Les saints Païens bretons

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Les saints Païens bretons

Message par obsidienne le Sam 26 Nov - 23:41

Les saints Païens bretons

http://jeanclaudepothier.e-monsite.com/pages/histoire-de-nos-anciens/les-saints-paiens-bretons.html

Les saints païens de Bretagne

Finistère

Carhaix-Plouguer

Poullaouen

huelgoat

menez Kronon

Saint Michel de Braspart

Le sanglier était pour les celtes une divinité liée à la force et à l'esprit.

symbole des druides

Certains saints bretons reprennent ce symbole païen. Signe qu'ils n'étaient pas très éloignés des traditions ancestrales

Locronan dans le Finistère

Cette magnifique ville typique du moyen âge tient son nom de St Ronan

Elle a été aménagé près d'un Ménéton, lieu sacré où les druides de Bretagne se réunissaient une fois l'an

St Ronan peut être identifier comme le dieu Kronan, nom des Monts d'Arrée pour désigner Taranis.

St Antoine : à côté de St Antolne, à ses pieds, se cachant presque, on trouve un cochon.

Ste Marie Madeleine tient une tête de mort entre ses mains.

St Apolline tient une tenaille à la main, symbole de Dis Pater, le dieu de la forge.

La tenaille est gravée sur l'une des pierres de l'église, symbole du dieu de la forge et du feu.

St Roc'h est disproportionné par rapport à l'homme qui le supplie. Il tient un maillet le long de son flanc. C'est le symbole d'un dieu capable de tuer et de ressusciter les morts d'un coup de maillet. Remarquez qu'il porte la tenue d'un homme du moyen âge.

Icones de la vieille église de Huelgoat :

La vieille église en haut de la ville où trônent encore quelques divinités.

St Kerbot porte une crosse, symbole du pasteur, et une bible de l'autre main. Un cochon sort la tête à ses pieds. Ce que l'on pourrait prendre pour des franges tombants de son manteau sur ses pieds sont en réalités des flammes .

Ce saint tient une bible d'une main, et de l'autre un petit bâton, symbole païen.

Carhaix-Plouguer :

Une vieille chapelle rue Brizeux.

Toutes ces statues de vierges en bois polychromes sont exeptionnelles. Ce sont de véritables fresques qui décrivent toute une histoire.

La roue est le symbole de taranis, dieu polytechnicien. Dieu du tonnerre, comme Lug, il se déplace dans un chariot tiré par des boucs. Le bruit de ses roues est le tonnerre, dieu de la fertilité, il arrive le 25 décembre du pays de l'hiver, et annonce la montée du soleil dans le ciel. En dessous de la vierge dort un homme serein, recroquevillé sur lui-même comme un bébé heureux. On devine qu'il rêve. Dans l'autre statue, la vierge porte d'une main un enfant proportionné comme un homme adulte, mais de petite taille. Il tient dans sa main une terre. La vierge se tient sur un dragon menaçant, protégeant d'une patte un homme assoupi, plongé dans ses rêves. Un manteau richement paré le recouvre. derrière la queue du dragon se tient un enfant cette fois bien proportionné. Il a l'air surpris et inquiet, et tend, impuisant, ses mains devant lui.


Dernière édition par obsidienne le Sam 26 Nov - 23:45, édité 1 fois
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Re: Les saints Païens bretons

Message par obsidienne le Sam 26 Nov - 23:43

à première vue, on pourrait y voir la Vierge. Mais en la regardant mieux, on peut en douter.

c'est une femme mure, trapue, les bras croisés sur son torse. Elle porte un foulard sur la tête noué sur sa nuque. Son regard est dur et fermé. Elle se tient debout sur un redoutable molosse aux dents impressionnantes. Cet animal effrayant dévore un homme terrifié, qui tente désespérément de le repousser de sa main.

La roue de Taranis.

St Trémeur est le saint patron de la ville. Son origine est incertaine, mais comme tous bons saints précurseur de la christianisation bretonne, il serait né vers 400 ans de notre ère. Auncun texte ne l'atteste. Son histoire est lié à Gradlon, roi légendaire du Léon. Gradlon que l'on peut voir à cheval, triomphant,  en haut de la cathédrale de Quimper, l'épée à la main, me ferait penser à une scène de la titanomachie, où Zeus décapite le dragon, ou à saint Michel (pareil que dieu). St Trémeur se présente dignement en haut des portes, tenant dans sa main sa tête. St trémeur ressemblerait à ce dragon décapité.

Château Neuf du Faou :

Joile ville de caractère. Son statut et sa notoriété lui impose de masquer les icones païennes. Cependant, certaines statues ne peuvent s'empêcher de montrer leur vrai visage.

Ce saint Michel là me parrait bien jeune, de plus, sous lui apparait deux jambes et deux pieds
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Re: Les saints Païens bretons

Message par obsidienne le Sam 26 Nov - 23:45

Arduinna est une divinité néolithique préceltique.

Elle donnera son nom aux Ardennes. Son culte reste mystérieux. Elle est souvent représentée chevauchant un sanglier. Plus tard, les druides reprendront ce culte à leur compte. Le symbolisme du sanglier est très riche chez les celtes, mais il est aussi omniprésent dans les mythes des peuples indo-européens

Chez les Indo-européens, le sanglier symbolise la caste sacerdotale tandis que l’ours correspond à la caste guerrière.

Il représente la force et le courage mais aussi la connaissance et a un rapport avec l'Au-delà. Les Celtes le considèrent comme un animal sacré. Des têtes de sanglier ornent les armes, et sa viande accompagne les défunts dans leur dernier voyage. Son rôle est à rapprocher de celui du taureau dans les mythologies des origines de l'Europe. Le sanglier est donc l'attribut des druides et certains grands druides se faisaient même appeler « honorable sanglier »

La torque, collier emblématique des celtes de hauts rangs vient du mot sanglier

Quand les missionnaires ont voulu christianiser la gaule celtique et l’Armorique, ils ont dû composer. Déjà, le christianisme originaire n’était pas bien défini. Il faut rappeler, que l’empereur Constantin, qui officialisa le christianisme comme religion d’état, n’était déjà pas chrétien lui-même, mais vénérait le culte de Mithra, et sur son lit de mort, il se convertit à l’arianisme, une branche aujourd’hui disparue du christianisme. Enfin ! Il ne fit que se faire baptiser, ce n’est pas tout à fait la même chose. Par le baptême, il se purifiait et effaçait ainsi tous ses pêchés, afin d‘atteindre le paradis dans les meilleurs conditions. À cette époque, le christianisme était plutôt une religion des morts et de l’autre monde.

Les premiers missionnaires n’apportaient pas une nouvelle religion, mais ils voulaient fédérer toutes les anciennes croyances en une seule, et unique religion, claire et exhaustive, expliquant depuis l’origine des temps, la volonté du démiurge.

Il ne faut pas comparer les premiers missionnaires chrétiens, encore balbutiants, qui voulaient apporter la parole de Dieu de façon beaucoup plus irénique aux peuples barbares de l’Europe, et aux missionnaires 1.000 ans plus tard, qui voulaient christianiser le monde. Ces derniers étaient beaucoup plus déterminés, et n’hésitaient pas à utiliser la force, alors que les premiers utilisaient d’avantage les apports en nature. Ils bâtissaient leurs églises sur les ruines d’anciens temples païens, baptisaient l’endroit du nom du dieu local, et payaient les fidèles, ou le roi du lieu, pour venir y prier leurs dieux. De toutes façon, les prêtres parlaient latin, langue que personne ne comprenait, et les fidèles parlaient leur patois propre, qu’ils étaient les seuls à comprendre. Ainsi, tout le monde était ravi de ne pas se comprendre

Les missionnaires ne se limitèrent pas à christianiser la population, mais christianisèrent également les anciens cultes en les drapant sous des apparences chrétiennes. La vierge Marie n’est citée dans l’église qu’au début de l’an mille. Elle est la représentation de la déesse mère qui apparaît dans des grottes, ou le ventre de la terre. Les fêtes célébrants le solstice d’hiver, et la remontée du soleil dans le ciel, le 25 décembre, fête de Mithra, par les fêtes de Noël. L’arrivée du printemps dans le char de Taranis dieu polytechnicien fut remplacée par le père noël ou par saint Nicolas. Les anciens dieux furent canonisés, et promus aux titres d’évêques. Mais pour satisfaire, autant la population que l’église, ces nouveaux saints conservaient néanmoins leurs anciens emblèmes. Toutes ces statues, pour la plupart en bois, que l’on trouvent encore aujourd’hui dans les églises bretonnes, sont de manufactures relativement récentes, 16ème, 17ème, 18ème siècle, par rapport au christianisme, qui à plus de deux mille ans. Ce qui signifie, qu’il n’y a pas si longtemps de cela, les chrétiens vouaient encore, probablement inconsciemment, aux cultes de leurs ancêtres.

Toutes ces statues peuvent se lire comme une fresque. Aucun détail n’est superflu et involontaire. Il a sa propre explication. Même la taille, des différents éléments qui la composent, est volontaire. Il faut trouver le symbole propre au dieu, et la façon dont il s’en sert.

Une vierge à la roue représente la déesse mère au côté de Taranis, comme Cybèle au côté d‘Apis. Ceci est une prière pour obtenir de belles récoltes.

Un cochon au côté d’un saint représente la sagesse d’un illustre druide. Remarquez que le sanglier a été remplacé par un cochon. L’église ne pouvait pas laisser un animal sauvage, barbare, dépourvu d’obéissance au côté d’un saint. Le cochon représentait l’animal sauvage, soumis par la foi.

Saint Michel foudroyant le dragon, ou le mal, qui étymologiquement signifie pareil que Dieu, représente Zeus terrassant les anguipèdes dans la Titanomachie. C’est la représentation du triomphe de l’esprit civilisé sur la matière primitive et inculte.

Les tenailles sont l’emblème du dieu gaulois Dis Pater, terme donné par les romains, signifiant Le Père, ou de Cernunnos. C’est un dieu de la forge et de l’enfer. À cette époque, on appelait enfer le monde des morts. Ce n’était pas le monde du diable comme nous l’entendons aujourd’hui.

Il y avait également le maillet, arme redoutable, qui pouvait non seulement tuer, mais aussi ressusciter, ou faire parler le muet. C’était l’emblème du dieu de la justice divine.

Dagda, Teutatès, Thor, Lug, Taranis utilisent cette massue magique, qui tue d’une extrémité et de l’autre ressuscite les morts dans l’autre monde. Le chaudron d’abondance se retrouve dans la légende Arthurienne, c’est le Graal.

Du temps de Jules César, 50 avant notre ère, la gaule comprenait plus de 60 peuples différents, qui parlaient autant de langues différentes. Les gaulois formaient un peuple aussi civilisé que les romains, sinon plus. La différence était leur désunion. Selon Strabon, si le peuple Thraces, ou gaulois, s’était fédéré, il aurait été le maître du monde.

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Message par obsidienne le Dim 27 Nov - 0:09

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