Rudolf Steiner : La création de l’homme par les Archées depuis la Lémurie jusqu’à la fin du monde. Les Esprits du Temps. Les Esprits de la Forme

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Rudolf Steiner : La création de l’homme par les Archées depuis la Lémurie jusqu’à la fin du monde. Les Esprits du Temps. Les Esprits de la Forme

Message par obsidienne le Ven 3 Mar - 0:41

Extrait du livre de Rudolf Steiner :

« Les forces formatrices et leur métamorphose - Harmonies et Antagonismes »

Treizième conférence. Dornach, 17 juillet 1921 :

La création de l’homme par les Archées depuis la Lémurie jusqu’à la fin du monde. Les Esprits du Temps. Les Esprits de la Forme. Les grandes époques comme reflet de l’évolution sur Saturne. Soleil et Lune. La présence des Archées, des Archanges et des Anges entravée par le principe matérialiste. L’éveil du Moi qui affranchit l’être humain des hiérarchies. Tout est placé dans la liberté de l’homme. L’illusion et le mensonge se substituent à la connaissance objective de la réalité. Besoin d’un effort de véracité et d’un enthousiasme pour l’anthroposophie.


On a réellement occulté pour la conscience de l’homme bien des secrets et bien des lois de l’existence universelle, lorsqu’on a permis que s’installe le malentendu dont j’ai parlé hier et avant-hier à propos de la signification de la polarité entre Ormuzd et Ahriman. Disons avant tout que seul ce malentendu a rendu possible que le matérialisme envahisse l’humanité. Il a persuadé les hommes qu’à partir des polarités qu’étudient les sciences modernes on pourra peu à peu comprendre l’univers. Une simple réflexion peut montrer que, par cette voie, la compréhension de l’univers ne sera jamais possible.

Rappelez-vous quelques-uns des aspects que j’ai exposés, ces dernières semaines, et songez que les gens qui se prétendent aujourd’hui des savants, des scientifiques, ne se réfèrent qu’à l’homme tel qu’il est après sa mort, au cadavre. Ce qui pénètre encore l’être humain, lorsqu’il est devenu un cadavre, ce sont des lois naturelles, c’est le devenir naturel : cela, on peut l’expliquer tout d’abord à l’aide des lois usuelles de la science.

Mais ce qui vit dans l’homme, entre la naissance et la mort, résiste à ces lois naturelles. Et si l’on se guidait un peu, de nos jours, non sur des préjugés, mais un jugement sain, on dirait que l’homme, entre la naissance et la mort, - à vrai dire dès ses premières ébauches embryonnaires, - lutte contre la domination des lois naturelles, telles que les comprend notre science.

Prenez la nature environnante et tout ce que vous enseignent à son sujet la physique, la chimie, la physiologie, la biologie et ainsi de suite, représentez-vous tout ce qui est dit ainsi de la nature, et pensez ensuite à l’homme, tel qu’il vit entre la naissance et la mort.

Vous conclurez que toute cette vie n’est qu’un combat contre le domaine sur lequel règnent les lois de la nature. L’homme ne peut être l’homme, entre la naissance et la mort, que parce que son organisme ne veut rien savoir de ces lois, s’oppose à ces lois.
Ceci entraîne nécessairement que , pour pouvoir situer le devenir de l’homme au sein de l’univers, du cosmos, il est nécessaire de trouver à ce cosmos d’autres lois, une autre sorte de devenir.

Avec nos lois naturelles actuelles, nous nous représentons un monde dans lequel l’homme ne figure pas réellement, ni même l’animal, ni la plante. Mais aujourd’hui nous vous limiterons à considérer les seuls rapports de l’homme à la nature. L’homme n’est pas dans le genre de nature que la science actuelle croit maîtriser. Il se révolte, à chaque battement de cœur, contre cette nature dont parle la science.

Cependant, on peut encore parler du cosmos, du Tout. Car l’homme, tel que nous le voyons en tant qu’homme physique, naît aussi du sein de ce  cosmos. Mais nous devons alors attribuer à ce cosmos une autre nature que ce qui constitue le contenu de notre âme, - si nous nous en tenons à ce que disent les scientifiques. Nous pourrons nous faire une idée de ce à quoi je fais allusion, lorsque nous aurons pris connaissance des faits constatés par la science spirituelle.

Considérons le moment où l’homme meurt, - que ce soit jeune ou à un âge normal. Il reste le cadavre. Nous pouvons comparer ce processus à la mue d’un serpent, et c’est en réalité bien plus qu’une comparaison. On peut penser aussi au rejet de la coquille d’œuf par un jeune volatile. Le cadavre, ou les autres vestiges dont je parle, qui sont rejetés, sont accueillis par les lois naturelles au sens où je l’ai dit tout à l’heure ; une fois absorbée par les lois naturelles, la mue du serpent n’obéira plus en rien aux lois formatrices de son espèce.

Les lois terrestres accueillent, adoptent la dépouille humaine. Mais l’homme, entre la naissance et la mort, possède une forme bien à lui : la forme humaine. Celle-ci se dissout, elle cesse d’être. Et un certain sens, le cadavre garde encore cette forme, mais ce n’est en quelque sorte qu’une imitation ; il a encore une forme, mais ce n’est plus la même, ce n’est plus celle qu’avait l’être vivant. Car ce qui est propre à cette dernière, c’est que l’homme se ressentait en elle, c’est que l’homme s’en servait pour se mouvoir.

Quand l’homme se déplace, la forme humaine s’emplit d’un complexe de forces. Tout cela, à la mort, est sorti du corps. Donc, ce qui a laissé sa forme au cadavre n’existe plus en lui ; cela disparaît à l’instant de la mort. L’homme ne l’emporte pas avec lui. Il emporte avec lui, pour quelque temps, son corps éthérique. Nous en ferons abstraction pour l’instant. De toutes manières, il n’emporte pas avec lui sa forme physique, - il la perd.  En termes plus précis on peut dire ceci : si l’on observait les mouvements, les activités de l’homme après qu’il ait quitté son corps, après qu’il ait franchi la porte de la mort, on trouverait d’autres mouvements et d’autres activités que ceux de sa forme physique.

Lorsque l’être humain franchit le seuil de la mort, ce qui remplit sa forme physique cesse d’exister pour le dehors. Le cadavre a eu cette forme, il la conserve mais ne peut pas la garder ; il la perd peu à peu, car elle ne lui appartient plus. Si vous me permettez d’employer une comparaison vulgaire : songez à un moule que vous retournez sur une pâte à gâteau. La pâte à dès lors la forme de ce moule, et cependant on ne peut pas dire que le gâteau a cette forme à partir de sa propre matière ; non, il l’a reçue du moule. De même que la pâte conserve la forme une fois que vous avez retiré le moule, de même le cadavre conserve la forme de l’homme, lorsque cette forme lui est enlevée.

Mais la forme elle-même, avec laquelle nous nous promenons ici-bas, cesse d’être quand l’homme franchit la porte de la mort. Si nous avons cette forme, si elle peut se créer à partir des lois du monde, comme un cristal se crée, cela tient aux lois du monde lui-même. Si bien que nous pouvons nous demander : qu’advient-il de cette forme ?

Et l’investigation spirituelle nous fournit la réponse : de cette forme se nourrit, sa sustente un Esprit de la hiérarchie que nous appelons les Archées, les Commencements. Et nous concluons : quelque chose de la forme humaine passe dans le domaine des Archées.
La forme physique, avec laquelle nous vivons ici-bas et que nous quittons à la mort, est issue du domaine des Archée. Cela est réel. Nous avons cette forme physique parce que nous sommes adombrés par un Esprit de la hiérarchie des Archées. Nous sommes enveloppés d’esprit qui nous est venu de la sphère des Archées. A la mort, cet Esprit nous retire ce qu’il nous a prêté pour le temps de notre vie terrestre.

Voyez-vous, voici encore une chose par laquelle on reconnaît qu’en réalité, on appartient à tout le cosmos. C’est bien vrai, les Archées allongent, en quelque sorte, leurs tentacules. Je voudrais la dessiner ainsi : ceci est un des Archées et ceci la forme qu’il allonge.





Là, dans cette invagination,  s’engendre la forme humaine (schéma) ; c’est là –dedans que l’homme est, au début. Vous ne pouvez vous représenter avec justesse votre existence au sein du cosmos, si vous ne vous voyez pas revêtu, au début, de ce qui est ici l’excroissance des Archées.  

Rappelez-vous, d’autre part, ce que j’ai expliqué ces jours derniers : l’homme de l’époque lémurienne était encore en formation et il prit peu à peu la forme que nous lui connaissons. Les descriptions que l’on peut donner de la naissance de la forme humaine, vous les trouverez dans « La science de l’Occulte ».

Rappelez-vous aussi les descriptions que j’ai données du monde altantéen, et vous comprendrez ce que font réellement les Archées, comment ils descendent de leur royaume pour travailler dans le monde terrestre, comment ils métamorphosent la forme humaine. Cette métamorphose continuelle de la forme humaine, depuis les temps lémuriens, jusqu’au temps où cette forme disparaîtra de la terre, elle est, en tout et pour tout, dirigée, constituée par les Archées.

En même temps qu’ils élaborent ainsi l’homme, ils engendrent ce qu’on appelle « l’Esprit du temps », au vrai sens de ce mot. Cet Esprit du temps est étroitement lié à la formation de l’homme ; l’Archée modèle l’homme et met positivement sa peau « en forme ». Pour l’essentiel, l’Esprit du temps réside dans la sphère la plus externe de l’homme, celle de sa sensibilité, de ses sensations. Et lorsqu’on comprend le travail des Archées, on comprend aussi qu’ils ne se bornent pas à modifier des formes humaines, mais qu’au cours du devenir terrestre, des Esprits du Temps se transforment également.

Or, vous le savez, dans l’ordonnance des hiérarchies, derrière les Archées, se trouvent les Exousiaï. Si vous élargissez votre point de vue, si vous examinez ce qui donne à l’homme une forme et que vous considérez ce qui est propre à toute la planète Terre, depuis son début jusqu’à sa fin, vous arriverez à un aperçu beaucoup plus vaste des lois cosmiques extérieures que ce qui a engendré la forme humaine. Car dans le récit de l’évolution de la Terre, nous trouvons d’abord un écho de l’ancienne époque saturnienne ; nous l’appelons : époque polaire ; puis un écho de l’ancienne époque solaire, l’époque hyperboréenne ; puis un écho de l’ancienne époque lunaire, l’époque lémurienne. C’est alors seulement que commence la phase terrestre proprement dite, avec, au départ, la période atlantéenne. Nous vivons actuellement dans la période post-atlantéenne.


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Re: Rudolf Steiner : La création de l’homme par les Archées depuis la Lémurie jusqu’à la fin du monde. Les Esprits du Temps. Les Esprits de la Forme

Message par obsidienne le Ven 3 Mar - 0:46

L’homme a peu à peu élaboré sa forme. La terre a évidemment des lois d’une plus grande portée que celles qui se manifestent pendant l’époque ou l’homme vit sous sa forme actuelle, respectivement sous ses formes métamorphosées successives.

Il faut que notre regard se reporte aux premiers débuts de la Terre, où l’homme n’avait pas encore acquis sa forme, où il était un être spirituel-éthérique ; et il faut savoir imaginer ce qu’il adviendra encore, sur la Terre, dans une série de millénaires, quand les hommes auront disparu du globe en tant qu’être physiques. A ce moment, la Terre physique continuera à exister, et elle sera même habitée par des hommes, mais ce ne seront plus des formes humaines visibles, ce seront des êtres éthériques.

Prenons toute cette formation de la Terre, y compris l’homme et au-delà de l’homme ; quand nous embrassons du regard spirituel ces lois dont, réellement, nos lois naturelles actuelles ne sont qu’un infime fragment, nous y trouvons ce qui appartient au royaume des Exousiaï.

Tout ce qui est terrestre est issu du royaume des Exousiaï, alors qu’est issu du royaume des Archées, tout ce qui est humain, en même temps que les conditions qui sont nécessaires, ici-bas, à l’évolution de l’homme. On peut donc dire : lorsque la forme terrestre se dissoudra, elle retournera dans le royaume des Exousiaï.

Considérons à présent le deuxième constituant de l’entité humaine, le corps éthérique humain. Lui non plus ne nous appartient pas en toute propriété. De même que notre forme physique appartient au domaine des Archées, et que nous sommes revêtus d’une excroissance de leur domaine, - de même, en ce qui concerne notre corps éthérique, nous sommes revêtu par une excroissance du royaume des Archanges.

Et nous pouvons dire : lorsque nous franchissons la porte de la mort, nous gardons, pendant un temps assez bref, notre corps éthérique. Ensuite il se dissout, mais cela ne signifie pas qu’il s’évapore dans le néant ; il retourne au domaine des Archanges. Ceux-ci le revendiquent. Ils introduisent, en quelque sorte, une partie de leur être dans le royaume terrestre des humains et constituent ainsi le corps éthérique humain, pour la durée d’une vie. De ce corps éthérique, lors de la mort, quelque chose se transmet au royaume des Archanges.

Qu’en est-il du corps astral ? Il existe là un rapport avec les Anges, rapport semblable avec les anges, rapport semblable à celui de la forme physique avec les Archées, et du corps éthérique avec les Archanges. Le corps astral ne nous appartient pas en propre. C’est une excroissance du royaume des Anges.

Lors de la mort, quelque chose de notre corps astral passe dans le monde des Anges. Lui aussi n’est ici-bas, qu’un revêtement de notre être, et nous le devons au monde des Anges. Vous voyez ainsi comment nous sommes insérés dans les mondes respectifs des hiérarchies spirituelles les plus proches, par notre forme physique, par notre corps éthérique et par notre corps astral. Et du fait que nous prenons part aux lois de la terre, que nous nous déplaçons à la surface du globe, que nous pouvons développer une volonté et commettre des actions, bref, que nous participons aux lois terrestres, nous prenons part également au royaume des Exousiaï qu’on appelle aussi les Esprits de la Forme ou les Elohim.

Mais ici intervient un facteur important. Considérez votre forme physique, lorsque vous êtes endormis. Votre corps allongé conserve sa forme. Votre corps allongé conserve sa forme. Vous la retrouvez au réveil. Elle n’est pas encore dissoute ; on ne peut donc pas parler ici d’un cadavre. Sa forme n’est pas le simple souvenir d’un moule, une simple imitation : elle est réellement là. Et les Archées qui participent à cette forme physique sur terre lui sont  continuellement liés. De même, les Archanges restent continuellement liés au corps éthérique humain.

Mais en ce qui concerne le corps astral et les anges, la chose se complique. Pendant les phases de sommeil, le corps astral n’est plus du tout lié à la forme physique de l’homme : il se transporte en quelque sorte dans un tout autre milieu. Alors que tout au long d’une existence le principe des Archées reste lié à la forme physique, celui des Archanges à l’entité éthérique, le principe angélique est donc obligé de suivre les oscillations du corps astral de l’homme, d’un état à un autre, et vice-versa. Le principe angélique, la substantialité spirituelle des Anges, doit accompagner le corps astral d’un état à un autre : veille, sommeil, veille et ainsi de suite.

C’est donc un nouvel élément qui intervient lorsque nous parlons des Anges. En effet, il dépend de l’homme, de sa mentalité, de son inclination affective vers le monde spirituel, que l’Ange l’accompagne ou non, lorsqu’il sort de ses corps physique et éthérique au moment du sommeil. Chez les enfants, l’Ange suit toujours, mais chez les humains qui ont atteint une certaine maturité, il dépend de l’état d’esprit, de l’état d’âme de l’homme, qu’il garde ou non, dans son âme,  sa parenté initiale avec l’Ange. Et quand cette parenté n’existe pas, quand l’homme ne croit qu’aux choses matérielles, ne pense qu’aux choses matérielles, l’Ange ne le suit pas.

Représentez-vous l’homme dans sa totalité (voir dessin), la terre étant l’œuvre des Exousiaï (rouge, extérieur), le corps physique étant l’œuvre des Archées (rouge, intérieur), le corps éthérique l’œuvre des Archanges (jaune) ; et le corps astral, l’œuvre de l’activité des Anges (bleu). – Vous pouvez dire : aussi longtemps que l’homme veille, l’Ange est dans le sein des Archanges, des Archées et des exousiaï, - bref, des haute entités spirituelles.





Quand l’homme sort de ses corps physique et éthérique, et que sa mentalité est matérialiste, l’Ange ne peut l’accompagner, car ce serait renier son appartenance aux Archanges, aux Archées et aux Exousiaï. – Vous le voyez, nous avons affaire ici à un domaine où la mentalité de l’homme est déterminante pour un fait important, pour une décision des plus graves : si l’homme, pendant son sommeil, bénéficiera – ou non – de la présence de l’Ange.

Nul ne peut dire aujourd’hui : « Eh bien, s’il existe des Anges, nous n’avons pas besoin de croire en eux, à l’état de veille, car lorsque nous dormons, ils se chargeront bien de nous. » - Non, lorsqu’ils sont reniés durant le jour, ils ne nous suivent pas la nuit. Ceci peut nous mener très profondément dans les mystères de l’existence humaine. Et cela vous montre en même temps que la mentalité, l’état d’esprit d’un homme, occupe une place dans toute l’ordonnance cosmique, comme la circulation du sang, par exemple, occupe une place dans le fonctionnement de l’organisme, une place que la science extérieure voit, -  ou plutôt, ne voir pas.

L’homme lui- même est inséré dans le « Tout » avec son Moi, avec la vocation de devenir un être autonome. Mais l’homme n’est parvenu à cette conscience du Moi qu’au cours de l’existence terrestre. Il y est parvenu lentement. Si nous reculons jusqu’aux anciennes époques où l’humanité était encore doué d’une clairvoyance dite instinctive, nous trouvons des hommes qui n’avaient pas du tout cette pleine conscience de leur Moi.

Lorsque ces anciens habitants de la terre avaient leurs visions instinctives, il ne s’agissait, en réalité, pas de leurs propres visions, car leur Moi n’était pas encore éveillé. Ils se livraient à ce que pensait l’Ange, à ce que sentait l’Archange, à ce que voulait l’Archée. Ils vivaient au sein de ces entités. Nous admirons, aujourd’hui, rétrospectivement, cette merveilleuse sagesse originelle. Mais au fond, elle n’est pas une sagesse humaine. C’est une sagesse qui est apparue sur la terre parce que les Archée, les Archanges et les Anges, revêtaient les humains de leur propre substance et éveillaient en eux cette sagesse originelle que ces entités, avaient acquises bien avant que la terre soit née.

L’homme doit maintenant acquérir sa propre sagesse, avec l’aide de son Ange, auquel il doit se lier par ses pensées et par son état d’âme.

Nous arrivons à cette époque-là. Et pendant la période qui commence, où les humains ont déjà, de plus en plus, éveillé leur Moi, l’homme, souvent, lorsqu’il ne s’y opposait pas par une décision personnelle, a été pour ainsi dire abandonné par les pensées que l’Ange et l’Archange pensaient en lui.

Mais du fait que l’homme avait été abandonné par les Anges, il s’est réellement uni à l’existence terrestre. Et c’est ce lien noué avec l’existence terrestre qui le rend libre, d’un côté. Mais ce lien est aussi ce qui provoque la nécessité pour l’homme de tendre à nouveau, par ses propres forces, à recouvrer des pensées telles que les hiérarchies spirituelles, puissent à nouveau vivre dans sa conscience. Le but de nos efforts doit être de réacquérir des pensées qui permettent aux Anges de vivre avec nous. Ces pensées, nous ne pouvons les acquérir que par l’Imagination, telle que la définit la science spirituelle.

Quand nous avons ainsi réorienté tous nos sentiments à l’égard du monde pour accéder à des pensées imaginatives, nous pouvons à nouveau retrouver le royaume des Archées. Actuellement l’homme risque fort, lorsqu’il se réveille et rentre dans son corps physique, de ne même plus sentir qu’il a un corps éthérique et que la substance des Archanges y règne. Il faut qu’il le réapprenne. Il doit réapprendre aussi que les Archées commandent à sa forme physique. L’homme doit s’exercer à comprendre le moment où il s’endort et le moment où il se réveille.

Car, à mesure qu’il parvenait à son Moi, à mesure qu’il en faisait l’expérience, l’homme sortait du domaine de ces hautes entités. Il avait pris de l’indépendance. Mais de ce fait, il était entré dans un autre royaume : celui d’Ahriman. Actuellement le moi, - surtout à l’état de veille, - entre dans le domaine d’Ahriman.

La forme terrestre
Passe au royaume des Exousiaï.

Quelque chose de la forme humaine
Passe dans le domaine des Archées.

Quelque chose du corps éthérique humain
Passe dans le domaine des Archanges.

Quelque chose du corps astral
Passe dans le domaine des Anges.

Le Moi entre dans le domaine d’Ahriman (maya ahrimanienne).


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Re: Rudolf Steiner : La création de l’homme par les Archées depuis la Lémurie jusqu’à la fin du monde. Les Esprits du Temps. Les Esprits de la Forme

Message par obsidienne le Ven 3 Mar - 0:50

C’est en l’an 333 avant le Mystère du Golgotha, à peu près, que le danger de succomber au royaume d’Ahriman fut le plus grave. C’est le temps où l’on est passé au pur intellect, à la pure logique.

Alors vint le Mystère du Golgotha, qui s’épancha bientôt dans toute l’humanité. Et à partir de l’an 333 après Jésus-Christ, commença le temps où l’homme doit tendre consciemment au royaume des hiérarchies spirituelles.

A vrai dire, actuellement, il ne s’est pas encore affranchi du royaume ahrimanien, parce qu’à partir du XVe siècle, l’intellectualisme s’est délibérément intensifié.

Du fait qu’il vit dans l’intellect, c’est-à-dire non dans une réalité, il vit dans une image, dans la maya. Et c’est sa chance. Il ne vit pas dans le royaume réel d’Ahriman, mais seulement dans la maya d’Ahriman, dans une simple apparence, comme je l’ai exposé ces jours derniers. C’est ce qui laisse ouverte une porte de sortie et lui permet de faire volte-face.

Mais ce retournement ne peut être qu’un acte de liberté. Car ce sont des images, c’est une maya qui constituent actuellement notre cadre de vie. Toute la culture fondée sur l’intellect n’est qu’ image.

Depuis l’an 333 après Jésus-Christ, toute évolution dépend de la liberté de l’homme. L’Eglise catholique s’est donné une peine infinie pour empêcher cela. Sur ce point, elle aussi doit être surmontée. L’homme doit tendre à s’élever dans les mondes spirituels.

333 Avant Jésus-Christ
333 Après Jésus-Christ
666

En additionnant ces deux dates, vous obtenez 666. C’est le « nombre de la Bête », le temps pendant lequel l’homme fut le plus exposé à sombrer véritablement dans l’animalité. Mais il y reste encore exposé, bien entendu, même après l’an 333, s’il ne cherche pas à émerger de la maya ahrimanienne. Etant donné que nous avons fait voile, dans le domaine d’Ahriman, jusqu’à se maya, nous sommes, de ce fait, devenus des êtres libres.

Aucune providence, aucune sagesse cosmique, ne pouvait nous préserver de plonger dans le règne d’Ahriman car c’eut été nous laisser non libres.

Si l’homme acquiert une mentalité spirituelle, et que son corps astral reste uni à son Ange durant le temps de son sommeil, cela entraîne d’autres conséquences que si l’être humain n’a rien acquis de semblable et son Ange ne l’accompagne pas durant son sommeil, car dans ce cas, en se réveillant, l’homme rapporte avec lui des inspirations insufflées par Ahriman.

Et dans les faits, il en est ainsi : toute la manière de penser des matérialistes, tout ce gavage de l’esprit humain en pensées matérialistes, monte aujourd’hui, du sommeil des humains, avec une vitesse toujours croissante. Comment l’homme peut-il se protéger de cette montée perpétuelle d’idées matérialistes qui l’enchaînent à la Terre, le plongent dans la matière, condamnant son âme à devenir mortelle ?

En se pénétrant d’une autre mentalité, d’autres idées, - celles tirées de la science spirituelle. L’état de sommeil est donc en soi quelque chose qui aggrave lentement le matérialisme. Mais Ahriman, de son côté, fait de grands efforts pour éloigner l’homme de son Ange, et les choses empirent de plus en plus. En 1914, la situation était particulièrement grave. A ce moment, les hommes furent étourdis, aveuglés, par les puissances ahrimaniennes ; ils furent privés de leur conscience claire, de leur rectitude de conscience, si bien que les Anges cessaient d’agir et qu’Ahriman prenait le dessus.

C’est pourquoi j’ai dit à tant de gens, en 1914 : « Il ne faut pas croire que l’on puisse jamais élucider les véritables causes de cette guerre à partir de documents extérieurs. Autrefois, on pouvait faire des recherches utiles dans les archives. Mais ce qui est arrivé, cette fois, eut plutôt des causes spirituelles, situées dans le monde spirituel, et une grande partie des hommes qui ont contribué à cette guerre ne l’ont pas fait en pleine conscience ; ils étaient conduits par les forces ahrimaniennes à des paralysies de leur conscience, et le monde des Anges n’eut plus aucun pouvoir sur eux. » Il est nécessaire, si l’on veut comprendre notre époque, d’apercevoir l’intervention de monde spirituel, précisément dans cette époque. C’est une nécessité absolue.

Mais, sous bien d’autres rapports encore, l’influence qui émane des tréfonds ahrimaniens veut détacher l’homme de son lien avec le royaume des Anges, des archanges, des Archées, des Exousiaï, etc

Cette influence cherche à attirer l’homme dans l’ahrimanisme, l’ensemble de notre culture dans l’ahrimanisme. Songez seulement combien il est fréquent aujourd’hui, - je ne cesse de le répéter, et depuis des années, - qu’un homme énonce publiquement de gros mensonges, - gros comme des gourdins. Mais ce qu’il a dit, il l’a cru ; il l’a dit « en toute bonne foi ».

Sans doute, mais cela ne change rien au fait qu’il a menti. Si vous mettez votre doigt dans une flamme, « en toute bonne foi », aucune providence ne vous épargnera de vous brûler, même si c’est en « toute bonne foi » que vous avez mis votre doigt dans la flamme. En appeler à la bonne foi est tout aussi peu utile, dans le monde, tel qu’il est – et il serait triste qu’il en fût autrement.

L’homme n’a pas la liberté de dire le contraire de la vérité « en toute science et conscience ». Il a l’obligation de se soucier de savoir si ce qu’il dit est vrai. Il doit rester en correspondance avec le monde en sorte que les pensées qu’il couve doivent être nées de ce monde, et qu’elles ne vivent pas à l’écart du monde et pour lui seul. Lorsqu’on dit une contre-vérité « en toute science et conscience », cela prouve qu’on la dite en s’isolant du monde. Quand par exemple on écrit : »Dans le Goethéanum, il y a un groupe sculpté qui a des traits lucifériens en haut et des traits ahrimaniens en bas ». – et quand on dit ensuite qu’on a écrit cela « en toute science et conscience », cela signifie qu’une telle mentalité reconnaît Ahriman comme le souverain du monde. Car celui qui a écrit une telle chose avait le devoir de s’assurer si elle était juste, ou non. C’est une influence ahrimanienne qui se fait même valoir aujourd’hui dans la jurisprudence, car on ne sanctionne pas sévèrement ceux qui ont menti, pourvu qu’ils l’aient fait « en toute bonne foi ». Cette « bonne foi » est une arme ahrimanienne de tentation et de séduction, et elle est extrêmement nuisible. Il n’y a pas de mot plus tentateur et plus trompeur. Cette « bonne foi » n’est qu’une couche moelleuse où peut s’étendre une humanité paresseuse, qui n’éprouve pas l’obligation de vérifier si une chose est vraie ou non, avant de l’affirmer, c’est-à-dire si elle est en accord avec les faits.

Celui qui veut lutter sérieusement contre la mainmise croissante d’Ahriman, d’une façon concrète, doit combattre cette habitude. En se référant à sa « bonne foi », l’homme se scinde du contexte objectif du monde. Mais lorsqu’une chose est assez vivante en nous pour que nous nous estimions autorisés à l’affirmer, cette chose doit être d’accord avec le monde, et pas uniquement avec nous. Car ce qu’il a par ailleurs dans ce monde, les Anges l’ont abandonné et livré à Ahriman. Et toutes les contre-vérités énoncées « en toute bonne foi » poussent les hommes dans les rêts d’Ahriman, les enchaînent fortement à lui.

Cette pseudo-excuse du mensonge est aujourd’hui le meilleur moyen de livrer à Ahriman toute notre civilisation.

Tout regard ouvert sur ce qui fait le monde doit pouvoir comprendre cela. On ne doit donc pas se borner à des rêveries d’un caractère nébuleux et général, telles qu’on les aime dans certains milieux mystiques, au sujet des Anges, des Archanges et des Archées etc., ni en rester à des théories sur ce sujet. Il faut qu’on ait le monde bien en mains, là où il est concret. Car les hommes perdent effectivement le secours des Anges lorsqu’ils s’étendent sur la couche moelleuse de la « bonne foi » pour affirmer ce qu’ils n’ont pas vérifié. Tout cela démontre à quel point les connaissances tirées de la science spirituelle concernent la vie immédiate et concrète. Ainsi, les vérités et les connaissances de la science spirituelle doivent faire descendre leurs forces jusque dans les détails de la vie.

C’est justement ce qui excite tellement l’hostilité de bien des gens contre la science spirituelle ; elle n’est pas une théorie, comme les autres philosophies, elle est une chose vivante et elle réclame de tous qu’ils surmontent leur paresse. Les gens n’aiment pas cela et l’on excuse à tout instant des mensonges, sous le prétexte de la « bonne foi ». – C’est ce qui a corrompu totalement notre science, et notamment notre science historique.

Car vous devez bien penser que des gens capables de faire des affirmations fausses du calibre de cette description du monument du Goetheanum, ne méritent aucune confiance, même lorsqu’ils enseignent et professent une science quelconque.

En outre, il faut encore savoir s’ils n’ont pas recopié des textes provenant d’une génération de savants antérieurs, où l’on était plus délicat sur le chapitre de la vérité. Et quand vous voyez aujourd’hui comment on imite officiellement des types comme Frohmeyer, vous devez vous rendre compte du peu de confiance que méritent les sciences.

Mais l’essentiel, c’est qu’on apprenne à voir ces choses et à bien les juger. Et l’on souhaite pour la science spirituelle un groupe d’adhérents qui soient bien convaincus de ces choses, - oui, on le souhaite du fond du cœur. Car une adhésion personnelle, sérieuse, est nécessaire aux connaissances qui doivent provoquer un grand changement dans le monde. On ne s’en tire pas de nos jours avec des demi-mesures.

C’est là le souhait que l’on peut faire : que l’anthroposophie puisse acquérir un groupe d’adhérents pleins d’enthousiasme, d’une ferveur ardente en ce qui concerne la réalisation. J’ai signalé, l’autre jour, dans le Goethéanum, qu’après des douzaines de mensonges, nos adversaires annoncent une nouvelle brochure sensationnelle, c’est-à-dire scandaleuse.

Ces gens-là sont à l’œuvre. Pourquoi ? Parce qu’ils peuvent s’enthousiasmer pour leurs mauvaises causes, leurs mauvais sentiments. Ils peuvent aussi mentir avec beaucoup d’enthousiasme. Nous devons nous habituer à présenter la vérité avec tout autant d’enthousiasme, sinon nous ne pourrons rien faire, mes chers Amis, pour que subsiste la civilisation ?

Plus on considère, de tous côtés, le monde, et plus on est persuadé qu’il faut rechercher avec ardeur un chemin de retour vers les hiérarchies, en se libérant de l’étreinte d’Ahriman. Dans ce but, il faut entrer jusque dans le détail des choses.

Il arrive trop souvent, lorsqu’un adversaire sans scrupule nous jette ceci ou cela à la face, - que nos propres adhérents viennent l’excuser, disant : « Il faut encore examiner cela : tel ou tel n’a-t-il pas commis cette faute en raison d’une quelconque faiblesse ? » Oui, dans la société anthroposophique, on a malheureusement plus de tendance à accuser celui qui a dit la vérité, qu’à accuser ceux qui, en raison des tréfonds subconscients de leur âme, voudraient traîner toute vérité dans la boue.

Tant qu’il restera usuel, dans la Société anthroposophique, de s’apitoyer sur le mensonge, nous n’avancerons pas.

Il faut redire de temps en temps que le mensonge doit être reconnu comme tel, car Ahriman se glisse dans les mensonges, fussent-ils proférés ou écrits « en toute bonne foi » et « en toute science et conscience ». Je vous ai donné assez d’exemples. Vérifiez les faits et observez cette influence ahrimanienne de la « bonne foi », influence qui se prolonge jusque dans la jurisprudence. En effet, on peut dire que par le biais de la jurisprudence l’humanité est maintenant enserrée dans les griffes d’Ahriman. Cela mérite d’être pris très sérieusement en considération. Si la Société anthroposophique doit être ce qu’elle veut être, il faut qu’elle s’imprègne d’un amour ardent de la vérité dont découle nécessairement un amour ardent pour le progrès humain. Tout le reste exprime seulement la volonté de seconder les forces de décadence et de les propulser toujours plus loin.
Si je parle aujourd’hui de cette manière, ce n’est pas pour me répéter une fois de plus, mais parce que les signes du temps exigent que l’on porte ces choses à la connaissance de tous les être humains.
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obsidienne

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Re: Rudolf Steiner : La création de l’homme par les Archées depuis la Lémurie jusqu’à la fin du monde. Les Esprits du Temps. Les Esprits de la Forme

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