Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

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Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

Message par Archange le Sam 29 Sep - 14:10

Le Gardien du Seuil (de l'Initiation) présenté par Rudolf Steiner, dans son livre l'Inititiation



LE PETIT GARDIEN DU SEUIL


Les rencontres avec le gardien du seuil sont des expériences de grande importance qui accompagnent l'ascension dans les mondes supérieurs. En réalité, il n'y a pas un seul gardien, mais exactement deux : l'un qui est le « petit », l'autre le « grand » gardien du seuil. On rencontre le premier lorsque les liens qui unissent entre elles la volonté, la pensée et le sentiment dans les corps subtils (astral et éthérique) commencent à se séparer, ainsi qu'on l'a décrit au chapitre précédent. Quant au grand gardien du seuil, l'homme le rencontre quand la rupture de ces liens atteint aussi les organes physiques du corps, notamment et en premier lieu le cerveau.


Le « petit » gardien du seuil est un être autonome. Il n'existe pas pour l'homme qui n'a pas encore atteint le stade de développement où on le rencontre. On ne peut décrire ici que quelques-unes de ses caractéristiques essentielles.


Nous essaierons tout d'abord de représenter sous une forme narrative la rencontre du disciple avec le gardien du seuil. Cette rencontre vient l'avertir que chez lui pensée, sentiment et volonté échappent à leur coordination primitive.


Un être assez effrayant se dresse devant le disciple. Celui-ci a besoin, pour en soutenir la vue, de faire appel à tout ce qu'il a pu acquérir de présence d'esprit et à sa confiance dans l'excellence du chemin qu'il suit vers la connaissance.


Voici comment le « gardien » révèle le sens de son être : « Jusqu'ici, tu as été guidé par des puissances qui étaient invisibles à tes yeux. C'est par elles qu'au cours de tes existences antérieures, chacune de tes bonnes actions a eu sa récompense, chacun de tes méfaits ses suites fâcheuses. Sous leur influence, ton caractère s'est édifié, marqué par tes expériences et tes pensées. Elles ont décidé de ton destin. Elles ont déterminé la part de joie ou de souffrances qui devait t'échoir à chacune de tes incarnations d'après ta conduite passée. Elles ont régné sur toi sous la forme de la loi universelle de « Karma ». Ces puissances vont renoncer maintenant à une part de leur domination sur toi. Une partie du travail qu'elles accomplissaient, tu dois t'en charger à présent. De rudes coups du destin t'ont frappé jusqu'ici et tu ne savais pas pourquoi : c'était la suite d'une action nuisible accomplie par toi dans une de tes existences précédentes. Parfois aussi tu as rencontré le bonheur et la joie et tu les a accueillis. C'était là également un effet d'anciennes actions. Dans ton caractère il y a bien des beaux côtés, bien des taches hideuses; tu as créé toi-même les uns et les autres par tes actes et tes pensées antérieures. Jusqu'ici tu as connu les effets sans voir les causes. Mais elles, les puissances karmiques, ont scruté toutes tes actions passées, tes pensées, tes sentiments les plus secrets, et elles ont déterminé d'après cela ton être actuel et le cours de ta vie.


« A présent vont se révéler directement à toi tous les bons et tous les mauvais côtés de tes incarnations précédentes. Ces causes étaient jusqu'ici tissées dans ta propre nature; elles étaient en toi et tu ne pouvais les voir, de même qu'avec ton œil physique tu ne saurais voir ton cerveau. Maintenant tout ce passé se détache de toi-même et se dégage de ta personne. Il prend une forme autonome que tu peux regarder comme tu regardes les pierres et les plantes du monde extérieur. Et moi-même je suis l'être qui s'est façonné un corps avec tout ce qu'il y a en toi de noble ou de vil. Mon apparence fantomale est faite des dettes que tu as contractées et qui sont consignées sur le livre de ta vie. Tu m'as porté en toi sans me voir jusqu'ici. Cet aveuglement fut heureux pour toi. Car la sagesse d'un destin qui t'était caché a pu ainsi travailler à ton insu à effacer les taches hideuses dont tu vois en moi les vestiges. Maintenant que je suis sorti de toi, cette sagesse cachée t'a également abandonné. Désormais elle ne se souciera plus de toi. Elle remet sa tâche entre tes mains. Il faut que je devienne un être parfait et splendide, sans quoi je tomberais en perdition. Si ce malheur m'arrivait, je t'entraînerais avec moi dans un monde obscur et déchu. Pour éviter cette calamité, il faut que ta propre sagesse soit assez grande pour prendre sur elle la tâche dont s'acquittait auparavant la sagesse cachée qui t'a abandonné. Lorsque tu auras franchi le seuil que je garde, à aucun moment je n'échapperai plus à tes yeux. Quand tu feras quelque chose de mal, tu percevras tout de suite ta dette en ce que ma forme en sera altérée de manière horrible, démoniaque. C'est seulement quant tu auras redressé tes erreurs passées et seras assez purifié pour que le mal te soit devenu impossible, que mon être se revêtira d'une radieuse beauté et, pour le plus grand bien de ton activité future, je pourrai m'unir à toi pour ne plus former avec toi qu'un seul et même être.


« Mon seuil est cimenté par les craintes et les appréhensions que tu ressens encore devant l'entière charge de toi-même, l'entière responsabilité de ta conduite, de ta pensée. Tant que tu redoutes d'avoir à diriger toi-même ta destinée, le seuil n'a pas encore tout ce qu'il doit comporter; tant qu'il y manque une pierre, tu dois rester devant ce seuil; tu ne passeras pas. N'essaie pas de le franchir avant de te sentir entièrement affranchi de la peur et prêt à te charger de la responsabilité suprême.

« Jusqu'à présent, je ne sortais de ton être personnel que quand la mort mettait fin à l'une de tes courses terrestres. Même à ce moment, toutefois, ma forme te demeurait voilée. Seules m'apercevaient les puissances qui veillaient sur ton destin. D'après mon aspect, elles pouvaient façonner, dans les intervalles qui séparent la mort d'une nouvelle naissance, les forces et les facultés qui devaient te permettre de travailler à ton progrès, dans une incarnation nouvelle en embellissant ma forme. Et c'est aussi mon imperfection qui obligeait toujours ces puissances à te ramener sur la terre pour une autre incarnation. A ta mort j'étais là, et les maîtres du Karma décidaient de ton retour sur la terre d'après ce que j'étais. C'est seulement si tu étais arrivé inconsciemment, par la suite de tes incarnations, à me rendre parfait, que les puissances de la mort n'auraient plus eu d'action sur toi; fondu en moi tu aurais enfin pu entrer dans l'immortalité en union avec moi. Mais aujourd'hui, je suis devenu pour toi visible, alors que j'étais toujours près de toi à l'heure de la mort, mais invisible. Lorsque tu auras franchi mon seuil, tu entreras dans les sphères que tu ne connais généralement qu'après la mort physique. Tu vas y entrer en pleine conscience; et en même temps que tu continueras à évoluer sur terre sous une forme physiquement visible, tu vas évoluer désormais dans le royaume de la mort, c'est-à-dire le royaume de la vie éternelle. Car en réalité je suis aussi l'ange de la mort, en même temps que je suis l'annonciateur d'une vie éternelle, d'une vie supérieure, intarissable. Vivant aujourd'hui dans ton corps, tu traverseras par moi la mort pour renaître à une existence que plus jamais rien n'anéantira.


« La sphère où tu pénètres va te révéler des êtres de nature suprasensible. La félicité y sera ton partage, mais ta première rencontre dans ce nouveau monde, c'est moi-même, ta créature. Auparavant, je vivais de ta vie propre; tu m'as éveillé maintenant à une existence autonome et me voici devant toi, juge visible de tes actions à venir, peut-être comme un reproche constant. Tu as pu me créer, mais en même temps tu as pris sur toi la charge de me transformer en un être parfait. »

Ce qui est présenté ici sous forme narrative ne doit pas être considéré comme un symbole, mais comme une expérience des plus réelles pour le disciple. (Note 16 : Il ressort de ce qui précède, que le gardien du seuil qui vient d'être décrit est une forme (astrale) qui se révèle à la clairvoyance en train de s'éveiller chez le disciple. La science spirituelle mène à cette rencontre suprasensible. C'est seulement par un procédé de magie intérieure que l'on peut rendre le gardien visible aux sens physiques. L'opération consiste à produire un nuage de matière subtile, une sorte d'apparition fumeuse, composée d'un mélange de diverses substances. La force du magicien parvient à donner forme à cette fumée et à l'animer au moyen du Karma que le disciple n'a pas encore purgé. Si l'on est suffisamment préparé à la vision spirituelle, il n'est plus besoin de pareille évocation sensible. C'est un danger très grave d'être appelé, sans préparation suffisante, à contempler, sous la forme, d'un être vivant, sensible, le résidu du Karma « non purgé »; il ne faut pas d'ailleurs aspirer à cette expérience. Dans le roman de Bulwer Lytton, « Zanoni », on trouvera une description romanesque de la rencontre avec le gardien du seuil ainsi matérialisé.)


Le gardien doit expressément l'avertir de ne pas avancer davantage s'il ne se sent pas la force de répondre aux exigences qui viennent de lui être révélées. Si terrible que soit cette apparition, elle n'est pourtant que l'effet de l'existence antérieure du disciple, elle n'est que sa propre nature extériorisée et éveillée à la vie autonome. Cet éveil survient lorsque se dissocient les trois forces : volonté, pensée et sentiment.


C'est déjà une expérience d'une grande portée d'avoir, pour la première fois, conscience que l'on a engendré un être spirituel. Le disciple doit être préparé à supporter sans le moindre effroi cette vision terrible. Au moment de la rencontre, il doit se sentir assez fort pour oser se charger délibérément d'embellir cette forme.

Si le disciple se tire avec bonheur de cette première rencontre avec le gardien du seuil, une conséquence en sera que sa prochaine mort physique sera un événement tout autre que les morts précédentes. Il accomplira consciemment l'acte de mourir, en déposant son corps physique comme on dépose un vêtement qui est trop usé ou qu'une déchirure vient de mettre hors d'usage. Sa mort physique n'a pour ainsi dire plus d'importance que pour les autres, ceux qui vivaient avec lui et qui s'arrêtent encore aux perceptions des sens. Pour eux, le disciple « meurt »; pour lui, il ne se produit pas un changement très important dans ce qui l'entoure. Tout l'univers spirituel dans lequel il entre s'offrait déjà identiquement à lui avant sa mort; c'est ce même univers qu'il contemple après sa mort.


Mais le « gardien du seuil » enseigne encore autre chose. L'homme appartient à une famille, à un peuple, à une race; il agit dans le monde en fonction de son appartenance à ces communautés; son propre caractère en dépend également. Or, ce qui compose la famille, le peuple ou la race, est loin d'être uniquement la somme de toutes les actions accomplies consciemment par les individus. Les familles ou les peuples ont une destinée comme elles ont des caractères distinctifs. Ces choses restent des notions générales pour l'homme ordinaire. Quant au penseur matérialiste, rempli de préjugés, il n'a que mépris pour l'occultiste qui prétend que la destinée d'une famille ou d'un peuple, le caractère d'une tribu ou d'une race, existent aussi réellement pour lui que la destinée d'un individu. C'est que l'occultiste découvre des réalités supérieures, dont les simples individus sont les membres, au même titre que les bras, les jambes et la tête sont des parties du corps humain. Dans la vie d'une famille, d'un peuple ou d'une race, il voit agir, outre les individus, des réalités plus hautes qui sont vraiment l'âme de cette famille, de ce peuple, l'esprit de cette race. On peut dire que les individus ne sont, en un certain sens, que les organes exécutifs de ces âmes-groupes et il est parfaitement juste de parler de l'âme d'un peuple qui se sert, par exemple, des individus appartenant à un pays pour accomplir certaines tâches. L'âme du peuple ne descend pas jusqu'à la matérialisation sensible; elle vit dans les mondes supérieurs, et pour agir dans le monde sensible, elle se sert des individus comme d'organes physiques. Elle se comporte comme un architecte qui emploie des manœuvres pour bâtir un édifice.

Tout homme reçoit, au plein sens du terme, de ces âmes de famille, de peuple, de race, la tâche qui lui est dévolue. L'homme borné aux sens n'est nullement initié au plan supérieur qui commande son action. C'est inconsciemment qu'il sert à réaliser les buts assignés par l'âme du peuple ou de la race. Tandis que le disciple, dès qu'il a rencontré le gardien du seuil, doit, non seulement veiller à l'accomplissement de ses devoirs personnels, mais encore collaborer sciemment à l'œuvre de son peuple et de sa race. Tout élargissement de son horizon agrandit aussi inéluctablement le champ de ses devoirs. Ce qui se passe en réalité, c'est que le disciple ajoute en quelque sorte un nouveau corps psychique au précédent, comme un vêtement de plus. Jusqu'ici, il allait dans la vie à l'abri des voiles qui habillaient sa personnalité, et les entités spirituelles qui se servaient de lui prenaient soin de régler ce qu'il avait à faire pour la collectivité. Le gardien du seuil lui découvre maintenant qu'à l'avenir ces puissances spirituelles vont se retirer de lui. Il doit émerger de la collectivité; mais il s'endurcirait dans son isolement et n'échapperait pas à la perdition s'il n'acquérait pas lui-même maintenant les forces appartenant aux esprits des peuples et des races. Beaucoup prétendent, il est vrai, s'être affranchis de toute dépendance à l'égard du peuple et de la race. Ils disent : « Il me suffit d'être un homme et rien qu'un homme »; mais il faut leur répondre : « A qui devez-vous votre liberté ? N'est-ce pas votre famille qui vous a donné votre place dans le monde, n'est-ce pas votre peuple ou votre race qui a fait de vous ce que vous êtes ? Ils vous ont éduqué, et si vous pouvez vous élever au-dessus de tous les préjugés, devenir pour votre peuple ou votre race une lumière ou un bienfaiteur, n'est-ce pas à cette éducation que vous en êtes redevable ? Alors même que vous dites « n'être rien qu'un homme », c'est aux esprits des collectivités au sein desquelles vous êtes né que vous devez d'être devenu ce que vous êtes. »


Seul, le disciple peut comprendre ce que c'est qu'être abandonné par les esprits du peuple et de la race; lui seul peut savoir combien toute l'éducation reçue est de peu de poids en face de la vie qui l'attend désormais. Car tout ce qui lui a été apporté se désagrège lorsque se rompent les liens entre volonté, pensée et sentiment. Il regarde les résultats de toute l'éducation reçue comme on regarde une maison lézardée de toutes parts et qu'il s'agit de reconstruire sur un nouveau plan. C'est donc plus qu'un symbole si l'on dit : Après que le gardien du seuil a fait connaître ses premières exigences, alors, de l'endroit où il se trouve, se lève un vent de tempête, un vent qui éteint toutes les lumières spirituelles qui, jusqu'alors, ont éclairé pour le disciple la route de l'existence. Une obscurité totale s'étend devant le disciple. Elle n'est interrompue que par l'éclat qui émane du gardien du seuil. Du sein de cette obscurité sortent de nouveaux avertissements : « Ne franchis pas mon seuil avant d'être sûr que tu vas rendre, par toi-même, de la lumière à ces ténèbres; ne fais pas un pas de plus si tu n'es pas certain d'avoir assez d'huile spirituelle pour alimenter désormais ta propre lampe. Car les lampes des guides qui t'éclairaient jusqu'ici te feront défaut à l'avenir. » Après ces paroles, le disciple doit se retourner et porter ses regards derrière lui. Le gardien du seuil écarte alors pour lui le rideau qui cachait jusqu'ici les mystères profonds de l'existence. Il découvre dans leur pleine activité les esprits de la famille, du peuple, de la race; il voit précisément qu'il a été guidé jusque là et il lui devient clair que désormais il ne le sera plus. Tel est le second avertissement que, près du seuil, on reçoit du gardien.

Personne ne pourrait supporter sans préparation un tel spectacle si la forte discipline qui a rendu l'individu capable d'atteindre le seuil ne lui permettait aussi de trouver au moment voulu les forces nécessaires. Dans certains cas, il se peut que cette discipline ait été si harmonieuse que l'entrée dans la vie nouvelle perde tout caractère impressionnant ou tumultueux; alors les expériences devant le seuil sont accompagnées d'un pressentiment de cette félicité qui sera la note dominante de l'existence nouvellement acquise. Le sentiment de la liberté nouvelle efface tous les autres. Sous l'effet de ce sentiment, les devoirs nouveaux et la responsabilité nouvelle dont on doit se charger apparaissent comme une obligation qui échoit nécessairement à l'homme parvenu à ce stade de son évolution.



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Re: Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

Message par Archange le Sam 29 Sep - 14:11

LE GRAND GARDIEN DU SEUIL


On vient de décrire quelle importance avait la rencontre avec celui que nous avons appelé le « petit » gardien du seuil, car cette rencontre fait prendre conscience d'un être suprasensible qu'on a pour ainsi dire soi-même créé. Le corps de cet être est le résultat de nos propres actions, sentiments et pensées dont les conséquences auparavant étaient invisibles. Or ces forces invisibles sont devenues les causes déterminantes de notre destinée, de notre caractère. L'homme comprend, à ce moment, que dans son passé, il a lui-même posé les bases de son présent. De ce fait, son être se trouve, jusqu'à un certain degré, manifeste à ses regards. Par exemple, il a contracté des tendances, des habitudes; il en voit maintenant la cause. Certains coups du destin l'ont frappé; il en saisit l'origine. Il se rend compte de ce qui le porte à aimer ceci ou haïr cela, pourquoi ceci le rend heureux, et cela malheureux. L'aspect visible de la vie lui devient compréhensible, grâce aux causes invisibles, et il n'est pas jusqu'aux grands événements de l'existence, tels que la maladie et la santé, la mort et la naissance qui ne se dévoilent à son regard. Il constate qu'il a lui-même tissé, avant sa naissance, tout un réseau de causes qui devaient nécessairement le ramener à l'existence. Il discerne en lui l'entité qui dans le monde visible est encore de nature imparfaite, mais qui pourtant ne saurait acquérir sa perfection que par son passage en ce monde. Car dans nul autre monde ne se trouve l'occasion d'édifier cette entité humaine. Enfin, il voit que, pour le moment, la mort ne peut pas le séparer à tout jamais de la terre. Car il doit se dire : « Jadis, je vins pour la première fois en ce monde, car j'étais un être qui avait impérieusement besoin d'y vivre pour acquérir des qualités qu'il n'aurait pu acquérir nulle part ailleurs. Et je demeurerai lié au monde terrestre jusqu'à ce que j'aie fait mûrir en moi tout ce que j'y puis glaner. Je ne pourrai collaborer un jour efficacement à l'œuvre qui s'accomplit dans un autre monde qu'après en avoir acquis la faculté dans le monde visible aux sens. »


Une des plus importantes expériences que puisse faire l'initié, c'est justement d'apprendre à mieux connaître, mieux apprécier la nature visible aux sens qu'il ne le faisait avant de suivre l'entraînement spirituel. Il le doit au regard qu'il plonge dans le monde suprasensible. Celui qui n'a pas acquis ce regard se contentera peut-être de sentir vaguement que les réalités suprasensibles sont infiniment plus valables que celles du monde sensible, ce qui l'amènerait à sous-estimer celui-ci. Mais qui a pratiqué ce regard sait que s'il n'avait pas ce que lui apporte le monde visible, il serait sans force dans le monde invisible. Pour vivre dans l'invisible, des facultés et des organes lui sont indispensables qui ne peuvent être acquis que sur terre. Il faut qu'il apprenne à voir en esprit pour prendre conscience du monde invisible. Or cette force de vision dans un monde « supérieur » se crée peu à peu au contact des réalités dites « inférieures ». Il est tout aussi impossible de naître au monde de l'esprit avec les yeux de l'esprit si on ne les a pas développés dans le monde sensible, qu'il est impossible à l'enfant nouveauné de naître avec des yeux physiques, si ceux-ci n'ont pas été formés dans le sein de sa mère.

D'un tel point de vue, on comprendra pourquoi le seuil du monde suprasensible doit être défendu par un « gardien ». Personne ne peut être admis à plonger les regards dans ces régions avant d'être suffisamment équipé. C'est pourquoi, à chaque mort, lorsque l'homme, encore incapable d'agir dans un autre monde, y pénètre pourtant, un voile l'empêche d'y participer. Il ne devra le contempler qu'après avoir acquis la maturité nécessaire.

Si l'étudiant en occultisme pénètre consciemment dans le monde suprasensible, la vie prend pour lui une
signification toute nouvelle. Il voit dans le sensible le terrain propice aux semences du monde supérieur et même, en un certain sens, ce monde « supérieur » lui semble incomplet sans le monde « inférieur ». Deux perspectives s'ouvrent à lui : l'une donne sur le passé; l'autre sur l'avenir. Son regard plonge dans un passé où le monde sensible n'existait pas encore, car depuis longtemps il est au-dessus du préjugé d'après lequel le monde suprasensible se serait développé à partir du monde sensible. Il sait que le monde suprasensible est à l'origine du sensible. Il voit qu'il a lui-même appartenu à ce monde suprasensible, avant de s'être incarné pour la première fois. Mais il voit en même temps que ce monde suprasensible primitif a eu besoin de passer par une phase sensible. Sans ce passage, il n'aurait pas pu continuer à évoluer. Ce n'est, en effet, que lorsque des êtres se seront développés dans la sphère sensible et qu'ils y auront acquis toutes les facultés s'y rapportant, que le monde suprasensible pourra reprendre sa marche ascendante sur la route de l'évolution. Or ces êtres, ce sont les humains. Ces humains ne sont donc, dans leur vie actuelle, que l'aboutissement d'un stade imparfait de l'évolution spirituelle, et leur but doit être d'atteindre, à travers ces conditions, la perfection qui leur permettra de servir à faire progresser les mondes supérieurs. C'est ici que s'ouvre la perspective sur l'avenir. Elle annonce un stade plus élevé du monde suprasensible. A ce niveau, les fruits du monde sensible atteindront leur maturité. Ce monde sensible, en tant que tel, sera dépassé, et les résultats de son labeur seront incorporés à une sphère plus haute.

Cette vue fait comprendre ce que signifient la maladie et la mort dans le monde sensible. La mort exprime simplement qu'un temps vint, dans l'évolution, où le monde suprasensible originel en était arrivé au point de ne plus pouvoir progresser par lui-même. Il aurait été nécessairement frappé d'anéantissement général s'il n'avait reçu un nouvel influx de vie. Cette vie nouvelle est apparue comme une lutte contre l'anéantissement universel. Sur les ruines d'un univers moribond, sclérosé, sont apparus les germes d'une existence nouvelle. C'est pourquoi nous connaissons et la mort et la vie. Ces deux états se sont lentement mêlés; car les éléments périssants qui restent de l'ancien monde s'accrochent encore aux germes de vie nouvelle qui sont sortis d'eux. Cette dualité trouve son expression la plus nette en l'homme. Il porte comme une gaine ce qui lui vient de l'ancien univers et dans cette gaine germe l'être de l'avenir. Il est ainsi une entité double, à la fois mortelle et immortelle. L'élément mortel est à son stade final d'évolution, l'élément immortel à son stade initial. Et l'homme acquiert seulement au sein de ce monde double, qui s'exprime dans le physique, les facultés nécessaires pour réaliser l'immortalité. Car c'est bien là sa mission : de ce qui est mortel tirer des fruits immortels. S'il considère son essence telle qu'il l'a construite dans le passé, il doit se dire : « Mon être renferme des éléments qui viennent d'un univers mourant, ils travaillent en moi et je ne pourrai que progressivement briser leur puissance grâce aux éléments immortels qui naissent à la vie. » L'homme suit donc une route qui procède de la mort à la vie. Si, à l'heure de sa mort, il pouvait se parler consciemment à lui-même, il devrait se dire : « Ce qui meurt en moi fut mon instructeur. Je péris par l'action de tout un passé dans lequel je suis impliqué, mais ce champ de la mort a fait croître pour moi les germes de l'immortalité. Je les emporte avec moi dans un autre monde. Si je ne dépendais que du passé, je n'aurais même jamais pu naître. La vie du passé s'achève à la naissance. Par les nouveaux germes de vie, la vie sensible est soustraite à l'anéantissement universel. Le temps qui sépare la naissance de la mort n'exprime que la part conquise par le nouvel influx de vie sur le passé qui meurt; quant à la maladie, elle n'est que le prolongement de l'action de la partie de ce passé qui va vers la mort. »

A la lumière de ces connaissances, il est possible de répondre à ceux qui se demandent pourquoi l'homme ne peut s'élever que lentement de l'erreur à la vérité et de l'imperfection au bien. Ses actions, ses sentiments et ses pensées sont d'abord entièrement commandés par les forces qui vont vers la mort. Ce sont elles qui façonnent ses organes physiques et c'est pourquoi ces organes, ainsi que tout leur fonctionnement, sont voués à périr. Ni les instincts, ni les pressions, ni les organes qui leur obéissent ne peuvent composer l'être immortel, mais seule l'œuvre accomplie par ces organes peut prétendre à l'immortalité. Quand l'homme aura extrait de sa nature de mort tout ce qu'il est en mesure d'en tirer, seulement alors il pourra renoncer aux bases sur lesquelles il s'appuie dans le monde physique sensible.

Ainsi le premier « gardien du seuil » représente l'image de l'homme dans sa double nature, mêlée de périssable et d'impérissable. Grâce à lui, on voit clairement tout ce qui manque encore à l'homme pour parvenir à cette forme de lumière radieuse qui pourra de nouveau habiter le pur monde spirituel.

Le « gardien du seuil » révèle également à l'homme son degré d'implication dans la nature physique. Cette compromission avec la vie sensible s'exprime d'abord par les instincts, les désirs avides et personnels sous toutes les formes de l'égoïsme. Elle se manifeste ensuite par l'assujettissement à un peuple, à une race; car les peuples et les races ne sont encore que différentes étapes sur le chemin de la pure humanité. Une race et un peuple sont d'autant plus élevés, plus accomplis, que leurs membres réalisent mieux le type pur et idéal d'humanité et qu'ils ont dégagé, de la nature physique périssable, les éléments immortels. L'évolution de l'être humain, passant à travers les réincarnations dans des peuples et dans des races sans cesse plus avancés, est donc un processus de libération au bout duquel l'homme doit apparaître dans son harmonieuse perfection.
Dans un sens analogue, le passage à travers des conceptions religieuses ou morales toujours plus pures est un perfectionnement. Car à chaque étape du progrès moral, on trouve encore un faible pour ce qui est périssable à côté de l'idéal des germes d'avenir.

Le premier « gardien du seuil » n'a encore fait connaître que les conséquences des périodes é
coulées. Il ne donne au sujet de l'avenir que les indications qu'on peut tirer du passé. Mais l'homme doit introduire dans l'univers spirituel à venir tout ce qu'il lui est possible d'extraire du monde sensible. S'il ne voulait y introduire que ce qui a été tiré du passé dans la contre-image que lui offre le premier « gardien », il n'aurait rempli que partiellement sa tâche terrestre. C'est pourquoi quelque temps après le « petit gardien du seuil » apparaît le second, celui que nous avons appelé le « grand gardien du seuil ». De nouveau cette rencontre doit être décrite sous forme narrative.

Dès que l'homme a reconnu les entraves dont il doit se libérer, il voit apparaître sur sa route une sublime forme de lumière. Les mots ne sauraient en décrire la beauté. Cette rencontre a lieu lorsque les organes de la pensée, du sentiment et de la volonté sont devenus suffisamment indépendants, jusque dans le corps physique, pour que leurs relations réciproques ne soient plus instinctives, mais uniquement dirigées par la conscience supérieure, qui s'est maintenant totalement affranchie de toutes les contingences physiques. Ces centres de la pensée, du sentiment et de la volonté sont devenus des instruments au pouvoir de l'âme humaine qui les dirige depuis les sphères suprasensibles. A cet être libéré de tous les liens sensibles apparaît le deuxième « gardien du seuil ». Il lui parle en ces termes :

« Tu t'es dégagé du monde des sens. Tu as conquis ton droit de cité dans l'univers suprasensible. C'est d'après lui que tu agiras désormais. Pour ton propre compte tu n'as plus besoin d'un corps physique sous la forme actuelle. Si tu n'avais plus d'autre volonté que de séjourner ici, tu n'aurais plus besoin de retourner dans le monde sensible. Mais regarde-moi; vois combien je suis encore infiniment au-dessus de ce que tu as pu faire de toi jusqu'à présent. Tu es parvenu à ton point de perfection actuelle, grâce aux facultés que tu as pu développer dans le monde sensible aussi longtemps que ce fut encore nécessaire. Mais maintenant une phase commence pour toi dans laquelle, avec des forces libérées, tu vas poursuivre ton travail dans le monde des sens. Jusqu'à présent, tu n'as songé qu'à te sauver toi-même ; tu dois maintenant délivrer tes compagnons qui sont dans le monde sensible. Tes efforts ont été purement personnels ; incorpore-toi dorénavant à l'ensemble des humains, afin d'introduire dans les sphères suprasensibles non seulement toi-même, mais les autres. Le jour viendra où tu pourras t'unir à mon être; mais je ne puis connaître le bonheur céleste tant qu'il y a des malheureux ! Personnellement libéré, tu voudrais dès aujourd'hui entrer pour toujours dans les sphères suprasensibles; tu serais obligé de voir au-dessous de toi ceux qui ne sont pas encore délivrés et tu aurais séparé ta destinée de la leur. Or, vous êtes tous solidaires. La même loi vous oblige tous à descendre dans le monde sensible pour y puiser les forces nécessaires à votre progrès. Si tu abandonnais tes frères en humanité, tu ferais un mauvais usage des forces que tu n'as pu cultiver que dans leur communauté. S'ils n'étaient pas descendus eux aussi dans le monde sensible, tu n'aurais pu le faire non plus et les forces t'auraient manqué pour t'élever à l'existence suprasensible. Tu dois partager avec eux ces forces acquises avec eux. C'est pourquoi je ne te laisserai pas pénétrer dans les régions les plus hautes du monde suprasensible avant que tu n'aies utilisé pour sauver tes semblables toutes les forces que tu as conquises sur terre. Avec ce que tu possèdes déjà, tu peux te maintenir dans les régions inférieures du monde suprasensible, mais devant la porte des plus hautes régions, je me tiens « comme le chérubin devant le Paradis, l'épée de feu à la main », et je t'en interdis l'accès tant que tu n'as pas employé toutes les forces qui te restent pour le salut du monde sensible. Si tu ne veux pas les lui donner, d'autres viendront qui s'en serviront. Le monde suprasensible supérieur cueillera les fruits du monde sensible; quant à toi, le terrain sur lequel ton être a poussé se dérobera sous tes pas. L'univers purifié te dépassera et te submergera dans une ascension dont tu seras exclu. Ton sentier sera le sentier noir et ceux dont tu te seras retranché suivront le sentier blanc. »

Tel se révèle le « grand gardien du seuil » bientôt après la rencontre de l'âme avec le premier veilleur. Il fait connaître exactement à l'initié ce qui l'attend s'il cède prématurément à l'attrait d'un séjour dans le monde suprasensible. Une indescriptible splendeur émane de ce second gardien. S'unir à lui apparaît comme un but lointain à l'âme qui le contemple. Mais l'initié a pourtant la certitude que cette union ne sera possible que s'il consacre à la libération et à la rédemption du monde sensible toutes les forces qu'il a abondamment reçues de ce monde. S'il se décide à obéir à cet être de lumière, il contribuera à la délivrance du genre humain et sacrifiera ses dons sur l'autel de l'humanité. S'il préfère au contraire s'élever personnellement dans le monde supérieur avant le temps fixé, il sera balayé par le courant de l'évolution humaine. Après sa délivrance, il ne pourra pas tirer du monde sensible des forces nouvelles. Tandis que, s'il lui offre son labeur, il le fera en renonçant à retirer de son travail à venir tout profit personnel. Certes on ne saurait dire que, placé devant cette alternative, l'homme doive, de toute évidence, opter pour le sentier blanc. Il dépendra de son degré de purification que nul égoïsme ne le fasse succomber à la tentation d'assurer son propre bonheur céleste. Cette tentation est la plus grande qui se puisse imaginer, car l'autre côté ne présente rien de très séduisant. Ici, rien ne parle à l'égoïsme. Ce que l'homme acquerra, s'il poursuit son évolution vers les régions encore plus hautes du monde suprasensible, ce ne sera pas un élément venant à lui, mais sortant de lui : l'amour de ses frères. Tandis que tout ce que peut souhaiter l'égoïsme ira vers celui qui s'engage sur le sentier noir. Bien plus : les jouissances que l'on y rencontre sont justement la satisfaction la plus parfaite de l'égoïsme. Si quelqu'un désire la félicité pour lui tout seul, il choisira à coup sûr le sentier noir qui est bien fait pour lui.

Que nul n'attende donc des occultistes du sentier blanc le moindre conseil favorable au développement égoïste de son moi personnel. Ils n'ont aucun intérêt pour des béatitudes particulières. Les initiés blancs n'ont pas pour mission de servir des buts privés. Les recherche qui voudra. La seule chose qui leur tienne à cœur, c'est l'évolution et la délivrance de tous les êtres que sont les hommes et leurs compagnons. C'est uniquement pour la réalisation de cette œuvre collective qu'ils enseignent le moyen de développer les forces individuelles qui peuvent y contribuer. Le don désintéressé de soi-même et l'amour du sacrifice l'emportent donc à leurs yeux sur toutes les autres qualités. Ils ne repoussent personne, car l'être le plus égoïste est capable de se transformer. Mais quiconque ne poursuit que des buts personnels ne trouvera pas le moindre appui auprès des occultistes véritables tant qu'il aura cet état d'esprit. Alors même que ceux-ci ne lui refuseraient pas leur secours, l'égoïste se retirerait à lui-même la possibilité d'en profiter. Celui qui suit réellement les indications des vrais Maîtres de la sagesse comprendra par conséquent, après avoir franchi le seuil, ce qu'exige le grand gardien; mais celui qui ne suivra pas les Maîtres ne doit même pas espérer être jamais aidé par eux à franchir le seuil. Leur enseignement conduit au bien, sinon il ne mène à rien. Guider les hommes vers une félicité égoïste, ou même simplement vers la vie suprasensible, ne fait point partie de leur mission. Les buts qui depuis l'origine ont été assignés à cette mission leur enjoignent de tenir le disciple éloigné du monde supraterrestre jusqu'à ce qu'il y entre avec la volonté de collaborer avec abnégation à l'œuvre commune.

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Re: Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

Message par Archange le Sam 29 Sep - 14:12

Le Gardien du Seuil


Le Seuil du spirituel se trouve à l’intérieur et à l’extérieur de soi : à l’intérieur c’est l’écran de la mémoire, à l’extérieur c’est le voile des apparences, la Maya. L’humanité a franchi le Seuil au début du vingtième siècle, avec la fin du Kali-Yuga et le retour éthérique du Christ qui, apportant avec lui les nouvelles facultés de clairvoyance permettant de le percevoir, annonce le début du nouvel âge de lumière. Or parce que l’humanité était mal préparée à cette traversée, les frontières du Seuil, qui normalement gardent les éléments subconscients sous le seuil de la conscience, ne sont plus aussi étanches qu’avant. Voilà qui explique la montée des troubles anxieux et des maladies mentales, qu’on doit comprendre comme un signe des temps. Le Gardien du Seuil nous cache le monde invisible, qu’on ne saurait voir sans frémir. On ressent sa présence lorsque, en s’approchant du Seuil, on est pris d’un brûlant sentiment de honte. En effet, le Gardien étant le produit des actes de nos vies antérieures et de notre vie présente, il se charge que notre karma nous revienne en bonne et due forme, du moins tant qu’on refuse de prendre sur soi cette responsabilité. Le Gardien est donc notre Double et il nous incombe de le transformer. Le double est un agrégat d’élémentaux constitués de nos pensées et impulsions de volonté qu’on ne maîtrise pas, dont on est inconscient, que l’on n’a pas transformé. Il faut toutefois prendre garde, car voir le Gardien en face, cette image hideuse de soi-même, est une expérience terrifiante, voire dangereuse. C’est pourquoi une préparation morale adéquate est exigée avant de franchir le seuil par des moyens occultes. Si la pensée logique et la conscience morale ne sont pas assez fortes au moment de franchir le Seuil, une entité ahrimanienne entre en nous à notre insu, sous le seuil de la conscience, d’où elle nous influence. On revient alors avec un passager clandestin à son bord. Lorsqu’un scientifique étudie les propriétés de la matière, il déchire le voile des apparences sensibles et franchit le seuil séparant le matériel du spirituel pour déboucher dans le monde soi-disant subatomique, la sous-nature , le royaume des élémentaux ahrimaniens. Inconscient de l’existence de tels êtres, il en est d’autant plus vulnérable qu’il regorge de pensées matérialistes. Sous leur influence, il se sent plus intelligent, rusé et astucieux. Dans le meilleur des cas, il peut recevoir une idée d'invention géniale; dans le pire des cas, il devient « savant fou » ou même un tueur sadique. Caligula et les Césars ont exigé l’initiation sans préparation et sont devenus des tyrans mégalomanes. En l’absence d’un juste sens moral, l’individu devient haineux, dominé par un intellect mis au service de ses instincts de destruction.


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Re: Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

Message par Archange le Sam 29 Sep - 14:13

(Extrait "la science de l'Occulte" de Rudolf Steiner)



Sur le double (gardien du Seuil)


"Cette vaste expérience (dissociation de la pensée, du sentiment, de la volonté)
se complète par une deuxième. Avant de pénétrer dans le monde
supra-sensible, l’homme ne connaissait la pensée, la sensibilité et la volonté que sous la forme
d’expériences intérieures. Dès qu’il foule du pied le monde supérieur, il perçoit des objets qui
expriment non plus la substance physico-sensible, mais l’essence psycho-spirituelle. Derrière les
propriétés du nouveau monde qu’il perçoit il y a maintenant des êtres psycho-spirituels et ces êtres
constituent pour lui un monde extérieur, tout comme les pierres, les plantes et les animaux du
monde sensible. Mais le disciple constate aussitôt une différence capitale entre ce nouveau monde
et celui que connaissaient ses sens physiques. Une plante demeure ce qu’elle est, quels que soient
les sentiments et les pensées qu’elle éveille en nous. Il n’en est pas ainsi des images du monde
psycho-spirituel. Elles se modifient, suivant les sentiments et les pensées de l’homme. L’homme les
marque de son empreinte propre. Supposons une image qui surgit devant l’homme dans le monde
imaginatif. S’il demeure indifférent à sa vue, l’image se montre à lui sous un certain aspect. Mais,
du moment où elle suscite en lui un plaisir ou un déplaisir, sa forme se modifie. Ainsi ces images
représentent bien une chose indépendante de l’homme et extérieure à lui, mais elles reflètent en
outre l’homme lui-même. Elles sont profondément imprégnées d’essence humaine. La nature
humaine s’étend comme un voile sur les entités spirituelles. Et l’homme, lors même qu’il se trouve
en présence d’une entité réelle, au lieu de la percevoir, ne voit que son propre produit. Ainsi, tout en
ayant la vérité devant lui, c’est l’erreur qu’il regarde.

Et ce qui pénètre ainsi ces images, ce n’est pas seulement la personnalité dont l’homme
lui-même est conscient : toutes les forces qui existent en lui agissent sur ce monde essentiellement
plastique. L’homme peut avoir des tendances cachées, que l’éducation a empêchées de se montrer
au grand jour : elles n’en exercent pas moins leur influence sur le monde psycho-spirituel, qui se
colore ainsi de toutes les nuances de la personnalité humaine, que l’homme en ait ou non
conscience. Pour progresser davantage à partir de cette étape, il faut que l’homme apprenne à
distinguer entre lui et les choses extérieures. Il faut qu’il élimine de l’ambiance psycho-spirituelle
tous les effluves de son Moi personnel. On ne saurait parvenir à faire ce départ, sans acquérir une
connaissance approfondie de cette personnalité complexe que l’on emporte avec soi dans le monde
supérieur. Il faut se connaître soi-même pour percevoir dans sa pureté le milieu psycho-spirituel.
Mais les lois mêmes de l’évolution humaine veulent que cette connaissance de soi intervienne pour
ainsi dire naturellement à l’entrée des mondes supérieurs. L’homme développe dans le monde
physique son Moi, sa soi-conscience. Ce Moi est un centre d’attraction pour tout ce qui dépend de
l’homme. Les tendances, les sympathies et antipathies, les passions, les opinions, etc., se groupent
autour de ce Moi. Et ce Moi agglomère en quelque sorte autour de lui ce qui constitue le karma
humain. Si l’on voyait ce Moi dépouillé de tous ses voiles, on saurait les destinées qui l’attendent
dans cette incarnation ou dans les suivantes, suivant ce qu’il a fait et ce qu’il s’est assimilé dans ses
existences précédentes. Le Moi avec tout ce qui s’attache à lui, est la première image qui se
présente au disciple à l’entrée du monde psycho-spirituel.

Ce double de l’homme doit être, conformément aux lois supérieures, la première de ses
impressions au seuil d’un monde nouveau. On peut comprendre facilement la loi qui sert de
fondement à ce phénomène si l’on songe que, dans le monde physique, l’homme ne se perçoit
lui-même que dans la mesure où il fait l’expérience intérieure de ses pensées, sentiments et
volitions. Cette perception de lui-même est purement interne : elle n’apparaît pas à l’homme comme
située au dehors ainsi que les plantes, les minéraux ou les animaux. Et, même par l’expérience
interne, l’homme ne se connaît que partiellement. Il y a en lui une force qui l’empêche
d’approfondir trop cette soi-connaissance. C’est un instinct qui, quand il reconnaît en lui une
certaine disposition, et qu’il ne veut se faire aucune illusion sur lui-même, le pousse à transformer
cette disposition. S’il refuse d’obéir à cet instinct, s’il détourne purement et simplement son
attention de sa vie intérieure, en un mot s’il reste tel qu’il est, il se prive de la possibilité de se
connaître lui-même sur le point en question. Mais si l’homme pénètre dans sa vie intérieure, et qu’il
regarde en face sans illusion tel ou tel trait de son caractère, alors il se passera de deux choses
l’une : ou bien l’homme sera en mesure de corriger ce trait, ou bien les circonstances présentes de la
vie l’en empêcheront. Dans le dernier cas, il sentira se glisser dans son âme un sentiment que l’on
peut appeler un sentiment de honte : telle est la nature normale de l’homme, qu’elle éprouve au
cours de son étude de soi-même toutes les formes de la honte. Ce sentiment a dans l’existence
courante des effets bien déterminés. L’homme qui pense sainement veillera à ce que les dispositions
qui ont provoqué ce sentiment ne se manifestent pas au dehors, ne se dévoilent pas par des actes
extérieurs. Ainsi la honte est une force qui pousse l’homme à enfermer une chose dans le secret de
sa vie intérieure, afin d’empêcher qu’elle ne soit perçue au dehors.

Si l’on réfléchit suffisamment sur ces particularités psychologiques, on comprendra que
l’occultisme attribue des effets encore plus profonds à des états de conscience voisins de celui que
nous venons de décrire. Il découvre dans l’âme une sorte de honte cachée, dont l’homme n’a pas
conscience dans la vie physique. Ce sentiment caché agit comme le sentiment conscient qui lui
ressemble : en ce sens qu’il empêche l’être intérieur d’apparaître à l’homme sous la forme d’une
image perceptible. Sans ce sentiment, l’homme se percevrait tel qu’il est en réalité, ses
représentations, sentiments et volontés cesseraient d’être pour lui de pures expériences internes,
pour devenir des perceptions, comme les pierres, les animaux et les plantes. Ce sentiment voile
l’homme à ses propres regards : et par là il lui voile le monde psycho-spirituel tout entier. Du
moment que l’être intérieur est caché à l’homme, il ne saurait percevoir les éléments qui constituent
les organes qu’il lui faut évoluer pour connaître le monde psycho-spirituel. Il ne peut dès lors
transformer son être pour y faire s’épanouir les sens spirituels. Mais lorsque par un entraînement
régulier l’homme acquiert l’usage de ces organes, la première impression dont il est conscient, c’est
sa propre individualité. Il perçoit son double. Cette perception n’est pas essentiellement différente
de celle qui s’applique au reste du monde psycho-spirituel. Dans la vie courante, le sentiment de
pudeur que nous avons analysé ferme sans cesse à l’homme la porte des mondes supérieurs ? Si
l’homme voulait faire un seul pas pour pénétrer dans ces mondes, ce sentiment surgit aussitôt, tout
en demeurant inconscient, et cache la portion du monde psycho-spirituel, qui veut se manifester. Or,
les exercices indiqués plus haut ouvrent les régions supérieures. Le sentiment de la pudeur morale
est un grand bienfaiteur de l’humanité : car tout ce qu’on peut acquérir de jugement, de sentiment et
de force de caractère ne suffirait pas à nous permettre de supporter la vue de notre individu dans sa
vraie forme, si l’entraînement occulte ne venait à notre secours. Ce spectacle ferait perdre à
l’homme toute confiance en lui, tout sentiment, toute conscience de soi-même. Pour empêcher ce
désastre, on doit veiller à cultiver son jugement, ses sentiments et son caractère, sans négliger les
exercices qui visent à la connaissance supérieure. L’entraînement méthodique et régulier donne à
l’homme assez de notions occultes, assez de moyens pour se connaître et se contrôler soi-même,
ainsi que la force nécessaire pour supporter avec fermeté la vue de son double.

Pour le disciple averti, c’est simplement alors la condensation sous la forme d’un être astral,
des éléments avec lesquels il s’est déjà familiarisé dans la vie physique. Si l’on a compris d’abord la
loi de Karma, on ne sera pas particulièrement ému de reconnaître sa propre destinée sous les traits
de son double. Si l’on s’est logiquement rendu compte de l’évolution humaine et cosmique, si l’on
sait qu’à un moment précis, les forces de Lucifer ont fait irruption dans l’âme humaine, on ne
chancellera pas en, contemplant dans l’image de son être propre l’action multiple de ces entités
lucifériennes. On voit ici combien l’homme aura raison d’attendre, avant de réclamer l’entrée des
mondes supérieurs, que son entendement normalement développé dans le monde physique ait
clairement conçu certaines vérités spirituelles. Les enseignements contenus dans ce livre et relatifs à
la connaissance des mondes supérieurs devraient être pleinement assimilés par le disciple, au cours
d’une évolution normale et par les forces normales du jugement, avant qu’il ait le désir de pénétrer
personnellement dans le monde supra-sensible.

Par une méthode qui ne veillerait pas à fortifier le jugement, les sentiments et le caractère, il
peut arriver que le disciple pénètre dans le monde psycho-spirituel avant d’avoir développé les
capacités nécessaires. Alors la rencontre avec le double aurait une action néfaste. Mais si, ce qui est
possible, il évitait cette rencontre et pénétrait néanmoins dans le monde spirituel, il ne parviendrait
jamais à percevoir ce monde sous sa forme réelle. Il ne pourrait jamais distinguer entre les choses,
telles qu’elles lui apparaissent à travers son être propre, et les choses dans leur réalité essentielle.
Cette distinction ne peut être faite que si le disciple perçoit sa propre image comme un objet défini
en soi, et sait isoler de l’ambiance les forces sorties de sa vie intérieure. Le double existe pour
l’homme qui vit de son existence physique : mais il est ainsi fait que grâce au sentiment de honte
dont nous avons parlé il disparaît, dès que l’homme fait mine de s’approcher du monde
psycho-spirituel. De la sorte il cache à l’homme ce monde tout entier. Il se tient à l’entrée du monde
supérieur, pour en défendre l’entrée à tout homme qui s’en approcherait sans être suffisamment
préparé. Aussi l’occultisme l’appelle-t-il : le Gardien du seuil qui se tient devant l’entrée du monde
psycho-spirituel. On l’appelle en outre le « gardien inférieur » parce qu’il en existe un second, dont
nous parlerons plus tard. À part cette pénétration dans le monde spirituel, la mort physique, elle
aussi, met l’homme en présence de ce gardien du seuil. Et il se découvre graduellement durant la
vie qui sépare la mort d’une nouvelle naissance. Mais, sa rencontre ne saurait terrasser l’homme
dans ces conditions, puisqu’à ce moment il évolue normalement dans des mondes qu’il ignorait
entre la naissance et la mort physique.

Si l’homme pénétrait dans les mondes supérieurs sans avoir passé par la rencontre avec le
gardien du seuil, il serait, nous l’avons dit, victime de nombreuses illusions. Il ne distinguerait pas
ce qui appartient réellement à cette région de ce qu’il y apporte lui-même. Une saine discipline doit
conduire à la vérité et non à l’illusion : la rencontre avec le gardien paraît nécessaire à ses
prévisions. Elle est un des moyens indispensables pour écarter le mirage et l’illusion dans l’étude de
ces milieux. Un des points les plus importants dans la discipline occulte est de travailler à son
développement, pour éviter d’être jamais un rêveur, un homme capable d’obéir à une suggestion ou
une auto suggestion, et de se laisser duper par une illusion quelconque. Lorsque l’on suit avec
application les enseignements de l’occultisme normal, on anéantit les sources de l’illusion. Nous
n’entrerons pas dans tous les détails de cet entraînement spécial. Contentons-nous d’y faire allusion.
Les causes dont découlent les illusions que nous vivons, sont au nombre de deux. Les unes viennent
de ce que notre personnalité vient colorer la réalité extérieure : cette cause d’illusion est peu
dangereuse dans la vie courante. Quel que soit le désir qu’éprouve l’observateur de teinter de ses
propres sentiments la réalité sensible, le monde physique s’impose rudement de lui-même sous sa
vraie forme. Mais dès qu’on entre dans le monde imaginatif, les formations perçues sont réellement
modifiées par les voeux et les intérêts du voyant : et il a véritablement devant soi ce qu’il a formé
lui-même, ou tout au moins contribué à former. Lorsque le disciple, par sa rencontre avec le gardien
du seuil, a appris à connaître tout ce qui est en lui, tout ce qu’il introduit dans le monde
psycho-spirituel, cette source d’illusion se trouve tarie. La préparation que le disciple s’impose
avant cette rencontre lui apprend à éliminer sa personnalité de ses perceptions sensibles, dès la vie
physique, et à laisser les choses et les phénomènes parler seuls, dans la pureté de leur propre nature.
Après un entraînement satisfaisant dans ce domaine, le disciple peut envisager sans trembler la
rencontre avec le Gardien du seuil. Il vérifiera alors d’une manière définitive s’il est aussi habile à
exclure sa personnalité de ses perceptions, lorsqu’il s’agit d’observer le monde psycho-spirituel.

Il existe également une seconde source d’erreurs. Elle se fait connaître lorsqu’on se trompe
en interprétant une impression reçue. Il y a dans la vie un exemple classique de ce genre d’erreurs :
c’est lorsque un observateur assis dans un chemin de fer, croit voir les arbres se mouvoir dans un
sens opposé à celui du train, alors que c’est lui-même avec le train qui se déplace. Il y a des cas où
l’illusion est moins aisée à rectifier que dans le cas que nous venons de citer : pourtant dans le
monde physique l’homme trouve toujours le moyen de bannir les illusions de ce genre, pour peu
qu’il applique son jugements à s’éclairer lui-même. Il en va tout autrement dans les régions
supra-sensibles. Dans l’univers sensible, l’illusion humaine ne saurait modifier la réalité : aussi
l’observation sincère de la réalité est-elle toujours en mesure de corriger l’erreur. Dans le monde
supra-sensible, le jugement erroné que l’on porte sur une perception s’incorpore à cette perception
même : sa cohésion avec le phénomène est si intime qu’on ne saurait les distinguer d’emblée. On ne
peut plus dire alors que l’erreur soit dans l’homme et la vraie réalité au dehors : l’erreur est devenue
partie constituante de la réalité. L’observation sincère des choses ne suffit plus à la rectifier. Telle
est la source abondante d’erreurs multiples pour celui qui pénètre dans le monde spirituel sans
préparation suffisante. Le disciple ne doit pas se contenter d’exclure les illusions qui viennent de ce
que sa personnalité déteint sur l’ambiance : il lui faut s’attaquer également à la deuxième cause
d’erreurs. Il peut éliminer les éléments qui sont apportés par lui quand il les a reconnus dans la
figure du Gardien du seuil : pour tarir la deuxième source d’erreurs, il lui faut devenir capable de
reconnaître d’après la complexion même d’un phénomène supra-sensible s’il est réalité ou illusion.

Si les illusions avaient exactement le même aspect que les réalités, cette distinction ne serait pas
possible. Mais il n’en est pas ainsi. Les illusions ont des caractères propres que n’ont pas les
réalités. Le disciple doit arriver à découvrir les caractères qui signalent les réalités. Rien de plus
naturel pour le profane que de demander : « Comment serait-il possible de se défendre contre toute
illusion, si les causes d’illusion sont à ce point nombreuses ? Existe-t-il un seul occultiste qui puisse
affirmer avec assurance que toutes ces prétendues connaissances supérieures ne reposent pas sur la
suggestion ou l’auto-suggestion ? » En parlant ainsi on oublie que toute la direction d’un
entraînement occulte sérieux vise à exclure les illusions. Le disciple aura d’abord soin d’acquérir
des notions assez précises sur tout ce qui peut amener l’erreur ou l’illusion, pour se mettre en
mesure de s’en préserver. Il a, plus que tout autre homme, l’occasion de devenir raisonnable et
sensé dans le cours de la vie ordinaire. Tout ce qu’on lui enseigne a pour effet de lui faire fuir les
pressentiments indistincts, les inspirations confuses, et toutes-les impulsions de ce genre.

L’entraînement occulte lui confère le maximum possible de prudence. En outre, tout enseignement
sérieux débute par l’étude des faits cosmiques, c’est-à-dire de sujets qui réclament l’extension du
jugement, qui rendent ce jugement plus subtil et plus pénétrant. L’étudiant qui se refuserait à porter
son étude sur des domaines aussi vastes, et se contenterait de révélations plus immédiatement
rapprochées de lui, se priverait de cette école précieuse qui affine le discernement, et en fait un
instrument capable de distinguer l’illusion de la réalité. Toute cette préparation n’est pas encore la
chose essentielle : l’essentiel réside dans les exercices mêmes qui font partie d’un entraînement
occulte correct. Ces exercices sont combinés de telle sorte que la conscience du disciple, pendant la
concentration, passe en revue minutieusement tout ce qui se déroule dans la vie de l’âme. Tout
d’abord un symbole est construit, destiné à stimuler l’activité imaginative. Ce symbole contient des
éléments empruntés aux représentations extérieures. Ce symbole, l’homme n’est pas seul à en
établir le contenu : il n’en est pas l’unique auteur. Il peut donc se tromper sur son origine, et
interpréter inexactement sa génération. Mais il éloigne ensuite le contenu de ce symbole de l’orbe
de sa conscience, lorsqu’il passe aux exercices spécialement institués pour l’acquisition de la
connaissance inspirée. Il ne se concentre plus alors que sur l’activité psychique qui a façonné le
symbole. Là encore on peut admettre la possibilité d’une erreur. Cette activité psychique a été
assimilée en partie par l’étude, par l’éducation, etc.. L’homme ne peut pas affirmer qu’il connaît
intégralement son origine. Mais voici qu’il éloigne même cette activité de sa conscience. Dans ce
qui demeure conscient, après ces éliminations, on ne saurait découvrir aucun élément qui puisse
échapper à l’investigation. Il ne saurait s’y mêler rien dont le jugement ne puisse saisir pleinement
le contenu. L’intuition met donc le disciple en présence de quelque chose qui lui montre comment
est faite la réalité toute pure du monde psycho-spirituel. Une fois découverts ces caractères propres
de la réalité psycho-spirituelle, il n’a qu’à s’en servir comme de pierre de touche pour tout ce qu’il
observe, afin d’y discerner l’apparence de la vérité ; Il pourra être sûr, en appliquant ces méthodes,
d’être préservé de l’erreur dans le monde spirituel aussi sûrement que dans le monde physique il est
préservé de confondre un fer chaud imaginaire et un fer chaud qui brûle réellement. Naturellement
toutes ces considérations, s’appliquent uniquement aux expériences que l’on peut faire soi-même
dans le monde supra-sensible, et nullement aux communications que l’on peut recevoir sur ces
sujets et qui relèvent seulement de la raison physique et du sentiment naturel de la vérité. Le
disciple tracera une frontière précise entre les deux sources de ses connaissances. Il sera plein de
bonne volonté pour accueillir les enseignements qui visent les mondes supérieurs, et tâchera de les
comprendre par son jugement. Mais lorsqu’il s’agira d’observations personnelles, d’investigations
faites par lui-même, il vérifiera soigneusement si elles concordent avec les caractères qu’il a appris
à connaître par l’intuition, ce mode de connaissance qui ne saurait tromper."

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Re: Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

Message par Archange le Sam 29 Sep - 14:15

(Extrait "la science de l'Occulte" de Rudolf Steiner)


Lorsque la rencontre avec le Gardien du seuil est passée, de nouvelles épreuves attendent le
disciple. Tout d’abord il remarquera qu’une intime parenté existe entre ce Gardien du seuil et la
septième des forces psychiques, cette force qui, lors de la dissociation de la personnalité, est
devenue comme un être autonome. (voir post sur la dissociation des trois forces de la personnalité
lors de l'entraînement occulte) On peut même dire que dans un certain sens cette septième force
n’est autre que le double, que le gardien du seuil lui-même. Cette force impose au disciple une tâche
spéciale. Il faut que par le pouvoir de son Moi nouveau-né, il gouverne et commande les activités de
son Moi ancien qui lui sont apparues concentrées dans une image. Une sorte de combat s’engagera
contre le double qui tâchera sans cesse de devenir le maître. Avoir avec lui les relations qu’il faut et
ne lui rien laisser faire qui ne soit voulu par le Moi nouveau-né, voilà ce qui consolide et fortifie les
énergies de l’homme. La connaissance de soi est autre chose dans le monde supérieur que dans le
monde physique. Dans ce dernier la connaissance de soi se présente comme une expérience
intérieure, au lieu que le nouveau Moi se manifeste de prime abord comme un phénomène
psychique externe. On voit évoluer devant soi ce Moi nouveau, mais on ne peut le percevoir en
entier. Car, si haut que l’on ait gravi le sentier qui mène aux régions supra-sensibles, il existe encore
des sommets plus élevés sur lesquels on percevra toujours davantage de ce Moi supérieur. Ce Moi
ne peut se dévoiler qu’en partie au disciple quelque soit le niveau où il se trouve. Il y a une tentation
presque irrésistible pour l’homme : c’est lorsqu’il commence à percevoir son Moi supérieur, de le
considérer en quelque sorte du même point de vue qu’un objet du monde physique. À la vérité, cette
tentation est bonne, et elle est inévitable au cours d’une évolution, normale. Il faut que l’on
considère l’être qui nous apparaît comme le double, comme le gardien du seuil, et qu’on le compare
au Moi supérieur pour constater l’abîme qui sépare ce que l’on est de ce que l’on doit devenir.

Devant cet examen, le gardien du seuil prend un nouvel aspect. Il résume dans une image tous les
obstacles qui s’opposent au progrès du Moi supérieur. Il fait comprendre de quel fardeau est chargé
le Moi inférieur. Si par un entraînement préparatoire, on ne s’est pas assez fortifié pour pouvoir se
dire : « Je ne m’arrêterai pas là, mais sans trêve, je travaillerai à m’unir à ce Moi supérieur », on
sera paralysé et terrifié devant l’avenir. On aura plongé ses regards dans le monde psycho-spirituel
et l’on renoncera à s’y développer davantage. On devient alors un prisonnier de la forme qui se
manifeste à l’âme par le gardien du seuil. Le point capital, c’est que cette expérience ne donne pas
au disciple le sentiment d’être un prisonnier. Il s’imaginera au contraire tout autre chose. La forme
évoquée par le gardien du seuil sera d’une nature telle qu’elle donnera à l’observateur l’impression
d’embrasser dans les images qu’il est apte à percevoir, toute l’étendue de l’univers connaissable,
d’avoir atteint le plus haut sommet de la connaissance. Il croira n’avoir plus besoin de faire le
moindre effort. Bien loin de se sentir prisonnier, il se prendra pour le possesseur opulent de tous les
secrets de l’univers. On ne s’étonnera pas outre mesure que l’étudiant puisse ainsi avoir une
impression exactement contraire à la vérité, si l’on songe qu’il fait cette expérience dans le monde
psycho-spirituel, et que par la nature spéciale de ce milieu, tous les phénomènes s’y présentent à
rebours. Nous avons signalé cette particularité dans nos considérations sur la vie après la mort.

La forme qu’à ce degré d’évolution le disciple perçoit à ses côtés lui présente des éléments
nouveaux qui s’ajoutent à ceux qu’il a d’abord contemplés dans le gardien du seuil. Dans ce double,
il pouvait voir toutes les propriétés que le Moi commun de l’homme tient de l’action des forces
lucifériennes. Or, dans le cours de l’évolution humaine, l’influence de Lucifer a permis à une autre
force de s’introduire dans l’âme humaine : c’est celle que nous avons appelée la force d’Ahriman et
qui empêche l’homme durant sa vie physique d’être conscient des réalités psycho-spirituelles
cachées derrière la surface du monde sensible. Ce que l’homme est devenu sous l’influence de cette
force se manifeste dans la forme qui se présente devant le disciple. Il faut être convenablement
préparé à cette expérience pour lui attribuer sa vraie signification, et, peu après, s’il en est ainsi, se
montrera une autre forme, celle que l’on appelle le « grand Gardien du seuil ». Cet être avertit le
disciple qu’il ne doit pas rester en chemin, mais au contraire progresser avec énergie. Il éveille chez
l’observateur la claire conscience que le monde qu’il a conquis ne sera un monde réel exempt de
toute illusion que si le progrès spirituel continue sa marche normale. Mais quiconque, par une
discipline erronée, aborde cette expérience sans préparation suffisante sentira se répandre dans son
âme, à la vue du grand Gardien du seuil, un sentiment qu’on peut qualifier de terreur
incommensurable ou d’indicible effroi.

La rencontre avec le premier Gardien du seuil permet au disciple de vérifier s’il est à l’abri
des illusions provenant de l’immixtion de sa personnalité dans ses perceptions supra-sensibles.
D’autre part, les premières expériences que lui procurent le grand Gardien du seuil, le mettent en
mesure d’éprouver s’il est à la hauteur des illusions dues à la deuxième des causes dont nous avons
parlé plus haut. Qu’il résiste à ce puissant mirage qui lui fait apparaître, comme un royaume dont il
serait le maître, la petite portion du monde imaginatif que sa connaissance embrasse et dont il est en
réalité le prisonnier, alors il sera dans toute la suite de son évolution préservé de confondre
l’illusion et la réalité.

Pour chaque homme le Gardien du seuil revêtira une forme, dans une certaine mesure,
individuelle. Sa rencontre correspond à l’expérience qui marque la fin du caractère personnel pour
les observations supra-sensibles et l’entrée dans la région où les perceptions, enfin libérées de toute
coloration personnelle, deviennent valables pour tout être humain.

Après les expériences que nous venons de décrire, le disciple est capable de distinguer dans
le monde psycho-spirituel ce qu’il est lui-même de ce qui l’entoure. Il verra alors combien la
compréhension de l’évolution cosmique étudiée dans cet ouvrage est indispensable pour
comprendre l’homme et ses manifestations vitales. On ne pénètre l’économie du corps physique
qu’en suivant sa formation depuis l’époque saturnienne, et pour concevoir les fonctions du corps
éthérique, il faut en avoir constaté le développement depuis la période solaire. Tous les phénomènes
qui sont reliés à l’évolution terrestre actuelle ne sont compréhensibles que si l’on connaît leur
évolution graduelle. L’entraînement occulte permet de découvrir les correspondances qui existent
entre tout ce qui est en l’homme, et certains faits ou êtres cosmiques. Car il en est ainsi : le moindre
de nos organes a des rapports avec l’univers entier. Dans ce livre nous n’avons pu indiquer ces
correspondances que grosso modo, mais songez que pendant l’évolution saturnienne, le corps
physique n’était qu’un germe. Ses divers organes, le coeur, le poumon et le cerveau, se sont
développés plus tard au cours des évolutions solaire, lunaire et terrestre. Chacun d’entre eux dépend
de l’une de ces périodes. Il en est de même pour le corps éthérique, de même pour le corps
émotionnel, l’âme-sensibilité, etc.. L’homme est le produit de tout le milieu où il naît : et chaque
détail de sa constitution répond à un phénomène, à un être de l’ambiance cosmique. À une certaine
étape de son développement le disciple comprend ce rapport de son être avec le Cosmos.
L’occultisme nomme cette étape : perception des correspondances entre le microcosme, ou homme,
et le macrocosme ou univers. Parvenu à ce niveau, le disciple connaît une expérience nouvelle. Il se
sent partie intégrante de l’univers, tout en gardant sa parfaite autonomie. C’est comme une
ascension dans le Cosmos, une fusion avec lui, mais sans rien perdre de son individualité. Cette
étape est pour l’occultisme « l’union avec le macrocosme ». L’important est de bien considérer que
dans cette fusion la conscience individuelle demeure intacte et que l’être humain ne se disperse pas
dans l’univers. Le penser serait le fruit d’un jugement erroné.

Après cette étape le disciple connaît un état que l’occultisme appelle la « Béatitude en
Dieu ». Il n’est ni possible, ni utile de décrire cet état : il implique des expériences qu’aucune parole
humaine ne saurait exprimer. On peut dire que pour le concevoir la pensée doit se servir d’un autre
instrument que le cerveau physique. On peut donc résumer la méthode initiatique que nous venons
d’étudier en la divisant en sept étapes qui sont les suivantes :

1° L’Étude de l’occultisme, au moyen des forces logiques évoluées dans le monde physique ;
2° L’acquisition de la connaissance imaginative ;
3° La lecture de l’écriture cachée qui correspond à l’inspiration ;
4° Le travail par la pierre philosophale, qui correspond à l’intuition ;
5° La connaissance des Correspondances entre le macrocosme et le microcosme ;
6° L’Union avec le macrocosme ;
7° La béatitude en Dieu.


Ces étapes ne sont pas nécessairement successives. Au contraire, chez nombre de disciples
le vrai progrès consiste à commencer les exercices préparatoires, à une certaine étape, dès que la
précédente a été parcourue jusqu’à un certain point. Par exemple, il se peut fort bien qu’après avoir
assimilé quelques connaissances sûres dans le monde imaginatif, on aborde l’entraînement qui fait
pénétrer dans l’expérience personnelle l’inspiration, l’intuition, ou la connaissance des
correspondances entre le macrocosme et le microcosme.


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Le gardien du seuil?

Message par Gilba le Sam 1 Fév - 12:22

Je suis très interessé par cet écrit sur le gardien du seuil.Il y a quelques temps que je me suis affilié à un ordre mystique bien connu.J'étais très zelé dans les études et la pratique de la méditation. Un jour, pendant une sieste à midi, je vois une main qui sort d'un nuage de lumière et m'enlève la poutre des yeux.Quelques jours après, je commence à voir à l'oeil nu des entités.Ce sont des êtres ayant de multiples formes. Une de ces entités est une association de formes élementaires sous forme circulaires avec un point au centre, telles des cellules.Cette entité est toujours à ma droite et me donne l'impression de contrôler ma vie, mes lectures.Que je fasse un brusque mouvement, elle apparaît; que je pense à elle, elle apparait. Sa forme est celle d'une bête, avec une"queue".Elle entraîne d'autres entités, ayant une forme différente. Quand je lève les yeux, j'aperçois d'autres êtres, qui me voient aussi; elle ont la forme d'un tube;ceux-ci me semblent se libérer de leurs impuretés, puis deviennent minces, telles de simples cordes;ce spectacle se deroule devant moi depuis une vingtaine d'années. Personne n'a pu me l'expliquer;les dirigeants de l'ordre mystique auquel j'appartiens esquivent la question.Je suis également de culture chrétienne. La question que je me pose est celle de savoir si je ne suis pas en présence d'êtres diaboliques.(mon ordre ne croit pas en l'existence du diable).De plus en plus, je commence à réaliser que ce phénomène est une projection de moi-même. Ces entités suivent en effet les mouvements de mon corps. Si je me penche à gauche, elles se penchent aussi.Quand je suis debout, ils prennent une position horizontale; si je suis couché, elles prennent une position verticale.
Je ne comprends pas comment un être humain peut voir le monde invisible à l'oeil nu.Quel est ce sens qui les aperçoit?
Je dois aussi signaler dans ma vie un contact et entrevue avec un maître de sagesse. Ces visions ont commencé après cette rencontre et cette entrevue.
J'ai besoin d'être édifié sur la nature de ce phénomène. Suis-je en face du gardien du seuil?

Gilba

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Re: Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

Message par obsidienne le Sam 1 Fév - 15:52

Gilba, bonjour et bienvenue sur le forum   

Steiner explique le fait de voir les monde invisible par le terme de "vision éthérique".C'est le 3ème oeil.
Pour ma part je me sers aussi de mon appareil photo pour tenter de montrer ce petit monde. Et j'avais trouvé sur le net qu'il fallait faire de la macro, alors je photographie au niveau du sol. Je provoque la présence d'orbe aussi au flash mais moins souvent car depuis 3 ans que j'étudie ça j'ai eu une emprise de ces entités que je pense lucifériennes. Je découvre des choses mais c pas facile d'expliquer à tout le monde. et je comprend que ton ordre mystique n'a pas de réponse à te donner donc ils préfèrent éviter de perdre la face et d'avouer leur ignorance en ce domaine.
Mais je pense que cette confrontation, ça va être un plus le cas. Je ferais un topic pour les êtres élémentaires car je commence à y voir clair.
Tu sais chacun voit les choses à sa façon et suivant notre personnalité karmique on est plus au moins pris dans ce phénomène. Notre coté gauche c'est lucifer qui s'y attaque. Tu feras la relation. Pour contraindre tout ça il faut contrebalancer avec le Christ et je n'y vois pas d'autre solution pour le moment. J'ai du moi meme lutter contre une emprise élémentaire dans ma maison et les entités s'approchaient quand j'étais allongée. Je pense que lorsque je suis debout elles restent dans leur domaine le ciel, les nuages ou la cimes des arbres. Elles nous perçoivent comme des lumières. Et elles sont dans l'imitation de ce quelles perçoivent.
ces entités sont préoccupantes !

Pour toi si c'est à droite c'est arhimanien. ; c'est la manifestation de ton double. Je pense que c'est du à l'habitude d'exercer certains gestes avec des instruments ou objets matériels. Pour contrarier cette action il faudrait essayer de s'exercer à des gestes qui se rapporte au cosmos. Voir l'eurythmie !
A savoir qu'ahriman n'aime pas lucifer à la base donc quand on prononce le mot "innatalité" alors ahriman prend la fuite.
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Re: Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

Message par Archange le Sam 1 Fév - 17:01

Merci pour ce témoignage Gilba !

Et tout d'abord bienvenue sur le fofo  Very Happy , je t'invite à passer par là http://portail-initiation.forumgratuit.org/f1-presentations histoire de nous présenter en quelques mots ton parcours, bien que cela soit d'une certaine manière commencé dans ce message.

Comme le dit obsidienne c'est par le biais du troisième œil qu'on peut commencer à percevoir le monde invisible; as-tu eu une fois au cours d'une méditation une sensation particulière concernant ce chakra? Car si tu peux observer ces entités ton chakra est ouvert, au moins partiellement, peut-être qu'il ne te suffisait que de quelques méditations pour le faire, ça dépend des personnes, pour certains cela prendra plusieurs années...

La forme que tu décris, avec une queue, fait penser aux êtres élémentaires. Rudolf Steiner parlait une fois des gens qui ne voient rien du monde spirituel, "pas même le bout de la queue d'un être élémentaire" ... ainsi il semble qu'une des premières choses que l'on perçoit quand on commence à s'éveiller au spirituel, sont ces êtres....  il a écrit un livre sur ce sujet:




Note de l’éditeur
"Les êtres élémentaires se trouvent aux confins de notre monde sensible. Dans la tradition ésotérique, on les nommait gnomes, ondines, sylphes ou salamandres. L’homme moderne a perdu les facultés de perception de ces êtres qui pourtant nous entourent en permanence et sont surtout chargés de tâches importantes auprès des minéraux, des plantes, des animaux et des humains. Il y a une différence entre spectres, démons et êtres élémentaires, mais tous sont intimement modelés par les comportements humains ; par les idées, les paroles et les actes de l’homme. Les anciennes sagesses orientales connaissaient les êtres élémentaires et les mettaient en relation avec les quatre éléments de la nature, terre, eau, air et feu. Le feu avait une importance toute particulière : il était la porte d’entrée dans le monde spirituel. Les êtres élémentaires se trouvent derrière les sons, les couleurs métalliques et les brumes, ainsi que derrière les mouvements des planètes qui régissent les saisons."



Après en ce qui concerne le gardien du seuil, apparemment tout le monde n'a pas forcément à se confronter au (petit) gardien du seuil, comme c'est le cas d'obsidienne par exemple... C'est le cas des personnes qui ont déjà dû faire un certain travail spirituel dans d'autres vies. Le petit gardien du seuil, est une forme pensée astrale qui condense en quelque sorte en une image son propre karma; c'est dire s'il faut être préparé pour le confronter!!, et pouvoir soutenir sa laideur... quand on a confronté son petit gardien du seuil, on peut pénétrer le monde spirituel sans le même risque d'erreur d'interprétation de ce qu'on y voit, que si on ne l'avait confronté. C'est en tout cas ce qu'en dit Steiner... je ne l'ai pas moi-même confronté, bien que j'ai senti une fois son approche, terrifiante, ce qui m'a poussé à méditer un peu plus sérieusement, à me purifier...

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Re: Les Gardiens du Seuil de l'Initiation

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