqueraient à ergoter si peu que ce soit sur les profondes vérités qu’ils peuvent entendre concernant les mystères spirituels du cosmos, ces vérités que nous essayons à notre tour de découvrir ; car des choses comme par exemple celles qui ont été dites hier soir sont une évidence pour ceux qui baignent dans la vie spirituelle orientale.

Ne nous étonnons donc pas qu’il soit souvent arrivé à ces peuples d’Orient, quand les Européens leur sont tombés dessus, ce qu’il arrive à un groupe d’hommes qui rencontrent un troupeau de bêtes sauvages : ils se défendent contre elles, ils ne leur tiennent pas rigueur de ce qu’elles font, mais ils les considèrent comme des êtres inférieurs. Nous autres occidentaux, pour les raisons indiquées – qu’elles soient encore valables ou non, cela ne fait rien à l’affaire – et selon les traditions de l’Orient, nous sommes tout membre de la caste des brahmanes.

Mais laissons les brahmanes et voyons un peu les cultures d’Asie centrale, les cultures chinoises et tibétaine, qui dans un proche avenir acquerront pour le monde une importance à laquelle aujourd’hui les gens sont loin de s’attendre, bien que très peu de temps nous sépare de la chose ; si nous observons tout cela et voyons que les âmes de bien des disciples de Zarathoustra sont encore incarnées dans ces civilisations, nous serons tentés de prendre ces choses très au sérieux.

Nous pourrons aussi concevoir que, dans ce qu’ Hélena Petrovna Blavatsky s’entendait à donner, l’occultisme hindou, tibétain ou égyptien ait pu être tenté d’introduire, - la puisant dans son âme, - la sagesse qui lui était propre, mais qui dans le devenir de l’homme appartient au passé. Et il nous faut reconnaître le caractère du passé de cette sagesse orientale présente dans les enseignements blavatskiens.

Cela ne veut pas dire que nous en méconnaissions la valeur : si un jour les Chinois, ayant, aimerait-on dire, brisé leurs chaînes, envahissaient le monde occidental, ils apporteront avec eux une spiritualité qui est vraiment l’héritage, qui à bien des égards est l’héritage encore intact de l’ancienne Atlantide.

Ce sera comme si éclatait une force inconnue qui peut se propager dans le monde entier ; c’est ainsi que cela se répandra – en petit, c’est ainsi qu’à la première occasion s’est répandu l’ancien hindouisme.

C’est pourquoi il fut possible, mes chers amis, qu’à partir de cette époque arrivât tout ce pour quoi, dans tout l’occultisme, on a une maxime significative ; à partir de là, au fond, le mouvement théosophique ne fut plus un instrument approprié au progrès de la civilisation de l’Europe. Tout occultiste connaît bien cette maxime qui dit « ceux qui dans l’occultisme exercent une haute responsabilité ou une quelconque activité ne doivent jamais laisser le moindre intérêt particulier passer avant l’intérêt général de l’humanité ». Il n’y a aucune possibilité d’avoir une action favorable dans l’occultisme si un intérêt particulier l’emporte sur l’intérêt humain général.

Dès l’instant qu’en occultisme un intérêt particulier prend la place des intérêts humains généraux, c’est la porte grand ouverte à de réelles erreurs. De là vient que depuis ce temps-là toutes les erreurs possibles ont pu entrer dans le mouvement théosophique. La manière dont karmiquement l’Angleterre est liée à l’Inde dans le contexte mondial a tout simplement permis que les éminentes puissances qui sont à l’origine du mouvement théosophique aient été contrefaites. Car c’est un phénomène courant dans l’occultisme : les puissances qui veulent suivre leur intérêt particulier prennent la forme de celles qui auparavant ont donné les vraies impulsions.

C’est ainsi qu’à partir d’une certaine époque le mouvement théosophique n’eut plus la possibilité d’accepter sans plus tout ce qui se trouvait au sein de ce mouvement théosophique et le karma voulut que cela devînt de moins en moins possible. Et ainsi rien d’autre ne put donc être fait, au moment où nous fûmes appelés à nous unir à ce mouvement théosophique, rien d’autre ne put être fait que de retourner aux sources originelles, à celles que, par opposition aux sources originelles, à celles que, par opposition aux sources particulières, nous pouvons appeler les sources humaines générales. Et ainsi vous avez peut-être vu en Europe du centre que nous essayons d’aller aux sources occultes, si bien que , dans tout ce que vous rencontrez-là, vous ne trouverez pas le moindre intérêt particuliers qui y soit lié.

Tout ce qu’on peut découvrir comme intérêt particuliers en Europe du centre, essayez de le comparer avec la théosophie qui se pratique parmi nous ; vraiment, cela ne se compare pas. Vous pouvez prendre cette théosophie : mis à part que mes livres sont écrits en allemands – il faut bien écrire en une langue – vous en trouverez rien d’allemand dans la théosophie, rien qui de quelque façon se rattache aux traditions extérieures de l’Europe du centre. Et partout où se fait jour la tendance à lier la théosophie à un intérêt particulier, il y a aussitôt une impossibilité.

Ce fut donc la tâche particulière de l’Europe du centre que de libérer la théosophie des caractères particuliers qu’elle a reçus en Occident. Ce fut notre mission de purifier la théosophie de tout intérêt particulier.

Et plus vous étudierez la question, plus vous verrez que j’étais en quelque sorte moi-même en mesure de détacher de tout intérêt particulier tout ce que je pouvais apporter dans le cadre de la théosophie. Ce n’est qu’un détail symboliques – il m’a suffi de me laisser guider par ce qu’il y avait comme impulsion directe dans l’incarnation actuelle ; ne vous méprenez pas, ce n’est là qu’un fait : ceux qui étaient les porteurs, extérieurs, par exemple, du sang dont je suis issu étaient originaires de provinces allemandes de l’empire autrichien ; ce n’est pas là que je pouvais naître. Moi-même je suis né dans une province slave, une province qui était totalement étrangère à tout le milieu, à tout le pays de mes ancêtres.

Ainsi, à l’origine de ma présente incarnation – je n’en parle qu’à titre de symbole – s’est tout naturellement imposé à moi, sous forme symbolique, l’idée que nous avions la vocation de dégager la théosophie de tout intérêt particulier, de manière qu’en Europe du centre elle se dresse devant nous réellement comme une déesse, comme quelque chose de totalement dépouillé de tout caractère humain, quelque chose de divin qui ait autant à voir avec l’homme qui vit ici qu’avec celui qui vit là-bas ; et il devra toujours en être ainsi.
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Re: Révélation sur la personnalité d’ Hélena Petrovna Blavatsky.

Message par obsidienne le Sam 3 Juin - 16:32

L’idéal que nous avons, mes chers amis théosophes, si simple qu’il paraisse, il faudra qu’il soit toujours devant nous, parce qu’il est plus difficile à réaliser qu’à formuler. Il nous faudra garder présent à l’esprit l’idéal de la droiture et de la vérité, la divine vérité sans fard. Si nous nous y efforçons, peut-être trouverons-nous le chemin de l’Orient, non pas pour nous, mais pour ce qui, en Europe du centre, conformément à la mission de l’Europe, était impersonnel : cette Théosophie divine. Et là, si je continue à décrire le chemin parcouru par la théosophie – comment elle a pris pied en Occident, comment elle traverse l’Europe et doit aller en Orient – j’aimerais reprendre ici le mot fort, très fort, le mot « responsabilité ».

Les civilisations du globe sont ainsi faites qu’elles se développent l’une avec, l’autre. L’une se relie à l’autre. Du fait qu’en Europe du centre la théosophie a dû être aussi impersonnelle, elle a reçu un certain caractère de spiritualité, de spiritualité dégagée de tout intérêt. De ce fait, mes chers amis théosophes, la théosophie a quelque chose de raide ; elle a la raideur de ce qui est vierge de tout intérêt particulier ; elle ne plaira donc pas à ceux qui ne peuvent ouvrir leur cœur à ce qui justement ne sert aucun intérêt particulier.

Par contre, le spirituel qu’elle a, cette  théosophie, peut être découvert par l’âme qui a soif de ce spirituel, qui aspire à ce spirituel. Et là je dois dire, mes chers amis théosophes, que j’ai rencontré, dans le monde spirituel lui-même, une âme qui a la nostalgie de l’esprit exprimé par la théosophie. J’ai rencontré cette âme dans le monde purement spirituel. Dans la suite des Hiérarchies, quand nous nous élevons jusqu’aux esprits des peuples et qu’au sein des esprits des peuples nous parlons des âmes des peuples, alors, parmi les âmes des peuples qui, pour ainsi dire, sont encore jeunes et doivent poursuivre leur évolution – comme tout être doit le faire – nous découvrons aussi l’âme du peuple russe.

Cette âme du peuple russe, je sais qu’elle est nostalgique de l’esprit qui s’exprime dans la théosophie. Elle y aspire de toutes les forces qu’elle peut développer. Je parle du sens de la responsabilité, parce que vous, mes chers amis théosophes, vous êtes les enfants de cette âme du peuple russe. Elle règne et agit en vous, et vous avez une responsabilité à son égard. La responsabilité, sachez l’apprendre ! Ne le prenez pas mal : cette âme russe a souvent pu me dire beaucoup, beaucoup de choses.

Le plus tragique, ce fut ce que cette âme russe a pu me dire autour de 1900. Car en ce temps-là s’est révélé bien tragiquement quelque chose, - on a pu le remarquer – quelque chose que je n’ai moi-même pu m’expliquer vraiment que bien plus tard : on a pu remarquer qu’au fond cette âme russe est bien mal comprise encore aujourd’hui. En Europe occidentale, nous avons beaucoup, beaucoup appris de la Russie, et bien des choses venues de Russie ont fait sur nous une grande, une puissante impression. Nous avons appris à connaître les grandes impulsions de Tolstoï, nous avons appris à connaître ce qu’il y a de si profondément saisissant pour l’Europe occidentale dans la psychologie de Dostoïewski, nous avons enfin appris à connaître un esprit tel que Solovieff, un esprit qui, lorsqu’on le laisse agir sur soi, donne partout l’impression que la manière dont il écrit révèle ce qu’il est. Et la manière dont il écrit ne s’éclaire vraiment que lorsqu’on sent derrière son auteur la présence de l’âme russe.

Et cette âme russe, elle sait en dire infiniment plus que Solovieff lui-même, car nous avons encore présent au cœur beaucoup trop de ce qui a été pris à l’Europe occidentale. Pensez que vous avez la mission de vous montrer dignes de l’âme russe et que vous devez apprendre à connaître la nostalgie de l’âme russe pour la théosophie impersonnelle. Si vous apprenez à connaître la théosophie dans son impulsion la plus profonde, alors, mes chers amis, vous aurez toutes sortes de questions à poser qui ne peuvent provenir que d’une âme russe : des questions d’âmes aux questions spirituelles de la théosophie.

J’en ai fait l’expérience : en Europe de l’est, j’ai rencontré bien des sentiments nobles, beaux, merveilleux, autant d’amour authentique et de bonté véritable, de compassion humaine et de sentiments débordant qu’il s’en peut imaginer, une observation profonde et fine de ce qui est donné dans le monde, une intense union personnelle avec les puissances de l’existence. Et c’est inspirées par ces beaux et nobles sentiments que beaucoup, beaucoup de questions m’ont été posées par des membres du peuple russe, beaucoup de questions – des questions qui doivent être posées, car l’humanité ne saurait vivre à l’avenir sans y trouver de réponses. Des questions qui ne peuvent venir que de l’est de l’Europe ; jusqu’à présent, seule l’âme russe me les a posées, l’âme russe sur les plans supérieurs. Souvent j’ai été amené à penser que les enfants de cette âme du peuple ont encore tout un chemin à faire pour le comprendre, pour comprendre ce que cette âme de leur peuple désire ardemment : que de choses les séparent encore, ces enfants, de cette âme du peuple elle-même !

Ne craignez donc pas de chercher le chemin de l’âme de votre peuple : si vous voulez, vous pouvez le trouver. En puisant dans l’âme de votre peuple, vous trouverez les questions dont j’ai dit que l’humanité de l’avenir ne saurait exister sans y trouver des réponses. Mais n’ayez pas peur, ce faisant, de dépasser l’intérêt personnel : souvenez-vous du grand sentiment de responsabilité que vous devez avoir à l’égard de l’âme russe, souvenez-vous de ce sentiment, car à l’avenir les âmes des peuples auront besoin de leurs enfants, les hommes, pour parvenir à leurs fins. Et n’oubliez pas ceci : ce qui peut vous porter le plus haut, ce qui peut vous élever dans les hauteurs les plus sublimes, les plus lumineuses du monde, c’est aussi ce qui est le plus exposé au danger de tomber dans l’erreur. Vous devez trouver une âme pour l’esprit. Vous le pouvez, car l’âme russe a d’immenses profondeurs et possibilité d’avenir, mais il faut que vous sachiez que le psychisme qui peut s’élever vers l’esprit et doit pénétrer d’âme l’esprit lui-même vous met en grand danger de vous perdre et de vous enliser dans le personnel, dans l’individuel et le particulier, de vous perdre dans le personnel en tant que tel. En effet, le personnel devient for, quand il provient du psychisme.

Vous ne rencontrerez pas vous-même les difficultés qu’on a si souvent en Europe de l’ouest et du centre. Vous êtes moins sujets au scepticisme ; le scepticisme ne peut vous venir qu’inoculé par l’Occident.

Un sentiment précis vous permettra de distinguer la vérité du mensonge et de l’imposture, dans le domaine de l’occultisme où la charlatanerie côtoie la vérité.

Ce n’est pas le scepticisme ni le cynisme qui seront pour vous un danger. Pour vous, le danger, ce sera que la puissance psychique de votre personnalité répande autour de vous des nuages, des nuages d’astralité, à travers lesquels vous ne puissiez plus atteindre le spirituel objectif.

Votre feu, votre chaleur, ils peuvent s’étendre autour de vous comme une aura nuageuse et ne pas laisser passer le spirituel, parce que vous croyez être enthousiasmé pour l’esprit, mais votre enthousiasme empêche l’esprit de trouver son chemin jusqu’à vous.

Essayez donc de considérer que vous avez un grand avantage – j’entends : au sens spirituel idéal : il vous est permis d’avoir un intérêt particulier, parce que vous, c’est-à-dire l’âme de votre peuple, vous êtes prédestinés à pouvoir accueillir dans l’intérêt particulier du peuple russe la théosophie qu’en Europe du centre on a dû encore ne prendre que comme une puissance divine supérieure à tout ce qui est humain ; vous pouvez l’accueillir comme aucun autre peuple, vous pouvez en prendre soin comme de votre propriété le plus intime. Car, de par votre prédestination, vous êtes faits pour insuffler une âme à l’esprit. C’est une chose qui a souvent été dite dans nos milieux, mais c’est à vous qu’il revient d’en trouver dès que possible l’occasion et de ne pas la laisser échapper, de développer non seulement le sentiment et la volonté, mais avant tout l’énergie et la persévérance ; il s’agit moins de parler – bien qu’il soit parfois bon de dire un mot concernant le côté pratique – il s’agit moins de dire comment la théosophie doit être en Occident, comment elle doit être en Russie, etc. et ce qui est bon pour l’un et pour l’autre, que de recevoir la théosophie, de la recevoir, de l’unir à son âme, à son cœur. Le reste en découlera ; il viendra, sans aucun doute, tout seul.

Voilà un peu, mes chers amis, ce que je voulais vous dire. Partout où je dois parler directement à l’être humain, il faut qu’on ait présent à l’esprit le sentiment de responsabilité que nous autres, hommes d’aujourd’hui, nous avons à l’égard de la théosophie. En Occident, les gens doivent avoir le sentiment de pécher contre l’humanité quand ils peuvent avoir quelque chose de la théosophie et qu’ils n’en veulent pas, qu’ils la rejettent – un péché contre l’humanité ! C’est parfois très difficile à saisir, et il faut avoir un sens du devoir quasi transcendantal, mes chers amis, pour avoir un tel engagement, un tel sentiment de responsabilité à l’égard de l’humanité.

L’âme de votre peuple vous dit qu’elle, cette âme elle-même, vous engage. Elle a déjà pris pour vous cet engagement à l’égard de l’humanité. Il vous suffit de la trouver, cette âme du peuple. Il vous suffit de la laisser parler à travers vos pensées, vos sentiments et impulsions volontaires, et si vous sentez votre responsabilité à l’égard de l’âme de votre peuple, vous accomplirez en même temps votre devoir envers l’humanité. C’est aussi pourquoi vous êtes géographiquement situés entre l’Occident européen, qui doit avoir la théosophie, mais pour qui elle ne saurait devenir une affaire personnelle comme pour vous, et l’Orient asiatique, dont l’occultisme et la culture spirituelle datent de millénaires. Vous êtes entre les deux. Dans cette situation géographiquement difficile, aimerais-je dire, vous n’arriveriez peut-être jamais à remplir votre mission à l’égard de la culture spirituelle de l’humanité si vous ne deviez penser qu’à votre engagement à l’égard de l’humanité.
Car les tentations seront énormes : d’un côté, ce sera l’influence de l’Occident européen qui, au fond, a fait que bien des enfants de l’âme de votre peuple ne sont pas restés fidèles à eux-mêmes.

A voir une grande partie de ce qui a été écrit par des Russes et nous est parvenu en Occident, nous avons le sentiment que cela n’a rien à voir avec l’âme russe, que c’est un reflet de toute la civilisation occidentale. La seconde tentation sera celle de l’Orient, si la puissance d’une culture spirituelle nous envahit. Là, votre devoir sera de savoir que, devant la grandeur de cette culture spirituelle de l’Orient, l’homme d’aujourd’hui doit se dire : « Ce que nous avons à emporter dans l’avenir, ce n’est pas le passé, mais les impulsions nouvelles ». Il ne faudra pas se contenter d’adopter une quelconque impulsion spirituelle de l’Orient, il faudra cultiver ce que l’Occident peut lui-même puiser aux sources spirituelles.

Alors, si vous avez rempli vos devoirs à l’égard de l’âme de votre peuple, viendra le temps où l’Europe commencera à comprendre un peu ce qu’est en réalité l’impulsion du Christ dans l’évolution spirituelle de l’humanité. Cherchez tout ce que j’ai voulu dire avec et dans ces paroles, mes chers amis, et cherchez avant toute chose ce qui dans ces paroles peut vous inciter non seulement à sentir et à ressentir que la théosophie est quelque chose de grand et d’important, mais surtout à faire à la théosophie une place dans l’action et les impulsions volontaires de votre âme ; c’est elle qui doit rédiger votre vie, c’est elle qui doit diriger votre action.
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Re: Révélation sur la personnalité d’ Hélena Petrovna Blavatsky.

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