l’humanité s’est détournée de Pallas Athéna – déesse de la sagesse – pour ne plus connaître que son symbole : la chouette.

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l’humanité s’est détournée de Pallas Athéna – déesse de la sagesse – pour ne plus connaître que son symbole : la chouette.

Message par obsidienne le Mer 28 Déc - 0:01

La chouette, emblème d’Athéna glaukopis, est l’oiseau de la sagesse. Au Tibet, elle symbolise le disciple isolé dans sa retraite spirituelle. La divinité égyptienne Neith, guerrière et maîtresse des arts domestiques que les Grecs identifièrent à Pallas, était adorée sous cette forme.

C’est la chouette, utile et divine, que les paysans chrétiens, si cruels pour les animaux, cloueront vivante sur leurs portes pour détourner de leur maison le mauvais sort. En réalité, par les vagues d’horreur que son supplice soulevait dans le monde invisible, l’oiseau martyrisé attirait le malheur sur ceux qui l’avaient crucifié.

Cette abominable pratique était encore courante au XIXe siècle et Victor Hugo l’évoque dans un poème de ses Contemplations :

« Une chouette était là sur la porte clouée,
Larve de l’ombre au toit des hommes échouée…
Or, j’étais là, pensif, bienveillant, presque tendre,
Epelant ce squelette, et tâchant de comprendre
Ce qu’entre les trois clous où son spectre pendait,
Aux vivants, aux souffrants, au bœuf triste, au baudet,
Disait, hélas, la pauvre et sinistre chouette
Du côté noir de l’être informe silhouette. »

Ce n’est pas la chouette, c’est plutôt l’homme qui, par sa sottise et sa férocité, appartient au côté noir de l’être.
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Re: l’humanité s’est détournée de Pallas Athéna – déesse de la sagesse – pour ne plus connaître que son symbole : la chouette.

Message par obsidienne le Mer 28 Déc - 0:04

Extrait du livre « Vérités des mystères et leur nécessaire expansion dans la civilisation actuelle. La nouvelle légende d’Isis. » Rudolf Steiner. Editions Triskel.

Un des maux les plus graves de notre temps, c’est que l’humanité s’est détournée de Pallas Athéna – déesse de la sagesse – pour ne plus connaître que son symbole : la chouette.

L’humanité n’a plus aucune idée de cette vérité : ce qui est aujourd’hui à la base du savoir, ce n’est qu’une image renvoyée par un miroir. Or, nous l’avons souvent dit, mes chers amis, dans un miroir, on voit ce que l’on est : la chouette…..

La science moderne, aux fondements si solides, ne voit dans le miroir, dans la Maïa, du monde, que son propre visage de chouette !

Ainsi raillait le personnage placé en haut à gauche de la statue d’Isis : Il prononça encore bien d’autres sarcasmes que par courtoisie nous passerons aujourd’hui sous silence. Mais la manière dont j’ai présenté tout ceci, ces secrets humains qu’exprime la présence des entités luciférienne et ahrimanienne auprès du « représentant de l’humanité » (Le Christ), est destinée à éveiller la conscience des impulsions qui sont nécessaires à l’âme humaine en vue de l’époque qui vient.

« Au commencement était le Verbe et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu. » (Voir Evangile de Jean). Mais le verbe est devenu pire phraséologie et s’est coupé de son origine. Le mot résonne, mais on ne recherche plus, son lien avec la réalité ; les hommes ne s’efforcent plus d’identifier les forces qui sont à l’œuvre dans tout ce qui se passe autour d’eux. Pour y parvenir, il faudra qu’ils découvrent le lien étroit qui unit les entités que nous appelons lucifériennes et ahrimaniennes aux forces microcosmiques, celles de l’homme. On ne peut comprendre l’homme entre la naissance et la mort que si l’on peut se faire une idée de cette autre réalité qui existe entre la mort et une nouvelle naissance, car l’une est le complément de l’autre….

Nous avons signalé que dans les temps anciens, les hommes qui arrivaient à la puberté ne passaient pas seulement comme aujourd’hui par une transformation de leur voix ou d’une autre partie du corps, mais aussi par une métamorphose de leur âme. Nous avons indiqué comment l’ancien mythe d’Osiris-Isis était lié à la disparition de ce fait. L’essence de ces forces dont nous avons parlé hier et qui pénétraient les hommes à ce moment doit reparaître sous une forme nouvelle quand ils retrouveront la substance réelle des mots, des pensées, des idées. Nous n’en sommes certes pas encore là, maintenant où ce qui monte des profondeurs les plus intimes de l’organisme apporte à l’homme des forces animales et agit sur sa tête comme des cornes de vache invisibles ; il faut que le sens du Mystère du Golgotha, le sens de la force réelle du Verbe, soit saisi consciemment par l’homme.

Un nouvel élément doit s’introduire dans la conscience humaine : il est radicalement différent de tout ce dont on parle aujourd’hui si volontiers. Il aura son rôle dans la vie sociale, il aura son rôle dans la pédagogie si l’éducation, si la pédagogie doivent un jour sortir de la triste situation dans laquelle elles se trouvent.

De quoi parle en réalité la science moderne quand elle parle de l’homme ?
Et même, de quoi parle une grande partie de la littérature ?

Uniquement des origines physiques de l’homme, de son ascendance. La théorie de l’évolution, si en vogue aujourd’hui, n’est rien d’autre qu’une construction édifiée sur les rapports d’ascendance ; la notion d’hérédité y joue un rôle capital. Mais c’est une vérité tronquée, bien que les hommes y tiennent parce qu’ils croient ainsi être très savants.
On peut le paraître en effet en donnant aux choses une explication apparemment très logique, mais en réalité superficielle. Nous en avons vu, un exemple avec le symbole de la croix, qui nous a valu des volumes d’interprétations. Il en va de même avec beaucoup d’autres exemples à propos desquels les hommes s’imaginent avoir l’esprit très pénétrant.

Je vous en rappellerai un, mes chers amis : pensez à l’importance infinie que se donnent aujourd’hui beaucoup de gens quand ils s’expriment apparemment comme nous venons de le faire, en employant des mots analogues. Ils disent, et dans les journaux on trouve l’expression bien souvent, « La lettre tue et l’esprit vivifie ». On pense ainsi avoir dit quelque chose de très profond. Mais on devrait s’enquérir de l’origine d’une telle expression. Or, elle remonte à ces temps où on avait encore des idées vivantes, liées à des expériences réelles. Par « la lettre », on entendait la lettre de l’alphabet, la lettre écrite qui vint remplacer l’idéogramme, que la pensée imaginative puisait dans l’Esprit même. Cet esprit d’autrefois « vivifiait », il engendrait la clairvoyance imaginative atavique et on avait conscience que cette époque serait remplacée par une autre dans laquelle l’alphabet, la lettre tuerait cette force vivifiante de l’Esprit.
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Re: l’humanité s’est détournée de Pallas Athéna – déesse de la sagesse – pour ne plus connaître que son symbole : la chouette.

Message par obsidienne le Mer 28 Déc - 0:07

Et maintenant, rattachez cela à ce que je vous ai dit des conditions dans lesquelles naît la conscience : vous avez bien ici la lettre qui « tue » ; mais elle apporte aussi un nouvel état de conscience, qui doit être à son tour, plus tard, remplacé par un autre.

Cette phrase citée par les journalistes n’est pas une critique dédaigneuse, mais veut exprimer ce que furent les impulsions à l’oeuvre dans l’évolution humaine. Elle signifie à peu près :

« Dans les temps anciens où régnait l’Imagination, à l’époque d’Osiris ; l’Esprit retenait l’âme humaine dans un état de conscience assourdie ; par la suite, la lettre, l’alphabet éveilla cette conscience. »

Telle est l’interprétation à donner à la phrase, son sens premier. Et dans bien d’autres cas, tout comme dans celui-ci, les hommes ont des vues très courtes et donnent aux mots un sens arbitraire. Parce qu’ils n’ont plus aucun lien avec la réalité.

Rien de tout ceci ne veut établir que les affirmations de la science au sujet de l’hérédité soient faussent : mais il faut les compléter par l’autre aspect de la réalité. Si l’on remonte jusqu’à son enfance, et de son enfance à sa naissance en se demandant :

« Qu’est-ce que je porte en moi ?

On peut se répondre : Ce que mes parents et mes ancêtres avaient en eux et m’ont légué. Il existe cependant une autre conception, non admise encore actuellement, mais qui devra l’être un jour ; et qui devra en particulier inspirer la pédagogie et l’éducation. Ce n’est pas le regard porté en arrière sur la jeunesse qui importe, c’est la juste constatation que chaque jour nous devenons plus âgé.

L’humanité actuelle ne considère actuellement que le fait d’avoir été jeune, elle ne comprend pas, elle ne réalise pas ce que signifie véritablement le fait de vieillir parce qu’elle ne connaît pas le mot qui doit répondre à celui d’hérédité. Lorsqu’on considère son enfance, on parle de ce qu’on a hérité ; de la même manière, lorsqu’on considère sa vieillesse, on peut parler de l’autre pôle de la vie : à la porte de la naissance correspond la porte de la mort. A la question :

« Qu’avons-nous reçu de nos ancêtres en entrant dans cette vie par la porte de la naissance ? »

Répond l’autre question :

« Que perdons-nous, peut-être, qu’est-ce qui change en nous quand nous prenons chaque jour de l’âge ? Que se passe-t-il lorsque nous vieillissons en prenant conscience de le faire ? »

Or notre époque exige précisément que l’humanité apprenne à vieillir consciemment. Apprendre cela, c’est savoir qu’on marche à la rencontre des Entités spirituelles, tout comme l’origine physique implique qu’à la naissance, nous héritons de certains caractères.

Je vous dirai dans la prochaine conférence (onzième conférence – Dornach , le 8 janvier 1918) comment ces choses se tiennent entre elles. Je vous parlerai de cette impulsion puissante qui doit s’éveiller dans l’âme humaine en vue de son avenir, et qui seule peut compléter, ce que la science apporte de son côté. Vous verrez alors pourquoi le nouveau mythe d’Isis peut être joint à l’ancien, celui d’Osiris Isis, et pourquoi tous deux sont nécessaires à l’homme actuel. Pourquoi aux paroles que dans l’Egypte ancienne prononçait la statue de Saïs :

« Je suis le tout, je suis le passé, le présent et l’avenir ; aucun mortel n’a encore soulevé mon voile… ».

Pourquoi, à la suite de cette parole, doit en retentir une autre qui dira :

« Je suis l’homme. Je suis le passé, le présent et l’avenir. Tout mortel doit soulever mon voile ».

Je vous ai aujourd’hui proposé plus d’énigmes que je n’ai apporté de solutions. Mais nous allons reparler de tout cela et les énigmes se résoudront alors de plusieurs manières.
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Re: l’humanité s’est détournée de Pallas Athéna – déesse de la sagesse – pour ne plus connaître que son symbole : la chouette.

Message par obsidienne le Mer 28 Déc - 19:56

PALLAS ATHENA



http://spfc441.blogspot.fr/2008/12/athna.html

Un espace comme le nôtre ne permet pas de s’étendre, et force nous est de transmettre l’essentiel en peu de mots. Il nous oblige, entre autres, à cerner ici le plus caractéristique de ce qui faisait autrefois le rôle et la singularité de chaque divinité païenne. Le présent extrait suffira, pensons-nous, à faire naître – non pas, certes, une connaissance réelle ! – mais une certaine intuition de ce que put ressentir l’ancien initié païen à l’évocation de Pallas Athéna, la déesse de la sagesse, inspiratrice de ce qui permit à l’homme d’intérioriser le monde en lui, celle que l’œil intérieur perçut jadis casquée d’une étincelante aura, fille de Zeus et de la Pensée divine.

« Le cerveau est un organe tout à fait singulier. Depuis le dernier tiers de l’époque atlantéenne, il s’est développé de façon telle que tout ce qui lui parvient ainsi du corps astral, il le garde au lieu de le laisser passer à travers lui, comme il le fait pour ce qui vient du corps éthérique. Notons-le bien : le cerveau est un instrument physique en lequel est arrêté une partie du courant qui monte du cœur*. Il laisse passer ce qui vient du corps éthérique, mais il fait barrage pour ce qui vient du corps astral […]

La partie du corps astral qui se trouve autour de la tête, toute proche de la peau du crâne, présente de ce fait une sorte de condensation, comme un bonnet – si je puis m’exprimer familièrement – une substance astrale dont nous sommes coiffés. Nous portons une coiffure astrale, produite par la densité particulière que prend l’astralité au voisinage de la tête, où une sorte de couture réunit les deux courants. Ce bonnet, cette coiffe astrale est traversée par les rayons du corps éthérique, que le cerveau ne retient pas ; et ces rayons sont d’autant plus clairs, d’autant plus brillants, qu’ils sont purs, c’est-à-dire mieux débarrassés des instincts, des désirs, des passions, de tous les mouvements affectifs. Ce que nous appelons l’aura humaine devient alors, vue de devant, une sorte de couronne, une couronne de fleurs astrale à travers laquelle brillent les rayons du corps éthérique. C’est l’aura de la tête, que les hommes encore doués de clairvoyance ont pu percevoir sur les personnalités que la pureté de leur être dotait de cette aura éthérique rayonnante. C’est ce que les peintres représentaient par l’auréole qui ornait la tête des saints. C’est ce que perçoit le regard clairvoyant lorsqu’il est assez fort pour le voir. Le fonctionnement singulier du cerveau a donc pour effet de contenir et de répartir autour de la tête, en aura, la substance astrale qui lui parvient du dedans.

Ce phénomène doit être compris avec une grand précision. D’en bas, une substance éthérique et astrale monte vers le haut du corps. Elle se répand dans le cerveau, elle l’emplit, et elle y est retenue, tout comme le rayon de lumière est retenu, réfléchi par le miroir. Et voilà en quoi consiste le phénomène de "réflexion" dans la réalité: Le cerveau est imperméable à la substance astrale ; celle-ci se trouve alors réfléchie, reflétée, et ainsi naissent vos pensées, votre sentiment conscient, tout ce que vous ressentez en vous-même et qui constitue la vie de l’âme. Le savoir extérieur, la connaissance du monde consciente ne peuvent naître que de la jonction de cette substance astrale interne avec l’astralité extérieure. Tout ce que nous savons du monde ne devient un bien intérieur que par la jonction de l’astralité extérieure avec celle qui vient de l’intérieur de l’être, grâce à la coiffe astrale, grâce à ce casque. » (R. Steiner, "Merveilles du monde", Paris, 1965)

Nul ne s’étonnera donc plus désormais de cet étrange coiffure d’une déesse vierge, archétype de l’une des 3 forces de l'âme dans l’Antiquité païenne – en l’occurrence, comme il se doit, de l’âme de Raison. Il pouvait ne pas être inutile d’en donner ici l’explication. WH.


* Précision dont on pourrait s’étonner, n’eût été le fait qu’une telle réalité suprasensible était encore connue de Descartes lui-même qui la décrit en détail dans son fameux "Discours de la Méthode" (Vème partie). De la part du père du cartésianisme, le fait méritait d’être cité. A noter aussi qu’il chercha longtemps à rentrer en contact avec les Rose+Croix de son temps : ce qui, peut-être, explique cela.
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Re: l’humanité s’est détournée de Pallas Athéna – déesse de la sagesse – pour ne plus connaître que son symbole : la chouette.

Message par obsidienne le Jeu 29 Déc - 14:20

Autre livre :

le mystère chrétien et les mystères antiques - Edouard Shuré

http://anthroposophie.doc.pagesperso-orange.fr/pdf/Myst_Chr_Myst_Anti_RS_ES_1906.pdf

pdf
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Re: l’humanité s’est détournée de Pallas Athéna – déesse de la sagesse – pour ne plus connaître que son symbole : la chouette.

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