VIEILLIR, une illusion extérieure - Rudolf Steiner.

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VIEILLIR, une illusion extérieure - Rudolf Steiner.

Message par obsidienne le Jeu 29 Déc - 0:07

Douzième conférence – Dornach, le 11 janvier 1918.


Extrait du livre « Vérités des mystères et leur nécessaire expansion dans la civilisation actuelle. La nouvelle légende d’Isis. » Rudolf Steiner. Editions Triskel.


Au cours de ces conférences, nous parlerons de questions importantes concernant l’évolution humaine et vous, avez déjà remarqué  que nous avons dû remonter très loin dans le passé pour y trouver les connaissances qui préparent à ce travail.

Aujourd’hui pour donner à notre étude les bases les plus larges possibles, je veux vous rappeler ce qui a déjà été envisagé, de ce point de vue ou d’un autre, et qui nous sera nécessaire si demain ou après-demain, nous voulons considérer, la question dans une perspective juste.

Je vous ai déjà indiqué qu’au cours de l’évolution humaine, depuis la catastrophe atlantéenne, celle qui nous intéresse particulièrement, l’humanité a passé par des modifications très importantes.

Ces transformations n’étaient pas les mêmes pour l’humanité en général et pour l’homme individuel. Au fur et à mesure que les années passent, celui-ci vieillit. Sous un certain rapport, on peut dire que pour l’humanité en tant qu’humanité, c’est le contraire. L’homme est d’abord un enfant, puis il grandit et il atteint l’âge adulte ; ses forces physiques sont soumises à des transformations, à des changements variés. Et nous avons déjà vu dans quel sens, pour l’humanité, c’est une marche inverse qui a lieu. On peut dire qu’à l’époque qui a suivi la catastrophe atlantéenne, en géologie on l’appelle : la période glaciaire et dans la tradition religieuse, le déluge, à cette époque donc qui a immédiatement suivi l’inondation de la Terre et où celle-ci subit une sorte de congélation, au cours des 2160 ans qui ont suivi, l’humanité était bien autrement qu’aujourd’hui capable d’évoluer.

Nous savons qu’actuellement notre développement se fait jusqu’à un certain âge sans notre participation, de par notre nature et nos forces physiques. Dans les premiers temps qui ont suivi la catastrophe atlantéenne, l’homme restait plus longtemps capable de développement, jusqu’à la soixantième année de sa vie environ de sorte qu’il savait qu’en progressant en âge, son âme et son esprit se transformaient aussi.

Aujourd’hui, passées nos années de la vingtaine à la trentaine, pour obtenir ce même développement, nous devons faire appel  à la force de notre volonté. Jusqu’à ce moment nous changeons physiquement, et ce développement physique entraîne en même temps notre progrès psychique et spirituel. Puis, nous cessons de dépendre de notre corps physique. Nous, n’en recevons plus rien et nous devons nous développer par notre volonté. C’est ainsi que cela se manifeste tout d’abord extérieurement ; nous allons voir maintenant comme les choses se passent pour l’être intérieur.

Au cours des 2160 ans qui ont immédiatement suivi la catastrophe atlantéenne, l’homme restait dépendant de son corps physique jusqu’à l’âge avancé, mais cette dépendance portait certains fruits. Il avait non seulement la joie de progresser pendant sa croissance physique ; mais aussi, lorsque les forces vitales diminuaient, celle de les ressentir en lui portant les fruits d’un épanouissement de l’âme, ce qu’on ne peut plus éprouver aujourd’hui. Les conditions physiques et cosmiques de l’existence humaine se modifient en effet assez rapidement.

Vint ensuite l’époque pendant laquelle l’homme ne fut plus capable de se développer jusqu’à un âge si avancé, mais seulement jusqu’à celui de 50 à 60 ans. Au cours de la deuxième époque post-atlantéenne, qui dura à nouveau 2160 ans environ, et que nous appelons la civilisation proto-persane, l’homme atteignait son plein développement entre 40 et 50 ans. A l’époque suivante, l’époque égypto-chaldéenne, il ne resta capable de développement que jusqu’à 42 ans environ, et maintenant nous vivons depuis le XVe siècle en un temps où notre développement s’arrête entre 20 et 30 ans. De tout cela l’histoire officielle ne parle pas, et elle ne l’admet pas non plus ; mais d’innombrables mystères de l’évolution humaine s’y rattachent ; on peut dire que l’humanité entière régresse, devient de plus en plus jeune si l’on veut qualifier de rajeunissement cette modification de son développement. Et nous avons déjà vu quelles conséquences il faut en tirer. A l’époque gréco-latine, ces conséquences n’étaient pas encore aussi graves qu’aujourd’hui : l’homme avait encore la possibilité d’évoluer naturellement jusqu’à sa trente-cinquième année ; mais elle deviendra de plus en plus grave et particulièrement significative à partir de notre époque, car si l’on considère globalement l’humanité, on peu dire qu’elle est actuellement dans sa vingt-septième année, puis qu’elle régressera à la vingt-sixième, à la vingt-cinquième etc…. si bien que les hommes sont destinés à traîner toute leur vie ce que leur développement naturel leur a donné pendant leur jeunesse, s’ils ne prennent pas en main, par leur libre-volonté, leur développement ultérieur. Et dans l’avenir l’humanité régressera toujours davantage, se développera toujours moins. Si une impulsion spirituelle ne vient pas saisir l’humanité, des temps peuvent venir où ne règneront que les opinions acquises pendant la jeunesse.

Ce rajeunissement de l’humanité se révèle déjà par des symptômes extérieurs – et celui qui observe l’évolution historique avec acuité peut le voir. Tandis qu’en Grèce on devait avoir atteint un certain âge pour prendre part d’une manière quelconque aux affaires publiques, aujourd’hui, dans une grande partie de l’humanité la tendance se dessine à avancer cet âge le plus possible. Les hommes savent déjà à vingt ans tout ce qu’on peut connaître. Et cette tendance s’affirmera de plus en plus si elle n’est pas enrayée : ce n’est plus à partir de vingt ans que l’homme pensera être assez intelligent pour prendre part à l’activité politique, quelle que soit sa forme, mais à dix-neuf, dix-huit ans ; il croira que tout ce que la connaissance humaine peut embrasser, il l’a déjà acquis.


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Re: VIEILLIR, une illusion extérieure - Rudolf Steiner.

Message par obsidienne le Jeu 29 Déc - 0:11

Cette sorte de rajeunissement des hommes comporte une exhortation : ce que la nature ne leur confère plus, il faut qu’ils l’acquièrent par le contact avec les réalités spirituelles. Je vous ai fait remarquer la dernière fois la césure importante qui s’est faire au XVe siècle dans le développement de l’humanité. C’est encore une chose dont l’histoire officiellement admise ne parle pas, car, comme je l’ai souvent dit, elle est une « fable convenue ». Une connaissance toute nouvelle de l’entité humaine doit s’établir ; c’est seulement quand elle sera acquise que l’humanité trouvera l’impulsion pour gagner volontairement et librement ce que la nature ne lui donne plus.

Ne croyons pas que l’avenir de l’humanité sera réalisé grâce aux pensées et aux idées que les temps modernes ont élaborées et dont ils sont si fiers. On ne pourra jamais assez mettre en lumière combien il est nécessaire de recourir à de nouvelles impulsions, qui soient vraiment modernes et essayer de voir avec précision ce qui est en voie de transformation.

J’aimerais partir d’un fait, parmi cent autres que je pourrais citer. Comme je l’ai dit, dans tous les lieux de l’Europe, de cent manières, on pourrait trouver d’autres points de départ. C’était encore dans la première moitié du XIXe siècle.

Avec une grande hauteur de vues, il cherchait à indiquer aux hommes les nécessités sur lesquelles ils devaient diriger leur regard pour identifier ce qui était nécessaire à l’évolution.
Il se trouvait alors sous l’impression de deux faits historiques essentiels : d’une part il voyait comment le XVIIIe siècle avait peu à peu glissé dans l’athéisme, le matérialisme, l’irréligion. Nous n’émettons ici aucune critique, mais exposons simplement une manière de voir : pour Frédéric Schlegel, ce qui s’était amassé dans les têtes au cours du XVIIIe siècle, avait finalement fait explosion dans la Révolution française. Lui-même voyait dans cette révolution française l’expression d’une pensée tronquée. On peut certes admettre aujourd’hui que c’est là une opinion réactionnaire, mais il faudrait aussi examiner ce jugement sous d’autres angles.

Il est assez courant de dire que l’humanité doit telle et telle chose à la Révolution française. En gros, c’est évidemment juste. Mais on peut se demander si celui qui parle avec cet enthousiasme de la Révolution française est sincère au plus profond de son cœur. Cela est douteux. Pour éprouver la valeur de cette sincérité, il suffit de s’interroger sur ce fait : comment verrait-on l’affaire si elle éclatait soudain, à présent ? Qu’en dirait-on alors ? Voilà la question qu’il faut se poser à propos de ces faits, alors seulement on juge sa propre sincérité, car il n’est pas difficile de s’enflammer pour ce qui s’est passé, il y a si longtemps. Il s’agit de savoir si on serait aussi enthousiaste d’y participer actuellement.

Frédéric Schlegel, considérait donc la révolution comme une explosion de la « philosophie des lumières », cette philosophie athée du XVIIe siècle. Et à côté de cet évènement, il en plaçait un autre : l’intervention de cet homme qui a arrêté la révolution et qui a tant contribué à la structure future de l’Europe : Napoléon. Frédéric Schlegel – comme je viens de le dire – se plaçait à un point de vue très élevé. Il faisait remarquer qu’une personnalité comme Napoléon, en raison du rôle si important qu’elle a joué dans l’évolution du monde doit être considérée d’un autre point de vue que celui qu’on adopte habituellement. Il a fait à son propos une remarque très pertinente : on ne devrait pas oublier, disait-il, que Napoléon a mis sept ans pour bien voir ce qu’il a plus tard considéré comme sa mission ; le trouble dont il a bouleversé l’Europe a duré deux fois sept ans, et le temps de vie qui lui fut accordé après sa chute, sept ans encore. Quatre fois sept ans : voilà ce que dura la carrière de cet homme. C’est là-dessus que Frédéric Schlegel a attiré l’attention d’une très belle manière.

Dans les circonstances les plus diverses, j’ai souligné le rôle que joue un rythme de cette importance chez les personnalités représentatives dans l’histoire de l’évolution humaine. Je vous ai montré à quel point il est frappant que Raphaël ait toujours exécuté une œuvre importante après un certain nombre d’années ; je vous ai montré comme chez Goethe, chaque période de sept années amène un flamboiement de forces poétiques, alors qu’entre temps, pendant les sept années intermédiaires, ces forces fléchissaient. On pourrait citer beaucoup d’exemples de ce genre. D’ailleurs Frédéric Schlegel ne considérait pas pour autant Napoléon comme porteur d’une impulsion bénéfique.

Dans ces conférences de Vienne, il attira donc l’attention sur ce qui, selon lui, pourrait amener le salut de l’Europe après les bouleversements de la Révolution et de l’Empire napoléonien. Et il trouvait que la raison profonde de ces bouleversements, c’est que les hommes n’étaient plus en mesure de s’élever, dans leur conception du monde, à une hauteur de vues suffisante, laquelle ne peut être atteinte que par la connaissance progressive du monde spirituel. Il pensait qu’à une conception du monde humaine et générale s’opposaient partout des points de vue partisans, chacun, considérant sa propre opinion comme absolue, et génératrice de salut universel. Tandis que selon la conception de Frédéric Schlegel, le salut de l’humanité consisterait à prendre conscience qu’en fait chacun juge des choses dans sa perspective.

Et c’est la vie même qui doit faire confluer ces perspectives différentes. Aucune ne doit prévaloir sur les autres. La seule chose qui puisse conduire les hommes vers une tolérance qui porte, non à l’indifférence, mais à une action commune, c’est le vrai christianisme. De là cette conclusion qu’il tirait de ses observations et qu’il proposait à ses auditeurs – en 1823, je le souligne encore – c’est que toute la vie de l’Europe et avant tout la science et les structures sociales doivent s’imprégner de christianisme. Il voyait une grande menace dans le fait que la science et la notion d’Etat s’étaient vidées de toute inspiration chrétienne, que rien de la véritable impulsion du Christ n’avait pénétré dans les études scientifiques ni dans la vie des états ; il demandait qu’elle s’en imprègne à nouveau, il s’agissait naturellement pour lui de la science et des Etats de son temps, c’est-à-dire de l’année 1828 ; mais pour certaines raisons qui apparaîtront bientôt plus clairement, on peut aussi l’appliquer à la science moderne et à la vie de l’Etat les idées que Frédéric Schlegel exposait en 1828. Qu’on se pose la question à propos des sciences, qui jouent aujourd’hui un rôle si important : la physique, la chimie, la biologie, et aussi les sciences politiques, qu’on se demande si l’impulsion du Christ les inspire vraiment. On ne veut pas en convenir, mais en vérité les sciences sont toutes athées, et les différentes Eglises cherchent à composer avec elles parce qu’elles ne se sentent pas assez fortes pour y faire réellement pénétrer le principe du christianisme.

D’où cette théorie commode et bon marché : la vie religieuse a d’autres exigences que la science ; celle-ci a pour domaine ce qui peut être observé, et la vie religieuse relève du sentiment. Les deux champs d’actions sont ainsi gentiment séparés ; aucune interférence ne doit se produire. Certes, on peut vivre ainsi côte, mes chers amis, mais en même temps on amène le monde à l’état de chose actuel.

Ce que Frédéric Schlegel a autrefois proposé était inspiré par une chaleur intime et profonde, pénétré réellement de l’impulsion qui animait sa grande personnalité : celle de servir son temps ; qui l’engageait à faire de la religion non une simple « école du Dimanche », mais à la mêler intimement à toute la vie et avant tout à la vie de la science et de l’Etat.
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Re: VIEILLIR, une illusion extérieure - Rudolf Steiner.

Message par obsidienne le Jeu 29 Déc - 0:15

A la manière dont il a parlé à Vienne, on peut voir qu’il espérait fermement que, du désordre créé par la Révolution et par Napoléon, une Europe christianisée jusque dans les sciences et la vie politique surgirait un jour. Le dernier de ses cours, en particulier, traite de l’esprit du temps et du renouvellement des choses.

En épigraphe à ce cours, quand il fut imprimé, il a, dans un élan vers les hauteurs de l’Esprit, inscrit cette parole du nouveau Testament : « Je viendrai bientôt et je renouvellerai tout ». Il en fit ainsi parce qu’il croyait que les hommes du XIXe siècle, ceux à qui il parlait et qui seraient les hommes futurs, auraient la force de recevoir ce qui peut tout renouveler.

A la lecture de ces conférences de Frédéric Schlegel, on est pris de sentiments partagés : les points de vue élevés, les conceptions lumineuses qui autrefois inspiraient les hommes tels que lu lorsqu’ils parlaient de la science et de la vie sociale suscitent notre admiration. Comme on voudrait que de telles paroles aient enflammé de nombreuses âmes. Que ne serait pas devenue l’Europe au cours du XIXe siècle si elles avaient porté.

Mais je le dis, c’est avec un sentiment partagé qu’on achève la lecture ; car d’abord, aucun de ces espoirs ne s’est réalisé et le siècle a abouti à cette catastrophe que les temps qui la précédèrent permettaient de prévoir. A ce moment, qui vit l’évènement du matérialisme scientifique, s’est préparée aussi cette structure matérialiste de l’Etat aujourd’hui étendue à toute l’Europe. On ne peut lire cette épigraphe qu’avec un sentiment de mélancolie ; « Car voyez-vous, voici que je viens pour tout renouveler. »
Il y a quelque part une erreur, Frédéric Schlegel a certainement parlé avec la conviction la plus complète, et il n’était pas un médiocre observateur de son époque, il pouvait déjà peser les circonstances… Pourtant, il y a là quelque chose qui ne va pas.

Car, mes chers amis, qu’entend-il donc par « christianisation de l’Europe » ? On peut dire qu’il y a en lui un sentiment de la grandeur, de l’importance de l’impulsion du Christ, qu’il sent aussi que cette impulsion doit être comprise par une époque nouvelle d’une manière nouvelle, que l’on ne doit pas en rester à la conception des siècles précédents. Cela, il le sait, il en ale sentiment ; et cependant il s’appuie sur le christianisme déjà existant, le christianisme tel qu’il s’est développé à travers l’histoire. Il pensait que de Rome même pouvait partir un mouvement conforme au « Je viens bientôt pour tout renouveler. « Schlegel fut de ces hommes du XIXe siècle qui, venus du protestantisme, se tournèrent vers le catholicisme parce qu’ils croyaient trouver en lui plus de force que dans le protestantisme. Il était toutefois d’esprit assez libre pour ne pas devenir un catholique fanatique.

Cependant il y a quelque chose que Frédéric Schlegel ne s’est pas dit : c’est qu’une des plus profondes et des plus importantes vérités du christianisme est celle qu’expriment ces mots : « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps terrestres. » Ainsi la révélation n’est pas achevée, elle réapparaît périodiquement ; et tandis que Frédéric Schlegel s’appuyait sur ce qui était établi, il aurait dû voir, il aurait dû sentir qu’une véritable pénétration de la science et de l’Etat par le Christ ne peut avoir lieu que si, à nouveau, la connaissance est puisée dans le monde spirituel. Il ne l’a pas vu, il l’ignore. Et c’est un des faits les plus caractéristiques du XIXe siècle, que même chez les esprits les plus éclairés, cette illusion renaît toujours qu’on peut se rattacher à un courant déjà existant et qu’il est inutile de puiser à la fontaine de Jouvence pour créer du nouveau ; sous l’effet de cette illusion ; ils pensent pouvoir faire de grandes choses ; ils ont pu en effet dire des paroles et accomplir des œuvres géniales, qui cependant n’ont mené à rien.

Car l’espoir de Frédéric Schlegel était de voir se créer au XIXe siècle une Europe christianisée avec une science et une vie sociale rénovées ; ce qui devait apparaître bientôt, pensait-il, c’était un renouvellement du monde, une restauration générale de l’impulsion du Christ.

Or, qu’est-il advenu ? Auprès du matérialisme scientifique et politique de la deuxième moitié du XIXe siècle, celui qu’avait connu Frédéric Schlegel était un jeu d’enfant. Il suffit de connaître l’histoire, l’histoire véritable, et non cette « fable convenue » enseignée dans les écoles et les universités, pour s’en convaincre. Il avait prédit une christianisation de l’Europe, mais il fut un bien mauvais prophète, puisque c’est une matérialisation qui s’est produite !

Les hommes se bercent volontiers d’illusions. Cela est lié au grand problème qui nous occupe actuellement et dont j’ai déjà dit qu’il s’éclairerait ces jours-ci. Les hommes ne savent plus vieillir et doivent le réapprendre. Et ce ne peut se faire que grâce à un approfondissement spirituel. Cette idée s’éclairera pour nous au cours de notre étude. L’époque lu est en général peu ouverte, elle est encore réfractaire mais il faut qu’elle y arrive et maîtrise son aversion.

Il est évident, que les habitudes de pensée et de sentiment ne sont pas actuellement préparées à accepter facilement la science spirituelle anthroposophique : on peut très bien le voir à certains faits dont je citerai celui-ci, tout récent à titre d’exemple. Avant-hier, j’ai reçu une lettre d’un homme appartenant aux milieux scientifiques.

Il m’écrit qu’il vient de lire une conférence sur la mission de la science spirituelle, faite voici deux ans, et qu’il a constaté, après l’avoir lue, que cette science spirituelle enseigne des choses qui lui sont très profitables. Le ton de la lettre est très chaleureux, très aimable, tout à fait gentil et amical. On voit que son auteur a été remué par ce qu’il a lu dans cette conférence sur la mission de la science spirituelle.

C’est un homme de formation scientifique qui doit faire face aux difficultés de la vie actuelle et qui justement a vu dans cette conférence que la science spirituelle n’est nullement absurde et irréalisable, qu’elle apporte au contraire des impulsions utiles pour l’époque. Mais voici l’envers de la chose : il y a cinq ans, ce même homme avait cherché à adhérer à cette science spirituelle, à entrer dans un groupe où on l’étudiait ; il m’avait également demandé plusieurs entretiens qu’il avait obtenus, et il avait pris part à des réunions de membres, il y a cinq ans de cela, mais il avait réagit très négativement et devin un adversaire, au point de se faire entre-temps le partisan enthousiaste de M. Freimark dont vous connaissez les écrits.

Maintenant le même homme s’excuse, en disant qu’au lieu d’agir ainsi, il aurait mieux fait de lire à ce moment quelque chose de moi, un livre quelconque, et de se faire une opinion personnelle sur notre travail ; mais au lieu de le faire, il s’en était tenu à ce que d’autres lui avaient dit et l’image qu’on lui en avait donnée était si rebutante qu’il avait jugé la science spirituelle peu favorable pour son développement personnel. Maintenant, cinq ans après, il a lu une conférence et il a constaté qu’il n’en était pas ainsi.

Je cite cet exemple, - on pourrait les multiplier – que pour montrer la manière dont on considère le mouvement qui vise, d’une autre manière que Frédéric Schlegel, et de la seule manière possible, a une christianisation de la science et de la vie publique. Je le cite comme un exemple des habitudes de pensée de notre époque et en particulier de la science actuelle. Ainsi, que quelqu’un soit venu au mouvement anthroposophique, qu’il ait eu plusieurs entretiens avec moi, qu’il ait pris part à des réunions, qu’il en ait copieusement injurié les membres, qu’il ait ensuite décidé qu’il devait aussi injurier toute l’anthroposophie et devenir un admirateur enthousiaste de Freimark, lequel a écrit les choses les plus grossières sur la science spirituelle, tout cela ne prouve pas qu’il ait trouvé là quelque chose qui lui soit contraire. Après cinq ans il se décide encore à lire, sérieusement cette fois, une conférence anthroposophique.

Si donc tant de gens disent aujourd’hui des vilenies on les acceptent, c’est pas une preuve qu’ils soient privés de dispositions très profondes à adhérer à l’anthroposophie. Quand ils sont de bonne volonté comme la personne en question, il leur faut cinq ans ; à beaucoup de gens il faudra dix ans, ou quinze, ou cinquante et beaucoup d’autres ont besoin d’un temps si long qu’ils n’y aboutiront pas dans cette incarnation.

Vous voyez combien peu la conduite d’un homme est une preuve qu’il ne cherche pas ce qu’on peut trouver dans la science spirituelle anthroposophique.

J’ai cité cet exemple parce qu’il révère le fait important, essentiel et que j’ai souvent mentionné : le manque de fermeté à aller de l’avant et l’attachement à d’anciens préjugés dont on ne veut pas se dégager. Et ceci en relation à d’autres choses encore, mes chers amis. Il n’est que de se reporter pour le voir à ces époques reculées dont je vous ai parlées précédemment et aujourd’hui même. Représentez-vous après la catastrophe atlantéenne, un jeune homme, appartenant à un groupe social. Il avait, -disons, -vingt, vingt-cinq ans et il voyait près de lui des hommes de quarante, cinquante, soixante ans. Il se disait : quelle joie de pouvoir un jour devenir aussi âgé, car on apprend tant de choses !

On avait alors une vénération spontanée et profonde pour les hommes âgés, un respect né de la conscience que l’homme âgé avait autre chose à dire que le jeune homme. Savoir cela théoriquement ne signifie pas grand-chose, mais le ressentir profondément, c’est-à-dire ne pas vieillir en se rappelant seulement sa jeunesse en se disant : Ah ! Comme le monde était beau quand j’étais enfant ! Certes, une observation spirituelle ne privera jamais personne de cette beauté de la vie, mais c’est ne voir qu’un côté des choses que les anciens auraient complété ainsi : Comme il est noble de vieillir ! Car l’âme gagne en force dans la mesure même où le corps devient plus faible : elle progresse en s’unissant à la sagesse du monde. C’était une maxime que l’éducation d’autrefois enseignait à l’homme.
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Re: VIEILLIR, une illusion extérieure - Rudolf Steiner.

Message par obsidienne le Jeu 29 Déc - 0:20

Considérons maintenant une vérité dont je n’ai pas parlé récemment, mais que j’ai plusieurs fois exposée au cours de l’année. Nous vieillissons, mais ce n’est que notre corps physique qui vieillit ; car du point de vue spirituel, il n’est pas vrai que nous vieillisions.

C’est une Maya, une illusion extérieure.

C’est assurément une réalité en ce qui concerne la vie physique, mais ce n’est pas vrai en ce qui concerne la vie de l’homme tout entier. L’homme qui vit dans le monde physique entre la naissance et la mort est encore tout autre chose que son corps physique ; il possède des éléments constitutifs plus élevés. Ce que nous avons appelé le corps éthérique ou corps de forces formatrices, puis le corps astral et le moi… si nous voulons nous en tenir à ces quatre parties. Le corps éthérique, invisible, suprasensible, nous savons déjà que nous le portons en nous entre la naissance et la mort comme nous portons notre corps physique fait de chair et d’os ; nous le portons en nous de la même façon ; mais il existe une différence entre les deux. Le corps physique devient toujours plus vieux, le corps éthérique ou corps de forces formatrices, lui, est déjà vieux quand nous naissons.

Si nous observons sa vraie nature, nous voyons qu’il est vieux, et qu’il devient de plus en plus jeune. Nous pouvons dire qu’en nous le premier élément spirituel devient, à l’encontre du physique qui s’affaiblit et perd ses forces, toujours plus fort, toujours plus jeune. Et il est vrai, littéralement vrai que quand notre visage commence à se rider, notre corps éthérique s’épanoui et devient joufflu et rondelet. Mais ce qui dément cela, pourrait dire le matérialiste, ce qui le dénient tout à fait, c’est qu’on ne le ressent pas le moins du monde !
Au temps anciens, on le sentait alors que l’homme moderne ne le remarque pas, ne lui accorde aucune valeur ; autrefois, la nature, d’elle-même, communiquait cette connaissance.

De nos jours, cela devient presque une exception bien qu’on le rencontre encore. Un jour que j’abordais ce sujet avec Edouard von Hartmann, le philosophe de « l’inconscient », vers la fin des années 1880-90, nous en vînmes à parler de deux professeurs de l’université de Berlin. L’un d’eux était Zeller, un Souabe, alors âgé de 72 ans qui justement demandait sa retraite parce qu’il pensait : je suis devenu si vieux que je ne peux plus faire mes cours. Il était vieux et cassé à 72 ans. L’autre était Michelet et avait 93 ans. Michelet  qui était venu voir Edouard von Hartmann, lui avait dit : « Je ne comprends pas Zeller. Quand j’avais son âge, j’étais encore un blanc-bec et c’est seulement maintenant que je me sens tout à fait capable de parler aux gens…Moi, je ferais encore des cours pendant des années, de nombreuses années ! »

Mais Michelet possédait ce qu’on peut appeler le don « d’être devenu vigoureusement jeune ». Ce n’est pas naturellement une nécessité intérieure qui l’a fait vivre si longtemps, il aurait pu aussi bien être tué par la chute d’une tuile à cinquante ans, ou plus tôt encore, ce n’est pas cela qui je veux dire. Mais tandis qu’il vieillissait, son âme, elle, au contraire avait rajeuni. Car ce Michelet, dans son être le plus profond, n’était pas matérialiste. Les hégéliens le sont souvent devenus bien qu’ils ne veuillent pas en convenir ; mais Michelet, quoiqu’il ait dit parfois des choses pénibles, était intérieurement saisi par l’esprit. Evidemment, être ainsi saisi intérieurement par l’Esprit, ce n’est pas le lot de tout le monde. Et c’est cela même à quoi vise la science de l’esprit : donner quelque chose qui puisse être pour tous les hommes aussi vrai que la religion doit l’être pour tous, qui puisse parler à tous.

Cela, il est vrai dépend de toute notre éducation qui repose entièrement sur des impulsions matérialistes et par des liens bien plus profonds qu’on ne le voit.
On ne tient compte que du corps physique de l’homme, jamais de son rajeunissement. On ne sait pas qu’en vieillissant, on rajeunit aussi ! Cela ne se voit pas toujours au premier regard.

C’est un fait cependant que ce qui constitue la substance des programmes scolaire n’intéresse que les écoliers – à moins qu’on ne veuille devenir professeur ou savant. Il est bien rare qu’on voie quelqu’un, à un âge plus avancé, se remettre aux études qu’il a faite dans sa jeunesse. J’ai connu des médecins, des sommités dans leur profession, qui avaient passé le temps de leur scolarité et le reste de leur jeunesse à travailler pour être un jour célèbres ; mais de continuer à enrichir leurs connaissances, il n’en était pas question. J’ai même connu un homme très célèbre, je tairai son nom, tant il était célèbre, un médecin dont le nom était sur toutes les lèvres et qui a laissé faire les éditions ultérieures de ses œuvres par son assistant parce que lui-même n’était plus au courant des progrès de la science médicale : cela ne convenait plus à son âge.

Nous prenons progressivement conscience avec l’âge, que ce qu’on doit acquérir par l’étude n’a d’importance que pour les années de jeunesse et que plus tard, on dépasse ce niveau.

On le dépasse en effet et on peut toujours se forcer à revenir sur des questions déjà étudiées. Mais on doit alors se contraindre, ce qui habituellement n’est pas conforme à la nature humaine. Cependant s’il n’apprend pas continuellement du nouveau, et autrement que par le concert, le théâtre, ou sauf votre respect, le journal, ou autres voies du même genre, on vieillit, l’âme vieillit.

On doit s’instruire d’une autre manière, de façon à éprouver le sentiment que l’on fait une expérience nouvelle, qu’on se transforme, qu’au fond ce qu’on apprend on le reçoit comme le fait l’enfant. On ne peut le faire artificiellement : à un âge plus avancé, il faut aborder ce qui se présente dans l’attitude que l’on avait vis-à-vis de l’enseignement reçu dans l’enfance.

Pensez maintenant, mes chers amis, à notre science anthroposophique. Ce qu’elle deviendra dans les prochains siècles, nous n’avons pas besoin de nous casser la tête pour le savoir : elle trouvera bien la forme d’expression qui conviendra aux siècles futurs. Mais pour le moment, (évidemment elle est encore antipathique à bien des gens) on ne doit pas pour cela cesser de l’étudier. Même si l’on est très vieux, on peut  toujours y trouver une nouveauté qui s’empare de l’âme et lui rende sa jeunesse.

Et ce sont des quantités de choses nouvelles qu’on peut déjà découvrir dans son domaine ! Sur les problèmes actuels les plus importants, par exemple. Mais, avant tout, le présent a besoin d’une impulsion qui saisisse l’homme directement ; c’est ainsi seulement qu’on pourra sortir des calamités dans lesquelles nôtre époque est plongée et qui sont si funestes. Les impulsions dont je parle doivent s’emparer directement des hommes.

Frédéric Schlegel adit qu’on ne devrait jamais, en partant d’un certain point de vue, adopter une attitude exclusive. Il a vu en effet les partis affirmer que leurs propres principes étaient la panacée universelle ; de nos jours ce genre d’absolus se multiplie ! On ne considère pas, que dans la vie une impulsion qui, en elle-même, peut être nuisible, peut fort bien devenir bienfaisante quand elle s’allie à d’autres parce que dans ce cas, elle se modifie.

Représentez-vous trois courants qui se rencontrent :

Le courant qui arrive de gauche symbolise non le socialisme  défini par Lénine, mais celui vers lequel tend l’humanité moderne.

Celui qui arrive de droite représente la liberté de pensée (Gedankenfreiheit) telle que je l’ai souvent caractérisée.

Enfin, celui qui monte, la science spirituelle (Geisteswissenschaft).
Ces trois courants sont faits pour confluer et aboutir à des œuvres communes.

Si le socialisme, tel qu’il se manifeste sous la forme d’un matérialisme grossier, se répandait dans l’humanité, ce serait le plus grand des malheurs.






L’Ahriman de la statue du groupe (création artistique de Rudolf Steiner) le représente sous toutes ses formes. Si la fausse liberté de pensée s’instaurait, celle qui favorise tout à tour chaque idée et veut la faire triompher seule, ce serait d’autre part un malheur ; c’est Lucifer qui symbolise cette tendance. Mais vous ne pouvez éliminer ni Lucifer, ni Ahriman, il faut donc les compenser l’un par l’autre grâce à la pneumatologie, à la science de l’esprit, qui est indiquée au milieu du groupe par le  « représentant de l’humanité ».





Il faut toujours le répéter, la science spirituelle ne s’adresse pas uniquement aux gens qui, pour une raison quelconque, sont en dehors de la vie, cherchent un réconfort dans l’étude des choses élevées ; la science spirituelle doit répondre aux exigences les plus profondes de notre temps. Car pour comprendre les forces qui animent notre époque, il faut des vues tirées de l’Esprit.

C’est un des maux les plus grands de notre temps que l’ignorance des forces invisibles, suprasensibles, qui sous-tendent la vie sociale, morale et les évènements historiques, et qui nous entourent comme l’air que nous respirons. Elles sont présentes et veulent que nous les recevions consciemment pour les diriger consciemment : sinon l’ignorance ou l’incompréhension peuvent les orienter vers de mauvaises voies.

Il ne faut naturellement pas trivialiser les choses. Il ne faut pas croire qu’elles peuvent nous servir à prédire l’avenir en lisant dans le marc de café ou par un autre procédé analogue. L’avenir dépend cependant d’une certaine manière, et souvent par un cheminement très direct de ce que seuls les principes de la science de l’esprit permettent de reconnaître.

Pour voir cela, les gens auront peut-être besoin de plus de cinq ans. Mais, mes chers amis, il en est pourtant déjà ainsi. Vous savez que je ne dis pas ces choses à la légère ; on pourra un jour fournir la preuve que d’une certaine manière en ce printemps, j’ai prophétisé ce qui dans un certain but, dans une certaine intention, résonne dans le monde, du côté de Wilson, comme une nouvelle fanfare de guerre.

Il est difficile de parler librement et ouvertement de ces choses. Cependant, en face des évènements actuels, - les signes du temps l’exigent, - il faut constamment rappeler que notre époque exige impérieusement que les hommes soient attentifs à certains faits actuels qui ne pourront être pénétrés à fond et avant tout jugés exactement que si l’on part de ces points de vue.
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Re: VIEILLIR, une illusion extérieure - Rudolf Steiner.

Message par obsidienne le Jeu 29 Déc - 13:34




Vérité des Mystères et leur nécessaire expansion dans la civilisation actuelle - La nouvelle légende d'Isis - Rudolf Steiner

Première conférence, Bâle, le 23 décembre 1917

« Et incarnates est ». Les présents des trois rois Mages (l'or, l'encens et la myrrhe) et leur signification. La vision matérialiste au XIXe siècle de l'évènement christique ; les tentatives infructueuses d'Ernest Renan, d'Henri Heine et de Paul Heyse. Le rythme de trente-trois ans. La nouvelle astrologie Li. La vie sociale de l'humanité. L'impérialisme du début des années quatre-vingt du XIXe siècle et l'année 1914. L'authentique christianisme et l'action continuelle du monde spirituel.

Deuxième conférence, Dornach, 24 décembre 1917

La signification de Pallas Athéna et de la Vierge. La Maïa. La Vierge d'où surgit l'impulsion cosmique. Regard rétrospectif sur les modifications survenues dans l'âme humaine au cours de l'évolution. Le secret des Mages.

Troisième conférence, Dornach, 25 décembre 1917

La perte de la compréhension des Mystères dans le dernier tiers du XVIIIeme siècle. Louis Claude de St Martin. Dupuis et son écrit : « L'origine de tous les cultes ». Exotérisme et ésotérisme dans les Mystères. La science, la technologie et le sceau du secret dans les Mystères. La naissance d'êtres élémentaires lucifériens dans les temps passés et la nécessité du secret. La magie dans l'antiquité. La création actuelle d'êtres élémentaires ahrimaniens. Le retournement des moyens nécessaires pour lutter contre le démoniaque. La lutte du Logos vis-à-vis de la séparation de l'humanité par les langues différentes.

Quatrième conférence, Dornach, 26 décembre 1917

Les Mystères anciens. L'action dans la vie sociale du rythme des trente-trois ans. Le mûrissement des pensées. Nouvelle conception de l'Immaculée conception : le Goethéanisme. La contemplation virginale des phénomènes types.

Cinquième conférence, Dornach, 29 décembre 1917

Les deux portes du monde invisible : la naissance et la mort. Les Mystères du feu ou de la naissance et les Mystères de la lumière ou de la mort. Le dépassement de l'opposition entre la religion et la science et la science spirituelle.

Sixième Conférence, Dornach, 30 décembre 1917

L'étude des sens. Les zones des sens et le monde extérieur. Les sphères sensorielles et les hiérarchies à l'oeuvre derrière les sens. Les Mystères de Perséphone. Bernardus Silvestris, Alanus ab Insulis, Brunetto Latini, Dante.

Septième conférence, Dornach, 31 décembre 1917

La paresse de la pensée et l'indifférence comme obstacles à l'ouverture de nouveaux chemins. L'Homme, solution de l'énigme cosmique.

Huitième conférence, Dornach, 4 janvier 1918

Les mythes. Le mythe d'Osiris-Isis. Les mythes grecs. Imagination, Inspiration et Intuition. Les processus naturels et les principes sel, mercure et souffre au Moyen Âge. La génération des dieux grecs.

Neuvième conférence, Dornach, 5 janvier 1918

La profonde signification du mythe d'Osiris. Les changements au moment de l'adolescence dans les temps passés pour les garçons et pour les filles. Les hiéroglyphes sacrés et le développement abstrait de l'écriture. Les Imaginations et l'air. Les modifications de l'air au cours du temps.

Dixième conférence, Dornach, 6 janvier 1918

Différence entre la doctrine des dieux des égyptiens, des grecs et celle de l'ancien testament. La nouvelle légende d'Isis. Till l'Espiègle comme tonalité de notre époque.

Onzième conférence, Dornach, 8 janvier 1918

La science et la vie dans le principe d'hérédité. La vieille inscription d'Isis et le complément pour le présent et l'avenir.

Douzième conférence, Dornach, 11 janvier 1918

Le développement des facultés physiques, animiques et spirituelles de l'homme. Le rajeunissement de l'humanité. Espoirs et illusions. Friedrich Schlegel. Le rajeunissement du corps éthérique.

Treizième conférence, Dornach, 12 janvier 1918

Les concepts abstraits. La dualité de la forme humaine. Le savoir de la tête et celui du coeur. La transformation de la science de la tête en science du coeur. L'éducation et l'enseignement. L'origine occulte du tsarisme.

Quartorzième conférence, Dornach, 13 janvier

La tête humaine et le ciel étoilé. L'organisme et les forces héréditaires. Les courants de la substance aurique. La polarité entre la vie de la tête et celle du coeur. La respiration de la substance (aurique) spirituelle de la terre. Le devoir futur de la science de l'éducation. Similitude entre la septième et dernière période de la Lémurie et notre époque. La différence de la Première Guerre mondiale avec les guerres antérieures.

Quinzième conférence, Dornach, 14 janvier 1918

Le déclin de l'Empire romain et la pénurie de l'or. L'épanouissement de l'Arabisme. Les grandes invasions. Le lien du Christianisme romain avec l'élément conquérant des Francs. Début de la séparation du Christianisme oriental avec le Christianisme occidental.

Seizième conférence, Dornach, 17 janvier 1918

L'histoire de l'Europe jusqu'au XVe siècle. La sédentarisation de l'humanité européenne. Economie monétaire et économie d'échange (troc). Chevalerie et bourgeoisie. L'apparition des nations européennes. La Pucelle d'Orléans. Papauté, hérésie et croisades. L'intention secrète des Templiers vis-à-vis de Rome. L'alchimie. La quête du bonheur.


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