Rudolf Steiner : LA SIGNIFICATION DE L’ANNÉE 1250

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Rudolf Steiner : LA SIGNIFICATION DE L’ANNÉE 1250

Message par obsidienne le Mar 7 Mar - 17:50

Extrait du livre de Rudolf Steiner :

Le christianisme ésotérique et La direction spirituelle de l’humanité.

LA SIGNIFICATION DE L’ANNÉE 1250

Notes prises pendant la conférence faite à Cologne, le 29 janvier 1911


Pourquoi avons-nous besoin de la science de l’esprit ? Nous sommes des êtres vivant sur le plan physique, et nous nous trouvons dans une situation de descente. Notre corps n’est plus le même que dans les temps anciens, nos corps sont moins imprégnés d’âme, moins nourris par l’esprit. Comme la plante est imprégnée d’eau, dans le passé le corps éthérique était actif en nous. Il imprégnait de ses forces constructrices le corps physique.

Aujourd’hui, il a perdu son pouvoir sur le corps. Le salut n’est possible que si nous fortifions le spirituel en nous. Si le corps astral se pénètre d’esprit, alors l’espèce humaine sera aussi plus saine. Le destin veut que le corps physique humain se désagrège, mais le corps éthérique peut se fortifier et agir à nouveau sur lui. Maintenant, les humains suivent cependant le chemin direct de la décadence.

La science de l’esprit travaille à vivifier, à rendre plus sains le corps et l’âme. Une action assainissante exerce en particulier ce qui peut être perçu non exclusivement avec les sens ou avec le cerveau. Au monde extérieur, il apparaît comme un non-sens de dire que nous devons diriger nos pensées sur des choses dont l’existence n’est pas extérieurement attestée. Mais il est puéril de vouloir démontrer la science de l’esprit avec les moyens de la science actuelle.

Dans l’activité pensante sur le monde extérieur réside un élément nécessairement déconstructeur qui exerce sur le corps physique une action destructrice. Ceci est corrigé par le sommeil. De nombreux phénomènes de la vie culturelle actuelle exercent cette action destructrice, par exemple les projections lumineuses qui sont tout à fait nuisibles pour le corps éthérique. Ces projections lumineuses stimulent aussi la sensualité. Un art authentique peut, pour le salut des hommes, rendre sensible ce qui vient des mondes supérieurs.

Au sein de la conception du monde de la science de l’esprit, nous travaillons en liaison avec des puissances suprasensibles. Rien n’apporte à l’intérieur de l’être un point d’appui ferme, sinon la connaissance de l’esprit. A l’époque des pharaons et des prêtres égyptiens, un esclave quelconque ayant en lui-même un point d’appui spirituel ferme se trouvait plus sûrement adapté à la vie que plus d’un de nos contemporains.

Aujourd’hui, les humains recherchent ce qui est conforme à la routine, et l’autorité. Mais l’âme ne peut trouver un point d’appui ferme que par une activité intérieure personnelle lucide. L’atmosphère de la science de l’esprit donne aux hommes un appui et les satisfait, car par ce qu’elle leur apporte, ils disposent d’un soutien ferme en eux-mêmes, aussi nécessaire à l’âme que l’est pour le corps le pain quotidien.

Nous sommes sur une terre qui marche vers sa désagrégation. Peu à peu, les lacs et les fleuves viendront à se dessécher. De pareilles transformations modifient l’image de la terre. La géologie indique déjà que nous nous trouvons dans une période de déclin. Le géologue connu Edouard Suss confirme qu’au lieu de processus ascendants, vivifiants, ce sont des processus de corruption qui s’accomplissent dans la terre. Ceci s’accomplit déjà à travers la grande dernière période d’évolution de la terre. La manifestation en est particulièrement intense depuis l’entrée dans la petite période, depuis l’année 1250.

Quelques chercheurs et d’autres spécialistes géniaux révèlent plus d’un éclair de discernement. Par exemple Burdach. Il remarque un changement accompli depuis la Renaissance, mais il ignore la modification subie par l’orientation de l’axe terrestre à l’époque où les Esprits de la Personnalité se sont retirés.

Des entités spirituelles différentes interviennent de diverses façons à différents moments. C’est ce qui donne à chaque époque un caractère qui lui est propre, tout comme chaque âge de la vie à sa tâche particulière. On provoquerait la destruction et la ruine si l’on voulait instaurer ce qui n’est pas conforme à l’époque actuelle, par exemple d’anciens enseignements égyptiens qui étaient fondés sur une clairvoyance atavique du peuple, et se sont conservés sous une autre forme, celle d’une foi en un monde suprasensible.
L’objet de la foi n’est pas ce que l’intelligence perçoit, ce qui dans le monde est extérieur ; elle a ses robustes racines dans des expériences passées de l’âme.

Les Esprit de la personnalité, les Archaï, ne sont pas visibles, et pourtant ils sont là, et ils interviennent. A l’époque égypto-babylonienne, ils intervinrent avec une vigueur particulière. A cette époque, ils étaient particulièrement attirés par la sphère terrestre. Il en va autrement maintenant. Ils sont maintenant bien moins attirés ou éprouvent de la sympathie pour ce qui se passe sur la terre. Ils n’interviennent plus, et pas davantage depuis l’année 1250.

Au XIIIe siècle, une transformation importante et significative des conditions terrestres se produisit. Depuis ce temps, les Archées n’interviennent plus avec autant de force. Ils se sont retirés pour agir dans les mondes supérieurs. Auparavant, leur action s’était déroulée davantage sur la terre elle-même. De tels événements sont à estimer à leur juste importance, car depuis, les lois qui règnent ont changé.

En face de tous les esprits progressant dans l’univers se dressent des adversaires, en l’occurrence des esprits retardés de la Personnalité. Ces adversaires, les Esprits néfastes de la Personnalité, occupent maintenant le champ. Ceci est lié à la modification subie par la position de l’axe de la terre vers 1250.

Au cours des millénaires, en effet, la terre décrit un mouvement conique, un mouvement dansant. Depuis les Ve, Vie siècles avant Jésus Christ, l’axe de la terre s’est incliné de plus en plus. C’est ce qu’on appelle dans le langage scientifique la précession des équinoxes. La répartition dans le temps du printemps, de l’été, de l’automne et l’hiver était autrefois différente, plus équilibrée.

L’amour de la personnalité avec tout ce qui lui est lié, a ses bons et ses mauvais côtés. La Renaissance aussi l’a apporté en produisant des hommes dont la vie se déployait tout entière dans le champ de la personnalité. Au XIIe siècle et encore longtemps après, jusqu’au début de la Renaissance, tout était véhément, aussi bien chez les natures artistes que chez césar Borgia et chez le pape Alexandre VI. Il en avait été de même chez les chefs des croisés. A cette époque, tout se passait sous le signe des Esprits de la Personnalité. L’histoire tout entière est, à ce moment, imprégnée de l’influence des Esprits néfastes de la personnalité. L’être humain était en quelque sorte possédé par les Esprits de la Personnalité.

Les âmes incarnées au XIIIe siècle savaient que les humains ne pouvaient pas se détacher de leur personnalité, et les puissances adverses rendirent progressivement les hommes aussi matérialistes que possible. Les humains imprégnés par les Esprits néfastes de la Personnalité ne pouvaient plus élever leur regard vers les mondes spirituels. A cette époque, le lien avec le monde spirituel est créé par la foi, et les érudits théologiens de la scolastique y accordaient aussi une grande importance. La foi et le savoir étaient strictement séparés. Ceci a continué d’agir à travers les siècles.

Un des derniers retardataires de cette époque fut Kant ; ses adeptes ne faisaient que le répéter. Quand à Luther, il ressentait encore sourdement cette influence des Esprits néfastes de la Personnalité. C’est à la tête de l’esprit matérialiste de l’époque qu’il a lancé son encrier.

Ce temps est révolu. Nous vivons à l’époque des Archanges, avec des pensées qui peuvent s’élever jusqu’à la région où séjournent les archanges et leurs adversaires. Les adversaires des Archanges n’imprègnent plus de grandes personnalités, ainsi que le faisaient autrefois les Archées. Il n’y a plus de personnalités qui, comme Léonard de Vinci, sont en rapport avec les bons Esprits de la Personnalité, ou, comme le pape Alexandre VI, avec les mauvais. Aujourd’hui, les humains sont davantage taillés sur un modèle courant ; ils poursuivent des idéaux abstraits. Ce sont de plus en plus des idées, des opinions, des impressions par lesquelles ils sont possédés comme par les adversaires des Archanges. Ils se prennent d’enthousiasme pour des idéaux abstraits, se laissent aller à des fantasmes ; ils n’aiment plus leur propre Je éternel, mais sont mûs par toutes sortes d’avidité et de passions. Ils ne sont attachés qu’à la personnalité terrestre, ils s’enthousiasment pour quelque création illusoire, irréelle. Pourtant, ce n’est que l’aspiration au monde spirituel qui peut donner aux âmes un véritable contenu.

Une influence secondaire des Esprits néfastes de la Personnalité est produite par le vin. Le vin devient l’adversaire de l’homme dans son propre corps. S’abstenir de vin devient la conséquence de la volonté de pénétrer dans les mondes spirituels. Mais l’anti-alcoolisme passionné et le végétarisme font partie des idéaux incomplets.

Il en est de même de l’enthousiasme irréaliste pour la culture corporelle grecque, pour les jeux olympiques, etc. La marotte actuelle des ablutions froides en fait partie aussi, comme tout excès d’enthousiasme pour ce qui est physiquement saisissable et ce qui l’est moins physiquement. Cela va des rêveries d’hommes ivres jusqu’à la tendance sauvage au crime, parce que c’est de cette façon que les adversaires des Archées agissent dans le monde sensible.

Il faut que tout homme sente quelle place il doit occuper dans le monde, qu’il fasse l’expérience intérieure de ce qui veut envahir l’humanité de la façon qui vient d’être caractérisée. Sinon, l’inconsistance, le manque de sûreté, la perte de l’équilibre se généraliseront.

Les hommes qui oscillent entre les rêveries enthousiastes et le matérialisme ne s’adaptent nulle part. Il y avait par exemple un admirateur de Wagner – on peut être un ardent partisan de Wagner et ne pas le comprendre – qui se rendait à pieds nus, à Bayreuth, devint ascète ensuite et dormait sur une planche couverte de cailloux, et qui finalement devint avec Nietzsche un adversaire de Wagner. L’inconscience de l’âme s’exprime par la neurasthénie, un soutien ferme de l’âme est ici une nécessité.

Mais nous avons besoin d’autre chose que les hommes du Moyen Age, à qui la foi suffisait. Un enfant de sept ans a besoin d’autre chose qu’un homme de sept fois sept ans. La science de l’esprit peut nous arracher hors du champ du modèle courant qui nous porte passivement sans que nous perdions l’équilibre. Le brillant édifice extérieur de notre civilisation tombera rapidement. Les arts, les sciences, tout se désagrègera. Les formes ne peuvent pas subsister, le temps et l’esprit sont plus forts que l’homme avec ses désirs et ses passions. La science de l’esprit est une nécessité, et l’adepte devrait percevoir intérieurement qu’elle est une nécessité.

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LE SEPT PRINCIPES DU MACROCOSME ET LEURS LIENS AVEC L’ETRE HUMAIN

Message par obsidienne le Mar 7 Mar - 19:36

LE SEPT PRINCIPES DU MACROCOSME ET LEURS LIENS AVEC L’ETRE HUMAIN

Notes prises pendant la conférence faite à Stuttgart, 28 novembre 1911


Le macrocosme, le grand univers, est tout autant en voie d’évoluer que le microcosme, l’homme, le petit univers. De même que l’homme, il lui faut développer ses sept principes. Ces principes représentent la totalité des Hiérarchies.
1) Séraphins, Chérubins, Trônes.
2) Kyriotetes, Dynamis, Exousiaï.
3) Archées, Archangeloï, Angeloï.
4) Fils de l’homme.

La ligne évolutive des principes est la suivante :

1er principe d’évolution macrocosmique = Trônes.
2ème principe d’évolution macrocosmique = Chérubins.
3ème principe d’évolution macrocosmique = Séraphins.
4ème principe d’évolution macrocosmique = Christ.

Ou sous forme d'un graphique :



Dans la colonne « Terre » sont indiquées par 1,2,3, etc les race-mère :

1) Race-mère polaire = Répétition du principe saturnien : trônes.
2) Race-mère hyperboréenne = Répétition du principe solaire : chérubins.
3) Race-mère lémurienne = Répétition du principe lunaire : séraphins.
4) Race-mère atlantéenne = Milieu de la terre = Christ.
5) Notre race-mère = Poursuite de l’évolution.
6) Pressentiment de l’évolution jupitérienne.
7) Pressentiment de l’évolution sur Vénus.


Le principe du Christ du Christ continue donc de se développer à travers l’époque jupitérienne et ne sera pleinement développé qu’au milieu de la sixième, de l’époque de vénus.

A partir de la période atlantéenne, le principe du Christ ne peut agir que sous ses premières formes primitives. Cela se fait chez l’homme par l’insertion du premier germe du Je. La première influence directe et réelle à notre époque s’est réalisée par la révélation sur le Sinaï, où le christ s’est révélé à Moïse sous le nom de Iahvé ou Jéhovah. Puis la liaison directe entre le christ et la terre s’est accomplie par le Baptême dans le Jourdain et les trois années vécues dans les corps de Jésus de Nazareth. L’impulsion du Christ s’est donc déversée dans l’humanité en même temps que l’impulsion du Je.

Christ est, de ce fait, le Moi macrocosmique.

La suite de l’évolution des cinquième, sixième et septième principes sur la terre ne peut donc être ressentie que par une sorte de pressentiment intérieur. Il ne peut être donné à l’homme aucun corps supérieur au corps physique, construit avec le quatrième principe macrocosmique. Nous ne recevrons le cinquième corps que sur Jupiter, et le sixième sur vénus, etc. C’est pourquoi par comparaison avec l’époque gréco-latine, il y a en l’homme maintenant entre l’esprit, l’âme et le corps comme une contradiction interne qui deviendra de plus en plus sensible à mesure que l’évolution se poursuivra. Cette contradiction, les êtres sensitifs notamment peuvent déjà la percevoir aujourd’hui.

Considérons maintenant, dans la perspective de ce schéma, l’influence contraire des esprits lucifériens. Ceux-ci sont issus d’une hiérarchie supérieure à celle des hommes : de la Hiérarchie des Anges mais ils n’ont pas porté l’ensemble de leur évolution à son achèvement sur la Lune, où ils ont atteint le niveau « humain ». C’est pourquoi ils sont restés incapables de trouver le lien avec le quatrième principe macrocosmique en poursuivant leur évolution. En revanche, les esprits lucifériens ont développé sur la Lune précocement pour ainsi dire leur quatrième et leur cinquième principes, etc, mais toujours en l’absence du quatrième principe macrocosmique, celui de l’impulsion du Christ, qui n’était pas encore présent.

Voyons maintenant l’évolution de tels esprits lucifériens qui auraient développé jusqu’à leur cinquième principe sur la Lune. Ils ignorent tout du quatrième principe macrocosmique, ils ne savent donc rien du Christ. Voilà qui est difficile à exprimer dans notre langage. On pourrait dire à peu près ceci : ils se tournent en raillant contre les dieux supérieurs qui prennent soin de l’évolution du principe du Christ dans l’humanité, et leur crient : Vous ne pouvez donner à l’homme que le quatrième principe seulement : mais nous, nous pouvons lui donner le cinquième. C’est effectivement un principe supérieur qu’ils ont précocement apporté, comme nous le faisons maintenant dans la cinquième race-mère. Mais à cet élément fait défaut le quatrième principe macrocosmique, le Christ, dont ils ignorent tout. Ils sont donc en quelque façon comme mûris trop tôt, en avance, mais ne sont pas en harmonie avec le cosmos.

L’évolution normale représente de ce fait pour les esprits lucifériens quelque chose de « plus simple » un niveau dont ils se sentent supérieurs. Et un temps viendra où par le pouvoir des principes supérieurs, du cinquième ou même du sixième, les esprits lucifériens exerceront une grande influence sur l’humanité qui tombera entre leurs mains.

Ne pouvons-nous pas dès aujourd’hui déjà vraiment ressentir partout par des symptômes qu’il en est ainsi ? Dans l’art et dans la science nous apparaît partout un certain niveau supérieur prématuré d’évolution, mais auquel semble faire défaut le noyau extérieur de vérité, l’harmonie avec l’Eternel.

Le guide des esprits qui ont de cette façon développé six principes, et qui sont donc parvenus sur la Lune à un niveau très proche de la perfection, est l’Antéchrist, qui peut déjà ressembler à s’y méprendre au christ.


Aujourd’hui, la plus grande partie de l’humanité est tombée sous cette emprise des esprits lucifériens. C’est pourquoi il est nécessaire d’encourager maintenant ce que l’être humain peut sur la terre recevoir de plus intérieur, grâce à la méditation. D’où la nécessité de la science de l’esprit.



Au début de notre cinquième période, donc à la fin de la civilisation gréco-latine, au XIIIe siècle, l’humanité se trouva pour un bref délai entièrement coupée des facultés clairvoyantes. C’est pourquoi alors une grande conférence réunit les hommes les plus sages dans le collège des Douze. Parmi eux se trouvaient les sept saints Rishis, dont chacun avait incarné en lui l’une des sept périodes d’évolution atlantéenne. Quatre autres sages avaient incarné en eux les quatre premières sous-races de notre époque : le huitième la sous-race hindoue, le neuvième celle de la Perse antique, le dixième l’égypto-chaldéenne, et le onzième la gréco-latine, le douzième tout ce qui y faisait suite.

Puis il y avait parmi eux un jeune garçon, un treizième, qu’ils accueillirent dans leur groupe, et vers lequel les Douze firent affluer d’une certaine façon toute leur sagesse. Le corps du jeune garçon devint alors entièrement translucide. Depuis longtemps, il n’avait plus absorbé aucune nourriture. Il ne vécut que peu de temps sous cette puissante influence, mais durant ce temps, grâce à ce qu’il avait reçu d’eux tous, il put devenir l’Instructeur des Douze en ce qui concernait les choses auxquelles ils n’avaient pas accés isolément. Il put notamment leur expliquer à un niveau supérieur et grâce à la vision qu’il en avait, l’évènement paulinien. Puis il mourut et revint sur terre au XIVe siècle en la personne de Christian Rose-croix. Il vécut alors cent ans et depuis, il est non seulement l’Instructeur des Douze Sages, mais de l’humanité tout entière. Il a pour tâche de protéger l’humanité contre l’influence luciférienne.

Ces influences lucifériennes sont très grandes et prendront encore davantage d’importance. Mais on peut en dire à bon droit : « Le petit peuple ne sent jamais le diable, même quand il le tient par le col ».

L’influence Luciférienne cependant deviendra dans un avenir proche de plus en plus sensible.
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LE CIEL ÉTOILÉ AU-DESSUS DE MOI, LA LOI MORALE EN MOI

Message par obsidienne le Mer 8 Mar - 19:19

LE CIEL ÉTOILÉ AU-DESSUS DE MOI, LA LOI MORALE EN MOI

Notes prises pendant la conférence faite à Saint Gall, 19 décembre 1912


La science de l’esprit nous enseigne que ce qui se passe entre la mort et une nouvelle naissance relève des conditions régnantes dans le cosmos. L’âme se trouve prise dans une situation contrastée, très importante : pendant l’existence physique, nous pouvons provoquer en nous des modifications, mais non pas entre la mort et une nouvelle naissance. Par exemple, nous avons eu entre la naissance et la mort un certain lien avec un être humain, nous avons fait avec un ami des expériences communes ; maintenant, après sa mort, nous avons appris de lui quelque chose que nous n’avions pas vécu sur la terre.

Quelle forme donner au rapport que nous avons après la mort ?

Comment avoir à son égard des sentiments de sympathie ou d’antipathie ? Lorsque nous avons franchi nous-même le proche de la mort et que quelqu’un, avec qui nous avons eu dans la vie physique un certain rapport, nous suit, ce lien doit rester longtemps sans se modifier, car après la mort, nous ne pouvons rien y ajouter de nouveau. Après être entré dans le monde spirituel, nous sommes dominés par notre propre karma. Le moment où il peut prendre une autre forme n’intervient que dans une nouvelle vie. C’est seulement dans une nouvelle incarnation que peut intervenir la compensation. Un mort physique ne peut, dans l’existence spirituelle agir sur d’autres morts et provoquer une modification de leur vie. Mais le vivant, lui, a la possibilité d’exercer une influence sur le défunt.

Prenons par exemple le cas suivant : deux êtres qui s’aiment ont avec la science de l’esprit un r apport différent, l’un est attiré par elle, l’autre l’abhorre. Entre les deux âmes, un esprit d’opposition est présent. Si l’homme peut parler de sa libre volonté, c’est parce que dans l’âme humaine, la conscience du « Je » suit des voies beaucoup plus profondes que la conscience astrale, si bien que souvent, on aspire au fond de l’âme à quelque chose que dans sa conscience on déteste.

Comment aborder la mort pour l’aider ?

Il faut pour cela lui être uni par un lien spirituel. On peut par exemple l’aider par la lecture silencieuse, on peut, en s’unissant à lui de tout cœur, suivre des enchaînements de pensées, des représentations, des Imaginations qu’on lui envoie en pensée vers les mondes supérieurs. De tels « services d’ami » ont toujours un effet favorable. Lui « Lire » est également bon quand cet homme, dans la vie terrestre, était trop indifférent, trop indolent. Nous pouvons alléger son tourment, même quand nous n’avons pas la preuve que dans la vie il en éprouvait le besoin.

Nous pouvons souvent ressentir qu’une grande bénédiction est envoyée du plan physique vers les mondes spirituels, malgré l’abîme immense qui sépare la vie entre la naissance et la mort de la vie entre la mort et une nouvelle naissance.

De nombreux vivants sentiront qu’ils sont étroitement unis aux défunts et auront en même temps conscience qu’eux aussi peuvent aider les morts par leur action. Les premières âmes avec lesquelles nous entrons en contact après la mort sont celles avec lesquelles nous avions noué déjà sur terre des relations étroites, elles ne peuvent pas compter les âmes que nous n’avons pas connues ici-bas. La vie terrestre se poursuit directement après la mort. L’âme est présente dans les objets qu’elle perçoit, elle les emplit.

Pendant la phase du kamaloka, la forme éthérique de l’homme se dilate de plus en plus, de sorte que sa limite extrême est cernée par l’orbite de la lune. Tous les humains occupent l’espace qui est limité par l’orbite lunaire ; ils ne se font pas obstacle pendant la phase du kamaloka. Ensuite, nous devenons des habitants de Mercure comme nous avons été habitants de la Lune, puis de vénus, puis du Soleil. On a alors affaire à une spiritualité supérieure, l’astralité de la sphère lunaire est surmontée.

Sur chaque planète, la vie dépend de l’attitude d’âme que l’on a acquise durant la phase lunaire. Ceux qui sont imprégnés de compassion morale vivent autrement que les égoïstes, et s’ouvrent à vivre autrement que les égoïstes, et s’ouvrent à l’humanité. En particulier, nous pourrons nouer un lien avec ceux avec lesquels nous avons vécu dans la vie terrestre. La nature de ces liens dépendra des réconforts et des tourments que nous nous sommes apportés réciproquement. Un être humain peu moral sera solitaire spirituellement, un être moral, par contre, un habitant de Mercure sociable pendant la phase mercurienne.

Dans la période suivante, celle de vénus, nous nous élargissons au point de remplir l’espace jusqu’à la limite extrême de la sphère de vénus. Celui qui n’a pas été religieux, qui ne s’est ouvert à rien d’éternel, de divin, celui qui n’a pas pu avoir, durant la phase de Mercure, des liens d’esprit et d’âme avec d’autres âmes humaines, deviendra aussi durant la phase de vénus un solitaire, tandis que nous seront aussi là-bas des être sociables si pendant la phase de Mercure nous avons été liés à des êtres de même attitude intérieure, si nous avons avec eux développé une ferveur religieuse.

Pendant la phase de vénus, les athées deviennent des solitaires, les monistes seront obligés de vivre emprisonnés dans leur propre âme, sans que l’un puisse prendre contact avec un autre. Être un solitaire signifie avoir une conscience assourdie qui n’englobe pas l’autre, être un individu sociable signifie avoir une conscience claire qui pénètre l’être de l’autre.

Certes, l’être humain s’élève toujours à travers les mondes des astres, mais plus sa traversée d’une région se fait avec une conscience assourdie, plus il chemine en hâte à travers le temps et parvient ainsi plus rapidement à la réincarnation, par exemple ceux qui, dans une existence précédente, ont été des criminels ou des idiots. Par contre, plus la conscience a été claire dans le monde  des astres, plus le retour de l’âme vers l’incarnation s’effectue lentement. Il faut avoir été à l’extérieur, dans le cosmos, tout à fait conscient déjà pour pouvoir modeler son futur cerveau physique. L’état qui suit est celui de l’habitant du Soleil. Il s’accomplit environ un siècle après la mort. Durant la phase solaire, on peut avoir la possibilité de former un certain lien avec tous les humains. Lorsqu’un être humain a accueilli l’impulsion du christ, son âme est ouverte à tous. Depuis que le Mystère du Golgotha s’est accompli, nous pouvons nous unir avec l’impulsion du Christ, force spirituelle la plus grande. Mais celui qui ne s’est pas ouvert à l’impulsion du Christ reste aussi, durant la phase solaire, un solitaire.

Il nous faut encore prendre  garde à quelque chose d’autre. Lorsqu’au clairvoyant apparaît un homme avec son aura durant la phase lunaire, ce clairvoyant voit que dans l’immense corps éthérique se présente un noyau apparaissant dans une aura en forme de nuée.

Cette aura porte une coloration sombre uniforme, et reste telle encor cependant la phase mercurienne. Durant la phase de Vénus une lumière apparaît sur un des côtés de la nuée, et lorsque le clairvoyant observe l’être humain, il trouve qu’à partir de ce moment, s’il a été un être moral et religieux, il a pu parvenir à nouer des liens avec des entités des Hiérarchies supérieures. Si cet homme a été bon, il vit durant la phase de vénus en contact spirituel avec des entités supérieures, s’il ne l’a pas été, il ne peut pas reconnaître celles-ci et se condamne ainsi aux tourments, à la souffrance d’une vie de solitaire.
Avant le Mystère du Golgotha, durant la première civilisation de l’époque post-atlantéenne, le Soleil était tel que sur le globe solaire on pouvait en quelque sorte apercevoir le trône du Christ. Ceux qui avaient été bons dans leur vie rencontraient sur le plan du Soleil l’Entité du Christ.

Pendant l’époque de Zarathoustra, le Christ était déjà sur le chemin de la terre, et l’homme ne pouvait pas le trouver sur le Soleil. Depuis le Mystère du Golgotha le Christ est uni à la terre. Lorsque les humains n’ont pas assimilé sur la terre l’impulsion du Christ, ils ne peuvent pas le trouver entre la mort et une nouvelle naissance.

Lorsqu’ensuite on est devenu un habitant du Soleil et qu’on s’est intimement assimilé l’impulsion du Christ, on se trouve devant une quantité de faits que nous désignons du terme de Chronique de l’Akasha du Soleil. Lorsqu’on n’a pas trouvé le Christ sur la terre, on ne peut pas lire la Chronique de l’Akasha sur le Soleil. Nous pouvons apprendre à lire cette écriture quand nous nous sommes ouverts d’un cœur chaleureux sur la terre au mystère du Golgotha ; nous apprenons alors à lire sur le Soleil ce que le Christ y a accompli depuis des millions d’années.

En fonction des conditions actuelles, nous sommes assez forts pour devenir des habitants du Soleil. Plus tard, nous parvenons sur Mars, puis sur Jupiter et sur Saturne, puis dans le monde des étoiles fixes. Durant le retour vers la terre, notre corps éthérique se réduit de plus en plus, jusqu’à ce que nous soyons redevenus si petits que nous pouvons nous incarner à nouveau dans un nouveau germe humain.

Jusqu’à la période du Soleil, nous sommes guidés par le Christ. A partir de là nous avons besoin d’un nouveau guide qui nous conduise du Soleil vers le cosmos. C’est alors Lucifer qui paraît à nos côtés. Lui succomber sur le plan physique est néfaste, mais si nous avons eu sur la terre une juste compréhension de l’impulsion du Christ, nous sommes sur le Soleil assez forts pour pouvoir même suivre Lucifer sans danger. A partir de là, il prend soin du développement intérieur de l’âme, de même que le Christ, sur ce côté du Soleil, a pris soin jusque –là de notre cheminement ascendant. Si nous avons fait nôtre l’impulsion du Christ sur la terre, il est sur le chemin qui mène au Soleil le conservateur de l’âme. En dehors de l’orbite solaire, Lucifer est le guide dans l’univers cosmique ; à l’intérieur de cette orbite, il est le Tentateur.

Si durant la phase solaire nous sommes armés de l’impulsion du Christ, le christ et Lucifer nous guident en frères. Combien différemment doivent être comprises les paroles semblables du Christ et de Lucifer : La parole merveilleuse du Christ : «  En vous vit l’étincelle divine, vous êtes des dieux ». Et la grande tentation luciférienne : « Vous serez comme Dieu ». Deux paroles semblables, mais un effrayant contraste ! Tout dépend de l’attitude que l’homme adopte ici : aux côtés du Christ ou de Lucifer.

La science de l’esprit nous offre une compréhension importante de l’univers. Il faut que dans le corps physique quelque chose comme une connaissance s’offre à nous. Il faut que nous acquérions sur la terre, grâce à la science de l’esprit, une compréhension de ce que sont le Christ et Lucifer, sinon nous ne pénétrons pas consciemment dans l’espace cosmique.

Maintenant commence sur la terre le temps où les hommes doivent prendre conscience de celui qui, après la mort, nous murmure ses paroles à l’oreille : Le Christ ou Lucifer. Durant la vie entre la mort et une nouvelle naissance, nous devons apprendre à comprendre le Christ de la juste manière, afin que nous ne soyons pas obligés de cheminer endormis à travers les espaces cosmiques à partir de la phase solaire.

En ce qui concerne les petites choses de la vie aussi, il faut que la science de l’esprit soit pour nous une réalité. Il apparaîtra de plus en plus quelles forces de vie peuvent être acquises entre la mort et une nouvelle naissance. Des humains naîtront avec des corps desséchés, parce qu’ils ne se seront pas préparés, à cause de leur refus, à puiser des forces au cosmos.

Il faut que les humains acquièrent, pour l’amour de l’évolution terrestre déjà, la compréhension de la science de l’esprit ! De savoir avant cette vie, tu étais dans un monde spirituel – cela rendra les hommes heureux, s’ils se sont ouverts à la science de l’esprit.

« Le ciel étoilé au-dessus de moi, la loi morale en moi », voilà ce qui donne à l’univers sa grandeur. L’être humain se dit : ce qu’est ma vie intérieure, je l’ai acquis dans le monde des astres : ce que j’ai vécu dans l’espace cosmique éclaire maintenant mon âme. Tu as dans ton âme des pulsions néfastes parce que pendant la vie astrale, tu n’as pas essayé de t’ouvrir à ses forces et aux forces spirituelles du Christ. – Il nous faut apprendre à trouver un lien de parenté avec le macrocosme.

Aujourd’hui, l’homme ne peut que pressentir et éprouver ce qui se passe entre la mort et une nouvelle naissance.

Il sent : dans l’existence terrestre, tu vis en ton âme, et tu portes, cachées dans ton esprit, les forces du ciel étoilé. – Lorsque l’homme vit intérieurement cette phrase sous la forme d’une représentation, en la méditant de la juste manière, une force lui viendra qui est d’une importance immense.
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Re: Rudolf Steiner : LA SIGNIFICATION DE L’ANNÉE 1250

Message par solasido le Ven 10 Mar - 9:41

Bonjour Obsidienne et à tous.

Passage oblige



Quoique
Le Blé des Astres
féconde chaque mot.

Imaginer Juste Deviner
Coopérer ou trahir le moment présent
Est-il Interdit ou Obligatoire de se  plaindre
du temps présent ou de sa direction infaillible d'espoir ?

Spoiler:

Nétiquette oblige

Coopérer demeure une stratégie gagnant/gagnant.
Trahir demeure, à tous les niveaux trahir, se trahir,
trahir les autres, par manque de confiance intérieure
durant l'entretien infini du quotidien

Remise à neuf traits mutables
Spoiler:

Si la plainte est d'espoir

Jusqu'à preuve du contraire, respiration spirituelle,
par excellence, le temps présent demeure
l'unique phénomène, idéalement subjectif, pourvu d'autant
d'unités temporelles que de nombres premiers.

Spoiler:
Si


1250 Personne n'aide personne

Spoiler:

Bien à toi, à chacun et à tous
Souriante journée
Merci beaucoup

flower
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solasido

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Date d'inscription : 05/01/2014
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Re: Rudolf Steiner : LA SIGNIFICATION DE L’ANNÉE 1250

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