fabre d olivet .

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fabre d olivet .

Message par oursagora le Dim 20 Nov - 2:22

examens des vers dorés : explications et développements .


source fabre d' olivet .


premier examen .



les anciens avaient l' habitude de comparer a l' or tout ce qu' ils jugeaient sans défauts et beau par excellence : ainsi , par l' age d' or , ils entendaient l' age des vertus et du bonheur ; et par les vers dorés , les vers ou la doctrine la plus pure était renfermée . ils attribuaient constamment ces vers a pythagore , non qu' ils crussent que ce philosophe les eut composés lui meme , mais parce qu' ils savaient que celui de ses disciples dont ils étaient l' ouvrage , y avait exposé l' exacte doctrine de son maitre , et les avait tous fondés sur des maximes sorties de sa bouche . ce disciple , recommandable par ses lumiéres , et surtout par son attachement aux préceptes de pythagore , se nommait lysis .

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Re: fabre d olivet .

Message par oursagora le Dim 20 Nov - 3:19

premier examen .


source fabre d olivet .




aprés la mort de ce philosophe , et lorsque ses ennemis , momentanément triomphants , eurent élevé a crotone et a mésapont cette terrible persécution qui couta la vie a un si grand nombre de pythagoriciens , écrasés sous les débris de leur école incendiée , ou contraints de mourir de faim dans le temple des muses , lysis , heureusement échappé a ces désastres se retira en gréce , ou voulant répandre la secte de pythagore , dont on s' attachait a calomnier les principes , il crut nécessaire de dresser une sorte de formulaire qui contint les bases de la morale , et les principales régles de conduite données par cet homme célébre . c' est a ce mouvement généreux que nous devons les vers philosophiques que j' ai essayé de traduire en francais . ces vers appelés dorés par la raison que j' ai dite , contiennent les sentiments de pythagore , et sont tout ce qui nous reste de véritablement authentique touchant l' un des plus grands hommes de l' antiquité .

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Message par oursagora le Dim 20 Nov - 3:38

premier examen .


source fabre d olivet .



hiérocles assure qu' ils ne contiennent pas , comme on pourrait le croire , le sentiment d' un particulier , mais la doctrine de tout le corps sacré des pythagoriciens , et comme le cri de toutes les assemblées . il ajoute qu' il existait une loi qui ordonnait que chacun , tous les matins a son lever , et tous les soirs a son coucher , se ferait lire ces vers comme les oracles de l' école pythagoricienne . on voit , en effet , par plusieurs passages de cicéron , d' horace , de sénéque et d' autres écrivains dignes de foi , que cette loi était encore ponctuellement exécutée de leur temps . nous savons , par le témoignage de galien , dans son traité de la connaissance et de la cure des maladies de l' ame , qu' il lisait lui meme tous les jours , matin et soir , les vers de pythagore ; et qu' aprés les avoir lus , il les récitait par coeur . au reste , je ne veux pas négliger de dire que lysis qui en est l' auteur obtint tant de célébrité en gréce , qu' il mérita d' y devenir le maitre et l' ami d' epaminondas . s' il n' attacha pas son nom a cet ouvrage , c' est qu' a l' époque ou il récrivit , l' ancien usage subsistait encore de considérer les choses et non les individus : c' était de la doctrine de pythagore dont on s' occupait , et non du talent de lysis qui la faisait connaitre . les disciples d' un grand homme n' avaient point d' autre nom que le sien . tous leurs ouvrages lui étaient attribués . ceci est une remarque assez importante a faire , et qui explique comment vyasa aux indes , hermés en égypte , orphée en gréce , ont été supposés les auteurs d' une multitude de livres , que la vie de plusieurs hommes n' aurait pas meme suffit pour les lire .

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Message par oursagora le Dim 20 Nov - 17:50

deuxiéme  examen .


source fabre d' olivet .


préparation .




rends aux dieux immortels le culte consacré ;
garde ensuite ta foi .



pythagore , auquel un savant moderne , d' ailleurs fort estimable , a fait le reproche assez peu réfléchi d' étre un homme fanatique et superstitieux , commence son enseignement par poser néanmoins un principe de tolérance universelle . il recommande a ses disciples de suivre le culte établi par les lois quel que soit ce culte , et d' adorer les dieux de leur pays , quels que soient ces dieux ; leur enjoignant seulement de garder ensuite leur foi , c' est a dire de rester intérieurement fidéles a sa doctrine , et de n' en point divulguer les mystéres .

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Message par oursagora le Dim 20 Nov - 19:56

deuxiéme examen .


source fabre d' olivet .


préparation .



lysis , en tracant ce premier vers , y renferma adroitement un double sens . par le premier , il recommandait , comme je viens de le dire , la tolérance et la réserve aux pythagoriciens , et a l' exemple des prétres d' égypte , établissait deux doctrines , l' une ostensible et vulgaire , conforme a la loi ; l' autre , mystérieuse et secréte , analogue a la foi ; par le second sens , il rassurait les peuples ombrageux de la gréce , qui , d' aprés les calomnies qui couraient , auraient pu craindre que la nouvelle secte n' eut voulu porter atteinte a la sainteté de leurs dieux . cette tolérance , d' une part , et cette réserve , de l' autre , n' étaient point alors ce qu' elles seraient aujourd' hui : la religion chrétienne , exclusive et sévére , a changé toutes nos idées a cet égard . en n' admettant qu' une seule doctrine dans une église unique , cette religion a nécessairement confondu la tolérance avec l' indifférence ou la froideur et la réserve avec l' hérésie ou l' hypocrisie : mais dans l' esprit du polythéisme , ces memes choses , prenaient une autre couleur .

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Message par oursagora le Dim 20 Nov - 21:45

deuxiéme examen .


source fabre d' olivet .


préparation .




un philosophe chrétien ne pourrait pas , sans se parjurer et sans commettre une affreuse impiété , fléchir en chine le genou devant kong - tzée , ni offrir son encens au chang - ty ou au tien ; il ne pourrait pas rendre aux indes son hommage a krishnen , ni se présenter a bénarés comme un adorateur de vishnou ; il ne pourrait pas meme , quoique reconnaissant le meme dieu que les juifs et les musulmans , se méler a leurs cérémonies , ni ce qui est bien plus , adorer ce dieu avec les ariens , les luthériens ou les calvinistes , s' il est catholique . cela tient a l' essence meme de son culte . un philosophe pythagoricien ne reconnaissait point ces barriéres redoutables , qui parquent pour ainsi dire les nations , les isolent et les rendent plus qu' ennemies . les dieux des peuples étaient a ses yeux les memes dieux , et ses dogmes cosmopolites ne condamnaient personne a la damnation éternelle . il pouvait d' un bout a l' autre de la terre , faire fumer l' encens sur l' autel de la divinité , sous quelque nom , sous quelque forme qu' elle fut adorée , et lui rendre le culte public établi par la loi .

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Message par oursagora le Lun 21 Nov - 12:41

deuxiéme examen .


source fabre d' olivet .


préparation .



et voici pour quelle raison . le polythéisme n' était pas a ses yeux ce qu' il est devenu aux notres , ou une idolatrie impie et grossiére , ou un culte inspiré par l' adversaire infernal , pour séduire les hommes et s' attribuer les honneurs qui ne sont dus qu' a la divinité : c' était une particularisation de l' étre universel , une personnification de ses attributs et de ses facultés . avant moyse , aucun des législateurs théocratiques n' avait pensé qu' il fut bon de présenter a l' adoration du peuple le dieu supréme , unique et incréé , dans son universalité insondable .

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Message par oursagora le Lun 21 Nov - 17:48

deuxiéme examen .


source fabre d' olivet .


préparation .




les brahmes indiens , que l' on peut regarder comme les types vivants de tous les sages et de tous les pontifes du monde , ne se permettent point , meme aujourd' hui ou leur longue vieillesse a effacé jusqu' aux traces de leur antique science , de proférer le nom de dieu , principe de tout . ils se contentent de méditer son essence en silence , et d' offrir des sacrifices a ses plus sublimes émanations . les sages chinois en agissent de meme a l' égard de la cause premiére , qu' on ne saurait nommer ni définir ; les spectateurs de zoroastre , qui font émaner de cette cause ineffable les deux principes universels du bien et du mal , ormusd et ahriman , se contentent de la désigner sous le nom de l' éternité . les égyptiens , si célébres par leur sagesse , l' étendue de leurs connaissances et la multitude de leurs symboles divins , honoraient par le silence le dieu principe et source de toutes choses ; ils n' en parlaient jamais , le regardant comme inaccessible a toutes les recherches de l' homme ; et orphée leur disciple , premier auteur de la brillante mythologie des grecs , orphée , qui semblait annoncer l' ame du monde comme créatrice de ce meme dieu dont elle était émanée , disait sans détours : " je ne vois point cet étre entouré d' un nuage."

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Message par oursagora le Ven 23 Déc - 13:39

deuxiéme examen .


source fabre d' olivet .



moyse , comme je l' ai dit , fut le premier qui fit un dogme public de l' unité de dieu , et qui divulgua ce qui jusqu' alors avait été enseveli dans l' ombre des sanctuaires ; car les principaux dogmes des mystéres , ceux sur lesquels reposaient tous les autres , étaient l' unité de dieu et l' homogénéité de la nature . il est vrai que moyse , en faisant cette divulgation , ne se permit aucune définition , aucune réflexion , ni sur l' essence , ni sur la nature de cet étre unique ; ce qui est trés remarquable . avant lui , dans tout le monde connu et aprés lui , excepté en judée ou plus d' un nuage offusquait encore l' idée de l' unité divine , jusqu' a l' établissement du christianisme , la divinité fut considérée par les théosophes de toutes les nations sous deux rapports ; premiérement comme unique , secondement comme infinie ; comme unique , réservée sous le sceau du secret a la contemplation , a la méditation des sages ; comme infinie , livrée a la vénération , a l' invocation du peuple . or l' unité de dieu réside dans son essence , que le vulgaire ne peut jamais , en aucune maniére , ni concevoir , ni connaitre : son infinité consiste dans ses perfections , ses facultés , ses attributs dont le vulgaire peut , selon l' étendue de ses lumiéres , saisir quelques faibles émanations , et les rapprocher de soi en les détachant de l' universalité , c' est a dire , en les particularisant et les personnifiant . voila la particularisation et la personnification qui constituent , ainsi que je l' ai dit , le polythéisme .

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Message par oursagora le Sam 14 Jan - 1:48

deuxiéme examen .



source fabre d' olivet .




la foule de dieux qui en résulte est infinie comme la divinité meme dont elle prend naissance . chaque nation , chaque peuple , chaque ville , adopte a son gré celles des facultés divines qui conviennent le mieux a son caractére , a ses besoins . ces facultés , représentées par des simulacres , deviennent autant de dieux particuliers dont la diversité de noms augmente encore le nombre . rien ne met des bornes a cette immense théogonie , puisque la cause premiére dont elle émane n' en a pas . le vulgaire , entrainé par les objets qui frappent ses sens , peut devenir idolatre , et il le devient ordinairement ; il peut distinguer meme ces objets de son adoration les uns des autres , et croire qu' il existe réellement autant de dieux que de statues ; mais le sage , le philosophe et le plus simple lettré ne tombe pas dans cette erreur . il sait avec plutarque que les lieux , les noms différents ne font pas les différents dieux ; que les grecs et les barbares , les nations du nord et celles du midi , adorent la meme divinité ; il raméne facilement a l' unité de l' essence cette infinité des attributs , et comme font encore aujourd' hui les respectables restes des antiques samanéens , les prétres des burmans , il adore dieu , quelque soit l' autel , et le temple , et le lieu ou il se trouve .

voila ce que faisaient les disciples de pythagore , par le commandement de leur maitre . ils vouaient dans les dieux des nations les attributs de l' étre ineffable qu' il ne leur était pas permis de nommer ; ils augmentaient ostensiblement , et sans aucune répugnance , le nombre de ces attributs dont ils reconnaissaient la cause infinie ; ils leur rendaient le culte consacré par la loi , et les ramenaient tous en secret a l' unité qui était l' objet de leur foi .

les prétres des burmans , qu' on appelle rahans , mais dont le nom générique est celui de samana , d' ou leur venait celui de samanéens , que leur donnaient les anciens , portent l' esprit de tolérance aussi loin qu' il est possible . ils visitent avec la meme dévotion les pagodes , les mosquées et les églises ; jamais on ne les voit ni se persécuter , ni persécuter les autres pour la cause de la religion . les brahmes , les musulmans , les chrétiens occupent parmi eux des emplois importants sans qu' il s' en scandalisent . ils regardent tous les hommes comme leurs fréres . les brahmes ont la meme pensée . on lit ces paroles remarquables dans le bhagwat - ghita : " une grande diversité de cultes , semblables pour le fond , mais variés dans les formes , sont manifestés par la volonté de l' étre supréme . les memes suivent un culte , et les autres s' attachent a l' autre : tous ces adorateurs sont purifiés de leurs offenses par leur culte particulier...........dieu est le don de charité , dieu est l' offrande , dieu est le feu de l' autel ; c' est dieu meme qui fait le sacrifice , et dieu sera obtenu par celui qui fait dieu le seul objet de ses oeuvres ."

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Message par oursagora le Dim 15 Jan - 0:26

troisiéme examen .


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"...................révére la mémoire
des héros bienfaiteurs des esprits - dieux ."


pythagore considérait l' univers comme un tout animé dont les intelligences divines , rangées chacune selon ses perfections dans sa sphére propre , étaient les membres . ce fut lui qui désigna le premier ce tout par le mot grec kosmos , pour exprimer la beauté , l' ordre et la régularité qui y régnent ; les latins traduisirent ce mot par mundus , duquel nous avons fait le mot francais monde . c' est de l' unité considérée comme principe du monde que dérive le nom d' univers que nous lui donnons . pythagore posait l' unité pour principe de toutes choses , et disait que de cette unité était sortie une duité infinie . l' essence de cette unité et la maniére dont la duité qui en émanait y était enfin ramenée , étaient les mystéres les plus profonds de sa doctrine , les objets sacrés de la foi de ses disciples , les points fondamentaux qu' il leur était défendu de révéler . jamais on n' en confiait l' explication a récriture : on se contentait de les enseigner de bouche a ceux qui paraissaient dignes de les apprendre . lorsqu' on était forcé par l' enchainement des idées , d' en faire mention dans les livres de la secte , on se servait de symboles et de chiffres , on employait la langue des nombres ; et ces livres , tout obscurs qu' ils étaient , on les cachait encore avec le plus grand soin ; on évitait par toutes sortes de moyens qu' ils ne tombassent dans les mains des profanes . je ne pourrais entrer dans la discussion du fameux symbole de pythagore , un , deux , sans dépasser de beaucoup les bornes que je me suis prescrites dans ces examens ; qu' il me suffise de dire que , comme il désignait dieu par 1 , et la matiére par 2 , il exprimait l' univers par le nombre 13 , qui résulte de la réunion des deux autres . ce nombre se formait par la multiplication de 3 par 4 : c' est a dire que ce philosophe concevait le monde universel composé de trois mondes particuliers , qui , s' enchainant l' un a l' autre au moyen des quatre modifications élémentaires se développaient en douze sphéres concentriques . l' étre ineffable qui remplissait ces douze sphéres , sans étre saisi , par aucune , était dieu . pythagore lui donnait pour ame la vérité , et pour corps la lumiére . les intelligences qui peuplaient les trois mondes étaient , premiérement , les dieux immortels proprement dits ; secondement , les héros glorifiés ; troisiémement , les démons terrestres . les dieux immortels , émanations directes de l' étre incréé , et manifestations de ses facultés infinies , étaient ainsi nommés , parce qu' ils ne pouvaient pas mourir a la vie divine , c' est a dire qu' ils ne pouvaient jamais tomber dans l' oubli de leur pére , errer dans les ténébres de l' ignorance et de l' impiété ; au lieu que les ames des hommes qui produisaient , selon leur degré de pureté , les héros glorifiés et les démons terrestres , pouvaient mourir quelquefois a la vie divine par leur éloignement volontaire de dieu ; car la mort de l' essence intellectuelle n' était , selon pythagore , imité en cela par platon , que l' ignorance et l' impiété . il faut remarquer que dans ma traduction , je n' ai point rendu le mot grec daimonus par le mot démons , mais par celui d' esprits , a cause du mauvais sens que le christianisme y a attaché .

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Message par oursagora le Lun 16 Jan - 1:13

troisiéme examen .



source fabre d' olivet .




cette application du nombre 12 a l' univers n' était point une invention arbitraire de pythagore ; elle était connue aux chaldéens , aux égyptiens , de qui il l' avait recue , et aux principaux peuples de la terre : elle avait donné lieu a l' institution du zodiaque , dont la division en douze astérismes a été trouvée partout existante de temps immémorial . la distinction des trois mondes et leur développement en un nombre plus ou moins grand de sphéres concentriques , habitées par des intelligences d' une pureté différente , étaient également connus avant pythagore , qui ne faisait en cela que répandre la doctrine qu' il avait recue a tyr , a memphis et a babylone . cette doctrine était celle des indiens . on trouve encore aujourd' hui chez les burmans la division de tous les étres créés , établie en trois grandes classes , dont chacune contient un certain nombre d' espéces , depuis les étres matériels jusqu' aux spirituels , depuis les sensibles jusqu' aux intelligibles . les brahmes , qui comptent quinze sphéres dans l' univers , paraissent réunir les trois mondes primordiaux aux douze sphéres résultent de leur développement .

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Message par oursagora le Mer 27 Sep - 16:12

Troisiéme examen.



Source Fabre d Olivet.





Zoroastre qui admettait le dogme des trois mondes bornait le monde inférieur au tourbillon de la lune. La finissait, selon lui, l' empire du mal et de la matiére. Cette idée ainsi concue a été générale ; elle était celle de tous les philosophes anciens ; et ce qui est trés remarquable, c' est qu' elle a été adoptée par des théosophes chrétiens, qui certainement n' étaient point assez instruits pour agir par imitation. Les sectateurs de Basilide, ceux de Valentin et tous les gnostiques y ont puisé le systéme des émanations, qui a joui d' une grande célébrité dans l' école d' Alexandrie. D' aprés ce systéme, on concevait l' Unité absolue ou Dieu comme l' ame spirituelle de l' Univers, le principe de l' existence, la lumiére des lumiéres ; on croyait que cette Unité créatrice, inaccessible a l' entendement meme, produisait par émanation une diffusion de lumiére qui, procédant du centre a la circonférence, allait en perdant insensiblement de son éclat et de sa pureté, a mesure qu' elle s' éloignait de sa source, jusqu' aux confins des ténébres dans lesquelles elle finissait par se confondre ; en sorte que ses rayons divergents, devenant de moins en moins spirituels, et d' ailleurs repoussés par les ténébres, se condensaient en se mélant avec elles, et prenant une forme matérielle, formaient toutes les espéces d' étres que le monde renferme.

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