Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

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Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

Message par obsidienne le Lun 6 Mar - 23:16

Extrait du livre de Rudolf Steiner :

Le christianisme ésotérique et La direction spirituelle de l’humanité.

UN FAIT :

LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU

« CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

Dusseldorf, 5 mai 1912


Ma tâche doit être aujourd’hui de parler de certains points en liaison avec des choses qui seront aussi l’objet de la conférence publique ici (Les guides spirituels de l’homme et de l’humanité GA15), mais qui ne peuvent être commentées dans une conférence publique comme il est possible de le faire devant ceux qui se sont préparés à recevoir ces choses par une longue étude dans un groupe de travail.

La première chose dont nous allons parler, c’est quelque chose qui certes est extrêmement important à notre époque, pour tous ceux qui s’occupent de science de l’esprit et lui consacrent leur intérêt, leur aspiration. Il est vrai que la question que nous allons effleurer a souvent été commentée ici, mais on ne peut parler trop souvent des conceptions de la science spirituelle qui doivent engendrer forces et impulsions pour les hommes du présent et du proche avenir. Je soulignerai aujourd’hui un aspect de ce que doit signifier le courant de la science de l’esprit dans le monde, et c’est ceci : à notre époque, nous avons extrêmement besoin de donner une sorte d’âme à ce que nous pouvons appeler notre planète.

Notre planète ! En fait, il y a encore relativement peu de temps dans le cadre de l’évolution de l’humanité, on ne pouvait pas encore, comme nous le faisons aujourd’hui, parler d’une planète habitée par une humanité qui constitue un tout ; cette pensée n’était pas encore venue à la conscience des hommes. Nous trouvons à cette époque des civilisations qui formaient un tout et se déroulaient dans d’étroites limites. C’est chez des peuples isolés, séparés par des chaînes de montagnes, des mers ou des fleuves, qui menaient une vie pour soi et isolée, que se déroulèrent la civilisation hindoue, puis perse, etc. lesquelles étaient dirigées par les esprits des peuples correspondants.

De telles civilisations existent toujours, nous parlons à bon droit d’une civilisation italienne, russe, française, espagnole, allemande. Mais à côté de tout cela, nous remarquons aujourd’hui, quand nous laissons notre regard passer sur le cercle de la terre, que quelque chose d’uniforme, de semblable se répand par tout le globe terrestre, quelque chose qui relie les peuples du globe terrestre, quelque chose qui relie les peuples de ce globe, en fait une unité, et qui rattache entre eux les peuples les plus éloignés. Il nous suffit de penser à l’industrie, aux chemins de fer, au télégraphe, aux inventions récentes. Par toute la terre, ou rédige les chèques et on les encaisse, on construit des chemins de fer et le télégraphe de la même façon, et il en ira de même avec les inventions qui nous attendent encore.
Interrogeons-nous maintenant : qu’a donc de particulier en soi tout ce qui s’étend de la même façon sur tout le globe, si bien que c’est semblable à Tokyo, à Rome, à Berlin, à Londres ?

Tout cela procure à l’humanité du pain, des vêtements, et satisfait aussi les besoins de luxe qui vont croissant sans cesse. Une civilisation matérielle s’est répandue sur toute la terre, sans distinction entre les nations, entre les races. Et c’est depuis les derniers siècles que cette civilisation matérielle s’est répandue. La civilisation grecque s’est déroulée dans un petit domaine de la terre, et en dehors de ce territoire on n’en connaissait pas grand chose. Aujourd’hui, les nouvelles, parcourent tout le globe en quelques heures, et qui voudrait douter que l’on puisse appeler cette civilisation matérielle une civilisation terrestre ! Et cette civilisation deviendra toujours plus matérielle, et notre planète sera toujours plus enserrée dans son réseau.

Mais les hommes qui reconnaissent la nécessité du mouvement anthroposophique développeront toujours plus la compréhension du fait qu’un corps ne peut pas exister sans une âme. Comme une civilisation matérielle englobe l’ensemble de la planète, la connaissance spirituelle doit l’âme qui s’étend sur toute la terre sans distinction de nation, de couleur, de race et de peuple. Comme on pratique par toute la terre de façon semblable la méthode de construction des chemins de fer et du télégraphe, il faudra qu’on puisse dans peu de temps s’entendre par toute la terre sur les questions qui concernent les âmes humaines. Ce qui naîtra dans ces âmes de plus en plus sous forme d’aspiration et de questions exige une réponse. C’est de là que résulte la nécessité d’un mouvement spirituel. Il se passera quelque chose en grand, comme dans la civilisation extérieure dans les relations entre les différents peuples, et cela gagnera tout le globe comme un commerce d’âme à âme. Et ce qui se tissera ainsi entre les âmes, nous pouvons le nommer une intime compréhension de tout ce qui, par tout la terre, est sacré pour les âmes : leur attitude vis-à-vis du monde spirituel.

Dans un futur qui n’est guère éloigné, il n’y aura par toute la terre une compréhension intime de ce qui a provoqué dans le passé dans l’humanité les luttes les plus âpres, les disharmonies les plus effrayantes, aussi longtemps que l’humanité était morcelée en territoires civilisés qui s’ignoraient.

Mais ce qui se déroulera en grand sur la terre en un mouvement spirituel englobant toute l’humanité terrestre, doit aussi s’accomplir en tout petit d’âme à âme.

Combien les bouddhistes et les chrétiens sont, maintenant encore, éloignés les uns des autres, comme ils se comprennent mal, comme ils se détournent les uns des autres quand ils restent sur le terrain si étroit de leur confession ! Mais le temps viendra où il y aura de plus en plus de bouddhistes qui, au-delà du bouddhisme, deviendront adeptes de la science de l’esprit, et de plus en plus de chrétiens qui, au-delà du christianisme, seront des adeptes de la science de l’esprit. Et ceux-là se comprendront pleinement et profondément les uns les autres.

Que l’humanité aspire ardemment à une telle compréhension intime, à une telle entente, nous le voyons aujourd’hui au fait que dans la science extérieure aussi, des efforts se réalisent, aboutissant à ce que nous appelons l’étude comparée des religions.
Les mérites de cette science ne doivent pas être minimisés, elle a produit de grandes choses. Mais qu’amène-t-elle au jour quand elle nous parle des diverses doctrines des différentes religions ?

Bien qu’on ne le dise pas, ce qui se cache derrière ce que découvre l’étude comparée des religions, ce n’est pourtant que ce qui, dans celles-ci, est croyance d’enfant, et qu’ont dépassé ceux qui ont saisi le noyau de ces religions : c’est cela qu’elle cherche à assimiler.
Mais que veut la science de l’esprit en ce qui concerne les religions ? elle veut précisément connaître ce que les savants chercheurs en la matière ne peuvent pas connaître, à savoir ce profond trésor de vérité qu’elles contiennent.

D’où part donc la science de l’esprit ? De ceci que l’humanité à son origine en un Dieu commun, et que cette sagesse originelle de toute l’humanité, issue de l’origine divine commune, a été pendant un temps répartie entre les différents peuples et groupes humains, comme dissociée en nombre de rayons.

Retrouver et rendre à l’humanité cette vérité, cette sagesse primordiale, non voilée par telle ou telle confession, tel est l’idéal de la science de l’esprit. C’est pourquoi elle peut traiter des différentes religions. Mais son regard ne s’arrête pas aux rites et aux cérémonies extérieures, il voit comment cet antique noyau de sagesse est contenu en telle religion tout comme en telle autre. Les religions sont pour elle autant de canaux à travers lesquels se déverse, comme en autant de rayons, ce qui autrefois se répandait uniformément sur toute l’humanité.

Tandis que le chrétien de la confession extérieure, qui ne sait rien de plus que ce que la confession extérieure a cultivé dans les cœurs humains au cours des siècles, dit au bouddhiste : si tu veux parvenir à la vérité, il faut que tu croies ce que je crois – et que le bouddhiste lui oppose ce qui est sacré pour lui, et ainsi il ne peut y avoir compréhension entre le chrétien et le bouddhiste, la science de l’esprit, elle, adopte vis-à-vis de ces questions une autre attitude.

Celui qui, grâce aux nouvelles méthodes de clairvoyance, pénètre jusqu’au cœur du bouddhisme comme de celui du christianisme, apprend à connaître ce qui est le nerf central du bouddhisme : il apprend à connaître de hautes entités qui proviennent du règne humain, et que l’on nomme boddhisattvas. Et le chrétien entend aussi dépeindre comment un bodhisattva est issu de la condition humaine, et apprend comment un tel bodhisattva agit et travaille dans l’humanité. Il entend que parmi ces bodhisattvas, il en fut un qui naquit six cents ans avant notre ère, et fut siddharta, le fils du roi suddhodana, et que dans la 29eme année de sa vie il accéda à la dignité du Bouddha et il apprend, ce chrétien anthroposophe, qu’un tel être, qui s’est élevé du bodhisattva au Bouddha, n’est plus obligé de revenir sur la terre dans un corps de chair.

De tels enseignements, les spécialistes des religions nous en communiquent aussi certes, mais ils ne savent que faire d’un être comme le bodhisattva ou le Bouddha… Ils ne peuvent élever leur regard vers ce qui est en réalité le noyau d’un tel être, ils le peuvent pas non plus embrasser du regard comment une telle entité, même quand elle ne vit pas dans un corps de chair, guide et dirige l’humanité à partir des mondes spirituels.

Mais nous chrétiens anthroposophes, nous pouvons, devant ce bodhisattva, avoir la même foi que le bouddhiste. Nous comprenons cela grâce à notre chemin de science spirituelle. Et nous disons exactement ce qu’un bouddhiste dit de son Bouddha. Cela aussi, nous le comprenons. Le chrétien anthroposophe dit au bouddhiste : Je comprends et je crois ce que tu comprends et crois. – Et aucun de ceux qui ont lutté pour parvenir à la science de l’esprit sur le terrain du christianisme n’oserait dire, en sa qualité de chrétien : le Bouddha reviendra dans un corps de chair. Il saurait que cela blesserait les sentiments les plus intimes du bouddhiste et que par de telles paroles, il ne caractériserait pas la véritable nature des êtres qui s’élèvent du rang de bodhisattva à celui de Bouddha. Il a, dans le cadre de son christianisme, appris à connaître et à comprendre ces entités.
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Re: Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

Message par obsidienne le Lun 6 Mar - 23:20

Et comment se comportera le bouddhiste qui sera devenu anthroposophe ? Il entendra qu’il faut caractériser le christianisme de façon particulière en ce qui concerne son fondement. Il dirait : le christianisme a certes tout d’abord aussi un fondateur de religion comme d’autres religions du monde, mais à celui-ci s’unit encore une autre entité. Le fondateur est Jésus de Nazareth. On pourrait dire beaucoup de choses sur cette personnalité, et sur ce qui s’est rattaché à elle au cours des siècles. Mais le chrétien considère cette personnalité de Jésus de Nazareth autrement que le bouddhiste le fondateur de sa religion. Dans le langage de l’Orient, on dit : Celui qui est un grand fondateur de religion s’est haussé à un parfait équilibre de toutes les passions et désirs, bref, de toutes les qualités humaines, personnelles. Comparons-lui Jésus de Nazareth. Celui-ci révèle-t-il un même équilibre parfait ? Nous lisons qu’il se met en colère, qu’il renverse les tables des changeurs, les chasse du temple en proférant des paroles de colère passionnées. Nous voyons là qu’il n’a pas de ce que l’on attend en Orient d’un fondateur de religion. Nous pourrions montrer bien des choses encore, mais ces choses ne sont pas discutées. La chose importante, c’est que le christianisme se distingue de toutes les autres religions du globe, qui signalent l’existence d’un fondateur de la religion qui est aussi un grand Instructeur. Mais celui qui croirait que l’être central du christianisme réside en un tel être, ne comprendrait pas la nature du christianisme. Ce qui importe, ce n’est pas qu’il soit ramené à Jésus de Nazareth et qu’on mentionne un grand Instructeur. L’origine du christianisme est marquée par un fait. Il part d’un fait impersonnel : du Mystère du Golgotha.

Grâce à quoi cela a-t-il pu se passer ? – grâce au fait que durant trois années fut présente dans la personne de Jésus de Nazareth une entité que l’on désigne du nom du Christ quand on veut choisir un mot pour elle. Mais ce nom ne peut exprimer l’esprit divin dont nous reconnaissons la présence en Christ. Un nom humain, un mot humain ne peuvent englober une réalité divine. Et en le christ, nous avons à faire avec une grande impulsion divine embrassant le monde : avec l’impulsion du christ, qui lors du Baptême du Jourdain vient habiter Jésus de Nazareth. Voilà ce qui est l’essentiel dans le christianisme, cette impulsion du christ qui vint sur la terre grâce à une personnalité physique, qui pénétra dans la personne physique de Jésus de Nazareth, lequel dans ses enveloppes cachait le Christ. Le Christ porta cette enveloppe physique parce que l’évolution universelle se déroule suivant une ligne qui tout d’abord descend, puis remonte. C’est au point le plus bas de la descente que nous avons le Mystère du Golgotha. Et ceci était nécessaire parce que c’est de celui-ci seul que  pouvait jaillir la force de ramener l’humanité vers les hauteurs.

Après la catastrophe atlantéenne, nous avons la période de l’Inde antique, dont la spiritualité ne sera pas à nouveau atteinte, dans les périodes suivantes, mais seulement à la fin de l’évolution, pendant la remontée, à la septième période. A la période hindoue succéda la Perse antique, puis la période chaldéo-égyptienne. Même quand on ne suit qu’extérieurement l’évolution de l’humanité, on voit clairement que la spiritualité a toujours régressé davantage.

Puis nous arrivons à la civilisation qui avait pris place entièrement sur le sol terrestre : la civilisation gréco-romaine. Nous voyons alors confluer les impulsions merveilleuses qui pouvaient exprimer l’union de l’esprit avec la forme dans les œuvres d’art créées par les Grecs. Et dans la civilisation romaine, dans la qualité de citoyen romain, l’être humain acquiert la maîtrise sur le plan physique…

Mais l’élément spirituel de la civilisation grecque est caractérisé par cette formule : Mieux vaux être un mendiant sur terre qu’un roi au royaume des ombres. Dans ces mots s’exprime l’effroi devant le monde qui se trouve derrière le plan physique, l’effroi devant le monde où l’homme doit pénétrer après la mort. La spiritualité est alors descendue à son point le plus bas.

Mais à partir de là, l’humanité a besoin d’une impulsion de retour vers les mondes spirituels, et celle-ci lui sera aussi donnée durant cette quatrième époque post-atlantéenne dès lors que se déroula en cette période quelque chose qui en somme était entièrement hors du plan physique.

Comment s’est déroulé le Mystère du Golgotha sur ce coin éloigné de la terre en Palestine ? De façon telle que nous pouvons dire : sous une forme internationale, interconfessionnelle. Ce Mystère du Golgotha s’est accompli dans la solitude, à l’abri des regards. La civilisation extérieure n’en a rien su, les Romains n’en ont rien su, eux les maîtres de ce coin de terre où il se déroula. Et ils n’étaient vraiment pas des adeptes du Christ, et les Juifs l’étaient moins encore.

Qui donc est en fait présent lorsque ce Mystère du Golgotha se déroule ? Celui qui, dans sa trentième année, a été autorisé à accueillir en lui le christ, qui a-t-il donc rassemblé autour de lui ? A-t-il réuni les disciples comme Confucius, Laotsé ou le Bouddha l’on fait ?
Quand on y regarde de près : il ne l’a même pas fait. Car jusqu’au Mystère du Golgotha, ses disciples étaient-ils déjà des apôtres ? Non ! Ils se sont dispersés, ils sont partis lorsque celui qu’ils avaient suivi jusque-là s’est engagé dans sa voie douloureuse. Ils sont devenus ses disciples parce que lui, traversant la mort, leur a donné la certitude que quelque chose vit qui triomphe de la mort. C’est alors seulement qu’ils sont devenus ses vrais apôtres et qu’ils ont répandu sa force parmi les peuples de la terre. Auparavant, ils ne l’avaient pas même compris. Et celui qui, après le Mystère du Golgotha, fait le plus pour répandre le christianisme, ne le comprend de son côté que lorsqu’il lui est apparu en esprit.

Nous voyons ainsi que dans l’essentiel, le christianisme n’a pas sa réalité, comme c’est le cas dans d’autres religions et chez leurs fondateurs, dans le fait qu’un grand Instructeur rassemble des disciples autour de lui et que ceux-ci répandent ses enseignements,  mais en ceci qu’une impulsion divine descend sur la terre, passe par la mort et est la cause d’une impulsion ascendante pour l’humanité. Lorsque l’élément personnel a disparu, est passé par la mort, c’est alors seulement que la force agit, qui par le christ est venue sur terre. Ce n’est pas un enseignement personnel qui continue d’agir, mais le fait que le christ résidait en Jésus, qu’il a accompli le Mystère du Golgotha, et qu’à partir de celui-ci une force rayonne au-dessus de toute la suite de l’évolution humaine.

Voilà quelle est la différence entre ce qui a été placé par le christianisme au point de départ de son devenir, et ce que les autres religions y placent. Lorsque nous envisageons le point de départ du christianisme, ce qu’il s’agit de caractériser, c’est ce qui s’est passé lors du Mystère du Golgotha.

Saint Paul dit : « c’est par Adam, - c’est-à-dire par celui qui, encore avant la chute, avant qu’en réalité il soit un homme, a créé l’occasion de cette ligne descendante, et qui donc n’était pas vraiment non plus une personnalité ; - C’est par Adam que l’humanité fut amenée à s’engager sur cette ligne descendante, c’est par le Christ qu’elle fut amenée à s’engager sur la ligne ascendante. »

Pour engendrer un sentiment vrai, une sensibilité vraie, tout cela exige que l’on se consacre pleinement à toutes les vérités occultes qui affluent vers l’humanité. Pour comprendre pleinement ce que ce fait renferme, il est nécessaire de se laisser amener à une compréhension par les vérités occultes les plus intimes et les plus profondes. Si l’on comprend cela, on comprend aussi que tout d’abord, là où le christianisme s’est répandu, les pensées les plus élevées et les vérités les plus profondes du christianisme n’ont pu être saisies aussitôt. Comprendre le fait qu’une impulsion divine soit passée par la mort, penser qu’un tel fait ne peut se dérouler une seconde fois, que parce qu’il s’est passé au point le plus bas de l’évolution humaine, d’elle la force afflue grâce à quoi l’humanité peut désormais remonter à nouveau, peser tout cela, le comprendre, cela n’était accessible qu’à un petit nombre. C’est pourquoi les hommes des siècles suivants s’appuyèrent sur Jésus de Nazareth : c’est lui qu’ils cherchaient, car ils ne pouvaient pas encore comprendre le christ. C’est aussi à travers Jésus que l’impulsion de christ a pénétré dans les œuvres d’art. C’est Jésus que veulent les hommes, et non pas Christ.

Mais nous ne sommes encore qu’au début du véritable christianisme, il n’est qu’au début de son autonomie. Et si l’on dit maintenant : ne nous enlevez pas le Jésus personnel, qui nous console et nous élève, sur qui nous nous appuyons, ne nous donnez pas à sa place un fait impersonnel – il faut que les hommes apprennent à admettre que ce n’est là que de l’égoïsme. C’est seulement quand ils seront dégagés de cet égoïsme personnel, quand ils admettront qu’ils ne peuvent se dire chrétiens que lorsqu’ils feront découler leur christianisme du fait qui s’est déroulé sur le Golgotha dans une solitude grandiose, c’est seulement alors qu’ils pourront vraiment s’approcher du Christ. Mais c’est ce que n’admettra qu’une époque ultérieure.

S’il  pouvait y avoir aujourd’hui des hommes qui diraient : le christ n’aurait pas dû être crucifié, ou bien que lors de son retour dans un corps de chair – il faudrait éviter la crucifixion, cela ne signifierait rien de plus qu’une opinion humaine. De tels hommes ne font pas la distinction entre ce qui ne peut pas exister et un malentendu tout ordinaire. Car ce qui a pénétré par le Mystère du Golgotha dans l’évolution de l’humanité ne pouvait provenir que d’une impulsion divine qui a passé par toutes les douleurs, par toutes les souffrances de l’humanité, par toute la misère et la détresse, par toutes les railleries et la dérision, par tout le mépris et toute la honte, comme il est advenu au Christ. Et tout cela fut bien plus difficile à subir pour un dieu que pour un homme ordinaire.

On ne peut pas non plus prouver le fait du Mystère du Golgotha comme on le fait pour d’autres événements historiques. Déjà le fait de la crucifixion ne peut être prouvé. Il n’existe aucun document historique le concernant. Mais il y a une bonne raison à cette impossibilité de le prouver ; il ne s’inscrit par dans le reste de l’évolution de l’humanité. Car le mystère du Golgotha en effet – et c’est son caractère fondamental – est quelque chose qui ne s’occupe pas de ce qui a à faire directement et au premier chef avec l’évolution de l’humanité.

De quoi s’occupe-t-il donc ? Du cheminement de l’humanité sur la voie descendante et de ce qui doit la conduire à nouveau vers les hauteurs, de l’influence luciférienne sur l’humanité. Lucifer et tout ce qui lui est lié, n’est en effet pas un être humain, Lucifer et les siens sont des entités suprahumaines. Et il n’a eu ni la tendance, ni l’aspiration à engager par ses actes les hommes sur une déviation, mais à se rebeller contre les dieux d’en haut. Il voulait vaincre ses ennemis, et non pas entraîner les hommes à se dévoyer. Les dieux qui vont de l’avant, les dieux d’en haut, et Lucifer avec ses cohortes d’en bas, les dieux des obstacles, sont en lutte, et l’homme a été  impliqué dans cette querelle des dieux depuis le début de l’évolution terrestre.


Dernière édition par obsidienne le Lun 6 Mar - 23:31, édité 1 fois
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Re: Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

Message par obsidienne le Lun 6 Mar - 23:26

C’était une chose que les dieux avaient à régler entre eux dans les mondes supérieurs, mais les humains furent dans cette lutte, entraînés plus bas dans le monde de la matière qu’ils auraient dû l’être.

Les dieux eurent alors pour leur part à créer pour cela une compensation. Il fallait que les hommes soient ramenés vers les hauteurs, il fallait que l’acte de Lucifer soit effacé. Cela ne pouvait s’accomplir que par un acte divin. C’est cet acte divin qui doit être caractérisé tel qu’il est en vérité.

Lorsque nous explorons notre terre, la chose la plus énigmatique que nous y trouvons, c’est la naissance et la mort. Pour l’humanité en recherche, le problème fondamental, c’est que des êtres pussent mourir : la mort n’existe que sur la terre ; dans les mondes supérieurs il n’y a pas de mort, mais seulement transformation, métamorphoses. Mais la mort a son origine dans ce qui a pénétré en l’homme grâce à ce Lucifer, et si les dieux n’étaient pas intervenus l’humanité entière aurait été de plus en plus captée par une tendance conduisant à la mort. Il fallait que l’un des leurs descende… et fasse l’expérience de la mort, qui ne peut être faite que parmi les enfants de la terre, et qui devait compenser l’acte de Lucifer. Et c’est dans cette mort divine que rayonne la force dont le rayonnement pénètre aussi dans les âmes humaines et peut à nouveau les élever hors des ténèbres dans lesquelles l’acte de Lucifer les a fait glisser. Il fallait qu’une fois un dieu meure sur le plan physique.

Cela ne concerne pas directement les hommes, ils furent spectateurs d’une affaire des dieux. Il n’est pas surprenant que l’on ne puisse décrire avec des moyens physiques ce qui est l’affaire des mondes supérieurs, car elle dépasse le cadre du monde physique.

Mais les fruits de cet acte divin qui a dû se dérouler ici, sur notre terre, revinrent à l’humanité, et l’initiation chrétienne donne aux hommes la force de comprendre, sa naissance du sein de la divinité, n’a pu se dérouler qu’une fois, la victoire remportée sur ce qui pénétra dans l’âme humaine à cette origine, ne put s’accomplir qu’une fois.


Si le chrétien devenu anthroposophe décrit cet être du Christ a bouddhiste devenu anthroposophe, celui-ci peut dire : je ne te comprendrais donc pas si je pouvais croire que celui que tu nommes le Christ était soumis à la réincarnation. Non il ne le sera jamais, pas plus que tu dirais que le Bouddha pourrait revenir ! – Il y a cependant une grande différence. Le bouddhiste indique le grand Instructeur auquel il ramène sa religion, mais le véritable chrétien, lui, à un fait des mondes spirituels qui s’est déroulé sur le globe terrestre dans la solitude, à une  chose tout à fait impersonnelle et qui n’a rien à faire avec quelque confession. Tout d’abord, personne ne s’en est fait l’adepte, ce fait n’avait rien à faire avec un coin déterminé de la terre, la force des dieux qui en émanait se déversa dans une majestueuse solitude dans l’ensemble de l’évolution de l’humanité qui lui fit suite.

Chercher la vérité dans les différentes religions, telle est la tâche d’une conception du monde née de la science de l’esprit, et si vraiment nous cherchons dans toutes les religions le noyau de vérité, il apporte la paix. Une religion, si son adepte la reconnaît vraiment à la lumière de la science de l’esprit, ne veut pas imposer à une autre le rayon de vérité qui lui est propre. De même que le chrétien anthroposophe ne peut pas dire que le Bouddha reviendra, car alors il n’aurait pas compris le Bouddha, de même le bouddhiste ne pourrait pas dire que le Christ reviendra, car alors il ne comprend pas le christ.

Mais la vérité sur le Bouddha et la vérité sur le Christ ne signifient en aucun cas – si nous ne cultivons pas des préjugés personnels – discorde et sectarisme, mais harmonie et paix. C’est ce qui suit de soi-même la vérité, qui signifie et engendre la paix dans le monde. Toutes les nations et toutes les religions peuvent suivre le Bouddha, le grand Instructeur de la plus haute vérité. Et toutes les nations et toutes les religions de la terre peuvent suivre le Christ, la force divine dans la vérité la plus haute. Et la compréhension mutuelle signifie la paix dans le monde. Et cette paix, c’est l’âme du monde nouveau. Et c’est à cette âme qui, en qualité de science de l’esprit pour tous les hommes, doit régner au milieu de toutes les civilisations sur toute la terre que l’anthroposophie doit conduire.


Ce sont ces connaissances qui ont été cultivées dans les écoles rosicruciennes des siècles passés, à partir du XIIIe et du XIVe siècles. Ces écoles savaient qu’avec de telles connaissances la paix pénètre dans les âmes humaines. Et elles savaient que plus d’un, qui ne peut vivre cette paix ici sur la terre, la ressentira après la mort comme un accomplissement de ses idéaux les plus chers, quand il abaissera son regard sur la terre et verra la paix naître entre les nations, dans la mesure où elles s’ouvriront à de telles connaissances.

De la façon dont j’ai parlé aujourd’hui, ainsi parlaient dans les derniers siècles, dans des cercles restreins, les membres des milieux rosicruciens. Cela peut être dit aujourd’hui devant de plus grandes assemblées. Ceux qui ont mission, au sein du mouvement de science spirituelle, d’agir en exécuteurs testamentaires de ce qui, venant du Mystère du Golgotha, afflue dans l’humanité, ceux-là savent que Jésus, qui a porté en lui le Christ, se rend chaque année au temps de Pâques au lieu où s’est accompli le Mystère du Golgotha.  Le christ descend chaque année en ce lieu, et là, les disciples qui ont atteint la maturité peuvent s’unir à lui.

C’est ce qu’a ressenti un poète – Anastasius Grün - :

Comment une individualité descend et se rend chaque année, le premier jour de Pâques, au lieu où s’est déroulé le Mystère du Golgotha. Il décrit cinq de ces assemblées du Maître avec ses élèves. La première, qui se tient après la destruction de Jérusalem, la deuxième après la prise de la ville par les croisés, la troisième Ahasver, le juif errant au Golgotha, la quatrième un moine en prières espérant le salut des conquérants, car différentes sectes parsèment la terre et se querellent, tandis que celui qui apporta sur la terre le grand message de paix, embrasse du regard le lieu de son activité. Ce sont les quatre images de visites passées faites par Jésus sur les lieux de son activité, sur le Golgotha. Puis anastasius Grün évoque dans un poème : Schutt (Décombres) une image de la future descente sur le Golgotha. Ce qu’il décrit se situe dans un lointain avenir : cette situation de l’avenir qu’il ressent comme la puissance de paix qui règnera alors sur la terre. Elle réside dans le christianisme non confessionnel ressenti comme rosicrucien. Il voit des enfants qui jouent. Ils déterrent – cette image peut être encore maintenant une utopie – ils déterrent un objet en fer, et ne savent pas ce que c’est. Seuls ceux qui ont encore une connaissance ancienne d’un combat passé depuis longtemps savent que c’est une épée. En ce temps de paix, on ne discerne plus comment utiliser une épée et on s’en sert comme d’un soc de charrue. Un laboureur continue de creuser et trouve un objet en pierre, à nouveau inconnu. Ceux qui savent encore quelque chose disent que pendant un temps, l’objet fut banni de la terre. Les hommes ne l’ont pas reconnu. Autrefois ils en ont fait le symbole de la querelle – c’est une croix en pierre, - mais maintenant qu’ils se rassemblent autour de l’impulsion d’avenir du Christ Jésus, maintenant cela devient autre chose.

Et comment le poète nous décrit-il cela en l’année 1836 ? Il nous décrit ainsi ce symbole de la mission de l’impulsion du christ correctement comprise :
Bien qu’ils ne le connaissent pas, il est plein de bénédictions.

Dressé dans leur poitrine, dans son charme éternel,

Sa semence alentour fleurit sur les chemins :

Car ce qu’ils ne connaissent plus – c’était la croix !

La croix de pierre est dressée au jardin,

Objet antique, énigmatique, vénérable,

Qu’enlacent alentour, grimpant et regrimpant,

Roses et fleurs de toute espèce.

Ainsi se tient la croix, dans l’éclat et la plénitude,

Glorieuse et riche de sens, sur le Golgotha ;

Le voile de ses roses en entier la recouvre,

Depuis longtemps, sous tant de roses,

On ne voit plus la croix.
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Re: Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

Message par obsidienne le Jeu 9 Mar - 22:14

http://www.editions-triades.com/livres/spiritualite/themes-generaux/l-homme-terrestre-et-l-homme-art1128.html

L’homme terrestre et l’homme cosmique
de Rudolf Steiner

Au sommaire

- Conférence d’introduction pour l’hiver 1911/1912.
- Les témoins des temps révolus dans la culture humaine de notre temps. -Le hasard et la conscience humaine actuelle. Une méditation pascale.
- Les forces de lame humaine et leurs inspirateurs.
- Le Kalevala, l’épopée finlandaise.
- L’apparition de l’idée de la réincarnation dans la culture occidentale.
- Une individualité en précurseur du christianisme.
- La mission de la terre. Étonnement, compassion et conscience.
- La nature permanente de l’impulsion christique.
- La signature du développement humain.
- Pérennité de l’individualité.
- Apparition du soi-esprit dans l’être humain.
- Conscience, mémoire et karma.
- Formes de la pensée.
- Forces formatrices intérieures.
- Principe du progrès dans l’évolution.
- Gravité de l’heure.
Sommaire détaillé

PREMIÈRE CONFÉRENCE Berlin, 23 octobre 1911
Manifestation estivale à Munich : représentation théâtrale et présentation du cycle de conférences « Weltenwunder, Seelenprüfungen, Geistesoffenbarungen », (GA 129 Dionysos et la conscience du moi, merveilles du monde...). Introduction de la vie spirituelle dans l’art. Projet d’édifice à Munich. La maison de la Branche à Stuttgart. Suppression du congrès de Gènes et conférences tenues ailleurs. Fondation de la Loge Christian Rose-Croix à Neuchâtel. Vérités sur l’apparition du Christ impossibles à communiquer sans le travail occulte occidental accompli du 12e siècle à nos jours. Comment la vision orientale de la théosophie ne peut pas trouver le Christ. L’action de H. P. Blavatsky. Son insuffisance à comprendre le christianisme. Successeur de Bouddha : futur Maitreya-Bouddha. Confusion chez Blavatsky puis Annie Besant entre Jeshu ben Pandira et Jésus de Nazareth. Unique incarnation possible du Christ. Le courant de la science de l’esprit et son lien avec le mouvement rosicrucien.

DEUXIÈME CONFÉRENCE Berlin, 19 mars 1912
L’intervention du monde spirituel dans le monde des humains aux temps reculés, présentée à partir des contes de Martin Buber : « Histoires chinoises d’amours et d’esprits ». Passage de la procréation asexuée à la procréation sexuée. Peuple chinois en tant que réminiscence d’anciennes races atlantéennes. La poésie chinoise et les réminiscences d’époques précoces de l’Atlantide. Spiritualité figée dans la vie spirituelle chinoise. Tâche de la culture chrétienne occidentale. Conditions d’une recherche spirituelle sérieuse.

TROISIÈME CONFÉRENCE Berlin, 26 mars 19121
Intolérance de l’esprit matérialiste. Compréhension des lois naturelles par la raison et l’entendement, compréhension des lois du hasard par le sentiment. Le hasard apparent et ses lois. Exemple éclatant de l’intervention de soi disant hasards dans la vie humaine. Collision de deux mondes dans la vie humaine. Le courant spiritualiste et le courant matérialiste. Exigence de courage pour mettre du sens dans les faits du hasard. La dissertation de Richard Eriksen sur « Le lien du moi avec la pensée » et le chapitre sur le rapport de Goethe avec la science naturelle, dans la biographie de Bielschovsky. Les lois naturelles comme actes des Exousiaï. « …car il enseignait comme enseignent les Exousiaï » (Marc 1,22). La grande impulsion pascale de l’humanité.

QUATRIÈME CONFÈRENCE Berlin, 23 avril 1912 _ Le calendrier de l’âme anthroposophique 1912-13. La fête pascale en rapport avec la naissance de la conscience de soi. Apparition du Kalevala. Les trois héros du Kalevala, inspirateurs des trois forces de l’âme humaine : Wäinämöinen pour l’âme de sensation, Ilmarinen pour l’âme d’entendement et de sentiment, Lemminkäinen pour l’âme de conscience. L’être humain envoyant sur terre le règne animal devant lui. Les forgerons du Sampo, le corps éthérique, forgé par les trois forces de l’âme et s’exprimant dans le corps physique. Délicate annonce du christianisme dans les dernières runes du Kalevala. Ouverture toujours plus grande de l’âme humaine aux mondes spirituels. Le propre de la 4e période de civilisation est l’impact du mystère du Golgotha. Moi luciférien et moi chrétien. Esprit régnant dans la science des religions comparées. Tâche de la théosophie dans le présent.

CINQUIÈME CONFÉRENCE Berlin, 2 mai 1912
Le sens du progrès de toute l’humanité. Participation des individualités au progrès général par leurs retours successifs dans les incarnations. Différence de l’idée de réincarnation et du karma dans la culture orientale pré-chrétienne et dans la culture chrétienne. Vision orientale portant le regard sur les individualités en développement, et vision occidentale regardant l’importance des personnalités et de leurs vies particulières. Perspective importante : observation des personnalités en tant qu’individualités passant de vie en vie. Les prophéties chrétiennes successives d’Élie, Jean-Baptiste, Raphaël et Novalis. Herman Grimm à propos de l’oeuvre de Raphaël, « Cinq Pâques » d’Anastasius Grün dans son œuvre intitulée Schutt.

SIXIÈME CONFÉRENCE Berlin, 14 mai 1912
Question du sens de la vie et du but de la Terre. Étonnement et émerveillement à la source de toute philosophie. Trois impulsions faisant se dépasser l’homme : étonnement et émerveillement ; compassion et participation ; voix de la conscience. Mission de la terre de développer ces trois impulsions. Apparition de l’étonnement et de l’émerveillement à l’époque grecque. Impulsion de la compassion et de la participation au cours du 6e siècle avant notre ère. Aiguisement de la conscience spirituelle. Le Christ en lien avec l’atmosphère terrestre. Substance sublime restant après le terme de l’évolution terrestre. Les trois en8 veloppes de l’impulsion christique. Son corps astral (étonnement et émerveillement), son corps éthérique (compassion et participation), son corps physique (la conscience). Représentation de la figure du Christ à l’avenir.

SEPTIÈME CONFÉRENCE Berlin, 20 mai 1912
Impulsion du Christ dans l’humanité au milieu de l’époque postatlantéenne. Développement des formes architecturales : de l’Égypte ancienne au dôme gothique de nos jours, image de la descente de l’être humain sur le plan physique et de son élévation vers les mondes spirituels divins. Légende du déluge dans différents peuples et début du Kali Youga en 3101 avant notre ère. La déité indienne Pramati libérant l’humanité de la conduite par les anciens dieux. Fin du Kali Youga en 1899. Kali Youga, un déluge spirituel noyant la conscience et provoquant une hécatombe. Légende grecque de Deucalion. Mission de la science de l’esprit après la fin du Kali Youga : conduite de l’humanité vers une nouvelle connaissance clairvoyante. Passage de l’âme de conscience à la vie dans le soi-esprit. Influence des morts auprès des vivants. Influence de Giovanni Santi sur son fils Raphaël.

Conscience terrestre et dépendance du corps physique. Corps éthérique comme instrument de la mémoire terrestre. Inscription du « panorama » dans l’éther cosmique. La « notice » dans l’éther en lien avec l’individu. Expériences intérieures de l’homme devenant, dans l’éther cosmique général, des faits extérieurs restant liés à l’individu. Le corps astral comme instrument de nos actes. Vie rétrospective de notre monde des actes dans la mort. Inscription de nos actes dans l’astralité générale du cosmos, dans le karma. Les formes de pensée et de sentiment se libérant de l’individualité pour sortir dans le cosmos dans une existence autonome.

NEUVIÈME CONFÉRENCE Berlin, 20 juin 1912
Forces formatrices ou perturbatrices des pensées et sentiments désintéressés ou égoïstes. Progrès de toutes les hiérarchies. Élévation des esprits de la forme au début du développement terrestre. Au temps reculé, ressemblance marquée des fils avec leurs ancêtres. Expression marquée des individualités dans le futur. Formation individuelle des physionomies, à l’avenir, par les pensées et les sentiments désintéressés. Passage de l’humanité de l’âme-groupe (race, tribu, famille) vers l’individualité. Recherche toujours plus individualisée de la voie vers les mondes spirituels. Disparition de la conduite humaine par une autorité extérieure. Examen toujours plus marqué des vérités spirituelles par l’entendement individuel. Les anciennes initiations et le mystère du Golgotha. Bouddha dans le courant du Christ et sa mission sur Mars. Reconnaissance du principe de développement. Christian Rose-Croix, conducteur du mouvement occulte pour l’avenir. Le nerf fondamental de la théosophie. Aspiration nationaliste et impérialiste dans la Theosophical Society. Fondation du mouvement théosophique sur la véracité et la vérité.
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Re: Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

Message par solasido le Ven 10 Mar - 20:33

obsidienne a écrit:http://www.editions-triades.com/livres/spiritualite/themes-generaux/l-homme-terrestre-et-l-homme-art1128.html

L’homme terrestre et l’homme cosmique
de Rudolf Steiner

Au sommaire

- Conférence d’introduction pour l’hiver 1911/1912.
- Les témoins des temps révolus dans la culture humaine de notre temps. -Le hasard et la conscience humaine actuelle. Une méditation pascale.
- Les forces de lame humaine et leurs inspirateurs.
- Le Kalevala, l’épopée finlandaise.
- L’apparition de l’idée de la réincarnation dans la culture occidentale.
- Une individualité en précurseur du christianisme.
- La mission de la terre. Étonnement, compassion et conscience.
- La nature permanente de l’impulsion christique.
- La signature du développement humain.
- Pérennité de l’individualité.
- Apparition du soi-esprit dans l’être humain.
- Conscience, mémoire et karma.
- Formes de la pensée.
- Forces formatrices intérieures.
- Principe du progrès dans l’évolution.
- Gravité de l’heure.
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Gagnant/Gagnant




Nétiquette oblige

Bien à toi, à chacun et à tous

Beau mensonge fragile

Souriante journée
Merci beaucoup



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Re: Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

Message par obsidienne le Lun 13 Mar - 1:17

Les schémas abstraits nécessitent des indications Mr Solasido !

Tous ces symboles en forme de cercle comme l'ensol (le serpent en mouvement, ouroboros), les mandalas qui tournent, le swastika, l’Ouroboros. Le scarabée Kheper germe du futur.

Pour nous indiquer la forme du "je" lumière de l'être humain qui se trouve sous forme de cercle en mouvement sur le front (le 3ème oeil. Il est le pont vers le sur-moi qui se trouve dans le monde causal ).

Et le sceau de Kirchweger la représentation des planètes de notre système qui se retrouvent dans l'infiniment petit l'homme (planètes rapides et planètes éloignées de plus lente révolution)....







http://www.anthroposophie.fr/wp-content/uploads/2016/03/QxAP8s150x.pdf

Rudolf Steiner et la tradition occulte

Nous trouvons chez Anton Kirchweger une sorte d’ancêtre des sceaux des
Drames-Mystères. Cette image circulaire, nommée «le sceau de Salomon»
est de toute évidence l’une des images-symboles les plus significatives des ouvrages
alchimiques. C’est par l’entremise de son initiatrice aux sciences occultes, Susanne
von Klettenberg (1723-1774) que Goethe découvrit ce signe à Frankfort
vers 1769. C’est vraisemblablement aussi cette image qu’il utilise dans son Faust :
(Il ouvre le livre et aperçoit le signe du Macrocosme.)
Ah! quelles délices jaillissent à cette vue Soudain à travers tous mes sens !

Rudolf Steiner possédait une profonde connaissance de ce type de symboles
magiques et de cette figure en particulier. Il la cite même à titre d’exemple pour démontrer comment s’y prendre si l’on veut tirer profit de ce genre d’image pour sa méditation.


Voilà qui est étonnant : une image hermétique sortie d’un ancien grimoire pourrait encore agir sur nous et servir dans un contexte anthroposophique !

Dans cette conférence, Rudolf Steiner commence par décrire cette image où les mots,
les symboles, les représentations s’amalgament organiquement. Il remarque que dans la partie supérieure, il y a un demi-cercle en forme de dragon avec des pattes et des ailes, plein de vie, c’est le volatile des alchimistes. Celui-ci touche un autre dragon, qui selon les propres mots de Rudolf Steiner, meurt en lui-même: le fixum, l’immobile.

Toutes sortes de signes complètent notre image : des mots-clés symboliques,
Abyssus invocat Abysum, Abysus inferior et Abysus superior, les deux triangles
enlacés du sceau de Salomon, les signes des planètes, etc.

Goethe sentait dans son subconscient que ces signes étaient porteurs de sens,
que l’on pouvait en tirer quelque chose par une observation attentive en s’adon-
nant littéralement à eux. Il savait qu’il y avait dans ce genre d’image un potentiel
que l’on ne rencontre dans aucune autre représentation, ni parole. Il avait le
pressentiment que par cette voie il pourrait pénétrer dans le monde spirituel.
Les scènes du Faust nous en sont témoins.


Si l’on laisse agir ce signe sur tous nos sens par une sorte d’écoute avec les yeux,
on peut ressentir quelque chose de hautement singulier, prédit Rudolf Steiner :

L’âme découvre un je ne sais quoi qui s’active alors qu’il sommeillait
auparavant.


Et il ajoute que si nous avions suffisamment d’endurance, nous
passerions de la concentration à la méditation de ce type de symbole, nous
découvririons que l’âme se développe au contact d’une telle image et une véritable ouverture de l’œil intérieur s’opèrerait. Il précise qu’au 18e siècle, il n’était pas encore possible d’ouvrir cet œil spirituel de cette manière. Pour nous, ce serait une voie nouvelle. Voilà qui est intéressant pour le chercheur spirituel moderne.


Aux sources égyptiennes et chinoises

Si nous recherchons les origines du sceau de Kirchweger, nous allons trouver que
cette image est une illustration de la plus célèbre phrase de la table d’émeraude :

« Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce
qui est en bas, pour l’accomplissement des merveilles de la chose unique».


Le serpent Ouroboros, la chose unique aux multiples visages qui réunit le macrocosme et le microcosme, apparaît pour la première fois en Egypte vers 1450 av. J.-C. sur les murs des tombes royales. La représentation ci-dessous est tirée d’un guide de l’au-delà, le livre de l ’ A m d o u a t. Vous la trouverez à la sixième heure, au fameux minuit des
mondes. Le personnage couché s’appelle la Chair [de Ré], il représente ce qui
est devenu, qui ne peut plus être changé, le fixum.

Le scarabée Kheper représente ce qui va advenir, le germe du futur. Depuis lors, la représentation du serpent qui se mord la queue revient souvent dans l’iconographie occulte pour représenter sous forme d’image symbolique le facteur d’évolution par mouvement cyclique.

C’est aussi la manière la plus courante de représenter le « Ich » (Le Je, 4ème composant de l’être humain) entité capable de réunir les polarités comme ciel et terre, spirituel et matériel, devenu et devenir etc.

Dans la spiritualité Zen nous retrouvons cette image dans l’Enso.



Retour à l’actualité

Rudolf Steiner, surtout lorsqu’il agissait encore au sein de la société théosophique, se servit amplement d’images occultes existantes. Il ressuscite en quelque sorte un vieux langage, souvent repris sans être compris et sans grandes modifications à son époque. Nous connaissons avant tout les sceaux des planètes et ceux des Drames-Mystères.

Certains gardent le caractère « Mandala », c’est-à-dire qu’ils sont de forme circulaire et rayonnent à partir d’un centre. C’est le cas des deux premiers Drames-Mystères. Pour les deux autres, il utilise des mandalas qui tournent, le swastika pour le troisième et
l’Ouroboros pour le quatrième.

Le sceau de L’Éveil des âmes se distingue des autres sous bien des rapports. Comparé à des modèles théosophiques ou alchimiques plus anciens, il est très simple : un petit
cercle au centre d’où partent douze rayons, porteurs de lettres qui forment une parole
mantrique. Parmi eux, trois ont la forme d’un éclair ou du « sowilo » (s) de l’alphabet runique. Il est aussi à remarquer que le JCH, écrit de cette manière, est comme une
condensation de JESUS-CHRIST, encore une raison pour laisser « Ich ».

Ce JCH, doublement employé, reprend l’image de l’Ouroboros, il devient l’image du renouvellement par la force du «Ich».

L’initié moderne

Pour le chercheur spirituel moderne, il est extraordinaire d’apprendre qu’à notre époque, où les images sont omni présentes, il existe par là de nouvelles voies vers le spirituel. L’œuvre écrite du fondateur de l’anthroposophie est immense. Or il nous a laissé de surcroît un matériel d’images considérable.

Le premier Gœtheanum, à lui seul, est déjà une source infinie d’images dans un
langage-symbole qui n’a en rien perdu de son actualité. Bien au contraire : cent
ans après, il ne cesse de nous surprendre par son aspect « germe du futur ». Aux
confins des deux coupoles, il y avait une représentation de l’initié moderne.

Devant lui : un mot, le seul mot visible dans cet édifice, et ce mot c’est «JCH»,
écrit de la même manière que sur notre sceau. Quant au geste du représentant
de l’initié moderne, celui qui s’élève au dessus du squelette, il rappelle singuliè-
rement celui de la « Chair ». L’enfant qui vient à sa rencontre évoque le scarabée
Kheper. Ce personnage semble dire: «Ich reconnaît sich». Le sceau du Drame-
Mystère est devenu image pariétale du temple.



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Re: Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

Message par solasido le Lun 13 Mar - 5:17

bonjour à tous


Dieu, voici Dieu 

Tu ne comprends pas les mots que tu lis
tu ne comprends pas les mots que tu écris
tu ne comprends pas ce que signifie le terme comprendre
miss obsidienne ne te fais pas de soucis ni pour les schémas,
ni pour les explications déjà données, ce n'est pas du tout,
 de ton niveau, ni même de celui de tes mélomanes préférés.


Vérifie par toi-même, car pour la plupart des intervenants non-sectaires, 
tes copier-coller ne sont que de vulgaires mythouillades, 
même pas assez drôles pour être mis spirituellement en lumière.

Jusqu'à preuve du contraire, pour commencer, le respect, la courtoisie et la politesse 
sont de mise, comme pour un face à face, voir même encore plus puisque le ton 
de la voix et les expressions du corps ne sont pas visibles, soit 93% des éléments 
de communication, donnés à entendre.

Mieux vaut coopérer que trahir, se trahir, trahir la nétiquette. Considérer la nétiquette comme de l'hypocrisie constitue une trahison et engage vite dans toutes sorte de processus de destruction mutuelle, si nul ne prend garde au fait que la violence verbale devient un spectacle bien ordinaire du niveau zéro de l'information.




Évidemment pas de messages à caractère injurieux, diffamatoire, xénophobe, raciste, antisémite, mièvre, sectaire, fanatique, rabaissant, homophobe, sexiste, d’incitation à la haine, à la violence ou en général tout sujet contraire à la loi et aux valeurs humanistes (ça fait une sacré liste, que l'on retrouve dans les CGU de nombreux services).

Gagnant/Gagnant,  la prudence, le respect, la clarté, la concision, la courtoisie,
la politesse, la spiritualité (art et science de la respiration) sont de rigueur 
partout y compris sur le web.


Ce que tu ne dirais pas lors d’une conversation réelle, ne prends pas Internet 
comme bouclier pour le faire, le mépris interdit la compréhension et sans
compréhesion ton combat est voué à l'échec.


Trahir la nétiquette ou se trahir n'a rien d'une stratégie gagnant/gagnant,
mêmes tes mélomanes sont trahis...


Quel talent !





Bien à chacun et à tous
Souriante journée
Merci beaucoup
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Re: Rudolf Steiner : UN FAIT : LE PASSAGE PAR LA MORT DE L’IMPULSION DU DIEU « CINQ PAQUES » D’ANASTASIUS GRÜN

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