Marko POGACNIK - Quito, Equateur : L’Amérique et l’âme de la Terre.

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Marko POGACNIK - Quito, Equateur : L’Amérique et l’âme de la Terre.

Message par obsidienne le Mar 17 Jan - 21:19

Extrait du livre de Marko Pogacnik : « Déclaration d’amour à la Terre » Edition triades.

Quito, Equateur : L’Amérique et l’âme de la Terre.


L’Amérique est un continent composé de deux parties fortement polarisées maintenues ensemble par le cordon ombilical qu’est l’Amérique centrale.
L’Amérique du Nord s’élargit au fur et à mesure que l’on monte vers le nord. L’Amérique du Sud, au contraire, s’amincit quand on va vers le sud.

Vues du centre de l’Amérique, la partie sud du continent finit par une pointe, tandis que la partie nord s’achève sur un large front dont la forme rappelle celle de deux ailes.
Si l’on traite la surface terrestre comme un holon, on peut se représenter que chaque continent et chaque océan jouent un rôle spécifique au sein de l’organisme auquel ils appartiennent.

Si l’Afrique représente la force de la vie de la Terre, l’Asie ses forces créatrices, l’Australie sa qualité archétypique et l’Europe sa conscience, quel est le rôle de l’Amérique ? L’Amérique représente la qualité psychique du cosmos terrestre.

Les deux pôles du continent américain correspondent en fait à deux aspects du psychisme de la Terre.

La tâche de l’Amérique du Nord est de manifester les forces spirituelles de l’âme de la Terre à la surface de la planète. Dans cette perspective, la partie nord du continent porte des caractères Yang.

L’Amérique du sud, au contraire, incarne un caractère féminin (Yin) et représente les forces émotionnelles de l’âme de la Terre.

L’aspect spirituel et l’aspect émotionnel de l’âme de la Terre forment une unité. Le « dos de dragon » des Montagnes Rocheuses qui se prolonge dans la Cordillère des Andes met en évidence cette appartenance mutuelle des deux parties du continent.

Les deux océans qui entourent l’Amérique jouent un rôle tout aussi important dans cet équilibre des aspects Yin et Yang de l’âme de la Terre. Eux aussi sont polarisés. L’océan Atlantique tend à concentrer son énergie dans une ligne qui court au milieu, entre les côtes américaine et africaine. L’Atlantique porte donc un caractère Yang à l’inverse de la qualité Yin du Pacifique qui se manifeste plutôt à travers son expansion ronde.

L’Atlantique et le Pacifique se rapprochent très près l’un de l’autre dans la région de l’Amérique centrale, là où les aspects spirituel et émotionnel de l’âme de la Terre se rencontrent. Les deux océans communiquent dans la région de l’Amérique centrale, mais pas par le canal de Panama !

Le Pacifique et l’Atlantique échangent en effet leurs forces par l’intermédiaire de deux « canaux » qui passent à travers l’atmosphère de l’Amérique centrale. Le canal du nord frôle le Yucatan et la Floride. Celui du sud travers l’Equateur et l’île de Porto Rico.

Le premier canal de lumière, celui du nord, achemine les forces Yin en direction de l’Atlantique, tandis que les forces Yang sont transmises en direction du Pacifique à travers le second, celui du sud.

Quito, la capitale de l’Equateur, a été construite à 3 000 m d’altitude dans une vallée située au milieu des Andes. L’Axe de la ville s’aligne sur le canal du sud qui relie l’océan Atlantique et l’océan Pacifique.

On suppose que cet axe correspondait à l’origine à un chemin rituel des peuples précolombiens qui s’accordait avec l’axe du canal de lumière inter-océanique. Leurs montagnes sacrées comme Atacazo et Imbabura se trouvent le long du même axe, ainsi que le vaste complexe des pyramides de Cochasqui au nord de Quito.

Parmi toutes les collines situées le long de cet axe, la plus vénérée se trouve aujourd’hui au centre de la ville. Sa forme rappelle celle d’une pyramide à gradins. Les Espagnols lu ont donné un nom amusant : « El Panecillo » (la miche). Les Indiens, eux, l’ont nommée d’après sa vraie fonction dans le paysage : « Shungoloma », la colline du cœur. C’est là que pulse le cœur des Andes.

Aujourd’hui, Shungoloma est couronnée d’une gigantesque sculpture de la Vierge Marie qui trône au dessus de la ville. Il s’agit d’une copie de la « Vierge de Quito » que Bernardo de Legardo sculpta en 1734. Elle est unique en son genre : non seulement elle se tient sur la Lune, mais elle porte aussi des ailes.

On peut voir dans la lune, qui rythme les marées, le symbole de l’aspect émotionnel de l’âme de la Terre, celui que l’Amérique du Sud représente. Les ailes, cependant, présentent la Vierge de Quito comme une incarnation de l’aspect spirituel de l’âme de la Terre, qui parle à travers l’Amérique du Nord. La Vierge de Quito réunit les deux aspects du continent américain.



La Vierge ailée de Quito personnifiant l’âme de la Terre en comparaison des deux aspects du continent américain (1 : le canal de force interocéanique ; 2 : la position de Quito).
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