Pensées pour une vision holistique de la Terre - Marko Pogacnik

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Pensées pour une vision holistique de la Terre - Marko Pogacnik

Message par obsidienne le Sam 28 Jan - 21:19

Extrait du livre de Marko Pogacnik : Géographie Sacrée. Devenir co-créateur du cosmos terrestre.

Pensées pour une vision holistique de la Terre

Un système du monde géocentrique

Si nous commençons à comprendre le principe du holon, il en découle tout naturellement un centrage de la Terre dans son propre espace. La vision géocentrique, est la seule qui soit logique.

La Terre, avec son environnement cosmique, forme un holon en soi, et se trouve ainsi au centre de son propre univers. Suivant ce courant de pensée, je nomme le holon géocentrique de notre planète « cosmos terrestre ».

La vision géocentrique classique de notre planète fait de la Terre le centre de l’univers formé par les planètes et les étoiles qui tournent autour d’elle. L’heure est venue de traduire cette vision dans un langage moderne et de libérer ainsi la Terre de l’idée qui fait de son existence un phénomène marginal dans notre galaxie, pour la replacer au centre.

La Terre est une présence consciente, Géa, centrée au plus profond de son cœur. Toutes les autres planètes et les étoiles forment l’environnement de la Terre et on leur rôle au sein de la totalité du cosmos terrestre. C’est la raison pour laquelle les étoiles, dans les images classiques du holon, sont représentées comme si elles tournaient autour de la Terre. Elles sont présentées ainsi dans leur relation à l’essence de la Terre et à ses lignées évolutives.
Bien entendu, on ne saurait nier que la Terre fait également partie du holon immédiatement supérieur, du système solaire. Au sein de ce holon, le Soleil se trouve au centre, et la Terre tourne autour de ce centre avec ses frères et ses sœurs, les planètes. Le système du monde géocentrique, celui de la tradition, et le système du monde héliocentrique, celui de la science, ne s’excluent pas, mais se complètent.

Au cours du temps, notre conscience rationnelle a éliminé l’individualité de la Terre en rejetant l’image géocentrique du monde comme le produit d’un savoir primitif dépassé. L’image ou l’idée de Géa en tant que Mère demeurant dans le noyau centra de sa propre création a été détruite.

La relation à notre planète et à ses êtres, objective, distante, où l’amour n’est plus présent, est devenue l’image du monde dominante et la base de notre éthique. Il est d’une importance décisive que nous devenions critiques envers cette interprétation erronée si nous voulons corriger le cours actuel destructeur de notre civilisation. Le principe holographique des holons qui se complètent mutuellement peut être ici d’un grand secours.

La Terre entre l’univers extérieur et l’univers intérieur

Sur le chemin d’une vision pluridimensionnelle de la réalité, nous devons remettre en question l’image de la Terre comme boule ronde et dense. Cette conception, une boule emplie uniquement de matière et sans vie à l’intérieur, limite notre perception à la dimension matérielle de la réalité. Si nous observons la Terre depuis d’autres plans de perception, nous pouvons en revanche parvenir à d’autres résultats. Un espace physique qui ne semble contenir sur le plan matériel aucune trace d’organismes vivants, est, dans une autre dimension, une véritable fontaine de vie.

Les traditions de nombreuses cultures dans le monde considèrent l’espace qui nous entoure comme traversé par un dense réseau d’entrelacs de conscience. On parle souvent de conscience angélique ou de conscience divine. Cette conscience est un symbole pour la vie intérieure de la Terre, qu’elle soit pensée en termes de présence psychique de Géa ou en termes de forces archétypales qui animent la création de la Terre.

Les cultures traditionnelles parlent également de la réalité comme d’un espace en forme de disque qui est suspendu entre l’espace intérieur de la Terre et l’espace cosmique extérieur. Transcrit en langue géomantique, on peut comparer cet espace en forme de disque à un holon. Représentons-nous par exemple le holon d’un paysage : le paysage nous apparait comme un disque et pas seulement parce qu’un paysage se compose d’une partie de la surface terrestre relativement plate, mais parce que nous voyons comme un tout le monde souterrain sous le paysage et l’atmosphère spirituelle au-dessus de celui-ci.

Le holon en forme de disque d’un paysage donné se compose de courants d’énergie vitale, de réseaux de conscience et d’un grand nombre d’éléments de matière solide. Un holon n’est pas un objet figé, il faudrait le comprendre comme une membrane transparente, à plusieurs feuillets.

Ces métaphores font apparaître une nouvelle image de la Terre : la surface de la Terre avec tous ses êtres comme membrane sensible qui permet à la force d’âme intérieure de la Terre de sortir du corps planétaire, de s’étendre et de communiquer avec la conscience de l’univers. En même temps, la membrane de la surface terrestre permet à la force psychique de l’univers de pénétrer à l’intérieur du cosmos terrestre, où cette force entre en contact avec l’univers intérieur de la Terre, si bien que tous deux s’influencent mutuellement. Lieu d’intersection où s’effectue un échange continuel entre l’univers extérieur et le cosmos intérieur, la surface terrestre a la force d’insuffler la vie à la matière. La pénétration alchimique de l’univers extérieur et du cosmos intérieur permet la vie !

De nombreuses lignées évolutives différentes purent prendre leur essor dans l’espace fécond de la membrane terrestre, l’humanité également. Nous stopperions notre évolution si l’échange entre la Terre et le Ciel (l’univers intérieur et l’univers extérieur du holon terrestre) continuait d’être bloqué par nos formes collectives de pensée, par des images de l’intérieur de la Terre et du cosmos extérieur que nous portons, et qui les assimilent respectivement à une boule de matière impénétrable et un espace mort. L’une des tâches d’une géomancie nouvelle, dans le sens d’une géographie sacrée, est d’armer la conscience avec des images et des instruments nouveaux en vue de transformer cette forme de pensée dominante.

Où localisons-nous le Monde autre ?

Tant que nous voyons la Terre comme une boule de matière solide et le cosmos comme un espace vide, nous n’avons pas de lieu pour nos défunts. Nous pouvons enterrer ou incinérer leurs corps, mais où trouvons-nous les âmes de nos chers parents et amis ? Or y a-t-il une culture quelconque, en dehors de notre culture moderne matérialiste, qui nie l’existence d’une sorte de vie après la mort ?

Quand on commence à comprendre chaque élément de la surface terrestre comme un holon autonome et multidimensionnel, le point de départ de tout ce questionnement change radicalement.

Représentons-nous le holon en forme de disque d’un paysage comme une espace dans lequel se matérialisent différentes formes de vie. Des êtres humains, en tant qu’âmes immortelles, s’incarnent dans cet espace et jouissent de leur forme de vie physique. Nous sommes gratifiés de cette vie du moment de notre naissance jusqu’à celui de notre mort. Mais d’où venons-nous et où allons-nous, et, comment existons-nous au-delà de cet intervalle de temps relativement bref ?

Faisons naître une image devant notre regard intérieur, dans laquelle cette membrane du monde matériel, en forme de disque, est entourée d’une aura gigantesque : visualisons cette membrane et son aura comme un organisme spatial éthérique (non physique) extrêmement vaste. Glissons-nous dans cet organisme avec notre sensibilité, nous voyons alors s’y étendre différentes atmosphères ou vibrations : elles ont pour tâche de donner un pays aux âmes qui ne sont pas incarnées actuellement dans un corps physique, afin qu’elles puissent être traversées de pulsations et continuer à se développer.
avatar
obsidienne

Messages : 3536
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pensées pour une vision holistique de la Terre - Marko Pogacnik

Message par obsidienne le Sam 28 Jan - 21:24


Cet organisme spatial éthérique qui entoure le monde matériel est ce que nous nommons « le Monde autre ». Comme il existe partout, autour du monde physique, divers « points de mouillage » du Monde autre, nous les voyons normalement ou bien « sous » le sol terrestre ou bien très haut au-dessus de nos têtes, planant dans l’univers. Traditionnellement, on parle d’une dualité : le Purgatoire dans le monde souterrain et le Paradis tout en haut, dans le ciel. Mais nous ne devrions par surcharger par nos préjugés les deux pôles « en bas » et « en haut ». La séparation de ces plans est uniquement le produit d’une conscience qui a perdu le sens de la totalité.

D’après mon expérience, les deux aspects du Monde autre ont des tâches différentes. Les âmes qui viennent juste de terminer leur phase d’incarnation ont besoin d’environnement éthériques particuliers dans lesquels elles peuvent s’habituer à leur état sans corps. Il est possible qu’elles doivent travailler sur leurs expériences terrestres et purifier certaines séquences de leur existence en les traversant à nouveau. Les atmosphères de cet aspect du Monde autre sont en général localisées « en bas », dans le domaine du monde souterrain.

D’autres âmes humaines qui son familières de l’existence dans l’aura éthérique de la Terre ont éventuellement le souhait d’aider leur frères et sœur dans leurs luttes avec les exigences du monde physique. Elles se rassemblent dans des centres éthériques et relient leur activité avec les âmes incarnées à la surface de la Terre qui se trouvent en résonnance avec une certaine tâche ou une certaine manière de pensée. En général, bien que certains d’entre eux travaillent effectivement depuis le monde souterrain d’ « en bas ».

Le rôle co-créateur de lignées évolutives parallèles

Animaux et être élémentaires


Si nous observons plus précisément l’évolution de l’être humain, nous découvrons deux courants parallèles. D’une part, des hommes cheminent sur terre dans des corps physiques denses. D’autre part, nous rencontrons des êtres psychiques, sans forme qui tournent autour de l’espace terrestre physique. Ces deux courants de l’évolution humaine perdent leur sens s’il n’y a pas entre eux d’interaction intense (voir chapitre précédent).

Un modèle duel semblable vaut également pour d’autres lignées évolutives qui habitent la membrane en forme de disque de la surface terrestre. Jetons tout d’abord un regard sur la relation entre la lignée évolutive des êtres élémentaires et celle du règne animal. Du point de vue scientifique conventionnel, il n’existe que le large spectre d’animaux que l’on admire dans les parcs zoologiques ou dans les livres de science. Notre conscience rationnelle n’a pas de difficulté pour voir ces animaux. Les êtres élémentaires en revanche n’apparaissent pas sous une forme matérielle. Ils sont invisibles, incompréhensibles pour la conscience rationnelle, aux yeux de laquelle ils n’existent pas.

Toutefois, lorsqu’on parvient à un type pluridimensionnel de perception, les esprits de la nature et de l’environnement peuvent apparaitre comme des parties de la même réalité que celle à laquelle appartiennent les animaux. Même si l’on ne peut pas prouver leur existence physique, il est possible de percevoir ces êtres comme des qualités émotionnelles particulières, des atmosphères. On peut même distinguer avec netteté leurs différents rôles dans le paysage et la structure éthérique de leur corps de lumière.

Lorsqu’on accumule au cours des années une plus grande expérience dans la présence d’êtres élémentaires, on constate que leur monde est structuré de la même manière que le monde animal. Je vais illustre  cela par quelques exemples.

Constituant un parallèle aux micro-organismes du degré inférieur de la lignée évolutive animale, il y a de minuscules êtres élémentaires qui insufflent la conscience aux pierres, au sol ou aux gouttes d’eau. La lignée évolutive animale a formé des êtres vivants de plus en plus complexes qui se sont adaptés aux quatre éléments archétypaux et ont engendré ainsi différentes branches de l’évolution.

Des animaux se sont spécialisés pour la vie dans l’élément eau, comme les poissons, d’autres ont conquis l’air, comme les oiseaux, et autres se sont développés de manière à pouvoir se mouvoir sur la terre. Comme les êtres élémentaires ne sont pas liés à des formes, ils peuvent donner corps aux archétypes des quatre éléments de façon beaucoup plus proche que ne le font les animaux. Il y a ainsi des formes de conscience que l’on appelle traditionnellement « ondines », « nymphes » ou « nixes », qui dirigent le flux de l’énergie vitale à l’intérieur de l’élément eau. Le concept de « fée » s’est répandu pour désigner des êtres qui agissent dans l’espace atmosphérique et ses cycles (l’élément air). L’aspect conscience de la nature qui travaille à la transposition d’énergie vitale en formes physiques est généralement mis en relation avec les êtres élémentaires de la terre. On les nomme par exemple « gnomes ». Il y a aussi des êtres élémentaires qui peuvent se mouvoir librement dans l’élément feu, une sphère étrangère à la lignée évolutive des animaux. Les esprits qui stimulent les processus de métamorphose et transmettent des inspirations sont associés à l’élément feu.

Bien qu’elles se soient adossées à des modèles similaires, les lignées évolutives des êtres élémentaires et des animaux présentent des différences capitales. Le rôle des êtres élémentaires consiste à plonger et replonger profondément vers « le bas » dans la conscience psychique de la Terre, de Géa. De là, ils apportent des impulsions à la surface terrestre, qui dirigent les divers processus de vie sur le plan physique et leur donne forme. Cette lignée nous a donné le spectre varié d’êtres élémentaires et d’esprits de la nature qui s’adressent alors à chaque forme de vie singulière et s’y relient, depuis les vastes paysages jusqu’au grain de sable le plus minuscule (je développe plus en détail l’évolution de la conscience du paysage dans mon livre : A la rencontre des êtres élémentaires).

De l’autre côté, il y a les animaux, des êtres cosmiques qui se sont incarnés sur terre. Derrière les différentes espèces animales se tiennent des âmes archétypales, appelées âmes groupes, qui se manifestent à la surface de la Terre. Elles n’appartiennent pas foncièrement à la Terre, mais à la dimension psychique de l’univers. Le zodiaque, le cercle des animaux sacrés qui ont pris corps dans différents systèmes stellaires, représente l’origine cosmique symbolique de la lignée évolutive animale. (Dans mon livre : Die Tachter der Erde (La fille de la Terre), je parle plus en détail de l’évolution des animaux).
avatar
obsidienne

Messages : 3536
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pensées pour une vision holistique de la Terre - Marko Pogacnik

Message par obsidienne le Sam 28 Jan - 21:29

Tandis qu’ils nagent, trottinent ou volent dans l’espace terrestre, les animaux répandent diverses qualités cosmiques et accomplissent un travail énergétique essentiel pour la qualité de vie de notre écosphère. Sans leur apport parvenant à la Terre depuis les systèmes stellaires, le cosmos terrestre ne pourrait pas avancer sur son chemin d’évolution.

La lignée évolutive des êtres élémentaires et celle des animaux se complètent dans leurs efforts pour enrichir la vie de la planète : l’une apporte des impulsions venues du centre de la Terre, l’autre des impulsions venues des lointains de l’univers.

Esprits de l’environnement et plantes

A la différence des animaux, les plantes sont des êtres de la Terre, une lignée évolutive engendrée par l’âme de la Terre, ses archétypes et ses esprits de la nature. Cela ne signifie nullement qu’il manque une dimension spirituelle au monde des plantes.

Rappelons-nous ce que nous avons dit à propos du cosmos intérieur de la Terre et de ses différentes couches : nous comprenons alors que les plantes expriment moins la spiritualité du cosmos stellaire, comme le font les animaux, que la sagesse de l’univers intérieur de la Terre.

Pour pouvoir conférer une expression aux forces d’âme de Géa, la Vierge Terre,  les plantes ont besoin d’une conscience médiatrice entre les archétypes qui habitent à l’intérieur de la Terre et la surface terrestre où elles poussent. Les esprits de la nature représentent cette conscience médiatrice.

Nous avons ainsi affaire à trois plans de la vie végétale et à deux lignées évolutives au sein de ce champ de vie :

- Le plan physique de la vie  végétale est perceptible à l’aide de nos cinq sens ; il a été étudié et décrit en détail par des sciences.

- Sur le plan le plus profond de la vie végétale, agissent des archétypes cosmiques qui confèrent aux différentes variétés végétales des qualités spirituelles spécifiques. On désigne souvent par le mot sanscrit déva, qui signifie « être divin », les incarnations des archétypes végétaux, des êtres psychiques puissants. On pourrait comprendre les dévas comme des anges du cosmos terrestre.

- Les esprits de la nature et les être élémentaires sont des médiateurs entre les deux extrêmes, entre le plan physique et le plan archétypal des dévas. La première de leurs tâches consiste à accompagner la croissance de chaque plante pour qu’elle corresponde au modèle donné par la déva attachée à une espèce donnée. Fréquemment, différentes espèces d’êtres élémentaires travaillent sur une seule et même plante.

C’est ainsi que des êtres élémentaires de l’élément eau sont responsables du modelé de la forme végétale,  des esprits du feu de la maturation des fruits, et des fées, des êtres de l’élément air, des cycles de croissance et des couleurs des fleurs.

Le corps humain, carte du cosmos terrestre

Le principe holographique, selon lequel se structure le cosmos terrestre peut nous aider à comprendre le rôle spécifique de l’homme dans une géographie sacrée. Nous devons également considérer les hommes comme des êtres pluridimensionnels, à la manière des paysages terrestres.

L’être humain dispose d’un corps matériel, d’une structure éthérique, des extensions de sa conscience, ainsi que de son essence psychique et de son noyau divin. Le holon de l’être humain constitue la plus petite unité du cosmos terrestre. En d’autres termes, un être humain incarne une image holographique du la globalité de la Terre. Par suite, et cette perspective est d’une importance centrale en géomancie, il est possible d’interpréter un paysage à la lumière de notre propre corps.

On dit traditionnellement que les couches minérales de la Terre correspondent au squelette humain. On peut aussi comparer le sang dans nos veines à l’eau des fleuves et des ruisseaux dans un paysage. Certains processus de vie dans le paysage correspondent aux fonctions d’organes particuliers dans le corps humain. Cette correspondance sur le plan matériel doit être comprise de façon plus ou moins symbolique. Ce qui est beaucoup plus important pour nous, c’est la correspondance entre corps humain et paysage sur le plan éthérique. Dans ce domaine, il manque souvent à la conscience humaine la capacité d’interpréter en un sens géomantique les phénomènes relatifs à l’énergie vitale derrière le décor d’un paysage donné.


avatar
obsidienne

Messages : 3536
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pensées pour une vision holistique de la Terre - Marko Pogacnik

Message par obsidienne le Sam 1 Avr - 23:49

Les chakras de l’homme et les chakras du paysage

On peut comparer les centres d’énergie vitale d’un paysage aux chakras du corps humain. On peut utiliser également les méridiens de la médecine traditionnelle chinoise, sous forme de lignes parallèles, pour matérialiser les courants énergétiques vitaux du paysage. Les méridiens, dont les points actifs sont stimulés par l’acupuncture, ont pour mission de distribuer l’énergie vitale dans le corps : dans le paysage, ce sont les lignes « Ley » (Leylines) qui accomplissent cette tâche.

Par « chakras », on entend des centres éthériques répartis dans le corps de lumière de l’être humain. Leur mission est de concentrer certaines forces ou qualités dont elles réfléchissent les rayons dans notre champ énergétique personnel. Pour pouvoir comparer les centres éthériques du corps humain avec ceux du paysage, le système habituel des sept chakras, que l’Ouest a emprunté à la culture indienne, n’est guère approprié. Aux personnes clairvoyantes, le holon d’un autre homme apparaît généralement comme un univers plein d’étoiles rayonnantes. Ce sont les différents chakras répartis dans le corps humain et son aura. De même qu’il y a au firmament différentes constellations, le système des sept chakras n’est que l’une des multiples constellations du holon « être humain », Bien sûr, le système planétaire des chakras est un système important, et constituer une bonne représentation des différents plans dans lequel l’homme est inscrit entre la Terre sous lui et le cosmos au-dessus de lui. On perçoit très vite la forte symbolique de l’image de l’échelle septénaire des chakras, lorsqu’on regarde l’homme en station verticale. Mais si nous nous étendons le dos au sol, nous pouvons supposer qu’un autre système de chakras est alors activé dans notre relation au Ciel et à la Terre. Je l’appelle le « système des canaux de lumière horizontaux ». Ses canaux relient les chakras du dos de notre corps aux chakras antérieurs par des lignes horizontales, toujours parallèles par trois ; elles existent sous cette forme au moins dans le plan du chakra sexuel (ou hara), du cœur et du chakra du troisième œil (voir également mon livre Erdxandlung als persönliche Aufforderung. (« La métamorphose de la Terre, un appel à la transformation personnelle »).

Dans les deux cas, nous avons affaire à des constellations de différents chakras le long de c anaux linéaires lumineux. Ils sont placés verticalement ou horizontalement. Cela pourrait laisser à penser que les chakras (les centres d’énergie vitaux) d’un paysage donnés ont également disposés le long de lignes droites. Mais cela n’est en fait le cas que très rarement. Tout au plus dans une vallée étroite, dans le cours d’un fleuve ou dans une chaîne de montagnes, les chakras d’un holon de paysage s’ordonnent le long de certains axes. Egalement dans le cas d’une projection où les hommes modèlent à partir de lignes définies certains segments d’un paysage, comme c’est le cas dans de nombreux parcs, cette ordonnance linéaire apparaît. Mais en général, les centres d’énergie vitale (chakras de la surface terrestre) sont répandus dans le paysage comme les étoiles dans le ciel.

Nous trouvons également dans le holon d’un être humain des constellations de chakras qui n’ont pas une ordonnance linéaire. Prenons par exemple le système de chakras qui correspond aux quatre éléments : les chakras de l’élément feu se trouvent sur les lobes de l’oreille, sur les épaules et sur les hanches, ceux de l’élément terre se trouvent sur les coudes, sur la face postérieure du genou et un cinquième se trouve entre les deux genoux. Les chakras de l’élément air se trouvent sur les pieds et les paumes de la main, et il y en a un au-dessus de la tête. Enfin, on trouve les pulsations de deux chakras de l’élément eau au dessus des muscles de la poitrine et, sur les côtés du corps, sur la ligne qui fait le tour du centre du cœur.


Exemple : La répartition des chakras rapportés aux quatre éléments, placés sur des cercles dont le centre est le cœur (5), les chakras de l’élément eau (1), les chakras de l’élément feu (2), les chakras de l’élément terre (3), les chakras de l’élément air (4).

Lorsque nous nous mettons dans la célèbre position dans laquelle Léonard de Vinci a représenté l’être humain, dans le cercle et le carré, les bras élevés au-dessus des épaules, nous pouvons retrouver la constellation concentrique des chakras des quatre éléments.

Organes du corps humain et du paysage

A la quête d’un langage permettant d’interpréter les qualités locales d’un paysage, nous trouvons à côté du système des chakras d’autres métaphores, comme les correspondances entre le paysage et les organes du corps humain. Prenons comme premier exemple notre peau. Nous pouvons comparer sa fonction à celle de la membrane du holon d’un lieu ou d’un paysage. Elle protège l’autonomie d’un lieu déterminé et constitue le moyen de communication entre les différents domaines de l’espace. Nous pouvons dire littéralement la même chose des tâches qui incombent à notre peau.

Un autre exemple : les reins ne sont pas seulement responsables de la purification de nos fluides corporels. La médecine chinoise y voit la source essentielle du potentiel vital du corps humain. Correspondant à cela, il y a également dans le paysage certains lieux d’où s’élèvent en abondance, depuis le centre de la Terre, des forces archétypales. Souvent ce phénomène est lié à des cours d’eau : sa mission est de maintenir la fluidité du potentiel vital d’un lieu donné.

Le nombril est un autre organe que l’on prend volontiers pour faire des parallèles entre le corps et le paysage. Le centre spirituel d’un lieu est fréquemment appelé « ombilic ». Les anciens Grecs parlèrent de l’ »ombilic du monde », l’omphalos, qui constitue le centre d’un paysage donné, pas seulement parce que le nombril est exactement le centre du corps humain, mais aussi parce que le nombril marque le lieu où l’embryon est nourri par les énergies vitales maternelles. Si nous comparons le rôle de la mère au rôle de Géa, l’âme de la Terre, pour le processus vital qui se déroule à la surface de la Terre, nous commençons à pressentir l’importance géomantique des ombilics du paysage.

Le cœur est un autre exemple. On ne saurait trop estimer l’importance du « feu du cœur » pour l’ensemble de l’organisme. Le cœur peut faire pulser le sang dans les recoins les plus reculés de l’organisme afin que celui-ci se régénère continuellement : voilà un puissant symbole qui trouve son parallèle dans le centre cardiaque de chaque paysage. En outre, de récentes recherches scientifiques montrent que le cœur possède son propre cerveau. Ce qui correspond à cela, c’est que, pour l’observation géomantique, les pulsations du cœur d’un paysage ont également une importance spirituelle. La médecine chinoise associe la fonction du cœur avec la faculté humaine de parler, ce qui incite à poursuivre les recherches sur les missions du cœur d’un paysage par rapport aux processus créatifs qui peuvent se dérouler dans son champ.

Nous ne devrions pas non plus oublier les organes sexuels. Nous trouvons une correspondance claire avec eux dans le système yin-yang du paysage, qui est en rapport avec la polarité des forces vitales. On peut également tourner son attention sur des formes de paysages féminines ou plutôt masculines. A ce niveau encore plus profond, nous voyons que l’activité sexuelle des humains trouve sa correspondance dans la manière dont les formes archétypales de l’âme de la Terre se meuvent sous la forme de « lignes de dragon » à travers le paysage.
avatar
obsidienne

Messages : 3536
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pensées pour une vision holistique de la Terre - Marko Pogacnik

Message par obsidienne le Dim 2 Avr - 22:11

Cosmos terrestre – Phénomènes géomantiques


Il est difficile de s’imaginer à quel point Mère Nature et sa grand-mère, l’âme de la terre, peuvent être créatives. Pensons seulement au nombre incroyable d’espèces végétales qui poussent partout sur la Terre : il y a des centaines de milliers d’espèces, et chaque exemplaire d’une espèce a également sa forme particulière.

Champ auriques de lieux et de paysages


De même que la planète est enveloppée sur le plan physique par le fragile voile de l’atmosphère, elle est entourée par les pulsations d’une couche de champs subtils, faits d’énergies vitales, de nuages de conscience émotionnelle et d’impulsions spirituelles. Les couches superposées de l’atmosphère physique, les champs électromagnétiques de la planète et des diverses composantes de son aura éthérique se complètent mutuellement. Ils forment ensemble la matrice, cet espace subtil et fécond qui nous nourrit et qui protège tous les continents, les lieux et les paysages de la Terre.

On pourrait comparer les champs auriques des lieux et des paysages au système immunitaire du corps humain. Ils abritent et protègent l’essence individuelle et l’organisme vital de chaque holon particulier, maintiennent son autonomie et son intégrité. Si nous nous rappelons la discussion sur le principe holographique, il ne devrait pas être difficile de comprendre que ce n’est pas seulement la planète qui flotte dans son champ aurique, mais aussi chacun de ses lieux et de ses paysages. Des holons plus petits flottent dans des holons plus grands, comme des sphères dans une sphère plus vaste. Dans l’aura d’un continent, il y a de nombreux paysages, entourés à leur tour de leurs propres champs auriques. Et dans chacun de ces paysages, il y a un grand nombre de lieux avec leurs propres sphères auriques plus petites. Et dans ces places, existent de nombreux autres petits milieux, qui sont entourés de leurs sphères auriques également plus petites, que ce soient des individus humains, des arbres ou des animaux.

Champs des quatre éléments – le champ vital de lieux et de paysages

A la différence de l’atmosphère physique (chimique, thermique) au-dessus d’un paysage ou d’un lieu, l’aura éthérique d’un lieu a la forme d’une sphère dont une moitié s’étend au-dessus de la surface de la Terre tandis que l’autre moitié palpite sous le sol terrestre. L’aura vitale d’un lieu ou d’un paysage crée les conditions pour que la vie à la surface de la Terre puisse prospérer, s’éteindre et renaître. Afin de pouvoir servir de source d’énergie pour tout le potentiel vivant d’un lieu, sur tous les plans, l’aura vitale se compose des énergies des quatre éléments (terre, eau, air et feu) et s’étend jusque dans le plan du cinquième élément, vers les éthers. Autrement dit : la sphère de la Terre se compose de champs éthériques terrestres, du champ de l’éther d’eau, des champs éthériques aériens et des foyers de l’éther de feu.

1) Les champs éthériques terrestres se forment par des énergies vitales élémentaires qui s’élèvent des profondeurs de la Terre. Ils proviennent du cœur, du noyau de la planète. En montant vers sa surface ils se rassemblent tout d’abord dans la moitié souterraine de la sphère aurique de Géa. Comme l’eau souterraine sur le plan physique, ce lac d’éther terrestre traverse l’espace souterrain et exerce une action stabilisante sur les courants et les processus de vie qui se déroulent au-dessus de lui, à la surface de la terre, sur les places et les paysages. Par des couches minérales, des rochers, des forêts et d’autres phénomènes biologiques l’éther terrestre peut traverser la peau du paysage, parfois il peut monter jusqu’à hauteur d’homme mais pas plus. Sa force reste attachée au sol terrestre.

2) Les champs de l’éther d’eau ont pour mission de répartir les énergies vitales –bioénergie) dans le paysage, pour que chaque être vivant puisse bénéficier de leur potentiel. C’est pourquoi nous percevons les champs éthériques aqueux comme un flux organique, des courants qui oscillent dans le holon sphérique d’un lei comme des fleuves ou des courants marins, normalement sans être soumis à un principe ordonnateur identifiable. Il y a des macro-courants qui suivent les formes du paysage, et un grand nombre de micro-courants autour de certains endroits tels qu’arbres, grottes, rochers ou sources. L’intensité d’un courant éthérique aqueux qui traverse un lieu donne la mesure de la qualité de vie en ce lieu.

3) Des forces éthériques aériennes se concentrent dans l’enveloppe d’un holon donné. La membrane de la sphère du holon abrite la richesse spirituelle du lieu, ses souvenirs et le savoir qui assure son existence. La vie du paysage peut se référer aux informations de cette membrane, elle est à la disposition des êtres élémentaires qui dirigent la vie en ce lieu déterminé. Le phénomène de l’éther aérien n’est pas seulement mis en relation avec la membrane du holon du paysage mais aussi avec les membranes sphériques de chaque lieu particulier, de chaque pierre, de chaque plante et de chaque être vivant de ce paysage. Le paysage, considéré sur ce plan, donne donc l’image d’une balle aux reflets d’argent, emplie de balles plus petites qui s’avèrent, à l’examen plus attentifs, être remplies de balles argentées encore plus petites.

4) Les foyers de l’éther de feu sont répartis dans le paysage selon le système de chakras de ce dernier. L’éther de feu suit les lignes Ley du paysage et la position d’autres phénomènes énergétiques vitaux dans l’organisme du paysage. Tous les phénomènes géomantiques individuels dans un paysage donné représentent différents foyers de l’élément feu. L’éther de feu apporte des impulsions dans le holon du paysage. En général, elles sont réparties par différents types de rayonnement. Quand nous trouvons une forte source d’éther de feu, ce peut être un signe que nous avons trouvé l’un des chakras du lieu (foyer de forces vitales). Si nous rencontrons une ligne d’éther de feu, cela peut être une invitation à nous mettre en quête d’une ligne Ley.




Exemple : Le dessin montre comment les champs énergétiques des quatre éléments sont répartis dans la ville de Wiesbaden (1 – champ terrestre, 2 – champ aqueux, 3 – champ aérien, 4 – champ de feu)

Champs émotionnels de lieux et de paysages

L’aura vitale d’un lieu ou d’un paysage est en rapport immédiat avec les forces vitales de ce lieu. Elle est liée à un autre champ aurique encore plus subtil. Celui-ci est l’expression de la conscience qui vibre dans le holon du paysage. Comme la conscience de la nature et du monde élémentaire est une conscience émotionnelle, elle s’exprime plutôt en couleurs et en qualités, moins en énergies. L’aura émotionnelle est parfois désignée également comme champ astral.

Pour appréhender la genèse de champs émotionnels, le mieux est de se représenter un paysage peuplé d’être élémentaires et d’autres esprits de l’environnement. Ces êtres et ces esprits produisent une sorte de fluide que l’on pourrait appeler aura émotionnelle. Cette aura traverse le paysage avec l’information archétypale dont ont besoin tous les êtres pour se relier à l’essence psychique de Géa et, c’est le plus important, pour sentir la sollicitude aimante de l’âme de la Terre. Ainsi le paysage est-il enveloppé dans les couleurs et les qualités de son aura émotionnelle. Sur le plan physique, nous la percevons comme beauté rayonnante de la nature. On peut voir de nombreux groupes d’êtres élémentaires de structure simple tisser l’aura émotionnelle du paysage, par exemple des elfes qui travaillent avec les différentes espèces végétales. La coloration individuelle de l’aura émotionnelle d’un lieu déterminé jaillit souvent du puissant foyer d’une intelligence de la nature, comme la déva du paysage.

avatar
obsidienne

Messages : 3536
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pensées pour une vision holistique de la Terre - Marko Pogacnik

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum