Evolution de la terre. 23ème conférence. Rudolf Steiner, Berlin, 25 octobre 1905.

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Evolution de la terre. 23ème conférence. Rudolf Steiner, Berlin, 25 octobre 1905.

Message par obsidienne le Mar 6 Déc - 1:12

Vingt-troisième conférence ; Berlin, 25 Octobre 1905.

Extrait du livre « Eléments d’ésotérisme » de Rudolf Steiner, ed. Triades.


Reportons nous au moment du milieu de la race lémurienne où l’homme s’est élevé à la spiritualité. C’est alors seulement que la fécondation par l’esprit, par la monade, devint possible. A partir de la Terre chaotique, et à la suite de ce que l’homme avait rejeté, les autres entités s’étaient formées, et elles devinrent les compagnons de l’homme sur la Terre. L’homme avait élaboré un corps physique, un corps éthérique et un corps astral. Le corps astral avait été purifié ; il était alors justement apte à recevoir le manas, la buddhi, l’âtman.

Sur la Terre, tout se faisait peu à peu, si bien que l’humanité, qui n’avait pas encore d’entendement, pas encore la possibilité de parler était née de la masse terrestre indistincte. Comment cela se faisait-il ? Une plante, non plus ne pousse pas à partir du néant. Il faut qu’une semence ait été déposée dans la terre. Il en fut de même pour les hommes qui existaient alors. L’homme était aussi sorti de la terre, et il avait fallu qu’une semence existe sur la Terre. Il y avait donc déjà eu une entité semblable. Cette graine d’homme venait de l’ancienne Lune. L’homme y était passé à l’état de graine, avait traversé le pralaya et repartit alors sur la Terre.

Le stade d’évolution de la Terre avait connu trois stades préalables (Saturne, Soleil et Lune). Pendant les trois premières rondes terrestres, ces trois stades préalables furent rapidement repris. A la première époque terrestre, l’existence de Saturne fut reprise, à la deuxième époque, l’existence solaire et à la troisième époque l’existence lunaire. Pendant la quatrième ronde, l’existence terrestre proprement dite se profila et l’homme en arriva à un stade un peu plus élevé que sur la lune. Sur la Lune, son évolution n’était pas encore achevée, pas encore assez pure pour recevoir la monade. Sur la Lune, le corps astral était encore sauvage et passionné. Sur la Terre, il lui fallut donc d’abord se purifier afin de pouvoir recevoir les principes supérieurs. Cette purification s’acheva au milieu de l’ère lémurienne.

Les derniers hommes de l’existence lunaire sont nos ancêtres physiques. Ils se sont d’abord développés un peu plus sur la Terre. Les hommes terrestres des temps prélémuriens sont les vrais descendants des habitants de la Lune. C’est pourquoi nous appelons aussi les habitants de la lune les pères – ou pitri – des hommes terrestres. Ces hommes terrestres ne pouvaient d’abord pas utiliser leurs membres antérieurs pour le travail. C’étaient des êtres d’une grande beauté, qui ressemblaient à des animaux. Ils étaient faits d’une matière bien plus molle que la matière physique actuelle, bien plus molle même que celle que nous trouvons actuellement chez les animaux inférieurs. Elle était diaphane, et le feu intérieur transparaissait à travers elle. A l’époque où les hommes étaient passés par un stade d’évolution antérieur, ils avaient eu une forme encore plus belle et plus noble.

L’ère lémurienne fut précédée par l’ère huperboréenne, l’ère des hommes solaires, des hommes Apollon. Ils étaient faits d’une matière encore plus noble et plus molle. Puis nous remontons encore plus loin, à la toute première race, aux hommes polaires. Ils vivaient dans le climat polaire tropical. Leur race a pu s’élever à un niveau particulier du fait qu’une grande aide singulière leur a été accordée. Les plus beaux pitri lunaires descendirent alors sur la Terre.
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Re: Evolution de la terre. 23ème conférence. Rudolf Steiner, Berlin, 25 octobre 1905.

Message par obsidienne le Mar 6 Déc - 1:14

Les hommes polaires ressemblaient beaucoup aux quadrupèdes, mais ils étaient faits d’une matière molle, malléable, comme une méduse, seulement beaucoup plus chaude. Les hommes aux meilleures formes, à la matière la plus nobles, reçurent une aide particulière, du fait que d’autres entités encore, qui avaient atteint un niveau supérieur auparavant, étaient liées à la Terre.

Dans tout l’ésotérisme, le Soleil est d’abord considéré comme une planète ; il n’est devenu une étoile que plus tard. La succession des stades que la Terre a parcourus est : Saturne, Soleil, Lune, Terre. Lorsque le Soleil était lui-même une planète, tout ce qui existe actuellement sur la Lune et sur la Terre était encore dans le Soleil. Plus tard, le Soleil et la Lune sont sortis de la Terre.

Nous remontons à présent au temps de l’ancien Soleil. Tout ce qui habite actuellement la Terre habitait ce Soleil. Ces êtres avaient alors une forme tout autre. A l’époque, l’homme n’avait qu’un corps physique – qui était bien moins dense qu’actuellement – et un corps éthérique. Toute la manière de vivre de l’homme était alors végétale. Les êtres vivaient à la lumière du Soleil. Cette lumière leur parvenait alors du centre de leur propre planète. Ils étaient tout à fait différents de l’homme actuel. A la différence de l’homme actuel l’homme solaire avait la tête en bas, et la lumière lui éclairait la tête.

Tout ce qui est en rapport avec la reproduction se développait librement du côté opposé. Lhomme étendait en quelque sorte ses jambes dans l’air. La plante s’est arrêtée à ce niveau ; encore aujourd’hui, elle a ses racines dans le sol et elle élève dans l’air ses organes de reproduction, ses étamines et son pistil. Cet homme solaire a évolué en sept étapes. Il avait sur la planète la position que la plante, enracinée dans la terre, a encore aujourd’hui. Ensuite, lors de la troisième incarnation de la Terre, il est devenu homme lunaire. Il s’est alors incliné : la verticale est devenue horizontale (animal). L’ébauche de la colonne vertébrale date de cette époque. Le symbole en est le tau – T. Sur la Terre, l’homme s’est complètement inversé. Le symbole en est la croix. La croix symbolise l’évolution passant du Soleil à la Lune, puis à la Terre. Sur la Terre, l’évolution a achevé la partie de la croix au-dessus du croisement. La Terre poursuit son évolution en portant la croix sur son dos.

Les hommes solaires étaient aussi parvenus à un certain développement élevé. Or certains adeptes du Soleil étaient allés plus loin que les autres hommes solaires. Ils sont ensuite passés sur la Lune. Là aussi, ils eurent la possibilité d’être plus avancés que les autres hommes lunaires, et ils s’y développèrent jusqu’à un niveau particulièrement élevé. Ce sont les ancêtres des hommes terrestres, mais ils étaient bien en avance sur les autres. Or, quand à la deuxième époque du quatrième globe les hyperboréens vivaient dans leurs formes malléables, ces fils du Soleil furent en mesure de s’incarner et constituèrent une race particulièrement belle. Ils étaient les pitri solaires. A l’ère hyperboréenne, ils avaient déjà atteint la verticale. Ils ont complètement inversé le corps hyperboréen ; les autres hommes n’en auraient alors pas été capables. A l’ère hyperboréenne, les pitri solaires sont devenus ces beaux hommes Apollon qui, pendant la deuxième race, avaient déjà redressé leur stature.

Dans l’ancien Soleil, tout ce qui plus tard fut rejeté, la Lune et la Terre, était encore contenu. Sur le Soleil, toute vie et toute chaleur émanaient du centre. Dans le manvantara suivant (l’ancienne Lune), il se passe ceci : le Soleil sort des ténèbres du pralaya. Une partie de la matière solaire veut se détacher. Il apparaït d’abord une sorte de forme de biscuit.

Ensuite, une partie se détache complètement et les deux corps, le Soleil et la Lune, se placent côte à côte. Le Soleil a gardé la possibilité d’éclairer et de chauffer. La Lune a gardé la possibilité de la procréation. Elle a pu reproduire les êtres qui avaient existé sur le Soleil ; mais ils devaient être éclairés et réchauffés par le Soleil. C’est sur l’ancienne Lune non éclairée que le retournement des entités en direction du Soleil a dû se faire. C’est pourquoi, sur la Lune, toutes les plantes se sont retournées. Les animaux se sont retournés à moitié, les hommes de même. Mais en remplacement ils ont reçu le corps astral, le kâma, qui leur permet de développer la chaleur à l’intérieur. A l’époque, le kâma était encore une force essentiellement réchauffante. C’est pourquoi, à cette époque, ils ne se tournent pas encore complètement vers le Soleil. Il y avait aussi de la vie dans les ténèbres. La Lune gravitait autour du Soleil, mais pas comme le fait actuellement notre Terre. Elle gravitait autour du Soleil en tournant toujours la même face vers lui. Un jour lunaire avait la durée de Six mois actuels. De ce fait, il régnait une énorme chaleur d’un côté, et un froid considérable de l’autre.
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Message par obsidienne le Mar 6 Déc - 1:15

Sur l’ancienne Lune, les prédécesseurs de l’homme suivaient à nouveau une certaine évolution normale. Mais il y avait à nouveau une certaine évolution normale. Mais i y avait aussi les adeptes de la Lune qui devançaient le reste de l’humanité. Ces entités pitri en fin d’évolution lunaire étaient bien plus avancées que les autres, de même que les adeptes aujourd’hui ont devancé les autres hommes.

Maintenant, nous abordons enfin l’évolution de la Terre proprement dite. Dans le pralaya qui suivit l’évolution lunaire. La Lune retomba dans le Soleil. Ils sont passés ensemble par le pralaya. Et lorsque la Terre sortit des ténèbres, toute la masse solaire lui était encore unie. A ce moment commença la première race ou race polaire. Grâce aux conditions qui régnaient à l’époque, les hommes de l’ancien Soleil étaient alors à même de former cette espèce privilégiée, les fils solaires, parce que le Soleil était encore lié à la Terre.
Pendant l’ère hyperboréenne, le tout se divise à nouveau. Une partie s’isole, et la Terre sort du Soleil. C’est là que la théorie de Kant et de Laplace s’applique. La nébuleuse originelle dont ils parlent correspond à cet état. Vu de l’extérieur aux anneaux de Saturne. C’est alors que la deuxième race, la race hyperboréenne, se forme. Les semences des hommes lunaires sortent peu à peu sur la Terre, les pitri à différents degrés de perfection. Ils ont alors tous encore la possibilité de l’autofécondation.

Ensuite il y a une deuxième séparation. La Lune se sépare de la Terre, et avec elle, toute possibilité d’autofécondation ; on a dès lors trois corps planétaires : le Soleil, la Terre, la Lune. La possibilité de l’autofécondation. La Lune se trouve dès lors à l’extérieur, et nous avons des êtres qui ne sont plus en état de se reproduire par eux-mêmes. Les deux sexes apparaissent à l’être lémurienne.

De telles évolutions ne se font que sous la direction d’entités supérieures, les déva. Le but en est que l’évolution progresse d’une certaine manière. Tout ce mouvement est dirigé par la même divinité que la tradition hébraïque appelle Yahweh ou Jéhovah. C’était un dieu lunaire. Il avait au sens le plus éminent la force qui était développée sur la Lune, et il tendait à continuer de faire évoluer l’humanité dans ce sens. Au sein du monde terrestre, Yahweh représente la divinité qui donne aux êtres la possibilité de la fécondation physique. Tout le reste (l’entendement) n’était pas dans l’intention de Yahweh . Si seule l’intention de Yahweh avait continué à évoluer, l’homme aurait quand même cessé un jour de se reproduire, parce que la force de reproduction se serait épuisée. Il se serait alors uniquement occupé de produire de belles formes, car ce qui est intérieur, intellectuel, lui était indifférent.

Jéhovah voulait produire des êtres humains aux belles formes, des sortes de belles statues. Selon son intention, la force de reproduction devait se continuer jusqu’à épuisement. Il voulait avoir une planète qui ne porte que des formes belles, mais complètement figées. Si la Terre, avec la Lune en elle, avait continué à évoluer, elle aurait abouti à une forme figée, gelée. Jéhovah aurait éternisé sa planète, en faisant d’elle un monument commémoratif de l’intention qu’il avait pour la faire évoluer. Cela se serait certainement fait si les adeptes qui avaient dépassé l’évolution lunaire ne s’étaient pas alors manifestés. Ils se sont manifestés au même moment. Ils avaient déjà développé sur la Lune ce que nous n’avons développé que sur la Terre, l’entendement et l’esprit. Ils s’occupèrent alors du reste de l’humanité et l’arrachèrent au sort qui sinon l’attendait. Une étincelle nouvelle fut allumée dans le corps astral. Ils donnèrent justement l’impulsion au corps astral de l’époque d’évoluer au-delà du point critique. Yahweh ne put alors se sauver qu’en changeant son mode d’action. Il créa l’homme à côté de la femme. Ce qui ne pouvait se maintenir en un sexe unique fut réparti sur deux sexes.

Il y avait alors deux courants, celui de Yahweh et celui des adeptes lunaires. L’intérêt des adeptes lunaires était de spiritualiser l’humanité. Mais Yahweh voulait en faire de belles statues. Ces deux forces ne combattaient alors.
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Re: Evolution de la terre. 23ème conférence. Rudolf Steiner, Berlin, 25 octobre 1905.

Message par obsidienne le Mar 6 Déc - 1:16

Nous avons donc affaire sur la Terre à une force qui a le pouvoir de l’autofécondation : kryâ-shakti. Aujourd’hui, elle n’existe plus sur la Terre que dans les Mystères les plus élevés. A l’époque, chacun l’avait en soir. Grâce à cette force, l’être humain avait le pouvoir de se reproduire lui-même. Elle fut à l’époque, chacun l’avait en soi. Grâce à cette force, l’être humain avait le pouvoir de se reproduire lui-même. Elle fut à l’époque scindée en deux. C’est ainsi qu’il y a eu les deux sexes sur la Terre.

Jéhovah sortit toute la force d’autofécondation de la Terre et la situa dans la Lune, à côté de la Terre. C’est la raison du lien entre la force de reproduction et les êtres lunaires. Nous avons alors l’être humain avec la force de reproduction affaiblie mais encore la possibilité de se spiritualiser. Voilà les prédécesseurs de l’humanité actuelle. Les adeptes lunaires vinrent alors chez eux leur dire : « Vous ne devez pas suivre Jéhovah, il ne vous laissera pas accéder à la connaissance » ; or vous devez parvenir à la connaissance. – C’est le serpent. Le serpent se trouve en face de la femme, car la femme avait la force de l’autofécondation. Alors Jéhovah dit : L’être humain est devenu comme l’un de nous – et c’est ainsi que la mort et tout ce qui s’y rattache furent introduits dans le monde.
On appelle les adeptes lunaires Lucifer ; ils sont ceux qui donnent tout ce qui est l’intellectualité humaine. Ils donnèrent cela aux corps astral en physique, sinon la monade n’aurait pas pu y entrer et la Terre serait devenue un monument planétaire commémoratif de la grandeur de Jéhovah. Grâce à l’intervention du principe Luciférien, l’autonomie humaine, la spiritualité, fut sauvée.

Ensuite pour que l’homme ne se spiritualise pas entièrement, Jéhovah a coupé la force de reproduction en deux. Mais ce qui se serait perdu si Jéhovah avait travaillé seul réapparait à la sixième race-mère ; l’être humain y sera spiritualisé au point d’acquérir à nouveau la kriyâ-shakti, la force de reproduction créatrice. Il sera capable à nouveau de reproduire ses semblables. Ainsi l’humanité fut-elle sauvée face à un écueil.

Par le pouvoir de Jéhovah, l’être humain porte donc en lui la possibilité de se figer. Si l’on observe les trois corps inférieurs, on voit qu’ils portent en eux le germe de retourner à l’état physique de la Terre. Les parties supérieures : l’âtman, la buddhî, le manas n’ont pu entrer en l’homme que par le fait que le serpent advint. L’être humain reçut ainsi une vie nouvelle et la force de rester auprès de la planète terrestre. Mais la force de reproduction devin bisexuée et, de ce fait , la naissance et la mort sont entrées dans le monde ; auparavant, il n’y avait pas de mort ni de naissance.

Si l’être humain travaille le corps physique à partir de l’esprit, il surmonte la mort. Les forces individuelles s’épuisent si elles prennent des formes spéciales. La force entre alors dans la forme, dans une densité toujours plus forte, et c’est pourquoi, dans la race lémurienne, la vie dut recevoir une impulsion nouvelle, ce qui fut produit par une rotation de la sphère terrestre. L’axe de la Terre fut progressivement tourné. Autrefois, le climat était tropical au pôle nord ; plus tard, grâce à la rotation de l’axe terrestre, le climat tropical se situa au milieu. Cette inversion s’effectua avec une relative rapidité, mais elle dura quand même peut-être quatre millions d’années. L’ère Lémurienne eut lieu il y a vint-deux millions d’années. Il fallut quatre millions d’années aux pitri lunaires pour faire tourner l’axe ; L’intelligence des pitri lunaires était alors bien plus évoluée que celle des hommes actuels.

A l’époque, l’être humain bisexué se développa donc à partir de l’être humain bisexués des individus très retardés, mais aussi des individus très avancés. Une petite partie seulement offrait un habitacle adéquat aux monades qui descendaient. A ce moment-là les êtres humains se sont divisés en deux sexes. Les animaux étaient déjà passés avant à la bisexualité. A côté de l’être humain, des animaux mâles et femelles vivaient alors sur la Terre.

C’était des formes très grotesques qui pouvaient vivre alors sur la Terre configurée tout autrement. Ils avaient aussi la possibilité de voler. Ils portaient en eux les précurseurs de ce qu’ont aujourd’hui les hommes. Les religions ésotériques appellent taureaux les êtres humains qui pouvaient se reproduire eux-mêmes. Certains symboles animaux s’y réfèrent. Le taureau est un symbole de la fécondité ; il fut précédé à son tour par l’aigle. En considération des temps lointains, dans la vision d’Ezéchiel les animaux ont des ailes, parce qu’ils pouvaient s’élever un peu au-dessus de la terre. L’être humain n’apparait que plus tard.

Nous avons donc l’être humain tel qu’il se développe vers la bisexualité, à partir de l’unisexualité, et, à côté de cela, déjà des animaux bisexués, mâles et femelles. En fait, ce n’est que grâce aux pitri-lunaires que les hommes ont eu la maturité d’avoir un corps capable de recevoir la monade. Les monades, cependant, ne prennent que les exemplaires les plus évolués, et développent une forme humaine noble ; mais il faut que ces dernières s’abstiennent de tout contact avec le reste, sinon ils perdraient leur noble forme. C’est seulement à cette époque que le corps se forma d’après la monade. Les autres formes, qui étaient moins avancées, ne plaisaient pas aux monades qui descendaient ; c’est pourquoi elles ne mettaient qu’une partie de leur force spirituelle dans les corps humains incomplets, et la troisième vague refusa même complètement de s’incarner. Ainsi y avait-il, en partie, des corps humains fécondés seulement à un faible degré par l’esprit, et d’autres, sans esprit du tout.

Au milieu de l’ère lémurienne, nous avons donc les premiers fils du brouillard de feu ; ils s’incarnèrent dans l’élément du feu qui entourait alors la Terre. Les fils du brouillard de feu étaient les premiers arhat. Ensuite apparurent les deux autres sortes. Ceux qui n’avaient reçut qu’une petite étincelle étaient peu aptes à fonder une culture, dans la première race lémurienne, et périrent bientôt. Par contre, ceux qui n’ont rien reçu du tout ont particulièrement exprimé leur nature inférieure. Ils se sont croisés avec les animaux. Les dernières races des habitants de la Lémurie procèdent de ce croisement. Les instincts animaux sauvages vivaient dans des formes humaines sauvages ressemblant aux animaux. Cela produisit une dégradation de toute la substance humaine.
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Re: Evolution de la terre. 23ème conférence. Rudolf Steiner, Berlin, 25 octobre 1905.

Message par obsidienne le Mar 6 Déc - 1:18

Si, à l’époque, tous les êtres humains avaient été fécondés par des monades, toute l’espèce humaine serait devenue bien meilleure. Le premier mal provient du fait que quelques monades refusèrent de s’incarner. De là – du fait du croisement –provint la détérioration. Ainsi l’être humain fut-il considérablement détérioré au niveau physique. C’est une époque où le genre humain fut rabaissé. Ce n’est qu’à l’ère atlantéenne que les monades regrettant leur refus d’autrefois, descendirent et peuplèrent tous les êtres humains. De là naquirent les différentes races atlantéennes.

Nous sommes arrivés à connaitre une époque où quelque chose s’est fait pour la dégradation de la Terre. Toute la dégradation des races produisit aussi une dégradation de la Terre. C’est la genèse du karma primordial. Le premier germe du karma fut déposé. Toute la suite est une conséquence de ce karma primordial ; car, si les monades étaient toutes entrées au bon moment dans les formes humaines, les êtres humains auraient la sûreté de l’animal. Ils n’auraient pas pu faire d’erreur, mais ils n’auraient pas pu non plus développer la liberté. Les araht originels ne peuvent pas se tromper ; se sont des anges sous forme humaine. Or les adeptes lunaires ont précisément incité certaines monades à attendre pour s’incarner. Ainsi le principe de l’ascétisme, le fait de ne pas vouloir habiter la Terre, fit-il son entrée dans le monde. Cette inadaptation entre la nature supérieure et la nature inférieure est apparue à ce moment-là. L’homme fut livré à l’incertitude ; il doit dès lors essayer de passer par des expériences diverses, dans un mouvement pendulaire, à cause de ce karma originel que la suite de son karma vient aussi. Il peut ainsi faire des erreurs.

Il était prévu que les hommes parviennent à la connaissance. Cela ne pouvait être amené que par le karma originel. Le principe Luciférien, les adeptes lunaires, voulaient faire évoluer l’homme de plus en plus vers la liberté et l’autonomie. Cela est très bien exprimé dans le mythe de Prométhée » : Zeus ne veut pas que les hommes aient le feu, mais Prométhée le leur donne, et avec lui la faculté de s’élever toujours plus en évoluant. De ce fait, Prométhée condamne l’homme à la souffrance. Il doit alors attendre qu’un héros solaire vienne, que le principe du héros solaire, à la sixième race, rende l’homme capable d’évoluer sans la connaissance luciférienne. Ceux qui sont aussi évolués que Prométhée sont des héros solaires.

Nous avons donc un homme double : l’un qui est acquis au principe de Jéhovah, à savoir, perfectionner la Terre physique : l’autre, l’homme spirituel qui en évoluant s’élève. Jéhovah et Lucifer sont dans un combat perpétuel. Lucifer veut faire évoluer tout vers la connaissance, vers la lumière. Au dévakhan, l’homme peut faire mûrir un peu plus l’un des principes, celui de Lucifer. Plus il reste au dévakhan, plus il peut le développer. Il faut qu’il passe par d’autres incarnations jusqu’à ce qu’il ait complètement développé ce principe.
Il y a donc dans le monde un principe de Jéhovah et un principe de Lucifer. Si le principe de Jéhovah seul était enseigné, l’homme serait dévolu à la Terre.

Si on laissait complètement disparaitre de la Terre les enseignements de la réincarnation et du karma, on reconquerrait pour Jéhovah toutes les monades, et l’homme physique serait alors livré à la Terre, à une planète pétrifiée. Mais si l’on enseigne la réincarnation et le karma, on amène l’homme à la spiritualisation.

C’est pourquoi le christianisme faisait le compromis le plus juste et, pendant un certain temps, n’enseignait pas la réincarnation et le karma, mais l’importance de cette existence terrestre précise, afin que l’homme puisse aimer la Terre jusqu’à ce qu’il soit mûr pour un christianisme nouveau impliquant l’enseignement de la réincarnation et du du karma, qui sauve la Terre et fasse entrer toutes les semailles au dévakhan.

Dans le christianisme lui-même, ce sont donc aujourd’hui les deux principes qui se combattent : l’un sans la réincarnation et karma, l’autre avec cet enseignement. Avec le premier enseignement, tout ce que Lucifer pouvait mettre en œuvre serait enlevé aux hommes. Ils tomberaient effectivement en dehors de la réincarnation et tourneraient le dos à la Terre ; ils deviendraient des anges dégradés. La Terre irait alors à sa perte. Si les milices de Jéhovah l’emportaient sur la Terre, celle-ci resterait comme une sorte de Lune, un corps sclérosé. On aurait alors manqué au devoir de spiritualisation. Le combat dans la Bhagavad-Gîta décrit le combat entre Jéhovah et Lucifer et leurs armées.
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Message par obsidienne le Mar 6 Déc - 1:19

Il se pourrait encore, aujourd’hui, que le christianisme l’emporte sans l’enseignement de la réincarnation et du karma. Alors la Terre serait perdue pour le principe de Lucifer. La Terre entière est encore un champ de bataille entre ces deux principes. Le principe qui élève la Terre à la spiritualité est Lucifer. Pour vivre selon ce principe, il faut d’abord aimer la Terre, il faut descendre sur la Terre.

Lucifer est le principe qui règne dans le domaine de la science et de l’art. Mais il ne peut pas descendre tout à fait sur la Terre, sa force n’est pas suffisante. Tout seul, Lucifer ne pourrait absolument pas faire monter tout ce qui est sur la Terre. Pour cela, il ne faut pas seulement la force d’un adepte lunaire, mais d’un adepte solaire, qui reçoit aussi la vie qui s’exprime non pas dans l’art et dans la science, mais dans le lien entre les hommes. Lucifer est représenté comme un dragon ailé ; chez Ezéchiel, comme le taureau ailé.

Vint un héros solaire, semblable à ceux qui sont apparus à l’ère hyperboréenne. Il est représenté chez Ezéchiel par le lion ailé. Ce héros, qui donne la deuxième impulsion, est le Christ, le Lion de la tribu de Juda. Le représentant de l’aigle ne viendra que plus tard, il représente le principe du Père. Le Christ est un héros solaire, une nature de lion, un pitri solaire.

La troisième impulsion sera représentée par un adepte qui l’était déjà sur Saturne. Un tel adepte ne peut pas encore s’incarner actuellement sur la Terre. Lorsque l’homme ne pourra pas seulement élever sa nature supérieure, mais renoncer complètement à sa nature inférieure et se manifester comme créateur, c’est seulement alors que pourra s’incarner cet adepte suprême, l’adepte de Saturne, le principe du Père – le dieu caché.

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