Pensée clairvoyante et perception du vivant.

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Pensée clairvoyante et perception du vivant.

Message par obsidienne le Lun 8 Mai - 23:26

Extrait du livre de Jurgen Strube : Pensée clairvoyante et perception du vivant.


Devenir soi-même objet

L’ « observation de l’âme » consiste en premier lieu à diriger le regard vers celui qui regarde avec ses particularités. Cependant ce n’est pas un autre que je regarde, mais moi-même. On présume d’ordinaire qu’une recherche scientifique exige la séparation du chercheur et de l’objet. Ici non plus il ne sera pas fait exception à la règle. Mais pour la recherche qu’il s’agit d’entreprendre, une telle séparation est matériellement impossible. Personne hormis moi-même ne peut, dans des conditions normales, observer l’objet de la recherche.

Cela n’est tout simplement pas accessible de l’extérieur, pas connaissable, parce qu’il s’agit d’expériences intérieures ayant lieu dans l’âme de chacun. Celui qui est d’avis qu’une recherche scientifique n’est pas possible dans ces conditions voit les choses de façon trop sommaire. Il évite finalement la question portant sur les fondements de la connaissance de soi. Plutôt que de renoncer à la recherche scientifique, il s’agit de devenir soi-même objet scientifique, et donc d’instaurer quelque chose comme une distance intérieure d’observation entre soi-même en tant qu’observateur et ce qui se passe en soi. Dans la mesure où l’on réussit à remarquer quand et de quelle manière ses propres sentiments, ses envies, ses préférences, ses désirs, ses instincts et autres mouvements de l’âme et impulsions volontaires deviennent agissants, on apprend à se connaître soi-même. On apprend à connaître l’influence exercée par sa propre manière d’observer, et l’on peut progressivement suspendre sa subjectivité qui dans un premier temps paraît inévitable. Ainsi se détache quelque chose comme une humeur ou une coloration fondamentale de sa propre âme. On la regarde comme d’un point de vue supérieur. On ne peut alors faire autrement que de considérer ce point de vue supérieur comme celui de son véritable Je. Le point de départ pour abolir peu à peu (momentanément) l’identification habituelle au corps et à l’âme consiste simplement à observer comment le penser apparaît à l’intérieur de soi et par quels faits concrets, y compris dans le ressentir et le vouloir, il est accompagné.
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Re: Pensée clairvoyante et perception du vivant.

Message par obsidienne le Lun 8 Mai - 23:51

Indications pratiques

La pratique des exercices ne nécessite qu’un peu d’attention, et il n’est pas nécessaire pour cela de connaître "La philosophie de la liberté" (Rudolf Steiner) ; mais pour suivre le bon ordre des observations dans la cohésion voulue ici, il est conseillé de se familiariser avec elle. Au lecteur de décider si cela doit avoir lieu avant, pendant ou après la lecture de ce livre.

Les thèmes abordés, dans la mesure où l’on se contente de lire le texte, peuvent paraître de prime abord plus ou moins banals. Mais ce n’est pas ce qui importe. La simple connaissance des sujets traités nous apportera aussi peu de chose qu’à celui qui a faim le fait de savoir que le remède contre la faim est de manger. De même que manger apaise la faim, il est ici indispensable d’observer soi-même. Il ne s’agit pas seulement de savoir quelque chose, mais de pouvoir observer comment une chose, dont on a peut-être déjà quelque expérience, se présente concrètement sous d’autres conditions au-dedans de soi.
Le cours de l’exposé ne correspond qu’approximativement à celui de La philosophie de la Liberté. Que le lecteur qui n’aurait pas connaissance de ce livre sache qu’il embrasse nettement plus de choses. Nous nous contentons ici de mettre en avant quelques points de vue pour tenter de montrer comment on parvient à l’observation du penser. Les textes de liaison ainsi que certaines citations plus longues servent à illustrer la relation entre la description des exercices et La philosophie de la Liberté – la précision et la densité des formulations de Steiner étant difficiles à surpasser.

Certains passages dans le cours du texte sont spécialement qualifiés d’ « exercices ». Le mot exercice ne signifie pas qu’il faille chaque fois faire beaucoup d’efforts pour que cela réussisse, mais il s’agit simplement de faire ressortir ce que le lecteur est susceptible d’accomplir et d’observer de façon consciente et active avant de poursuivre la lecture. Dans les exercices où il s’agit d’observations devant être faites au niveau du penser intuitif, des efforts nettement plus grands peuvent cependant s’avérer nécessaires. Ce qui est décrit comme « résultat » ne fait le plus souvent figure que d’exemple. En outre, il n’a pas toujours été possible de clairement séparer les résultats du reste du texte. Que l’on prenne simplement ces notifications (exercice, résultat) comme des invitations à ne activité particulière.

C’est se rendre l’accès aux expériences intérieures plus difficile que de se donner aussitôt des explications sur ce que chaque exercice ou chaque observation a fait apparaître comme résultat, par exemple pourquoi les pensées apparaissent quelquefois comme des paroles intérieures ou bien pourquoi telle chose s’accompagne de telles sensations ? Plutôt que cela , il est préférable de prendre d’abord tranquillement connaissance des résultats, d’essayer d’apprécier ou de reconnaître ses propres observations et découvertes à leur juste valeur, de chercher des similitudes avec les descriptions données ici – et de ne juger des choses que plus tard avec un regard d’ensemble, qui devrait inclure autant que possible un travail intense sur les sept premiers chapitrer de « La philosophie de la liberté ». Il est également possible que d’autres façons de voir, telles qu’on les trouve exposées dans d’autres ouvrages, aident à surmonter les écueils et les éventuelles restrictions de vue ?

En direction de la clarté conceptuelle et de la différenciation du penser. Renatus Ziegler a établi une règle dans Intuition et présence du Je. Outre « La philosophie de la liberté », il est recommandé de lire cet ouvrage pour approfondir conceptuellement ce dont il est question ici. Bernardo Gut fait une présentation de quelques développements dans les domaines de la théorie et de la philosophie de la connaissance. Est particulièrement remarquable sa description de l’attitude cognitive de la conscience vide et éveillée, capable d’attendre sans intentions propres ce qui vient à elle. Cette attitude cognitive est la base de l’observation des forces formatrices.

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Re: Pensée clairvoyante et perception du vivant.

Message par obsidienne le Lun 8 Mai - 23:54

Pensée clairvoyante et perception du vivant de Jürgen Strube

http://www.editions-triades.com/livres/spiritualite/meditation-et-developpement/pensee-clairvoyante-et-perception-art1639.html

Présentation de l’éditeur

Pourquoi le sol ne fait-il pas partie de la chaise  ? Qu’est-ce qu’une fraction  ? Quand je pense «  trois  », où se déroule la pensée  ? Que suis-je sans le corps  ?
La démarche que Jürgen Strube présente dans ce livre est inhabituelle. En général, on pense sans même s’en rendre compte. Or il s’agit ici, à travers une cinquantaine d’exercices, d’observer ce qui se passe en soi quand on pense, et de l’amener de façon à la fois détaillée et précise à la conscience.

En prenant appui sur ses propres expériences, le lecteur pourra ainsi approcher de façon concrète ces réalités fondamentales que sont la perception, la représentation et le concept, pour passer ensuite aux éléments intuitifs puis imaginatifs du penser et à la pensée clairvoyante, qui «  voit  » dans l’éthérique. Le chemin spirituel décrit ainsi débouche en effet sur une perception de plus en plus fine des forces formatrices actives dans le vivant.

Ce livre s’adresse à ceux qui cherchent à élargir leur conscience dans le sens inauguré par Rudolf Steiner avec sa Philosophie de la liberté, et qui veulent appréhender les forces de vie et approcher les esprits élémentaires de la nature en s’appuyant sur des bases sûres, c’est-à-dire en commençant par insuffler de la vie et de la conscience dans leur propre pensée.

Extrait  : exemple d’un exercice permettant d’observer l’apparition de la pensée intuitive.

«  Exercice  : Examinons au moyen du penser la relation entre la cause et l’effet et observons les phénomènes concomitants qui apparaissent.

Résultat  : Si l’on maintient dans la conscience la rela­tion au niveau purement conceptuel, sans aucune­ représentation, on peut faire l’expérience par exemple d’une sorte de division de l’espace, avec la cause d’un côté et l’effet de l’autre. Si l’on reste attentif, on peut encore faire l’expérience d’une limitation nette entre les deux côtés. Du côté de la cause se produit un mouvement, peut-être en direction de la séparation et passant au-dessous de celle-ci, tandis que du côté de l’effet le mouvement semble émerger de la zone de séparation.

Faire de telles expériences de mouvements ne constitue en rien une illusion, ce sont au contraire les premières impressions des forces éthériques qui communiquent une image du concept examiné. Ce sont elles que nous suivons (normalement de façon préconsciente) lorsqu’une connaissance surgit dans notre conscience.  »
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