Distribution et manipulation de la force sur le plan éthérique (étude des énergies et forces, rayons, chakras, utilisation de la science de la respiration...) (Bailey)

Aller en bas

Distribution et manipulation de la force sur le plan éthérique (étude des énergies et forces, rayons, chakras, utilisation de la science de la respiration...) (Bailey)

Message par Archange le Sam 29 Sep - 14:33

(Source: "Le mirage, problème mondial" Alice Bailey)


Distribution et manipulation de la force sur le plan éthérique



Nous supposons que l'étudiant est conscient de la nécessité d'établir un
rythme nouveau et supérieur dans sa vie sur le plan physique, d'utiliser son
temps conformément aux injonctions de son soi supérieur, et de produire,
consciemment et scientifiquement, les effets qui, dans ses moments les plus
élevés, lui sont présentés comme étant souhaitables. Il possède maintenant une
certaine connaissance de l'équipement dont il dispose pour sa tâche et il a bien
compris certains faits relatifs au véhicule éthérique. Les paires d'opposés lui
apparaissent clairement, même s'il est encore influencé par l'un ou par l'autre
des opposés ; il est conscient du désaccord fondamental existant entre sa vision
de la bonté et sa capacité de l'exprimer. Il sait qu'il est le triple reflet d'une
Trinité plus élevée qui est, pour  lui, la Réalité. Il comprend que le
mental, les émotions et l'être physique sont destinés à manifester cette Réalité.
Il sait que si l'aspect intermédiaire de lui-même – le corps éthérique – peut être
dominé et correctement dirigé, la vision et l'expression finalement
coïncideront.

Il est également conscient du fait que le corps physique dense, apparence
extérieure tangible, n'est qu'un automate, obéissant à n'importe quelles forces et
énergies pouvant être les facteurs dominants subjectifs qui conditionnent
l'homme. Ce corps physique serait-il dominé par la force émotionnelle qui se
déverse par le centre sacré et produit le désir afin de satisfaire les appétits
physiques, ou par le plexus solaire, conduisant alors à certaines satisfactions
d'ordre émotionnel ? Sera-t-il dirigé, peut-être, par une énergie supérieure à
toutes celles-là, mais jusqu'à présent impuissante, énergie de l'âme comme
expression de l'être pur ? Sera-t-il poussé à l'action sous l'impulsion de
réactions sensibles, d'idées et de pensées provenant d'autres êtres humains, ou
sera-t-il animé et poussé à l'activité sous la direction de la Hiérarchie
spirituelle ? Voilà certaines des questions auxquelles il convient de trouver une
réponse. Le stade d'aspiration de rêve et de désir doit être remplacé par l'action
directe et par l'utilisation soigneusement projetée des forces disponibles, mises
en activité par la respiration sous la direction de l'oeil intérieur et dominées par
l'homme spirituel. Quelles sont les énergies qui doivent et peuvent être ainsi
utilisées ? Quelles sont les forces qui doivent être dirigées ? De quelle manière
peuvent-elles être maîtrisées ? Devraient-elles être ignorées et, ainsi, rendues
vaines, ou sont-elles des forces nécessaires au grand travail de création ?

Il vous apparaîtra clairement que la première chose que doit faire
l'investigateur spirituel est de s'assurer, en vérité et dans la lumière de son âme,
où se trouve exactement son centre d'identification. Je veux dire parlà
: utilisera-t-il surtout son énergie sur le plan mental ? Est-il surtout
émotionnel, utilisant la plupart du temps la force provenant du plan astral ?
Peut-il prendre contact avec l'âme et attirer l'énergie de l'âme d'une manière
permettant d'annuler ou de contrebalancer la force de sa personnalité ? Peut-il
ainsi vivre comme âme sur le plan physique, se servant du corps éthérique ?
S'il étudie sérieusement ce problème, il découvrira en temps voulu les forces
qui dominent dans le corps éthérique et il deviendra conscient des moments et
des expériences faisant appel aux ressources de l'énergie de l'âme. Cela
demandera du temps et sera le résultat d'une longue observation, d'une sérieuse
analyse des actions et des réactions sensibles, des mots et des pensées. Nous
traitons ici, comme vous pouvez le voir, d'un problème très pratique qui est, en
même temps, partie intégrante de notre étude et qui provoquera des
changements fondamentaux dans la vie du disciple.

A cette observation et à cette analyse du pouvoir de la force ou des forces
engagées, l'aspirant ajoutera les conditions qui permettent de les mettre en
activité, la fréquence de leur apparition qui lui indiquera si elles sont
habituelles ou nouvelles et, également, la nature de leur expression. De cette
manière, il parviendra à une nouvelle compréhension des facteurs de
conditionnement qui agissent à travers son corps vital et font de lui, sur le plan
physique, ce qu'il est essentiellement. Il trouvera en cela une aide spirituelle
profonde et importante.

Cette période est cependant limitée à l'observation mentale et intelligente
et constitue la base du travail à accomplir, donnant assurance et connaissance,
mais laissant la situation telle qu'elle est. Le disciple doit maintenant devenir
conscient de la qualité des forces en jeu et, pour y arriver, il lui sera nécessaire
de découvrir non seulement le rayon de son âme et celui de sa personnalité,
mais aussi les rayons de son appareil mental et de son corps astral. Il sera ainsi
amené à procéder à une autre investigation, à une autre période
d'observation attentive, s'il ne les connaît pas encore. Lorsque Je vous dis qu'à
ces informations le disciple doit ajouter un examen attentif du pouvoir des
forces et des énergies qui le touchent astrologiquement, vous voyez donc
combien sa tâche est ardue. Non seulement il doit repérer les énergies de ses
cinq rayons, mais il lui faut aussi tenir compte de l'énergie du signe du soleil
qui conditionne sa personnalité, et du signe de l'ascendant qui tente de stimuler
cette personnalité pour qu'elle réponde à l'âme, exécutant ainsi le dessein de
l'âme grâce à la coopération de la personnalité.
Il y a donc sept facteurs qui conditionnent la qualité des forces cherchant à
s'exprimer à travers le corps éthérique :

1. Le rayon de l'âme.
2. Le rayon de la personnalité.
3. Le rayon du mental.
4. Le rayon de la nature émotionnelle.
5. Le rayon du corps physique.
6. L'énergie du signe du soleil.
7. L'influence du signe de l'ascendant.

Une fois que ces éléments sont connus et que le disciple a une certaine
assurance qu'ils sont exacts, tout le problème devient plus clair ; il peut
travailler en connaissance de cause et avec compréhension. Il devient un
travailleur ayant la connaissance scientifique dans le domaine des forces
cachées. Il sait alors ce qu'il fait, avec quelles énergies il doit travailler ; il
commence à sentir ces énergies quand elles pénètrent dans le véhicule
éthérique.

Vient maintenant le stade au cours duquel il est en mesure de découvrir la
réalité et l'activité des sept centres qui offrent une voie d'entrée et un débouché
aux forces et aux énergies qui le concernent de plus près au cours de cette
incarnation particulière. Il entre dans une période prolongée d'observation,
d'expériences dans laquelle se succèdent épreuves et erreurs, succès
et insuccès, période qui exigera de lui tout le courage, la force et la
persévérance dont il est capable.

D'une manière générale, l'énergie de l'âme agit par le centre supérieur de la
tête et elle est mise en activité par la méditation et par l'aptitude à être à son
contact. L'énergie de la personnalité intégrée est focalisée au moyen du centre
ajna, situé entre les yeux ; lorsque le disciple peut s'y identifier, qu'il est
également conscient de la nature et de la vibration de l'énergie de son âme, il
peut commencer à agir avec le pouvoir de direction, utilisant les yeux comme
agents de direction.

Ainsi que vous avez pu le constater au cours de vos études il y a trois yeux
de vision et de direction à la disposition du disciple :

1. L'oeil intérieur, oeil unique de l'homme spirituel. Il est le véritable oeil
de la vision et implique l'idée de dualité (celui qui voit et ce qui est
vu). C'est l'oeil divin, l'oeil avec lequel l'âme regarde dans le monde des
hommes et grâce auquel la personnalité est dirigée.

2. L'oeil droit, oeil de bouddhi, oeil qui réagit directement en rapport avec
l'oeil intérieur. C'est par lui que l'activité supérieure de la personnalité
peut être dirigée sur le plan physique. Vous avez donc là un triangle
de forces spirituelles que le disciple avancé et l'initié peuvent diriger
en une unique activité.

a. l'oeil spirituel.
b. le centre ajna.
c. l'oeil droit.  

C'est au moyen de cette triplicité que, par exemple, l'initié entraîné
agit lorsqu'il a affaire à un groupe ou à un individu.

3. L'oeil gauche, oeil de manas, distributeur d'énergie mentale
correctement dirigée dans la mesure où sont concernés les desseins de
la personnalité. Cet oeil fait aussi partie d'un triangle de forces qui est
à la disposition de l'aspirant et du disciple en probation.

a. le centre ajna.
b. l'oeil gauche.
c. l'oeil droit.

L'oeil intérieur ou divin est au repos et relativement inactif, étant seulement
l'organe d'observation pour l'âme et, dans la majorité des cas, non encore le
distributeur de l'énergie directive de l'âme. Cependant, l'aspirant discipliné et
réorienté, intégré et focalisé dans sa personnalité purifiée, utilise à la fois la
force bouddhique et la force manasique ; il commence à être intuitif et, d'une
manière prédominante, mental. C'est lorsque ces deux triangles sont dominés et
qu'ils commencent à fonctionner correctement que les sept centres du corps
éthérique peuvent être clairement dirigés, qu'ils deviennent les organes de
l'activité rythmique établie par l'être humain développé ; par conséquent, ils
constituent un instrument pour l'âme qui permet l'écoulement des énergies
appropriées ; ils présentent aussi l'organisation et le dessein que peut
manifester sur terre un fils de Dieu actif.

Vient ensuite ce que nous avons appelé le stade de direction. L'âme, ou la
personnalité intégrée, est au poste de commandement, ou, sur une volute plus
élevée de la spirale, c'est la Monade qui s'y trouve et la personnalité
n'est alors que l'agent de l'esprit. Par l'un ou l'autre des triangles, ou par tous les
deux fonctionnant de manière synchrone, les centres qui se trouvent le long de
la colonne vertébrale (cinq en tout) sont dominés rythmiquement. L'énergie est
dirigée en eux ou à travers eux, ils sont amenés à former une organisation d'une
beauté qui a été décrite comme étant une "vie enflammée par Dieu" ; c'est une
vie d'application et de service spirituels dans laquelle le triangle supérieur est le
plus puissant.

Les trois énoncés suivants résument l'histoire de l'ultime libération du
disciple échappant à la Grande Illusion :

Premièrement : quand l'âme, agissant au moyen du triangle supérieur,
devient l'agent de direction, l'illusion est dissipée, le mental illuminé.
Deuxièmement : quand la personnalité (sous l'influence croissante de
l'âme) agit au moyen du second triangle, le mirage est dissipé. La
domination de la nature astrale est brisée.
Troisièmement : quand le disciple, agissant en tant qu'âme et en tant que
personnalité intégrée, prend la direction de sa vie, la maya ou le monde des
énergies éthériques est dévitalisé ; seules alors sont employées les forces et
les énergies nécessaires au disciple ou à l'initié cherchant à satisfaire la
divine intention.

Vous noterez que tout cela est inclus et exécuté dans le septuple travail
décrit plus haut et qui peut être résumé de la façon suivante :

1. Le disciple découvre le point focal de son identification.

2. Il s'assure de la nature des forces qu'il a l'habitude d'utiliser et qui
semblent le pousser perpétuellement à l'activité.  

3. Il devient conscient de l'intensité et de la fréquence de la manifestation
de cette force.

Il accomplit tout cela en tant qu'observateur mental.
4. Il devient conscient de la qualité des forces employées, de leur rapport
de rayon et de leur signification astrologique.
C'est là une activité de sensibilité qui n'est pas aussi
fondamentalement mentale que celle des trois stades précédents.

5. Il identifie les centres du corps éthérique et devient conscient de leur
existence propre en tant qu'agents de force.

6. Les deux "triangles de vision et de direction" qui se trouvent dans la
tête parviennent à un certain stade d'organisation et deviennent :
a. Des mécanismes qui fonctionnent.
b. Reliés entre eux et agissant comme un seul instrument
d'expression. C'est une activité objective et subjective.

7. La vitalisation et la mise en activité du corps physique par
l'intermédiaire des agents de direction qui se trouvent dans la tête et
par les centres situés le long de la colonne vertébrale.
Comment tout cela est-il amené ? Cette question conduit au second point
de notre étude.


b. L'utilisation de la Science de la Respiration


Toute la science de la respiration repose sur l'utilisation du Mot Sacré,
l'OM dont l'utilisation doit être limitée aux aspirants qui se sont sincèrement
consacrés à fouler le Chemin, mais qui a été transmis à d'autres. C'est ainsi que
de nombreux instructeurs sans scrupules, particulièrement certains swamis
venant des Indes qui se font passer pour de Saints Hommes, exploitent de
sottes femmes dans les pays occidentaux. Le Mot est alors utilisé sans aucune
intention spirituelle, simplement comme un son qui, porté par la respiration,
produit des résultats psychiques ce qui, aux yeux des dupes, passe pour les
effets de leur profonde spiritualité. Le malheur est que la respiration est
inévitablement liée à l'OM, mais les effets dépendent du motif et de la véritable
intention intérieure. L'Oriental, à moins qu'il n'ait atteint la quatrième ou la
cinquième initiation, n'a aucune compréhension réelle de
l'Occidental ni de sa constitution qui, résultant de toute une civilisation et d'un
certain mode de vie, diffère considérablement de celle de l'Oriental.
En Orient, le problème qui se pose à l'instructeur, au Guru, est de prendre
des gens polarisés négativement et de les rendre positifs. En Occident, les
hommes ont, dans leur ensemble, une attitude positive et ils n'ont pas besoin de
l'entraînement qui est donné à juste raison aux Orientaux. Que veux-je dire
exactement par-là ? Je veux dire que, en Orient, le facteur volonté, qualité du
premier aspect, est absent. Les Orientaux, particulièrement les habitants des
Indes, manquent de volonté, de stimulant dynamique et de la capacité d'exercer
sur soi une pression intérieure qui produise de bons résultats. C'est pourquoi
cette civilisation s'adapte si mal à la civilisation moderne ; c'est pourquoi les
populations des Indes font si peu de progrès dans l'adoption des normes de la
vie municipale et nationale ; c'est pourquoi ils sont en retard par rapport à la
manière de vivre du monde moderne. En généralisant, on peut dire que
l'Occidental est positif, qu'il a besoin de l'énergie directrice de l'âme, ce à quoi
il peut arriver avec un minimum d'enseignement. Dans la race aryenne, une
fusion se produit actuellement entre l'aspect volonté, le mental et le cerveau. Il
n'en est pas de même en Orient. Cela se produira plus tard.

Le seul facteur qui rende efficace l'exercice de respiration est la pensée,
l'intention, le dessein avec lesquels il est pratiqué. Vous avez dans cette phrase
la clé des exercices de respiration dynamiques et utiles. A moins que le but
poursuivi ne soit clairement déterminé, à moins que le disciple ne sache
exactement ce qu'il fait lorsqu'il pratique une respiration ésotérique, et à moins
que l'importance des mots "l'énergie suit la pensée" ne soit bien comprise, les
exercices de respiration sont une pure perte de temps et peuvent être
dangereux. On peut donc conclure que des résultats sont seulement possibles
lorsqu'il existe une alliance entre la respiration et la pensée.
Mais il y a derrière tout cela un troisième et encore plus important facteur,
la VOLONTE. Par conséquent, la seule personne pouvant sans
danger et utilement pratiquer des exercices de respiration est celle dont la
volonté est active, volonté spirituelle et par conséquent volonté de la Triade
Spirituelle. Tout disciple en train de construire l'antahkarana peut commencer à
faire usage, avec soin, d'exercices de respiration dirigés. Mais en dernière
analyse, ce sont seulement les initiés de troisième degré, initiés qui
commencent à être sous l'influence de la Monade, qui peuvent utiliser,
correctement et avec succès, cette forme de direction de vie et parvenir à des
résultats effectifs. Ceci est fondamentalement exact ; toutefois, il faut
commencer, et tous les vrais disciples sont invités à en faire l'effort.

Si on considère toutes les implications contenues dans le paragraphe cidessus,
il est évident que le disciple doit, comme travail préliminaire, établir
une relation directe entre son cerveau, son mental et l'aspect volonté de la
Triade Spirituelle. En d'autres termes, le récepteur négatif de la pensée (le
cerveau), l'agent de la volonté (le mental) et la Triade elle-même doivent être
mis en contact réciproque par l'antahkarana. Lorsque ce contact existe, ou qu'il
commence à s'établir, les exercices de respiration peuvent être tentés sans
danger et avec profit. Vous voyez donc, mon frère, que seule la volonté dirigée
utilisant d'une manière systématique la respiration rythmique comme son
agent, peut dominer les centres et produire un dessein de vie ordonné. Par
conséquent, c'est l'idée dominante, la ligne d'activité mentale dont le disciple
doit se préoccuper tandis qu'il fait un exercice de respiration. Cette idée doit
contenir un certain dessein, une certaine activité planifiée, un certain but
reconnu avant que la respiration ne puisse être employée et devenir ainsi
porteur de forces. Cela doit être fait "sur les ailes de l'intention consciente", si
je puis m'exprimer en symbole. Je vous incite à lire ces dernières phrases
souvent, car elles s'appliquent à la Science de la Respiration et contiennent la
clé du travail à faire. Avant tout et fondamentalement, cette science est
concernée par les idées qui sont formulées en formes-pensée nettes et
qui, donc, conditionnent la vie du disciple sur les niveaux éthériques
et finalement sa vie sur le plan physique. Je n'ai pas l'intention de donner ici
des exercices de respiration que les disciples et les aspirants pourraient utiliser
et, plus probablement, mal utiliser. Leur premier devoir est de devenir
conscients des impulsions intérieures qui pourraient vitaliser les centres et les
rendre actifs, produisant des conditions et des événements sur le plan physique.
Lorsque ces impulsions seront claires et nettement établies dans la conscience
mentale du disciple, rien ne pourra arrêter leur manifestation en temps voulu, à
la lumière du jour. Mais il leur faut suivre un processus ordonné de gestation et
attendre un certain temps pour pouvoir se manifester.

Lorsqu'il existe un véritable idéalisme, une juste pensée et la
compréhension du véhicule d'expression et du monde des forces dans lequel
l'idée doit être lancée, l'étudiant peut sans danger suivre certains exercices de
respiration indiqués, et la deuxième phase, ou résultat de la respiration
rythmique se manifestera. C'est l'inspiration.

Les exercices de respiration ont un effet purement physiologique s'ils ne
sont pas motivés par une pensée dirigée et s'ils ne sont pas le résultat de l'effort
fait pour atteindre et maintenir un point de tension. Pendant le processus
d'inhalation et d'exhalation, une ligne de pensée claire doit être fermement
maintenue, de manière que la respiration soit qualifiée et conditionnée par une
idée.  

L'inspiration est un processus qui qualifie, vitalise et stimule la réaction de
la personnalité et, par les centres, amène au point de tension où la domination
de l'âme se manifeste. C'est le mode par lequel l'énergie de l'âme peut inonder
la vie de la personnalité, passer à travers les centres, chassant ce qui entrave, et
libérer l'aspirant de tout ce qui reste de mirage et de maya, perfectionnant un
instrument par lequel la musique de l'âme et plus tard l'aspect musical de laHiérarchie
puissent se faire entendre. N'oubliez pas que le son
imprègne toutes les formes ; la planète elle-même a sa propre note, ou son
propre son ; chaque minuscule atome a aussi son propre son ; chaque forme
peut être évoquée musicalement ; chaque être humain a son propre accord et
tous les accords forment la grande symphonie que jouent la Hiérarchie et
l'Humanité, et qu'elles jouent actuellement. Chaque groupe spirituel possède
son propre ton (si je puis employer un terme aussi peu approprié) et les groupes
qui se préparent à collaborer avec la Hiérarchie produisent sans cesse de la
musique. Ce rythme de sons, ces myriades d'accords et de notes se mêlent à la
musique de la Hiérarchie elle-même, enrichissant sans cesse la symphonie.
Alors que les siècles s'écoulent, tous ces sons lentement s'unissent et se
résorbent les uns dans les autres jusqu'au jour où la symphonie planétaire que
compose Sanat Kumara sera achevée. Notre terre alors apportera une notable
contribution aux vastes accords du système solaire, c'est une partie intrinsèque
et réelle de la musique des sphères. Alors, comme le dit la Bible, les Fils de
Dieu, les Logoï planétaires, chanteront tous ensemble. Ce sera là, mon frère, le
résultat d'une respiration correcte, d'un rythme maîtrisé et organisé, d'une
pensée vraiment pure et de justes relations entre toutes les partie du choeur.
Songez-y en tant qu'exercice de méditation et, par-là, augmentez votre
inspiration.


c. La Technique de l'Indifférence


J'ai donné, dans mes autres ouvrages, beaucoup d'informations relatives au
corps éthérique et aux centres, majeurs et mineurs, qui se trouvent dans son
rayon. Il y a, parmi les étudiants, une tendance à penser que les centres
s'identifient au corps physique et non pas au corps éthérique, ce qui est une
erreur en ce qui concerne leur siège. Les étudiants feraient bien d'éviter toute
concentration sur le corps physique et d'apprendre peu à peu à faire
passer sur le corps éthérique le centre de leur attention. Le corps physique est
nécessairement actif et fort, mais il faut de plus en plus le considérer comme un
automate, influencé et dirigé par :


1. Le corps vital et les forces de maya ; ou par l'inspiration émanant de
points de tension spirituelle.
2. Le corps astral et les forces de mirage ; ou par l'amour conscient
provenant de l'âme.
3. Le mental et les forces d'illusion ; ou par l'illumination, provenant de
sources de vie supérieures à la vie dans les trois mondes.
4. L'âme, comme véhicule d'impression monadique, jusqu'à ce que
l'antahkarana soit construit, ce pont de matière mentale qui reliera
finalement la Monade et la personnalité.


Un des problèmes qu'ont à résoudre les disciples est celui posé par la
source du stimulant, des impulsions, des impressions ou de l'inspiration qui, en
passant par le corps éthérique, poussent le véhicule physique à l'activité sur le
plan physique, démontrant ainsi la qualité, le dessein et le point de tension de
l'homme qui s'incarne et manifestant sa nature à un point donné de l'échelle de
l'évolution. L'activité des centres sera conforme aux tensions et aux impulsions
indiquées. Vous pouvez donc voir combien ce que j'enseigne est contraire aux
processus occultes usuels. Je n'enseigne aucune façon d'éveiller les centres, car
la juste impulsion, la ferme réaction à des impulsions plus élevées, et la
reconnaissance pratique des sources d'inspiration pousseront automatiquement
et sans danger les centres à la juste et nécessaire activité. Telle est la méthode
de développement saine, plus lente, qui ne provoque aucun développement
prématuré, mais au contraire un développement équilibré et complet. Il permet
à l'aspirant de devenir vraiment l'Observateur et de savoir avec
certitude ce qu'il fait. Il amène les centres, un par un, à un point de réponse
spirituelle et établit alors le rythme ordonné et cyclique de la nature inférieure
maîtrisée. Il est exact et possible que des exercices de respiration trouvent
finalement leur place dans l'entraînement du disciple mais ils seront instaurés
par le disciple lui-même, et ils seront le résultat d'une vie rythmique et d'un
emploi constant et juste du Mot Sacré, OM. Lorsque, par exemple, un disciple
qui médite énonce sept fois l'OM c'est l'équivalent d'un exercice de
respiration ; lorsqu'il peut diriger l'énergie ainsi engendrée vers l'un ou l'autre
des centres, sur les ailes de la pensée consciente et organisée, il provoque des
changements et des ajustements dans le mécanisme qui manie les forces.
Lorsque cet exercice peut être exécuté facilement et avec le mental maintenu à
un point de "tension méditative", le disciple est bien engagé dans la voie où il
retirera le centre de son attention du monde de l'illusion, du mirage et de la
maya, et le fixera sur le royaume de l'âme sur le monde de la "claire et froide
lumière" et sur le royaume de Dieu.

Lorsqu'il y ajoute la compréhension et la pratique de la Technique de
l'Indifférence, il demeure libre et libéré et il est, à tout moment, l'Observateur
et celui qui utilise l'appareil de manifestation.

En quoi consiste cette technique ? Qu'est-ce que l'indifférence ? Je me
demande, mon frère, si vous comprenez le sens du mot "indifférence". En
réalité, il signifie la capacité de parvenir à une attitude neutre vis-à-vis de ce
qui est considéré comme étant le non-soi. Il implique la négation de toute
similitude. Il marque la reconnaissance d'une distinction fondamentale. Il
signifie le refus d'être identifié à rien d'autre qu'à la réalité spirituelle, dans la
mesure où elle est sentie et connue à n'importe quel point dans le temps et dans
l'espace. C'est donc quelque chose de beaucoup plus important et vital qu'on ne
le pense généralement en utilisant ce mot. C'est une répudiation active, mais
sans aucune concentration sur ce qui est répudié. Vous avez là un
énoncé qui mérite votre attentive considération. Il concerne le point de tension
d'où agit le disciple ou l'aspirant qui observe. Le point de tension devient la
source d'où émane un certain genre d'énergie qui s'écoule dans le corps
éthérique et à travers lui, sans être, en aucune façon, affectée par la maya ou
par la concentration des diverses forces dont est toujours composé le corps
éthérique.

Techniquement comprise, l'indifférence signifie la descente directe d'un
point à un autre, sans déviation ni déformation. L'entité qui se manifeste, le
disciple, demeure fermement à ce point de tension ; son premier mouvement
est donc de s'assurer où se trouve ce point et quelle est la force de la tension sur
laquelle il peut compter. Sa deuxième démarche sera de chercher si ce qu'il
entend communiquer au corps physique, produisant ainsi certains effets sur le
monde extérieur d'expérimentation et d'expérience, est déformé par quelque
genre d'illusion, arrêté dans son expression par le mirage, ou peut-être détourné
par des forces non maîtrisées et par la maya qu'elles produisent. Il s'en assure,
non pas en s'identifiant, stade après stade de descente, aux entraves et aux
obstructions possibles, mais en intensifiant son point de tension par la
constante reconnaissance de la vérité qu'il est le Soi et non pas le non-soi, et
par un processus de projection. Cette projection se caractérise par l'envoi
d'énergie qualifiée et reconnue du point de tension directement au corps vital,
d'où l'énergie peut se diriger vers les sept centres de maîtrise.

C'est à ce point-là que le disciple applique la technique de l'indifférence,
car s'il ne le fait pas, ce qu'il cherche à exprimer peut être arrêté et détenu par la
force éthérique ou par les voiles de la maya. Par conséquent, il travaille d'un
point de concentration intense ; il refuse "tout attachement" à une forme ou à
un plan quelconque, en projetant l'énergie dans les trois mondes et à
travers eux. Lorsqu'il découvre que le progrès est arrêté ou détourné par
quelque illusion active ou par le mirage, il se "détache" consciemment de ces
contacts et assemble ses forces pour le stade final d'indifférence ou de
répudiation de toutes les forces, sauf de celles qu'il cherche, consciemment et
avec dessein, à utiliser sur le plan physique.

En dernière analyse, mon frère, pour le disciple moyen, le point de tension
se trouve sur les niveaux mentaux, impliquant le mental illuminé et un contact
croissant avec l'âme :

a. Il sera alors capable de "voir" clairement dans la lumière de l'âme, et
avec un sens des valeurs accru ; il pourra donc dissiper l'illusion.
b. Il sera capable de projeter la lumière consciemment sur le plan astral
et pourra donc dissiper le mirage.
c. Il sera capable de déverser l'énergie de la lumière à travers le corps
éthérique et d'ancrer la lumière ou énergie dans les centres appropriés,
car il sera complètement indifférent à la maya, ou non identifié à elle.
En ce qui concerne l'initié, le processus est poursuivi d'abord d'un point de
tension dans l'âme, et plus tard, d'un point de tension dans la Triade Spirituelle.
Toujours, pourtant, une fois à l'intérieur du cercle infranchissable des trois
mondes, l'énergie directrice produit les résultats indiqués dans ces instructions
et amène :

1. La dispersion de l'illusion.
2. La dissipation du mirage.
3. La maîtrise de la maya.

Pour l'aspirant qui lit cet exposé relativement simple, ce processus difficile
paraît assez simple et facile à appliquer, mais ceci est en soi une
illusion. L'identification au côté forme de la vie qui a duré des âges n'est pas
facilement surmontée ; la tâche qui attend le disciple est une tâche longue et
ardue. Mais elle contient à la fin la promesse du succès, à condition qu'il existe
une pensée claire, un dessein sincère et un travail scientifiquement ordonné.

_________________
Sois le changement que tu veux voir en ce monde
avatar
Archange

Messages : 2701
Date d'inscription : 01/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum