comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs ou L’initiation : Rudolf Steiner

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs ou L’initiation : Rudolf Steiner

Message par obsidienne le Mer 26 Avr - 16:34

Extrait du livre de Rudolf Steiner « comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs ou L’initiation ».

La dévotion

L’entrée du disciple sur le sentier de la connaissance s’accomplit sans bruit, inaperçue de son entourage même. Personne ne remarque en lui le changement. Il assume ses devoirs, s’occupe de ses affaires comme à l’ordinaire. La métamorphose ne se passe que dans l’intimité de son âme, sous traite aux regards extérieurs. L’attitude dévotionnelle à l’égard de tout ce qui en est vraiment digne rayonne sur l’ensemble de sa vie affective ; toute sa vie psychique trouve là son centre. Comme le soleil anime de ses rayons tout ce qui vit, cette faculté de vénérer vivifie toutes les fibres de la vie affective.

Au début, on a peine à croire que des sentiments comme le respect, l’estime, la vénération, aient un rapport avec la connaissance. La raison en est que l’on est enclin à considérer la connaissance comme une faculté en soi, indépendante de tout ce qui se passe dans la vie intérieure. On oublie que c’est l’âme qui connaît. Et les sentiments sont la nourriture de l’âme tout comme les aliments sont celle du corps. Si l’on donne au corps des pierres au lieu de pain, son activité s’éteint. Il en va de même pour l’âme. Le respect, l’estime, la dévotion sont des substances nutritives qui assurent santé et vigueur à l’ensemble de ses activités, et avant tout à celle de la connaissance. Au contraire, le mépris, l’antipathie, le dénigrement à l’égard de ce qui est estimable paralysent et tuent la force de connaître.

Ce fait se traduit pour le chercheur spirituel jusque dans les couleurs de l’aura. Un changement se produit dans l’aura du disciple qui s’assimile des sentiments de vénération, de dévotion. Certaines tonalités spirituelles comparables au rouge-jaune, au rouge-brun, disparaissent pour faire place au rouge-bleu. Cette transformation est le signe que le pouvoir de connaître s’est ouvert : certains événements que jusqu’ici le disciple n’avait pas remarqués dans son entourage lui deviennent accessibles. La dévotion a éveillé dans l’âme une force de sympathie par laquelle nous attirons, dans les êtres qui nous entourent la manifestation de qualités qui sans cela demeureraient cachées.

Vie intérieure

Ce qui doit être obtenu par le moyen de la dévotion devient encore plus efficace quand un autre genre de sentiment s’y ajoute. Il consiste en ceci : on apprend à se livrer de moins en moins aux impressions du monde extérieur et à développer en revanche une vie intérieure plus intense.

L’homme qui quête sans cesse des sensations nouvelles et court de ‘lune à l’autre, qui cherche à se distraire, ne saurait trouver le chemin de la science spirituelle. Le disciple ne doit pas pour cela devenir moins sensible à l’égard du monde extérieur ; mais sa vie intérieure doit être assez riche pour lui dicter la juste manière de se livrer aux sensations extérieures.

Par exemple un homme dont les sentiments s ont intenses et profonds éprouve autre chose devant un beau paysage de montagne qu’un homme au cœur pauvre. Ce qui se passe en nous peut seul nous donner la clé des beautés de ce monde. Un voyage en mer laisse les uns presque indifférents, tandis qu’il révèle aux autres le langage éternel de l’esprit de l’univers ; les mystères de la création se dévoilent alors. Il faut apprendre à aller vers le monde extérieur avec des sentiments, des idées, doués de vie personnelle intense, si l’on veut développer un rapport réel avec lui. Dans tous ses phénomènes, ce monde est rempli de splendeur divine ; mais il faut avoir fait en sa propre âme l’expérience du divin pour le retrouver dans ce qui nous entoure.

Il est recommandé de se ménager des moments de silence et de solitude pour se plonger en soi-même. On ne doit toutefois pas se mettre alors à l’écoute de son moi propre. L’effet serait juste l’opposé de ce qui doit être obtenu. A ce moment de silence, on doit au contraire laisser résonner en soi l’écho de ce que le monde extérieur vous a dit. Toute fleur, tout animal, tout événement va vous découvrir, dans ce silence attentif, des secrets insoupçonnés. On se prépare ainsi à aller au-devant des nouvelles impressions du monde extérieur avec de tout autres yeux qu’auparavant. Si l’on ne cherche qu’à jour des impressions, l’une chassant l’autre, la faculté de comprendre s’émousse. Quand on tire la leçon de ce que la jouissance peut révéler, on exerce et élève son pouvoir de connaissance.

L’exercice ne consiste pas seulement à prolonger l’écho d’une jouissance ressentie ; il faut même renoncer à cette jouissance pour laisser l’activité intérieure élaborer librement la sensation. Ici peut se présenter un grave écueil, un vrai danger : au lieu de travailler sur soi-même, on peut facilement s’attarder au contraire à épuiser après coup la jouissance passée. Des sources d’erreurs – ce n’est pas à sous-estimer – s’ouvrent ainsi à perte de vue. Il faut aller son chemin malgré les nuées de tentations qui assaillent le chercheur.

Toutes tendraient à endurcir son moi, l’enfermer en lui-même. Lui, au contraire, doit l’ouvrir à tout ce qui vient du dehors. Il doit certes rechercher la jouissance, car c’est par elle que le monde extérieur vient au-devant de lui ; s’il se ferme à elle, il devient pareil à une plante qui n’a plus de force de tirer du sol les sucs nourriciers. Mais d’autre part, s’il s’arrête à la jouissance, il se confine en lui-même. Dès lors, il ne signifiera plus rien pour l’univers et n’aura plus ainsi à se confirmer en soi, qu’il consacre à son moi tous les soins qu’il voudra : l’univers le répudie ; il est mort pour l’univers. Le chercheur ne considère la jouissance que comme un moyen, une manière de s’ennoblir pour l’univers.

La jouissance lui sert d’information qui le renseigne sur le monde. Mais une fois l’enseignement reçu, il faut au moyen de la jouissance se mettre soi-même à l’oeuvre. Si l’on apprend, ce n’est pas pour accumuler en soi des trésors mais pour mettre cet acquis au service du monde.

C’est là un principe de la science occulte. Nul n’a le droit de le transgresser, quel que soit le but à atteindre. Il doit s’imprimer au cœur des néophytes dans toute discipline occulte. Il s’énonce ainsi :

Toute connaissance que tu recherches dans l’unique but d’accroître ton savoir, d’accumuler en toi des trésors, te détourne de ton chemin. Au contraire : Toute connaissance que tu recherches pour être prêt à mieux servir l’ennoblissement de l’homme et l’évolution de l’univers te porte un pas en avant. Il faut que cette loi soit observée rigoureusement. On ne sera pas un disciple avant d’en avoir fait l’axe de son existence. On peut condenser cette vérité fondamentale en cette simple phrase : Toute idée qui ne devient pas en toi un idéal tue en ton âme une force : toute idée qui devient un idéal crée en toi des forces de vie.
avatar
obsidienne

Messages : 3366
Date d'inscription : 21/10/2012
Age : 53
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs ou L’initiation : Rudolf Steiner

Message par obsidienne le Mer 26 Avr - 16:36


Livre Audio - L'Initiation - Rudolf Steiner Part I





Livre Audio - L'Initiation - Rudolf Steiner Part II

avatar
obsidienne

Messages : 3366
Date d'inscription : 21/10/2012
Age : 53
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs ou L’initiation : Rudolf Steiner

Message par obsidienne le Mer 26 Avr - 16:42

PREMIÈRE PARTIE

Comment Acquerir Des Connaissances Sur Les Mondes Superieurs:
Les conditions
La dévotion
La vie intérieure
Le calme intérieur
Les Degres de l'Initiation
La préparation
L'illumination
Contrôle des pensées et des sentiments
L'Initiation
Aperçus Pratiques
Les Conditions de L'Entrainement Occulte



DEUXIEME PARTIE

De Quelques Effets de L'Initiation
Transformation Dans La Vie de Reve du Disciple
Comment S'Acquiert La Continuite de la Conscience
Dissociation de la Personnalite Au Cours de L'Entrainement Occulte
Le Gardien du Seuil
La Vie et La Mort Le Grand Gardien du Seuil

http://www.moniteur-golf-castellon.com/download/2852482363-linitiation-ou-comment-acquerir-des-connaissances-sur-les-mondes-superieurs
avatar
obsidienne

Messages : 3366
Date d'inscription : 21/10/2012
Age : 53
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs ou L’initiation : Rudolf Steiner

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum